1, 2, 3

(sous titre : je suis une grosse nulle)

Hum… Bon…En ce moment, je suis un peu déconnectée niveau calendrier, c’est une catastrophe. Par exemple, mercredi, j’ai oublié l’anniversaire de ma grand-mère et je m’en suis beaucoup voulue (mais je l’ai appelée depuis). Et samedi… c’était l’anniversaire du blog et j’ai pas du tout percuté mais là, je m’en veux moins, il ne m’en tiendra pas rigueur. Donc voilà : on entame la saison 4.

Bon, qui dit anniversaire dit « bilan et perspective ». Que dire de la saison 3 ? Le ton du blog a beaucoup changé, du fait sans doute que je suis devenue une vraie travailleuse qui se lève à une heure à un chiffre (mais je n’aurai pas l’indécence de dire que je fais partie de la France qui se lève tôt car quand je quitte ma couette, certains sont déjà au boulot). Et même que j’ai déjà changé de boulot en à peine un an de carrière. Du coup, ce blog « souffre » un peu de mon absence, je réponds pas toujours aux comms… Voire même rarement. Mais je les lis quand même, hein. Rassurez-vous, je ne vous néglige pas, j’ai pas pris la grosse tête… Ahahah d’ailleurs. Prendre la grosse tête sur un blog, c’est un peu bizarre comme concept, quand même. Je prendrai la grosse tête le jour où je ferai vraiment un truc marquant, promis.

Bon, en fait, je l’ai pas vue passer cette année et j’ai un peu de mal à en dire quoi que ce soit. J’ai dû vérifier dans les archives quand étaient arrivés les nouveaux rédacteurs, la plupart étaient déjà là pour les deux ans. D’autres sont arrivés depuis, un est reparti mais fait quand même sa guest dans le courrier des lecteurs. Sans doute d’autres changements dans l’année à venir, je ne sais pas encore. Dans la saison 3, on a lancé des séries, en commençant par la saga de l’été puis ont suivies la chômagie, où trouver l’homme et l’enfer de la mode. On va aussi accueillir la rubrique ciné de Bobby qui, à l’heure où j’écris cet article, aura plutôt lieu le dimanche. Ca me plaît bien, moi, les séries, comme concept, ça fait un rendez-vous régulier. Mais là, à part la nouvelle saga de l’été, j’en ai pas en rayon. Mais je me connais, j’ai toujours 50 idées à la minute, y en a bien une qui germera à un moment. Par contre, ô joie, celle sur la chômagie qui déprime tout le monde sera bientôt finie.

Concernant les lecteurs, je suis un peu perplexe : j’ai l’impression qu’il y a une évolution, des nouveaux arrivants et des partants. Jusque là, c’est normal vu que le blog évolue, son lectorat aussi. Ceux qui venaient pour avoir leur dose de cul ont dû être déçus et sont allés traîner ailleurs, logique. D’autres sont arrivés, restés ou pas. Ce qui m’intrigue, c’est la régularité merveilleuse du nombre de lecteurs quotidiens depuis près de 2 ans. En plus, cette année, j’ai pas encore eu la baisse annuelle qui va d’avril à octobre à peu
près. Je suppose que ça veut dire qu’il fait vraiment un temps de merde… Sinon, cette saison 3 est allée très loin dans mes problèmes avec les lecteurs, j’ai même dû porter plainte (pas une main courante, une vraie plainte) contre l’un d’entre eux. Après, on ne peut pas échapper aux trolls, je suppose, mais c’est un peu fatigant des fois. C’est fou comme dans la vraie vie, personne ne me parle jamais de la sorte mais l’anonymat rend très courageux certains. Enfin, c’est pas grave, on active la modération et le blog reste tout propre. Mais globalement, je suis assez fière du niveau général des commentateurs qui écrivent tous bien et sans fautes, y a quasi jamais de SMS. Sauf sur l’article sur les vacances de l’amour, ça m’apprendra à écrire sur des séries daubesques.

En fait, j’ai pas l’impression que cette année ait été particulièrement marquée. L’an dernier, j’avais changé beaucoup de choses dans ma vie et trouvé un travail. Depuis, si j’ai changé d’emploi, je suis restée sur la même ligne pour le reste : je m’amuse sans excès, j’ai trouvé un groupe d’amis dans lequel je suis bien, je m’étais perdue, je me suis retrouvée. C’est sans doute pour ça que je n’ai plus tellement besoin de parler de moi au-delà de l’anecdote marrante. Puis c’est jamais marrant de raconter quand tout va bien sur un blog, la
lose est plus drôle. Alors pour finir cet article, un paragraphe digne de feu la liste du samedi :

La RATP et moi, on a des relations compliquées. Mais ce mois-ci, j’ai été très gentille avec elle et lui ai fait gagné beaucoup d’argent. Tout commence le 10 mai. Je pars du boulot et quand j’arrive dans la station, je constate que, ahah, j’ai perdu ma carte orange. La mensuelle bien sûr. Et pour info, j’habite en zone 3. Donc me voilà obligée d’acheter des coupons hebdos jusqu’à la fin du mois. Jeudi dernier, je sors du boulot en même temps que Ioulia, on va au métro ensemble. Impossible de retrouver mon coupon. Ioulia me laisse passer derrière elle. Je fouille mes poches : rien. Bon, j’ai dû le laisser sur mon bureau. Le lendemain matin, je pars de Plume sur Berges avec notre nouvelle stagiaire qui y vit aussi, je gruge avec elle. Arrivée au bureau : rien. Donc résumons. En mai, j’aurai acheté : 1 coupon mensuel, 3 coupons hebdomadaires, 1 ticket pour Paris intramuros et 3 tickets zones 1 à 3 (et un ticket zone 1 à 5 mais parce que je suis allée dormir chez Gabriel et je peux toujours gruger à l’aller vu qu’à son arrêt, on peut sortir sans ticket). Ce matin, je suis allée chercher un pass navigo.

Et c’est parti pour la saison 4 !

Livré avec indignation

Avant, je lisais  les journaux et débattait de l’actu avec mes amis. Aujourd’hui, plus produit : je travaille sur des forums et là, je lis les
considérations politiques des uns et des autres, de tous bords et milieux, toutes opinions politiques et c’est enrichissant… ou fatigant. Quoi qu’il en soit, le Français (mais sans doute pas que) a une capacité d’indignation assez épatante. Surtout quand les médias poussent à ça.

