Chroniques d’une râleuse

Par Ella Sykes

I) Entourage

Bien voilà, ça y est ! J’y suis ! J’ai le mal du pays. Oui ça devait bien arriver un jour où l’autre,n’est-ce pas ? À priori, je m’étais toujours dit que c’était encore un de ces maux totalement imaginaires que s’inventent les gens misérables incapables de gérer leurs émotions, à la recherched’un bouc-émissaire. Me voilà contrainte d’admettre le contraire.

En fait, il se passe tant de choses dans ma vie depuis que je suis arrivée, que je me fais l’impression d’être un second rôle dans une tragédie grecque. Je résume : au cours de ce programme universitaire dans lequel je suis inscrite, j’ai fait la connaissance de 5 filles. Je peux déclarer sans ambages que nous sommes devenues amies à force de travailler dur ensemble (suer collectivement nous a probablement rapproché ?) et plus proches encore suite aux nombreuses mines que nous nous sommes payées tous les samedis soirs dans différents bars de la ville au son des
groupes pop/rock plutôt nuls qui s’y produisaient (mais le vomi et les délires alcooliques aussi solidifient les relations entre humains ?).

Il y a donc une petite blonde aux cheveux longs cuivrés, plutôt rondelette mais terriblement sexy. On aurait envie de croquer dans sa peau tant elle est charmante. Elle s’habille toujours avec ce soupçon de classe et d’élégance empreinte d’humilité qui donne envie à celui qui la regarde, de l’embrasser fougueusement. Pourtant, elle est gênée par ses kilos supplémentaires, rêverait de maigrir pour choper tous les Jude Law de la planète, tout en n’ayant pas le courage ni la volonté nécessaires pour aller courir et acquérir le statut de sex symbol. C’est la fillette qui est
toujours de bonne humeur, toujours optimiste, toujours souriante et prompte à s’amuser. On s’imagine qu’elle est fondamentalement droite et honnête.

Puis, il y a une française amoureuse d’un québécois. Toute en finesse, elle a un sourire, une peau et une silhouette d’enfant qui ferait craquer n’importe lequel d’entre vous messieurs. Elle a acquis un accent qui se situe à mi-chemin entre l’accent québécois et français. Du coup, on aurait presque l’impression qu’elle parle comme une Belge. Dommage. Cependant, elle est brillante, douée et parfaite. Elle s’avance dans la vie avec un sérieux et une légèreté tranquilles, un respect des autres et une humilité qui frisent l’insoutenable. Elle est irréprochable.

Vient ensuite cette grande brune aux cheveux sombres magnifiques, un sourire tendre, des yeux rieurs et une silhouette sportive et énergique. Elle vit avec son petit ami et a tout de la jeune fille québécoise type, c’est-à-dire rangée à 23 ans, sûre d’elle et de ses projets futurs : un mariage, des enfants par douzaine, un bon job, et une maison dans un coin sympa histoire de pouvoir se réveiller avec le bruit des oiseaux en arrière fond et le soleil à portée de main. Elle est sans doute la personne la plus généreuse, honnête et gracieuse que j’ai eu l’occasion de rencontrer.

Il y a aussi une autre brune. Elle et moi c’est l’histoire des meilleures ennemies, un jour c’est l’amitié folle et les soirées délirantes à picoler, sortir, et rire. Et le lendemain, sans trop que l’on sache comment ni pourquoi, c’est la guerre froide. Elle me fait penser parfois à ma soeur : ombrageuse comme un cheval effrayé, peu sûr d’elle même mais en temps, qui rêve de tout exploser, de tout explorer et de tout conquérir. Elle aime les relations humaines et approche les autres avec une naïveté, une soif et un désir enviables. Elle tombe toujours sous le charme du
mauvais gars, en souffre, puis m’en veut lorsque je lui fais remarquer que les hommes sont des misérables petites choses non fiables.

Et enfin, il y a la rebelle du groupe. Elle me ressemble trop, nous réagissons de la même manière et ce, sur tous les sujets. Lorsqu’elle est triste ou en colère je sais toujours comment lui parler, car au fond, je m’adresse à elle comme si je me parlais à moi. Elle donne l’image d’une fille forte, inébranlable dans ses convictions, intouchable, insensible parfois, orgueilleuse, intransigeante alors qu’elle n’est qu’une petite fille qui a besoin d’être constamment rassurée. Elle est cependant irrésistible dans une certaine mesure. Et elle, là où elle a du bol, c’est qu’elle a trouvé le seul me sur terre capable de lui parler et de l’accepter comme il se doit. Je sais bien la plaie que ce genre de fille pourrait représenter pour un mec puisque je suis comme elle, Sauf que moi, je n’ai pas eu sa chance, et que je n’ai pour l’heure pas encore rencontré ce type extraordinaire qui aurait des couilles suffisamment monumentales pour me supporter et venir à
bout de ma mauvaise foi et de mon caractère imbuvable.

Je pourrais aussi mentionner l’existence d’un homme que j’ai l’occasion de rencontrer de temps à autre dans le cadre de mon stage. Il est professeur à l’université et je dois dire qu’il est parfaitement charmant. Mais ce qui tyrannise ma curiosité et excite mon intérêt est qu’il possède pas moins de 2 doctorats alors qu’il n’a que 31 ans. Oui, parce que ce qui me fait bander moi, ce sont les hommes brillants. Il est brun et s’habille comme les métrosexuels parisiens, chose plutôt rare dans une ville où tout le monde se contente de porter des baskets et des jeans et où sexy
pour une meuf équivaut à se ballader à moitié à poil dans un tee shirt à bretelles riquiqui et un short jean bariolé.

