The D(éménagement) day

[Pour mémoire, je m’en étais arrêtée là]


Ce qui est bien dans ma vie, c’est que dès que je planifie un truc, ça ne se passe jamais comme prévu et y a des jours où ça fatigue un peu, quand même. Donc comme convenu, Madinlove devait arriver chez moi vers 11h pour aller chercher le camion avec Vicky, Tatiana et Lucas devaient arriver à 12h et c’était parti !




10h45, mon portable vibre : « Je serai en retard, mon train n’avance pas – Madinlove ». Putaiiiiiiiiiiiin ! Même quand je m’en sers pas, la SNCF me cherche ! Bon, bilan de la situation : on doit avoir récupéré le camion avant midi sinon Kiloutou ferme jusqu’à 14h30 (super) donc on doit agir vite. Opération « changeons de plan ». J’attrape Kenya et la mets dans son panier, on la largue en trente secondes chrono chez ma soeur (chez qui j’ai réussi à ouvrir la porte du premier coup, je n’y arrive jamais normalement, je suis restée 15 mn dehors, une fois). Ensuite, on trouve le Kiloutou, Vicky va conduire vu que je n’ai jamais conduit en région parisienne et que je ne comprends strictement rien au périph’. On fait les papiers, Vicky est mise en conductrice, on file. On se prend des bouchons de folie car il y a des travaux dans le coin, Madinlove est arrivé entre temps et nous attend devant mon nouveau chez moi où on doit repasser prendre le frigo et le vieux lave vaisselle que j’avais dans mon premier appart quand j’ai emménagé et que j’ai remplacé par une machine à laver. Le proprio m’avait « gentiment » suggéré de laisser ma machine à laver à la place quand je lui avais demandé à l’emménagement si je pouvais enlever son lave vaisselle. Dès le départ, il a essayé de m’arnaquer, j’aurais dû sentir qu’avec lui, ce serait souvent à sec avec du verre pilé. Donc le lave-vaisselle avait moisi dans le garage de mes parents pendant 4 ans et avait été monté par mon oncle et ma tante quand ils sont venus installer mon cousin sur Paris



Et le frigo ? Ben celui de mon ancien appart étant carrément mieux (avec un réfrigérateur), j’ai décidé de faire un échange. Je rappelle que mon ancien proprio avait refusé de me régler 800 euros de facture de plombier qui devait lui échoir utilisant le prétexte que je m’étais faite arnaquer, je pense que ce petit échange standard est une très légère compensation. Bref, on arrive à l’appart, on charge la machine et le frigo et on doit repartir vers le Kiloutou récupérer la voiture de Vicky car nous en aurons besoin rapidement. Vicky veut à tout prix conduire le camion, on monte dedans et là, en sortant de chez moi, « krrrrrrrrrr ».

Vicky : Qu’est-ce que c’est ?

Moi : C’est pas les diables qui roulent derrière ?

Madinlove : Heu non, tu viens de décaniller le vélo garé juste là.




Bon, comme on est pressés et qu’on revient dans une poignée d’heures, on vote et on décide qu’on mettra un mot à notre retour. Au kiloutou, les embouteillages deviennent denses, Lucas et Tatiana sont envoyés au café à côté de la maison pour patienter et à 13h30, on peut enfin se garer au fond d’une espèce d’impasse qu’il y a à 50 mètres de mon appart, je laisse un petit mot avec mon numéro de téléphone au cas où. En sortant du camion, je regarde les dégâts. Le camion est enfoncé sur une bonne partie du côté. Bon, on va pas s’énerver, ça ne sert à rien.



On récupère Lucas et Tatiana, on va se restaurer au McDo vu l’heure. 14h30, il est temps d’agir, on retourne chez moi avec le capharnaüm toujours pas rangé vu que j’ai pas fini mais comme on pourra finir avec la voiture, opération : on vide tout sur le trottoir et on charge le camion. Evidemment, dans l’impasse où on avait garé le camion, y a aussi un gars qui déménage donc on est prié de pousser le nôtre. Sachant que ma rue est à sens unique avec de grosses barrières en fer soudées au trottoir tout le long, on va pas pleurer.



Mais tout le monde joue le jeu, les deux diables que j’ai loués nous aide bien et à 16h30, le camion est plein, direction nouvel appart. Là, les consignes sont simples : on monte tout (avec l’ascenseur, je passe au 3e étage, je suis une parvenue), on laisse tout sur place et fin des opérations. On transite les cartons du parking à l’ascenseur, de l’ascenseur à l’appart, ça monte, ça descend, ça avance bien. Une voisine peste après Lucas parce qu’on bloque l’ascenseur, il lui répond gentiment qu’on est en plein déménagement donc on fait ce qu’on peut mais « oui mais moi, j’en ai besoin! ». Je sens que mes nouveaux voisins sont charmants.




