Jeune fille célibataire mate couple

(Article commencé en décembre)

Ohlala, le vilain titre racoleur mais honte à moi ! En fait, je poursuis ici ma série « Nina mate les gens, l’air de rien ». Aujourd’hui, je fais pas la voyeuse sur le net mais dans la vraie vie. Oui parce que j’ai pas l’air mais des fois, je sors de chez moi. Il y a quelques temps, sur ce blog, je ne sais plus qui avait parlé en commentaire des célibataires qui matent les couples. Bon du coup, au lieu de me planquer derrière mon livre, j’ai observé.

 

Samedi, début décembre, journée de dingue : réunion à Bastille à 10h, déjeuner à Montparnasse à 13h et interview à 15h Place d’Italie. Donc, comme je n’ai d’autres moyens de transports que la RATP, j’ai bien rentabilisé ma carte orange ! En cheminant, je commence à regarder distraitement les gens et là, je tombe sur un tableau touchant. Sur une banquette : un couple. Ils ne se roulent pas des galoches indécentes, ils sont juste assis l’un à côté de l’autre, le garçon a la tête posée sur l’épaule de la fille qui repose sa propre tête sur celle de son compagnon (vous avez compris). Ils ferment les yeux. On sent qu’ils sont heureux, tout simplement, seuls dans leur bulle. C’est tellement beau que y a même pas de quoi être jalouse. Dans un trajet suivant, j’en vois deux qui discutent gentiment, se tripotant les doigts sur la barre centrale (quel duo de cochons !).

J’aime observer ces couples, qu’ils soient déjà ensemble ou en phase d’approche, comme mon amie pas douée. Des couples, y en a partout (mais des célibataires aussi, faut pas complexer !) et y a vraiment de tout. En général, plus les couples sont exhibitionnistes (genre on prend un cours de roulage de pelle en direct option tripotage lingual des amygdales), plus j’ai des doutes sur leurs sentiments profonds. C’est comme les gens qui à force de vous hurler que tout va bien, on finit par les soupçonner de dépression (enfin, moi, je fais ça en tout cas). Donc les couples qui ont tendance à se grimper dessus en public sont :

– soit au tout début

– soit il n’y a que le cul entre eux et meublent le fait qu’ils n’ont rien à dire par des pirouettes linguistiques

– soit ils sont en fin mais n’osent pas l’avouer et veulent surtout pas que ça se sache.

A moins qu’ils ne se vengent des mois de frustration à subir les couples en roulage de pelles dans le métro et en font autant à leur tour. J’avoue dans ma grande honte avoir embrassé Alex à perdre haleine dans le métro à l’époque (mais je roule pas de pelles en public, moi). Mais c’est hallucinant comme chaque couple peut offrir une situation différente.

Le mieux, c’est quand on sent la situation tendue (oui, je suis garce, là). Genre les couples adultérins en pleine crise. Une fois, comme ça, j’étais debout, à côté d’un couple quinqua voire sexagénaire assis sur les strapontins à côté de moi. Alors que je lisais, une phrase accroche mon oreille (la coquine) : « oui mais à notre âge, il faut vivre sans se poser de questions » (en gros). Hou que ça sent le couple adultérin, ça, monsieur cèdera-t-il ? Bon, ils sont descendus avant moi alors j’ai pas su. Mais je me souviens d’une fois où, avec
Gauthier, on était allés au Flore (ohé, ça va, c’était en 2000, nous étions officiellement touristes) et les deux couples à côté de nous nous offraient un festival : un se séparait, l’autre (quinqua aussi) était clairement adultérin et ils commençaient à se grimper dessus, sympaaaaaaaaaaa. J’aime bien les couples qui s’engueulent de façon mesurée genre on est en public donc on évite les éclats mais les réponses sèches fusent telles des missiles. C’est pas tant le côté dispute qui me plaît mais cette sensation de pénétrer l’intimité du couple, d’être un peu la mouche dans le salon.