Tout ce joyeux petit monde anime ma petite vie depuis presqu’une année entière.

Évidemment, je passe sous silence le pote canon de mon colocataire et son sourire ravageur avec qui il pourrait bien se passer quelque chose s’il n’y avait pas cette échéance au bout du chemin. En octobre, il part 6 mois en Europe pour se retrouver seul avec lui-même comme il l’a si bien dit. Je passe encore sous silence l’affreux collègue de travail que je me tape. Oui, un gros tas de geek passionné de jeux de rôles médiévaux qui se prend pour le roi du pétrole et qui a décidé que le travail allait se partager comme lui il avait décidé. Et bien sûr, il a décidé d’en faire le moins
possible, oui parce que vous comprenez, un gros porc, ne peut pas trop faire d’efforts sinon il est épuisé le pauvre chou. Du coup, qui se tape le plus gros du boulot ? Allez quoi, un effort, merde !

Bah oui c’est moi, c’est Bibi !

Christmas fuck

Par Ella Sykes

Ce qu’il y a de plus navrant lorsque l’on est un célibataire expatrié sur un autre continent, c’est de passer des fêtes comme Noël, le jour de l’an et son anniversaire (le mien est le 17 janvier), seule.

Mais, quand je dis seule, bien entendu je mens. Parce que hormis le soir de Noël, je ne serais pas seule. Je n’aurais même, jamais été autant entourée. Certes, par des inconnus, des personnes que je connais peu, des étudiants de ma promotion, mais au fond, quelle importance ?

Ce qu’il y a de pénible finalement c’est d’être loin des siens et de ne pouvoir rien faire pour une soeur qui part à la dérive et qui hurle sa souffrance comme elle peut tout en refusant l’aide de ceux qui lui tendent la main. C’est de se résigner à ne pas être celle qui pourra lui apporter ce dont elle a besoin. C’est aussi se tourner vers soi et puis de se demander comment faire pour remplir le vide et le silence d’un appartement immense pendant les deux prochaines semaines, parce que se retrouver face à soi, c’est plutôt … chiant et pour le moment, parfaitement inintéressant.

Alors, comme une bonne petite comptable, je cherche à inviter le plus de personnes possibles à la petite fête que mon colocataire et moi allons organiser le 6 janvier pour fêter dignement la nouvelle année 2009 qui va encore m’enculer dans les règles de l’art, m’apportant son lot d’événements pénibles et d’épreuves à la con. Pour me consoler, je me dis alors que je mérite bien une petite compensation. Déjà plus de 6 mois sans relations sexuelles, enfin je crois, c’est peut-être plus au fond. Peu importe, je planifie donc qu’à cette fête, je vais boire au point de voir des
aurores boréales et m’envoyer en l’air avec Yan, un français qui vit à Pittsburgh. Si on considère notre attirance mutuelle qui dure depuis plusieurs mois, alors même que nous étions encore à Paris, de la semaine exceptionnelle que nous y avions passé tous les deux, et notre complicité, bref, j’ai toutes mes chances. Enfin, je décrète cela mais encore faudrait-il qu’il veuille bien tromper sa copine californienne avec moi.

Mais, il joue à la pucelle, il dit qu’il est amoureux et toutes ces conneries. Il disait cela aussi de son ex avant de passer la semaine avec moi, à Paris. Elle n’est plus qu’un souvenir maintenant. Ce qui est amusant, c’est que nous n’étions pas passé à l’acte. Une semaine entière passée à dormir dans les bras l’un de l’autre, à se tourner autour, à se séduire tranquillement, à se caresser du regard, à se sentir proche et ami puis autre chose.

Il parait que c’est important de se faire plaisir, de faire l’amour etc. même si ce n’est pas l’homme idéal. J’avoue que ça me répugne mais débuter l’année avec lui dans mon lit, il y a probablement pire. Et puis, mon rabbit a rendu l’âme.

Quoiqu’il en soit, il me faut inviter tous les gens que je connais depuis que je suis arrivée ici, et qu’eux-mêmes viennent avec le plus d’amis possibles. Cela multipliera mes chances de rencontrer un gars suffisamment brillant qui me fasse croire qu’il est charmant et qui suscite assez de désir pour que je ressente l’envie d’être embrassée et caressée.

Je vais devoir concocter un buffet pour la fête : faire des courses, cuisiner des plats avec Maxime (mon colocataire) et il faudra que je prévois de faire un stock de préservatifs à entasser dans mon placard, là, sous mes petites culottes.

J’ai tout prévu, même les litres de vin californien, australien, argentin, les Jack and coke, les mojitos et margaritas. Certaines comptent sur leur tenue Marc Jacob and co, leur maquillage Chanel, moi je compte sur les effluves enivrantes de l’alcool pour me rendre belle aux yeux de ma proie potentielle. C’est nettement plus efficace à mon sens dépendamment de ce que l’on espère pour la suite. Sauf que me concernant, je ne suis pas dupe, il n’y a jamais de suite après les soirées du Nouvel An. C’est plutôt paradoxal quand on y pense.

Mes parents partent s’éclater à Saint-Domingue, mon frère offrira des cadeaux dans la famille de sa copine à Paris, ma soeur ira danser dans une boîte avec des amis en Guyane et moi, je boirai jusqu’à tout oublier dans une party chez moi, à Québec. Nous sommes une famille déchirée, dont chaque membre s’éloigne pour ne plus avoir à penser combien nous nous décevons les uns les autres à travers un amour non compris et si compliqué à partager, qu’il en vient à nous faire souffrir. Les non-dits, les incompréhensions, la colère et la frustration se sont infiltrés dans nos veines. Je fus la première à les quitter. dès que j’ai eu 16 ans, fuyant cette insoutenable emprise que LA famille opérait sur moi, contrariant par là-même, ma soif de liberté. Je constate que peu à peu, ils m’ont imité et désertent ce champ de bataille que nous appelons notre maison. Je me sens coupable parce qu’au fond je suis l’initiatrice de cette désertion collective. Ils doivent croire que partir vaut mieux que tous les maux. Mais alors même qu’ils font maintenant ce que j’ai commis il y a des années, je me rends compte, que la fuite ne fait que précipiter chacun d’entre nous dans l’abîme.

