A la recherche du prince charmant

Par Laurent

J’aime me balader sur les blogs afin de capter les préoccupations des gens, comprendre comment cette société raisonne. Mais depuis quelques semaines j’arrive à une certaine saturation, plus je lis, plus les sujets tournent en rond, se résumant en grande partie à : moi petite fille gentille en quête du prince charmant mais qui ne tombe que sur des connards.

Au début je regardai ca d’un œil plutôt attendri, ravi de voir qu’espoir et insouciance étaient encore présents chez certaines personnes (chez moi ca s’est envolé il y a des années). Mais au bout du 15° texte disant : j’arrive pas à trouver un mec bien, une petite voix me susurra avec de plus en plus d’insistance : mais quel bande de gourdasses.

Sans vouloir jouer au pseudo docteur love, j’ai quand même envie de vous passer un savon, parce qu’y a rien de pire pour les mecs « civilisés » que de voir une jolie fille bien sous tous rapports dans les griffes d’un tocard qui saura pas en prendre soin.

J’ai bossé pendant 5 saisons comme G.O dans des camps de vacances, et j’ai vu suffisamment de couples (au sens large) se former pour remarquer que c’était souvent les grandes gueules à 2 balles qui remportaient le gros lot, alors que les vrais mecs biens, eux, pouvaient se la mettre sur l’oreille. Ca me dépassait de voir à quel point certaines nanas, pourtant sur le papier normalement constituées, pouvaient gober absolument tout ce qu’on leurs racontaient. Mais l’étiquette ne correspond pas nécessairement au produit! Pour reprendre mes cours de marketing, c’est les produits les plus nazes qui ont le plus gros service marketing. Les « princes charmants », eux, ne ressentiront pas le besoin de se mettre en avant, ils n’ont rien à prouver à personne. Alors SVP, arrêter d’être naïve, de céder sous les sirènes du premier beau parleur venu, pour ensuite venir pleurer que tous les hommes sont des connards.

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Surtout que quand on y réfléchit, un connard, ca reste facile à identifier. Le type qui va picorer à tous les râteliers en soirée, le type qui commentera absolument tout ce qui se dira, ca parait évident qui a rien à en attendre ! Surtout que le test anti connard ca existe ! Vous lui dites que vous ne coucherez pas avant deux mois et vous regardez une
semaine plus tard s’il est encore la… imparable (ca vous empêche pas de vous amuser dès que vous avez la réponse à votre test !). Mais quand je vois le nombre de nanas qui essayent avec des mecs qui de notoriété publique sont des gros cons, des fois je me dis que vous aimez vraiment qu’on vous marche dessus et qu’on vous fasse mal. Si vous voulez qu’on vous respecte, exigez qu’on vous respecte.

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Aujourd’hui, les femmes ont beaucoup plus de pouvoir que les hommes dans notre société. Pour preuve, vous en voyez souvent vous des nanas dormir dans la rue ? En pratique ca se traduit par le fait que c’est à l’homme d’aller séduire la femme, qui la plupart du temps lui répondra : next … et oui la femme propose ET dispose. Vous êtes très clairement en
position de force : une fille même moche arrivera toujours à ramener un mec en une heure si elle le désire. Nous on a quoi comme solution pour plaire à une belle inconnue ? Essayer de se faire remarquer durant les 4 secondes que vous voudrez bien gracieusement nous accorder. Pour vous dire la vérité, faire la démarche de sortir de son petit confort pour venir discuter avec les meilleurs intentions du monde avec une fille qui nous plait réellement, et se faire jeter en beauté, c’est terriblement blessant. Au final la majorité des mecs 
n’abordent des filles que s’ils en ont rien à faire d’elles, c’est moins douloureux si ca tourne mal, et ca explique pourquoi la grande majorité des mecs qui vous abordent se conduisent comme des lourdauds. J’imagine que ca doit être assez gonflant pour une nana plus séduisante que la moyenne de se faire accoster par des relou en permanence, mais reconnaissez le, si on ne ressemble pas à ca, on à même pas droit à un regard :

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Ne pensez vous pas que le prince charmant a dans sa liste de qualités la discrétion et le respect envers les femmes ? Il n’est donc probablement pas du genre à se la péter ou à accoster les filles sauvagement. Et si c’est la seule manière que vous lui laissez de faire votre connaissance, il ira voir ailleurs. J’avoue que ca me fait assez rire de voir le comportement d’un bon nombre de fille qui s’amuse à snober les mecs. Je peux comprendre qu’une nana n’aie pas forcement le temps de papoter en allant au boulot, mais rien n’empêche de discuter avec son voisin dans le métro, ou de discuter avec une table voisine dans un bar (si c’était soirée privée entre amies, autant faire ca chez soi, non ?). Peut être que si vous vous rendiez plus accessible et laissiez les gens vous approcher, vous auriez l’occasion de faire connaissance avec les 80% immergé de l’iceberg, et surement la partie la plus intéressante.

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Des mecs bien moi j’en connais un paquet : doux, intègre, bonne présentation, bonne situation, mais ils ne trouvent pas preneur. J’en conclus qu’au fond malgré leurs dires, un mec bien c’est pas ce que les filles recherchent. Elles cherchent juste un mec un peu con qui leur donnera l’illusion de sortir quelques instants de leur morne et ennuyeuse existence.
En y réfléchissant un mec bien c’est trop sage, trop plat, et surtout ca fait pas flashy devant les copines. Des mecs biens y en a partout, faut juste savoir ce que vous voulez.

