Alors on danse

Pour les petits étourdis qui ne suivent pas mes tribulations sur Twitter (et ratent donc mes live tweets des Mystères de l’amour), vendredi, j’étais en team building de ma boîte. Je vous résume le truc : on est partis pour un jour et demi avec jeu en équipe l’après-midi (avec même course d’orientation en forêt et je me suis juste perdue 5 mn), petite présentation en fin de journée et dîner-boom le soir. Juste pour info, c’est mon équipe qui a gagné et je n’écouterai pas les jaloux qui disent que c’est parce qu’on avait le PDG avec nous (non, on était juste les meilleurs).

Gérer les conflits

Donc vient l’heure de dîner puis de se gigoter le gras sur la piste de danse. Petite remise en contexte : lors de mon dernier séminaire (ou team building, c’est pareil), je revenais à peine de mon cassage de jambes donc la partie danse avait été limitée. Et je vous parle même pas du mariage de ma soeur où j’ai même pas pu danser. Si on rajoute à ça le fait que j’ai arrêté de fumer et que j’avais des baskets au pied, j’étais parée à gigoter jusque tard. Alors juste pour l’histoire des baskets, le thème de la soirée étant “soirée chic et détail choc”, j’avais mis une jolie robe avec mes baskets à paillettes. Qui ont eu leur petit succès même si la combo des 2 vous tasse la silhouette en moins de deux. D’un autre côté, no zob in job alors c’est pas dramatique.

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Donc je danse. Sans mes lunettes pour faire ma coquette. Mais je vois. Je vois et j’observe. La piste de danse est une scène sociale particulièrement fascinante, laissez-moi vous présenter les catégories des personnes en présence :
– les “je m’éclate” (dont votre blogueuse): je m’ébroue comme un démon sur la piste en hurlant des onomatopées censées retranscrire la chanson qui passe. On fait genre qu’on s’en fout des gens et qu’on est là pour l’éclate mais éventuellement, ça nous dérangerait pas trop que les gens admirent notre talent réel ou supposé pour la danse (supposé pour moi, je ne me fais aucune illusion). Le moment idéal pour rentabiliser ses cours de danse pour ceux qui en ont pris.

FLASHDANCE

– les “regarde comme je suis torride”. La danse favorise les rapprochements. Inévitablement, on se frotte un peu, on zouke, j’ai même eu une langue très proche de mon oreille, c’est un peu le jeu. Des proximités physiques que nous n’aurions pas forcément dans notre open space alors que finalement, ce sont les mêmes personnes en présence. Mais voilà, à la faveur de la nuit, les masques tombent… ou sont chaussés, tout dépend. Car ceux qui se lovent contre tous ceux passant à leur portée n’iront pas assumer leur geste jusqu’au bout parce que c’est juste pour le fun. Un peu comme dans les bals masqués où les filles les plus prudes vont se glisser avec délectation dans une tenue d’infirmière coquine. Ca se frotte, ça se déhanche, ça fait tomber la chemise, ça remonte un peu sa robe et dénude une épaule… Torride. En surface du moins.

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Mais mes préférés ce sont ceux qui ne dansent pas. Jetez un oeil au bord de la piste et observez ceux posés sur un siège. Certains font certes une pause temporaire, avalant un verre avant de retourner se trémousser. Mais d’autres nagent en plein désespoir : ils s’ennuient. Après tout, tout le monde n’aime pas danser et certains s’imaginent déjà en train de siroter une petite tisane au lit avec un bon bouquin. Tu les vois le regard vide, le visage fermé, le regard rivé sur la montre en attendant une heure correcte pour s’éclipser. Certains viennent se remuer 2 mn puis s’en revont aussi vite car “non mais j’aime pas cette chanson”. Dans les faits, c’est surtout que l’ennui a gagné la partie sur le sens de la fête. Non que la fête soit nulle, c’est juste que parfois, on n’a pas réussi à entrer dans la danse… Et toute tentative sera vouée à l’échec.

Three young people bored at party

Attention toute particulière à la musique ci dessous que j’aime vraiment beaucoup.

Et nous avons donc le point Hollande

Quelque part, je devrais me réjouir. Si, si. Après avoir pleuré pendant des années sur le fait que les gens de gauche tombaient trop facilement dans l’anti Sarkozysme primaire, j’avais même sorti le point Sarko. Non parce que Sarkozy, on peut lui reprocher des tas de choses, de façon construite et argumentée. Mais non, on préfère taper dans la masse en reprochant tout et rien à celui qui nous gouverne. Alors forcément, aujourd’hui, c’est le point Hollande que je guette.

hollande

Et je suis servie et pas qu’un peu. Bon, j’avoue que celui sur la pluie me fait rire. Pour ceux qui n’ont pas suivi, ça donne “depuis que Hollande est élu, il pleut”. Je n’irai pas contester en étudiant la pluviométrie de ces dix derniers mois en les comparant aux années passées parce que je trouve ça bon enfant. Et que j’ai une vie, quand même. Mais alors pour le reste, on tombe dans la crétinerie la plus complète. Insulte préférée : le flanby, que l’on sort à toutes les sauces (caramel). Je me suis déjà indignée sur ces sobriquets insultants donnés à nos personnels politiques. On vous a déjà dit : pas le physique. Si t’es pas capable de tâcler sur autre chose, c’est peut-être que tu ferais mieux de fermer ta gueule, histoire de pas passer pour plus con que tu ne l’es. Oui, moi, je reste optimiste, je me dis toujours que le Point Hollande (ou le point Sarkozy) ne sont pas la preuve manifeste de la bêtise. Peut-être qu’à ce moment là, l’individu était simplement fatigué et a cédé à la facilité. Naïve, moi ? Naaaaaaaaaan !