17h30 : tout est débarqué. Prochaine étape : ramener le camion à temps (18h) à Kiloutou et pleurer sur la facture.

Mais comment trouver un appart ?

Prendre la décision de changer d’appart, c’est bien mais ça ne suffit pas. Les agents immobiliers qui gavent ma boîte aux lettres ne veulent que me vendre des apparts mais jamais m’en louer. Déjà, avant de chercher, il faut savoir ce que l’on veut, on a globalement deux voies royales.

A- L’agence immobilière

Premier réflexe. On se rend chez M. l’agent immobilier et il nous propose ce qu’il a en catalogue. Ca, en théorie. Parce qu’en pratique, les agences immobilières sont taquines, instants vécus. Un lundi, je gagne un RTT car on déménage nos bureaux donc je me dis que je vais en profiter pour me rendre à Lavande sur Seine, ma plausible future ville. Déjà, penser que toutes les agences immobilières sont ouvertes le lundi, c’est plus de l’optimisme, c’est de l’abnégation. Quant aux autres, faut dire ce qui est, la location, ça ne les intéresse pas. D’ailleurs, ils n’en proposent même pas « ah, pour ça, faut aller dans notre agence sur Paris 8e ». Ah bah oui pour louer un appart en banlieue, j’aurais forcément pensé à faire les agences dans un des quartiers les plus chers de la capitale.

Quoi qu’il en soit, la location, c’est un peu leur argent de poche donc gagner de 500 à 800 euros sur mon dos, ça ne les passionne pas. J’ai même vu 1000 euros de frais d’agence pour un appart à 690 euros ttc, je pense qu’on peut appeler ça du foutage de gueule.

B- Le propriétaire

De prime abord, ça paraît la solution idéale car pécuniairement plus intéressant. En effet, qui dit proprio dit pas de frais d’agences immobilières. Tout est basé sur la confiance mais nous sommes entre adultes, non ? Ben non. Pour ceux qui lisent ce blog depuis longtemps, vous connaissez mes mésaventures avec feu mon proprio puisqu’il est mort depuis. En janvier 2006, dégât des eaux chez moi, il me laisse le soin de contacter un plombier, je vais les travaux, lui envoie la note et… « non, vous vous êtes faite arnaquer, je
paie pas ». Rien du tout, 800 euros de ma poche. Après tout, je pouvais attendre qu’il valide le devis avant d’entreprendre les travaux, vivre dans une odeur de vase et l’humidité en plein mois de janvier, je suis vraiment une chochotte de pas avoir tenté le coup. Donc l’avantage de l’agence, c’est que normalement (ahem) ils sont réglos et gèrent ce genre de problème. Quand j’ai eu un souci de plomberie à Toulouse, je n’ai pas eu à débourser un rond de ma poche.

Par ailleurs, le problème majeur des proprios, c’est qu’ils demandent parfois des pièces justificatives hallucinantes. Mars 2005, je suis sur Paris pour quelques jours pour me trouver un appart. L’un d’eux me plaît donc la proprio me fait venir chez elle à Montrouge pour que je lui apporte tous les papiers. Etant étudiante, tous les papiers, ça veut dire ceux de mon père. Je précise pour ceux qui ne savent pas que mon père est médecin spécialiste libéral et a en plus un mi-temps au CHU de ma ville natale. Déclaration de revenus, bulletins de salaire de l’hôpital… Et là, la nana me fait : « vous avez le contrat de travail de votre père à l’hôpital ? ». Heu… Mais il est libéral avant tout quand même donc non, j’ai pas. « Vous avez une attestation de banque comme quoi votre père n’a jamais été à découvert ? » Non et j’ai pas son test d’urine non plus. Je sais que parfois, les propriétaires ont des mésaventures avec des locataires mais là, mon père a quand même une bonne profession, faudrait voir à ne pas exagérer. Evidemment, je n’ai pas eu cet appart là, mon père
aurait pu être à découvert une fois dans sa vie, je n’ai pu prouver le contraire.

Bref, au vu de ma mésaventure avec mon proprio, je décide donc de passer par agence cette fois ci mais je regarde aussi les annonces de particuliers. Après tout, aucune solution n’est idéale et c’est finalement qu’une question de chance. On risque autant de tomber sur un proprio connard que sur une agence jemenfoutiste… Ou alors, je vais jouer au loto et me l’acheter direct, mon appart.