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Bi l’an

Chaque année, nous voici face à un terrible moment, en ce mois de décembre : le bilan de l’année. Personnellement, j’en fais toujours deux par an (d’où le titre, je suis en forme pour les jeux de mots à la con, en ce moment) : un en juin, lors des vacances et un en décembre, à la fin de l’année. Mes rêves pour 2005 se sont-ils réalisés ? Heu…
 
La santé
Rien de particulier à signaler, j’ai toujours mon appendice et mes amygdales, je ne me suis pas encore reproduite. Aucune maladie particulière ne s’est manifestée, si ce n’est mon mal de cou chronique en été qui me bloque. Sinon, je suis toujours en parfait état de marche, merci.
 
Les études
Terminées, donc, le point positif de l’année, je pense. J’ai plutôt bien réussi cette année de master, je suis assez contente du résultat si ce n’est que le directeur de master semble avoir une dent contre moi : il m’a foutu un 2,5/10 qui ne me semble pas justifié (si ce n’est par le fait que nous sommes en désaccord sur le sujet) et un 13 au rapport de stage là où les autres ont eu entre 16 et 19… Et une mention bien qui s’envole, du coup. Peu importe, comme m’a dit mon tuteur de stage, la mention, les employeurs s’en foutent. Moi moins mais je me console en voyant les excellentes notes que j’ai eues dans les autres matières : c’est pas compliqué, ma moins bonne note est 11, en droit (j’en avais jamais fait de ma vie) et je culmine à 16 ou 17 en module technique. Faut dire que j’ai bien bossé cette année, mon diplôme, je le méritais. Ceci étant, je me demande encore si j’ai fait la bonne formation, tant je n’ai rien appris, mais je crois que c’est pareil pour tous les DESS. Ce que je regrette surtout, c’est que personne ne nous a aidé durant l’année. A la réunion de rentrée, mon cher directeur de master s’extasiait : « oui, dans 6 mois, vous serez peut-être à Atlanta à faire un reportage sur CNN ! ». Waouh, ça fait rêver, que de perspectives ! Résultat, au moment de chercher des stages AUCUN coup de main mais vraiment aucun. Et quand on trouvait, c’était l’apothéose. Prenons notre amie Clara qui sue sang et eau pour se dégoter un stage d’observation de quinze jours à France 3 national. Elle annonce ça à notre directeur qui fait : « ah mais fallait me le dire que vous cherchiez à France 3, je connais M. Tartempion, là-bas ! » Alors, d’une part, pour lui dire, il aurait fallu qu’on le voit et puis forcément, il a beau jeu de dire ça APRES.
 
Je me suis démerdée toute seule pour mes stages avec plus ou moins de réussite (plus pour le premier, pas du tout pour le second). Et là, voici que je reçois au mois d’août une lettre de l’IEP me demandant de filer mes contacts pour constituer un fichier… Non mais ils rêvent les yeux ouverts ! Pendant 6 mois, nous n’avons eu aucun interlocuteur, nous nous sommes démerdés seuls pour tout et là, ils arrivent la bouche en cœur et osent nous demander ça. Curieusement, j’ai omis de répondre…
 
Enfin, retenons juste qu’après 7 ans d’études, me voici bardée d’un beau bac+5… qui ne me sert à rien pour l’heure mais patience…
 
Le boulot
Bon, on va mettre les stages dans cette catégorie, histoire de…
Premier stage, tout nickel : pas rémunéré, certes, mais des tickets repas à 8,60 € par jour et la carte orange à moitié remboursée, on ne s’en sort pas si mal ! Mais surtout, on travaillait dans une ambiance vraiment bon enfant, je ne me suis pas ennuyée pendant deux mois et demi. Puis là-bas, j’ai rencontré Zoé qui est une de mes grandes amies parisiennes… C’est là-bas que j’ai commencé mon blog. J’ai des souvenirs magiques de ce stage, des expériences inoubliables qui me serviront longtemps pour mon métier. Finalement, il aurait été rémunéré avec un boulot à la clé, ça aurait été parfait.
Deuxième stage, tout faux. Dès le départ, je ne le sentais pas, j’aurais jamais dû y aller. J’explique : je réponds à une annonce sur un site Internet, j’envoie des dizaines de candidature et c’est la première (seule) réponse positive, les autres postes ayant déjà été pourvus. Donc en rentrant de Clermont Ferrand où j’avais couvert un match, traînant ma valise et pestant après la pluie qui tombe alors que je suis en t-shirt et pantacourt, je vais à un entretien pour ce poste. J’erre dans un quartier très populaire, perdue, agacée, le pauvre Gauthier se prend mon énervement dans la tête (« fais chier, elle est où cette putain de rue ! Il est trop moche ce quartier ! »). Bon, finalement, je trouve, c’est dans un immeuble dont le porche est bloquée par de grosses grilles… Ambiance ambiance ! Je sonne et j’attends, un mec vient m’ouvrir (y a pas d’interphone ?), je rentre et, ô surprise, les bureaux sont en sous-sol : le rez-de-chaussée qui doit faire 2 m² ne sert strictement à rien. Je descends, donc, l’entretien se passe nickel. Rémunération ? Non, rien de rien. Ma mission ? Je dois travailler sur la culture dans les collectivités locales et territoriales. C’est plutôt positif : je n’ai jamais fait de journalisme culturel et se faire des contacts dans ces collectivités est un bon plan. Mais avant, j’explore quelques autres pistes dont RMC. Une heure de métro pour m’entendre dire : « vous n’êtes pas assez autonome en radio mais je mets un point d’honneur à rencontrer toutes les personnes dont le CV est passé en interne. » Ben j’aurais préféré que tu m’appelles pour me dire ça directement, une heure de métro aller, autant au retour, pour dix minutes d’entretien, j’ai autre chose à faire !
 