Récemment la France s’est émue et indignée : les JO vont avoir lieu à Pékin, quel scandale, ce pays ne respecte pas les droits de l’homme, c’est ignoble. Bon, alors, déjà, j’ai une question : pourquoi personne ne s’est indigné y a 6 ans ? J’ai l’impression que soudain, les gens atterrissent : de quo-a ?? C’est la Chine qui organise les JO d’été ? Mais c’est un scandale ! Bravo, je pense qu’on a là la palme de la réactivité. Félicitations. Bon, il y a des gens qui n’ont pas attendu que la cause devienne médiatique donc populaire, je me souviens que mon cousin avait une bannière contre ces JO sur son site dès le début des années 2000, quelques autres aussi. Mais quand même, j’ai un peu l’impression qu’il y a eu un gros atterrissage depuis 3 ou 4 mois et ça me fait lever les yeux au ciel. On mélange joyeusement tout : et les droits de l’homme, les gens exploités, le Tibet. D’ailleurs, il faut l’indépendance du Tibet et le dalaï lama, il est trop cool. Comme disait Jean-Luc Mélenchon : « les gens ne se rendent pas compte que l’indépendance du Tibet est réclamée par des
prêtres extrémistes. Vous voudriez être gouvernés par eux ? ». Alors soyons bien clairs : je ne remets pas en cause ce qu’il se passe en Chine en matière de non respect des droits de l’homme et compagnie. Ce qui me désespère, c’est que les gens attendent que les journaux parlent d’un sujet pour, soudain, s’indigner, sans forcément chercher plus loin que les infos qu’on leur donne. Ceci étant dit, je pense qu’on a été « victime » du même procédé en Chine avec leur Jeanne d’Arc = prostituée et « free corsica »

Je parle de cet exemple là car c’est le plus récent mais c’est pas vraiment nouveau. Souvenez vous, le tsunami. Quand le drame s’est déroulé, les dons ont été particulièrement massifs, l’émotion très vive. Jusque là, tout va bien. Mais une fois l’événement dé médiatisé, plus personne ne s’est préoccupé des pays dévastés par le tsunami. On a parfois quelques reportages sur le sujet mais si on faisait un appel au don aujourd’hui, ça ne donnerait pas grand-chose, à moins d’une grande soirée avec les stars, celles où on appelle à notre générosité.

Je suis toujours assez admirative de cette capacité à s’indigner sur commande. D’un côté, c’est rassurant, ça veut dire que les gens ne sont pas encore assez blasés pour réagir sur certains sujets. Mais de l’autre, j’ai de plus en plus la sensation de moutons qui vont là où les caméras tournent. La Chine a eu les JO vers 2000 ou 2001, ça n’a pas choqué les foules. De même, c’est pas vraiment nouveau les violations des droits de l’homme. Sans doute que le fait que la Chine fasse partie du G20 et qu’on signe des accords commerciaux avec eux a calmé les envies de dénoncer ce genre de choses, on préférait parler des progrès de la Chine et de son développement économique. Peu importe, à la limite. Mais ce qui me plaît moins, ce sont ces mobilisations qui ne sont que ponctuelles et superficielles. Par exemple, le SIDA : à une époque, on avait droit à de nombreuses campagnes sur le sujet, de la prévention en veux-tu, en voilà. Puis les campagnes se sont un peu espacées, les gens ont compris que la trithérapie était un vaccin qui guérit du SIDA et du coup, ça n’a pas raté : recrudescence du nombre de contaminés et des maladies vénériennes en général.

Alors que faire ? On peut accuser les médias de tous les maux mais arrive aussi un moment où les médias ne peuvent pas être responsables de nous, de nos opinions, de nos comportements. Quand les campagnes sont trop récurrentes, on se plaint du battage. C’est bon, on le sait, arrêtez de nous materner. Mais dès que la prévention se relâche, les gens aussi. Le sida, c’est pour les autres, on va se passer de capotes. Et la chaude-pisse, hein ? On n’en meurt pas mais c’est pas très agréable, à ce que j’ai cru comprendre. Peut-être
qu’il faudrait éduquer les gens à voir au-delà de leur écran de télé et à faire fonctionner leur neurone plutôt qu’on leur donne les préconisations d’une vie saine.

Courrier des lecteurs : réponse à Laure

Cette semaine, Laure nous a soumis la question suivante : « Ma question : je sors avec un mec depuis quelques mois et je l’aime mais il m’a trompée plusieurs fois et je sais pas quoi faire. Je lui ai promis de ne pas le tromper mais je l’aime, je veux pas le quitter ! Au
secours! 
»



La cellule Love and sex des vingtenaires (feat Enzo) s’est pris la tête sur cet épineux problème et voici ce qu’on en pense.

Marine : Nan mais ça va pas bien, oui?
Comment faire reculer la condition de la femme en deux secondes : lui il peut me tromper parce que je l’aime trop pour le quitter, mais moi je lui ai promis de pas le tromper… Sache que les femmes serpillères n’ont jamais fait et ne feront jamais rêver les hommes. Comment dire ça autrement : tu es une roue de secours pour lui. Il reviendra toujours vers toi, c’est vrai, car tu es flatteuse pour lui : tu es à ses pieds et tu bronches pas. Il te garde pour le moment faute de mieux mais il te jettera sans ménagement dès qu’il trouvera une nana qu’il aura pas envie de tromper/qui lui tiendra tête un minibout. De deux choses l’une : ou tu as un minimum d’amour propre et tu mets fin à ça tout de suite (même si c’est dur, même si tu pleures, même si blablabla… les larmes ne feront qu’être plus nombreuses si tu t’enlises là-dedans), ou bien tu lui proposes un couple libre. En en assumant les conséquences. Il ira voir ailleurs, tu iras voir ailleurs si
l’envie t’en prend, vous ne vous rendrez pas de comptes là-dessus et vous construirez une harmonie de la sorte. Est-ce faisable/viable? J’en sais rien. Mais de toutes façons, ne te leurre pas: s’il t’a déjà trompée, plusieurs fois de surcroît, et qu’en plus tu t’écrases, il n’y a aucune raison a priori pour qu’il ne récidive pas, et peu de chances qu’il t’aime de la façon dont toi tu l’aimes. C’est une relation déséquilibrée et le déséquilibre crée l’échec.

Bobby : « je lui ai promis de pas le tromper mais je l’aime » > Bon, déjà, ça me parait un peu confus. On va mettre ça sur le compte d’un
trouble profond causé par les élans de curiosité passagère de monsieur. Pour ma part, c’est NON. Dans un couple, on est DEUX, pas deux plus quelques extras. Si on met sur la table dès le début qu’on peut aller voir ailleurs, ok, on peut même décider ensemble de ne
pas se le dire et que si on le fait c’est pas la fin du monde. Perso, c’est pas mon truc, mais pourquoi pas. J’ai du mal avec le « oui mais tu comprends avec toi y a des sentiments alors qu’avec elle c’est juste sexuel ».
Pour moi si on est en couple, on fonctionne à deux, comme une machine à deux rouages, et si il a besoin d’aller voir ailleurs, c’est que la machine ne fonctionne pas. Je dis pas qu’il faut casser la machine et rompre aussitôt, surtout si tu l’aimes, ça sert à rien d’être aussi expéditive. Par contre, comme toute machine, un couple, ça se répare. On se dit les choses avec franchise, avec sympathie, avec complicité. Si y a une incompréhension vraiment trop forte, ben oui, dans ce cas, change de mec. Il est peut être pas assez mûr, il a peut être pas assez essayé de partenaires sexuels dans sa vie, il cherche de l’expérience, ou bien tu l’attires pas assez, et dans ce cas il a rien à faire avec toi.
En tout cas, l’idée de le tromper par vengeance me parait pas très appropriée ni très digne. (vous devez me trouver réac’ mais en ce moment je me fais draguer que par des mecs en couples et y a rien de tel pour me saouler)

Bastien : La première question que nous nous poserions, nous, humble rédacteurs, a la lecture de ta requête serait « tu veux donc savoir si on te conseille de le larguer ou de rester avec malgré les à cotés ». Et bien non, ça n’est pas apparemment le conseil demandé vue que la réponse se trouve dans la question initiale, je cite « je veux pas le quitter ! ».
Dans ce cas analysons les autres alternatives:
-Le priver de sexe: est ce bien tenable ?
-Le priver de copains: pour se retrouver célibataire il n’y a pas mieux.
-Ne plus s’épiler, se maquiller, se laver pendant une période indéterminée: ce serait le pousser encore plus au crime.
-Un violent coup de genou dans les couilles: ça soulage mais je ne te le conseille pas, par empathie masculine.

