Quand les hommes viennent de Vénus où sont les femmes ?

Il y a des questions infinies comme ca, qui ont déjà eu un semblant de réponse (cf : homme de mars, femme de venus)… mais rien ne vaut l’expérimentation…

Et puis voilà… 6 ans de relations qui se terminent violemment… une porte qui claque… « heu… au revoir ? » pas de réponse… «adieu… »

7 mois plus tard …. Mon dieu ce que c’est galère… Je mets le doigt sur une évidence… Putain c’est vraiment difficile…

Alors si pendant 6 ans, aidé du fait que nous nous sommes connu à un âge (18 ans) ou il fallait absolument se caser et un âge où l’humeur et le caractère pas bien affirmé encore, permettait plus de s’adapter à l’autre(voire d’adapter l’autre contraint et forcé…), on a vécu quantité de choses intéressantes, voire parfois franchement merdiques… il a fallu se refoutre sur le marché de l’amour…

Elle a morflé… moi j’avais pris la décision donc j’ai moins morflé… mais j’ai morflé quand même…

Me voilà en chasse… plus trop aguerri aux techniques de drague parce que je me posai plus la question j’ai débarqué avec mes principes de 18 ans… comme si pendant 6 ans le rapport aux autres n’avait été qu’une vaste fumisterie amicale… franche et sans ambigüité… et ta sœur !

– « Bonjour… ca va ? tu bois un verre ? »
– « heu non ya mon mec qui arrive… »

Merde…. Raté…

Après plusieurs tentatives ratées je décide de tester internet… quoi de plus innocent qu’un site non dédié à la rencontre… facebook… ah ah… ca a marché… une jeune fille de Paris… gentille… pas très belle mais intéressante… nous voilà parti sur une histoire… moi pas trop sûr de moi… mais elle sortant d’une relation de 3 ans voulait absolument se caser… moi pas forcément de suite…

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FEMME DE MA VIE : 0

Bon vu que j’avais pris la décision… j’ai pas morflé… elle oui…

Puis bon facebook c’est gentil mais ca prend du temps… faut être motivé et j’en ai marre de surfer sur youporn… je passe à la vitesse supérieure… meetic…

Je vous passe la VASTE enc***** du système… si tu veux une copine… tu payes… mais les filles sont tellement sollicités par tous les morts de faim de la terre que faut vraiment être fort…

Et pour moi ca a marché…

Très jolie… premier rendez vous… on sort ensemble (pouahhh elle pue un peu de la gueule j’aime pas ca ! … bon Fab tu dis rien laisse lui une chance…)…

Hé puis là s’engage une très grande interrogation… comment la revoir… en soit la question est très très anodine mais dans le cas présent… elle est vraiment cohérente… madame vient… et repart 45 min plus tard… et c’est toujours 2 fois par semaine… moi j’attends ses sms… qui viennent au compte goute… et je dis rien… Je n’ai pas voulu faire l’amour avec me disant qu’elle apprécierait le geste… Oué beh j’aurais ptetre pas dû rien faire… bref trois semaines plus tard on couche enfin ensemble…

Pas mal… m’enfin bon ca va quoi… ca se termine le jeudi d’ailleurs elle me fait un coup bizarre… jeudi… on se voit ? non je peux pas… ok tant pis…
Vais en ville… qui vois-je… Elle…
Ok heu… ben oubli j’en ai vraiment marre de tes mensonges… avoue que t’as un mec… « non non »… je découvrais plus tard qu’elle en avait un… connasse…

Moi je suis attaché à mort… et je morfle VRAIMENT !!

CLASH : 2
FEMME DE MA VIE : 0 (mais ½ quand même)

Et puis arrive un événement… je suis MORDU de photo… j’adore… et je rencontre quelqu’un qui cherche des mecs pour faire des photos chez tillate… le site de photographe des soirées boites, bars et soirées privées…

Allez feu…

A partir de là… j’ai joui d’une particulière reconnaissance féminine… j’étais un inconnu avant… je suis TRES connu maintenant… les femmes se succèdent…
Quel en est la résultante… quel enseignement retirer des histoires que j’ai…

Déjà d’une part je ne suis vraiment pas fait pour les histoires d’un soir … on baise… et salut… (non pas bien pas pour moi)

A la limite l’embrasser oui ca j’aime bien…

Deuxième chose… la plupart des filles avec qui tu sors sont très jolies… même très très jolies… mais ya un truc qui se fait… c’est que toi photographe qui sors avec une bombe c’est forcément parce que tu t’en tape plein plein (c’est pas faux en soit mais c’est pas forcément parce que t’as envie de la virer le soir même)… donc ta réputation se fait VIIIIIIIIIIIIITE désastreuse…

Troisième chose, tu ne peux pas faire quelque chose de sérieux avec une fille que tu rencontre en boite… c’est toujours pour s’amuser (ca c’est ce qu’elles disent)… comme si t’étais une machine qui se mettait en route la nuit pour satisfaire madame dans son caprice d’amusement… l’asticotage du mec qui va forcément venir vers toi parce que tu es irrésistible… crois le blaireaute !!