A la recherche de l’appart de mes rêves

JF ch F2
Recommandé par des Influenceurs

Bon, j’avais dit « 28 ans, l’âge de changer d’apppart ! ». A 28 ans et 3 mois, je me dis que tiens, ce serait une bonne idée de commencer à chercher quand même. Alors c’est parti. Voici la vraie saga de l’été de ce blog, sorte de blogo-réalité. J’espère que ce sera juste une saga de l’été et pas de l’automne, je compte pas passer ma vie à trouver un appart.

Episode pilote : que veux-je ? Plantons le décor : Nina B., 28 ans et 3 mois (bientôt 4, ça fait un peu mal au cul quand on y pense), vit dans un studio au rez-de-chaussée côté rue d’une ville de banlieue parisienne cossue, Plume-sur-Berges. Pourquoi déménager alors que je vis près de Paris, à une trentaine de minutes de mon boulot porte à porte ?

Les transports

Gros point noir. Notre gentille héroïne a un contentieux avec les transports qu’elle explique par l’assassinat dans une vie antérieure d’un cheminot poussé sur la voie au moment où un train passait. Après tout, pourquoi pas. Donc prendre le train tous les jours pour aller travailler, c’est prendre le risque d’être contrariée dès le matin et donc d’être de mauvaise humeur toute la journée. Mauvaise idée. En plus, les trains s’arrêtent bien avant les métros le week-end donc c’est aussi un handicap. De toute façon, en 2008, j’en ai quasi pas eu de trains mais je paie quand même bien ma carte orange 3 zones. A sec et avec du verre pilé, donc.

Le rez-de-chaussée côté rue

Aucune intimité, donc. Dès que je dois allumer la lumière, je ferme les volets sinon on voit tout ce qui se passe chez moi (et le fait que j’ai pas tout bien rangé, ahem). Et puis il y a eu cette fois où un mec m’a matée par la fente des volets une nuit d’été où je me promenais à poil chez moi et que j’ai eu la peur de ma vie. On notera ma propension à attirer le taré pervers. Depuis, je ferme bien tout comme il faut, sympa la liberté. Sans parler de cette sensation de vivre avec les gens de la rue… Et encore, je n’ai pas hérité de la paranoïa du cambriolage maternelle parce que là, je pourrais carrément arrêter de vivre. Et je ne vous parle pas du vis-à-vis. Actuellement, je donne sur une porte de garage avec un gyrophare jaune qui clignote quand l’ouvre. Quand tu dors, la lumière jaune qui filtre à travers les vieux volets puis le bruit de moteur quand la voiture attend que la porte s’ouvre (porte silencieuse, ceci dit), ça donne un peu l’impression qu’ET débarque. Donc la vue, j’en profite pas vu qu’il n’y a rien à profiter. Par contre, Kenya, elle, elle adore mais elle regarde toujours par la fenêtre où qu’elle soit.

Un appart de grande

Maintenant que je gagne des sous toute seule comme une grande, je veux l’appart qui va avec. En somme, je veux une chambre séparée du reste de la maison. Parce que j’ai pas forcément envie que mon chat assiste à tous mes ébats, par exemple. Et puis une chambre, c’est un sanctuaire, un endroit où on peut se reposer en toute quiétude sans que les appareils électroménagers du reste de l’appart viennent nous embêter avec leur ronronnement. Puis comme ça, je peux recevoir des gens qui ne dormiraient pas dans la même pièce que moi au besoin. Et comme ça, si je trouve un mec, je pourrai partir faire la gueule dans la chambre. Bref, les studios d’étudiante, j’en ai marre.

Donc je définis qu’il me faut un F2 pour un budget max de 700 euros TTC. Zone proche banlieue voisine de Plumes-sur-Berges et proches d’une antenne de TGGP ou j’ai des chances d’atterrir. Idéalement dans la ville de Lavande sur Seine [j’ai un peu honte de ce nom fictif] où y a même le métro qui passe.

A présent que je sais ce que je veux, je pars à la recherche. Et là, je vais pas mourir de rire, comme dirait Mickey 3D.

27 ans et toutes mes dents

(pas de version audio, flemme de l’enregistrer, je la mettrai peut-être en journée)

Ça est, j’y suis, un an de plus. Et vu la gueule de mes 26, autant vous dire que j’avais hâte de changer de chiffre. Je sais, c’est du symbolisme à la con tout ça mais quand on sait que mes 26 ans se résument à love stories qui n’ont pas atteint une seule fois le mois (enfin, y en a une, à la limite, on pourrait dire que si), des gens qui m’ont bien prise pour une conne, des amitiés explosées en plein vol, un boulot intéressant de seulement 3 semaines, un « stage » de 5 mois et 9 mois après, je suis encore en train de courir après les salaires manquants (le jour où ils me payent, je les dénonce sur tous les sites de stage), des entretiens toujours réussis mais c’est toujours l’autre qu’on prend, des larmes, des larmes, des larmes… Des fois, même, des envies de pleurer je sais même pas pourquoi.