Sans vouloir faire mon récurent, pourquoi cette notion de fidélité au coeur du couple ? S’il a des sentiments pour toi et qu’il couche -également- avec toi tout n’est il pas bon ? Si en plus on ajoute les violons à la mode « je ne veux que son bonheur » alors amen, il a tout compris ! Pour finir je préciserais que n’étant ni en couple ni adepte de la fidélité je ne peux pas trop te conseiller. Je serais même du genre a imiter ton bonhomme donc mes conseils te seront bien peu utiles…

Lucas : Pour moi ya pas photo et la réponse sera simplissime. une nana qui me trompe je préfère mettre fin à la relation même si ça va être dur et que je vais en chier.

Voili,voilou. Je ne crois pas avoir besoin de développer.

Tatiana : Nan mais c’est quoi ce mec « fais ce que je dis mais pas ce que je fais ». Avant de répondre faut juste que je m’énerve 2 secondes sur le monsieur que s’il me lit j’ai envie de lui dire que c’est qu’un gros con égoïste. Pour lui c’est rassurant d’être avec toi car il a bien compris que de toute façon tu n’es pas prête de le quitter peu importe ce qu’il te fera endurer. Donc  comme certaines personnes qui n’aiment ps rester seules, il préfère rester avec toi mais c’est une très mauvaise raison et c’est très égoiste de sa part car il ne pense pas à ton bonheur. Tu mérites quelqu’un qui ne te trompe pas à tout bout de champs, nan ?

Après effectivement si toi tu conçois la possibilité d’un couple libre alors c’est peut être ta solution. Mais il n’a pas à t’imposer quoi que ce soit si lui il ne suit pas les mêmes règles.

Jane : Ceci est une réponse à haute teneur en girl power. Comment dire ça poliment: CASSE TOI? Non mais faut vraiment qu’on le dise pour que tu le réalises? Amour propre, tu connais? « Non mais c’est toi que j’aime, même si je vais voir ailleurs, tu m’attends et tu bouges pas… » Et en attendant, si tu veux bien faire le repassage… Donc on se reprend en main, on fait un sourire, on le traite d’abruti fini incapable de penser autrement qu’avec sa b***, on tourne les talons la tête haute, et on lui souhaite de trouver le bonheur
avec ses autres poulettes. Et on attend d’être hors de vue pour s’effondrer. En n’oubliant pas qu’on se remet d’un chagrin d’amour. mais que l’amour propre, c’est plus dur à récupérer une fois qu’il a été bien piétiné!

Summer : Moi aussi tu m’aimes bien lectrice je suis sûre, alors je voudrais 100 balles et un mars! Comment ça non? Pff je suis déçue tu ne m’aimes pas tant que ça alors.
C’est grosso merdouille le genre de réponse que tu penses qu’il te fera quand tu lui diras stop, et là que dire si ce n’est que manifestement c’est lui qui ne t’aime pas tant que ça puisqu’il se permet d’aller voir ailleurs. La vérité c’est que quand tu lui diras stop, il n’aura peut être même pas de réaction, il ira voir la suivante tout simplement. Sans vouloir te donner une leçon que tu connais déjà sinon tu ne poserais pas la question, j’aimerais juste que tu réfléchisse sur l’éventualité d’un quelconque avenir avec lui. Te sens tu prête à être un numéro sur la liste de toutes celles qu’il doit honorer?

Enzo : Si j’étais joueur, je dirais que je ne vois pas où se situe le problème vu la manière dont tu évoques ton cas… Mais ce serait un peu
(très) méchant ! Tu ne sais pas quoi faire ? Selon la manière dont tu exposes le problème, tu n’as qu’une solution : rester avec lui !
Je t’aurai bien conseiller de le quitter vu que la situation dans laquelle tu es semble te faire du mal (mais que tu acceptes par ton manque de réaction). Mais « tu ne veux pas le quitter ». Comme il n’y a strictement aucune raison qu’il change (à part une castration accidentelle), ton problème semble insoluble si tu ne veux pas accepter la solution finale. Et puis c’est quoi cette histoire de pas le tromper alors que lui le fait ?! Une demande de sa part (ce qui montrerai qu’il a encore moins de respect pour toi alors qu’il ne semble pas en avoir énormément déjà) ou une envie masochiste de ta part ?
Bref, c’est le serpent qui se mord la queue :
– il me fait du mal, que dois-je faire ?
– défend-toi et/ou quitte-le
– mais je l’aime, je ne peux pas !
– ben te défend pas et ne le quitte pas alors !
– mais il me fait du mal, que dois-je faire ? Etc etc etc

Nina : Je crois que tu souffres de ce qu’on appelle communément du syndrome de bonne poire. Alors déjà, je ne comprends pas pourquoi tu t’es engagée à être fidèle et pas lui. Tu es la reine du harem? Dans un couple, les règles du jeu doivent être les mêmes pour tout le monde, question d’équilibre.

Alors,maintenant, je vais être franche : si la situation te fait souffrir, faudrait peut-être commencer par lui dire au monsieur. Si à partir de là, il n’est pas capable de faire ce que tu lui demandes, c’est qu’il ne te respecte pas. Et un mec qui ne respecte pas sa copine ne la mérite pas, c’est mathématique. Alors j’entends déjà le « mais je l’ai-meuhhhh! ». Je te répondrai : « commence par t’aimer toi et plaque ce boulet, tu ne t’en sentiras que mieux ».

Enfin, l’idée du tromper pour se venger, je pense pas que ça arrange quoi que ce soit puisqu’à l’heure actuelle, sans vouloir être méchante, je pense que ce garçon ne t’aime pas.

Si tu as une question love and sex et que tu as besoin de nos lumières, surtout, n’hésite pas, nos clavier frétillent à l’idée de te répondre

Welcome à TGGP

Je suis officiellement salariée à TGGP (très grand groupe de presse pour les nouveaux arrivants) depuis fin octobre. Déjà 9 mois et je ne vois toujours pas le temps passer. Même si la lune de miel est terminée et qu’il y a des jours plus sans qu’avec, globalement, tout va bien. Au bout de ces 9 mois, j’ai eu donc droit au séminaire d’intégration. Mais quand ma sœur fait le sien en Tunisie, moi, je le fais au siège de TGGP en petite couronne, juste à côté de chez moi. Côté exotisme, on repassera.

Etaient conviés les employés engagés au 2e semestre 2007 dans les branches publicité et numérique. Dès le départ, on perd donc Simon embauché avant. Avec Ioulia, on se tâte et on finit par accepter vu que nos copains y vont. On ne se voit plus trop souvent depuis que mon service est parti sur un autre site (enfin, on se fait un déj une fois par semaine quand même) donc l’occasion était trop belle. Mercredi, je me lève à l’aube de l’hiver (c’est-à-dire qu’en hiver, à cette heure là, il fait encore nuit, c’est pour faire un peu ma
Cosette), je me prépare et pars, pas super en avance. J’arrive en vue de l’arrêt de bus et le bus est déjà là. Je dois traverser une grande avenue fréquentée. Un, deux trois, je pique un sprint. La chauffeuse me voit et rouvre les portes. A Toulouse, les chauffeurs attendaient rarement les coureurs, la RATP, c’est pas tous des vilains. Je note au passage qu’il est beaucoup plus facile de courir 100 mètres à plat que 50 en pente. Même pas essoufflée.

