Ne donne jamais ton numéro à un déménageur

Une fois mon appart trouvé, j’ai eu la bonne idée de faire appel à des déménageurs car je ne voulais en aucun cas déranger mes amis. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est que les déménageurs, c’est comme les pseudos Africains, Cubains qui vous demandent votre numéro de compte pour mettre des sous dessous : faut JAMAIS leur parler sinon tu t’en sors plus.


J’ai parfois un côté naïf déconcertant. Par exemple, je me dis que déménager d’un studio à un studio, les deux étant séparés d’un kilomètre et demi au maximum, ça va être largement dans mes moyens… Elle est mignonne la petite. Je furète sur le net et je trouve un site magique : tu rentres tes coordonnées et là, on envoie ton dossier à plein de déménageurs de ta région, trop fort. Hop, en deux clics, c’est réglé. Mais je venais de donner mon numéros aux suppôts de Satan et ça, je n’en avais pas conscience.

Le lendemain matin, 9h30, mon téléphone sonne. Sauf que le lendemain, c’est un samedi et par principe, je ne réponds pas car je ne connais pas le numéro et ça va pas de réveiller les gens à cette heure là ?  Message : « Bonjour, déménageurs bidule, nous vous appelons suite à votre demande de devis, merci de nous recontacter ». Ouais ben là, je finis ma nuit, on verra plus tard. Le lundi, je reçois un mail me listant les différents prix et là, je me dis que c’est du à sec avec verre pilé avec quelques gravier en prime, les prix allant de 650 à plus de 1000 euros. Un loyer a minima, en somme. Je vais donc embêter mes copains, fin de l’histoire. Enfin de mon côté.

Le même jour, je reçois une bonne dizaine de coups de fils du même numéro sans jamais de messages. Et en général, comme je n’aime pas ce comportement, je mets mon téléphone en silencieux et laisse sonner. Si  c’est important, t’as qu’à laisser un message. Le mardi, 4 appels entre 11 et 14h, je commence à en avoir marre. Je finis par décrocher au 5e appel « Oui, bonjour, déménagement bidule, on vous appelle car vous avez laissé une demande de devis ». Ceux là même qui m’ont laissé un message samedi. Ben vu leur insistance à me contacter, j’aurais tendance à me méfier, ça fait un peu désespéré. De toute façon, pas de déménageur j’ai dit donc je lui explique l’affaire, merci, au revoir.


Evidemment les déménageurs Bidule n’ont pas été les seuls à m’appeler, y en a eu 4 ou 5, ma chouchoute ayant été la nana qui m’a dit : « Quoi ? 1000 euros pour déménager un studio ? Mais ce sont des escrocs ! Je trouve aussi madame mais avec tes 395, tu m’intéresses pas quand même, tu sais combien ça coûte la location d’un camion ? Concrètement, moi non plus mais moins, c’est certain.

Alors évidemment, à posteriori, il est vrai que ça m’aurait économisé mon corps, en particulier mes lombaires et mes cervicales qui, je pense, m’ont profondément détestée mais je me paierai des déménageurs quand je serai riche. Pas maintenant donc.


Bon, puisque je ne prends plus de déménageurs, on passe à l’étape suivante : virer la moquette beige moche. Et là, on ne va pas pleurer.

Y a des bébés qui font peur quand même…

La liste du boulet fini

Je vous le dis toutes les semaines, je suis un boulet et en plus, les preuves s’accumulent.

 

– Vendredi dernier, j’apprends qu’on a des invites pour une soirée cirque au boulot donc je bats le rappel sur MSN et me voici officiellement accompagnée de Tatiana et d’un pote, Julien. Je leur explique donc que la soirée est lundi, 20h30, tel endroit. Lundi, j’arrive au boulot, de bonne humeur (sans raison, juste comme ça), je me mets à mon poste, je taffe. A un moment, Pauline vient me proposer un shopping pour midi, je lui réponds « bé non, si on va au cirque ce soir, ça va être chiant les paquets ». Et là, elle me regarde, interloquée : « mais…euh…C’est demain le cirque. » Je demande à mes collègues. Oui, c’est bien demain. Merci à Tatiana et Julien de leur compréhension.

