Où trouver l’homme ? Episode 13 : le musée

(Je rappelle aux gens qui ne connaissent pas cette série que tout ça est une fiction. En vrai, dans les musées, je ne peux y aller que le week-end et c’est bondé.)

A la recherche du prince charmant

Bon, il me faut faire un bilan des courses : le sport, ça n’est pas un bon plan drague, c’est officiel. Le smirting non plus parce que tu tombes sur des mecs qui n’ont en commun avec toi que le fait de fumer, c’est léger. Donc après un rendez-vous fini sur le fait qu’on ne se reverrait pas, me voici reparti en chasse. Dans un raisonnement binaire, je me dis que l’opposé du sportif, c’est le…c’est le… c’est l’intellectuel bien sûr. Et l’intellectuel, on peut en trouver dans plusieurs endroits, notamment le musée. Alors allons-y gaiement.

Souci numéro 1 : quel musée choisir ? A Paris, ça ne manque pas. Evidemment, en premier, on pense au Louvre qui a quand même nombre d’avantages : clair, en plein centre de Paris, on y trouve de tout. Et surtout des touristes. Je n’ai rien contre les touristes mais je cherche l’homme de ma vie, je rappelle, un mec qui vit pas en France la majorité du temps, ça n’aide pas pour une relation durable. Surtout que les touristes sont généralement en duo ou troupeau donc vrai mauvais plan. Tiens, y a quoi dans les expos temporaires ? Des tas de choses, diverses et variées mais là, je suis perplexe : laquelle est la plus susceptible d’attirer le mâle hétéro ? Autant il y en a que je trouve majoritairement féminine (tout ce qui concerne la mode, par exemple), autant une expo majoritairement masculine, je ne vois pas trop. Autre critère : il me faut du mâle jeune. Mais pas trop. Parce que je n’ai rien contre les jeunes étudiants mais je me trouve encore un peu trop jeune pour aller taquiner du minet, je ferai ça quand j’aurai 40 ans et que je me sentirai vieille. Enfin,
dernier point : il me faut une expo qui ne me passionne pas trop quand même pour que je puisse m’intéresser plus au public qu’à l’œuvre.

Instinctivement, je pense Orsay. Ce musée, je le connais bien, j’y suis allé un nombre incalculable de fois. Bon, ok, c’est possiblement un aimant à touristes mais je limite les risques de passer une sale journée : j’aime ce musée et surtout les impressionnistes, passion de jeunesse même si j’y comprenais pas grand-chose. Bon, profitant d’un RTT [là, on saisit toute la dimension fictive de ce récit. Je pourrais poser des RTT pour aller au musée, je serais bien heureuse. Mais en fait, non], je décide d’aller à Orsay, donc. Je me promène un peu pour profiter du soleil [re dimension fictive, houhouhou] histoire de me charger d’énergie solaire, avoir bonne mine et le sourire. Je choisis l’après-midi car je ne suis pas sûre que les amateurs d’art se lèvent à l’aube. Puis moi, je suis en RTT aussi pour dormir. Je monte direct à l’étage impressionnistes et je commence à errer. Même en semaine, y a des groupes de touristes, un
guide leur parle dans une autre langue (qui varie selon les groupes), ça brouhahate, ça flashe. Non mais je vais jamais trouver un futur mari là dedans moi. Bon ben au moins, je regarde les tableaux, c’est toujours ça de pris. Ah un groupe bouge et là, que vois-je à rester devant un tableau, perdu dans sa contemplation : un beau dandy brun du style mal rasé à fines lunettes. J’arrive pas à voir sa couleur de yeux mais s’ils sont verts, c’est un signe du destin. Ben oui, la grosse majorité de mes exs et assimilés sont bruns aux yeux verts alors ce serait comme une suite logique. J’attends un peu… Il ne rejoint pas le groupe et passe à la toile suivante sans se préoccuper du troupeau. Yes, il n’en fait pas partie.

Raisonnement : un mec seul dans un musée peut-il être un touriste ? Pas sûr, pas sûr du tout. On fait rarement du tourisme seul, non ? Quoi que… Il aurait pas un journal dans la main que je vois en quelle langue il est ? Ben non. Les mecs ne font aucun effort pour nous donner des indices de leur dragabilité. Tsssss. En tout cas, il lit les étiquettes mais ça non plus, ça ne veut rien dire.

