Et voilà, suite au premier article sur le sujet, mes amis m’ont gentiment rapporté d’autres anecdotes, je les en remercie ! Je vous les livre à nouveau.

Ma semelle se fait la malle
Classe de seconde, je déjeune tous les midi en ville avec Cécile (bonjour l’équilibre alimentaire). A l’époque, je mets des chaussures à talons, plus ils sont longs, plus c’est bon. Et oui, depuis ma plus tendre enfance, je suis petite. A 15 ans, on complexe sur tout : je peux pas tricher pour réduire mes fesses donc je me grandis. Cette année là, je ne vis que des malheurs avec mes chaussures : je perds une paire qui était dans mon sac (mal) accroché à mon scooter, la deuxième paire blanche me fait une ampoule qui me prend tout le talon et après un passage à la machine, elles sont immettables. Troisième paire, le sort s’acharne. En fait, au fur et à mesure des jours, la semelle se décolle. Un midi, alors que je chemine en compagnie de Cécile dans le centre de ma moyenne ville de province, clac ! la semelle cède, elle tient juste par la pointe de la chaussure. Me voilà à boitiller en faisant des bruits de tongs, trop glamour. Je reviens comme je peux au lycée, morte de rire, secondée par une Cécile tout aussi hilare. Tout le monde me regarde. Drame : ce jour-là, on a une sortie scolaire, je suis incapable de me rendre au théâtre ! Dieu Merci, dans mes amies de classe, il y a des pensionnaires, l’une d’entre elles me prête une paire de tennis pourrie qui me fait perdre quelques centimètres. Depuis, j’ai renoncé aux talons.
Ma culotte à l’auberge de jeunesse
Classe de première, on part en PAE (projet de je sais plus quoi éducative) à Avignon. C’est super, on loge dans une auberge de jeunesse. Le soir, en rentrant du spectacle, des petits groupes se créent, je pars avec quelques copines rejoindre des charmants Suisses qui nous jouent de la guitare jusqu’à tard dans la nuit. On retourne à l’auberge, direction la douche. Hop, je me déshabille, je me lave, je récupère mes affaires et dépose le lot dans la chambre avant de partir squatter la chambre des garçons. Oui, j’étais en littéraire : 18 filles et 3 garçons, forcément, on s’entasse dans la chambre la plus petite. On discute, on rigole. Des filles qui sont rentrées plus tard que moi arrivent à leur tour et interpellent deux copines qui étaient avec moi dehors. Elles sortent de la pièce puis reviennent.
« Qui c’est qui a perdu une culotte rouge en dentelle ? »
Et là, je deviens de la même couleur que la culotte qui avait orné mes fesses toute la journée : rouge. Non, c’est pas possible, ce n’est pas la mienne… Je réponds timidement : « heu, je crois que c’est la mienne… » et là, une des dernières arrivantes se met à crier : « Ben dis donc, Nina, elle est sexy ta culotte ! » Et voilà comment je suis devenue la fille à la culotte rouge en dentelles.
Je montre encore ma culotte au lycée
Ah, j’aime ça, j’en redemande. Fin d’année de terminale, les profs ont gentiment organisé un pot pour nous dire au revoir. Ce jour là, je porte un pantalon ample qui se ferme par une simple fermeture éclair sur le côté. Arrive un moment où je dois aller aux toilettes (ça m’arrive plusieurs fois par jour, en fait). Je vais mes petites affaires, j’entreprends de me rhabiller et, là, c’est le drame : en tirant sur la fermeture éclair, celle-ci me reste dans les mains. Sans elle, mon pantalon ne tient pas… Je sors donc de là en tenant d’une main ferme mon vêtement, mais y a un gros trou sur le côté, tout le monde voit ma culotte bleue. Je fais le tour des pensionnaires (y compris un très mignon) pour récupérer une pince à nourrice mais personne n’en a. Au secrétariat, solution d’urgence : une énorme pince. Me voici donc rendue au pot de départ avec une érection étrange sur mon côté gauche. Mais je persiste, je veux remettre mon pantalon, il me plaît trop ! Donc quelques jours plus tard, me voici dans mon pantalon attaché par une épingle à nourrice mais ça baille toujours… Ainsi, à peine arrivée au lycée, quelqu’un me fait remarquer que ma culotte orange est très jolie… La journée va être longue.
Braguette magique
Dans la série « j’ai pas de chance avec mes pantalons », ceux dont la fermeture éclair s’ouvre seule. J’ai un jean comme ça, je le tiens avec un élastique à cheveux. Un jour, je sors dans la rue avec mon pantalon d’été rouge en tissu crépon. Je fais quelques mètres, il y a foule et là, une femme m’arrête. Evidemment, elle va me demander son chemin, je dois avoir un tatouage « renseignements », sur le front. Sauf que je suis très mauvaise en orientation, je ne connais jamais le nom des rues et une fois sur deux, je me plante.
« Excusez-moi…
– Oui ?
– Votre braguette est ouverte ! »
Effectivement, mon joli string qui ne dissimule rien s’étale au vu et au sus de tout le monde… Bon, et bien, je vais rentrer chez moi.