Courrier des cœurs : réponse à Vanina

Cette semaine, Vanina nous a soumis la question suivante : « Bonjour,

Depuis quelques temps, l’ex d’une de mes amies me tourne autour et je le trouve plutôt attirant aussi. Mais j’hésite à sortir avec lui à cause de mon amie, même si elle a un nouveau copain depuis. Qu’en pensez-vous?  »



La cellule love and sex des vingtenaires a donc planché sur la question et voici nos réponses

Diane : Si j’en crois ma vieille expérience, j’aurais tendance à te dire: les ex, c’est un beau paquet d’emmerdes en perspective. Que ce soit les tiens, celles de ton mec, voire même ceux/celles de tes potes, j’ai l’impression que le principe même de l’ex n’existe sur terre que pour faire chier les gens. Si on prend ton cas particulier, cela dépend et de ta copine, et de la relation qu’elle a eu avec le jeune homme en question. Si ce fut un amour torride et passionnel, en général, ces choses là se réveillent à la simple vue de l’autre. Sors avec lui, organise une ptite soirée dvd à trois avec ta copine et va pisser pendant les pubs (les laissant ainsi seuls 5 minutes), pouf les souvenirs passionnels+ le fantastique côté double interdit (ils sont ex + il est avec toi, amie d’elle) vont rameuter la volée de phéromones en moins de deux. Bon, dans les textes, elle est plus avec lui, elle en a un autre, il est libre, tu fais ce que tu veux. Et s’il se trouve que vous (toi et lui) vous découvrez âmes soeurs big lôeuuuuuuuveeeuu roméo et juliette /bouvard et pécuchet /sony et cher, alors ça peut valoir le coup.

MAIS ça va inévitablement (ou alors ta copine est bouddhiste pratiquante) créer des tensions, et pervertir un peu la relation d’avec ta copine. (sauf si elle est resté avec le gars en question 1 semaine, hein) 

Jane : Pour les hommes, rien de plus normal. Pour les femmes, pas touche. Les points de vue divergent… Alors, dans le désordre: Si c’était le big love entre ton amie et son ex (et même si c’était uniquement le big love de son côté à elle), ça peut se tenter, après tout, une amie, c’est pas grand chose à côté d’un mec hein (il y a de l’ironie dans cette phrase, sauras-tu la dénicher?) En clair, si elle avait des petits cœurs roses autour de la tête en sa compagnie et que 6 mois après elle pleure encore à la seule évocation de son prénom si charmant, entreprendre le jeune homme revient à euthanasier votre amitié. Par contre, si c’était une histoire « on se croise 3 fois en 2 mois et on décide que nos emplois du temps ne sont définitivement pas compatibles… » why not après avoir pris la température auprès de la copine, au cas où…

Marine : Je te suggère de télécharger the Hills, la série de MTV, de te visualiser en Heidi Montag, la conservatrice siliconée. Elle s’est
fendue d’une romance avec Spencer Pratt, l’ex de Lauren Conrad, alors sa meilleure amie et colocataire. Depuis, elles ne se parlent plus. Ceci dit, elle sort toujours avec, elle est heureuse et Lauren ne lui a toujours pas explosé ses implants mammaires. Finalement, sa vraie tare est plus de soutenir John McCain (sans avoir de carte d’électeur) que d’avoir une romance avec Spencer.
Bref, tout ça pour dire que c’est une affaire de choix (je sais qu’on n’est pas tous d’accord dans la cellule L&S). Si tu penses que le mec en vaut la peine, prend le risque. Si elle est vraiment ton amie, vous pourrez en parler, et elle ne t’en voudra pas. Ou alors, elle t’en voudra, mais c’est un processus normal, et vous finirez par vous réconcilier, surtout si c’est une vraie histoire, et qu’elle comprend que le but n’était pas de te blesser. Du reste, si elle t’en veut, c’est qu’elle n’a pas totalement tourné la page, et c’est plus problématique pour elle.
En fait, le seul dilemme que j’aurais, de mon côté, c’est qu’en passant derrière une copine, j’ai toujours peur d’être comparée à celle-ci. Bleh, ça me fait flipper!

Nina : La question est : tu vis dans un village où y a juste un mec de votre âge? J’ai tendance à penser que la vie est déjà suffisamment
compliquée pour pas s’en rajouter. Disons que là, faut voir l’histoire : si c’est un ex genre ils se sont roulés une pelle en boîte, là, ok. Mais si y a eu sentiments, ça va forcément mal se finir. Et puis ça pose des tas de questions : as-tu été attirée dès le départ par M. l’ex, ce qui fait que tes copines vont bien se garder de te présenter leurs mecs. M. Ex était-il attiré par toi dès le départ? Ce qui fait de lui un mec pas super net. Déjà que les relations amoureuses sont naturellement compliquées, là, ça fait un début de relation un peu trop bancal pour être honnête. Y a bien que dans Hélène et les garçons qu’ils sortent tous entre eux sans que ça pose le moindre souci. Sauf le moment où Thomas Fava a le sida et comme il a couché avec Nathalie qui a couché avec Nicolas qui a couché avec Hélène qui a couché avec Thomas Fava, ben, ils ont failli tous être contaminés.