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Lundi soir, Boston est sous les bombes et Twitter se sent obligé de réagir à tort et à travers mais de réagir quoi qu’il arrive (moi même, je me suis bien moquée des journalistes d’I télé, j’avoue). Quand je tombe sur ce message : “J’imagine la conf de presse de Flamby suite à un tel attentat chez nous. Peur sur la Gaule. #Boston”. Alors forcément, je me suis légèrement énervée, expliquant les bases du respect au jeune homme (sans parler de décence et de sens de l’à propos) mais autant dire que j’ai fait chou blanc. Je lui ai même demandé combien de conférences de presse d’Obama et combien d’Hollande il avait vues, lui qui semblait si expert dans la comm des deux hommes. Je m’attendais à une analyse sémantique poussée voire une analyse corporelle, l’utilisation ou non de verbes d’action, de gestes faibles… Mais non, c’était juste gratuit mais il avait le droit car il avait utilisé le mot “imagine” et que ce n’est que son avis. Perso, je n’appelle pas ça un avis mais juste une attaque gratuite contre un Président qui n’a tellement rien à voir dans cette histoire mais passons.

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Admettons qu’il s’agisse d’un avis. Tu ne peux pas déclarer un truc en balayant toute contre argumentation d’un “c’est mon avis picétou”. Les faits, mon enfant, les faits. On ne parle pas de goûts vestimentaires ou culinaires où on ne peut pas vraiment prêcher un non convaincu. Moi par exemple, tu pourras me vanter tant que tu veux les mérites du roquefort ou du sarouel, je ne mangerai jamais de l’un (ça a un putain de goût de pétrole… Enfin, je suppose que le pétrole doit avoir un peu ce goût là) et ne porterai jamais l’autre (sauf quand je serai vieille et que je serai obligée de remettre des couches). Par contre, un avis politique (ou historique voire culturel) doit se baser sur des faits. C’est quand même pas si compliqué. Si tu avances quelque chose, soit en mesure de le prouver. Hollande est mou dans ses discours ? Ok, j’attends ton analyse sémantique. Non ? Ok alors Hollande est un Président mou ? C’est marrant, y en a d’autres (quoi que ce sont souvent les mêmes in fine) qui le traitent de dictateur, faudrait savoir…

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Ah ça, pour taper allègrement sur le tout politique, y a du monde. Sans doute pensez-vous que placer le nom d’un politique dans un commentaire vous fait paraître plus intelligent. Et bien je vais vous révéler un secret : c’est faux.

L’amour, c’est l’orgueil

Des fois, j’aime à me poser sous le grand cerisier en fleur du jardin pour penser à la vie. Envoûtée par la voûte rosée et le parfum délicat, mon esprit vole loin, loin… En vrai, je suis dans mon appart qui sent le M. Propre avec mon chat qui pioute pour avoir un câlin mais un peu de bucolisme ne nuit pas.

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Donc l’amour. Je sais pas vous mais quand je sors avec quelqu’un, si mon cœur bat plus fort, y en a un autre qui parade fièrement : l’orgueil. Comprenez bien que je ne suis pas du genre à choisir un bellâtre pour me promener en accrochant mon doux éphèbe à mon bras et si j’aime les mecs intelligents, j’évite les pédants prétentieux qui prend les gens de haut parce que tu comprends, ils n’ont aucun avis sur la pensée d’Alain appliquée à la téléréalité (l’article lié n’est lui pas prétentieux et très intéressant pour le coup. Mais finissez mon article avant d’y aller, merci). Surtout si les gens en question sont mes amis… Mon mec doit d’abord me plaire à moi et j’ai tout à fait conscience qu’il n’y a rien de plus subjectif que les goûts et les couleurs. Donc non, je n’exhibe pas mon mec comme un trophée. De la même façon, j’évite de trop étaler mon bonheur en mode « mon mec est trop parfait, hihihi ! ». Essentiellement parce que ça gonfle. Et que plus une personne va me chanter la mélodie de son bonheur plus je vais me demander quelle est la noirceur qu’elle tente de dissimuler. On me la fait pas à moi.