Donc me voici à mon stage. Le premier jour, j’arrive, on me présente mes costagiaires, un sympa et un autre que je trouve mignon sur le coup (Nina, tes lunettes, tu devrais les mettre…) mais glacial comme c’est pas permis.
« Tu…tu as un or… ordi p…p…portable ?  (oui, il bégaie mon tuteur de stage)
– Oui mais chez moi, je savais pas que je devais l’amener…
– Ben oui, c’est mieux… En attendant, travaille sur ce poste ».
Seigneur, j’allume, windows 95 ! C’est une blague ? Bon, je passe la journée à écrire un article sur open office dans un silence de mort mais comme je suis pas connectée à Internet, je bosse vite et bien. Le lendemain, j’arrive avec mon pc portable qui n’est plus tout jeune. Trois quart d’heure avec cette foutue sacoche, ça a de quoi vous foutre de mauvais poil. Le café lyophilisé, l’absence de lumière et les frais de bouffe aussi. Alors, quelles sont mes prochaines missions ? Réfléchir à la conception du site Internet de mon tuteur de stage, un dossier sur droit et e-administration. Ah, je dois aussi faire une interview de M. Tuteur pour son site Internet… Là, ça commence à puer l’arnaque : elle est où la culture ? Comment ça, je bosse que sur le site Internet de M. Tuteur et de son association ? A partir de là, je me suis mis en état de « démission mentale », comme dirait Max sur son blog. Moins j’en foutais, mieux c’était : je séchais un jour sur deux ou presque, prétextant des maux de tête (j’ai de nouvelles lunettes) à répétition ou des conneries du genre… Un jour, le monsieur m’a quand même demandé si j’avais des problèmes de santé : « non, non ! ». Quand je venais, je partageais mon temps entre : écriture de mon blog, réponse aux commentaires, fumer, fumer, boire du café, pisser, aller chercher à manger, partir à 16h, déjeuner pendant deux heures avec des copines, prendre mon après-midi… De toute façon, dès que M. Tuteur n’était pas là, il nous foutait dehors car il n’y avait qu’un jeu de clé… Il m’est ainsi arrivé un jour d’arriver à 9h45 et de repartir à 11h30… Me vriller l’épaule pour si peu, ça a de quoi agacer…
 
En juillet, nous étions plusieurs stagiaires, un que je n’ai vu que deux ou trois fois (le glacial) et l’autre, autrement plus sympa qui ne supportait pas trop le stage non plus mais qui, lui, le faisait sérieusement. Sa mission : outre un dossier sur l’intranet (que M. Tuteur m’a demandé de relire pour corriger les fautes, me voilà secrétaire de rédaction !), il devait trouver des CV en ligne de personnes pouvant donner des cours d’informatique pour l’association… Donc on allait toujours fumer en même temps histoire de papoter deux minutes et se défouler un peu : stage de merde ! Puis vint le mois d’août où je n’allais plus travailler puisque le monsieur était en congés je sais plus où donc trois semaines à moisir chez moi en faisant semblant de travailler sur mes dossiers : droit et e-administration, mais aussi l’employabilité dans les TIC et, surtout, je devais réfléchir à comment promouvoir un magasin d’accessoires de boxe qui allait ouvrir pour un ami de M. Tuteur. Finalement, je n’ai rien foutu, j’ai terminé mon stage en ayant rien fait sur ces sujets-là et quand il a fallu rendre mon dossier sur l’e-administration en octobre, je l’ai pas fait, M. Tuteur ne m’a jamais relancée. Sur le coup, j’avoue que j’ai culpabilisé mais finalement, comment pouvait-il décemment vendre ce stage en promettant des sujets culturels ? Comment pouvais-je sortir de là la tête haute en disant que j’avais acquis une nouvelle expérience journalistique ? La cata.
 
Et depuis ? Rien. Quand tout se passe bien, le dernier stage est celui qui permet de trouver du boulot, raté ! Mais en ce moment, je suis en mode recherche activé, je regarde même les stages car je préfère un stage faiblement rémunéré que rien foutre chez moi. Je suis journaliste, pas testeuse de canapé.
 
Amitié
Là, encore, il y eut des hauts et des bas, des amitiés éphémères, certaines sont nées, d’autres sont mortes.
 