– Mardi matin, j’enchaîne. Alors que je suis à peine réveillée donc pas levée, on sonne à ma porte. 8h15. Ca va pas de sonner chez les gens à cette heure là ? Bon, je réponds pas. De toute façon, j’ai la bonne idée de dormir nue en ce moment donc j’ouvre pas et c’est tout. Ca sonne. Et encore. Là mon portable (laissé sur silencieux donc je pouvais continuer à faire la morte) s’y met, un numéro que je connais pas. Bon, ok, la personne derrière la porte veut vraiment me voir. Je me lève, enfile une robe d’été accrochée au porte manteau de la salle de bain et j’ouvre, l’air un peu mauvais. « Bonjour, je suis le M. de la chaudière, on avait rendez-vous ». Et là, ça me revient, la conversation que j’ai eu y a 15 jours avec la dame de la chaudière au téléphone. Ils doivent passer une fois par an pour l’entretien, elle m’a demandé un rendez-vous, je lui avais dit tôt le matin parce qu’après, je travaille. Elle m’avait répondu mardi 11 décembre entre 8 et 9h et je l’ai écrit dans mon agenda… Et j’ai oublié. Etat de l’appart : lamentable. Etat de mes strings qui sèchent dans la cuisine, là où y a la chaudière : secs. Donc pendant que le monsieur, il trafique ma chaudière (non, ce n’est pas une métaphore sexuelle), me voici condamnée à lire mon Cosmo sur mon lit en croisant les jambes parce que j’ai pas de culotte et j’ai envie de faire pipi et je vais pas faire pipi avec un inconnu dans la pièce voisine.

– Mardi soir, je rentre après le cirque, option pieds congelés. Je rentre dans mon appart, gratouille au chat puis je me dis « tiens, si je fermais les volets ». Je suis très pertinente comme fille, c’est pour ça que je me parle souvent. Du coup, j’ouvre la fenêtre, je me penche pour fermer les volets en faisant un peu la nouille et…je glisse. Maintenant, j’ai un fantastique bleu sur chaque cuisse, rapport au fait que je me suis rattrapée au radiateur…avec les pauvres cuisses, donc.

– Mardi toujours (grosse journée), comment traumatiser une stagiaire par Pauline et Nina. Dans notre bureau, on a trois toilettes. Avec Pauline, nous voici donc face à deux toilettes vides, le troisième occupé donc on en prend chacun un. Je m’installe et j’entends Pauline qui me parle « on parle ensemble ? » Donc je lui réponds que non, ça peut perturber la 3e personne et là, elle me recrie « mais non, j’ai pas dit parle, j’ai dit pars ! ». Donc nous voici à détailler le trajet qu’on va prendre (tout en faisant pipi, donc). On finit nos petites affaires, on se rhabille tout ça puis pendant qu’on se lave les mains tout en continuant à discuter, la troisième personne sort enfin (sans doute qu’elle ne pouvait plus se cacher). La petite stagiaire. Je crois qu’on lui a fait peur.

– Je suis officiellement l’obsédée du bureau, ça y est. Tout a commencé lundi, Pauline arrive et demande « qui est manuel ? ». Moi, je lui réponds : « tu parles du film ? ». Oui, moi, j’avais compris « qui a Emmanuelle ? ». . Du coup,  voilà, je suis passée en mode obsédée, j’arrête plus. Mardi, je suis penchée sur le poste de Ioulia pour lui expliquer un truc, les fesses bien en arrière. Là, Pauline arrive et me file une petite fessée (on a des mœurs un peu bizarres mais on n’est très gentilles, faut pas croire) et m’explique que quand elles voient des fesses tendues comme ça, ça lui donne ce genre d’envies et je lui réponds du tac au tac « c’est marrant, d’habitude, ça donne d’autres envies, mouahahahah ! ». Du coup, quand elle a parlé joystick mercredi avec geste à l’appui, j’ai dû y voir un double sens, histoire de rester fidèle à ma réputation. Mais vendredi, on a tous un peu pété les plombs et ça va, en fait, je suis pas plus obsédée que les autres.

– Quand c’est pas moi qui fais le boulet, ce sont les autres qui le font pour moi. Mardi ou mercredi (mais quelle semaine mes enfants), je prends le train (bientôt, il va arriver tellement tard que ce sera carrément le suivant) puis le RER. Arrivée sur le quai du métro, je vois qu’il est à quai mais vide, les gens un peu égarés. Alors que je me demande ce qu’ils font, un monsieur nous explique qu’il y a un colis suspect dans la rame. Annonce : « la personne qui a oublié son sac dans la rame est priée de se présenter à l’accueil ». Au bout de 2
minutes, je me dis que j’aurai aussi vite fait de finir à pied. Ca tombe bien, on nous annonce que la circulation est interrompue sur la ligne. Bou-let. Sinon, jeudi, on va au jap entre collègue. Oui, dans ma nouvelle boîte, on mange japonais, tout le temps. Le serveur débarrasse nos salades et soupes non terminées (y avait de la tomate sur la mienne, je déteste la tomate) et évidemment, il faut tout tomber. Sur mon manteau, mon pull et celui de Joy, assise à côté de moi. J’en déduis donc que la bouletittude est contagieuse.

– Un clip ? Nan, une vidéo qui m’a fait mourir de rire. Etre journaliste, c’est pas tous les jours faciles, quand même.