Arrivée à TGGP, je retrouve Ioulia, Scarlett et Louise. Oh super, du café ! Je me prends une grosse tasse (contrairement aux autres), ce qui me fait passer pour la caféïnomane de service. Un de nos collègues qui s’appelle Guillaume à qui j’ai parlé une demi-douzaine de fois arrive à notre table, salue les gens et me regarde : « on ne se connaît pas… ». Pan, dans ma gueule. « Heu ben si, on travaille sur ce site là ensemble, je suis la troisième du bureau avec Ioulia et Simon.

– Ah… Mais c’est parce que t’es dans l’ombre et que je suis pas physionomiste ».

Tiens, je viens de perdre mon ego, elle commence bien cette journée.

C’est parti pour le séminaire. Au menu : 4h de blabla avec une pause au bout de 2 heures. Plusieurs DG de la boîte (dont le nôtre) viennent présenter leur secteur. L’idée de la réunion est de nous présenter les secteurs d’activité de la boîte, des fois qu’on ait envie de bouger. Pas de chance, la branche qui m’intéresse n’a pas droit à un discours même si le responsable fait un peu le maître de cérémonie. Boss ultime fait un discours puis on nous présente les branches télé, radio, pub, numérique… A côté de moi, Louise, enceinte de 5 mois qui se caresse le ventre dès qu’on nous passe des vidéos avec de la musique forte car sa petite s’agite. J’ai été passablement traumatisée par le volet « je suis à côté d’une femme enceinte » mais je suis rassurée : elle m’a appris qu’on pouvait quand même boire du café pendant la grossesse mais juste un peu. Ouais, j’ai des questions essentielles.

2h de blabla, retour au buffet pour un deuxième gros café car je sens que je vais défaillir, je mange aussi des petits viennoiseries. Je suis parée pour affronter la suite. C’est reparti pour un tour. Les intervenants se succèdent, je lâche un peu. A un moment, il commence à se passer des trucs bizarres sur scène et tout à coup, je suis plus là… Oh non, j’ai fermé les yeux ! J’aligne les micro siestes mais je suis pas la seule, Louise aussi. Sauf qu’on se fait remarquer par le responsable de la comm interne (service que je vise pour dans 2 ans) et Louise, elle, elle est enceinte alors que moi, pas du tout. Est-ce que le fait que mes règles arrivent justifient un assoupissement pendant un séminaire ?

Enfin, après 4 heures de docile écoute, nous sommes récompensés par un déjeuner. Toute la bande (ceux cités au dessus plus Joy, Lena, Pauline, Philippe et une fille que je connais pas) se retrouve à la même table avec une RH qui anime le déjeuner. Pendant qu’on se pète le bide (ils se sont pas moqués de nous, il me faut du riz noir), elle nous parle un peu de mobilité interne, on lui expose les problèmes qu’on rencontre genre le bureau de la stagiaire commandé il y a deux mois et demi et toujours pas arrivé, l’abonnement aux magazines que j’ai demandé à mon arrivée et que j’ai jamais reçus, ce genre de choses.

Bilan : une matinée, c’est un peu trop dense et surtout, on est forcément restés entre nous, aucune « activité » ne favorisant les mélanges. Alors qu’on serait allés en Tunisie, il y aurait eu plein de mélanges.

Où trouver l’homme ? Episode 13 : le musée

(Je rappelle aux gens qui ne connaissent pas cette série que tout ça est une fiction. En vrai, dans les musées, je ne peux y aller que le week-end et c’est bondé.)

A la recherche du prince charmant

Bon, il me faut faire un bilan des courses : le sport, ça n’est pas un bon plan drague, c’est officiel. Le smirting non plus parce que tu tombes sur des mecs qui n’ont en commun avec toi que le fait de fumer, c’est léger. Donc après un rendez-vous fini sur le fait qu’on ne se reverrait pas, me voici reparti en chasse. Dans un raisonnement binaire, je me dis que l’opposé du sportif, c’est le…c’est le… c’est l’intellectuel bien sûr. Et l’intellectuel, on peut en trouver dans plusieurs endroits, notamment le musée. Alors allons-y gaiement.

Souci numéro 1 : quel musée choisir ? A Paris, ça ne manque pas. Evidemment, en premier, on pense au Louvre qui a quand même nombre d’avantages : clair, en plein centre de Paris, on y trouve de tout. Et surtout des touristes. Je n’ai rien contre les touristes mais je cherche l’homme de ma vie, je rappelle, un mec qui vit pas en France la majorité du temps, ça n’aide pas pour une relation durable. Surtout que les touristes sont généralement en duo ou troupeau donc vrai mauvais plan. Tiens, y a quoi dans les expos temporaires ? Des tas de choses, diverses et variées mais là, je suis perplexe : laquelle est la plus susceptible d’attirer le mâle hétéro ? Autant il y en a que je trouve majoritairement féminine (tout ce qui concerne la mode, par exemple), autant une expo majoritairement masculine, je ne vois pas trop. Autre critère : il me faut du mâle jeune. Mais pas trop. Parce que je n’ai rien contre les jeunes étudiants mais je me trouve encore un peu trop jeune pour aller taquiner du minet, je ferai ça quand j’aurai 40 ans et que je me sentirai vieille. Enfin,
dernier point : il me faut une expo qui ne me passionne pas trop quand même pour que je puisse m’intéresser plus au public qu’à l’œuvre.

Instinctivement, je pense Orsay. Ce musée, je le connais bien, j’y suis allé un nombre incalculable de fois. Bon, ok, c’est possiblement un aimant à touristes mais je limite les risques de passer une sale journée : j’aime ce musée et surtout les impressionnistes, passion de jeunesse même si j’y comprenais pas grand-chose. Bon, profitant d’un RTT [là, on saisit toute la dimension fictive de ce récit. Je pourrais poser des RTT pour aller au musée, je serais bien heureuse. Mais en fait, non], je décide d’aller à Orsay, donc. Je me promène un peu pour profiter du soleil [re dimension fictive, houhouhou] histoire de me charger d’énergie solaire, avoir bonne mine et le sourire. Je choisis l’après-midi car je ne suis pas sûre que les amateurs d’art se lèvent à l’aube. Puis moi, je suis en RTT aussi pour dormir. Je monte direct à l’étage impressionnistes et je commence à errer. Même en semaine, y a des groupes de touristes, un
guide leur parle dans une autre langue (qui varie selon les groupes), ça brouhahate, ça flashe. Non mais je vais jamais trouver un futur mari là dedans moi. Bon ben au moins, je regarde les tableaux, c’est toujours ça de pris. Ah un groupe bouge et là, que vois-je à rester devant un tableau, perdu dans sa contemplation : un beau dandy brun du style mal rasé à fines lunettes. J’arrive pas à voir sa couleur de yeux mais s’ils sont verts, c’est un signe du destin. Ben oui, la grosse majorité de mes exs et assimilés sont bruns aux yeux verts alors ce serait comme une suite logique. J’attends un peu… Il ne rejoint pas le groupe et passe à la toile suivante sans se préoccuper du troupeau. Yes, il n’en fait pas partie.

