Lunettes, je vais devoir vous changer

En 2011, je fais un truc inédit : je vais chez le docteur. J’ai commencé avec mon dentiste, faut que je lui consacre un article en entier tant ses avances pour le moins pressantes sont carrément flippantes. Disons que je suis un peu soulagée de voir que son célèbre fauteuil n’a pas de sangles et je pense bien à ne pas mettre de jupes quand je m’y rends, ledit fauteuil pourrait ne pas être mon ami.

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Autre docteur que je vais rencontrer lundi : mon ophtalmo. Enfin, je dis « mon » mais je ne le connais pas encore, ce n’est qu’un nom dans la liste des ophtalmos que m’a donné Google quand je lui ai demandé « ophtalmologue+Plume-sur-Berges ». L’heureux élu fut celui qui habitait tout près de chez moi. Nous verrons bien, peut-être est-il beau comme le soleil. Faut dire qu’à mes yeux (ahah), l’ophtalmo est plus séductible que le dentiste vu que je lui montre mes yeux qui sont, de l’avis général, plutôt beaux alors que le dentiste, je lui montre mes caries qui sont, de façon générale, plutôt moches. Mais tout choupinou qu’il puisse être, je sais que je vais me faire taper sur les doigts : 6 ans que j’ai les mêmes lunettes qui ne sont même plus à ma vue et en plus un peu tordues, aïe aïe aïe. Et puis, je suis tentée par une nouvelle aventure : les lentilles. Pour la plongée, ça sera mieux, ça évitera que je m’écrase le nez contre les rochers pour voir les bonnelies et autres oeufs de poulpe.

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Bref, qui dit nouvelles lunettes dit que ça va encore me coûter bonbon. BOn, j’avoue que j’ai un peu joué de prudence, j’ai appelé mon ophtalmo pensant que j’aurais un rendez-vous dans 3 mois, le temps de dire adieu à mon dentiste, mais non, juste 10 petits jours de délai (contrairement au dermato, espèce relativement peu développée dans mon secteur géographique). Sauf que y a moyen de faire de substantielles économies grâce à DealOptic. C’est un site de deals consacré aux lunettes. Chaque semaine, 5 deals sont proposés (vue, solaire, enfants, sport et spécial), vous pouvez faire de sacrées économies. Par exemple, pour en revenir à mon histoire de lunette de vue, cette semaine, je peux acheter un bon à 29 € qui représente 130 € soit 101 € d’économies. Je prends mon petit bon, je vais chez un opticien partenaire et je choisis mes lunettes. J’ai même un CoachOptic qui va me conseiller. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu que la dernière fois que j’ai acheté des lunettes (il y a 6 ans donc), j’étais un peu infoutue de me décider et je ne suis pas sûre d’avoir fait le bon choix. C’est que je suis coquette, quand même. En plus, y a des alertes marques si vous voulez à tout prix acheter des lunettes Chanel ou Rayban par exemple. Moi, je craquerais bien pour des Yves Saint Laurent, je vais guetter. Pour ceux qui froncent un peu les sourcils, l’achat des lunettes via dealOptic vous donne droit à un ajustement de lunettes pendant un an, rien ne change. Et évidemment, est-il besoin de préciser que les verres sont faits à partir d’une ordonnance de l’ophtalmo ou d’un contrôle
réalisé par un opticien, on ne plaisante pas avec les yeux. Et le tiers-payant de votre mutuelle fonctionne également.

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Et en prime, en ce moment, y a un concours pour gagner un iPad2. Evidemment, j’ai joué et si je gagne… Je m’en vanterai longtemps, j’écrirai mes articles en direct de mon lit et je le signalerai (je ne gagne jamais, rassurez-vous, et je peux déjà écrire des articles dans mon lit sur mon ordi portable). Mais comme vous m’aimez bien, vous pouvez augmenter mes chances de gagner (clic! clic!) :

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Bon, n’empêche, j’espère qu’il est pas trop méchant mon ophtalmo, j’aime pas me faire gronder par les docteurs. Surtout quand c’est le dentiste qui menace de me mettre la fessée (il aimerait bien, le coquin). Dès que j’ai ma prescription, je vais aller fureter sur le deal vue de la semaine. Tout en surveillant le deal solaire, j’ai pété mes lunettes de soleil lors de mon week-end en Espagne et ses derniers temps, c’est handicapant de ne pas en avoir.

Voilà pourquoi je ne vais jamais chez le docteur

Aujourd’hui, je vous dois une confidence : en tant que fille de médecin, je suis victime du syndrome des cordonniers mal chaussés. En un mot : je ne vais jamais chez le docteur, je demande tout à papa. Ce qui fait par exemple que j’ai des lunettes tordues sur le nez (il est pas ophtalmo mon père et y a des jours où je lui en veux un peu pour ça) et que j’ai dû lui demander des antibio pour soigner préventivement une potentielle chlamydia. Ce qui l’a fait marrer, mes parents ont un super sens de l’humour.

