Doctophobe moi ? Heu oui

On dit que les cordonniers sont les plus mal chausses donc je suppose qu’en bonne fille de médecin, il est normal que je déteste aller chez le docteur. Non pas que je déteste le corps médical mais j’ai peur de ce qu’il pourrait me dire.

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Mardi, 11h38, ma mère (qui avait rendez-vous à 10h45) m’abandonne pour suivre sa consultation, moi, je n’ai rendez-vous qu’à 11h30 (soit 12h15). Oui, dans ma famille, on a de super activités mère-fille. Au menu du jour : pose d’un stérilet. Depuis que j’ai un compagnon officiel pour mes parents (qui n’ont aucune idée de la complexité de la situation réelle), ma mère semble heureuse pour moi mais légèrement flippée à l’idée que, tout à coup, je me mette à assurer la descendance. Qu’elle se rassure, je n’envisagerai rien de tel tant que je continuerai à changer de boulot tous les ans… Donc me voici dans la salle d’attente du gynéco, gavée de spasfon en préventif, le sexe sentant le savon, une vieille culotte en cas de saignements. Et je psychote. Non pas sur la pose du stérilet en lui-même mais sur la consultation. Et si on me trouvait un truc ?

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Ça ferait un peu comme dans les téléfilms, je souris à la vie et elle me le rend bien mais un jour, au détour d’une consultation anodine, le drame se noue ! Le gentil docteur m’annonce la terrible nouvelle, genre un cancer, tiens. Je sais que je me fais des films (et que je dois calmer ma merdophagie, je regarde trop de téléfilms pourris) mais ça peut arriver. Par exemple, y a 3 ans, la cousine va chez le dermato faire contrôler ses grains de beauté et là, le docteur panique littéralement et lui programme une intervention en urgence pour un grain de beauté suspect. Nous,
on a imaginé le pire (cancer de la peau, tu meurs en 6 mois max à ce que disait ma mère). A l’arrivée ? Rien de rien, juste une flipette de 15 jours.


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Donc me voici désormais dans le bureau du docteur qui a fait naitre ma sœur. Je lui raconte mes dernières péripéties vaginales, le traitement préventif pour la chlamydiae que j’ai dû prendre car un amant pouvait éventuellement l’avoir attrapée, la mycose suite à la prise d’antibiotiques. Là, il m’annonce que mon dernier frottis datant de 10 ans (quelle honte, je pensais pas…) donc j’ai la combo frottis- stérilet, ouais ! Bon, il faut le faire, c’est important mais dans sa petite boîte de petri, y a peut-être un grand drame.


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Je ne sais pas d’où ça vient, ça, cette terreur de la maladie. Oh enfin si, ça vient de toute cette pression médiatique qui nous sort quotidiennement la liste de plein de saloperies qu’on pourrait avoir et qu’il faut en permanence se vacciner. Je veux bien mais je suis à peu près persuadée que si je fais tous les vaccins qu’on me préconise à la télé, à la
fin, je vais briller dans le noir. Je ne suis pas quelqu’un d’hypocondriaque à la base mais à force d’entendre parler de toutes les maladies du monde, on finit par se poser des questions. J’ai un truc qui gratte, là, n’aurais-je pas contractée une nouvelle forme de peste ? Et cette boule, là, sur mon bras, c’est pas un peu un kyste ? Ah non, c’est une piqûre de moustique.
Hé mais je tousse, j’ai un cancer, ça y est ! Je savais bien que j’aurais dû arrêter de fumer avant même de commencer. A moins que ce ne soit le nutella ou l’aspartame. Mais je 
reviendrai plus longuement sur cette question.

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Bref quoi qu’il en soit, mon psychotage en salle d’attente n’a pas servi à grand-chose. Hop, vas y que je m’allonge sur la table, les pieds dans l’étrier (ça c’est un peu top par contre, j’aime bien avoir les jambes un peu surélevées), hop le spéculum entre en œuvre, mon utérus proteste et je le sens en train de pousser le spéculum vers la sortie (j’ai un utérus protectionniste, apparemment), hop, le frottis, je douille un peu pour la pause du stérilet car « ah, votre utérus résiste un peu ». Non mais utérus, entre nous soit dit, tu m’emmerdes déjà 1 voire 2 jours par mois à me plier par terre et même à me filer des coups (je vous jure que c’est la sensation que ça me fait), tu peux pas te tenir correctement pour une
fois ? Bordel, ai-je envie d’ajouter. Ca piquouille un peu mais délivrance ! Normalement, je suis stérile pour les 3 prochaines années. Bon, j’ai un peu douillé le reste de la journée, j’ai l’impression qu’il va piquer la queue de mon prochain amant (mais non, ça ne risque rien, hein !), qu’il va s’accrocher à mon prochain tampon mais je vais l’occulter, ça va aller. Puis
j’ai pu jouer les princesses avec ma maman qui m’a interdit de faire quoi que ce soit aujourd’hui car je dois me reposer. Bon, à la fin, je suis quand même allée faire ma quasi heure d’aquagym, seul truc qui a calmé la douleur.