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Mais il y a de l’orgueil en amour. Cet autre que nous avons choisi, nous lui prêtons bien des qualités. Un homme si incroyable qui me choisit comme petite copine, ça fait ronronner l’égo. Mais quand survient la rupture, si le cœur saigne, l’ego fait sacrément la gueule. Parce que comment ose-t-il jeter une fille aussi bien que moi, ce gros nase ? Il pense vraiment trouver mieux ? Oui, la rupture peut transformer un homme tout parfait en gros beauf, voyez… Et puis va falloir assumer aux yeux du monde qu’on a failli et ça, ça fait un peu chier. Même si le monde fait en général un peu preuve d’empathie et évite de vous crucifier d’un « Ben ouais, il t’a larguée, normal, t’es une grosse merde » (sauf les trolls).

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En octobre, quand j’allais chez la naturopathe et que nous parlions de prince-charmant-devenu-crapaud, elle me demanda si je l’aimais. Et je répondis honnêtement : »non ». J’étais attachée à lui, j’étais amoureuse de l’image que j’avais de lui mais je ne l’aimais pas non. Cette histoire me faisait du mal d’une part parce que je ne comprenais pas mais surtout parce qu’il m’avait prise pour une conne. Et parce qu’à chaque rupture subie, on se demande pourquoi . L’autre n’est plus qu’un élément dans le drama narcissique qui se joue en notre for intérieur.

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C’est marrant comme en amour, on a du mal à accepter de perdre la face alors que des fois, ça ne le fait juste pas. Il m’est arrivé de rompre juste parce que ça ne fonctionnait pas entre nous. Le mec n’était pas en cause en tant que tel, c’est juste le lui+moi qui est boiteux. Mais des que la décision ne vient pas de nous, l’autre devient un connard. Non mais regardez le nombre de rupture où le plaqué vient déverser son chagrin sur votre canapé en sortant la phrase ultime « Non mais quel connard ! ». Alors que non, il a juste été honnête. Mais là, ce n’est plus votre cœur qui parle, c’est votre orgueil.

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Finalement, aimer, est-ce choisir un autre miroir qui vous renverra une image de vous que vous aimez ? Vous avez trois heures.

Facebook m’a tuer – Alex des Isnards, Thomas Zuber

Il y a des livres qui vous motivent plus que d’autres à priori. Ici, je me retrouve face aux mecs qui avaient écrit l’excellent mais non moins effrayant L’open Space m’a tuer et qui parlent en plus de mon terrain de jeu quotidien : Facebook. Allons y, c’est parti.

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Avant de poursuivre, je dois faire une petite précision contextuelle : entre ma lecture de l’open Space m’a tuer et celle-ci, j’ai découvert le fameux monde des agences. Il faudrait d’ailleurs que je reprenne L’Open Space m’a tuer pour mesurer le côté caricatural du truc. Non, parce qu’à l’époque, je ne savais pas trop de quoi on parlait finalement et je ne pus mesurer le réel du caricaturé. Mais après 2 ans presque et demi en agence, j’ai jamais fit de nocturne sushis, élément présenté comme quotidien dans L’Open Space. Les 3/4 de mes nocturnes se sont faites chez moi, c’est plus sympa… Au moins, quand je mets le point final à mon doc à 2h30, j’ai plus qu’à me doucher et au lit. Rassurez-vous, c’est arrivé UNE fois, d’ordinaire, je finis plus tôt. Bref. Si je souligne ce point, c’est que dans ce nouvel opus, un élément va rapidement m’agacer : la caricature.

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D’abord, nos deux auteurs soulignent quelques travers amusants qu’on a tous eus sur Facebook. Eus au passé, oui. Parce que le livre est sorti en 2010, écrit sans doute en 2009, à l’époque où on ne faisait pas trop attention à protéger sa vie privée (enfin, moins en tout cas). Pour preuve, la fameuse histoire des messages privés de 2008 redevenus visibles, vous vous souvenez ? Je regarde mon propre mur en me demandant si la personne avait vraiment pu poster cela en public. Puis j’ai constaté qu’aucun des messages torrides peuplant ma boite mail n’est apparu en public. Et qu’aucun de mes textes mutins n’avait été révélé sur le mur de mes amants. Donc non, pas de bug, juste qu’en 2008, on se croyait un peu entre nous sur Facebook. Et puis surtout à l’époque, y avait pas Twitter, Facebook était donc peuplé de statuts anodins qui ont quelque peu disparus aujourd’hui pour envahir Twitter. Perso, sur Facebook, maintenant, je ne poste plus que quelques articles et quelques photos persos que je ne peux pas poster sur Twitter, rapport à la volonté de séparer l’univers Nina de mon vrai moi. En gros, je poste les photos de ma trombine sur Facebook, le reste sur Twitter. Il y a également quelques photos de mes voyages mais voilà, plus de « allez, c’est parti pour le rameur » ou je ne sais quoi. Du coup, ce livre, sorti il y a trois ans, permet de mesurer l’évolution de notre utilisation des réseaux sociaux, amusant.