Commençons par mon ex meilleur ami, Yohann… Et bien ça fait maintenant un an que je n’ai plus de nouvelles de lui et je ne sais absolument pas pourquoi. La dernière fois que je l’ai vu, j’ai pressenti le malaise… En fait, je l’ai trouvé par hasard à une caisse à la FNAC l’hiver dernier. Oui il faut savoir qu’il vit depuis deux ans en Suède et ne rentre que pour Noël et en été… Donc là, surprise : le voilà en France ! On discute et on s’arrange en rendez-vous. J’ai la sensation curieuse qui si nous nous étions pas croisés ce jour-là, je ne l’aurais pas vu… On se retrouve donc le jour dit, on papote, je me dis que je me fais des idées, on se file un autre rendez-vous mais il m’appelle la veille pour me dire qu’il a pas le temps de me voir mais pour se faire pardonner, il me livre un scoop sur les Feux de l’Amour. Oui, avec Yohann, les Feux de l’Amour nous faisaient hurler de rire, on adorait quand Victor buvait avec insistance dans un verre vide et ce genre de trucs à la con. Alors voilà, près de 10 ans d’amitié et la seule chose qu’il a à me dire, c’est une connerie sur un soap opera ? Là, je ressens le malaise. Je pars sur Paris, j’envisage de lui envoyer un mail pour lui dire mais c’est bientôt mon anniversaire… il oublie. Et depuis ? Plus de nouvelles. Il ne m’a pas appelée cet été quand il était sur Toulouse (il ne sait pas que je vis sur Paris), il ne m’a pas appelée cet hiver pour dire qu’il était là, non plus… Certes, j’aurais pu appeler mais s’il a oublié mon anniversaire, ce n’est pas un hasard. Je sais pas, je reste persuadée que si je l’avais pas croisé à la fnac l’hiver dernier, on ne se serait pas vus des vacances.
 
Sinon, sur Paris, je me suis fait pas mal de relations assez éphémères, y a qu’à voir l’évolution des participants aux vingtenaires : une doit partir, une autre arriver, il me faudrait aussi un(e) autre remplaçant… Je me suis fait de bons copains ici, notamment Zoé que j’ai rencontré dès mon arrivée puis Tink, Sab, Banana, Agnès, Bouki et quelques autres. D’autres m’ont déçue mais c’est la vie.
 
Amours
Oh, le gros dossier, puisque comme dans les horoscopes, je vais tout mettre en vrac dans ce domaine à savoir les brouettes et le reste… Donc assoyez-vous bien confortablement, allez vous chercher un petit thé ou un café, Yome, tu peux allumer une clope (j’adore ta photo sur le sujet, au passage), c’est parti.
 
Je ne la jouerai pas chronologique, on s’en fout. Je vais pas revenir sur chaque histoire, on s’en fout aussi, juste faire un rapide bilan. Globalement, cette année a été plutôt riche en brouette mais relativement pauvre en belles histoires même si… Un rateau magistral avec Julien m’a un peu fait partir en vrille cet été mais globalement, je ne regrette rien, ce n’est pas mon genre. J’ai fait des rencontres plutôt agréables, il faut bien l’avouer : Louis avec qui je suis restée amie, Reno avec qui je papote de temps en temps et qui m’explique les dessous de son métier (auquel je ne connais rien donc chaque conversation est riche en enseignement). Il y a également Jean, un vrai ami avec qui on peut parler de sujets graves ou de sujets plus légers… Concernant Laurent, il est revenu d’Afrique et il y a peu et m’a sauté virtuellement dessus comme un chat sur ses croquettes mais je ne pense pas le revoir. Il est clair que ce monsieur n’en n’a que pour mon sex appeal alors je pense que je vais zapper. Quand les choses évoluent de cette façon, je trouve que la brouette est un moyen très agréable pour faire connaissance.
 
Evidemment, parfois, je tombe mal, c’est inévitable… Il faut dire qu’en général, je ne fais les choses à moitié mais là, je me suis dépassée… Entre le goujat égoïste qui prend sans donner et le névrosé paranoïaque bouffé par la haine, je ne sais lequel est le pire. Mais je crois que les deux m’ont donné une leçon : comme quoi, dans toutes choses, malheur est bon. Avec eux, j’ai pu mesurer l’étendue de ma naïveté : non, l’homme n’est pas bon par nature. Ceci étant, je pense que chacun a ses excuses : Benoît est encore jeune et a beaucoup à apprendre (quoi qu’à 24 ans, il serait temps…) pour se comporter correctement avec les femmes. Je pense que quand il se sera pris une bonne dizaine de râteaux, il aura compris. Quant à l’autre, je sais pas, je n’ai rien compris à cette histoire. J’ai une idée de la réelle raison de son comportement mais tout de même… Détester au point de vouloir faire souffrir une personne qu’on a vue une dizaine d’heures, ça ne me paraît pas très normal. Mais peu importe, au fond, ces deux histoires appartiennent au passé.
 
Côté « amoureux », il y eut Arnaud, donc, mon petit ami officiel de l’année et ce ne fut pas une réussite, finalement. Pourtant tout avait bien commencé et les trois semaines passées ensemble furent parfaites, on se voyait un soir sur deux, on passait de doux moments à deux… Mais voilà, un jour, il se dit qu’il était temps de mettre les voiles et il oublia de me prévenir. Dommage, mais en même temps, ça m’a permis de vivre LA belle histoire de l’année, mon idylle avec Guillaume, donc. Comme on se voit peu, on profite à fond de chaque moment sans se poser de questions. Et pour l’heure, ça me va parfaitement. C’est vrai que, parfois, j’aimerais qu’on vive plus près l’un de l’autre pour se voir quand on veut mais on peut déjà se parler tous les jours sur MSN ou par téléphone, c’est déjà pas si mal. Et, au moins, on ne peut pas dire que la routine nous menace.
 
