A la poursuite du super studio

JF ch F2

Dans l’épisode précédent, je visitais un appart que je trouvais trop bien et demandait à l’agent immobilier de me donner un dossier à remplir. C’est parti. Alors mon nom, mon prénom, mon adresse, téléphone, coordonnées de l’employeur… Mon numéro de sécu… Hein ? Ah et ils veulent celui de mon papa aussi vu qu’il est caution. On s’éclate.

La liste des pièces à fournir est toujours longue comme un jour de pluie. Parmi elles, une attestation d’employeur originale. Ouais super… Le reste, ça va, j’ai à peu près sauf le RIB mais ça… J’en parle à Simon qui me dit de passer directement au siège de TGGP le lendemain matin pour demander le papier en question sinon je ne l’aurais jamais à temps. Bon ben puisqu’il me le dit, je vais le faire, hein. Donc étape un : TGGP. J’arrive à l’accueil et on me laisse rentrer sans trop de soucis alors même que je n’ai pas rendez-vous. Je
retrouve mon RH qui n’est plus Lénaïc à qui je collais plein de vents par mégarde mais un autre qui est beaucoup moins attentif à notre sort, il me renvoie vers une autre femme. Et là, elle m’explique « non mais ce n’est pas possible, je ne peux pas faire ça maintenant parce que sinon, personne ne sera payé, tout ça, tout ça.

– Ah oui mais vous savez comment sont les agences immobilières, ils veulent toujours des tas de papiers et si je ne les donne pas
rapidement, l’appartement va m’échapper, ohlala..
. ».

Toi aussi, joue au chantage affectif tendance calimero. Résultat, en 5 minutes, j’ai mon attestation et en plus, on a été payés le 25 au lieu du 28-30 en temps normal. Heureusement qu’en insistant, j’ai mis nos payes en péril.

Je passe ensuite à la Poste faire mes photocopies, je suis fière de moi, je me dis que je gère comme une reine. Faudrait vraiment que j’intègre qu’il ne faut jamais mais alors jamais se réjouir trop vite, c’est fatal. Je dois donc chercher un RIB au distributeur et là, c’est le drame, souvenez vous, je vous ai parlé. Petit plus produit : en arrivant à l’agence, je leur demande de faire une photocopie de ma pièce d’identité vu que j’ai pas pensé à le faire et là… J’ai pas ma carte d’identité. En fait, je m’en suis servie le matin même pour rentrer dans TGGP, je l’ai mise dans ma veste en repartant et là, ma veste, elle est au bureau. Heureusement, j’ai mon permis, ça fera l’affaire.

Le lendemain, dans le métro, téléphone « oui, Mlle Bartoldi, vous m’avez donné une photocopie du permis mais c’est pas une pièce
d’identité
.

– Mais euh, votre collègue m’a dit que ça iraiiiiiiiit !

– Ah non, non, faxez moi votre carte d’identité, ça ira.

– Mais euh, y a pas de fax à mon bureauuuuuuuu (véridique, ni d’imprimante ni de photocopieuse ou alors faut demander à une
rédaction pour l’imprimante).

– Ah… Bon, ben on va dire que ça ira. »

Je balise. Le soir même, je scanne ma carte d’identité mais vu que j’ai plus le net (merci Free et tes prises d’alimentation qui meurent à une vitesse hallucinante), je dois attendre le lendemain pour envoyer mon scan. Je commence à baliser, surtout que je me rends compte que le numéro de la banque que j’ai donné est faux vu que les pages jaunes me donnent que celui du fax et j’ai pas vérifié. Et s’ils appellent mon proprio, j’ai tardé à mettre mon prélèvement à jour… Oh mon Dieu !

Vendredi matin. Il y avait marqué une réponse au bout de 48h, ça fait 72. Je vais vérifier sur seloger.com et je constate que l’annonce a disparu et moi, je n’ai aucune nouvelle. Traduction, c’est mort. Et là, je revis tout le traumatisme du chômage, quand j’attendais une réponse qui ne venait pas, cette attente insupportable. Et les agences immobilières, quand elles font pas affaire avec toi, elles ne rappellent pas. Je commence à déprimer sévère, me demandant si je vais trouver chaussure à mon pied. Va falloir que je reprenne mes recherches. Quelle déprime. Je ne vivrai jamais à côté du beau parc. A moins que d’autres apparts se louent dans le coin ?

Bank story

Récemment, j’ai eu quelques déconvenues bancaires. Comme vous le savez si vous avez lu cet article, j’ai perdu ma carte bleue. Je suis entièrement fautive, je peux chercher des excuses mais la seule que j’ai est que c’est un pur réflexe : quand je prends le papier du distributeur, c’est normalement que j’ai déjà récupéré ma carte. Mais je reste fautive. Si le service d’opposition a été très gentil et efficace (à l’arrivée, personne n’a retiré sur mon compte), je suis assez remontée contre ma conseillère financière.

