On se retrouve à l’autre bout du monde ?

Sous titre : brunch à Brooklyn. Paris – quelques jours avant mon départ à New York.

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Entre deux dossiers, j’erre sur Facebook à balayer du regard les derniers updates quand je vois Yohann poster un statut interpellant sa belle-mère. Yohann ? Ah oui, pardon, remettons en contexte. Yohann est le meilleur ami de ma soeur, il a vécu quelques temps chez mes parents suite à un drame familial et il est un peu ce fils que mes parents n’ont jamais eu. Un fils un peu prodigue, qui se rapproche et s’éloigne mais c’est pas juste un pote, quoi. Yohann, je le connais depuis toujours, magie d’une petite école privée de province où on rentre en petite maternelle et on ressort avec le bac. Début 2013, Yohann et son épouse Blanche s’envolaient donc pour un tour du monde de 2 ans, retour prévu en cette fin d’année, sans doute pour Noël.

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Je lis donc distraitement les commentaires liés au statut quand je vois Yohann expliquer à sa belle mère qu’il materait le match France Irlande de New York. Mais… vérification sur Google : on sera à New York EN MEME TEMPS. 3 messages Facebook plus tard, rendez-vous est pris le dimanche à Brooklyn pour un brunch. Le truc légèrement improbable. Et mon Dieu, je n’aime rien de plus dans la vie que ce genre d’histoires.

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Le dimanche, après une charmante balade sur le pont de Brooklyn sous un soleil radieux (et donc une foule compacte), nous voici, Zeno et moi, à se balader tranquillement à Brooklyn Heights. Je lui explique la situation et conclue par “je suis sûre qu’elle est enceinte, ils ont arrêté leurs périples y a quelques temps pour s’installer au Québec et ça fait un moment qu’ils n’ont pas posté de photos!”. L’heure des retrouvailles est arrivée, la très mince Blanche m’embrasse. Ah non, pas enceinte. On se raconte nos vies, j’annonce à Yohann que j’ai trouvé un super compagnon (ah oui, Yohann a toujours été fasciné par mon célibat mais avait toujours clamé “Nina, le jour où elle trouve le bon, elle s’installe avec lui en moins de 6 mois!”. On a dépassé les 6 mois mais c’est pas si faux) et là, il me sort “Blanche est enceinte !” “Hiiiiiii, je le savais ! De combien ?” “5 mois et demi !”. Ah… oui, maintenant que tu le dis, je semble remarquer un léger renflement au niveau du ventre. Mais je m’en fiche, j’avais raison.

Brunch à Brooklyn brroklyn-heights pont-brooklyn pont-brooklyn2 pont-brooklyn3

Pour le reste, je vous la fais courte : on a marché 1h30 dans Brooklyn pour rejoindre Williamsburg, censé être à 30 mn à pied max (non, non). Marcher en soi est plutôt une activité agréable mais on est un peu passé dans un no man’s land pas hyper fascinant et il se faisait super soif à l’arrivée. On finit par se poser dans un resto avec brunch et alcool à volonté. Oui pour le brunch, tu pouvais choisir la formule “plat+ un verre” ou “plat+file moi cette carafe de cocktail, ça ira plus vite !”. Je vous rassure, le Mimosa (champagne+orange) contenait bien plus d’orange que de champagne, ça m’a pas grisée du tout.

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Mon avis sur Brooklyn ? Le Pont est magnifique, ça a l’air super cool mais j’ai pas trop vu.

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Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Durant le brunch, nous avons mis un plan au point : le couple rentrait sur Paris 2 semaines plus tard donc il fallait que j’arrive à organiser une visite chez mes parents… à un moment où je n’y étais pas. Voici donc le plan : ils me donnaient une date et je devais demander à ma tante d’appeler ma mère pour dire qu’elle souhaitait passer à la maison voir mes parents, ma soeur et les petits. Ce fut bien la merde vu que les emplois du temps ne coïncidaient pas : ils ne pouvaient passer que pendant l’absence de ma soeur, ma tante ne savait plus quoi dire, le bordeeeeeeeel. Finalement, Anthony, le mari de ma soeur, circulant dans un train avec 2h de retard (j’avais eu 1h30 le week-end précédent sur le même train), elle était finalement bien à la maison… mais pas mes parents arrivés plus tard. Et quelle surprise !

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Quelle double surprise car j’avais bien pris soin de brouiller les cartes. Le week-end précédent, j’étais descendue quelques jours et j’avais glissé quelques éléments les empêchant de penser à une grossesse : j’avais prétendu que Blanche avait bu un Bloody Mary (oui, il était virgin, j’ai oublié un mot) et quand Anthony a supposé que Blanche pouvait être enceinte, je me suis joint à l’avis de mes parents et de ma soeur qui trouvaient ça inenvisageable.

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Du coup, vu que j’ai aidé à organiser la surprise, ça me dispense de trouver des cadeaux de Noël surprenants ?

Sicile, tu m’as conquise

Je l’avoue sans détour : j’ai aimé la Sicile. Faut dire que c’est un peu un cocktail de tout ce que j’aime : vieilles pierres, petites rues tortueuses, mer, paysages magiques. Et encore, j’ai pas testé la Sicile en plongée mais je fais le forcing auprès d’Anaïs et Anna pour le faire dès l’an prochain. Au passage, si l’UCPA pouvait créer ce voyage, ce serait merveilleux, merci.

Bon, je ne vais pas tout vous raconter en détail ici car j’ai profité de cette escapade pour ouvrir un nouveau blog : week-end sac à dos. Oui, je sais, je débute par un voyage semaine mais je suis une rebelle. Donc vous trouverez des traces de mon voyage en Sicile sur Week-end sac à dos, Friends’ cooking et Save my brain. Passons ce déluge de liens pour arriver à l’essentiel : mon nouvel amour, la Sicile.

Mes quelques photos de l’autre jour donnaient un peu le ton, la Sicile, c’est :
– soleil et chaleur écrasante. On devait tourner autour des 30 mais à l’abri de l’air, tu ressentais un bon 35°. Dieu merci, ayant quelques petits ennuis de déshydratation réguliers (parce que je bois que du café et ça n’hydrate pas, en fait), je m’étais achetée une gourde un litre chez Décathlon. Du coup, je suis revenue bien bronzée.