Globalement, 2005 n’a pas rempli mes espérances, je pensais que ce serait mon année. J’espère que 2006 sera plus clémente… A suivre.
 
 
 

Bonus : des mails meetic!

Durant mon expérience meetic, j’ai reçu quelques mails anthologiques… On va encore dire que je me moque mais je ne pouvais m’empêcher de les partager avec vous. Les voici, dans l’ordre chronologique et dans leur intégralité, même l’orthographe a été respectée… Mesdemoiselles, si vous reconnaissez un de ces mails, dites-le, qu’on se marre!

Marketing direct
Message : Envie d’un peu de changement dans votre vie ? Envie de découvertes, de sorties, de balades, d’échanges, de surprises ? Ne cherchez plus, nous avons la solution :

Fruit d’une technologie de dernière génération, notre modèle dispose de multiples et avantageuses fonctionnalités :curieux, il vous fera partager ses découvertes avec enthousiasme, gentil, souvent drôle, il dispose également d’une très pratique fonction musicale (piano, guitare…) qui animera au besoin vos trop longues soirées d’hiver. Simple d’utilisation, il saura facilement s’adapter à vos attentes tout en étant doté d’un bon niveau d’autonomie.

Déjà plébiscité par de nombreuses ménagères de moins de 50 ans (mais pas plus), celles-ci témoignent : « Je l’ai découvert il y a un an, maintenant je ne peux plus m’en passer » Florence G. – 92


« Il est vraiment d’une grande souplesse d’utilisation, j’en parle à toutes mes amies » Hélène S. – 77

Alors n’hésitez plus et joignez-nous par mail ou tchat pour toute question complémentaire !

Disponible sous 24h – Frais de port offerts

 
En vrac…
Message : Bon je sais pas trop quoi dire comme ça mais j’aimerai bien discuter avec toi un de ces jours.

Quelques arguments au hasard pour que te donner envie de me répondre : j’ai une polo, je chausse du 42, mes parents ont un chat siamois qui s’appelle lotus et j’adore porter des sandales quand il fait chaud.

Je vais très bien sinon, j’espère que toi aussi !

PS : ton tatouage sur la photo s’arrête au visage ou est-ce qu’il descend plus bas?

 
Bien tenté
Message : Je t’ai rencontré hier dans le quartier où je passais .Tu y terminais tes course par le lait et quelques fruits. Je n’ai pas osé t’aborder, ce n’est pas toujours une chose facile, comme cela, dans l’instant…Alors sans doute est ce plus aisé par le biais d’internet,je te reconnais donc,

Bien non ??? Ha bon…

Le coup du lait ?

Tu ne bois jamais de lait !

Et tu as eu une journée terrible hier alors je dois me gourrer !!!

bon bon …

Mais quant même, un petit message ???? Qui sait ?

Il a rien compris, lui…
Message : Bienvenue a paris, j’aimerais te faire visiter le paris jeune. Patient de nature calme,je me crois capable d’aimer et d’apprécier les dessins que tu aime a porter au faciès .lol
 
Du vouvoiement au tutoiement en une phrase
Message : salut vous ète belle,on pe faire consc si ca te gène pas
 
La belle histoire
Message : Ce mail a pour but, d’attirer ton attention sur l’individu qui se cache derrière son pc. Bien qu’il ne fasse pas partie de la C.I.A, ni du F.B.I. Il semble porté un intérêt flagrant à ta fiche.

Il m’est avis qu’il faut prendre des mesures. Je suggère de jeter un oeil sur le profil de l’audacieux, pour assouvir une curiosité légitime.

Si d’aventure, l’individu semble avoir un intérêt quelconque, lui renvoyer un mail. En sachant, qu’il est à la recherche d’une humaine. Donc pas d’une belle au bois dormant, car il est difficile de parler à une belle endormie. Sans compter le risque de la réveiller, et de recevoir, tout objet a portée de sa main, en plein visage.

Chose qui, somme toute, fait assez mal.

A bientôt.

 
Bleu, c’est bleu
Message : Tes yeux, bleus. Mes yeux, bleus, et nous, dans l’azur…
 
Proposition directe
Message : si je vous demandais on mariage vous seriez ok?
 
Drôle…
Message : Salut! Tu as les meilleurs yeux que j’ai déjà vu :)))
 
Le menteur
Message :  flasher, pas flasher , flasher, pas flasher… non un ptit mail c plus personnel je pense. bon je me decris : Grand pervers sexuel depuis ma plus tendre enfance, j’ai passé mon adolescence en prison. Alors bien sur a peine sorti je me suis rué sur meetic comme 330.000 gars pour envoyer un mail a la fille aux jolies yeux.

Etant completement taré je suis pret a me jeter du haut de la tour eiffeil si j’ai pas une reponse a ton mail.

Voila ptit quizz maintenant faut discerner le vrai du faux dans tout ca 🙂

J’utilise le compte de mon ami (classique)
Message : Salut,

En utilisant le compte meetic de mon ami, je suis tombé sur ta charmante photo ainsi je me suis permis de t’envoyer ce mail à travers lequel je souhaiterais nouer une connaissance d’amitier si ça vous embarasse pas.