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Mais voilà, depuis ma plongée à Marseille, j’entends moins bien les gens et je m’entends un peu trop bien (vous n’imaginez pas comme ça fait du bruit de se laver les dents) donc mardi soir, quand j’ai quasi pas pu mettre la tête sous l’eau à cause de mes oreilles, mon gentil moniteur m’a dit « bon, tu es gentille mais tu vas chez l’ORL, là ! ». Moi chez le docteur, juste ciel ! Ah oui, c’est là que je dois aussi préciser que je me suis jamais réinscrite à la sécu depuis la fac… Hum… Donc docile, j’appelle un premier ORL, répondeur : « Bonjour, nous sommes ouverts le lundi de…à…, le mardi de… à…, le vendredi… Ah non pardon, le mercredi de… à… […] En cas de résurgence…heu pardon d’urgence, vous pouvez nous joindre… ». Bon, c’était pas résurgence le mot mais un docteur qui laisse un tel
message répondeur, j’y vais pas. Au suivant. Re répondeur (ils bossent jamais avant 10h les ORL ?) mais message normal. La secrétaire me rappelle quelques temps plus tard, rendez-vous est pris pour le lendemain (aujourd’hui donc), 10h.

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9h55, ce matin, je sonne, je suis reçue par un mini docteur qui me place dans la salle d’attente. Ah tiens, y a Be, je vais en profiter pour le feuilleter, Nelly m’ayant dit que c’était le meilleur des hebdos féminins (je suis très Grazia moi). Je confirme, c’est pas mal mais je comprends mieux pourquoi j’aime moins Cosmo maintenant : Fiona Schmit est partie chez Be. Manquerait plus que Sophie Henaff parte et je n’achèterai plus Cosmo. Bref, le docteur finit par me recevoir et j’ai droit à toute une leçon de morale sur le fait que je prends pas mes médocs pour mon allergie parce qu’en fait, tout vient de mon nez et non pas de mes oreilles, je dois avoir le nez nickel pour plonger. Et comme j’ai toujours une demi allergie qui traîne forcément, je suis légèrement morveuse. Et puis je me fais gronder pour avoir trop plongé, être retournée à la piscine mardi… Ca me rappelle quand j’étais à l’école et que j’avais mal (voire pas, j’étais une graine de délinquante) fait mes devoirs et que j’avais développé une technique infaillible pour ne pas trop écouter : agiter les orteils et me concentrer sur cette partie de mon corps. Aujourd’hui encore, je le fais en pensant très fort dans ma tête « ranafout ranafout ranafout ! » mais j’évite de trop faire ça car mes yeux me trahissent. Bon bref, je me fais gronder et traiter d’inconsciente parce que s’il le faut, j’ai cassé mon oreille interne et il ne veut pas entendre mon objection relative au fait que mon équilibre va très bien (enfin équilibre physique, le reste est encore à prouver).

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Je passe sur le siège, il regarde ma gorge qui va bien, merci. Ensuite, il met un cylindre dans mon nez, ce qui ne me plaît pas vraiment, je suis pudique de certains conduits, moi. Et là, merveilleux, fantastique : « Vous avez une déviation de la cloison nasale à droite, c’est pour ça que vous souffrez de l’oreille droite ». Quoi ? Pardon ? Tu oses me dire que mon nez tout charmant n’est pas parfait ? Là, j’ai un peu envie de pleurer mais vu qu’il ne me propose pas l’opération direct, je suppose que ma déviation est anecdotique. Bon, passons aux oreilles : « ahlala, comme vous avez un nez tout petit, vos conduits auditifs sont tous petits aussi, je vais vous allonger ». Ca sent
la réplique de mauvais film porno ça, l’histoire de s’allonger et de petits conduits…  « Oh, vous avez un peu de sang dans l’oreille ». J’ai le droit de pleurer pour de vrai, là ?

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Bon, l’oreille gauche va à peu près bien merci, il me teste l’oreille interne en faisant tinter un truc sur ma tête, elle est nickel (mais je lui avais déjà dit). A l’arrivée, j’ai pas trop grand-chose, juste un barotraumatisme de l’oreille moyenne, ce que je savais déjà grâce à Internet mais j’ai rien perforé. Et me voici avec une ordonnance longue comme mon bras d’antibio, de cortizone (bon, ben là, super régime), de trucs qui nettoient le nez. Sachant que si je ne me suis jamais droguée nasalement, c’est essentiellement parce que je déteste me mettre des trucs dans le pif, je suis toute en joie. Et évidemment, je suis punie de piscine pendant 15 jours.