Moi, ce que j’aime le plus, ce sont les couples sereins comme les deux qui se dormaient dessus, j’aurais eu mon appareil (commandé sur ebay, ça y est, j’ai franchi le pas), je les aurais pris en photo. Parce qu’ils étaient aussi beaux que les amoureux de Doisneau (qui étaient de vrais amoureux mais prenaient effectivement la pause). C’est beau l’amour comme c’est simple, comme ça. On imagine le couple installé qui a tout de même passé une nuit torride… Splendide ! Et puis ils n’ont pas besoin de prouver leur amour à qui que ce soit, à marquer leur territoire de façon ostensible. De toute façon, dans cette rame, ce matin-là, ils n’étaient que deux.

Partouze MSN 3

Voilà comme promis la suite et la fin de notre conversation MSN. Je devais la mettre la semaine dernière mais l’ordi de mes parents n’avait pas voulu lire le fichier xml.

Mister Big : ben moia ussi j’ai passé le WE à baiser!!!

Emmanuel : bravo Big!!!!

Mister Big : j’ai meme fait comme Manu!!! me suis fait enculé samedi soir!!! 😉

Emmanuel : comment tu sais ça?

Mister Big : ben pasque t passif à 99,99%! lol

Nina : Le 0.01%, c’est le petit doigt?

Emmanuel : tu t’es fait enculé??????????????

Nina : Mais il aime ça Mister Big

Emmanuel : j’aime bouffer des culs aussi… un ange passe

Emma : oui bon vos gueules moi j’ai une mince chance de remettre ca en septmabre……

Nina : Cui cui

Emma : même que j’ai eu droit à mon 1er anulingus ya 15 jours! (c moi qui ait parlé là?)

Nina : C le pied çà. Allez assume

Mister Big : oui oui!

Nina : On s’est tous fait lécher

Emmanuel : y a QUE 15 hjours.pkoi jamais avant?

Mister Big : sauf qu’il va falloir que tu te trouves un mec sous la main pour que tu te fasses bouffer le cul plus souvent!

Emmanuel : car tu es une fille…

Nina : Les hétéros, ils aiment pas ça. Les filles en plus, ça fait pas caca, tout le monde le sait

Emmanuel : y sont cons ! non c les princesses ça !

Nina : Je suis une princesse alors. Jamais caca, beurk

Mister Big : et ton trou du cul, l’es là juste pour faire joli?

Emmanuel : et la sodomie?

Nina : Non, c pour qu’on me le lèche. Et plus si affinités!

Emma : la sodomie c t deja fait depuis longtemps. mais personne ne m’avait jamais bouffé le cul

Mister Big : moi, j’adooooore me faire bouffer le cul!!!

Nina : Me too

Emmanuel : moi k’adore le bouffer…

Nina : Moi, jamais fait. Les hétéros, on leur touche pas le cucul

Emma : ben moi aussi maintenant je peux dire : « moi aussi j’aim eme faire bouffer le cul »

Nina : Ouais, on va fonder un club!!

Emmanuel : bravo !!!

Nina : Qui veut sa carte de membre?

Emmanuel : et merci d’être venu au culs bouffés anonymes

Nina : (sans mauvais jeu de mots!!)

Emma : voilà comme aux AA

Nina : Bonjour, je m’appelle Nina et je me suis fait bouffer le cul. « Bonjour Nina!!! »

Emmanuel : bonjour Nina

Nina : Mister Big, il est fasciné par l’Ile de la tentation

Emmanuel : non il appelle son homme pour…

Mister Big : mais ca va pas la tete! on va pas etre « sobre » pendant des mois non plus!!! les AA, c’est pour ne pas retomber dedans!

Nina : Pour être un membre actif de notre asso

Mister Big : moi j’en veux tjrs plus!!!

