On a enfin trouvé le point Godwin des Vingtenaires!

Aujourd’hui, on a de la spécial guest avec Naughty !

Aujourd’hui je squatte pour vous faire part d’une nouvelle qui va révolutionner votre vie: les Vingtenaires ont découvert leur point Godwin.

Petit rappel (on dit merci Wikipedia)

La loi de Godwin est un adage, partie du folklore Usenet, énoncé en 1990 par Mike Godwin : « Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les Nazis ou Hitler s’approche de 1.» Dans un débat, donner un point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin.

Là, tout de suite, vous ne voyez pas bien le rapport entre les nazis et ce blog. Relisez maintenant l’article précédent. Puis les commentaires. Vers la fin, ça déborde de courtoisie (et moi la première.)

Et là, l’argument ultime fuse « de toute façon, si t’es mal baisée, c’est pas la faute de tous les hommes hein ». Enfin Nina est mal baisée, moi je suis psychorigide (mais ce n’est pas une nouveauté.)

Et le voilà le point Godwin des Vingtenaires. Quand un commentateur arrive à court d’arguments, il sort l’arme ultime: le rédacteur (ou la rédactrice) de l’article est mal baisé, aigri et frustré. Comme si proposer un point de vue différent, qui peut déranger certains, était le signe d’une sexualité peu épanouïe. Comme si réclamer que les hommes s’attardent un peu sur les caresses bucco-génitales était le signe d’une insatisfaction chronique rendant tout l’argumentaire nul, car écrit sous l’emprise de la frustration.

Accessoirement, les plus téméraires iront jusqu’à dire que vu comme il/elle est moche, c’est normal. Parce que derrière un clavier, tout est permis. Et surtout de taper là où ça peut éventuellement faire mal (ou pas.)

Les plus assidus (ou tout simplement les personnes lisant les commentaires) auront remarqué que ce point est souvent atteint sur les articles connotés « sexo » de ce blog. Un peu sa marque de fabrique. Et quelque part, c’est un peu la classe! Même s’il est assez triste de se rendre compte qu’en terme de sexualité, finalement pas facile de faire comprendre qu’il n’y a pas de normalité, mais juste un accord entre deux partenaires sur leurs limites respectives. Ces limites ne signifiant aucunement que ces personnes sont frustrées ou coincées.

Revenons à nos moutons: le problème, c’est que le terme de point Godwin est déjà pris. Et qu’on ne parle pas de la seconde guerre mondiale, mais d’un terrible « si tu dis ça c’est que t’es mal baisé. »

Alors toi, lecteur, lectrice des Vingtenaires, aide-les à trouver un petit nom à ce nouveau point en laissant ta suggestion en commentaire!

Front de libération du cunnilingus

A l’occasion de la sortie ultra médiatisée de Sex and the city, le film, les journalistes français ont trouvé un nouveau sujet hyper original : les Françaises ont du sexe. Mais pas juste un missionnaire le jeudi soir à 22h37, non, ce sont des coquines. Elle font des fellations et même pratiquent la sodomie, la bisexualité et tout. Un bloggeur parlant de ça rapidement dans un article, je réponds en comm un « rien de nouveau sous le soleil », en gros. Ça m’amuse toujours l’idée de révolution sexuelle alors que je pense sincèrement que nous sommes bien plus prudes qu’à une certaine époque. Or un commentateur me répond à son tour : « ok Nina mais note quand même que le cunnilingus n’est pas pratiqué par 85% des hommes ».


85% ? Est-ce même possible ? Je calcule… Youpi, moi, j’en suis qu’à 80… Là, c’est le drame. Sous l’impulsion du commentateur, je crée un groupe facebook (front de libération du cunnilingus) mais quand même, cet état de fait m’interroge énormément. Beaucoup de
filles font remarquer que souvent, le mec réclame sa pipe et on est priée de s’exécuter. Fille qui ne suce pas = mauvais coup, c’est mathématique ou presque. Par contre la réciproque est rarement vraie, allez savoir pourquoi. Ben, je veux savoir, justement, pour ne plus être victime d’une telle injustice même si je suis pas pour le « donnant donnant en la matière ». J’ai pas envie d’un cunni bâclé, moi, messieurs.

Bon, penchons sur les excuses avancées par ces messieurs. En premier lieu, l’hygiène. Alors, je ne sais pas qui vous fréquentez mais par chez moi, les filles sont propres. Personnellement, je prends au moins une douche par 24h et si je dois aller dormir chez un monsieur, j’en prends systématiquement une avant. Et je connais énormément de filles comme ça. Donc ça ne compte pas. Et puis pardon mais nous aussi, on peut avancer l’argument de l’hygiène. Sinon, argument ultime qui m’exaspère : les poils. « Non mais tu comprends, j’ai ça sous le nez, c’est pas agréable ». Parce que tu crois que je me suis jamais retrouvée avec un poil entre les dents ou, pire, coincé au fond de la gorge, moi ? Et ben si et j’en suis pas morte. Surtout que ça va, c’est pas parce qu’il reste du poil que je taille pas dans la masse donc ça passe pas. Quant à évoquer une question de goût, je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas convaincue que ce soit plus mauvais que votre sperme donc je ne veux même pas entendre cet argument.