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Je retourne à l’accueil où la secrétaire malade me dit « 70 € ». Ahah, ma surdité temporaire me joue de drôles de tours. Je tends ma carte bleue et que vois-je sur l’écran ? 70 €. Attends, le mec, il m’a allongée (bon, ok, je suis en pantalon), fouillé les conduits, dit du mal de ma cloison nasale et je dois payer 70 € ? Et après, on s’étonne que je n’aime pas aller chez le docteur.

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Bon, en attendant, je vais aller m’inscrire à la sécu, hein, histoire que ma mutuelle me serve enfin à quelque chose.

Où trouver l’homme ? Episode 33 : chez l’opticien

(Lecteur, je te rappelle que ce qui suit est une fiction bien qu’il serait plus que temps que je me bouge le popotin pour que ça devienne une réalité, mes lunettes sont tordues)

A la recherche du prince charmant

L’inconvénient quand on cherche l’homme et qu’on est myope, c’est qu’on a du mal à identifier des cibles potentielles. Il était donc temps de me prendre en main et de changer mes lunettes. Quitte à mettre quelque chose sur mon visage, autant que ça m’embellisse. Après avoir fait révisé mes yeux par l’ophtalmo qui a dit que je devrais venir un peu plus
souvent qu’une fois tous les 4 ans (ahem), me voici chez un opticien pour choisir quelle paire m’ira à ravir.


La première fois que j’ai acheté des lunettes, c’était terrible, je ne savais pas quoi prendre. Là, je sais déjà ce que je ne veux plus mais pas pour autant ce dont j’ai vraiment envie. Ceci étant dit, il vaut mieux car parfois, je pars faire du shopping avec une idée tellement précise que je ne veux rien d’autre et qu’in fine, je n’achète rien ou par dépit car mon idée précise n’existe pas dans la tête des créateurs de boutiques de fringues à pas très grand prix. A la limite, je peux trouver pile ce qui me fait rêver dans certaines vitrines mais le logo Chanel ou autres marques hors de prix me fait partir en pleurant.


Me voici dans la boutique, je suis posée devant le portant à lunettes, l’air dubitatif. Y a pas foule en ce petit matin. Un vendeur finit par s’approcher de moi et me demande s’il peut m’aider, je lui fais un petit topo de la situation. Me sentant un peu obligée de prendre une décision, je montre une paire de lunettes que j’aimerais essayer. Le vendeur s’en saisit et, me faisant face, la pose délicatement sur mon nez, rangeant au passage mes cheveux derrière mes oreilles tout en me regardant intensément. Troublée, je suis. Surtout qu’il est mignonnet le petit opticien avec ses lunettes montures fines et son rasage de pas très près.


Tiens, je vais finalement essayer d’autres montures, celles là ne me vont pas tip top. Et c’est reparti pour le contact capillaire. J’adore qu’un homme me touche les cheveux, ils sont si beaux, si soyeux en plus (faut dire que j’en prends très grand soin). Non, celles là non plus. Celles-ci ? Non, non, j’hésite, j’hésite. A la 6e paire, il finit par prendre les choses en main et se la jouant visagiste me propose des montures qui ne peuvent que me séduire.


A la dixième paire, j’ai compris que je suis allée trop loin. Quand ai-je dépassé la ligne blanche exactement, je ne sais mais là, l’opticien, je le sens plus du tout impliqué dans le caressage de mes cheveux soyeux. Limite, si j’essaie une paire de plus, je sens qu’il va me les tirer pour m’apprendre la vie. Bon, ok, je vais donc prendre la paire qui me sied le plus dans toutes celles que j’ai essayées soit à peu près les premières. C’est moi ou il y a eu comme un éclair d’énervement dans les yeux de mon beau brun binoclard quand je suis revenu à mes premiers choix. Attention ma fille, tu t’es savonnée la planche toute seule, il va falloir rattraper le coup.


Je reviens quelques jours plus tard pour récupérer mes lunettes. J’ai maquillé mes yeux avec grand soin pour bien qu’il remarque à quel point ils sont bleus, grands et profonds. J’ai aussi fait tous les masques et gommages de rigueur vu qu’il va voir mon visage de près. Nous voici face à face à nouveau, je tends le visage pour qu’il y pose la paire de lunettes désormais à ma vue pour régler les branches. J’entrouve légèrement les lèvres pour faire la fille jeune et désirable, je le laisse tripoter mes cheveux avec délectation. Ca va ? Oui ? Bon, ça vous fera 158 euros, merci de régler en caisse.


A peine ai-je eu le temps de dégainer ma carte bleue qu’il est déjà en train de faire le coup des lunettes à une autre femme qui a au moins 20 ans de plus que moi. Pffff. Non mais passer ma vie avec un mec qui passe sa journée à glisser des mèches féminines derrière les oreilles, ce n’est pas possible. Dommage, un opticien, c’est pratique pour  les ristournes sur les lunettes.