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Par contre, ce qui devient un peu agaçant, c’est la caricature. Dans le mondez joyeux d’Alex et Thomas, les femmes sont toutes minces et sont accro au cuit vapeur. Ainsi Mélanie, après une journée de travail, rentre chez elle se faire des brocolis vapeur et faire du repassage avant de ressortir en soirée. Non mais qui fait ça ? Perso, si je rentre chez moi, jamais de la vie je ne ressors ! Surtout que faire un crochet chez moi pour faire du repassage en boulottant du brocolis vapeur, au secours ! Parce que les caricatures de Thomas et Alex sont assez tristes : des sociopathes, autistes nombrilistes baignant dans un attention whorisme de compétition. Changez d’amis les mecs !

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Pourtant, quelques trucs sont bien vus et je vais me permettre de reprendre la thématique pour quelques articles. Parce qu’à un moment, j’avais comme une envie de reprendre mes études pour faire une thèse sur la mise en scène du soi sur Internet (forums, blogs, réseaux sociaux). Du coup, ce livre me sert bien la soupe avec les gens qui mettent en scène leurs vacances, leur petite vie pour susciter envie et désir. Du bien vu, oui, notamment l’addict à Farmville (même si je n’y ai jamais joué, je le confesse) ou la chouineuse dépressive qui vient de pourrir la soirée sur MSN. MSN, le truc qui n’existe plus depuis moins d’un mois…

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Mais le livre part en vrille. On part vaguement des réseaux sociaux pour dépeindre la génération Y mais on s’y perd. Focus sur deux chapitres sur Anne, qui se sépare de Sébastien. Hormis un paragraphe évoquant le fait qu’ils n’ont pas changé leur statut de couple sur Facebook, on se demande vie ce que ça fout là. Idem pour l’histoire de Karen et Jocelyn, rencontre sur adopteunmec (lui apparaissait quelques chapitres plus tôt en tant que chasseur sur Meetic). Bref, elle passe de grosse connasse qui jette les mecs sans réelle raison à soumise à l’odieux Jocelyn qui aime la sauter à même le sol. Heu, oui ? Peut-être nos deux compères ont en vue une série sur la Génération Y, une histoire de jeunes qui se croisent sur les réseaux sociaux, sites de rencontre et mangent des légumes vapeur en se racontant leur vie sur MSN… Enfin skype. Ou Twitter.

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Bref, on retrouve quelques bonnes idées dans ce petit livre mais un peu noyées dans des chapitres écrits pour faire du volume. Un peu dommage. Mais ça permet de mesurer l’évolution sur les réseaux sociaux en trois ans. Parce que maintenant, avec Twitter et Instagram, on aurait pas eu besoin des histoires d’Anne, Jocelyn et Karen pour atteindre le nombre minimal de pages.

Où la vie est une pute

Elle aime me taquiner un peu méchamment des fois.

6 mars 2013, je crache les dernières volutes de la dernière cigarette de mon dernier paquet. Voilà, tiens, je vais arrêter de fumer pour voir. En béquille, une cigarette électronique. Je vous parlerai d’elle un autre jour, promis. Donc depuis un mois, plus une clope, rien. Alors que je me gargarisais auprès de collègue chouchoute en journée, je ne savais que le drame était en train de s’ourdir, tels des nuages lourds et menaçant s’amoncelant sur un horizon qu’on ne regarde pas. Pourtant, l’orage est proche.

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Mercredi soir. Comme évoqué au détour d’une parenthèse, je me suis rendue à une soirée entre célibataire à base de champagne (oui, l’histoire ne dira pas si c’est le champagne ou le côté célibataires qui m’a attirée vu que la première soirée avait été mi figue mi raisin. Mais j’aime m’entêter). La soirée commence à 19h30, je débarque donc à 20h en panique totale mais j’ai pas réussi à m’extirper du boulot à temps. J’arrive et j’ai à peine mis le pied dans le bar (assez minuscule) que je me retrouve une coupe de champagne à la main. Oui, je…euh…ok. N’étant pas des plus réservées, je commence à entamer la conversation avec deux mecs (sachant qu’une fois de plus, ces messieurs sont visiblement en minorité) dont un brun pas mal. Les mouvements de foule font et défont les groupes, le premier mec, un petit blond, disparaît du groupe (mais étant juste derrière moi, nos fesses furent très intimes. A un moment, j’ai hésité à carrément m’adosser sur lui, vu notre proximité physique) et je me retrouve à parler seule avec le brun pas mal. Anaïs arrive et on parle à trois. Le mec est musicien et fait des percussions. Là, je me sens plus. Des percussions, ma lubie depuis longtemps ! Ahah, merci la vie.

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Sauf que. Sauf que la vie est une pute avec moi sur le plan sentimental, une enfant cruelle qui me tend une gourmandise pour mieux me la retirer (ou me la donne et attend avec un sourire vicieux que je chope une vilaine carie. Du style prince charmant devenu crapaud). Alors que tout semblait bien parti, le sort s’en mêle. Deux nana se fraient un chemin pour sortir fumer et là, ma proie annonce avec un grand sourire “ah ben je vais fumer, moi aussi”.