Summer : Ca dépend quand même pas mal de la relation que ta copine a eue avec lui et de la relation que tu as avec ta copine aussi.
Si c’est ta meilleure amie et qu’elle a pleuré toutes les larmes de son corps à leur rupture c’est peut être pas la meilleure idée. En revanche, si ce n’est pas le cas, et que c’est vraiment une bonne copine, parle en avec elle je crois que c’est ce que tu as de mieux à faire.

Bastien : [MODE Don Quichotte -ON-]

Pourquoi donc s’acharner sur une question de fidélité ?

[MODE Don Quichotte -OFF-]

La question en gros est « Vais-je me brouiller avec ma copine si je me tape son ex ? ». Je serais tenter dans un premier temps par la réponse simpliste consistant en un « mais pourquoi donc vu qu’elle n’est plus avec ? ». Ce serait oublier l’essentiel du problème ! En partant du principe que tes pensées soient rationnelles j’en conclus donc que ta copine aurait une réelle raison de t’en vouloir. N’étant pas là pour juger en quelque façon vos comportements sociaux et sexuelles je m’en vais de ce pas émettre quelque ‘hypothèses sur la question.
     -Son ex est en réalité son frère, voire son père. Auquel cas ce serait une sorte de cas de machisme protecteur inversé, fort intéressant pour la chienne de garde que je suis !
     -Elle couche toujours avec son ex et a peur d’avoir moins de temps de coït s’il en venait a t’ajouter sur sa liste. Fonce, après tout chacun pour sa gueule.
     -Ta copine n’ose pas se l’avouer mais au fond d’elle c’est toi qu’elle aime, sa jalousie serait terrible si tu venais a te mettre au lit avec quelqu’un.
     -Une connerie congénitale.

Dans tous ces cas je n’aurais qu’une parole; n’hésite pas, ne te retourne pas, fonce, traverse dans l’adversité et la bravoure, au loin se trouve le graal.


Bobby : Chère demoiselle -ou jeune homme, sait-on jamais- quelle s***** de compétition vous faites là ! Je vous suggère donc, histoire de ne pas faire les choses à moitié, de coucher avec le copain actuel de votre amie, et non pas d’aller récupérer un vieux truc périmé (un peu de bon sens, si elle n’est plus avec, c’est qu’il n’a plus de goût, c’est comme les chewing-gum…). Bon courage !

Lucas : C’est une question débile. Si l’histoire est finie entre lui et ton amie, je ne vois pas où est le problème. Si en plus elle a trouvé
un autre mec c’est que l’ancien est mort et enterré en terme sentimental. Si le rodeur te plait, autant te lancer. Pause poncif : ce qui est fini est terminé. Pourquoi ta copine jugerait ton choix ? T’as peur qu’elle croit que l’autre l’a largué pour toi ? Allons bon. On a plus 15 ans…

Le sujet a inspiré, donc. Si toi aussi, tu as une question love and sex, n’hésite pas à nous la poser, nous serons ton phare dans la nuit et tu seras attiré vers nos lueurs tel un papillon de lumière, sous les projecteurs (tous les lecteurs qui vont avoir la chanson dans la tête toute la journée ont le droit de m’engueuler)

La tentation de Dante

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Ca vous est déjà arrivé, quand vous êtes avec quelqu’un, de vous demander si vous ne vous fourvoyez pas? Nina disait, la semaine dernière, que Ben avait beaucoup de qualités… Pour peu qu’il vive à Paris, il serait idéal. Moi ça me dérangeait pas. Je rencontre trop rarement des gens qui me plaisent. Mais, et si je rencontrais quelqu’un aussi bien que Benoît, mais à Paris, du coup? Ce serait pas un peu trop de
bonheur, ça?

Un soir, je suis invitée chez une amie, Sarah, pour son anniversaire. Prenant Audrey (une ancienne colocataire) sous le bras, je m’y rends. J’y rencontrai Dante (ce passé simple est dédié à Summer, je sais qu’elle aime qu’on emploie ce temps dans les articles). Dante, donc. Ouais vous foutez pas de mes pseudos, ils sont pas si éloignés que ça de la réalité. Dante il était beau. Il était grand. Il faisait de la musique. Il aimait les films d’action américains. Il avait un t-shirt orange avec Superman dessus. A ce stade de ma démonstration, je tiens à rappeler que non, Marine n’a pas 15 ans, mais bien 25. Dante il était marrant, et discuter avec lui dans la soirée fut très agréable.
Même moi je crois que j’étais classe. Quand on connaît mes mésaventures culottesques et épilatoire, on se rend compte que c’est beaucoup beaucoup BEAUCOUP, venant de moi.  J’étais assez chic. Et mondaine. Dans une soirée où je connaissais quasi-personne, la présence d’Audrey était salutaire au début. Celle de Sarah aussi, bien évidemment. Sa mère, avec ces pseudos que je donne à mes copines, j’ai l’impression d’être au collège. C’est vrai, quoi, qui n’a jamais été « amie pour la vie avec Audrey », ou trop adoré les Doc violettes d’une Sarah? Bref. Mais Dante, c’était la bonne surprise. Un mec bien. Intéressant. Sympa. Tout bien. A côté de ça, je m’en fous, j’ai un mec. Ouais il habite loin, mais c’est mon mec, jsuis sa nana. Ouaip ouaip. Avant la soirée, je me gargarisais déjà de ce statut de fille à copain, mais qui s’en vante pas, juste qu’il existe et que ça la rend radieuse. Première fois que je peux avoir cette posture, j’en jubilais. Même Sarah, qui la semaine précédente m’avait dit « tu fais chier, je voulais te présenter quelqu’un moi!!! », me rendait fière de moi. Eh ouais. Plus besoin!
Eh ouais.
Au détour d’une conversation passionnante avec Dante au sujet des films de John McTiernan, celui-ci me demande d’arrêter de parler, parce que, je le cite « la seule chose chiante que t’aies dite depuis tout à l’heure c’est ‘mon copain blablabla' ». Rire gêné. Mais merde, ouais mon Ben il est trop bien. Dante est pas mal, il est devant moi, mais Benoît, bien. Benoît, à moi. Moi, pour Benoît. Benoît, là avant. Benoît, plein de qualités mortelles.
Benoît loin.
Sarah en remet une couche. « Putain tu sais pas ce que tu rates, Dante c’est un coup fabuleux. Super agréable, attentionné, tout »
Rhhhhaaaaaaa je vais exploser!
Je tiens bon. « Dante, tu repars par où? » « Ah ben je vais du côté de *la place qui est à 20 mètres de chez toi* c’est là que j’habite. Si tu veux on rentre en taxi ensemble. Tiens mon numéro,
et mon mail, à l’agence de pub où je bosse. »  Ciel ciel ciel…
…
Non, je n’ai pas craqué. Ma culotte – LA guest-star de cette saga -, je suis la seule à l’avoir vue ce soir là. En fait, j’ai même pas pensé en termes de craquer. Du moins sur le vif. Quand je suis rentrée, j’ai fait un mail à Benoît relevant d’un body call caractéristique. Réussi en plus. Un truc que seule une fille à 2 doigts du coma éthylique pourrait écrire. J’étais contente. Mon Benoît il était drôlement bien. Et drôlement chic. Et drôlement intéressant. Et drôlement rigolo. Et drôlement loin.  Ca c’est ce que j’ai pensé au réveil, entre « aspirriiiiiine ma têêêêêteuh » et « où sont les toilettes ».

Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en bas de chez moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu’est-ce que j’ai fait????? Et là j’ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez moi, de ne pas être foutue de trouver un mec bien pendant des années, d’en trouver 2 coup sur coup en l’espace d’1 mois, et de choisir celui qui habite à 6000 km. Ouais je me suis trouvée conne. A bouffer du foin.
Ce que je n’ai pas fait, d’ailleurs, le foin aurait trouvé aussi sec le chemin des chiottes via mon oesophage. Oui, j’étais malade. Personne n’était disponible pour me parler. Or laisser quelqu’un ruminer pendant sa gueule de bois, chers lecteurs (vous 6), c’est in-ter-dit. INTERDIT.

J’ai bad-trippé pendant toute une soirée, partagée entre une envie terrible de parler avec Benoît, un énervement croissant à son égard, pour tout ce qu’il était, et l’envie d’appeler Dante.
Le lendemain – je n’avais toujours rien fait, trop déprimée et malade pour ça – je parlais avec Benoît. Enfin… je MSNais avec lui, donc, vu que mes exploits digestifs du week-end m’avaient tellement détruit la gorge que j’arrivais ni à parler ni à avaler la moindre nourriture. Envie de pleurer, en face, il est de bonne humeur. Il se fout de moi, il me taquine, il est gentil. Il m’énerve. Il est adorable, je le trouve insupportable. Il me console, je l’envoie chier. Il me fait livrer un repas, je lui dis que je suis mal par rapport à Dante. Ce que je vomis, désormais, ce sont des mots.
Il est abattu, je me sens mal. Il essaie de me comprendre, je n’arrive plus à trouver mes mots. Il pense que je lui demande de me larguer, je panique. Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en face de moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu’est-ce que j’ai fait????? Et là j’ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez
moi, de ne pas être foutue de voir quand un mec est un mec bien. Je me serais giflée. C’était ce genre de crypto-mélodrame que seul Internet sait créer. Je parlais la semaine dernière de l’importance des téléphones portables dans l’expression des sentiments amoureux (et surtout lubriques, il faut bien l’admettre). Pour cet épisode, ce sera la webcam. Je voyais Benoît encaisser et être mal. Et moi je me sentais plus légère. Facile, non? Tout cela restait silencieux. Ni lui ni moi ne parlions. On se voyait mais nos réactions restaient sans paroles. Putain mais faut pas laisser quelqu’un ruminer pendant une gueule de bois, c’est IN-TER-DIT!

Dante, je l’ai plus revu. C’est lui qui a pas donné de nouvelles.
Benoît, je l’ai revu. Des nouvelles, ça oui, j’en ai eues. J’en ai donné aussi.
Ce soir-là, à la soirée de Sarah, pour la première fois de ma vie, j’avais quelqu’un dans ma vie. Première fois que j’ai cette posture. Je pensais jubiler, mais le lendemain, ça m’a fait peur comme jamais.

Le zizi culturel

Je pense que je tiens ici le titre le plus débile de ce blog. C’est pas que je suis obsédée par le pénis mais voilà une chose soumise à une certaine culture. Hé oui, messieurs, selon où vous vivez où selon votre religion, on vous enlève un petit bout. Et quelque part, ça me dépasse complètement.
 
Vendredi soir, je suis posée devant ma télé à fumer une clope avant d’aller faire des bulles dans mon bain (surtout que j’ai acheté des sucres effervescents, mmmm !). Je regarde une série profondément débile qui s’appelle Off Center, l’histoire de New Yorkais qui vivent en coloc… Non, ce n’est pas Friends, les héros sont juste plus jeunes (mais ils ont quand même leur café de prédilection). Les personnages masculins vont dans une salle de sport naturiste ( ???). Dans l’épisode de vendredi, l’Anglais de service vire son slip et là : « ah mais bah, qu’est-ce qu’il y a sur ton pénis ? » Un prépuce, cher. Donc pendant tout l’épisode, notre ami Européen se pose la question : prépuce or not prépuce, that’s the question.
 