– Des paysages à couper le souffle. Bon, déjà, j’aime la mer et les vieilles pierres alors j’étais déjà un peu en joie avant même d’atterrir mais imaginez un peu les effets de lumière avec le soleil couchant, les pierres jaunies. Et l’Etna, mon Dieu, l’Etna… C’est un décor tout simplement surréaliste, entre Lune et Mars. Indescriptible car saisissant, les mots me paraissent en deçà de ça que j’ai pu voir.

– Des bus à l’heure. On pourrait croire que les Italiens sont des gens assez désorganisés et peu enclins à respecter la moindre horaire. Et bien en une semaine, à part un train arrivé avec 15 minutes de retard, tous les transports sont arrivés à l’heure et très à l’heure. Nous n’avons circulé qu’en bus et train et une minute de retard, c’est une minute de trop. Heureusement, on a toujours bien géré.

– Les Siciliens sont des gens véritablement adorables. Premier soir, on se balade au hasard dans Palerme quand 2 garçons nous informent de changer de quartier car ça craint. Bon, ils nous ont file leur numéro juste après donc sur le coup, on les a pas trop pris au sérieux mais quelques mètres plus loin, un mec nous aborde pour nous répéter la même chose, sans nous filer un numéro ou nous demander le nôtre. Ah oui, ok… De façon générale, durant la semaine, les gens nous ont beaucoup parlé, ils nous proposaient spontanément de l’aide dans la rue, ceux qui parlaient français nous racontaient quelques histoires, une dame nous a montré un joli balcon à Syracuse. Une incroyable gentillesse. Mais il paraît que le fait qu’on soit des filles a pas mal aidé…

– Les Italiens sont aussi les empereurs en matière de salarié qui sert à rien. Quasi à chaque guichets, y a un salarié qui bosse pour un à plusieurs qui regarde. Et quand une personne veut le faire bosser, il ne lui parle pas, il se contente de secouer la tête en montrant celui qui bosse du doigt. Parfois, certains Italiens sont seuls à leur caisse, ils lisent et n’apprécient guère que tu les déranges. Comme la connasse de l’Etna, j’ai cru qu’elle allait nous gifler. J’étais à 2 doigts d’appliquer la loi du Talion de ma maman : commerçant très mal aimable, je pique un truc dans sa boutique. Sauf que moi, j’ai trop peur de me faire piquer.

– La nourriture : en bref, je reste fascinée par l’al dente des pâtes italiennes, je me suis pétée le ventre à coups de pâtes aux fruits de mer (ou risotto), à l’encre de seiche (faut que je teste celui ramené de Venise), et même à la pistache. Je vais tester deux ou trois recettes sur le sujet. Et que dire de la glace ? Ce petit goût crémeux… La meilleure glace que j’ai mangé ? Celle à la menthe avec des copeaux de chocolat au pied de l’Etna. Mais je clos ce paragraphe, il me fait saliver.

Bref, enchantée, je fus, je suis reboostée à mort, là ! Avec une grande démangeaison au niveau du sac à dos : je veux repartir au plus vite !

Un Noël tranquille ? Et puis quoi encore ?

J’ai dit récemment que j’aimais bien Noël mais en y réfléchissant bien, je me demande bien pourquoi vu que décembre est hélas un mois difficile pour nous en général : mon grand père et ma grand-mère sont morts en décembre, un couple d’amis de mes parents aussi, Yohann, mon presque frère, a frôlé la mort dans ce même mois… Et là, je ne parle que des décès. En fait, Noël, ça craint.


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Cette année, j’avais placé tout mon espoir sur Noël et sur le papier, ça partait bien : pas de mauvaises nouvelles à l’horizon et même une très bonne pour Alice. J’étais optimiste, décembre a même été plutôt clément après un mois de novembre totalement cataclysmique, j’avais espoir. Même avec le retour de samedi, je restais optimiste vu que je ne suis toujours pas enrhumée, ahahah !

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Mais voilà, les nuages menaçants s’élèvent à l’horizon, une présence autour du sapin est menacée. Et comme on dit « un être vous manque et tout est dépeuplé ». Déjà, en 2006, on avait dû faire Noël sans Anthony qui avait eu une mauvaise note à un examen et était retenu à la caserne, puni. Cette année, tout roule pour lui, il va même passer caporal chef (c’est un grade qui correspond à je sais pas quoi, je capte que dalle). Non l’absente 2009 risque d’être Alice. Prenant ses congés du 24 au 04, elle ne doit redescendre que jeudi, en partant d’Austerlitz (comme moi samedi). Sauf qu’à cause de l’accident sur le rer C, a pu train au départ d’Austerlitz. Mon cousin est bloqué sur Paris, plus de place sur les avions, plus de TGV, plus rien. Il a réussi à choper un billet pour mercredi pour redescendre mais rien n’indique le train partira.


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Heureusement, on a la solution Tonton ! Si mon cousin ne peut pas descendre mercredi, mon oncle (son père donc) va le chercher et récupèrera ma soeur au passage. Et au pire, si mon cousin arrive à redescendre et pas ma soeur, on lui enverra Anthony pour qu’elle soit là pour le réveillon.


Bref, on va y arriver même si pour l’heure, Alice est désespérée et nous un peu dépités. Même si elle a trouvé un train depuis avec 1h d’attente à Bordeaux, ce qui est un moindre mal, tant qu’elle ne sera pas là, on ne sera pas tranquilles. Je crois que j’ai rarement vu mon père aussi énervé qu’hier soir « Non mais c’est du n’importe quoi ! Même pas foutus de mettre en place des bus pour permettre de passer la zone où y a eu l’accident ! Un mec bourré cogne un mur et c’est toute la France est paralysée ! C’est ça la meilleure compagnie ferroviaire du monde ! Pepy, casse toi ! ». Mon père aime bien invectiver le monsieur qui parle dans la télé.

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Perso, du moment qu’on récupère ma sœur et mon cousin, le sort de M. Pepy ne m’intéresse pas du tout. Mais j’ai un peu l’impression d’être dans un pays en guerre quand je vois la galère qu’un simple trajet Paris-Toulouse représente. Plus aucun train dispo, plus d’avion. Et les infos pratiques ? Non mais tu veux pas 100 balles et un mars aussi. Car si je reprends mon désormais modeste exemple de trajet dans le froid pôlaire, le plus gonflant dans l’histoire n’est pas le retard, prévisible, du train ou le froid du train mais le fait qu’on ait droit à aucune explication, jamais. La dame à la voix métallique nous dit bien avec grand enthousiasme que la circulation est perturbée mais ça, on le savait déjà, merci du tuyau. Quant à des personnes de type humain appartenant à la SNCF, non, on les voit pas. D’ordinaire, je suis contrôlée quasi au départ de Paris là, comme de par hasard, rien. On peut comprendre toutes les difficultés de circulation… si quelqu’un nous les explique !


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Bon en attendant, demain, je vais allumer une bougie parfumée pour porter chance à ma sœur. Oui, j’ai pas de cierges, je fais avec les moyens du bord…

La lose, une fois que tu l’as, elle te lâche plus

De façon générale, je me vois comme quelqu’un de plutôt chanceux, malgré quelques périodes noires. Mais j’ai quand même une solide poisse et ça continue encore et toujours et non, ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est un fait ! Non mais vous en connaissez beaucoup de personnes qui partent en Martinique et se prennent le déluge du siècle ? Ou qui se retrouve avec une fuite d’eau massive alors que sa chaudière ne marche plus et qu’on est bien sûr au coeur de l’hiver ? Mais là où j’accumule, c’est dans ma relation avec la SNCF.

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Jeudi, neige donc. Malgré ma joie enfantine, je pressens le drame : je dois rentrer samedi dans mon pays en train et forcément, je sens que ça va être drôle. Déjà, le vendredi soir, alors que je quittais le boulot bien tard suite au rush d’avant vacances, je me pointe à la gare pour rentrer chez moi. Prochain train à « retardé ». Ce qui en général, en langage transilien veut dire : « en fait ton train est annulé, attends le suivant mais on n’ose pas le dire ». Sauf qu’au bout de 10 mn, j’ai froid jusqu’au tréfond donc je pars prendre le métro. Du coup, une fois chez moi, j’appelle un taxi pour le lendemain matin, sentant que me rendre à Austerlitz s’annonçait périlleux.

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Arrivée à Austerliz : 7h10, Kenya a encore fait caca dans sa panière donc après avoir récupéré mon billet, je fonce aux toilettes pour nettoyer tout ça. Oh ben y a du monde ! C’est le froid qui rend les vessies sensibles ? Bref, je fais mes affaires (je crois que j’ai au passage bouché les toilettes), je vais faire mes emplettes au relais H (les magazines féminins ont toujours un goût de vacances), un petit passage à la brioche dorée pour un petit déjeuner et voilà. Je zieute le panneau d’affichage : train à 7h40. Ouf, j’ai eu chaud, j’avais oublié qu’il ne part pas à 54 comme d’hab mais là, j’ai encore 15 mn de marge… Mais tiens, pourquoi le train n’est pas affiché… et que celui de 6h58 n’est pas encore parti ? Pas de panique, je savais bien qu’il y aurait du retard.

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Sauf qu’Austerlitz est une gare ouverte, il n’y a pas vraiment d’endroit pour attendre au chaud, sauf le café qui est bondé. 8h15, je finis par me déplacer en espérant trouver un coin plus chaud. 8h35, quasi une heure après le départ prévu, on a enfin une voie annoncée. Ouais, je vais enfin pouvoir me mettre au chaud, j’ai mal aux pieds. Je marche vite jusqu’à mon wagon, je grimpe dedans et avance, un peu étonnée : ils nous donnent des couvertures maintenant ? J’avise ma place, à côté d’une jeune fille à l’accent bien de chez moi. Je lui demande pourquoi on a des couvertures. « Parce que le chauffage est en panne dans ce wagon! ». Non… non ! Je vais pas passer les 6 prochaines heures (et même 7 en fait, entre le départ qui n’a pas eu lieu de suite et les trois arrêts supplémentaires que nous avons fait pour remplacer des TER annulés). Et bien si. Je m’enroule comme je peux dans la couverture. IL y a une ambiance un peu étrange, on se croirait dans un film catastrophe où l’on serait des sinistrés sous couverture de survie. Sauf qu’on n’a pas de couverture de survie et ça pèle.

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Me voici donc partie pour 7h de froid intense, impossible de dormir tellement j’ai froid, je me demande si je ne vais pas perdre un orteil dans l’opération. Je vérifie épisodiquement que Kenya qui ne moufte pas est toujours en vie. J’ai froid que j’en ai mal, j’ai même une cicatrice au niveau des chevilles, là où ma chaussure s’arrêtait, tellement ma peau était sensible. Pourtant, les gens ne s’indignent pas. On fait contre mauvaise fortune bon coeur même si ça m’agace de constater que la SNCF nous parque dans ce wagon sans chauffage (avec la mention passage interdit sur les portes des wagons qui communiquent avec nous, histoire qu’on se sente encore plus pestiférés) sans rien faire de plus. Moi, je dis pas, mais il y avait quelques enfants dans le wagon, ça aurait été bien d’essayer de les replacer ailleurs, quand même. Heureusement, vers 14h, la vente ambulante arrive et nous offre gracieusement un café. Du coup, on commence à papoter avec ma voisine. C’est le seul truc que j’aime bien dans ce genre de galère, je me fais toujours une pote dans l’affaire. A la fin, on comptait limite les minutes qui nous séparaient de la gare d’arrivée en se désolant de ne plus voir de neige. On en a eu tout le trajet, jusqu’à 10 mn de l’arrivée, pfff.

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Sortie du train, Kenya se remanifeste et vomit (je crois qu’elle essaie de me faire comprendre que les voyages ne lui plaisent pas), mes parents me récupèrent et me ramènent à la maison où la cheminée est en route. Un bon repas, une décoration de sapin et une lecture de magazine interrompue par une sieste plus tard, mes 10 orteils sont toujours là. 24h plus tard, mon nez reste sec et ma température normale. J’ai passé 8h dans le froid, sans bouger et même pas j’ai la crève ? Si je chope rien les prochains jours, je me ferai surnommer wonder woman, je vous préviens !
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En tout cas, après avoir testé le train sans clim en été (et même deux fois), j’ai fait le train sans chauffage en hiver. Je vais bientôt pouvoir écrire un livre sur les loses de voyage.

The D(éménagement) day

[Pour mémoire, je m’en étais arrêtée là]


Ce qui est bien dans ma vie, c’est que dès que je planifie un truc, ça ne se passe jamais comme prévu et y a des jours où ça fatigue un peu, quand même. Donc comme convenu, Madinlove devait arriver chez moi vers 11h pour aller chercher le camion avec Vicky, Tatiana et Lucas devaient arriver à 12h et c’était parti !




10h45, mon portable vibre : « Je serai en retard, mon train n’avance pas – Madinlove ». Putaiiiiiiiiiiiin ! Même quand je m’en sers pas, la SNCF me cherche ! Bon, bilan de la situation : on doit avoir récupéré le camion avant midi sinon Kiloutou ferme jusqu’à 14h30 (super) donc on doit agir vite. Opération « changeons de plan ». J’attrape Kenya et la mets dans son panier, on la largue en trente secondes chrono chez ma soeur (chez qui j’ai réussi à ouvrir la porte du premier coup, je n’y arrive jamais normalement, je suis restée 15 mn dehors, une fois). Ensuite, on trouve le Kiloutou, Vicky va conduire vu que je n’ai jamais conduit en région parisienne et que je ne comprends strictement rien au périph’. On fait les papiers, Vicky est mise en conductrice, on file. On se prend des bouchons de folie car il y a des travaux dans le coin, Madinlove est arrivé entre temps et nous attend devant mon nouveau chez moi où on doit repasser prendre le frigo et le vieux lave vaisselle que j’avais dans mon premier appart quand j’ai emménagé et que j’ai remplacé par une machine à laver. Le proprio m’avait « gentiment » suggéré de laisser ma machine à laver à la place quand je lui avais demandé à l’emménagement si je pouvais enlever son lave vaisselle. Dès le départ, il a essayé de m’arnaquer, j’aurais dû sentir qu’avec lui, ce serait souvent à sec avec du verre pilé. Donc le lave-vaisselle avait moisi dans le garage de mes parents pendant 4 ans et avait été monté par mon oncle et ma tante quand ils sont venus installer mon cousin sur Paris



Et le frigo ? Ben celui de mon ancien appart étant carrément mieux (avec un réfrigérateur), j’ai décidé de faire un échange. Je rappelle que mon ancien proprio avait refusé de me régler 800 euros de facture de plombier qui devait lui échoir utilisant le prétexte que je m’étais faite arnaquer, je pense que ce petit échange standard est une très légère compensation. Bref, on arrive à l’appart, on charge la machine et le frigo et on doit repartir vers le Kiloutou récupérer la voiture de Vicky car nous en aurons besoin rapidement. Vicky veut à tout prix conduire le camion, on monte dedans et là, en sortant de chez moi, « krrrrrrrrrr ».

Vicky : Qu’est-ce que c’est ?

Moi : C’est pas les diables qui roulent derrière ?

Madinlove : Heu non, tu viens de décaniller le vélo garé juste là.




Bon, comme on est pressés et qu’on revient dans une poignée d’heures, on vote et on décide qu’on mettra un mot à notre retour. Au kiloutou, les embouteillages deviennent denses, Lucas et Tatiana sont envoyés au café à côté de la maison pour patienter et à 13h30, on peut enfin se garer au fond d’une espèce d’impasse qu’il y a à 50 mètres de mon appart, je laisse un petit mot avec mon numéro de téléphone au cas où. En sortant du camion, je regarde les dégâts. Le camion est enfoncé sur une bonne partie du côté. Bon, on va pas s’énerver, ça ne sert à rien.



On récupère Lucas et Tatiana, on va se restaurer au McDo vu l’heure. 14h30, il est temps d’agir, on retourne chez moi avec le capharnaüm toujours pas rangé vu que j’ai pas fini mais comme on pourra finir avec la voiture, opération : on vide tout sur le trottoir et on charge le camion. Evidemment, dans l’impasse où on avait garé le camion, y a aussi un gars qui déménage donc on est prié de pousser le nôtre. Sachant que ma rue est à sens unique avec de grosses barrières en fer soudées au trottoir tout le long, on va pas pleurer.



Mais tout le monde joue le jeu, les deux diables que j’ai loués nous aide bien et à 16h30, le camion est plein, direction nouvel appart. Là, les consignes sont simples : on monte tout (avec l’ascenseur, je passe au 3e étage, je suis une parvenue), on laisse tout sur place et fin des opérations. On transite les cartons du parking à l’ascenseur, de l’ascenseur à l’appart, ça monte, ça descend, ça avance bien. Une voisine peste après Lucas parce qu’on bloque l’ascenseur, il lui répond gentiment qu’on est en plein déménagement donc on fait ce qu’on peut mais « oui mais moi, j’en ai besoin! ». Je sens que mes nouveaux voisins sont charmants.




17h30 : tout est débarqué. Prochaine étape : ramener le camion à temps (18h) à Kiloutou et pleurer sur la facture.

Merci la SNCF

Non, ce titre n’est pas ironique, je suis sérieuse. Je dis merci à la SNCF pour de vrai car elle a sauvé mon week-end, contrairement à la RATP qui m’a poussée aux  limites de la crise de nerf.

La semaine dernière, j’ai commencé mon nouveau boulot avec la dose de stress qui va avec. Parallèlement, je dois refaire ma carte d’identité pour mes prochaines vacances sinon je pars pas. Première tentative : non, les photos ne sont pas bonnes, on ne voit pas mes oreilles. Deuxième tentative vendredi matin avec des photos faites dans un studio photo
agréé : non, le fond est trop foncé et on ne voit pas assez vos oreilles (bordel, on voit que j’en ai deux!). Vous partez dans 7 semaines ? Ah mais non, madame, vous ne l’aurez pas votre carte, vous pouvez annuler votre voyage.


Donc j’arrive au boulot déjà énervée avec une certaine envie de pleurer. Oui parce qu’en plus du nouveau boulot, j’ai mes règles et force est de constater que depuis la mort de ma grand-mère, je suis sensible à tout et je pleure pour un rien. La journée se passe tranquille, je liste toutes les solutions possibles pour avoir des papiers d’identité à temps.

18h15, je quitte mon poste (super sérieux). Je mets normalement une toute petite demi heure pour aller à la gare, sachant que le train part à 19h05 mais je me ménage un peu de marge. Je reçois un texto de Vicky m’informant que la ligne 13 est perturbée (comme d’habitude) donc en prévention, je vais prendre la 4, ça me rallonge de 2 mn en moyenne. Je récupère donc la 4, m’assois en me disant « je suis large ». Sauf qu’à la station suivante, le métro ne repart pas. « Suite au malaise d’une personne dans le métro de devant, nous allons rester à quai quelques instants. »C’est ça oui ! Je sens le coup venir, ça va durer des heures. Et la bonne blague, c’est que je suis à l’arrêt Etienne Marcel : là où il n’y a AUCUNE
correspondance. Bon, je sors de la rame, je vais repartir en sens inverse. En sens inverse, le métro ne bouge plus non plus. Putaiiiiiiiiiin !


Bon, ok, c’est la merde. Je pars en courant vers les Halles, j’appelle Vicky : « Je serai jamais à l’heure, j’en ai marre…Y a jamais rien qui va, tout merde tout le temps et je peux pas avoir ma carte d’identité à temps… Bouhouhou ! » C’est ce qu’on appelle un craquage en règle. Arrivée aux Halles, je dois traverser toute la station pour récupérer la ligne 1 puis la ligne 12 pour arriver à la gare. Ouééééé ! Si vous avez été bousculé par un mini furie en larmes qui courait avec sa valise sur l’épaule, je m’excuse.


Arrivée à la gare sur les quais : 19h13. Même pas 10 mn après le départ. Bon, ben, me reste plus qu’à me faire rembourser ce que je peux. Alors que j’arrive à la queue, une mini contrôleuse vient me voir et je lui explique que je voudrais me faire rembourser parce que le métro était en panne bouhouhou et que je l’ai raté bouhouhou et j’ai pas les moyens de m’en acheter un autre bouhouhou… Bon en vrai, je ne pleurais pas vraiment mais j’avais la voix totalement brisée et  quand elle m’a dit que je pouvais échanger mon billet pour le prochain train avec juste 10 euros de retenue, je crois que j’ai jamais été aussi reconnaissante. Hé oui, un fois à la caisse, la petite guichetière très gentille me case dans le train de 21h05. Mon week-end est sauvé ! Je n’ai eu que 70 centimes à payer en plus. Au guichet voisin, une compagne de galère (elle aussi coincée à Etienne Marcel d’après ce qu’elle gueulait) a aussi trouvé une solution et est toute plus calme. Ouf.


Dans le train, je suis dans le wagon des victimes du métro ou de retards de train. Ah, apparemment, le train de 19h05 était maudit. En attendant, le truc dans cette histoire, c’est que je ne savais pas trop sur qui gueuler pour extérioser ma colère. La dame de la mairie de Plumes est très gentille, je peux à la limite gueuler sur l’état lamentable de la ligne 13 qui ne fonctionne jamais mais n’ayant pas de responsable RATP sous la main, ça m’aurait même pas défoulée. En attendant, je crois qu’il devient urgent de se mettre au yoga ou un truc comme ça car je ne peux pas me mettre à pleurer comme je l’ai fait à la moindre contrariété, même si elle vient au bout de 150 subies ces six derniers mois (même si j’ai mes règles), ce qui fait que je suis bouffée par le stress. Par contre, j’ai bien fait de me remettre au sport, j’ai bien survécu à mon sprint à travers les Halles.

A nous de vous faire préférer le train

Apparté personnelle : mouahahah

Le train et moi, c’est une longue histoire d’amour, ça fait trois ans que j’écris ici mes loses en la matière et Dieu sait qu’il y a à dire. Là, encore, pour rentrer chez mes parents, je n’ai eu que 10 mn de retard mais le jeu n’était pas là. Normalement, sur cette ligne, on a droit à un corail Teoz magnifique, ach’ment mieux qu’un TGV mais quand j’arrive sur le quai, je constate qu’il s’agit d’un corail tout pourri. Bon, c’est pas dramatique, je compte dormir de toute façon. Mais la SNCF  est joueuse : mon numéro de place sur le billet n’est pas le bon et faut regarder sur un tableau à quelle place je dois m’asseoir finalement. Mais comme personne ne nous le dit, tout passager qui rentre n’est pas au courant et on s’amuse à tous se renvoyer d’une place à une autre parce que « non, ça a changé, il faut regarder le tableau! » sauf que personne ne comprenait dans quel sens ça marchait (enfin, si, c’était simple mais encore faut-il savoir lire un tableau et c’est pas donné à tout le monde, apparemment).

 

Le train, y a des trucs que j’aime bien et essentiellement deux : quand je regarde par la fenêtre, je vois autre chose que des nuages et j’arrive direct en centre ville donc je ne perds pas trop de temps. Et puis dans le train, même si y a des fois des mecs qui passent pour nous vendre à boire et à manger, ils ne nous réveillent pas pour ça alors que dans l’avion, si. Ceci étant dit, dans le train, on est réveillé par les contrôleurs vérifiant nos billets, c’est pas forcément mieux, c’est vrai. En plus, si le train berce bien plus que l’avion, on s’arrête aussi plus souvent, ce qui casse un peu le rythme du sommeil.

Mais surtout, ce qui est problématique en train, ce sont les bagages. Il n’y a pas d’espace pour les ranger, du moins pas assez. Dès que je pars avec ma grosse valise, c’est la prise de tête. Impossible de la mettre dans les porte bagages au dessus de la tête : elle est déjà trop lourde puis en plus trop large : elle va forcément tomber et ça peut faire très mal. Quant aux espaces bagages à l’entrée du wagon, ils sont saturés sauf l’étage du haut mais on en revient au problème premier : trop lourd pour moi. Une fois sur deux, je suis obligée de
l’abandonner dans un espace libre et là, c’est parti pour la parano : et si on me piquait ma valise pendant un arrêt ? Parce que si tant est que ça arrive, je suis mal : la SNCF a clairement spéculé sur mon billet qu’elle n’est pas responsable de ma valise. Donc si une personne décide de descendre avec MA valise, je n’aurai plus que mes yeux pour pleurer. C’est vraiment le problème majeur du train : on a quand même moins de place individuellement que l’avion, on est encombrés par les bagages, je n’aime pas du tout ce côté là.

Autre joie du train : les retards. Bon, il y en a aussi dans les avions mais la magie du train, c’est que même si tout ne fonctionne pas forcément, on lance le convoi, des fois que ça tienne. Du coup, on peut tomber en panne en pleine voie. Alors on en meurt pas mais dépanner un train, c’est long. Très long. De plus, pour une raison qui m’échappe totalement, la clim se bloque automatiquement dès qu’on dépasse les 35° à l’extérieur. Donc s’il fait très chaud dehors, vous serez cuits à la vapeur dedans, si c’est pas sympa ça quand même ! Hammam gratuit pour tout le monde.

Enfin, le train est un transport plus familial que l’avion même s’il n’est pas forcément moins cher in fine, surtout s’ils suppriment la carte famille nombreuse comme annoncé. Du coup, partir en train durant les vacances, c’est souvent prendre le risque d’avoir de charmants bambins qui assurent l’animation… Et c’est pas forcément sympa, surtout si l’animation en question se trouve sur le siège derrière et vous file un paquet de coups de pieds.

Bref, en fait, le train, c’est juste bien parce qu’on reste au sol, c’est moins polluant (mais des fois, ça fait des feux de broussailles) et on va de centre ville à centre ville. Mais allez savoir pourquoi, c’est toujours un peu plus la galère que l’avion.

Mes fesses ne sont pas un espace public

Hier, je vous avais promis un article sur le train aujourd’hui, le voici. Mais pas celui que j’avais prévu qui était la suite du cahier de vacances. Pas non plus un où je raconterais que le train est arrivé en retard parce que, curieusement, je n’ai eu aucun problème. Enfin, aucun problème avec le train.

Le voyage commence plutôt bien : train à l’heure et relativement désert pour un dimanche soir. A côté de la place qui m’est réservée dort une nana avachie qui déborde un peu de mon côté. C’est pas grave, en face, il y a une banquette de vide, je vais m’y installer. Je jette joyeusement mes affaires partout, fais coucou à papa-maman jusqu’à ce que le train parte. Il faudra que je fasse un jour un article sur ce moment un peu ridicule où tout le monde se fait coucou et que je me sens très gourdasse. A peine le train parti, un  gars de
type altermondialiste qui revient d’un festival (il y en a plein dans mon sud ouest en été) arrive et me signale qu’il est assis à côté de moi. Je le salue poliment et pousse tout mon barda en m’excusant puis je me plonge dans la lecture de mon roman tout en regardant dehors ce qu’il se passe.

A un moment, j’ai comme une sensation bizarre juste en dessous de la fesse droite, sur le haut de la cuisse, comme si j’étais assise sur quelque chose. Je réfléchis à ce que j’ai pu mettre dans ma poche, pensant de suite à mon portable mais non, il est dans mon sac. Bon, peu importe. Je retourne à ma lecture et là, j’entrevois quelque chose dans mon champ de vision : la main de mon voisin est légèrement glissée sous ma cuisse, c’est ça le truc. En fait, il est assis de biais, tourné vers moi, son pouce glissé dans l’espace entre nos deux sièges et ses doigts sous ma cuisse, donc. Sur le coup, je pense qu’il dort donc je ne dis rien, ne sachant trop depuis quand ça dure. J’essaie de reprendre ma lecture en chassant deux insectes qui m’attaquent. Super, je suis légèrement entomophobique, il va être long le voyage.

Mon voisin bouge. Il ne dort pas, en fait. Là, y a problème. Je serre un peu les fesses, je me débarrasse pas de sa main. Bon, je reste dans mon bouquin, ça va le décourager. Sa main reste en place. Quand on arrive en gare suivante, ses doigts bougent et me caressent la cuisse. Là, je me sens oppressée, je vais hurler. Heureusement, deux vieilles filles arrivent et nous réclament les places : moi, je savais ne pas être à la mienne mais manifestement, lui non plus. Je retourne à la mienne et quelques instants après, la nana avachie est dégagée par un mec de type militaire (et il l’était, d’ailleurs, il avait une carte quand il a été contrôlé). Au moins, avec lui, j’étais plus tranquille.

Là, j’étais furax. Contre le tripoteur bien sûr, contre les contrôleurs qui ne passent jamais, contre la vache verte mollasse qui prenait deux banquettes alors qu’elle n’était pas à sa place. Puis finalement, j’étais surtout en colère contre moi. Non pas que j’aurais pu avoir quoi que ce soit qui attire ce genre de comportement : t-shirt et pantalon, on a connu plus sexy. Quand bien même j’aurais été en mini robe parce qu’on est quand même en été, personne n’a à me toucher sans mon autorisation. Mais j’aurais dû lui dire d’arrêter, me rebeller. Le mec m’a touché la fesse pendant 30 bonnes minutes et je me suis contentée de l’ignorer. Evidemment, je me voyais mal faire un esclandre dans un espace aussi confiné et calme qu’un wagon de train (y avait pas un bruit) mais j’aurais dû faire quelque chose, lui dire d’arrêter. Je suis en colère contre ma lâcheté.

Alors c’est sûr, il n’y a pas mort d’homme, il existe des dizaines et des dizaines d’agressions plus graves. On m’a déjà touché les fesses dans la rue, parfois dans le métro mais là, on ne sait jamais si c’est volontaire ou accidentel aux heures d’affluence. Le problème, c’est de voir qu’une nana ne peut pas voyager tranquille sans subir ce genre de choses. Se faire draguer est une chose, ça m’arrive parfois dans le train sans que je comprenne pourquoi puisqu’en général, pour les 5 à 6 heures de train que je dois me taper, je ne me maquille pas, m’habille n’importe comment et vu que je dors les trois quarts du trajet, je ne parle même pas de la coiffure expérimentale. Mais je ferme poliment la porte. Là, le mec a franchi les limites.

Et je n’ai rien dit. Pour ceux qui me suggèreraient de poser une main courante, je sais pas si c’est possible : je ne sais pas où il est monté ni descendu. J’ai vu un mec à l’arrivée de Paris, je n’étais pas sûr que c’était lui : j’étais persuadé qu’il était blond avec un pantalon jaune mais là, il y en avait un coiffé pareil, châtain clair avec un pantalon vert… Impossible de savoir si c’était lui ou pas…Je suis nulle comme témoin.

La liste de la fille qui aurait bien prolongé ses vacances quand même

Mais 5 jours, c’est déjà bien, ne nous plaignons pas

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– Samedi matin, départ pour mon sud. Mot d’ordre : à 6h55, je suis prête à être embarquée par le taxi qui passe d’abord prendre ma sœur, une amie à elle et le copain de celle-ci. Donc la veille, ma sœur réserve un taxi pour 4 personnes et deux chats. 6h55, je suis prête (alors qu’en semaine, je dors encore à cette heure là), mon téléphone sonne « putain,c’est la cata, ils ont pas de taxi disponible alors que j’ai réservé hier et en train, on sera jamais à l’heure ! ». Heureusement qu’un taxi assez grand est passé devant chez elle à ce moment là. Moralité : le service de réservation des taxis G7, c’est une bonne blague.

– Dimanche me voici en ville à Toulouse pour voir Lucie, Guillaume 1er, Anne et son mec. Comme à son habitude, Guillaume est en retard (quasi une heure). Lucie m’apprend
qu’elle ne retournera pas en Guadeloupe, Anne nous fait part de ses projets de reconversion professionnelle. Bref, on discute. Et à un moment, j’ai été traumatisée parce que Guillaume a dit 
« lol ». Il l’a dit ! Mon Dieu, j’ai passé 4 ans et demi de ma vie avec un homme qui dit lol. Vous le voyez mon gros traumatisme, là.

 

– Mardi, c’est Noël, on a tous été très gâtés. Des vêtements, des livres et des produits de beauté de mon côté. Mon père nous a tous offerts un cadre numérique, emballé par ses
soins (huhu). Je trouvais bizarre qu’il ne nous demande pas d’emballer ses cadeaux, je comprends mieux pourquoi, maintenant ! N’empêche que ça me donne une idée, je vais faire plein de photos de Paris pour les mettre sur mon cadre.

 

– Mercredi, Alice et moi regardons une vidéo de fitness, j’ai pas mis mes lunettes quand ma sœur commence à ricaner bêtement. Je me penche vers la télé, croyant voir une
excroissance curieuse entre les cuisses du coach. « Mais… mais… – Oui, dit-elle en rigolant, tu vois bien ! Mamaaaaaaaaaaaan, viens voir ! ». Voilà, maintenant, ma mère pense
qu’on est obsédées.

– Ma sœur m’a offert un home spa, un kit de massage, quoi. C’est le 2e en un an et demi…Ma sœur veut-elle me donner tous les outils pour que je me trouve un mec ?
Mais bon comme c’est mon kit massage, c’est moi qui dois en profiter, bien entendu ! De son côté, Anthony a eu une tondeuse à cheveux qui lui a fait très plaisir (les pompiers de Paris sont des militaires donc 3 mm de cheveux sur le crâne, c’est mieux). Tellement que j’ai cru qu’il allait manger avec. Je le soupçonne d’avoir dormi avec une fois rentré sur Paris…

– Cette semaine, j’ai eu aucun problème avec la SNCF parce que c’est Anthony qui a tout pris. Lundi, le voilà sur le quai du RER très tôt le matin pour rejoindre la gare et prendre
le train pour nous rejoindre dans le sud. Sauf qu’aucun RER n’est passé pendant une bonne demi-heure et il a raté le train, ce qui l’a rendu de très mauvaise humeur. Mardi, il repart. Déjà, le 
train a 40 mn de retard au départ, ça commence bien. A l’arrivée, il en aura une heure et demie. De mon côté, tout s’est bien passé : à l’aller, j’ai dormi, tellement que j’ai failli rater ma gare. Je m’éveille de mon semi coma et je sens que le train ralentit. Ah, on doit arriver à la gare avant la mienne, j’en ai encore pour une heure de trajet « nous en arrivons en gare de Guermandes les prairies ». Oh merde, c’est ma gare ! Vite, tout ranger dans mon sac, enfiler le manteau, prendre le chat et la valise. Quel stress ! Au retour, tout se passe bien mais au bout de 4h, Kenya qui était toute sage (pour une fois) commence à miauler bizarrement. Oh non, c’est le miaulement option « je suis malade ». Bon, en général, elle bave une heure avant de vomir, ça peut être gérable niveau timing… « beeeeeeeeuark ! ». Ah non, c’était pas jouable. Ah tiens, y a plus de poubelles dans les nouveaux TGV…

 

– Retour au boulot jeudi, je suis pas de la meilleure humeur qui soit parce que je voulais rester dans mon sud. Devant mon ordi, je comate. Là, arrive Alice, une collègue (qui
n’est pas ma sœur), la fille qui appelle un chat, un chat. « Ben, alors, Bartoldi, qu’est-ce que t’as ? T’as une de ces têtes ! ». Je veux rentrer ! Enfin, faut dire que comment voulez vous que je me remette sérieusement au boulot sur un rythme deux jours, un week-end, un jour, un jour férié, hein ? Vendredi, j’étais même toute seule sur mon îlot, heureusement qu’il y avait Philippe et Alix derrière, on a parlé du sexe de Sarko, se demandant s’il en avait un gros (ce qui expliquerait pour Bruni)… Ben quoi, c’est pas parce qu’on mesure 1m65
et qu’on est assoiffé de pouvoir qu’on a forcément un petit pénis. Enfin, de toute façon, j’irai pas vérifier…

– Pour le moment, lundi, au bureau, on est 4… Heureusement, le midi, on se fait un petit gueuleton pré réveillon, Scarlett a émis l’hypothèse d’amener du vin. Je sens que lundi
après-midi va être sous productif.