 


Bon, tout ne fut pas noir non plus. Durant cette 27e année de ma vie (oui, là, je rentre dans le 28e), y a quand même eu des trucs positifs comme ce taff de trois semaines, bref mais j’ai adoré et en plus, je bossais avec un DRH choupinou, j’ai eu dans mon lit des mecs tellement beaux que j’aurais pas cru y a quelques années avec ces Rolls Royce dans mon pieu (ou me glisser dans le leur, c’est fonction), j’ai pris un peu confiance en moi au niveau de mon physique. Je plais, j’attire, je suis désirable. Maintenant, je vais apprendre à les retenir. Et puis y a eu de belles amitiés de nées, des rencontres chouettes avec Lucas, Vicky, Jane ou Summer. Je crois qu’on peut même parler de coup de foudre amical. De bons moments, aussi, des fous rires, tout ça. Le bilan tire vers le négatif mais je vais pas me jeter du pont non plus.

Surtout que nouvelle année, tout repart de zéro, du moins pour moi. Je sais que je suis catastrophiquement symboliste mais ça rassure. Une année pourrie qui se termine, je jette tout ce qui est moche, je garde que ce qui est beau et je reconstruis. J’ai beaucoup changé ces derniers mois, je suis parée pour une nouvelle vie. En soufflant les bougies fictives de mon gâteau (j’ai plus eu de bougies sur mon gâteau depuis pfiou !), va falloir faire des vœux. Que me souhaiter ? Ben un boulot qui me plaît, tout d’abord, ce sera bien. Puis la santé parce que c’est important, quand même. Un mec ? Ouais, enfin, à la limite, en ce moment, je m’en fous un peu. Non, non, le boulot et la santé. De toute façon, à partir du moment où j’aurai un boulot, je serai tellement mieux dans mes baskets que tout s’enchaînera forcément. Déjà, je vais changer d’appart (faut que j’économise pour la caution et les frais d’agence car ça me coûtera toujours moins une agence qu’un remplacement de toilette à mes frais, connard de proprio, j’irai cracher sur ta tombe). Puis qui dit boulot dit collègues et dit nouveau cercle de relations. Non pas que je veuille changer le mien actuel qui me va comme un gant, juste qu’un cercle de plus est toujours appréciable.

27, c’est un chiffre qui me plaît bien. Je sais pas pourquoi, c’est toujours un chiffre qui me vient spontanément à l’esprit quand je dois dire des chiffres pour le loto, quand je joue une fois tous les 5 ans. J’aime bien les chiffres en 7, de toute façon mais ça ne se base sur rien. Je n’ai pas de souvenirs particuliers de mes 7 ou 17 ans, je sais que rien de dramatique ne s’est passé ces années là. Pas de drames familiaux, pas de drames scolaires. Des drames amoureux, sans doute, je chopais rien au lycée mais les amours adolescentes, ça marque pas tant que ça, finalement. Même si je crois pouvoir dire le prénom de tous les mecs sur qui je craquais mais c’était pas dur, c’était soit des Guillaume (déjà !) soit des Pierre, dans l’ensemble. Des fois, il m’arrive de rêver que je chope un de ces amours là, notamment un Guillaume dont j’étais amoureuse en 4e et 3e et qui était un peu un pauvre type, finalement, genre « je fais du judo, j’ai des abdos donc je me balade torse poil tout le temps ». Je me souviens, son drame au lycée, c’est que tous ses potes avaient fait quéquette lors d’un voyage de classe où il n’était pas allé et il arrivait pas à pécho une nana qui voulait bien lui ouvrir son intimité, jusque là inexplorée.

Bon, pour mon annif, je m’offre un beau paragraphe langue de pute, gloups. Bon, aux anniversaires, il est de bon ton de faire des bonnes résolutions, aussi. Oui, moi, j’en fais tout le temps : à mon annif, en septembre (la rentrée) ou en janvier, quand le vent de la nouveauté souffle. J’en ai pas fait en janvier, bien que j’ai arrêté de fumer et qu’on note que je tiens. Là, ma seule résolution, c’est de a) trouver du travail, b) réaliser un de mes rêves, c) changer d’appart, d) avoir une relation amoureuse dépassant le trimestre. Bon, avec de la volonté, je devrais y arriver, nan ?

(ouiiiiiiiiiiiii, c’est moi le bébé! L’histoire de ma naissance ici)