Partant de là, je me mets à réfléchir au pénis et à la nécessité dans certains pays d’enlever la petite peau qui ne sert peut-être pas à grand-chose mais qui est d’origine. En tant qu’Européenne, je suis plus qu’habituée au prépuce de ces messieurs et j’avoue que ça ne me gêne pas, bien au contraire. Ca me fascine cette espèce de conformisme pénissal. Après tout, nous les femmes, on ne nous impose pas un stéréotype vaginal… On pourrait imaginer par exemple qu’en France, pour être normale, il faudrait une épilation en triangle alors qu’aux Etats-Unis, ce serait plutôt en ticket de métro. Par exemple.
 
Alors pourquoi se faire enlever un bout de peau pour être « comme les autres » ? Une femme refusera-t-elle de partager la couche d’un homme parce qu’il a gardé sa capuche ? Dans Sex and the city, effectivement, Charlotte part en courant d’un lit d’un monsieur « entier », on dira. Si je me mets à sa place (mais situation inverse, je suis habituée au prépuce), je ne crois pas que ça me ferait fuir, bien au contraire, j’étudierais ça avec passion. Je testerais différentes choses pour voir « ce que ça fait ». Parce qu’au fond, je me demande comment on peut rejeter un homme à cause d’un pénis équipé d’un prépuce ou pas. Aux Etats-Unis, apparemment, les femmes ne trouvent pas ça propre… Je veux pas dire mais ne pas avoir de prépuce ne signifie pas  que le monsieur est d’une hygiène irréprochable et vice-versa. Souvent, dans ces mêmes séries américaines, de jeunes hommes passent sur le billard pour se
faire enlever ce bout de peau « pour plaire à leur fiancée ». Alors si le mec vient de se convertir au judaïsme pour sa belle, je peux concevoir, mais sinon, ça me dépasse complètement. Un mec qui demanderait à sa fiancée de se faire siliconer les seins, se raboter le nez ou se faire liposucer, ça fait hurler mais qu’une fille demande à un mec de se faire enlever quelques bouts de peau, ça paraît tout à fait normal. Non mais au secours ! Elles peuvent pas accepter la queue de leur copain telle qu’elle est ? Parce que si elles acceptent pas ça, c’est qu’elles ne doivent pas l’aimer tant que ça, le monsieur.
 
C’est hallucinant comment le pénis est un objet culturel. Dans certains pays, ils sont tous tatoués (aïe !), on les enserre dans un espèce de tube qui remonte au nombril. Et là, je m’interroge : ces étuis me semblent assez étroits et ajustés : et si le monsieur a une érection, il se passe quoi ? Ca risque d’être très gênant, non ? Et puis les femmes ne sont pas si naïves ! Un pénis ne rentrera jamais dans leur nombril, arrêtez de rêver, les gars. Autre fait culturel intéressant : le prince Albert. Alors pour les incultes : non, ça ne vient pas du tout de M. Albert de Monaco, c’est beaucoup plus vieux que ça. Le prince Albert dont on parle est anglais. Pourquoi ce monsieur s’est-il percé la queue ? Et bien non, il n’était pas masochiste, c’était pour une question de bienséance : notre ami Albert avait mis un anneau au bout de son pénis pour y glisser un fil qui lui permettait de plaquer son sexe contre sa cuisse et éviter ainsi les renflements gênants…
 
Ca aussi, c’est culturel : souligner ou dissimuler son pénis ? Le mettre dans un étui ou le plaquer contre sa cuisse ? Je pense qu’il y a ici deux logiques qui s’affrontent : affirmation de sa virilité contre une certaine pudeur. Il faut dire ce qui est : quand un mec me plaît, je ne peux m’empêcher d’aller jeter un œil furtif à cet endroit-là, bien que je ne puisse en tirer de réelles conclusions (oui, un sexe au repos peut-être ridiculement petit par rapport à sa version en érection, tout dépend de ce que j’appelle la « capacité érectile »). Et dans nos sociétés, j’ai plutôt de la chance, les hommes aiment bien mettre des jeans moulants, mmmmm ! Pour autant, les messieurs ne mettent pas en valeur de façon outrancière leur service trois pièces en attirant le regard dessus. J’imagine bien des mecs se promener avec une coquille par-dessus leur jean, tiens, que ce serait mignon ! Le seul endroit où le sexe est à peine voilé, c’est à la plage, surtout avec les maillots de bain justement nommés moule-bites (je trouve ça anti sexy au possible). Un copain m’expliquait un jour qu’à la plage, il aimait bien avoir une demi érection : suffisamment pour présenter un bel engin qui gonfle sous son maillot mais pas assez pour que ça fasse piquet de tente. Effectivement, vous remarquerez qu’à la plage, y a toujours des gars allongés sur le dos, mains posés derrière la tête, qui nous montrent fièrement leur engin, soigneusement rangé dans leur maillot moule-bite. Messieurs, je vous le dis : y a rien de plus ridicule. Si vous voulez draguer avec votre pénis (technique qui me paraît hautement casse-gueule soit dit en passant), gardez quand même un peu de votre dignité. Parce que, moi, un guignol pareil, je lui ris au nez et il n’aura plus jamais l’occasion de me montrer popol.
 
