La jouissance est un féminisme

Ouh que je suis en forme en ce moment ! Des truismes en veux-tu en voilà, c’est open bar. Mais ne rigolons pas trop car je veux parler d’un sujet grave ! Oui, mesdames et messieurs, il n’est pas l’heure de rire car dans l’Hémicycle, là où des gens décident de notre législation, la Femme Conservatrice rôde. Et parfois, elle parle. Après « le préservatif ce n’est pas drôle », Christine Boutin présente « on oublie trop souvent la procréation au profit du plaisir dans le sexe ». Oh-mon-Dieu.

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Premier volet : la procréation. Alors tu vois Christine, moi, je trouve que l’État devrait plutôt me remercier de ne pas trop penser à la reproduction. Imaginons que là, je décide de procréer parce qu’en tant que femme, forcément, j’ai envie d’être mère. Déjà, je ne suis pas sûre de trouver plus qu’un géniteur, la paternité est aussi un engagement. Donc me voilà mère célibataire, ça me donne droit à des allocs ça non ? Et encore, Dieu merci, ma fertilité a toujours été sous contrôle car depuis que je suis sexuellement active, j’aurais eu le temps d’en faire une tripotée…

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Autre point important. Imaginons que je sois dans une relation stable et que nous envisagions de faire un mini nous. Hop, je consulte mon petit calendrier de la fertilité que j’ai sur mon Iphone (P tracker pour ceux que ça intéresse). Bon, il me met en fertile quasi tout le temps mais peu importe. Donc chéri et moi baisons pour procréer. Comme c’est mon objectif premier, il se peut que je sois tendue comme un string, que je ne prenne aucun plaisir. Or la psychologie joue énormément dans la conception, c’est un fait, et je ne suis pas sûre que trop penser à cette fameuse conception ne soit pas un frein.

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Mais enfin et surtout : Christine, tu es la honte du féminisme. Oui, du féminisme. Tu vois, en tant que femme des années 2010, j’ai la chance incroyable de maitriser mon corps tant dans sa fertilité que dans mon plaisir et ça, vois-tu, c’est quand même assez récent. Faisons ensemble un rapide cours sur l’histoire de la sexualité féminine. En 1805, on a découvert le mécanisme de l’ovulation et là, c’est le drame : jusqu’à présent, on estimait qu’une femme devait jouir pour tomber enceinte. Avec l’ovulation, on décrète que l’orgasme, c’est mal car ça disperse le sperme. Or comme dans les sphères bourgeoises, le sexe n’était envisagé que sous l’angle procréatif, ces pauvres femmes n’avaient simplement pas droit au plaisir. Du moins avec leurs maris car beaucoup avaient des relations saphiques avec leurs camarades du couvent.

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Forcément, quand on lit le calvaire de ces femmes, condamnées à ne pas jouir pour tomber enceinte alors qu’en plus, l’orgasme, de par les contractions qu’il provoque, favorise le déplacement du sperme, on se sent toute légitimité à prendre notre part du gâteau en terme de plaisir. Et puis surtout, Christine, des femmes se sont battues pour que je dispose de mon corps comme je veux, si j’ai envie de n’en jouir sans assurer ma descendance, qu’est-ce que ça peut te faire ? Et puis tu sais, faut arrêter de croire que le sexe « sans but », si ce n’est celui de la jouissance, est une dépravation. Je peux te dire que certaines de mes galipettes infertiles furent (et, je l’espère, seront) d’une beauté et d’une intensité incroyables, limite j’en pleurerais tellement c’est beau. Et je ne parle de prouesse physique là mais d’un ressenti. Le sexe, c’est aussi un don et un abandon de soi… Excuse-moi, je vais chercher un mouchoir, je m’auto-émeus.