Autre idée qui me vient assez spontanément à l’esprit : la délicate localisation du clitoris. C’est petit, mignon mais certains n’ont pas encore compris où ça se trouvait (ou à quoi ça servait, apparemment). Mais alors là, je suis pas sûre de comprendre : la meilleure façon de trouver n’est-elle pas justement d’aller voir de plus près ? Parce que quand on y regarde, il est facile à trouver quand même…

Puis en poussant la réflexion plus loin, je me suis demandée dans quelle mesure je n’étais pas fautive, moi aussi. Je ne parle pas de mon hygiène et de mes poils, non, je parle d’une raison tellement évidente… Tout simplement, je ne le réclame que rarement. Si je me souviens bien, s’il arrive que j’offre une gâterie buccale sans qu’on me le demande, il arrive régulièrement qu’un mec me dise clairement qu’il en a envie. Pourquoi, moi, j’en ferais pas autant. On est quand même deux dans l’histoire et deux à vouloir prendre notre pied.

Maintenant, ultime propagande pour convaincre les récalcitrants qui se cachent parce que les mecs qui veulent choper affirment toujours adorer les cunnis. Mais dans les faits, y en a pas beaucoup qui le font réellement, hein. Donc argument ultime, je disais : ne trouvez vous pas plaisant, messieurs, l’idée de faire jouir une fille juste avec une langue et quelques doigts ? Personnellement, en tant que fille, c’est l’intérêt principal de la pipe : avoir le contrôle total du plaisir du monsieur, le tenir tout entier dans ma main. Le
cunni, c’est vraiment l’outil ultime du mâle dominant.

Allez, tous ensemble, faisons avancer la cause !

« Française », de Souad El Bouhati

Par Bobby 

Il y a des films comme ça qui vous posent problème, parce qu’ils commencent et paf, vous vous dites : « non, je n’aime pas, ça n’est pas assez ambigu, je devine ce qui se passe et les personnages me confirment aussitôt que ce que je pense est vrai, c’est dommage ». Ca manque de subtilité. Pour un film qui traite un sujet aussi éminemment actuel et délicat, c’est d’autant plus pénible. Et puis, Hafsia Herzi, on l’a découverte récemment dans La Graine et le Mulet, un autre film qui confronte la culture arabe et la France, et qu’on a très envie de comparer à Française.  L’un nous immerge dans une banlieue, l’autre nous emmène au Maroc (plans magnifique d’un pays aux paysages époustouflants).

Et puis, après une série de déception, la fin arrive, et cette dernière scène, étrange, déconcertante. Le film, aussitôt, atteint une autre dimension, éclairé tout entier par cette touche finale. Dès lors on ne sait plus trop si on a aimé ou pas.

Une question se pose : doit-on traiter un tel sujet -l’intégration des immigrés et des enfants d’immigrés en France- de manière frontale et abrupte, sous prétexte qu’il s’agit d’un sujet d’actualité ? Et voilà que la maitresse parle des origines de la petite Sofia, protagoniste du film, et voilà qu’on nous présente les différences entre la vie en France et au Maroc, et une petite fille de dire « je comprends pas, t’es française, africaine, marocaine ou arabe ? », et – STOP ! Laissez-nous comprendre les choses par nous-mêmes ! On SAIT très
bien que les enfants et les petits enfants d’immigrés sont français et peuvent en être fiers. Le montrer à ce point, ça frise parfois le ridicule (Sofia criant « je suis française » comme l’homme éléphant criait « je ne suis pas un animal »… un peu pathétique) ou du moins, le fameux politiquement correct. 

Est-ce le genre de film qu’on fait pour plaire, sous couvert de bons sentiments ? Ce genre de film qui n’apporte pas grand chose, à part, ici, la reconnaissance des maghrébins à l’écran (tous plus beaux les uns que les autres -ç’en est, encore une fois, un peu ridicule- aucun accent, tous déprimés comme le sont ces bons vieux français)… 

Et Hafsia Herzi nous avait habitués à mieux, par son jeu dans La Graine et le Mulet. Ici, c’est un cortège de comédiens médiocres, au jeu alourdi par des dialogues totalement artificiels. La direction d’acteur reste un talent qui n’est pas donné à tout le monde. Seule exception notoire du casting : Aymen Saïdi, qui interprête le frère de Sofia, à la fois adorable et juste (et très craquant). 

La Graine et le Mulet avait une personnalité, une puissance. Ici, c’est un petit drame social gentillet, pas méchant, mais pas très intéressant non plus.  

Courrier des cœurs : réponse à Boulou

Cette semaine, Boulou nous a soumis la question suivante : « je sors depuis quelques semaines avec un gars que j’apprécie beaucoup, on s’entend très bien, on passe de bons moments mais pour moi, ça ne va pas plus loin, je pense que je ne tomberai jamais amoureuse de lui. Par souci d’honnêteté, je pense le plaquer mais je sais pas trop quoi lui dire vu que ça me gonfle les phrases trop entendues du genre « t’es génial, c’est pas toi, ça vient de moi, tu trouveras certainement qq de mieux » etc. Comment larguer quelqu’un qu’on apprécie de façon franche sans tomber dans les banalités d’usage? Des conseils? Je suis preneuse… »



La cellule love and sex des vingtenaires s’est donc réunie pour répondre à cette délicate question, voici nos réponses :

Tatiana : « T’es sympa mais je sais que je ne tomberais jamais amoureuse de toi. Y a pas de magie, déclic, papillons, appelle ça comme tu veux. Si tu veux on peut toujours se voir pour le sex. « 

Mais être honnête ca veut pas forcément dire larguer le mec. Si ça se trouve il pense pareil. A moins peut-être que ça te gonfle de rester avec quelqu’un que tu n’aimes pas ? Mais si vous savez tous les deux que vous ne tomberez pas amoureux, vous pouvez très bien passer des bons moments ensemble.