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Je referai un article sur le stérilet dans quelques temps pour raconter, là, j’ai juste envie de dire que me taper deux fois des règles douloureuses à une semaine d’intervalle, c’est pas le meilleur…

La perfection n’est point de ce monde

Hier j’ai dit qu’il était plutôt rassurant de constater qu’on ne pouvait pas toujours maîtriser tous les paramètres de séduction, exemple était donné avec la peau. Et j’ai même dit que je trouvais ça rassurant. En effet, ça prouve par A+B que quoi qu’on fasse, la machine de séduction parfaite n’existe pas.


L’avantage quand on travaille sur des sites féminins, c’est qu’on en découvre pas mal sur la nature féminine et ça vous nourrit un blog. Et je lis souvent les propos suivants : « si je me fais refaire le nez/les seins/une lippo, je n’aurai plus aucun problème avec les hommes. » Oui mais non. Quelque part, c’est pas tout à fait faux vu que je l’ai déjà dit, la meilleure arme de séduction reste la confiance en soi, ok.  Mais ce n’est pas pour autant une garantie. Une fois que j’aurai un nez tout neuf, ne trouverai-je pas mes seins trop petit et/ou mon cul trop gros ? Certaines tombent dans l’addiction à la chirurgie, toujours un truc à corriger. A la fin, on devient un véritable monstre de foire.

 

Le problème de la beauté, c’est qu’on court après des chimères inaccessibles. Ces belles filles dans les magazines n’existent pas, ce sont des filles livrées avec défaut et retouchées plus ou moins subtilement sur photoshop. Y en a qui ont des ventres plus fins que leurs cuisses, j’adore, elles sont si belles dans leur difformité. La beauté parfaite n’existe pas tout simplement car la beauté n’est pas une affaire de mathématiques mais de goût. On peut m’expliquer que les visages parfaits qui rentrent dans un carré compliqué sont à
s’extasier, moi, j’ai pas le compas dans l’oeil. La beauté est une affaire de goût et personne au monde ne fait l’unanimité. Même Angelina Jolie, y a des gens qui la trouvent moche. Pas moi (enfin, si, jeune, elle faisait super vulgos quand même) mais par contre, je ne comprends toujours pas ce qu’on trouve à la fade Scarlett Johansson ou à l’insipide Kate Moss. Et ça ne sert à rien 
de m’expliquer vu que ce sont mes goûts.

Mais j’ai beau être consciente que cette beauté parfaite n’existe pas, j’en fais des caisses pour être dans le haut du panier. Savon bon pour ma peau et qui sent bon, shampoing qui rend le cheveu souple et brillant, crèmes en tout genre qui hydratent, affinent, sculptent et refont monter ce qui sera bientôt menacé par la gravité, anti cernes, crèmes de jour et de nuit, maquillage zéro imperfection. Comme j’ai dit à mon père, j’entame les travaux d’entretien avant les travaux de réparation. En attendant, je pleure sur ma ridule sur le front et sur le fait que ma paupière gauche soit plus tombante que la droite. Je sais, faudrait un peu que j’arrête de me regarder dans la glace, personne d’autre n’a remarqué ma ridule et ma paupière, sauf depuis que j’en parle.


Pourtant, nos défauts ne sont-ils pas les artisans de notre charme. Par exemple, la myopie. Ca rend le regard trouble et un peu mystérieux… alors que le seul mystère, c’est d’arriver à voir précisément ce qui se trame sous nos yeux. Ou prenons le grain de beauté de Cindy Crawford à l’époque, une des plus belles femmes au monde dans mon classement perso. Ce grain de beauté pourrait être vécu comme une calamité vu qu’il attire le regard et casse la symétrie du visage.  Il a fait d’elle une star. Regardez tous les gens dont on dit qu’ils vieillissent bien car les pattes d’oie leur donne un charme fou. Pourtant, les pattes d’oie, ce n’est pas très parfait dans le style, y a qu’à voir la longue liste des botoxées qui ne ressemblent plus à rien genre Madonna (elle est franchement affreuse maintenant) ou Carlita Bruni-Sarko qui a perdu toute sa beauté depuis qu’elle est figée comme une momie. Pourtant, jeune, oui, elle était belle (même si d’après le livre de Justine Lévy lu par Pink, elle a été refaite de A à Z dès le départ).


Finalement, à bien y réfléchir, la perfection en matière de beauté, qu’est-ce que c’est laid.

Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

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Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !