L’histoire du camion rayé

(Suite et fin de mon déménagement qui a eu lieu en novembre 2008, vive le blogging en temps réel)

Le but du jeu est donc de rendre le camion abîmé à temps. Le kiloutou n’est pas bien loin mais il y a des embouteillages et il faut aussi faire le plein. Je regarde le dessin du camion qu’on m’a donné quand on a pris le véhicule, y a marqué une grosse rayure sur le côté. On peut dire que ça y était déjà ?


Départ du convoi. On laisse Lucas à la gare et c’est parti, Vicky et Tatiana en éclaireuses dans la voiture de Vicky, Madinlove et moi dans le camion. On s’arrête faire le plein, laissant les filles circuler devant. On met d’abord 5 bonnes minutes à localiser la trappe, tournant, virant, tout autour du camion. On met 5 euros, il manque encore une barre, 5 euros de plus, cette foutue barre  n’apparaît toujours pas. Sachant qu’une barre équivaut à 12 euros, on avait dû la perdre dès le démarrage ! Bon tant pis, on n’a plus le temps, on va au kiloutou. Comme il y a trop d’embouteillages, Madinlove tente de passer par les petites rues et nous voici devant Kiloutou à 18h03, le portail est fermé, bordel de merde ! Bon, je descends du camion pendant que Madinlove fait le tour pour dire qu’on arrive, on nous rouvre le portail.

Maintenant, nouveau souci (outre la pigne) : le conducteur est censé être Vicky qui est quelque part dans les bouchons. Le camion arrive mais pas Vicky donc tant pis, on va le rendre avec Madinlove au volant. Il faut savoir que Madinlove est noir, fait 1m90 et a plein de muscles sur les bras et les épaules car il fait du hand alors que Vicky est blanche, 1m70 et pas plein de muscles sur les bras et les épaules car elle ne fait pas de hand. Et en plus, outre le fait qu’ils n’ont pas le même sexe, il y en a un qui a des cheveux beaucoup plus longs que l’autre, je vous laisse deviner lequel. En gros : même de très loin, il est totalement impossible de les confondre.



L’heure de vérité approche, ils garent le camion avec la rayure pile dans une flaque de lumière (alors que Madin avait pris soin de le garer dans un lieu obscur). Et meeeeeeeerde ! Je fais un « oui alors on n’a pas réussi à remettre 4 barres pour l’essence, on n’en a pas mis assez et c’était trop tard… ». Ok, le mec prend les clés et on retourne à l’intérieur pour que je règle la facture, soit la location du camion et des diables, le déficit en essence (24 euros, quand même), l’assurance que j’avais pris et me rendent ma caution. Merci, au revoir.




Je ressors l’air de rien, rejoins le pauvre Madinlove qui m’attendait et en attendant les filles, je lui explique que non, ils n’ont même pas fait le tour du camion. Les filles arrivent et se garent et je me sens soudain d’humeur taquine : « Bon, ça fait 200 euros pour la rayure. » Vicky se confond en excuses et me promets de me rembourser, je lui dis « nan, c’est pas vrai! », « mais si, si, je te rembourserai! ». « Non, ce qui n’est pas vrai, c’est que j’ai payé, ils ont rien vu! »




On repart tous dans la joie et la bonne humeur, on abandonne Madinlove et Tatiana au métro puis on repart chez Vicky vu que je n’ai plus d’endroit pour dormir confortablement et au vu de la journée, on mérite une bonne nuit de sommeil. Le lendemain, on est allées faire un tour dans une zone commerciale où j’ai acheté une nouvelle étagère, l’ancienne étant désormais hors d’usage (une fois décrochée du mur, elle se prenait pour la Tour de Pise) et un nouvel aspirateur, l’ancien étant décédé suite à l’aspiration massive de poussière précédant la pose du lino. Le soir, on dîne tranquillement chez moi. Ouais, il est bien ce nouvel appart !

Va aussi falloir que je vous raconte la grande honnêteté de la gestionnaire de mon ancien appart, ce fut très drôle aussi.