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Je t’épargnerai un paragraphe entier sur les couples infertiles, homosexuels compris. Pour eux, que préconises-tu puisqu’ils n’ont justement que le sexe sans possibilité de procréation ? Mmmm ? Allez Christine, détends-toi du string car comme je le disais récemment, le sexe, c’est pas sale ! Tu devrais essayer plus souvent, tu verrais.

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En attendant, je vais préparer un article sur ta prochaine déclaration, j’hésite entre « être homosexuel, c’est quand même pas très très normal » (gaypride oblige) et « oui, les viols, c’est moche mais faut pas s’habiller aussi provocant, elle le cherche un peu… ». Quoique tu serais capable de pire…

Dressing room

Par Tatiana

L'enfer de la mode
 

04 avril…

Aujourd’hui je tente ma chance et j’essaie de savoir l’air de rien si y a moyen d’avoir des vêtements gratuits. Réponse : pas moyen. Enfin ça c’est la réponse pour les stagiaires car les autres (journalistes, RP…) elles peuvent. Faire les books est un calvaire (et ça fait seulement deux jours), mais ça donne un avantage : celui de se
faire oublier. Ainsi je peux facilement écouter les conversations de ces demoiselles sans qu’elles s’en aperçoivent de trop. Et c’est édifiant croyez moi. Parler n’est pas vraiment le mot qui convient. J’aurais tendance à dire au choix : médire, raconter des ragots… Du langue de putage en bonne et due forme. Une des filles de l’agence s’absente et elle en prend pour son grade toute la journée. Bienvenue dans le monde des filles ma chère Tatiana. Moi qui déteste l’hypocrisie je suis servie copieusement. Et puis il y a aussi le défilé des journalistes : galerie de monstres et bizarreries en tous genres. Ceci dit pas de panique, pour elles aussi je suis transparente (ben oui elles ne tirent aucun intérêt d’être gentille avec moi donc pourquoi se forcer). Aujourd’hui il faut que je vous parle d’une personne en particulier qui travaille dans le pendant féminin d’un grand quotidien. Elle fait partie de celles que j’ai appelées les triplettes car elle a deux clones qui viennent aussi de temps en temps avec elle (oui ce genre de personne n’est malheureusement pas unique). Le chef des triplettes est donc conne (ça vous l’auriez compris) et adore hurler dans tout le showroom en sortant les pires stupidité que son cerveau est capable d’engendrer. Niveau look, forcément elle s’habille un peu fashion avec la
coupe du moment et les racines noires avec le reste des cheveux blonds (quand même elle doit bien gagner assez pour pouvoir aller chez le coiffeur). Les ¾ du temps les journalistes viennent pour prendre des vêtements ou accessoires pour les shootings photos mais aussi (et surtout) pour repérer les fringues qu’elles vont piquer ou acheter aux soldes de presse. Elles me font penser à des vautours.

Le 05 avril

Ouf ! Bientôt le WE ! Je suis déjà lasse de l’éternel découpage collage que je fais toute la journée. Il faudrait que je fasse le compte de tous les horoscopes que j’ai lu : y en a même que je dois connaitre par cœur. Je vais me transformer en madame soleil. J’ai l’impression d’être revenue à la maternelle. J’avais déjà ce sentiment en étant à l’IUT mais là c’est officiel : les études avant le bac c’est pour nous rendre intelligent mais post bac on nous fait régresser. Heureusement il y a toujours une distraction dans mon labeur quotidien. Aujourd’hui visite de la nièce de Big Boss. Une gamine pourrie gâtée. D’un coup retentit la douce voix (complètement éraillée par une surconsommation de cigarette et d’alcool) : « oh ma princesse ! Tu m’as emmenée ma princesse !!!! » C’est La reine mère qui glousse auprès de sa fille. « Regardez comme elle est belle ma poupounette ! »… La gamine est non seulement pourrie gâtée mais en plus elle va finir stupide à force qu’on parle d’elle comme ça. Elle a seulement 6 ans pour info, mais je crois qu’elle a du potentiel pour faire l’émission sweet sixteen sur MTV plus tard.