Mais si tu veux vraiment le plaquer : il a quel âge, t’as sa photo ?

Lucas : Ce qui est rigolo c’est que normalement t’es censée tomber amoureuse et seulement après tomber dans le quotidien lancinant. Toi tu fais les choses à l’envers. La classe…
Pour ce qui est d’évincer Bob…
On passe de bon moments ensemble mais je ne suis pas amoureuse et rien en toi ne me fait vibrer (ici tu te lèves et tu entonnes ce refrain détourné :
« Im needin’ good vibrations
(oom bop bop good vibrations) ».

Ensuite tu enchaines
T’es un mec qui me comprend mais sans plus. Ces 3 semaines passées avec toi m’ont démontrées qu’au delà des connivences tu n’as pas su allumer le feu, allumeeeeeer le feu, faire danser les diables et les dieux et faire grandir la flaaaaamme dans mes yeux.
Donc merci de ta tendresse, merci d’avoir été présent mais là tout de suite tu m’empêches d’attirer de beaux mecs séduisants alors casse-toi s’il te plait, en me pardonnant (Please, Forgiiiiiiiiiiiiive Me…) Et si tu comptes te suicider t’es gentil tu laisses pas mon nom dans ta lettre d’adieux car de toute façon je n’aurai aucun remord. D’ailleurs les trip à la Renan Luce, merci bien. Et ne te rates pas s’il te plait parce que mon nouveau mec et moi on viendra pas te voir à l’hosto et t’auras ensuite une vie entière en tant qu’handicapé : moteur, ça tourne ! (te fais pas de film, je parle de ton fauteuil roulant…)

Summer : Euh, je dois être sans coeur mais je ne vois pas trop où est le problème, tu vas pas te forcer non plus. La façon est simple, lui dire honnêtement que tu l’aimes bien mais que vous allez en rester là, que tu n’as pas le déclic tout simplement; et surtout lui dire avant qu’il quémande une mise au clair.

Enzo : La réponse dont tu es l’héroïne !
1) Voici plusieurs semaines que tu es en couple mais, bien que tout se passe bien, tu ne ressens pas les papillons dans le ventre t’indiquant le potentiel de compatibilité de reproduction à moyen
et long terme :
– Ton objectif principal est la quête du mâle final, va en case 3.
– Ton objectif principal est la stabilisation d’un certain état de bonheur, va en case 2.
2) Cette relation te procure des bienfaits même si ce n’est pas le coup de foudre. Mais, au risque de tuer la poule aux oeufs de bronze (ben oui c’est pas l’or quand même), il faut stabiliser la situation tout en prenant en compte que certaines issues sont vaines (mariage,  monospace et petits-enfants).
– Tu es honnête mais tu aimes bien la cocon confortable du couple, va en case 34.
– Tu as toujours voulu tester le concept de fuck-friend depuis que tu l’as lu dans Cosmo, va en case 36.
– Tu as trop peur de tuer la poule aux oeufs d’argent (oui finalement c’est un peu mieux que le bronze vu que tu y trouves ton compte), va en case 40.
3) Ton souhait est de trouver l’homme de ta vie. Mais cela signifie-t’il pour tant le quitter ?
– Tu la joue honnête et sans bavure, il ne sert à rien de continuer une relation sans avenir, va en case 42.
– Tu joue la carte de l’hyper-pragmatisme, des relations sexuelles régulières jouent sur le taux d’hormones, augmentant les chances de conclure une nouvelle relation. De plus, la structure relationnelle du couple apporte une dose de réconfort nécessaire en ces temps difficiles (la hausse du pétrole et du CAC40). Trois possibilités :
– le mensonge (va en case 40),
– la semi-honnêteté (va en case 34)
– ou l’honnêteté (va en case 36).
34) Explique-lui qu’il manque quelque chose, avec les mots que tu as employé, mais tout en restant en couple. Une forme de sursis agréable. Bonus : il essaiera peut-être de faire des efforts, alors qu’il était déjà bien. Double bonus : la porte de sortie est tout tracée et il s’y attendra (à ce moment là, va en case 42).
36) Explique-lui qu’il manque quelque chose, avec les mots que tu as employé, et passer au statut d’amis intimes s’il est d’accord. Bémol : faire attention à son implication émotionnelle pour éviter des menaces de tentatives de suicide ou de bains de sang si la personne est impulsive.
40) Statut-quo. Reste avec lui sans aborder tes doutes. Elabore quelques points de friction pour te justifier une porte de sortie en cas de découverte de possibilités avec un mâle plus attractif.
42) Quitte-le en expliquant ce que tu viens de nous dire. Pourquoi mentir ou travestir la vérité ?

Jane : Grâce à Enzo, mon conseil du jour est donc: la 36 si tu as tout plein de courage, la 40 si tu as du mal à te résigner à être méchante là maintenant tout de suite.

Diane : Dans friends, quand ils ont ce genre de problème, ils disent à l’autre que c’est une question « d’alchimie » qui ne se fait pas, et qu’on peut pas l’inventer, et que c’est comme ça. Ne lui sort pas que c’est « un mec bien », c’est le genre de truc qui énerve.

De toute façon, si tu es dans un souci de ‘pas le blesser’, si lui il a des sentiments pour toi, quoi que tu dises, ça risque de pas changer grand chose au schmilblick. Il le sera. Bon, après, je te dis pas de lui balancer « bon bah c’est pas tout ça mais j’me fais un peu chier là, jme barre avec ton meilleur pote, parait que c’est un bon coup lui, et ah, au fait, prend un chewing gum quand même », mais juste une vérité franche et nette (pas dans la nuance, parce que là où il y a nuance, l’autre peut se dire « ah tiens peut-être que encore espoir…’).