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J’ai arrêté de fumer y a un mois. Un mois sans toucher la moindre vrai clope. Un mois à avoir limite la nausée à l’idée de refumer (processus cognitif intéressant au passage). Donc je ne sors pas. Or : une soirée où y a mathématiquement plus de filles que d’hommes et que les hommes pas mal sont en minorité, des filles globalement tabagiques. Ben oui, voilà, ma proie a été capturée par un groupe d’amazones. J’ai tenté, une fois de retour à l’intérieur, d’intégrer leur groupe avec Anaïs mais pas moyen. Là, la vie, elle m’a tendu une friandise… qui dissimulait des fils électriques et je me suis pris une sacrée pichenette !

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En repartant, je joue un drama en 3 actes à Anaïs “non mais meeeeeeeerde, j’ai arrêté de fumer et voilà le résultat, putain, trop vénère sa mère la pute !” (bon, non, j’ai pas parlé comme ça mais laissez moi re redramatiser la situation). Et la petite qui en rajoute une couche : “Ah oui, c’est con parce que c’était le seul mec mignon. Quand je suis arrivée, je me suis dit que t’avais trop géré et tout. Puis en plus, il essayait de revenir nous parler après”. Des regrets, des regrets, des regrets.

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Moralité : ben y en a pas. Ah si : le chemin d’une vie saine est vachement plus pentu que celui d’une vie de débauche…

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Mais bon, j’ai pas dit mon dernier mot non plus, je vais pas laisser mon non tabagisme me faire perdre une proie, je prépare le round 2 (teasing… ou pas parce que s’il le faut, le round 2 n’existera jamais et j’écrirai pas un article pour dire “ah bé voilà, pas eu de round 2, bisous !”)

Dis 33

Samedi, mon compteur personnel prenait un an de plus. Me voici à 33 ans. Mais je m’en fous, j’ai toujours l’air d’en avoir 25. Mais un anniversaire, ça compte non ?

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Ben non. Enfin, plus comme avant. Avant, mon anniversaire était une date clé pour reprendre des résolutions perdues de vue depuis janvier. L’an dernier, mon anniversaire est arrivé peu après l’annonce de la grossesse de ma soeur donc autant dire que je m’en foutais un peu. Cette année, j’ai un peu repris ma vie en main des début mars en arrêtant de fumer (pas une clope depuis le 04 mars) ET en faisant un régime basé sur un équilibre alimentaire. Oui les 2 en même temps, je suis folle. Donc bon, niveau résolution, je n’ai plus grand chose à ajouter.

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Ensuite, c’est l’occasion de faire le bilan. A l’image de l’année 2012, mes 32 ans ont été de véritables montagnes russes. Ça a bien continué jusqu’à aujourd’hui ! Non mais pour vous situer le truc, prenons la journée du 24 janvier : le même jour, je perds ma carte bleue, je me troue la jambe dans le métro mais j’apprends une très bonne nouvelle. Du coup, je ris ou je pleure ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Et la lose a frappé fort le jour même de mon anniversaire. Laissez moi vous raconter… Comme si vous aviez le choix.

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Samedi, lever tôt (8h30, c’est très tôt pour un samedi) pour aller chez l’infirmière qui me dit que je suis en fin de cicatrisation, youpi ! Bref profitant de ma matinée, je vais à la laverie (je suis tellement débordée en ce moment que j’ai pas le temps d’appeler un plombier… Sans mauvais jeu de mot). Je reviens, j’ouvre la porte et là, énorme bruit d’eau chez moi. Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? En fait la fixation du pommeau de douche s’est arrachée, faisant tomber ce dernier qui, dans sa chute, a allumé le mitigeur à pleine eau… Je suis rentrée, la baignoire était à 3/4 pleine quand même…

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(Non ma baignoire n’est pas sale, c’est l’email qui est cramé)

33 ans, l’année du WTF ?

PS : J’avais tellement de beaux cheveux petite…

La fin d’un fantasme

Les hommes, les hommes. Je les aime, je les déteste, je les désire et je soupire. Ils peuplent ma vie et mes nuits, mes rêves où leurs doigts experts et curieux explorent en douceur les pores de ma peau frémissante.

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Bon voilà, j’avais envie de faire du pseudo littéraire digne d’un Guillaume Musso, voire d’un Harlequin. Mais allons vers le sujet même de l’article sinon je vais vous perdre avant même d’avoir écrit un mot sur la question. Donc les fantasmes. Il y a des hommes, je les croise et ils me font vibrer la culotte : le fantasme ou le crush. Je le veux. Je le veux, je le veux, je le veux ! Je lui trouve toutes les qualités physiques et mentales. Beau, drôle, intelligent, est-cela donc possible ? Le problème, c’est que si l’amour rend aveugle, le fantasme rend en plus sourde et conne. Parce que tout ce qu’on ne sait pas sur l’autre, on l’imagine, on le façonne à l’image de ce que l’on voudrait. Sauf que… Craque-t-on sur l’homme réel ou pour l’image qu’on en a. Oui, la réponse est facile : on craque pour l’image.