Bref, pour en revenir à cette histoire de zizi culturel, tout ça me dépasse, sans doute parce que je ne suis qu’une fille. Comment on peut faire une fixette à ce point sur une partie de son corps que seul(e)s quelques privilégié(e)s vont voir ? Je sens la réplique : « oui mais vous, vous faites bien une fixette sur vos seins ? » Oui et non. D’abord, nos seins, même habillées, on les voit un peu plus que votre tuyau (j’adore cette expression) mais il n’y a pas que ça. Une fois, j’ai lu un magazine féminin qui m’expliquait que je devais à nouveau me raser en triangle parce que le ticket de métro, c’était dépassé. Ah oui, j’imagine la scène : me voilà avec un nouvel amant qui, quand j’ôte mon string, hurle :
« Quoi, mais t’es épilée façon ticket de métro ? Mais t’es trop has-been comme fille ! ». D’abord, je trouve l’épilation « ticket de métro » atroce, ça casse la forme de mon sexe, ensuite, je vois pas pourquoi le look de mon minou devrait être à la mode. Comme si je sortais de chez moi à poil, tiens ! Alors pourquoi les mecs devraient se conformer à ce point à la norme ? Après tout, la première personne à qui doit plaire ce sexe, c’est à eux, non ? Personnellement, j’irais pas me faire opérer du sexe juste pour être dans la norme. Surtout que cette opération est définitive : se faire enlever de la peau pour sa copine, c’est sympa. Sauf que si la survie de votre couple ne tient qu’à quelques centimètres de peau, je crois que votre couple aura une durée de vie limitée.

Je crois que j’’ai vu un gros minet ou pas !!

Par Océane

La semaine dernière, j’hébergeais Mister Big, notre SDF régional. Mais que s’est il passé ?

 

Lundi : je ne me souviens pas bien

 

Mardi : j’ai accompagné mon futur ex fil rouge à son futur travail, à savoir une boîte échangiste !! Ah ce qu’il ne faut pas supporter pour se faire troncher !!! Et dire que 50 ans de féminisme nous contemple !!!

 

Mercredi : en journée, lessive chez moi avec mon futur ex fil rouge, une amie qui va être serveuse dans une boîte qui va bientôt ouvrir et Mister Big…

 

Jeudi : Harry Potter avec mister big puis je rejoins mister Mirabelle ainsi qu’un ex que nous avons en commun dans un bar gay.

Je les abandonne ensuite pour me rendre dans la boîte la plus nulle de ma ville.

Comme je suis hypermétrope et astigmate je ne vois pas de suite mon ancienne colocataire accompagnée d’une ancienne amie qui vampirisent l’espace vital de DJ Kriss.

Je me cantonne donc à l’autre bout du bar et commence à boire les verres qu’on m’offre (oui ben petit Jésus a été très tendre avec moi, il n’y avait que des gens que je connaissais ce jour là !!!)

Puis arrive un serveur rugbyman avec qui j’avais déjà flirté…

Forcément ce qui devait arriver arriva : nous nous sommes mélangés sur le canapé vert des parents d’un de ces collègues…

Bon je fus très très déçu car non seulement son anatomie était peu flatteuse pour lui mais en plus il ne savait absolument pas s’en servir…

C’est encore plus frustrant les cas comme ça qui sont la parfaite démonstration du vieux dicton : « mieux vaut être seule que mal accompagnée »

 

Vendredi et samedi : au vert et au calme…

 

Heu dimanche je suis sortie avec Mister Mirabelle pour l’inauguration d’un nouveau concept gay night.

Donc forcément, on a bu pas mal puis nous sommes partie en direction de notre point de chute habituel. Puis DJ Kriss est arrivé, m’a profondément énervée avec une réflexion de merde et nous sommes rapidement parti sans lui dire au revoir.

Une semaine après je peux déjà en tirer un petit bilan :

– mon futur ex fil rouge s’est trouvé une pouffiasse autre que moi (en même le mec qui à 25 balais n’a tronché que trois filles, j’suis pas sûre moi)

– il va falloir que je présente des excuses à DJ Kriss mais j’ai peur d’être un tantinet violente, verbalement bien sur !

– les rugbymans sont très décevant !!!
– j’ai peut-être trouvé du travail

– au mieux pour le moment, on est quatre pour le jour de l’an !!!

– je ne vous écrirais pas d’article sur le fait que j’adore la sodomie car tout est dans le titre…

– par contre je vous en promets deux (les fameux 50 ans de féminisme qui nous contemple et les théories à 2 balles de Gautier et Mister Big)

Et revoilà la sous-préfette!

Par Océane
Semaine du 25 au 31 Juillet 
 
J’en ai marre d’avoir toujours raison !
 
Lundi : j’avais oublié mon portable.
En rentrant, tout en esquivant ma mère qui se tape joyeusement l’incruste depuis le jour sordide où je lui ai filé mes clefs, j’ai l’immense bonheur de découvrir un texto rageur de mon ex-coloc. (qui, entre nous soit dit, était allée se plaindre chez un pote de son comportement stupide). Petit enchaînement vengeur et nous convenons d’un rendez vous coup de vent pour jeudi soir.
Je devais voir une copine du BTS mais comme mes parents ont en ce moment la fâcheuse habitude de s’éterniser pour me faire de très longs discours moralisateurs, version tu es la honte de la famille, on fait tout pour d’aider mais tu ne réussiras jamais rien dans ta vie, tatati tatata…
Bref, j’étais pas trop d’humeur mondaine !
 
