Les coulisses, épisode n°1

Comme vous ne le savez pas, je suis actuellement en stage à sur une chaîne de télévision sportive.

Je ne sais pas si je peux me permettre de parler de cela sur internet, mais je le tente quand même.

Mon job est de rendre les présentateurs présentables et surtout moins luisants sur les plateaux.

Ce qui est difficile puisque entrer sur un plateau équivaut à partir aux Bahamas en terme de température ambiante.

Aujourd’hui, ça fait trois semaines que mon stage à commencé.

Ca passe vraiment très vite.

Le premier jour j’étais hyper stressée. Normal me direz-vous… Oui mais non. Parce que lorsque je stresse, j’ai tendance à trembler, et trembler lorsqu’on maquille, ce n’est pas très pratique.

Heureusement pour moi la présentatrice du JT a été adorable et m’a donné pas mal de conseils qui m’ont permis de vite me mettre dans le bain.

Ici il y a deux catégories de personnes : les gens sympas qui parlent et s’intéressent à moi même si je ne reste qu’un mois et qu’ils ne me reverront pas avant longtemps, et heureusement, cette catégorie est une majorité. Et les autres qui pensent que je suis invisible. Mais quand je dis invisible c’est au sens premier du mot. Ils ne disent pas bonjour,
ne croisent jamais mon regard, font en sorte que je m’écarte dans les couloirs, ne disent pas un mot et disparaissent pour aller s’occuper à des tâches qui doivent être très importantes puisqu’ils n’ont pas le temps d’être polis.

Etrangement cette catégorie, même si minoritaire, est très féminine.

Le deuxième facteur stressant est arrivé la deuxième semaine de mon stage lorsque j’ai dû couvrir un shooting photo de TOUS les présentateurs de la chaîne. Et ça fait du monde… Mais j’ai survécu. Jusqu’à l’arrivée de mon premier invité célèbre. Du genre célèbre façon champion du monde de foot en 98. Et j’ai complètement foiré mon coup niveau maquillage.
Mais heureusement la caméra à cadré de façon à ce que cela ne se voit pas trop (merci cameraman !).

Du coup je me suis dit : ressaisis toi, t’es ridicule. Et le lendemain, deuxième gros invité, champion du monde de boxe cette fois. Et j’ai déchiré.

Je travaille de 16h à 23h-23h30 selon les jours. Et donc je m’occupe d’une émission du soir avec 4 personnes à maquiller. Et le présentateur principal est vraiment le mec le plus adorable du monde. Dès le départ, mise en confiance totale. Et il m’a même pardonné le coup d’éponge dans l’oeil ! (Oui… j’ai quand même réussi à me planter à ce point…).

Dans ce métier il faut être hyper observateur, tu traînes en régie pour voir si ça brille quelque part, tu cours poudrer, tu repars en courant, toujours. Il faut être hyper hygiénique, tu te laves les mains après chaque personnes, tu désinfectes le matériel. Et je dois dire que je deviens douée pour tout ça.

Le jour le plus agréable c’est lorsque deux des présentateurs de l’émission du soir m’ont dit que je maquillais très bien, là je dois le dire, j’ai littéralement implosé de joie.

Et j’enchaîne, cette semaine j’ai eu droit à un nouveau shooting photo, enchaîné avec une émission (4 personnes et un invité lui aussi champion du monde en 98), un enregistrement avec trois personnes, et l’émission du soir avec la bande habituelle. Aujourd’hui mardi, j’ai maquillé un célèbre ex-seléctionneur de l’équipe de France de Rugby et comme il y a
des matches de foot à 20h45, l’émission du soir commence plus tard, donc je partirai sûrement vers minuit parce qu’après eux, j’enchaîne avec le trio pour l’enregistrement. Jeudi je maquille un entraîneur de natation qui dit souvent « et pis c’est tout », pourvu qu’il ne le dise pas sinon je vais rire…

J’espère avoir des RER pour rentrer…

Heureusement j’ai aussi des longues pauses, passées en bas, à l’air libre, ou, comme en ce moment devant mon ordinateur à pianoter sur le clavier pour vous expliquer ma vie du moment.