Raisonnement : un mec seul dans un musée peut-il être un touriste ? Pas sûr, pas sûr du tout. On fait rarement du tourisme seul, non ? Quoi que… Il aurait pas un journal dans la main que je vois en quelle langue il est ? Ben non. Les mecs ne font aucun effort pour nous donner des indices de leur dragabilité. Tsssss. En tout cas, il lit les étiquettes mais ça non plus, ça ne veut rien dire.

Bon, je me décide à le suivre, feignant d’observer la toile qu’il vient d’abandonner puis quand il en change, je suis. Il me faut une idée pour l’aborder, discipline dans laquelle je suis très mauvaise vu que j’aborde pas les gens.

Comment Nina arrivera-t-elle à parler au beau dandy ? Est-il un Parisien ou un touriste ? Parle-t-il français ? Pourquoi j’ai froid un 21 mai ? Toutes ces questions angoissantes trouveront réponse la semaine prochaine, sauf celle du 21 mai et là, je suis preneuse d’une explication, merci.

 

PETITE PHILOSOPHIE DE LA CONNERIE

Par Lucas

J’avais écrit cette bafouille du temps où j’étais président-fondateur-membre unique de l’ADC RMS
(Association des Cons de Reims Management School) sur le modèle de l’ADC Sciences Po Paris.


J’avais crée 4 autres personnages, complètement fictifs, pour me donner  un peu de légitimité. Pour faire croire que c’était une vraie assoce, que c’était l’œuvre de plusieurs personnes et non le délire futile d’un pauv’mec abonné à jaipasdvie.com.

En me faisant racketter mon ordi le 11 novembre j’ai du arrêter mais je comptais organiser plein de concours… à la con mais loin de la futilité lutinante de mon BDE malaimé. Par exemple, j’avais offert un magnum de champ à un étudiant qui avait trouvé une devise pour l’école (RMS, The Will Of Opening, The Quest of Managing ;  ce n’est qu’après que j’avais trouvé : RMS, A Larger Vision for A Smaller World)

Bref…
Aujourd’hui, je vous fais donc un article shortissimo où je prends 3 mns pour développer 3 lignes que j’avais écrites il y a 6 mois et ce afin de vous proposer une

Petite Philosophie de la Connerie.

On sait tous, plus ou moins, ce qu’est un con mais quand il s’agit de le définir on est bien embêté. Con est-il seulement une acception vulgaire pour parler d’un idiot ? Cette définition n’est-elle pas limitative ?

La science vient en aide au rédacteur bien embêté pour lui rappeler que l’idiot se définit comme « une personnes ayant un QI inférieur à 25 ». Merci la science mais on est pas plus avancé. L’idiot peut très bien avoir des éclairs de lucidité ou des coups de génie ponctuels. Or, le con est un idiot dans le temps,  un idiot adoubé grâce à des actions répétées. Des faits et gestes démontrant de sa bêtise ou de son inefficacité. Celles-ci peuvent être généralistes ou porter sur un domaine précis et appeler des remarques bateaux :
« Chais pas comment il est dans tel domaine mais en ce qui me concerne c’est un vrai con ». Bon, voila le con défini dans l’espace-temps. On avance… (Je sais déjà ce que vous aller mettre en commentaire : « La philo de Lucas, elle tue des ours polaires »)

Là où l’idiot peut se caractériser par sa nature même d’individu manquant d’intelligence et d’astuce, le con est quand à lui implicitement comparé à une moyenne. L’idiot peut être solitaire mais le con est toujours un être social. On est toujours « défini comme » un con par une tierce personne. il y a donc une relation plus ou moins implicite, plus ou moins franche. D’ailleurs, on peut
très bien être un con qui s’ignore car c’est toujours un jugement porté par autrui sur nous. Notre fierté ne nous incite jamais à s’autoinvectiver… ou alors dans des moments de rage et de manière triviale. (« P’tain mais chuis trop con, j’aurais du y penser ! ») De fait, pour reprendre une grande vérité énoncée par un homme un peu louche au regard clair, en terme de connerie, l’existence précède l’essence (merci Jipé)

Manque d’intelligence disais-je…
Par intelligence, il convient d’entendre le mot au sens littéral : la compréhension d’un domaine donné, d’un sujet abordé ; une faculté à faire les efforts dans le bon sens pour aborder un problème de la manière la plus sure… De la même façon, être en intelligence avec quelqu’un c’est être complice, avoir une mutuelle compréhension sans échanger de paroles, sans que l’artifice du langage ne vienne préciser certaines choses. Aussi fugace qu’une pensée, aussi claire qu’un ruisseau de haute montagne, l’intelligence est un état de vivacité intellectuelle, contrairement à la connerie qui est des plus passives ou, pire, des plus impulsives. Attendez je développe…

Un con est une personne stupide nous dit le dico. Allons donc plus loin et prenons le sens littéral du mot. Face à un acte qui nous désarme, rester stupide c’est demeurer hébété et incapable de réagir. Hébété, c’est à dire béat.
Con, stupide, béat, incapable de réagir… On se rend compte que la connerie s’intègre, de manière triviale dans un manque d’allant et se
caractérise donc par une indolence certaine. Est-ce cette crainte qui pousse mes chers condisciples (en un seul mot) de première année à faire campagne et à se battre pour reprendre le BDE ? Que nenni, voyons. Que vous êtes médisants…

La connerie, on l’a déjà dit, a un caractère social à ne pas dénigrer. On est toujours le con de quelqu’un. Cette personne, qui nous stigmatise, a besoin de réconfort et elle cherche dans l’idiot qui passe un soulagement. Le jugement porté a un rôle implicite : on se félicite de ne pas avoir agi ainsi, on se porte aux nues… De fait, la connerie des autres à un rôle thérapeutique essentiel : telle l’homéopathie, à quand la connerie remboursée par la Sécu ?

Mais encore ?
me direz-vous d’un regard déjà lassé et d’un bâillement subreptice…

L’acception « con » ne doit pas être confondue (au sens littéral du mot et sans jeu de mots) avec « connard ». Dans connard il y a un aspect violent et vindicatif, véhément et rageur qu’on retrouve notamment dans l’interjection : « Mais quel connard ce mec ! ». Le connard se pose comme un exutoire quand le con est défini d’une manière fataliste, des plus neutres, en secouant la tête : « Mais quel cooooon… ».


Le but de l’assoce des Cons n’était pas de  promouvoir la connerie mais d’inciter les lecteurs à prendre un peu de distance sur les choses  voire même de se… détendre un peu. En effet, dans un environnement où les esprits ont été façonnés par des parents oppressants (« Tu réussiras mon enfant !« ) puis par des profs de prépa intransigeants, dans un environnement où l’erreur est à peine tolérée et l’indolence décriée, le fait d’avoir un con sous la main a un rôle indéniable en terme d’apaisement. Toute action ne répondant pas aux canons de la culture « école de commerce » ne peut qu’être l’œuvre d’un con. On se félicite alors de ne pas en être un et on bave de manière plus ou moins subtile sur la brebis égarée. Cette réalité est probablement exportable dans toute entreprise. Le con est un martyr universel…

Nina Bartoldi knows good sex

Depuis maintenant un an que je suis community manager (dites bien « cuomounity »), il m’arrive un phénomène récurrent : je conseille les gens sur leur vie amoureuse. Les ados de mon ancien taf, des gens de tout âge aujourd’hui et même des amis. Mais la question que je me pose est : mais qui suis-je pour donner ce genre de conseils ?