Nina : Toujours sans jeu de mots! Non, nous, on veut justement poursuivre l’expérience

Emma : « bonjour je m’appelle Emma j’ai 26 ANS (et pas envcore 27) et moi aussi j’aime me faire bouffer le cul » -« Bonjour Emma ! » -« Racontez-nous votre
histoire Emma » -« Ben blabla bla cunni blabla bla cul blabla pénétration bla bla » -« merci Emma, on l’applaudit tous »

Emmanuel : applause !

Nina : Bravo!!! clap clap clap. On fait la ola, olaaaaaaaaaa!!

Emma : bon sérieusement, je suis en train d’oeuvrer à ma potentielle reconversaion là

Mister Big : et on finit la réunion par un pot où tout le monde se bouffe le cul?

Nina : tu veux te reconversaer en quoi?

Emma : devine! (kon rigole). p&as en bouffeuse de cul prifesssionnelle hain pro

Emmanuel : j’ai peur…

Nina : Emma, elle est toute perturbée!! 😉 Moi, je vais initier les mecs qui pratiquent pas

Mister Big : Emma elle veut bouffer des culs, mais pas seulement: elle veut en faire des festivals!

Emma : c presque ça lol

Emmanuel : tu as fini d’être infirmière ou mistresse

Nina : L’un n’empêche pas l’autre!! 😛

Emma : je serai toujours infirmière c ça qui est bien

Voilà, après, tout le monde est parti se coucher!

Fille désespérée cherche homme sur blog (et aussi 2nd degré)

Par Emma et Nina 


           Presque un an d’aventure bloguesque, il s’en est passé, des choses. Mais le
trait le plus récurent et le plus fatigant, c’est cette propension que certains lecteurs ont à nous prendre pour des pauvres filles désespérées qui écarteront les cuisses devant le premier mâle consentant.

 

            Dans la vie amoureuse, il y a différentes périodes : celles où nous sommes amoureuses et celles où nous le sommes pas, celles où on vit super bien notre célibat et celles où on se pose a question : pourquoi je suis seule ? C’est humain, après tout. Mais pourtant, certains voient des messages subliminaux dans ces articles, genre : « je suis désespérée, envoie ta candidature pour me sauter ». Et là, je dis stop ! Je n’ai pas crée ce blog pour choper, sinon, j’en aurais fait un blog adulte avec des photos de moi à poil. J’ai crée ce blog pour raconter ma vie et faire part de mes réflexions sur l’amour au sens large du terme et parfois sur la vie en général.

 

            Mais voilà, certains n’ont pas compris. Parce qu’on parle librement de sexe, voilà qu’on nous prend pour des Marie couche-toi là. Suis-je obligée de coucher avec tous les candidats potentiels uniquement parce que j’ose prononcer le mot « fellation » ? Me prenez-vous à ce point pour une obsédée que vous pensez qu’il suffit de faire la queue pour me brouetter ? Pensez-vous que je suis à ce point désespérée pour ne pas regarder qui me besogne courageusement ? Et je vous renvoie l’argument imparable à la figure : si vous êtes prêt à vous taper une pauvre désespérée dont vous ne connaissez même pas le visage, c’est que vous devez avoir quelques problèmes auprès de la gent féminine.

 

            Mais comment peut-on même désirer une fille qui n’est finalement qu’un amas de mot ? Je suis Nina mais pas que, Emma est Emma mais pas que. Nous sommes bien plus complexes que ce que nous laissons paraître ici. Et ce n’est pas parce que nous nous posons des questions sur notre solitude que nous sommes prêtes à rencontrer tous ceux qui nous bavent dessus, sans même savoir à quoi nous ressemblons ni qui nous sommes.