A nous de vous faire préférer le train

Apparté personnelle : mouahahah

Le train et moi, c’est une longue histoire d’amour, ça fait trois ans que j’écris ici mes loses en la matière et Dieu sait qu’il y a à dire. Là, encore, pour rentrer chez mes parents, je n’ai eu que 10 mn de retard mais le jeu n’était pas là. Normalement, sur cette ligne, on a droit à un corail Teoz magnifique, ach’ment mieux qu’un TGV mais quand j’arrive sur le quai, je constate qu’il s’agit d’un corail tout pourri. Bon, c’est pas dramatique, je compte dormir de toute façon. Mais la SNCF  est joueuse : mon numéro de place sur le billet n’est pas le bon et faut regarder sur un tableau à quelle place je dois m’asseoir finalement. Mais comme personne ne nous le dit, tout passager qui rentre n’est pas au courant et on s’amuse à tous se renvoyer d’une place à une autre parce que « non, ça a changé, il faut regarder le tableau! » sauf que personne ne comprenait dans quel sens ça marchait (enfin, si, c’était simple mais encore faut-il savoir lire un tableau et c’est pas donné à tout le monde, apparemment).

 

Le train, y a des trucs que j’aime bien et essentiellement deux : quand je regarde par la fenêtre, je vois autre chose que des nuages et j’arrive direct en centre ville donc je ne perds pas trop de temps. Et puis dans le train, même si y a des fois des mecs qui passent pour nous vendre à boire et à manger, ils ne nous réveillent pas pour ça alors que dans l’avion, si. Ceci étant dit, dans le train, on est réveillé par les contrôleurs vérifiant nos billets, c’est pas forcément mieux, c’est vrai. En plus, si le train berce bien plus que l’avion, on s’arrête aussi plus souvent, ce qui casse un peu le rythme du sommeil.

Mais surtout, ce qui est problématique en train, ce sont les bagages. Il n’y a pas d’espace pour les ranger, du moins pas assez. Dès que je pars avec ma grosse valise, c’est la prise de tête. Impossible de la mettre dans les porte bagages au dessus de la tête : elle est déjà trop lourde puis en plus trop large : elle va forcément tomber et ça peut faire très mal. Quant aux espaces bagages à l’entrée du wagon, ils sont saturés sauf l’étage du haut mais on en revient au problème premier : trop lourd pour moi. Une fois sur deux, je suis obligée de
l’abandonner dans un espace libre et là, c’est parti pour la parano : et si on me piquait ma valise pendant un arrêt ? Parce que si tant est que ça arrive, je suis mal : la SNCF a clairement spéculé sur mon billet qu’elle n’est pas responsable de ma valise. Donc si une personne décide de descendre avec MA valise, je n’aurai plus que mes yeux pour pleurer. C’est vraiment le problème majeur du train : on a quand même moins de place individuellement que l’avion, on est encombrés par les bagages, je n’aime pas du tout ce côté là.

Autre joie du train : les retards. Bon, il y en a aussi dans les avions mais la magie du train, c’est que même si tout ne fonctionne pas forcément, on lance le convoi, des fois que ça tienne. Du coup, on peut tomber en panne en pleine voie. Alors on en meurt pas mais dépanner un train, c’est long. Très long. De plus, pour une raison qui m’échappe totalement, la clim se bloque automatiquement dès qu’on dépasse les 35° à l’extérieur. Donc s’il fait très chaud dehors, vous serez cuits à la vapeur dedans, si c’est pas sympa ça quand même ! Hammam gratuit pour tout le monde.

Enfin, le train est un transport plus familial que l’avion même s’il n’est pas forcément moins cher in fine, surtout s’ils suppriment la carte famille nombreuse comme annoncé. Du coup, partir en train durant les vacances, c’est souvent prendre le risque d’avoir de charmants bambins qui assurent l’animation… Et c’est pas forcément sympa, surtout si l’animation en question se trouve sur le siège derrière et vous file un paquet de coups de pieds.

Bref, en fait, le train, c’est juste bien parce qu’on reste au sol, c’est moins polluant (mais des fois, ça fait des feux de broussailles) et on va de centre ville à centre ville. Mais allez savoir pourquoi, c’est toujours un peu plus la galère que l’avion.