Je me prénome ************, agé de 25 ans j’habitte **********. Ingénieur de formation et aimant le sport, les soirées fun, la musique et le cinéma.

Afin d’échanger nos photos et bien entendu avec ton accord, voici mon adresse e-mail (car je ne suis pas un membre meetic) : ***************

Très bonne journée!

A+

 
Lui, il veut me rencontrer
Message : coucou a toi je voudrais savoir ce que tu recherches sur meetic? et quel sont des criteres de mec ici meme ? l’homme parfait n existe pas j’espere que je suis l’idéal rever enfin a toi de voir j’espere que tu me répondras a mon email et pourquoi pas une recontre par la suite tendre bisous

je ne suis pas contre pour une eventuelle rencontre par la suite si tu veux bien

 
Il est pas prof de français, lui
Message : dèsoler pour les flash a rèpition mais sa dèconne grave sur se site pas moyen de t envoyer un mail ou ptè q sè moi qui dèconne bref alors voila j ai 29 ans je suis electricien je suis pas du genre a raconter des histoire il ya une èpoque ou je sorter pour sortir cinè ,ballade,boite ,et maintenant avec le temps je recherche ma moitier ,je suis quelqu un d ambitieux ,je veus me rèvèiller a coter de la femme q j aime et inchala chouchouter mes enfants j aime voyager ,je kif le cinè , on pe papoter papoter papoter je ve te connaitre mais pas derière un clavier pas trooooo quoi on n et adulte on se doit le respect avec sa je pense q sa sufffffffffffffffit non au bel inconnueeeeeeeeeeeeeeeeee je te laisse mon adresse

**************** et si ta msn envoie t on adresse

 
Direct, le gars
Message : salut a toi!!! je suis sur paris en ce moment, et j ai un peu de temps
libre jusque mercredi prochain… si tu as un moment qui peut coller a mon emploi du temps…je t invite a prendre un verre en tout bien tout honneur… dans un coin a mi chemain entre chez toi et chez moi… avec pleins de gens si tu es parano!!! c peut etre un peu direct comme demarche, mais je sais que je suis pas dingue , pas detraque sexuelle… mais que j ai simplement envie de rencontrer des gens, une fille… si possible jolie?… qui te ressemble…???
je n ai pas forcement envie de communiquer des heures sur l ordi alors qu il est si simple de se rencontrer…
voila, je te laisse…
merci de me repondre meme si c negatif…???
en tout cas… oh mieu tu gagne un verre… voir un pote…

ou ? c toi qui voi…

bisous

je te laisse mon phone… **********

see you

Julien

Meetic a cela d’étrange qu’en quelques mails, on peut se planifier une nuit particulièrement chaude avec un quasi inconnu dont on connaît toutes les caractéristiques physiques, ou presque, sans même savoir son nom de famille.

Tout est mentionné sur la fiche de présentation : âge, signe astrologique, religion, tabagisme, poids, taille… Ne manque que la taille du sexe, le tour de poitrine et la position préférée. Ensuite, à nous de faire le tri dans les milliers de fiches présentes.

Pour ma part, je prends rarement les devants mais je n’en ai pas vraiment besoin : j’ai 25 ans et je vis dans une région surpeuplée, les flashs pleuvent sans que j’ai à lever le petit doigt (et je ne suis pas la seule dans ce cas).

A côté de ça, il y a les mails que l’on reçoit, parfois directs (ta fiche me plaît, je veux te rencontrer), parfois plus originaux (j’ai reçu d’un jeune homme un merveilleux exemple de « marketing direct » où le monsieur vantait ses propres mérites, très drôle et bien tourné), je ne réponds que rarement, j’avoue. Certains me jetteront la pierre en me traitant de vilaine bêcheuse mais soyez honnêtes, messieurs : combien de demoiselles ont reçu le même mail que moi ?

Enfin, il y a le chat, que je déteste, mais c’est finalement là que j’ai discuté avec la grande majorité de mes meeticboys. Le chat n’est pas une mauvaise façon de faire connaissance, en soi, mais on se retrouve vite avec une bonne dizaine de mecs qui viennent vous harceler, je trouve ça assez lourd. En plus, chez moi, il ne marche qu’une fois sur deux ! Ceci étant, le chat est très amusant car certains gars n’y vont pas avec le dos de la cuillère, j’ai eu droit à : « est-ce que tu aimes les piercings ? », « je suis photographe, tu ne voudrais pas poser pour moi » (entre parenthèse, c’est très flatteur !!) ou mon préféré : « est-ce que tu aimes la fessée ? ». Chacun sa technique mais j’aimerais bien savoir combien de réponses il a eu, celui-là !

Bref, meetic est un immense supermarché de la drague où les gens jouent plus ou moins franc jeu, ça dépend des cas. Personnellement, je ne suis pas convaincue que je puisse trouver quelqu’un de sérieux sur ce site bien que de nombreux témoignages de personnes que je connais me démontrent que ça peut arriver…

Pour ma part, je préfère ne pas trop capitaliser dessus : si ça arrive, tant mieux pour moi mais ai-je seulement envie d’une relation amoureuse stable, en ce moment ? Je ne crois pas et c’est bien pour ça que je me suis inscrite sur meetic, d’ailleurs.