Le fait de vouloir être honnête avec lui montre assez bien en soi l’estime que tu lui portes.

Si toi aussi, tu as un souci dans ta vie amoureuse ou sexuelle et que tu as besoin de nos lumières (ou t’as juste envie de nous poser une question), n’hésite pas à nous la soumettre !

Tatiana au pays de l’arnaque

Par Tatiana

En ce moment je suis en période de non activité. Non pas de chômage, mais non activité, car dans mon secteur tu as souvent des périodes où tu ne travailles pas donc difficile d’appeler ça du chômage. Enfin, bref. Un jour où je ne savais pas trop quoi faire de ma vie j’ai découvert un nouveau monde. Un monde où tout s’offre à toi et où tout est possible. Un monde de liberté : ebay. Ben ouais avant y a pas très longtemps je n’y avais jamais mis les pieds sur le site d’ebay. Or, il se trouve que récemment j’ai eu l’envie de vendre des trucs et donc il m’a semblé que c’était le meilleur endroit pour faire ces ventes. Et effectivement c’est l’endroit rêvé pour vendre tout un tas de trucs inutiles qui encombre ton appartement. Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais j’ai quand même réussi à vendre une caméra cassée ! J’avais bien précisé dans l’anonce qu’elle était cassée et je l’ai vendu quand même et pas pour 1€. Jamais j’aurais cru revendre un truc qui marche pas. Bon, vous allez me dire que certaines personnes savent tout réparer et que sûrement ma caméra marche très bien maintenant. C’est fort probable. D’un autre côté, moi je ne connais personne qui pouvait réparer ce truc et j’ai réussi à en tirer un bon prix. J’ai même revendu un cable à part pour 35€ !

Alors voilà, depuis quelques temps maintenant je vends de temps en temps des objets sur ebay, histoire de me débarrasser tout en gagnant un peu d’argent. Mais ebay ça sert aussi à acheter. Forcément une fois que tu es pris dans l’engrenage, difficle d’en sortir. Je me suis donc mise à regarder tout ce que je pourrais acheter sur ebay. Au début j’étais un peu timide, je ne faisais que surveiller des enchères. Très vite j’ai commencé à passer mes journées chez moi car je voulais voir comment aller évoluer l’enchère et si le prix n’allait pas trop monter pour que je puisse enchérir moi même. Malheureusement pour l’instant je n’ai pas encore remporté d’enchère car les prix montent trop. Mais je dois dire que quand je suis chez moi, ebay ça m’occupe encore plus que facebook. C’est comme un magasin géant où tu peux tout trouver. De la paire de chaussure Dior au ipod dernier cri en passant par le cable dont tu avais besoin.

Mais ebay ce n’est pas qu’un monde de rêve où tout est permis. C’est surtout un monde d’arnaques. Je m’explique. Déja tu as les vendeurs douteux qui disent avoir paumer la facture d’un objet ou que c’est un cadeau donc pas de facture… Ceux qui te disent que tu dois payer avec western union (vas y prends les gens pour des cons aussi) ou en chèque alors qu’il n’a aucune évaluation dans son
profil. Mais il y a des arnaques plus subtiles. En effet, y a des petits malins sur ebay qui s’amusent à faire monter leur propre enchères avec des profils bidon ou d’autres petits malin de leur réseau. D’ailleurs j’ai appris que normalement sur ebay c’est interdit d’enchérir sur un objet vendu par quelqu’un que tu connais. Donc ces petits malins font monter l’enchère et si jamais c’est pas un acheteur inconnu qui remporte ils prennent le meilleur enchérisseur et lui font une offre de la seconde chance. Ca m’est arrivé y a pas 2 jours pour un téléphone portable. A peine la vente finie je reçois une offre de la seconde chance. Le truc trop louche quoi.

Tout ça pour dire que ça m’énerve ce genre de procédé. A partir du moment ou tu mets un objet en vente aux enchères tu accepte le risque que ton objet ne parte pas au prix où tu l’aurais souhaité. Ou alors tu mets un prix de réserve ou tu fais débuter tes enchères tôt.

Du coup moi ebay je suis carrément déçue et j’ai pas trop envie d’acheter dessus. Je crois que je vais me contenter de vendre en regardant si par hasard y aurait pas une bonne affaire à faire mais c’est tout.

Aide toi et le net t’aidera

 

Quand on est en recherche d’emploi, nous avons à notre disposition un outil drôlement pratique tout de même : le net. Seulement, Internet, c’est un peu la jungle, le joyeux fouillis, le tout et le n’importe quoi. Et les perles cachées, les sites super précieux qu’on trouve soudain et qui nous font réaliser tout le temps qu’on a perdu jusque là.

Pendant nos études, on apprend à faire notre métier mais personne n’a la bonne idée de nous faire des cours de recherche d’emploi. Evidemment, il ne faut pas dire qu’il est possible que tu ne trouves pas un emploi à la sortie de tes études, ça ferait désordre. Il n’empêche que moi, ça m’aurait bien aidé parce que le jour où il a été évident que je devais chercher un emploi (car il ne me trouverait pas tout seul), j’ai un peu paniqué.