Une âme en détresse sur le net : « au secours, je ne sais plus quoi faire dans mon couple, aidez moi ». C’est le quotidien de pas mal de forums généralistes et féminins. Là, plusieurs internautes débarquent « on va te donner des conseils ». Parmi eux, moi, parfois. Evidemment, mes conseils, les gens font ce qu’ils en veulent, je ne force personne à les suivre, manquerait plus que ça. Mais c’est vrai que des fois, quand on me demande un conseil, je suis un peu étonnée : mais pourquoi à moi ? Ma vie sentimentale est actuellement un joyeux bordel, je sais même pas ce que je veux donc ça aide pas. Mais apparemment, si je suis nulle pour moi, je suis très forte pour les autres. D’un côté, il y a la facette Nina des vingtenaires, la fille qui parle amour et sexe sans complexes (même si c’est vrai que j’ai pas mal changé mon fusil d’épaule depuis quelques temps) mais ce côté conseillère des cœurs, ça date d’avant. Déjà à la fac, mon statut de fille en couple stable faisait de moi l’oreille attentive pour tous les soucis amoureux. Ben oui, j’ai pas le bon timing : en couple
quand mes amies sont célibs et célib quand elles sont en couple.

Alors quand un pote me pose des questions sur les femmes, à la limite, je peux comprendre, vu que j’en suis une. Même si toutes les filles ne fonctionnent pas pareil, il y en a que je ne comprendrai jamais, comme je l’ai déjà dit. Mais quand ça vire à la question « mais
pourquoi il a dit ça, il a fait ça, je fais quoi maintenant », je me demande bien pourquoi on me le demande à moi, surtout que je réponds les ¾ du temps que j’en ai pas la moindre idée. Oui, il est quand même difficile de répondre à ce genre de question quand on est pas un mec et qu’on ne connaît pas non plus le principal intéressé. Parce que contrairement au boulot, en matière d’amour, l’expérience n’est pas toujours des plus utiles. C’est pas parce que j’ai fréquenté X mecs qu’ils fonctionnent tous pareil et même d’ailleurs, je confirme, ils ne marchent pas pareil. Du coup, des fois, on se plante. Par exemple, le Gabriel, j’étais persuadée après le premier rendez-vous qu’on ne se reverrait pas. Puis après le second rendez-vous, quand il est parti après un coït endiablé, qu’on ne se reverrait pas… Là, j’ai été archi nulle.  Et je suis pas forcément plus douée pour les mecs que je ne fréquente pas et qui tourmentent mes copines.

Et pourtant, on continue à me donner conseil. Je pense qu’on aime un peu ma franche touch, c’est-à-dire que quand la conversation tourne en rond, je finis par m’énerver et dire : « mais écoute, t’as qu’à lui en parler, c’est la meilleure façon de savoir ! ». Et voilà, le bon conseil. J’ai un article en préparation sur le sujet, d’ailleurs, la communication dans le couple, j’y reviendrai un autre jour. Il n’empêche que parler, ça résout pas mal de problèmes. Sinon, je dédramatise dans la mesure du possible. Pour les ados, c’était facile « bouh mais si je lui dis que je l’aime et qu’il se moque de moi, hein ? ». Facile mon enfant : « s’il fait ça, c’est qu’il ne méritait pas ton amour ». Bon, ok, quand t’as 15 ans et que tu te paies la méga honte au lycée parce que celui que tu imaginais déjà comme le père de Dylan, Sofia et Zack a fait circuler ta lettre de déclaration, tu t’en fous un peu que ce bâtard ne mérite pas ton amour. Mais honnêtement, des garçons aussi cons, y en avait pas tant que ça, dans ma mémoire. Quoi que je me souviens de la fois où un garçon de ma classe genre un peu beau gosse a fait croire à une niaise de la classe voisine super molle qu’il était amoureux d’elle juste pour se foutre d’elle. Putain, c’est dégueulasse un ado.

Alors, évidemment, des fois, on conseille, on a la bonne solution et la personne en manque de conseil ne nous écoute pas. Donc au bout du même dialogue répété 10 fois de suite, on a un peu tendance à s’énerver. Surtout moi et ma patience légendaire.

Du coup, je me demande si je devrais pas proposer mes services de courrieuse des cœurs à un magazine pour ados ou légèrement adulte… Ca me ferait un peu d’argent de poche et puisqu’apparemment, les gens courent après mes conseils, c’est qu’ils doivent pas être si cons que ça. Ce n’est pas une question d’expérience, juste de bon sens.

Les amants, c’est plus fatigant que les amoureux

Dimanche soir, je discute gentiment sur MSN avec Gabriel qui me propose de passer chez lui me donner un cours de cuisine. Ouais, je sais pas cuisiner, je le dis suffisamment souvent. Comme je suis pas tout à fait naïve, je me doute qu’à un moment, je vais me retrouver toute nue devant lui et même qu’il va me tripoter. Alors faut que je sois nickel.

Opération dépoilage. C’est pas que j’en ai beaucoup mais on les voit quand même donc faut que j’enlève tout ça. Je lui explique donc que le temps que je me fasse belle, j’arriverai dans une heure (douche+dépoilage+transports, on n’a pas idée d’habiter en zone 5). Et hop, on enclenche le programme : choisir de beaux dessous, choisir de beaux dessus, s’épiler avec la crème, se doucher tout comme il faut, se couvrir le corps de l’huile précieuse qui sent bon le musc et qui est sèche donc pas graisseuse sous les doigts. Un peu de parfum et hop, on est parties.

Quand on dort chez son amant, il y a des choses qu’on ne peut pas faire. Par exemple : utiliser tous nos produits de beauté usuels. Oui, j’ai un âge où faut faire attention à pas se laisser aller, c’est pas parce qu’on n’est pas ridés dans la famille qu’il faut ne pas être attentive. Donc crème de jour qui sent trop bon, crème de nuit qui sent trop bon, contour de l’œil, sans parler de la crème hydratante pour mon petit corps. Ben, ça, chez l’amant, ça ne se fait pas. On ne montre pas les coulisses tant que le monsieur ne fait pas officiellement partie de la troupe. Et je ne parle même pas du démaquillage. Parce qu’en général, ça se déroule comme suit : on fait du sexe et après, on s’endort donc du coup, je me relève pas pour me démaquiller. Je fais ça le lendemain matin, en même temps que la douche. Et j’indique au lecteur mâle que ne pas se démaquiller, c’est mal, la peau ne respire plus, ça finit par provoquer des cernes et tout. Sans parler du côté panda au réveil grâce au mascara qui a trouvé que le dessous de mon œil était plus confortable pour passer la nuit.

Donc voilà, après quasi un an, on en est toujours aux « je ne dois laisser paraître aucun défaut », même s’il a bien dû en remarquer certains genre le matin, j’imprime pas, je suis bavarde, il m’a même vue démaquillée à de nombreuses reprises. Peut-être qu’il m’a même vue me laver les dents. Je suis pudique de la toilette, je vous rappelle, j’aime pas qu’on me regarde me laver les dents ou me maquiller.