Cet article était le côté paillette du travail. Je reviens dans un prochain épisode pour mieux développer le côté humain.

Dites-moi si ça vous intéresse dans les commentaires !

 

Où trouver l’homme ? Episode 34 : sur un tournage

(Lecteur tombé ici par hasard, je te rappelle que tout ceci est une fiction. En vrai, je n’ai pas assisté au tournage dont je vais
parler mais Pink Lady. Et pour ceux qui cherchent de quoi est morte Chardonnay, c’est d’anorexie.  Je vois que ça en travaille beaucoup en ce moment)


A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

En tant que blogueuse influente, je suis invitée à plein de super opés dont une participation au tournage de Plus Belle la vie. Ne sachant pas exactement de quoi il retourne, j’y vais, curieuse. Je ne suis pas une fana de la série (en vrai, je ne l’ai jamais vue) mais un tournage, c’est toujours une expérience sympa. Arrivée sur place, je rejoins le gang des blogueurs, on va rigoler, hihihi ! Une fois enfouis dans la foule, le réalisateur explique le but de la scène : on doit jouer l’amour et la paix et embrasser les gens qui nous entourent. Plaît-il ? C’est pas que je sois farouche mais embrasser des tas de gens comme ça, ça me paraît un peu curieux. Est-ce que tout le monde a un certificat médical attestant de leur bonne santé buccale ? Non parce que choper une mononucléose à 28 ans ¾, ce serait la lose.



Mais je me suis un peu emballée, les bisous, on peut se les faire sur les joues et s’étreindre pudiquement. Ah bon, voilà une base plein plus intéressante pour faire connaissance. Non parce que si on joue le roulage de pelle dès les premières minutes, bon courage pour attiser le désir ensuite, on a déjà donné une bonne partie de soi. Même si le baiser permet de détecter les mauvais amants.

Un, deux, trois, c’est parti, ça tourne, action ! Alors je fais des câlins à mes voisins et mes voisines, je claque des bises, je rigole, je m’amuse. Deuxième prise, on recommence, les câlins, les bisous, les éclats de rire. Ah, il faut se tourner de l’autre côté et se refaire des bisous et des câlins. Forcément, je repère un peu à qui je dois faire des câlins, histoire de rentabiliser l’expérience. Ah, tiens, j’ai un contact visuel avec un mec pas trop mal… Bon, jouons la fine, approchons nous du monsieur en profitant des différents câlins pour se déplacer, l’air de rien. En deux scènes, c’est fait et j’ai même droit à une bise. Léger mais le réalisateur veut encore faire des prises donc la perspective de câlins m’enchante.




Et ça tombe bien car le tournage commence à se faire long. Rester deux heures sans bouger et dans le froid, ça commence à lasser un tout petit peu. Les sourires se font crispés, les étreintes mollassonnes et les bises, seuls ceux qui ont leur tube de dermophyl indien continuent de pratiquer. On commence à se demander combien d’orteils cette petite aventure va nous coûter, le tout petit de mon pied droit ne répond plus. Ok, il est totalement microscopique et ridicule mais à priori, s’il est là, c’est qu’il doit un tout petit peu servir à mon équilibre. Déjà qu’avec tous mes orteils, il m’arrive de tomber, avec un en moins, je sens que ma démarche féline ne sera plus qu’un vague souvenir.

Avec le jeune homme, on se retrouve partenaire de câlin attitré surtout quand le caméraman passe dans la foule caméra à l’épaule pour filmer les gens en gros plan. Avantage du câlinou : on ne verra pas ma tête. Non que je n’assume pas de participer à Plus Belle la vie mais j’ai une réputation à tenir… Une réputation de quoi, je sais pas, tiens, bonne question.


Sauf que ça n’en finit plus et le jeune homme finit par nous saluer pour partir travailler. De toute façon, à force de froid, je sens mon nez se liquéfier légèrement et se frotter la morve à l’écharpe d’un quasi inconnu, non vraiment, ce n’est pas du tout un bon plan drague…