Dernière technique… j’ignore complet… je laisse faire… quel intérêt ?
D’une part je ne suis pas mort de faim, d’autre part je ne tombe que sur une fille qui veut vraiment de moi, enfin j’impose mes conditions « je veux du sérieux bordel !!… sinon ca marchera pas… »

FEMME DE MA VIE… en cours…

Parodie littéraire

Après la parodie au cinéma, voici la parodie littéraire ! Ouais, bon, ok, ce n’est pas nouveau mais comme je viens de lire « Et si c’était niais » de Pascal Fioretto, je vous en parle. Pour ceux qui n’en ont pas entendu parler, petit résumé : ce bref roman nous livre une parodie de nos plus grands auteurs contemporains. Grands en terme de chiffre de vente, hein ! Donc à travers 11 chapitres, on suit la même histoire, chaque chapitre reprenant le style littéraire de 11 auteurs français. L’histoire ? Les meilleures plumes de l’éditeur Chiflon sont kidnappées ! Le commissaire Adam Seberg enquête, entre deux crises avec sa bien aimée Clara. 

Dans ce roman, on retrouve les parodies de Bernard Henry Lévi, Christine Angiot, Fred Vargas, Marc Lévy, Amélie Nothomb, Jean d’Ormesson, Pascal Sevran, Bernard Werber,
Jean-Christophe Grangé, Frédéric Beigbeder et Anna Gavalda. Et franchement, je me suis bien marrée même si je n’ai pas lu tous ces auteurs. Perso, j’en ai lu 5 sur les 11 mais j’ai plus du tout envie de lire ceux qui me manquent puisque si la parodie est hilarante, ça souligne bien la lourdeur de l’écriture originale. Donc, je lis, je ris mais quand même, ça m’interpelle : pourquoi ? Je veux dire, pourquoi ce livre ? Car il apparaît vite que la motivation du kidnappeur est de faire disparaître ces gens qui ne savent pas écrire et piquent la place de ceux qui, eux, savent.

Là, la parodie, je dirais même plus la satire (avec un i, pas un y, heiiiiin !), prend tout son sens. Il est vrai que ce petit roman souligne de façon très drôle les travers littéraires de nos écrivains français gros vendeurs. Et c’est vrai qu’on ne peut que reconnaître le talent de Fioretto pour souligner les tics de nos auteurs. Entre Werber et ses pléonasmes et redondances, Amélie Nothomb qui truffe ses bouquins de termes de figures linguistiques, Jean-Christophe Grangé et son écriture « crade » à base de cadavres énuclées ou autres, Marc Lévy et sa niaiserie, Gavalda et ses personnages Amélipoulainesques… Bref, j’ai adoré les chapitres d’auteurs que j’avais lu car ça m’a vraiment fait rire. Mais quand même, me
vient en tête le fameux « la critique est facile, l’art difficile ». Ici, l’intérêt du livre n’est pas l’intrigue, globalement très mince, mais la parodie en tant que telle, tout
comme les précédents ouvrages de Fioretto. Scribouillard raté, aigri et jaloux ? Personnellement, des auteurs que j’ai lus, j’avoue que je ne comprends effectivement pas ce qui vaut leur succès. Je trouve les écritures de Gavalda, Werber et Lévy plates, les intrigues ennuyeuses, les dénouements trop prévisibles. Beigbeder, un style génial pour du blogging, pas mieux. Amélie Nothomb, autant j’aime bien ses autofictions, comme on dit, autant ses romans sont trop similaires et ça m’a particulièrement gonflée pour Acide Sulfurique, resucée d’Attentat que j’avais pas aimé. En gros, la beauté et l’intelligence contre la mocheté et la laideur. Alors en faire un roman, c’était déjà beaucoup alors plusieurs… Ca m’a déçue. Surtout que souvent, ses romans, c’est « on s’assoit et on discute ». Et ça, Fioretto l’a bien saisi ! Après, je ne m’érige pas en juge de ce qui mérite d’être publié ou pas, vu que je suis pas éditrice. Moi, je suis lectrice alors je décide juste de ce qui est lisible ou pas et c’est vrai que la rentrée littéraire s’est faite sans moi ou presque ! Si les chiffres des ventes ne sont pas forcément proportionnels à la qualité d’écriture, on en revient toujours au même débat : oui mais lui, il a été édité parce que c’est le fils de, parce qu’il passe à la télé et qu’il vend beaucoup. Finalement, le milieu littéraire n’est pas bien différent des autres milieux artistiques type ciné ou musique : oui, il y a des héritiers et quand on est le fils de, ça aide. Oui, certains tombent en littérature sans qu’on comprenne bien ce qu’ils foutent là, que les autobiographies de Loana ou Lorie sont de vastes fumisteries. Alors, forcément, comme ces milieux artistiques, il est normal que le milieu littéraire ait aussi ses parodies et je dirais même que c’est sain, ça évite la sclérose par manque de recul et d’auto dérision.

Bref, certains diront que ce livre n’est que le reflet de l’aigreur de son auteur qui n’arrive pas à être publié autrement qu’en parodiant. Moi, je m’en fous, je vais pas bouder mon plaisir face à ce bouquin vraiment hilarant. Mais une question me taraude depuis quelques temps concernant le milieu littéraire : quand est-ce que ça sortir le premier remake ou reprise d’un livre déjà existant ? Je parle pas de plagiat, hein, je parle de vraie reprise proclamée ! Après tout, ça me paraît une suite logique…