Donc, le chômeur du XXIe siècle n’a plus à se battre pour arracher le journal des annonces au petit matin, courir d’agences ANPE en agences interim pour lire les annonces exposées… Non, le chômeur surfe de site d’emploi en site d’emploi. Evidemment, premier réflexe : ANPE. Même sur le net. Le site propose de mettre son CV en ligne, de classer les annonces en ligne dans son classeur… Sauf que les annonces ne sont pas mises sur le net immédiatement et certaines sont posées car l’entreprise y est obligée mais il n’y a pas de poste derrière. Par exemple, une annonce est posée le lundi, je postule le mardi. Le jeudi, j’appelle l’entreprise (que j’ai cherché pendant une bonne heure sur le net, l’employeur étant rarement indiqué) : le poste a déjà été pourvu. Deux jours pour réceptionner les CV, convoquer les candidats en entretien et faire son choix ? C’est pas un peu une blague ?

Se contenter de l’ANPE est plutôt une énorme erreur stratégique, surtout dans des branches comme la mienne où il n’y a que peu d’annonce. Autre piste à laquelle on pense assez spontanément : les agences interim. Youpi, maintenant, elles proposent des CDI mais j’en parlerai plus en détail plus tard. Mais là encore, c’est pas l’idéal pour ma branche.  Alors maintenant, je fais quoi ? Heureusement, si j’ose dire, je ne suis pas la seule chômeuse et les sites de type monster ou keljob ne lésinent pas sur la pub donc forcément, j’en entends
parler, je me rue dessus pour y poser mon CV. Google me donne plein de sites où déposer mon CV, j’y vais franchement. Mieux vaut 10 CV en ligne qu’aucun, on ne sait jamais.

Comme j’ai fait une formation « professionnalisante » (ahahah), j’ai eu besoin de faire des stages donc j’ai déjà eu l’occasion de faire connaissance avec des sites d’annonce journalistiques. En premier lieu categorynet et talents.fr, idéal pour le journalisme et la comm. Mais là encore, faudrait devancer les annonces (collectées partout sur le net pour categorynet). Tous les étudiants en journalisme ou presque connaissent ce site donc dès qu’une annonce tombe, les CV pleuvent. A la fin, j’avais le truc : pour répondre à une annonce, categorynet mettait le lien vers le site où avait paru l’annonce. J’allais donc dessus et clic, dans mes favoris. Categorynet mettant en général les annonces dans l’après-midi, le but était de faire le tour de leurs sites de référence avant eux pour repérer les annonces avant tout le monde. Quand on sait que les recruteurs ne prennent pas le temps de regarder tous les CV, c’est bien de répondre le plus tôt possible. Et, non, ça ne fait pas désespéré de répondre à peine l’annonce postée : quand on est en recherche d’emploi, on est à l’affût des opportunités.

Evidemment, on découvre que certains sites ne sont pas toujours très adaptés. Monster passait son temps à m’envoyer des annonces pour rédactrice juridique… heu… Ouais mais non. Mais il ne s’agit pas de rester « prisonnier » de ces sites, il faut faire preuve de volonté, se mettre sur tous les sites utiles, poster son CV partout (ne pas négliger les sites de réseautage, surtout pas). Certains
recruteurs font un tour sur les CV online avant de passer une annonce. D’ailleurs, la semaine prochaine, nous parlerons ensemble de l’utilité d’un site ou blog pro.

Edit en forme de NB : si t’en as marre de la chômagie et que tu as envie d’un peu de légèreté, aujourd’hui, j’écris aussi sur Futiles

Où trouver l’homme ? Episode 13-2 : le musée

(Note pour ceux qui débarquent : cet article et ceux de la même série ne sont que pure fiction. En vrai, en journée, je vais pas au musée, je vais au travail.)

A la recherche du prince charmant

Rappel de l’épisode précédent : après mes échecs répétés dans le milieu du sport, je décide de draguer de l’intellectuel. C’est donc logiquement que je me rends au musée, le musée d’Orsay. Soudain, je repère une brebis égarée, un beau gosse de type dandy qu’il me plairait bien d’avoir à mon bras. Je le suis donc un peu. Est-il touriste ou pas ? Faudrait peut-être passer à l’abordage… Mais comment ?

Mon problème majeur en matière de mec, c’est que j’ai souvent des idées d’abordage tordu. Souvenez vous, au lycée, l’histoire du mec que j’avais appelé… Une vieille histoire mais depuis mes 16 ans (c’était y a 12 ans, argh !), j’ai pas trop progressé. Et là, au milieu de ce musée, au milieu de tableaux de maîtres impressionnistes, j’eus une idée. Je reculais d’un pas, deux pas, genre « hum, je veux une meilleure perspective du tableau ». Et bim, je rentre dans ma cible ! Et la palme de l’abordage le plus naze 2008 est attribué àààààààààààààààààààà Nina ! Clap Clap Clap.

« Oups, pardon !

– C’est pas grave. »

Yesss, il parle français ! Et sans accent, ça veut dire qu’il va pas partir après une folle nuit d’amour en Belgique ou, pire, au Québec, sa patrie de naissance. Je suis trop forte. Ah oui, mais s’agirait d’enchaîner, là, on est très très loin du « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ».

« Excusez moi, j’ai un doute, c’est un Monet ou un Manet ?

– Un Millet.

– Ah euh… Ouah, vous vous y connaissez, dis donc ».

Question : pour séduire un intellectuel (enfin, je suppose qu’il l’est), faut-il passer pour une dinde ? Parce que si la réponse est non, je suis en train de sacrément rater mon coup.

« Bof, j’ai pas de mérite, c’est ma spécialité.

– Ah oui ?

– Oui, j’ai fait des études en histoire de l’Art et j’ai beaucoup étudié les impressionnistes.