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Mais le fantasme est facétieux et inconstant. Cet homme qui occupe nos rêves et nous entretient dans un état semi amoureux que l’on aime bien, au bout d’un moment, il lasse. Parce que bon, c’est bien gentil de s’imaginer le garçon en prince charmant mais au bout d’un moment, on percute que si ça avance pas maintenant, ça n’avancera jamais et qu’il est temps de laisser tomber. Et là, c’est le drame. Les œillères tombent et le prétendant prince charmant (malgré lui) devient le roi des beaufs.

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Mise en situation (parce que j’aime bien) : un beau jour, ou peut-être une nuit, je croise la route de Samuel, un beau brun à l’œil pétillant et au sourire ravageur. Gniiiiii, il est mignon ! Il ouvre la bouche, il a une voix qui te ruine la culotte et en plus, il est drôle, cultivé. Dès que nous sommes invités aux mêmes soirées, je fais péter les shorts et les décolletés outrageants, je me maquille et me coiffe avec soin. Bref, je suis en chasse, option papillons dans le ventre, j’ai la sensation de peser 800g et d’échapper à la gravité. Ah que c’est bon ! Mais le feu du fantasme est bien plus dur à nourrir que celui de l’amour. Je ne vois Samuel que de temps en temps et j’arrive pas bien à comprendre ce qu’il me veut. Tour à tour taquin et indifférent, tu veux, tu veux pas ? Oui ? Non ? Pffff.

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Samuel me lasse et là, l’image idyllique commence à se fissurer. Il n’est pas si beau finalement. Il a vraiment un rire de merde. Il se la joue intelligent mais sorti de ses deux ou trois sujet de prédilection, il a rien à dire ! Et puis son obsession pour les jupes est si fatigante… Oui, elle est jolie la fille en jupe mais bon… Les shorts, c’est mieux d’abord !* Et oui, Jennifer Lawrence est canon mais il est pas obligé d’en parler en permanence à grand renfort de commentaires graveleux sur son cul… Je veux dire, des crushs people, j’en ai des tas, je passe pas mon temps à dire “non mais le cul d’Henry Cavill quand il chope la fille de Buckingham dans les Tudors, j’en ai bousillé ma culotte !”. En fait, moins vous le désirez, plus ses défauts vous explosent à la figure. Et le désir finit parfois par se tourner en dédain.

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C’est assez étrange en un sens de dédaigner un mec qui ne fut pour nous qu’un amusement, une passade mentale (parce que dans les faits, il ne sait rien passé). Pourquoi un rejet si violent pour un homme qui n’a pas compté ? La déception certes mais… Peut-être est-ce juste parce que cet homme là, on n’est pas sorti avec donc ne perdure aucune tendresse. Ni aucun orgueil. Non parce que dénigrer son ex, ça nous fait quand même toujours un peu passer pour une dinde. “Non mais il était tellement trop con ce mec, nan mais j’te jure, ohlala !” “Bah pourquoi t’es sortie avec alors ?” (sous entendu “putain ta gueule”). Alors que le crush, on peut limite se sentir fière d’avoir arrêté les frais avant d’avoir entamé quoi que ce soit. Même s’il n’y avait peut-être rien à entamer. Ou alors, et c’est sans doute là, la clé, il nous a ruiné notre image parfaite, le petit cinéma qu’on se faisait dans la tête et ça, ça fait chier quand même.

science+des+reves

C’est toujours un peu triste, la fin d’un fantasme, on se retrouve obligé de jouer avec l’image d’une célébrité dans nos rêves érotico-amoureux et bon… Henry Cavill peut être aussi canon qu’il veut, il reste pas super crédible dans le rôle du vrai fantasme car, soyons clairs, je ne le rencontrerai jamais. Heureusement, les fantasmes vont et viennent. A quelques jours du retour du beau temps (si !), nul doute que je vais encore m’en dégoter un.

* En vrai, je préfère les shorts par praticité mais je suis pas opposée aux jupes !

Et si je me mettais en couple ?

En 8 ans de blog (!!), j’en eus connu des hommes. J’ai dû en évoquer une dizaine ou une quinzaine ici, j’en ai croisé pas mal plus. Séduire un homme, je gère. Là où je suis archi nulle, c’est pour les choisir. Et là, je vous le dis officiellement : j’ai envie d’être en couple.

Couple In Love

Depuis quelques temps, j’ai mis la pédale douce sur mes activités post job : punie de piscine, j’ai décidé d’arrêter la chorale suite à des histoires sans intérêt (non mais la vie associative, au secours…). Donc mon emploi du temps s’allège et je pourrais avoir le temps d’avoir un mec… Même si je compte me rendre dans une nouvelle salle de sport juste à côté de chez moi et je me prends la tête sur mes activités de l’an prochain (continuer ou non la plongée et j’ai très envie de faire des percussions. Si tu as un avis sur ces questions, les comms sont à toi!), j’ai plus de temps.

détente

En fait, être célibataire, ça fait un moment que ça dure et j’ai envie d’une nouvelle aventure. Tenter la vie à deux. Partir en week-end en amoureux, se faire une soirée DVD tranquille. Rien de bien extraordinaire. Sauf que :
– rencontrer un homme célibataire qui me plait , c’est pas évident (surtout la partie célibataire. C’est pas que je sois difficile, c’est que je dois avoir des goûts très communs et j’arrive toujours après la bataille)
– arrêter de craquer sur des mecs à problèmes pensant que j’allais les guérir. Mais bon, la naturopathe m’a dit que moi aussi, j’avais le droit de sortir avec des mecs équilibrés.
Bref, c’est la merde.