Je viens d’apprendre que les filles de l’agence se sont commandé des chaussures d’une marque qu’on représente sans même me demander si ça m’aurait
intéressé : pétasses !

Le 08 avril

Quelle joie de revenir dans ce temple dédié à la bêtise humaine et à l’hypocrisie. Dommage que je n’ai pas vraiment le choix. Cela dit aujourd’hui c’était journée sexo car on a eu droit à la vie sexuelle de Bettina. Cette dernière est partie en Inde pour voir son mec. Apparemment il est marié et a des enfants (elle-même ayant une fille aussi). Donc elle nous raconte comment c’était super trop bien et qu’elle est super bien intégrée dans la famille (attends elle loge dans la famille alors que le mec il est marié ?! putain je connais des mecs qui seraient heureux de vivre comme ça en France). Je ne vous ai pas encore décrit plus précisément Bettina. Cette fille est assez dure à cerner. Elle ressemble à une ex soixante huitarde (d’où le trip indien sûrement). Elle fait 40/50 ans mais croit qu’elle en a encore 20 (quelqu’un devrait vraiment lui dire). On se jamais trop ce qu’elle pense des gens. Je crois qu’elle a compris comment ça marche dans le milieu et qu’elle sait jouer en se servant des règles du jeu.  

Aujourd’hui on a eu 2 journalistes hommes : un mec qui ressemble à Jean Paul Rouve qui se serait déguisé pour un sketch des Robins des Bois et un dandy qui
se croit dans Liaisons dangereuses version cage aux folles.

Le 09 avril 

J’ai toujours le nez dans les books (j’en peux plus je craque !). Mais dans l’après midi la journée a pris une tournure intéressante…On m’a confié une autre tâche : ranger les vêtements dans le showroom (même chez moi je range pas mes tiroirs et il faut que je le fasse au travail). Mais l’info la plus croustillante de la journée c’est ça : j’ai appris que quand la saison est finie et qu’ils doivent rendre les collections on peut les acheter à petits prix (oui je sais je viens de découvrir le principe des soldes de
presse mais j’ai même pas 20 ans faut me pardonner). Aujourd’hui il y a eu un nouvel épisode de la guerre entre les filles et la Reine mère. Les deux clans ne peuvent pas se voir en peinture. Il faut dire que la Reine mère ne sert pas à grand-chose dans le showroom à part espionner les filles pour voir si elles font bien leur travail. Elle médit sur elles auprès de Big boss et c’est à peu près tout. Demain j’ai un entretien dans une école (l’ISCOM) donc ce sera une journée courte.

J’ai trouvé pire que la SNCF-RATP : free

Vous le savez, la SNCF-RATP et moi, on est pas potes. Mais j’ai trouvé pire et finalement, là, je me dis que la SNCF, c’est pas si mal. Même que mercredi soir, je suis arrivée à Paris à l’heure. Contrairement à Anthony qui, la veille, est arrivé avec une heure et demie de retard. Donc pour que je trouve que free est encore plus lamentable, imaginez le niveau qu’ils peuvent atteindre.
 

Souvenons-nous, cet été, la freebox était morte et j’avais souffert un calvaire pendant 3 semaines à attendre désespérément un putain de bloc alimentation de mes fesses. Depuis, j’avoue que mon adsl ne galope pas. Le wifi ? Un vieux souvenir. Mais depuis trois semaines, ce (putain) boîtier (de mes fesses, toujours) a décidé que c’était rigolo de se réinitialiser et plusieurs fois par soirées, histoire de me faire criser. L’autre soir, je discute avec un pote sur mon canapé, donc j’utilise pas ma free et là, je remarque qu’à la place de l’heure, j’ai le serpentin. Ah, en fait, elle bugue même quand je m’en sers pas, intéressant. Bon, à mon retour de vacances, j’agis.