– Ah oui ? Et vous pourriez m’expliquer un peu leur histoire, tout ça ? »

Là, j’ai une furieuse envie de m’applaudir. Non seulement j’ai trouvé le seul non touriste du musée mais en plus, j’ai le droit à une visite guidée plus intéressantes que celles des guides, vu que je me suis arrangée pour glisser que j’avais fait histoire mais qu’hélas, on n’étudie pas assez l’art en contempo alors que c’est une donnée essentielle [ndla : ça, c’est pas une réflexion fictive, tiens]. Alors il m’explique la naissance du mouvement, me guide entre les tableaux. Mes chouchoux ? Renoir, depuis mon enfance, quand mon papa avait ramené un énorme livre sur les Impressionnistes. J’aime bien Degas et Monet aussi. Il me guide, il me cultive. J’aurai pas tout perdu dans l’aventure, j’aurai appris des trucs, au moins. Mais le voir parler de sa passion pour les impressionnistes, j’ai une furieuse envie de le présenter à mes parents celui-là. Il est trop charmant…Il va falloir faire une étude poussée, les mecs trop parfaits dès le départ, y a un vice caché qui peut faire peur. Coup d’œil sur sa main gauche. Il n’a pas d’alliance… Ça ne veut rien dire, ok, mais c’est déjà un peu rassurant.

Au bout d’une heure et demie, la visite est terminée. Comme je suis une fille bien élevée, je tiens à le remercier en l’invitant au café parce que les Impressionnistes, c’est passionnant mais j’ai envie d’en savoir plus sur le jeune homme pour savoir s’il est le gendre idéal en dehors d’un musée ou pas. Il réfléchit un peu avant d’accepter ma proposition, je retiens ma respiration trente secondes…

« Après tout, pourquoi pas, je suis pas pressé ».

La semaine prochaine, nous irons donc boire un café avec le jeune homme. Ahlala mais que va-t-il se passer ?

Et si on enlevait la capote et qu’on passait le test ?

Tu l’aimes, il ou elle t’aime, c’est le grand soleil au milieu d’un ciel bleu sans nuages avec des oiseaux qui font piou piou et des cœurs tudum tudum. Bref, vous vous aimez et c’est le peton. Sauf que. Sauf que pendant vos ébats enflammés, passionnés et tout ça, il y a une petit chose pas top agréable : la capote. Mais là, ça fait quelques mois que vous êtes ensemble, et si on passait à l’étape suivante.

Les couples de notre temps ont en effet une nouvelle étape à franchir pour se rapprocher encore plus : la disparition de la capote et, donc, le test HIV. Parce que faut dire ce qui est, la capote, ça a un côté pratique pour ce qui est écoulement post coïtal mais faut dire ce qui est, niveau sensation, c’est pas le top du top. Ils ont beau les nervurer, perler, chauffer, refroidir, ça ne vaut pas le vrai contact humain. D’ailleurs, j’ai testé les capotes effet froid, c’est très décevant. Bon, au début, j’avais peur que ça assèche ou que ça irrite mais finalement, ça pue juste le menthol. Avis partagé par le monsieur. Si quelqu’un ici a testé l’effet chaud pour témoigner, ce serait sympa, merci.

Ainsi, on a une nouvelle étape. Maintenant, c’est : on se rencontre, on couche ensemble, on fait le test HIV et on enlève la capote, puis on vivra ensemble et même que plus tard, on fera des bébés. En nos temps troublés, enlever la capote n’est pas anodin. Ca veut dire qu’on fait confiance à l’autre : tel jour, on a fait ensemble un test HIV et tu étais séronégatif. T’as intérêt à le rester. Sans dire que c’est une preuve de fidélité absolue, c’est au moins une preuve de « si tu couches ailleurs, aies au moins la décence de te couvrir ». Pour moi, ça représente une étape supplémentaire dans l’engagement et la confiance en l’autre, surtout que parallèlement se pose la question de la nouvelle méthode contraceptive. Ok pour enlever la capote mais c’est pas une raison pour faire un bébé en même temps. Et là, en général, qu’est-ce qu’on choisit ? La pilule (ou l’implant, c’est pareil) dans l’immense majorité des cas. Alors que la contraception se faisait à deux, là, c’est la seule femme qui en prend la responsabilité car je ne connais pas beaucoup de mecs qui vérifient que leur copine prend bien sa pilule. D’un autre côté, je sais pas si j’apprécierais..

Ce test et ciao la capote est devenu un vrai moment clé dans la vie du couple. D’abord, c’est traverser ensemble une « épreuve ». Tout ceux qui ont passé un test HIV le savent : on a beau savoir que, techniquement, on risque rien, on a toujours une pointe d’angoisse quand arrive le résultat. Et si la capote avait pété sans que je m’en rende compte ? Et si, et si… Puis la bonne surprise (enfin, en général, on va envisager le positif pour cet article) : tout va bien. Ensuite, les relations sexuelles changent. On n’a plus à vérifier que la boîte est encore garnie, à se demander ce qu’on fait de la capote usagée, essayer de ne pas casser la belle érection de monsieur au moment de l’enfilage fatidique. Bref, le sexe devient à volonté si on veut. Et là, on découvre de nouvelles joies comme celle de partir
en courant aux toilettes après le sexe car tout le sperme n’est pas parti dedans, une partie a décidé que dehors, c’était plus cool. Mais, ça, c’est un détail, finalement. La seule chose qui compte, c’est d’avoir fait un pas de plus dans l’engagement. Sans doute que la prochaine étape sera de vivre ensemble mais pour le moment, profitons du fait qu’on n’a plus besoin de bouchons en caoutchouc pour s’amuser. Et puis faut dire ce qui est, c’est tellement meilleur…

Mais c’est tellement meilleur qu’on ne le fait pas avec n’importe qui, bande de coquinous ! La capote, jusqu’au test. Ceci était un message de prévention offert gracieusement par les vingtenaires and co.