Cela fait maintenant un mois que j’y suis (depuis le 23 avril, exactement) et je comptabilise 175 flashs, ce qui me semble plutôt flatteur. J’ai rencontré pour l’instant quatre personnes (aucun n’avait flashé sur moi, c’est amusant) et conclu avec deux. Mon dernier rendez-vous a eu lieu hier soir et c’est l’objet de l’article du jour.

Je vous resitue un peu le contexte actuel de ma folle vie amoureuse, histoire que vous compreniez : j’avais donc rencontré trois meeticboys jusqu’à hier soir, deux avec qui nous étions d’accord pour que ce ne soit que sexuel et un autre, lundi, où c’était purement amical. En toute honnêteté, j’ai trouvé ce garçon vraiment charmant, un sourire magnifique, mais rappelons-nous que je ne suis pas à la recherche du père de mes futurs enfants. De plus, j’ai rendez-vous ce soir avec l’un de mes meeticboys coquins.

Hier soir, j’avais donc rendez-vous avec Julien qui connaît parfaitement mes mœurs un peu débridées. Il a pris contact avec moi par mail, l’histoire peut prêter à sourire. En fait, sur meetic, vous avez en eux la photo des derniers meeticboys qui : vous ont envoyé un mail ; chatté avec vous ; visité votre page ; flashé sur vous. Donc, un soir, je me connecte, je jette un œil aux photos, rien de très remarquable et je laisse la page ouverte. C’est à cette occasion que vous allez pouvoir mesurer l’étendue de mon égocentrisme forcené. En effet, j’ai remarqué que plus je restais connectée à meetic, mieux j’étais classée dans les recherches ce qui me permet d’avoir plus de visiteurs sur ma page et, donc, plus de flashs. Mardi dernier, j’avais donc laissé ma fenêtre ouverte et, à un moment, je vois que la photo du dernier gars qui m’a envoyé un mail avait changé et que j’étais à présent en présence d’un beau gosse donc je me précipite pour lire le mail. Le jeune homme, prénommé Julien, donc, me demandait depuis quand j’étais dans la région (j’ai précisé dans mon annonce que je venais de débarquer) et je lui réponds très gentiment. Une demi-heure plus tard, je reçois un nouveau message de sa part où il me donne son adresse MSN donc je le rajoute à mes contacts et nous partons en chat.

Je ne peux pas dire que la conversation fut hautement érotique, nous avons parlé de l’amour et de nos expériences respectives, il me raconte que son ex-petite amie l’a quitté il y a peu, en prenant le chat, au passage. Dans ce genre de discussions arrive toujours la question fatidique : « que cherches-tu sur meetic ? ». Il me répond qu’il cherche une liaison sérieuse, je lui fais comprendre que ce n’est pas mon cas. C’est toujours amusant de voir à quelle vitesse les meeticboys sont corruptibles, il suffit de dire ça pour qu’ils répondent : « ah oui mais je n’ai rien contre un rendez-vous crapuleux ! ». Donc je conviens rapidement d’un rendez-vous avec le jeune homme pour le mardi suivant. De plus, nous travaillons à peu près dans le même quartier, le hasard fait bien les choses !

Dimanche soir, je recroise le monsieur sur Internet donc on rediscute un petit peu et je le sentais un peu bizarre. Il faut savoir que les webdragueurs demandent généralement un paquet de photos mais lui ne m’en a pas réclamé et ne m’a pas non plus demandé quelles étaient mes pratiques sexuelles. Intriguée, je finis par lui demander si ma vie trépidante ne le gênait pas mais il me répond que, au contraire, ça le fait « tripper » puis il me révèle qu’il a lui-même une petite amie. Je vous avoue qu’à ce moment-là, j’ai eu des doutes sur la suite de notre aventure mais il me rassure : il n’est avec elle que depuis une semaine et il est un grand garçon.

Donc hier, je me rendais confiante bien que mon amie Victoire m’ait prédit que je ne pratiquerais pas la brouette tonkinoise avec ce jeune homme le soir même.  Mais je ne l’ai pas écoutée, je n’en fais toujours qu’à ma tête.

Nous avions rendez-vous hier soir sur les marches de l’opéra, endroit où il n’y a jamais personne… Donc j’arrive et je vois un groupe assis sur les marches, je commence à paniquer : vais-je arriver à le retrouver dans cet endroit-là ? Heureusement, il mesure 1m89 donc je le repère assez facilement. Appuyé contre une colonne, les écouteurs glissés dans les oreilles, engoncé dans son costard, il attend, les yeux perdus dans le vide. De loin, je le trouve très séduisant mais je souffre de myopie et je n’avais pas mes lunettes donc je me rapproche avant de jubiler. De près, il est encore plus charmant.

On se fait la bise, ce qui m’amuse toujours : sur MSN, nous avions convenu de faire l’amour toute la nuit mais nous nous faisons la bise comme deux amis, c’est toujours un moment surréaliste, pour moi. D’ailleurs, je lui en ai parlé un peu plus tard, ça l’a fait sourire mais, en même temps, on ne va pas commencer à s’embrasser dès le premier contact, restons corrects.

Il m’emmène dans un bar amusant où le prix des consommations varient comme à la bourse, selon l’offre et la demande… On s’assoit et il m’explique le principe puis me demande gentiment ce que je veux, je grimace en lui disant : « Je ne peux pas lire le panneau lumineux, je n’ai pas mes lunettes ». Je range mon ego et sort mes lunettes et consulte le menu. Je dois ici préciser que je n’ai mes lunettes que depuis deux mois, je ne les mets que rarement, surtout au boulot, mais ma coquetterie me pousse à m’en dispenser dans la rue et en rendez-vous galant (surtout en rendez-vous galant).