Retour de vacances. Mercredi soir, je rentre, je trafique puis je m’assois à mon ordinateur. Ma freebox dit qu’il est 8h56 (alors qu’en vrai, c’est 23h48, je viens de le voir sur mon réveil). Ok… Je débranche, rebranche mais là, je sais que ma freebox arrive en fin de vie, je dois agir. Jeudi, avant de partir du boulot, j’appelle donc free et je leur raconte mes soucis.

« Ok, votre freebox est éteinte là.
– Heu… C’est pas normal, elle marchait quand je suis partie ce matin.
– Et là, elle affiche quoi ?
– Je sais pas, je suis pas chez moi.
– Mais elle affiche l’heure ?
– JE SAIS PAS, JE SUIS PAS CHEZ MOI ! »

Ouais, ok, je m’énerve. Donc il veut me refiler un nouveau bloc alimentation donc je lui raconte que ça ne sert à rien vu que la dernière fois, ça n’a pas vraiment réglé le problème mais si, le mec m’en envoie un quand même. Mais moi, je veux un nouveau boîtier ! Ah oui mais non mais faut envoyer un technicien. Je demande le créneau entre 8 et 10h parce que je travaille quand même, aussi et je vais pas prendre un RTT pour ça non plus. Je m’énerve un peu vu que le mec comprend rien à ce que je lui dis et ça finit par un « un technicien va vous appeler pour prendre rendez-vous, au revoir ». Ouais, c’est ça, envoie moi chier l’air de rien, on te dira rien, du con.

Je rentre chez moi, freebox en train de faire le serpentin, comme je l’avais pressenti. Je débranche et rebranche. A chaque fois, j’attends le moment où ça va claquer pour de bon. 20h30, téléphone. Ouais, j’ai des amis. Un numéro en 01 que je connais pas. Huuu ?

« Allo ?
– Marc de free, je vous appelle pour qu’on prenne un rendez-vous. Alors je peux vous proposer le 09 janvier entre 10 et 12 heures.
– Non, je travaille, j’ai dit à votre collègue que c’était avant 10h. Après, je travaille.
– Ah oui mais dans votre secteur, c’est entre 10 et 18 heures.
– Non mais je travaille, j’ai pas de jours de congés, c’est pas possible.
– Et personne ne peut être chez vous à votre place ?
– Ben, non, mes amis travaillent aussi ?
– Un voisin, une concierge ?
– Non, je connais pas mes voisins et y a pas de concierge dans l’immeuble.
– Très bien alors je note que nous n’avons pas pu prendre rendez-vous, au revoir. »

Non mais je rêve là ! J’ai beau expliquer que ma box est morte et qu’il faut la changer mais parle à mon cul, ma tête est malade. Surtout qu’on les connaît, ils disent entre 10 et 12h, ils viennent l’après-midi. Et le pire, c’est que c’est limite si je me fais pas engueuler parce que je n’ai pas de créneau disponible aux heures de bureau (c’est dingue, non ?) et que j’ai personne pour me rendre ce service. Ben ouais, on a tous des amis inactifs et voisins dans la vie. Les seuls amis inactifs que je connais, ils habitent à l’autre bout de la petite
couronne, je vais pas leur demander de venir, ce ne serait pas correct. Alors oui, j’ai des RTT, 9 par an, et ça me fait chier d’en cramer un pour ça. Et encore j’ai de la chance, j’ai des RTT, là, parce que dans mon ancien boulot, j’en avais carrément pas.

Donc maintenant, je fais quoi ? Ben, je vais devoir prendre un RTT pour ça, je n’ai pas le choix. Même chez France Telecom, ils proposaient des visites entre 8 et 10 heures ! Moralité : quand je déménagerai (si, si, ça arrivera un jour), je changerai d’opérateur. Vicky est chez neuf et elle en est très contente, je pense que je vais l’imiter, sur le coup. Du coup, lecteur, si tu comptais aller chez free, sache que tant que ça marche, tout va bien. Mais à la première merde ben débrouille toi tout seul parce qu’avoir un rendez-vous avant le taf ou même après, c’est carrément mission impossible. Finalement, les modems 56k, c’était lent mais au moins, ça marchait.