1, 2, 3

(sous titre : je suis une grosse nulle)

Hum… Bon…En ce moment, je suis un peu déconnectée niveau calendrier, c’est une catastrophe. Par exemple, mercredi, j’ai oublié l’anniversaire de ma grand-mère et je m’en suis beaucoup voulue (mais je l’ai appelée depuis). Et samedi… c’était l’anniversaire du blog et j’ai pas du tout percuté mais là, je m’en veux moins, il ne m’en tiendra pas rigueur. Donc voilà : on entame la saison 4.

Bon, qui dit anniversaire dit « bilan et perspective ». Que dire de la saison 3 ? Le ton du blog a beaucoup changé, du fait sans doute que je suis devenue une vraie travailleuse qui se lève à une heure à un chiffre (mais je n’aurai pas l’indécence de dire que je fais partie de la France qui se lève tôt car quand je quitte ma couette, certains sont déjà au boulot). Et même que j’ai déjà changé de boulot en à peine un an de carrière. Du coup, ce blog « souffre » un peu de mon absence, je réponds pas toujours aux comms… Voire même rarement. Mais je les lis quand même, hein. Rassurez-vous, je ne vous néglige pas, j’ai pas pris la grosse tête… Ahahah d’ailleurs. Prendre la grosse tête sur un blog, c’est un peu bizarre comme concept, quand même. Je prendrai la grosse tête le jour où je ferai vraiment un truc marquant, promis.

Bon, en fait, je l’ai pas vue passer cette année et j’ai un peu de mal à en dire quoi que ce soit. J’ai dû vérifier dans les archives quand étaient arrivés les nouveaux rédacteurs, la plupart étaient déjà là pour les deux ans. D’autres sont arrivés depuis, un est reparti mais fait quand même sa guest dans le courrier des lecteurs. Sans doute d’autres changements dans l’année à venir, je ne sais pas encore. Dans la saison 3, on a lancé des séries, en commençant par la saga de l’été puis ont suivies la chômagie, où trouver l’homme et l’enfer de la mode. On va aussi accueillir la rubrique ciné de Bobby qui, à l’heure où j’écris cet article, aura plutôt lieu le dimanche. Ca me plaît bien, moi, les séries, comme concept, ça fait un rendez-vous régulier. Mais là, à part la nouvelle saga de l’été, j’en ai pas en rayon. Mais je me connais, j’ai toujours 50 idées à la minute, y en a bien une qui germera à un moment. Par contre, ô joie, celle sur la chômagie qui déprime tout le monde sera bientôt finie.

Concernant les lecteurs, je suis un peu perplexe : j’ai l’impression qu’il y a une évolution, des nouveaux arrivants et des partants. Jusque là, c’est normal vu que le blog évolue, son lectorat aussi. Ceux qui venaient pour avoir leur dose de cul ont dû être déçus et sont allés traîner ailleurs, logique. D’autres sont arrivés, restés ou pas. Ce qui m’intrigue, c’est la régularité merveilleuse du nombre de lecteurs quotidiens depuis près de 2 ans. En plus, cette année, j’ai pas encore eu la baisse annuelle qui va d’avril à octobre à peu
près. Je suppose que ça veut dire qu’il fait vraiment un temps de merde… Sinon, cette saison 3 est allée très loin dans mes problèmes avec les lecteurs, j’ai même dû porter plainte (pas une main courante, une vraie plainte) contre l’un d’entre eux. Après, on ne peut pas échapper aux trolls, je suppose, mais c’est un peu fatigant des fois. C’est fou comme dans la vraie vie, personne ne me parle jamais de la sorte mais l’anonymat rend très courageux certains. Enfin, c’est pas grave, on active la modération et le blog reste tout propre. Mais globalement, je suis assez fière du niveau général des commentateurs qui écrivent tous bien et sans fautes, y a quasi jamais de SMS. Sauf sur l’article sur les vacances de l’amour, ça m’apprendra à écrire sur des séries daubesques.

En fait, j’ai pas l’impression que cette année ait été particulièrement marquée. L’an dernier, j’avais changé beaucoup de choses dans ma vie et trouvé un travail. Depuis, si j’ai changé d’emploi, je suis restée sur la même ligne pour le reste : je m’amuse sans excès, j’ai trouvé un groupe d’amis dans lequel je suis bien, je m’étais perdue, je me suis retrouvée. C’est sans doute pour ça que je n’ai plus tellement besoin de parler de moi au-delà de l’anecdote marrante. Puis c’est jamais marrant de raconter quand tout va bien sur un blog, la
lose est plus drôle. Alors pour finir cet article, un paragraphe digne de feu la liste du samedi :

La RATP et moi, on a des relations compliquées. Mais ce mois-ci, j’ai été très gentille avec elle et lui ai fait gagné beaucoup d’argent. Tout commence le 10 mai. Je pars du boulot et quand j’arrive dans la station, je constate que, ahah, j’ai perdu ma carte orange. La mensuelle bien sûr. Et pour info, j’habite en zone 3. Donc me voilà obligée d’acheter des coupons hebdos jusqu’à la fin du mois. Jeudi dernier, je sors du boulot en même temps que Ioulia, on va au métro ensemble. Impossible de retrouver mon coupon. Ioulia me laisse passer derrière elle. Je fouille mes poches : rien. Bon, j’ai dû le laisser sur mon bureau. Le lendemain matin, je pars de Plume sur Berges avec notre nouvelle stagiaire qui y vit aussi, je gruge avec elle. Arrivée au bureau : rien. Donc résumons. En mai, j’aurai acheté : 1 coupon mensuel, 3 coupons hebdomadaires, 1 ticket pour Paris intramuros et 3 tickets zones 1 à 3 (et un ticket zone 1 à 5 mais parce que je suis allée dormir chez Gabriel et je peux toujours gruger à l’aller vu qu’à son arrêt, on peut sortir sans ticket). Ce matin, je suis allée chercher un pass navigo.