– Une petite musique les enfants !

J’ai trouvé pire que la SNCF-RATP : free

Vous le savez, la SNCF-RATP et moi, on est pas potes. Mais j’ai trouvé pire et finalement, là, je me dis que la SNCF, c’est pas si mal. Même que mercredi soir, je suis arrivée à Paris à l’heure. Contrairement à Anthony qui, la veille, est arrivé avec une heure et demie de retard. Donc pour que je trouve que free est encore plus lamentable, imaginez le niveau qu’ils peuvent atteindre.
 

Souvenons-nous, cet été, la freebox était morte et j’avais souffert un calvaire pendant 3 semaines à attendre désespérément un putain de bloc alimentation de mes fesses. Depuis, j’avoue que mon adsl ne galope pas. Le wifi ? Un vieux souvenir. Mais depuis trois semaines, ce (putain) boîtier (de mes fesses, toujours) a décidé que c’était rigolo de se réinitialiser et plusieurs fois par soirées, histoire de me faire criser. L’autre soir, je discute avec un pote sur mon canapé, donc j’utilise pas ma free et là, je remarque qu’à la place de l’heure, j’ai le serpentin. Ah, en fait, elle bugue même quand je m’en sers pas, intéressant. Bon, à mon retour de vacances, j’agis.

Retour de vacances. Mercredi soir, je rentre, je trafique puis je m’assois à mon ordinateur. Ma freebox dit qu’il est 8h56 (alors qu’en vrai, c’est 23h48, je viens de le voir sur mon réveil). Ok… Je débranche, rebranche mais là, je sais que ma freebox arrive en fin de vie, je dois agir. Jeudi, avant de partir du boulot, j’appelle donc free et je leur raconte mes soucis.

« Ok, votre freebox est éteinte là.
– Heu… C’est pas normal, elle marchait quand je suis partie ce matin.
– Et là, elle affiche quoi ?
– Je sais pas, je suis pas chez moi.
– Mais elle affiche l’heure ?
– JE SAIS PAS, JE SUIS PAS CHEZ MOI ! »

Ouais, ok, je m’énerve. Donc il veut me refiler un nouveau bloc alimentation donc je lui raconte que ça ne sert à rien vu que la dernière fois, ça n’a pas vraiment réglé le problème mais si, le mec m’en envoie un quand même. Mais moi, je veux un nouveau boîtier ! Ah oui mais non mais faut envoyer un technicien. Je demande le créneau entre 8 et 10h parce que je travaille quand même, aussi et je vais pas prendre un RTT pour ça non plus. Je m’énerve un peu vu que le mec comprend rien à ce que je lui dis et ça finit par un « un technicien va vous appeler pour prendre rendez-vous, au revoir ». Ouais, c’est ça, envoie moi chier l’air de rien, on te dira rien, du con.

Je rentre chez moi, freebox en train de faire le serpentin, comme je l’avais pressenti. Je débranche et rebranche. A chaque fois, j’attends le moment où ça va claquer pour de bon. 20h30, téléphone. Ouais, j’ai des amis. Un numéro en 01 que je connais pas. Huuu ?

« Allo ?
– Marc de free, je vous appelle pour qu’on prenne un rendez-vous. Alors je peux vous proposer le 09 janvier entre 10 et 12 heures.
– Non, je travaille, j’ai dit à votre collègue que c’était avant 10h. Après, je travaille.
– Ah oui mais dans votre secteur, c’est entre 10 et 18 heures.
– Non mais je travaille, j’ai pas de jours de congés, c’est pas possible.
– Et personne ne peut être chez vous à votre place ?
– Ben, non, mes amis travaillent aussi ?
– Un voisin, une concierge ?
– Non, je connais pas mes voisins et y a pas de concierge dans l’immeuble.
– Très bien alors je note que nous n’avons pas pu prendre rendez-vous, au revoir. »

Non mais je rêve là ! J’ai beau expliquer que ma box est morte et qu’il faut la changer mais parle à mon cul, ma tête est malade. Surtout qu’on les connaît, ils disent entre 10 et 12h, ils viennent l’après-midi. Et le pire, c’est que c’est limite si je me fais pas engueuler parce que je n’ai pas de créneau disponible aux heures de bureau (c’est dingue, non ?) et que j’ai personne pour me rendre ce service. Ben ouais, on a tous des amis inactifs et voisins dans la vie. Les seuls amis inactifs que je connais, ils habitent à l’autre bout de la petite
couronne, je vais pas leur demander de venir, ce ne serait pas correct. Alors oui, j’ai des RTT, 9 par an, et ça me fait chier d’en cramer un pour ça. Et encore j’ai de la chance, j’ai des RTT, là, parce que dans mon ancien boulot, j’en avais carrément pas.

Donc maintenant, je fais quoi ? Ben, je vais devoir prendre un RTT pour ça, je n’ai pas le choix. Même chez France Telecom, ils proposaient des visites entre 8 et 10 heures ! Moralité : quand je déménagerai (si, si, ça arrivera un jour), je changerai d’opérateur. Vicky est chez neuf et elle en est très contente, je pense que je vais l’imiter, sur le coup. Du coup, lecteur, si tu comptais aller chez free, sache que tant que ça marche, tout va bien. Mais à la première merde ben débrouille toi tout seul parce qu’avoir un rendez-vous avant le taf ou même après, c’est carrément mission impossible. Finalement, les modems 56k, c’était lent mais au moins, ça marchait.