Donc je m’équipe et regarde le menu puis, une fois décidée, je range mes lunettes, ce qui amuse Julien qui me dit que ça me va pourtant très bien. Comme ce rendez-vous commence bien ! Il est vraiment charmant et je le dévore des yeux, je rêve de lui arracher sa cravate. La conversation s’oriente très vite sur des sujets coquins, on parle de meetic et des rencontres qu’il est possible de faire. C’est étrange car, en temps normal, dans ce genre de rencontre, on parle de tout sauf de ça, comme si on cherchait à occulter ce qui allait se passer quelques heures après… Il paie les consommations (appréciez la galanterie) puis on part dîner.

En chemin, on discute de vie de couple car nous avons tous les deux vécus une longue histoire qui nous a marqué, il me dit que son ex lui a appris à apprécier la vie de couple et il me révèle d’une voix tremblante : « Et, en fait, là, ce soir, je le sens pas ». Je fais fi de l’entaille qu’il vient d’infliger à mon ego démesuré, je souris et je réponds : « Ce n’est pas grave, je n’exige rien de toi ». Il se sent tout de même obligé de se justifier, il pensait être capable d’avoir une histoire juste comme ça, juste pour le fun, mais il s’est menti à lui-même.

Suite à cette terrible révélation, nous nous rendons quand même au restaurant et nous discutons beaucoup de choses et d’autres, il m’envoie de nombreuses piques sur mon accent et mes expressions particulières mais le courant passe très bien. En fait, il découvre que je ne suis pas une nymphomane insensible et que j’ai plus envie de moments câlins que d’inoubliables saltos thaïlandais, ce qui l’étonne beaucoup (quelle image je dois donner de moi, sur meetic !). Nous parlons aussi de nos anciennes relations amoureuses, je lui explique que je n’aime pas qu’on me fasse des cadeaux onéreux car cela me gêne et j’apprécie plus de trouver un petit mot sur un post-it que des bijoux ou des bouquets de fleurs. Ce côté charmant de ma personne le pousse à s’exclamer : « Mais tu es parfaite ! » et je lui réponds, de ma voix la plus suave : « Oui, il n’y a que toi pour en douter » et il me répond, penaud : « Ce n’est pas de toi que je doute mais de moi ».

La conversation s’éternise, on finit par quitter le restaurant vers 0h et nous reprenons le train. Arrivés à la gare, nous parlons encore sur le quai puis nous nous séparons, après qu’il se soit excusé plusieurs fois de ne pas respecter le programme préétabli mais je l’ai rassuré : je ne lui en veux pas (qui suis-je pour lui reprocher quoi que ce soit ?) et je suis tout à fait partante pour qu’on se revoit, en toute amitié. Chacun rentre chez soi, fin de l’histoire.

J’ai beaucoup réfléchi à ce qu’il s’est passé ce matin en attendant le train (la SNCF est joueuse, elle aime annuler le train de 9h30 donc poireauter une vingtaine de minutes, ça laisse du temps pour réfléchir) et je réalise que j’ai eu beaucoup de torts dans cette histoire. D’une part, j’ai essayé de le « corrompre » et de le détourner de son but initial (trouver une copine, pas une maîtresse) et j’ai été trop directe avec lui, ce qui l’a forcément mis mal à l’aise. Selon Victoire, il a eu peur de ne pas être à la hauteur, je pense que, d’une certaine façon, elle a raison. Mais je me dis que j’ai eu tort de partir sur de l’acquis et je me rends compte à quel point meetic fausse mes relations avec les hommes puisque je n’attends d’eux qu’une partie de jambes en l’air. Pourtant, malgré la fin plutôt inattendue de la soirée, j’avoue avoir passé un excellent moment avec Julien et je devrais apprécier plus ses moments-là et voir, ensuite, si la soirée doit se poursuivre dans l’ambiance feutrée d’une chambre à coucher ou non.

J’avoue que ce garçon m’a beaucoup touchée, j’avais très envie de l’inviter à venir dormir chez moi, sans qu’il se passe rien, mais je n’ai pas osé, en fin de compte. Je l’avais mis suffisamment mal à l’aise, il était inutile d’en rajouter. Mais j’avoue que j’avais envie de ce moment tendre avec lui…

A présent, j’essaie d’analyser le pourquoi de ce sentiment ? Est-ce une réaction orgueilleuse ? Il est évident que je ne suis pas amoureuse de lui, il est bien trop tôt pour qu’un tel sentiment apparaisse mais il m’a profondément touché, je suis déstabilisée. A l’heure actuelle, je n’ai plus très envie de poursuivre mes histoires de fesses sur meetic, même si, ce soir, je passe la soirée (et, a priori, la nuit, le jeu de Victoire me l’a prédit) avec un meeticboy que j’ai déjà rencontré. Ai-je déjà fait le tour de cette aventure-là ? Je ne sais pas encore. Quoiqu’il en soit, je me suis permise d’envoyer un mail à Julien pour le rassurer sur ses doutes d’hier et lui préciser que j’étais fautive, dans cette histoire.

A suivre…