Et c’est parti pour la saison 4 !

Livré avec indignation

Avant, je lisais  les journaux et débattait de l’actu avec mes amis. Aujourd’hui, plus produit : je travaille sur des forums et là, je lis les
considérations politiques des uns et des autres, de tous bords et milieux, toutes opinions politiques et c’est enrichissant… ou fatigant. Quoi qu’il en soit, le Français (mais sans doute pas que) a une capacité d’indignation assez épatante. Surtout quand les médias poussent à ça.

Récemment la France s’est émue et indignée : les JO vont avoir lieu à Pékin, quel scandale, ce pays ne respecte pas les droits de l’homme, c’est ignoble. Bon, alors, déjà, j’ai une question : pourquoi personne ne s’est indigné y a 6 ans ? J’ai l’impression que soudain, les gens atterrissent : de quo-a ?? C’est la Chine qui organise les JO d’été ? Mais c’est un scandale ! Bravo, je pense qu’on a là la palme de la réactivité. Félicitations. Bon, il y a des gens qui n’ont pas attendu que la cause devienne médiatique donc populaire, je me souviens que mon cousin avait une bannière contre ces JO sur son site dès le début des années 2000, quelques autres aussi. Mais quand même, j’ai un peu l’impression qu’il y a eu un gros atterrissage depuis 3 ou 4 mois et ça me fait lever les yeux au ciel. On mélange joyeusement tout : et les droits de l’homme, les gens exploités, le Tibet. D’ailleurs, il faut l’indépendance du Tibet et le dalaï lama, il est trop cool. Comme disait Jean-Luc Mélenchon : « les gens ne se rendent pas compte que l’indépendance du Tibet est réclamée par des
prêtres extrémistes. Vous voudriez être gouvernés par eux ? ». Alors soyons bien clairs : je ne remets pas en cause ce qu’il se passe en Chine en matière de non respect des droits de l’homme et compagnie. Ce qui me désespère, c’est que les gens attendent que les journaux parlent d’un sujet pour, soudain, s’indigner, sans forcément chercher plus loin que les infos qu’on leur donne. Ceci étant dit, je pense qu’on a été « victime » du même procédé en Chine avec leur Jeanne d’Arc = prostituée et « free corsica »

Je parle de cet exemple là car c’est le plus récent mais c’est pas vraiment nouveau. Souvenez vous, le tsunami. Quand le drame s’est déroulé, les dons ont été particulièrement massifs, l’émotion très vive. Jusque là, tout va bien. Mais une fois l’événement dé médiatisé, plus personne ne s’est préoccupé des pays dévastés par le tsunami. On a parfois quelques reportages sur le sujet mais si on faisait un appel au don aujourd’hui, ça ne donnerait pas grand-chose, à moins d’une grande soirée avec les stars, celles où on appelle à notre générosité.

Je suis toujours assez admirative de cette capacité à s’indigner sur commande. D’un côté, c’est rassurant, ça veut dire que les gens ne sont pas encore assez blasés pour réagir sur certains sujets. Mais de l’autre, j’ai de plus en plus la sensation de moutons qui vont là où les caméras tournent. La Chine a eu les JO vers 2000 ou 2001, ça n’a pas choqué les foules. De même, c’est pas vraiment nouveau les violations des droits de l’homme. Sans doute que le fait que la Chine fasse partie du G20 et qu’on signe des accords commerciaux avec eux a calmé les envies de dénoncer ce genre de choses, on préférait parler des progrès de la Chine et de son développement économique. Peu importe, à la limite. Mais ce qui me plaît moins, ce sont ces mobilisations qui ne sont que ponctuelles et superficielles. Par exemple, le SIDA : à une époque, on avait droit à de nombreuses campagnes sur le sujet, de la prévention en veux-tu, en voilà. Puis les campagnes se sont un peu espacées, les gens ont compris que la trithérapie était un vaccin qui guérit du SIDA et du coup, ça n’a pas raté : recrudescence du nombre de contaminés et des maladies vénériennes en général.

Alors que faire ? On peut accuser les médias de tous les maux mais arrive aussi un moment où les médias ne peuvent pas être responsables de nous, de nos opinions, de nos comportements. Quand les campagnes sont trop récurrentes, on se plaint du battage. C’est bon, on le sait, arrêtez de nous materner. Mais dès que la prévention se relâche, les gens aussi. Le sida, c’est pour les autres, on va se passer de capotes. Et la chaude-pisse, hein ? On n’en meurt pas mais c’est pas très agréable, à ce que j’ai cru comprendre. Peut-être
qu’il faudrait éduquer les gens à voir au-delà de leur écran de télé et à faire fonctionner leur neurone plutôt qu’on leur donne les préconisations d’une vie saine.