De la taille du sexe

Bon, comme y a un lecteur qui me harcèle pour que j’en parle, je m’exécute, même si j’attends toujours qu’il m’envoie la photo en MMS pour illustrer l’article (petit joueur, va !). Samedi soir, je vais chez Gaugau pour une gentille soirée à trois (lefroid étant la troisième). Après avoir mis en fond l’émission abêtissante de la 6, Gauthier nous met Pink, histoire de nous montrer un film porno gay. Mais avant, nous avons droit au petit documentaire sur le pénis. Quel est donc le pénis idéal ?

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Si y a une chose qui est sûre, c’est qu’il n’y a pas deux pénis pareils. Des petits, des longs, des fins, des gros, sans parler de circoncision, bien sûr, il y en a pour tous les goûts. L’émission nous explique d’abord que le pénis sert à uriner, on est content de le savoir. Puis ça part sur des choses plus…hum…sexuelles. Bon rien de très excitant mais c’était marrant, surtout quand ils filent un mètre à des nanas dans la rue pour qu’elles montrent leur taille de pénis idéale. Bon, quand on dit que les femmes sont pas très douées en géométrie, j’aurais tendance
à le croire car les demoiselles dépassaient allègrement le 20 cm, de quoi filer des complexes à cette pauvre gent masculine. Mais enfin, tout le monde n’est pas Rocco. Quant à la largeur, on parlait plus de pénis mais de poignet ! Bon après, y avait une scène marrante dans un sex shop canadien où les femmes s’entraînent à faire des fellations sur des godes. Mouais.

 

C’est fascinant comme le phallus passionne et excite (ok, je l’ai fait exprès, celle-là). Comme les femmes assimilent leur poitrine à leur féminité, les hommes voient en leur petit zizi un signe de virilité. J’avais déjà écrit un article sur le zizi culturel, pas le peine de reparler de ça. Mais ce qui m’épate pas mal, c’est que certains connaissent les mensurations de leurs engins. Il y a toujours eu une question qui nous interpelle, nous, les filles : ils mesurent à partir d’où ? Du pubis ou de la naissance de la verge ? Perso, les centimètres, je m’en fous, je sais jamais à quoi ça correspond. Je me souviens, quand nous sommes allées au sexodrome avec Emma, nous avons maté tous les DVD de Rocco Siffredi pour tenter de voir son objet qui mesure entre 24 et 28 cm selon diverses sources. Parce que nous, 24 à 28 cm, ça nous parle pas beaucoup. On sait que c’est long mais comment exactement ? Du coup, rentrée sur Toulouse, miss Emma est allé vérifié sur un triple décimètre et m’a gentiment informé du résultat par SMS : c’est énorme ! Je me souviens aussi d’un splendide étalon que la rouquine m’avait montré sur un site Internet : 32 cm ! Et bien, M . 32 cm qui met un rouleau de sopalin à côté de sa queue, sache que ça m’attire pas du tout, ce truc. Selon ce que j’ai lu dans je ne sais plus quelle revue féminine, le vagin fait 11 cm… La moyenne française étant de 13 ou 14 cm, le compte est bon.