Bon, je me décide à le suivre, feignant d’observer la toile qu’il vient d’abandonner puis quand il en change, je suis. Il me faut une idée pour l’aborder, discipline dans laquelle je suis très mauvaise vu que j’aborde pas les gens.

Comment Nina arrivera-t-elle à parler au beau dandy ? Est-il un Parisien ou un touriste ? Parle-t-il français ? Pourquoi j’ai froid un 21 mai ? Toutes ces questions angoissantes trouveront réponse la semaine prochaine, sauf celle du 21 mai et là, je suis preneuse d’une explication, merci.

 

Vingtenaires : next gen’

Oyé oyé, lecteurs et lectrices, je vous annonce en ce vendredi une grande révolution : l’arrivée de nouveaux rédacteurs. Jusque là, tu vas me dire que tu vois pas la révolution, que c’est pas la première fois que de nouveaux rédacteurs arrivent mais là, si, y a du changement et je vais t’expliquer.

 undefined

D’abord, nous allons passer à 11. Mais surtout les deux nouveaux arrivants, des garçons, ont tous les deux 20 ans. Des vingtenaires tous frais. L’un gay, l’autre hétéro mais ça n’a pas tellement d’importance. Le premier, que tu découvriras lundi, je le connais depuis une paille, genre un an et demi, je crois, nous avions dégusté ensemble un cannelé au Louvre en rigolant. Il m’avait dit « quand j’aurai 20 ans, je rejoindrai les vingtenaires ! ». Et il n’a pas oublié ses paroles. Sur le coup, je t’avoue que j’ai un peu hésité car j’avais un peu peur de l’écart entre lui et les autres rédacteurs. Mais dans la foulée, j’ai reçu la candidature d’un autre jeune homme dont je connais les écrits. Deux vingtenaires de 20 ans, là, je suis.

Quel est l’intérêt ? Mais de parler de tout une période que je n’ai jamais traité parce que quand j’avais 20 ans, j’avais pas de blog. J’avais un site internet pourri où je ne racontais pas ma vie. Et finalement, quand tu vois la gueule du site en question (non, tu la verras pas, en fait), ça fait super peur genre y avait des gifs animés partout et autres gadgets genre « moi, je maîtrises trop, tu vois, je fais un site dynamique ! ». Mais y avait quand même pas de dauphins, faudrait voir à pas déconner non plus. Donc bref, pour un blog qui s’appelle les vingtenaires, il manquait quand même une moitié de décennie, une moitié qui n’est pas anodine. La première partie du vingtenariat, ce sont les études, l’insouciance, des questionnements particuliers… A une époque, j’envisageais de faire un peu un « ce qu’il s’est passé avant » mais sincèrement, je me souviens pas de tout, j’ai des anecdotes, bien sûr, mais quel intérêt de vous raconter en différé la fois où j’étais à la fac et alors…

Alors voilà la relève. Ils vont nous raconter leur quotidien de jeune de 20 ans en 2008. Alors évidemment, vous allez me dire que c’est bien trop téstostéroneux, tout ça (non, ça existe pas comme mot) et qu’en plus, 11, c’est bizarre comme chiffre. C’est vrai que du coup, je me demande si je devrais pas recruter une jeunette de 20 ans (ou un peu plus) pour rééquilivrer le tout, peut-être refaire une vingtenaire academy. Je verrai. Je vais déjà bichonner un peu nos petits jeunes ceux qui seront toujours vingtenaires en 2010. Ca ferait presque une chanson. Finalement, je ne pensais pas rajeunir la rédaction il y a quelques mois. Finalement, aujourd’hui, ça paraît une évidence. Mais pas de panique, les lol et autres joyeusetés du genre sont bannis, on recrute de qualité quand même. Sexe, fête et exams, ok, mais on n’est pas sur un skyblog !

Moi en tout cas, j’ai hâte, ça va me rappeler des souvenirs et je pourrais faire des commentaires genre « ah ouais, je me souviens, une fois, quand j’étais à la fac… ». Une petite cure de jouvence quoi.

PS : Comme je vous fous la pression les mecs !