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Alors en attendant, je m’affûte, je fais plein de sport, je réfléchis à un nouveau look, je vais même à des soirées célibataires des fois que (j’en ai une ce soir, tiens). J’essaie de provoquer le hasard puisqu’il m’a toujours apporté des hommes sur un plateau d’argent. Bref, je ne chouine pas sur mon lit en attendant que ça arrive. Je ne chouine pas du tout d’ailleurs vu que je suis pas en manque, c’est une envie et non un besoin. Parce que j’ai la sensation que j’ai besoin de me poser pour me projeter. Je n’ai pour l’heure aucun projet au delà du mois d’août et je devrais avoir la maturité de voir à un peu plus long terme. Professionnellement parlant, j’ai certes une idée d’où aller mais si j’ai appris quelque chose de mes jeunes années de travail, c’est que c’est pas toujours toi qui pilote la voiture. En attendant, faut que je devienne une bête en anglais. Et en italien. Et que je chope une troisième langue (le russe me tente toujours même si c’est pas forcément le plus utile mais l’espagnol, j’ai peur de trop m’embrouiller avec l’Italien, les langues asiatiques ne me tentent pas. Éventuellement l’hébreu car j’aime bien les sonorités mais apprend-on une langue parce qu’on la trouve jolie à l’oral. Si tu as un avis, les commentaires, tout ça…).

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En fait, je suis un peu fatiguée de courir. Je suis à la Reine de l’instabilité, que ce soit de mon fait ou non, j’ai envie de lâcher mon trône. Professionnellement, j’ai la sensation que je vais pouvoir un peu rester sur ma branche quelques temps, mon poste me permet d’évoluer en son sein. Mais en privé ? J’ai certes mon groupe d’amis qui reste un socle solide, ma famille… Rencontrer des hommes, c’est toujours plaisant, le premier baiser, la première nuit, c’est toujours un peu excitant… Mais arrive un moment où ça blase. Cet été, j’avais redécouvert le plaisir d’une relation simple, l’envie d’être juste ensemble, peu importe où au fond. Même si cette relation était une arnaque en fin de compte, ça faisait du bien. Et j’ai envie de remettre ça.

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Maintenant, ça reste facile à dire…Car si j’ai à ce point collectionné les histoires compliquées, n’était-ce pas précisément parce que j’avais pas tant envie de m’engager que ça ? Suis-je vraiment guérie de ce travers ? Tant de questions qui trouveront leur réponse un jour ou l’autre, sans doute.

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En attendant, les percussions, ça vire à l’obsession, vous n’imaginez pas… (oui, la stabilité dans mes loisirs, j’y compte pas, par contre)

Le management par le croissant

Je m’interroge souvent sur les compétences managériales des uns et des autres. Qu’est-ce qu’un bon manager ? Celui que je trouve bon manager fait-il l’unanimité ? Pour moi, un bon manager est celui qui partage ses compétences, me fait suffisamment confiance pour ne pas contrôler mon taf toutes les 5 mn (mais ne me perd pas de vue pour autant), et sait faire preuve de justesse (en gros souligner le bon travail et réprimander le mauvais tout en essayant de trouver des solutions pour que ça ne se reproduise pas. Oui, des fois, il arrive qu’on sache pas tout faire…). Et, évidemment, de l’humanité.

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Il y a quelques temps sur Twitter, nous débattions avec je ne sais plus qui (désolée…) des managers qui n’offrent jamais de croissants à leur équipe. En mon âme et conscience, j’ai répondu “c’est scandaleux!”. Il n’y a certes aucune obligation et un bon manager peut avoir quelques oursins dans les poches. Sauf que c’est le petit geste qui fait la différence. Evidemment, je dis croissant mais ça pourrait être un café, une friandise ou même une chocolatine. Il y a des périodes parfois tendues au boulot, les dossiers qui s’accumulent, les deadlines immuables qui s’approchent à toute vitesse, implacables comme un mur qui vous explosera la gueule si vous ne tenez pas les délais… Bref, y a des jours où on est zen et d’autres non. Face à nous, le manager qui doit quand même s’assurer qu’on rend les trucs à temps parce qu’à un moment, si une tête doit sauter, ça peut être la vôtre certes mais rien ne garantit qu’il ne soit pas éclaboussé/blessé voire tué dans l’histoire… Un bon manager comprendra que le fouet ne peut pas être le seul moteur et qu’il faut savoir aussi faire un petit geste. De type offrir un croissant.