Alors évidemment, certains me diront que la vie de couple, c’est pas simple non plus et que depuis quand un mec devait se retrouver dans un lit avec un yéti à dessous vieux à partir du moment où il devenait l’officiel. Oui, je suis d’accord, j’ai passé 4 ans et demi avec le même mec et pendant ces 4 ans et demi là, je me suis épilée et même plus d’une fois. Mais il se peut aussi qu’on soit pas toujours nickel chrome à ce niveau là parce que par exemple, on a rendez-vous chez l’esthéticienne pour une épilation à la cire et que ça se fait pas
sur poils très courts. Et puis avec son amoureux qui nous aime d’amour, on a le droit de mettre une chemise de nuit qui tient chaud avec des nounours dessus (oui, j’ai ça) alors que mon amant, c’est au max du max une nuisette. Et moi, j’attrape le froid par les bras, en plus.

Alors, on va essayer de positiver en se disant qu’avec un amant, on ne peut absolument pas se laisser aller. Mais il n’empêche que si j’avais les moyens de me faire une épilation au laser, je vivrais vachement mieux ce genre d’histoires, il ne me resterait plus qu’à choisir les dessus et dessous nickel, de renoncer à mes multi tartinages avant et après dodo, à avoir les ongles des pieds impeccables (ceux qu’on cache en général), de ne pas trop leur raconter toute notre vie, de ne pas trop leur demander de faire des travaux à la maison, de ne pas leur demander du tout de remplir votre feuille d’impôts (que j’ai toujours pas reçue au passage, y a comme du foutage de gueule dans l’air), de ne pas leur présenter votre famille…

Une âme charitable pour sponsoriser mon épilation laser ?

L’instinct de l’art

L’art, vaste sujet s’il en est. Tout être humain, quelle que soit sa culture, son vécu a une sensibilité à l’art, dans le sens large du terme. Evidemment, on a tous des préférences : je suis plus musique que cinéma, j’aime la photo, la peinture de la Renaissance italienne, la littérature mais pas tout… Bref, en matière d’art, aucune œuvre ne fait l’unanimité, on aime ou pas, on peut expliquer nos goûts et dégoûts si on nous demande (quoi que…). Parce qu’au fond, l’appréciation de l’art reste instinctive, du moins pour moi.

Le cas le plus flagrant de mon instinct en matière d’art concerne l’art contemporain (vaste mot pour désigner des choses très très différentes, je sais). Je n’ai jamais fait d’histoire de l’art, j’ai quelques connaissances mais elles ne sont pas pointues. Du coup, quand je vois une œuvre abstraite, elle me parle ou pas. Quand je vais à une expo, je préfère ne pas connaître d’abord la démarche de l’artiste pour ne pas me laisser polluer. Je sais, ça paraît un peu illogique : comment peut-on apprécier une œuvre si on ne connaît pas le processus qui l’a fait naître ? Mais moi, j’aime d’abord voir, me faire un avis instinctif et apprendre après le pourquoi du comment. Je ne suis pas une technicienne de l’art, je ne suis pas émue devant un Dali parce que de prime abord, ça ne me parle pas. Ses œuvres ne me laissent pas indifférente puisque quand je les vois, je ne me sens pas très à l’aise, c’est dérangeant et là, on peut au moins dire que l’artiste a déclenché une émotion. Mais me taper un musée Dali, je suis pas sûre. Alors dire qu’on n’aime pas Dali, c’est un peu un sacrilège mais c’est instinctif. De la
même façon, j’en ai parlé à Summer l’autre jour qui m’expliquait que petite, elle était allée voir une expo Van Gogh qu’elle avait détesté. Et c’est vrai que Van Gogh, ça fout vraiment mal à
l’aise à regarder.

Alors évidemment, si je dis que j’aime pas Dali et qu’on me traite d’inculte, honnêtement, oui. J’ai vraiment un fond minuscule de connaissances sur le sujet mais je pourrais pas soutenir une vraie conversation sur le sujet. Mais on aura beau m’expliquer sa technique, sa démarche, la symbolique d’un des tableaux, ça ne changera rien au fait qu’instinctivement, je n’aime pas. Je parle peinture mais ça marche pour tout. La musique par exemple. Quand j’achète un CD, je l’écoute d’une traite : si aucun titre n’accroche mon oreille c’est mauvais, mauvais signe. Comme je suis magnanime, je refais une écoute mais pas de doute : mauvais album. Et parfois, une écoute et je suis bouleversée, poils qui se hérissent, émotion. Récemment, j’ai écouté Erika Janunger et là, énorme coup de foudre. Bien sûr, je change d’avis parfois, une chanson que j’aimais pas de prime abord et à force de l’entendre, je finis par bien l’aimer mais je ne l’adorerai jamais, ça, c’est certain.

Allons plus loin. Parfois, la connaissance « scientifique » d’une œuvre artistique peut gâcher le plaisir. Quand on regarde/écoute une œuvre en étant attentif à la technique, en la replaçant dans la vie de l’artiste, on s’attache parfois trop aux détails et pas assez l’œuvre en elle-même. Les détails ont leur valeur, oui, mais ils sont à étudier dans un second temps. Par exemple, quand je regarde un De Vinci, je prends d’abord connaissance du tableau en entier avant de chercher le détail, le sfumato… Tout comme un morceau de musique, je l’écoute d’abord avant d’être plus sensible à la rythmique, au travail de tel ou tel instrument, la production… C’est comme la cuisine. Quand je mange un plat, je me régale (ou pas), je m’amuse pas à deviner quelles sont les épices dans la sauce et en déterminer la proportion de chaque. Si je trouve ça trop délicieux, je demande la recette. Sinon tant pis, je cuisine jamais de toute façon. Bon, évidemment, des fois, connaître la vie de l’auteur permet de donner un éclairage encore plus intéressant sur sa vie comme là, je lis un livre sur l’enfance de Moravia, un livre-entretien qu’il a eu avec sa deuxième épouse, Dacia Maraini. Ben je le trouve encore plus fascinant. Non pas qu’il ait eu une vie fascinante mais juste que ça le rend encore plus humain. Mais en lisant ses romans (j’en ai encore en attente, héhé), je n’y penserai peut-être pas.

Courrier des cœurs : réponse à Vanina

Cette semaine, Vanina nous a soumis la question suivante : « Bonjour,

Depuis quelques temps, l’ex d’une de mes amies me tourne autour et je le trouve plutôt attirant aussi. Mais j’hésite à sortir avec lui à cause de mon amie, même si elle a un nouveau copain depuis. Qu’en pensez-vous?  »



La cellule love and sex des vingtenaires a donc planché sur la question et voici nos réponses

Diane : Si j’en crois ma vieille expérience, j’aurais tendance à te dire: les ex, c’est un beau paquet d’emmerdes en perspective. Que ce soit les tiens, celles de ton mec, voire même ceux/celles de tes potes, j’ai l’impression que le principe même de l’ex n’existe sur terre que pour faire chier les gens. Si on prend ton cas particulier, cela dépend et de ta copine, et de la relation qu’elle a eu avec le jeune homme en question. Si ce fut un amour torride et passionnel, en général, ces choses là se réveillent à la simple vue de l’autre. Sors avec lui, organise une ptite soirée dvd à trois avec ta copine et va pisser pendant les pubs (les laissant ainsi seuls 5 minutes), pouf les souvenirs passionnels+ le fantastique côté double interdit (ils sont ex + il est avec toi, amie d’elle) vont rameuter la volée de phéromones en moins de deux. Bon, dans les textes, elle est plus avec lui, elle en a un autre, il est libre, tu fais ce que tu veux. Et s’il se trouve que vous (toi et lui) vous découvrez âmes soeurs big lôeuuuuuuuveeeuu roméo et juliette /bouvard et pécuchet /sony et cher, alors ça peut valoir le coup.