Ma banque est toujours à Toulouse et horriblement cloisonnée. Y avait des opérations que je ne pouvais même pas faire dans d’autres antennes de Toulouse si j’avais pas le numéro de compte comme poser un chèque sur mon compte épargne, c’est dire. Lundi, veille du jour fatidique où j’ai perdu ma carte, j’ai demandé à ma conseillère de m’envoyer mon chéquier en prévision de caution et de frais d’agence à payer, des fois que je trouve un appart (hé oui). Le mardi, je perds donc ma carte. Le mercredi, je reçois un mail de sa part : chéquier, par lettre normale ou recommandé (48h pour me répondre) ? Je lui réponds texto (c’est un copier/coller) : «Je souhaiterais en envoi simple car j’ai dû faire opposition à ma carte bleue hier suite à une perte et je n’ai plus aucun moyen de paiement donc ça m’évitera de devoir aller le chercher à la Poste. Du coup, serait-il possible de m’expédier par courrier ma nouvelle carte dès qu’elle sera arrivée? » . Alors ok, c’est une question et pas un ordre mais ça me paraît pas super subtil quand même. Le lundi suivant, je reçois mon nouveau code, youpi. La carte ne devrait pas tarder. Une semaine plus tard, toujours rien donc je me décide à envoyer un mail à ma conseillère financière : allo, où est ma carte ? Réponse : elle est là, vous voulez que je vous l’envoie en recommandé. Bon ben ma cocotte, tu ne seras donc pas surprise que je ferme mon compte (de toute façon, je t’aimais pas trop avec ta french manucure, tu dois pas souvent taper sur le clavier).

Seulement voilà, je ne travaille pas vraiment dans le secteur bancaire, bien que j’ai été guichetière à la Poste, ce qui m’a permis d’avoir un aperçu des différents produits bancaires. Mais comme j’ai pas envie d’être cliente à la Poste, je préfère tester de nouvelles banques. A mes 18 ans, mon papa m’avait ouvert un compte courant au Crédit Mutuel puisque les deux avaient un compte. J’avais également un compte courant au Crédit Lyonnais dont je me suis jamais servie et sur lequel traînaient 2000 francs (à l’époque), récupérés pour mon livret jeune. En 2001, je décide de transférer mon compte à Toulouse mais au Crédit Mutuel, transférer veut dire « on ferme tout et on ouvre ailleurs ». Quelques jours plus tard, je reçois un chéquier en euro (le tout premier) flambant neuf. Je fais pour 650 euros de chèque, 300 à Guillaume 1er qui m’avait avancé de l’argent en attendant ma paye et 350 à la fac pour mon inscription. Quelques jours plus tard, mon mec m’appelle : « J’ai comme qui dirait un souci, ton chèque a été rejeté ». Aaaaaah, panique, panique ! Il est 22h, je n’avais pas le net à l’époque, je commence à imaginer qu’on a piraté mon compte et volé tous mes sousous. Je cours donc au guichet le lendemain, mon compte est tout bien garni. Mmmm ? Bon, on va dire qu’il y a une erreur quelque part. Je rappelle mon copain lui expliquant la situation et là, en jetant un œil sur mon chéquier, je manque de m’évanouir : ces abrutis congénitaux m’ont envoyé le chéquier de mon ancien compte (désormais fermé). Donc j’ai fait 650 euros de chèques en bois, je reçois un recommandé me menaçant d’interdit bancaire.

Je récupère donc le chèque de mon mec contre un du bon chéquier mais problème : y a celui de la fac. Or ceux qui ont vécu à Toulouse en 2001 se souviennent : le Mirail était partiellement détruit. Donc j’ai dû aller à la fac et supplier quelqu’un de me laisser aller au centre administratif interdit aux élèves pour raisons de sécurité afin de récupérer mon chèque en bois contre un chèque existant. Pourquoi je n’ai pas changé de banque à l’époque ? Parce que j’ai autre chose à faire que d’ouvrir un compte tous les deux matins.

Mais là, ma décision est prise : Crédit Mutuel, je te quitte. De toute façon, tu n’existes pas beaucoup sur Paris, c’est la galère. Ciao donc. Mais vers qui me tourner ? La suite au prochain épisode parce que sinon, l’article va être trop long.

PS : Tu aimes quand je mets plein d’images ou c’est insupportable ? J’ai envie de tester de nouveaux trucs en ce moment.