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(c) Rico Sin Azùcar

Le réveil sonne. L’heure de quitter la tendre chaleur de sa couette pour aller au boulot. Ayant eu quelques petites expériences professionnelles comme vous le savez, j’ai eu un bon paquet de managers. Les managers “heu ben fais ça et… ben salut !” voire les “ah, tu taffes ? Heu ben c’est bien, c’est à dire que j’avais un peu oublié de te suivre, huhu !” ou au contraire les hystéros “t’as mal fait ton taf. Tout est de ta faute, tu es la pire employée du monde…Et si je te crie dessus, c’est pour pas qu’on voit que moi, j’en fous pas une”. Bref, j’ai pas toujours eu la gagne à ce niveau là et y avait des matins où j’avais envie de frapper le réveil tant me sortir du lit me donnait envie de hurler, de me rouler par terre parce que, putain, je veux pas y aller. Je ne dis pas que le management est facile, je trouve même qu’il faudrait arrêter de le sacraliser car on n’est pas tous faits pour ça. Et c’est pas grave, chacun ses qualités.

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Mais puisque vous voilà manager, comment se comporter ? Oui, il faut offrir des croissants à ses équipes. Ou un café ou peu importe. Non pas pour se les mettre dans la poche et la jouer copains copains (erreur) mais pour reconnaître de temps en temps le bon travail, une sorte de mini récompense qui ne coûte rien (quoi que le prix du croissant devient délirant), que nous sommes entre humains avant tout. Offrir un croissant, chocolatine, une madeleine ou un café ne nuit pas à l’autorité, bien au contraire. La bienveillance vis à vis de ses équipes EST une bonne idée, quoi qu’il en soit. Usez en !

PS : Je suis TELLEMENT fière de mon titre

Ressusciter ?

Par Pink Lady

Magie d’un pseudo web. On l’endosse, on le fait vivre puis un jour, si on en a assez, on le fait taire. C’est facile : plus un mot sur Twitter, Facebook ou sur votre blog et les gens vous oublient. Ô, gloire éphémère que celle des « blogueurs influents ». Pendant 3 ans, j’ai été Pink Lady, blogueuse parmi d’autres, invitée aux soirées blog et tout.

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Puis cette blogosphère là m’a gonflée. Vous n’imaginez pas comme certaines blogueuses «  » » »stars » » » » sont de vraies connasses manipulatrices, prêtes à lécher le premier cul passant au dessus d’elles pour grappiller un backlink ou une invitation en soirée blog. Je le sais, j’avais à un moment ce [vague] pouvoir d’offrir de l’argent contre des articles. Jamais eu autant d’amies blogueuses. Le jour où j’ai changé de travail, tout le monde m’a oubliée. Je n’en ai pas souffert, j ‘ai de vrais amis par ailleurs. Après, sauvons quelques têtes, il y a aussi de belles personnes dans le lot. Mais ça taille sec au pays des macarons.

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Les macarons, tiens. Grot it gourmand des années 2005, avant les cupcakes, pop cakes et mug cakes… Oui, nos goûters aussi sont fashion, que voulez-vous. La blogosphère féminine s’est scindée en deux à l’ère du macaron : les blogueuses mode, celles qui ont leur carte de fidélité chez Ladurée et Pierre Hermé sont devenues les cibles de toute une autre blogosphère féminine. Drôle au départ, celle-ci est devenue répétitive, souvent aigrie et surtout sacrément faux-cul : il suffisait qu’une marque leur fasse les yeux doux pour qu’elles prennent, elles aussi, leur part du gâteau et n’hésitent pas à partager aux internautes leur photo de Look « mais c’est pas pareil, c’est pour se moquer, c ‘est du second degré ». Oui, oui, oui… Mais bon, la haine est un bon fédérateur, taper sur de la blogueuse mode rapporte RT sur Twitter et nouveaux lecteurs sur votre blog. La win quoi !

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Tout ça m’a filé la nausée. Et je vous raconte même pas les ennemies que j’ai pu me faire juste en me moquant de cet état de fait… Il faut comprendre que la blogosphère, c’est comme le lycée (voire le collège) avec ses bandes, ses populaires et toutes celles qui se rêvent reine de la promo même si elles s’en défendent. Collège ou lycée de petite ville, la plupart d’entre elles sont strictement inconnues hors de leur petit cercle mais chut, ne leur dites pas que j’ai dit tout ça, je vais encore me faire détester.

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Mais j’ai mes torts. Celui en premier lieu de penser que les reines de la blogosphère puissent avoir un soupçon de recul sur ce que tout ceci représente (rien ou si peu). Mais surtout je me suis perdue. Au départ, Pink Lady se voulait surtout une satire des filles des magazines, celles qui mangent des graines germées en passant du pilates au krav maga en passant par l’aqua bike selon le dernier magazine qui en a parlé en disant que c’était ultra top. Celles qui baisent pas le premier soir. Ah si. Ah non… Et qui trouve que se taper une fille est très bon pour sa crédibilité Swag (c’est de Elle pour ceux qui ont raté la polémique). J’ai vite, trop vite, intégré la vie de cette fille des magazines pour la faire mienne, je parlais trop de moi et j’ai perdu de vue l’existence même de Pink Lady. Qui a fini par disparaître. Mais j’ai un peu envie de la ressusciter en gardant en tête cette fille des magazines. Histoire de se marrer un peu.