Mardi : je me débrouille pour faire comprendre très diplomatiquement à ma mère que je me passerais de ces très salutaires dons d’elle-même pardon, de son aide, et je reçois en presque cachette chez moi une autre copine recalée celle-ci du BTS. Elle aussi est maman donc on a papoté jusqu’à minuit. Et ce fut très bénéfique pour les deux…
Principaux sujets de discussion : les soldes qu’on ne fera pas et les vieilles histoires de cul qu’on ressasse toutes les deux depuis des années…
 
Mercredi : mon papa vient me chercher au boulot et on va faire les magasins pour enfin pouvoir me doter d’un canapé et deux trois placards. Il est vrai que cette impression de squat forcé était pesante à la fin…
Et puis comme ça « Moumour » pourra dormir à la maison plutôt que de rentrer bourrer chez lui tous les week-ends… Que dis-je, bourrer ? Non ivre morte oui !!!!
Ma copine de lundi vient finalement me voir, avant de partir dans son club salsa… (Oui, je sais, il faudra que je vous raconte ma partie de jambe en l’air salsa quand j’aurais le temps !)
Sujets de discussion : son mec et son égocentrisme…
Ha oui mon DJ m’apprend également par texto qu’il y a une soirée spéciale son dans sa boîte le lendemain.
Heureusement que j’avais prévu le coup et que ma nounou à 45 FR est de la partie.
Quoi ? J’avais dit que même si petit Jésus me faisait une boucle temporelle je résisterais ? Ben vous l’avez compris maintenant : je n’ai aucune volonté !!! Et puis samedi j’ai raté the teuf alors…
Point jouissif de la journée : 23h30, au lit avec une crème à la lavande pour une meilleur circulation sanguine !!!
 
Jeudi : Bon à la base je devais aller dans un resto bien spécifique avec mon ancienne coloc et son mec mais suite à une petite enquête de voisinage ( j’ai appelé le resto d’en face qui été plein en plus) il faut se rendre à l’évidence : ils sont partis en vacances…
On se « rabat » donc sur le resto d’un pote qu’on a connu quand il était portier d’une boîte gay. Et on peut enfin savourer ces spécialités à 23 H. Mes potes étant complètement vanés, j’hésite à me déplacer toute seule sur le lieu de travail de mon ex fil rouge mais bon, c’est mon dernier jour ou plutôt soir avant ermitage alors… J’aide mes potes à fermer le resto et je prends un taxi direction le grand inconnu.
J’arrive, je reste discrète, j’m’prends un verre et je constate avec effrois que j’ai oublié mon porte monnaie. Heureusement qu’il traînait un billet au fond de mon sac !!!
De toute manière apparemment tout le monde s’était donné le mot pour me faire le coup du verre Magique !!!
Bref Mr DJ vient me saluer et me dit « tu as bien reçu mon message… Ca fait plaisir »
Soupçonnant une info line je lui rétorque « je l’ai bien reçu, comme beaucoup de monde non ? »
La réponse fut une mimique traductible en « c’est pas si sûr »
Bref, je me tiens à distance et je discute à droite à gauche ( tout en gérant mes trois verres différents en permanence). En vrac, j’ai fait la connaissance d’un autre DJ d’une soirée qui essaye de monter sur notre belle ville, et j’ai eu deux propositions d’embauche en tout bien tout honneur bien sur !!!
Mais bon, je parle, je bois, je parle et au bout d’un moment, la salle commençant à se vider sérieusement, je décide d’aller voir le convoité afin de lui signaler qu’à la fin du dernière verre qui me reste, je m’en vais…
Il négocie ma présence pour un morceau de plus qui se trouvait être, comme de par hasard le dernier…
Vient alors le moment inéluctable de l’adieu : je m’approche, il m’attrape les ficelles de ma polaire, les enroule autour de sa main, je me rapproche, il enroule un peu plus, je me laisse faire, un dernier tour et plus d’ambiguïté possible : il me dépose un tendre baiser qui se prolonge en un indécent moment d’exploration corporelle…
Mais bon, comme je n’ai plus 18 ans et que je m’étais faite avoir par les arrières cuisines le mois dernier, j’essaye de mettre un petit ola avec la conviction du chacal vert des steppes…
Une bonne grosse demi heure plus tard nous décollons enfin en partance pour mon appartement. Mais comme je sais que le monsieur est malade, qu’on est complètement défoncé et que la première expérience fut avortée pour cause de coma éthylique, après une longue hésitation d’environ une demi seconde je tente quand même un vieux «  tu veux monter ? » de derrière les fagots…
Et la réponse fut positive…
On croise ma nounou qui amène mon fils chez sa nounou du jour.
Et nous voilà parti pour une petite séance de trois heures et trente minutes de sport en chambre. Si si dans un vrai lit ( et en plus c’est le mien !).
Bon, comme physiquement, on était quand même sacrément amoindris, on s’en est contenté, à charge de revanche…
Evidement, il a fallu qu’on délire sur le fait de garder ou non les chaussettes, mais je vous rassure mesdames, ce monsieur m’a fait le grand honneur de les enlever !
Sinon, c’était pile poil ce qu’il me fallait : un bon vieux tirage de cheveux tout en tendresse…
Voilà, j’ai encore cédé aux facéties de petit Jésus mais maintenant, le nouveau moi peut prendre son envol sans être alourdi par d’éventuels regrets !
 
Vendredi : c’est-à-dire que pour moi c’est le même jour mais bon !
Nous avons donc dormi ensemble d’un sommeil paisiblement entrecoupé par les harcèlements téléphoniques de Gauthier et de ma mère !
Puis il s’en est allé mon DJ, reparti vers d’autres contrées encore inexplorées…
Et moi, je fais le grand ménage en vue du grand départ en vacance prévu pour le lendemain matin.
 
Samedi : grande migration vers ma sainte patrie la Dordogne, percluse de courbatures…
Mes parents qui ne devaient rester que la journée sont pris en otages par ma tante. Mes petits cousins suivent mon fils façon la pub pour Europe 1 et je me dis que ça va être très long !
 
Dimanche : la journée se passe…