 

La taille est-elle importante ? Déjà, il me semble que la largeur est bien plus agréable que la longueur. Un spaghetti tout mince, bof. En plus, les plus grosses quéquettes sont les plus susceptibles d’être demi molles… Ceci étant, la taille ne fait pas forcément le bon amant. J’avoue que quand un mec se vante d’être bien équipé avant que je puisse le constater, sur le coup, j’ai tendance à grimacer. Ouais, la taille, c’est bien mais encore faut-il s’en servir, comme on dit. Pourtant, je ne nie pas que l’apparence du pénis est important. Bien sûr, il faut qu’il soit propre mais pas que. L’autre soir, petite soirée chez Gauthier avec Le Froid, il nous met un film porno gay et on commente complaisamment le sexe de ces messieurs, je suis assez traumatisée par un bonhomme avec un énorme engin qui reste à moitié mou malgré les fellations qu’on lui administre. Du coup, on raconte des histoires de pénis. Personnellement, je ne suis jamais
tombée sur une remarquablement petite, j’ai plus souvent croisé des queues XL que l’inverse, paraît que je suis chanceuse. On rigole, on parle des fois où, quand on glisse la main dans le slip, on ne trouve rien, l’angoisse. Sans être obsédée par ça, j’avoue que j’ai toujours une certaine curiosité et peut-être une certaine appréhension au moment des caresses poussées quand il est temps
de découvrir la « bête ». Sur quoi vais-je tomber ? A quoi va-t-elle ressembler ? Pourvu qu’elle ne représente aucune anomalie… Oui parce qu’il y a des phénomènes curieux. Il y a quelques temps, Lucie avait ramené un jeune homme rencontré en soirée et là, le drame : il a un sexe tordu, un « canard WC » comme on dit entre nous. Le rapport fut un calvaire et notre pauvre Lucie est traumatisée, depuis.

Il faut dire que si le pénis n’est pas la seule source de notre plaisir chez l’homme, c’est quand même important. Il faut qu’il soit joli. Oui, bon, il est vrai que ce n’est vraiment pas la partie de l’anatomie masculine la plus sympa à regarder mais y en a qui inspirent plus que d’autres. Perso, j’aime pas quand ils sont trop rouges, ça m’inspire moins. Non parce qu’à l’arrivée, ils sont quand même censés visiter mon intimité et si ça me plaît pas, je risque de bloquer un peu. Gauthier s’amuse à faire partager les photos de queue qui traînent sur les
chats gays et on s’amuse à commenter avec Emma. Oui, bon, hein, vous insurgez pas, je suis sûre qu’il y a des mecs qui auraient du mal avec une chatte qui les inspirent pas.

Si un petit sexe peut être gênant, un grand aussi. Très franchement, il y avait quelques pratiques qui m’effrayaient un peu avec un pénis XL mais finalement, le corps humain est étonnant… Mais ce qui m’emmerde le plus avec un pénis XL, c’est la question de la capote. Outre le fait que j’ai pas toujours de préservatifs à la bonne taille à domicile, le monsieur est obligé de se retirer une fois l’acte consommé pour être sûr de ne pas me laisser un souvenir dans mon intimité et ça, j’aime pas trop. Après le coït, j’aime bien que le mec reste en moi quelques temps.
Physiquement, je ne ressens plus grand-chose à partir du moment où il n’y a plus d’érection mais c’est plus psychologique, en fait. J’aime pas quand le monsieur se retire, ça fait comme un vide et si on peut s’habituer doucement à cette future absence, c’est pas plus mal. Or, la dernière fois qu’un monsieur XL est resté en moi, quand je me suis levée, j’ai embarqué la capote, so glam.
Par ailleurs, vu la taille de ma bouche, c’est pas toujours évident de réaliser une fellation sans ressentir cruellement des tiraillements à la mâchoire. Bon, c’est horrible ce que je vais dire mais avec le temps, le problème est moins aigu mais c’est vrai qu’une crampe à la mâchoire peut casser mon plaisir. Ceci étant, d’un point de vue esthétique, un gros sexe en érection est autrement plus séduisant.

 Bon, revenons à nos pénis. A la question : quel est le pénis idéal, j’ai pas de réponse. A la question quel est mon pénis idéal, je peux pas dire non plus. Parce que finalement, peu importe la taille, c’est la façon dont on s’en sert qui compte.