MAIS ça va inévitablement (ou alors ta copine est bouddhiste pratiquante) créer des tensions, et pervertir un peu la relation d’avec ta copine. (sauf si elle est resté avec le gars en question 1 semaine, hein) 

Jane : Pour les hommes, rien de plus normal. Pour les femmes, pas touche. Les points de vue divergent… Alors, dans le désordre: Si c’était le big love entre ton amie et son ex (et même si c’était uniquement le big love de son côté à elle), ça peut se tenter, après tout, une amie, c’est pas grand chose à côté d’un mec hein (il y a de l’ironie dans cette phrase, sauras-tu la dénicher?) En clair, si elle avait des petits cœurs roses autour de la tête en sa compagnie et que 6 mois après elle pleure encore à la seule évocation de son prénom si charmant, entreprendre le jeune homme revient à euthanasier votre amitié. Par contre, si c’était une histoire « on se croise 3 fois en 2 mois et on décide que nos emplois du temps ne sont définitivement pas compatibles… » why not après avoir pris la température auprès de la copine, au cas où…

Marine : Je te suggère de télécharger the Hills, la série de MTV, de te visualiser en Heidi Montag, la conservatrice siliconée. Elle s’est
fendue d’une romance avec Spencer Pratt, l’ex de Lauren Conrad, alors sa meilleure amie et colocataire. Depuis, elles ne se parlent plus. Ceci dit, elle sort toujours avec, elle est heureuse et Lauren ne lui a toujours pas explosé ses implants mammaires. Finalement, sa vraie tare est plus de soutenir John McCain (sans avoir de carte d’électeur) que d’avoir une romance avec Spencer.
Bref, tout ça pour dire que c’est une affaire de choix (je sais qu’on n’est pas tous d’accord dans la cellule L&S). Si tu penses que le mec en vaut la peine, prend le risque. Si elle est vraiment ton amie, vous pourrez en parler, et elle ne t’en voudra pas. Ou alors, elle t’en voudra, mais c’est un processus normal, et vous finirez par vous réconcilier, surtout si c’est une vraie histoire, et qu’elle comprend que le but n’était pas de te blesser. Du reste, si elle t’en veut, c’est qu’elle n’a pas totalement tourné la page, et c’est plus problématique pour elle.
En fait, le seul dilemme que j’aurais, de mon côté, c’est qu’en passant derrière une copine, j’ai toujours peur d’être comparée à celle-ci. Bleh, ça me fait flipper!

Nina : La question est : tu vis dans un village où y a juste un mec de votre âge? J’ai tendance à penser que la vie est déjà suffisamment
compliquée pour pas s’en rajouter. Disons que là, faut voir l’histoire : si c’est un ex genre ils se sont roulés une pelle en boîte, là, ok. Mais si y a eu sentiments, ça va forcément mal se finir. Et puis ça pose des tas de questions : as-tu été attirée dès le départ par M. l’ex, ce qui fait que tes copines vont bien se garder de te présenter leurs mecs. M. Ex était-il attiré par toi dès le départ? Ce qui fait de lui un mec pas super net. Déjà que les relations amoureuses sont naturellement compliquées, là, ça fait un début de relation un peu trop bancal pour être honnête. Y a bien que dans Hélène et les garçons qu’ils sortent tous entre eux sans que ça pose le moindre souci. Sauf le moment où Thomas Fava a le sida et comme il a couché avec Nathalie qui a couché avec Nicolas qui a couché avec Hélène qui a couché avec Thomas Fava, ben, ils ont failli tous être contaminés.

Summer : Ca dépend quand même pas mal de la relation que ta copine a eue avec lui et de la relation que tu as avec ta copine aussi.
Si c’est ta meilleure amie et qu’elle a pleuré toutes les larmes de son corps à leur rupture c’est peut être pas la meilleure idée. En revanche, si ce n’est pas le cas, et que c’est vraiment une bonne copine, parle en avec elle je crois que c’est ce que tu as de mieux à faire.

Bastien : [MODE Don Quichotte -ON-]

Pourquoi donc s’acharner sur une question de fidélité ?

[MODE Don Quichotte -OFF-]

La question en gros est « Vais-je me brouiller avec ma copine si je me tape son ex ? ». Je serais tenter dans un premier temps par la réponse simpliste consistant en un « mais pourquoi donc vu qu’elle n’est plus avec ? ». Ce serait oublier l’essentiel du problème ! En partant du principe que tes pensées soient rationnelles j’en conclus donc que ta copine aurait une réelle raison de t’en vouloir. N’étant pas là pour juger en quelque façon vos comportements sociaux et sexuelles je m’en vais de ce pas émettre quelque ‘hypothèses sur la question.
     -Son ex est en réalité son frère, voire son père. Auquel cas ce serait une sorte de cas de machisme protecteur inversé, fort intéressant pour la chienne de garde que je suis !
     -Elle couche toujours avec son ex et a peur d’avoir moins de temps de coït s’il en venait a t’ajouter sur sa liste. Fonce, après tout chacun pour sa gueule.
     -Ta copine n’ose pas se l’avouer mais au fond d’elle c’est toi qu’elle aime, sa jalousie serait terrible si tu venais a te mettre au lit avec quelqu’un.
     -Une connerie congénitale.

Dans tous ces cas je n’aurais qu’une parole; n’hésite pas, ne te retourne pas, fonce, traverse dans l’adversité et la bravoure, au loin se trouve le graal.


Bobby : Chère demoiselle -ou jeune homme, sait-on jamais- quelle s***** de compétition vous faites là ! Je vous suggère donc, histoire de ne pas faire les choses à moitié, de coucher avec le copain actuel de votre amie, et non pas d’aller récupérer un vieux truc périmé (un peu de bon sens, si elle n’est plus avec, c’est qu’il n’a plus de goût, c’est comme les chewing-gum…). Bon courage !

Lucas : C’est une question débile. Si l’histoire est finie entre lui et ton amie, je ne vois pas où est le problème. Si en plus elle a trouvé
un autre mec c’est que l’ancien est mort et enterré en terme sentimental. Si le rodeur te plait, autant te lancer. Pause poncif : ce qui est fini est terminé. Pourquoi ta copine jugerait ton choix ? T’as peur qu’elle croit que l’autre l’a largué pour toi ? Allons bon. On a plus 15 ans…

Le sujet a inspiré, donc. Si toi aussi, tu as une question love and sex, n’hésite pas à nous la poser, nous serons ton phare dans la nuit et tu seras attiré vers nos lueurs tel un papillon de lumière, sous les projecteurs (tous les lecteurs qui vont avoir la chanson dans la tête toute la journée ont le droit de m’engueuler)