 

            L’amour, ça se commande pas. J’ai essayé de le provoquer pendant deux mois sur Meetic, ça n’a pas fonctionné. L’amour, ça nous tombe dessus par hasard et le chercher en se servant d’un blog me paraît hautement casse-gueule. D’ailleurs, mes brèves expériences à ce sujet m’ont prouvé que j’avais amplement raison. L’amour, ça nous tombe dessus par hasard, pas parce qu’on a répondu à l’appel du premier candidat qui passait. L’amour, c’est une attirance physique et spirituelle. Sur le blog, il ne peut y avoir l’attirance physique, déjà, nous sommes de purs fantasmes mais personne ne sait à quoi nous ressemblons, vous pourriez être déçu. Mais se taper Nina ou Emma juste pour la gloire, ça doit être excitant, je suppose.

 

            Mais arrêtez de croire que vous êtes les seuls à pouvoir nous apporter le bonheur, que vous êtes les seuls à encore vouloir de nous. Je ne suis pas désespérée, loin de là, et je ne coucherai pas avec le premier venu juste pour me rassurer. De toute façon, désolée de vous l’annoncer mais mon cœur vient tout juste d’être subtilisé par un beau brun au sourire ravageur.

 

            A mon tour de remettre les points sur mes ‘I’. Un grand nombre d’entre vous lit mes articles, et j’espère, les apprécie. Ce que j’y raconte est une partie de moi, une partie de mon histoire, une partie de ce que je suis dans ma globalité. Tout ce que je dis ici est vrai, authentique, mais ne prends pas toute la place dans ma vie, et ne constitue pas toute ma vie. Si j’ai choisis de ne jamais parler des choses essentielles à chaud, ou des choses profondément difficiles pour moi, c’est parce que je me protège, et refuse de me livrer toute entière sur ce blog. Je garde une partie de mon univers complexe pour moi seule, c’est mon choix. Donc, évidemment, Emma n’est pas entièrement MOI, ni une caricature de MOI.

 

            C’est pour raison qu’il faut lire mes articles en gardant bien ceci en mémoire. J’écris avec du recul sur ce qui m’est personnel, avec beaucoup de 2nd Degré, et c’est ainsi qu’il faut comprendre mes textes. Lecteur, lis-moi en pensant à la distance que j’ai sur moi-même, et on sera certainement sur la même longueur d’onde.

 

            C’est aussi pour cette raison que j’accepte l’échange autour de mes articles, les critiques constructives, les questions, l’humour. Mais je ne supporte pas les interprétations hâtives, les conclusions de ceux qui se croient plus fins que les autres, les raccourcis absurdes. Je sais bien que c’est un risque que je prends en écrivant ici, mais je me permets de vous le signaler, je ressens le besoin de vous le rappeler.

 

            Donc, je ne suis pas une superficielle nénétte sexy et extravertie qui cherche désespérément un homme. Ne vous méprenez pas sur Emma. Je suis une jeune femme qui travaille tous les jours au contact de la folie, qui a son appart à elle et qui bricole seule dedans, qui s’occupe d’un festival tout au long de l’année, qui est entourée d’amis différents, fidèles et merveilleux, qui adore faire la fête mais aussi s’isoler des jours entiers dans sa tour d’ivoire, qui a aimé, vécu, qui vit encore et se pose des milliers de questions.

 

            Quand je parle du célibat et du Prince Charmant dans mes articles, c’est la
même chose. Je suis bien dans ma vie, je suis une solitaire et plutôt zen comme ça. Bien sûr que je voudrais trouver l’Amour, construire une vie à deux. Bien sûr que je réfléchis sur tout cela, j’ai souffert, j’ai peut-être aussi fait souffrir, j’ai besoin d’aimer et d’être aimée comme tout le monde. Mais le ton que je peux employer lorsque je parle de ceci est mal interprété par certains. Je n’écris pas au 1er Degré. Comment vous l’expliquer autrement, je ne vais pas vous faire une explication de texte en direct ici !

 

            Tout ceci pour faire passer ma colère, commune à celle de Nina. Ne jugez pas Emma
trop vite, sans réfléchir, ne pensez pas connaître tout ce qu’elle est si facilement que ça. J’aime écrire dans ce blog, j’espère que vous appréciez me lire, mais n’oubliez pas qui JE
suis.