Mon pied dans le goudron
J’ai un défaut : dans la rue, je ne fais pas attention où je marche. Les chiens sont contents, j’honore avec soins les petits colis qu’ils abandonnent en route. En fait : soit je suis seule et je suis totalement perdue dans mes pensées, à mille lieues de ce macadam que je foule, soit je parle avec quelqu’un qui me tire souvent par la manche : « hé, t’as failli marcher dedans ! ». Merci.
Un jour, je me promène avec mon meilleur ami hétéro de l’époque, Yohan, on discute, on rigole. Il fait chaud, c’est l’été, je suis en légère robe et tongs. A un moment, un embouteillage se forme sur le trottoir : une mémé, un vélo, c’est trop pour moi, je décide de contourner l’obstacle. Je lève le pied et là, je réalise : il y a des travaux, des plots en plastique partout et mon pied qui, emporté dans son élan se dirige droit vers le goudron récemment posé. Non, essaie de dévier ! Trop tard, ma jambe droite se trouve enfoncée jusqu’au genoux dans une mixture terreuse. La jambe gauche a la bonne idée de choisir une autre trajectoire et je parviens à sortir du trou sans m’arracher le genou. Yohan rigole puis me demande : « Nina, elle est où, ta chaussure ? » Et là, misérable, avec ma jambe gainée de goudron : « heu… dans le trou ! ». Gentiment, il part la récupérer. Elle fait trente kilos, je ne peux pas la remettre.
Heureusement, des ouvriers qui bossaient dans un magasin voisin ont assisté au drame car je me voyais partir à cloche-pieds jusqu’au square à peu près voisin (plusieurs centaines de mètres) pour laver ma jambe et ma chaussure. Du coup, il m’apportent des bouteilles d’eau et je me nettoie tant bien que mal, en attendant de rentrer chez moi. Evidemment, cette scène s’est déroulée juste à côté du Capitole, là où il n’y a personne ! Mais grâce aux gentils ouvriers, j’ai évité l’épreuve du « je me déplace sur une patte sur la place du Capitole à 16h ». Quelques jours plus tard, je suis repassée : les ouvriers avaient comblé le trou crée par ma jambe. Dommage, je serais devenue célèbre, une plaque aurait indiqué : « Ici, Nina s’est payée la honte ».
Je sais pas jouer au bowling
Avec Guillaume, mon ex, on allait souvent jouer au bowling entre amis. J’étais nulle, je perdais toujours mais je n’en avais cure. En plus d’être nulle, je suis maladroite… Première honte au bowling : je prends ma boule (pourquoi c’est si lourd, cette connerie), je prends mon élan, je cours, je jette ma boule et…et… ma chaussure mord la piste, le poids de la boule m’entraîne en avant et ziiiiip… sur les fesses ! Mes amis rient en vérifiant que je me suis pas cassé le coccyx, je ris en me relevant, les fesses douloureuses mais rien de grave.
Episode 2 : un autre jour. Bon, j’ai compris, je prends plus d’élan, trop dangereux et puis me colorer les fesses de bleu pour envoyer ma boule dans la rigole, bof. Donc, je saisis ma boule (qu’elle et lourde), je la soulève péniblement, ne me rendant pas compte que ce n’est pas celle avec laquelle je joue d’habitude. Je me positionne face à la piste, la boule dans la main, je projette mon bras en arrière pour lui donner de l’élan… Et cette andouille de boule se détache de mes doigts pour aller rouler vers un groupe de personnes que je ne connaissais absolument pas.
Me voilà seule, debout sans ma boule, morte de honte, à regarder ses pauvres inconnus agressés par une boule venant de nulle part… Ah, si, elle vient de la fille minuscule et maladroite qui est cramoisie… Je vais donc récupérer ma boule en me confondant en excuses, je retourne sur la piste et, pour changer, je l’envoie dans la rigole.
Moi y en a rien comprendre
Youpi, Lucie a passé l’écrit de son CAPES, ça se fête (oui, nous, on fête tout) ! Soirée beuverie chez elle, nous voici partis dans la boîte gay la plus proche. Bon, déjà, le trajet fut périlleux : à peine sortis de chez Lucie, Pierre-Louis, un copain, fait tomber son portable dans la rue, il est abîmé, qu’est-ce que ça nous fait rire ! Je m’appuie sur lui pour cheminer, on part du trottoir droit et, sans comprendre comment, on termine sur le gauche, bravo, très fort.
On arrive dans la boîte en question : c’est un pote qui fait l’entrée, je me mets à hurler : « Hééééééééé, c’est Aurélien, je le connais-euh ! Salut ! Salut ! ». Il me demande gentiment de baisser d’un ton. On descend sur la dance-floor, un copain danse très collé-serré avec moi, Mister Big me plaque contre un mur et mime un coït, ahahah, on rigole, on s’amuse. Tout à coup, je vois un jeune homme qui est gay comme moi je suis vierge qui fonce vers moi : personne à droite, personne à gauche, ils sont où mes potes ? Le voilà qui me coince contre le mur, aussi, et commence à me tripoter donc je me dégage de ses griffes et me jette sur Lucie. On joue les lesbiennes de façon pitoyables (en gros, on se tient la main mais à distance raisonnable) puis on se jette sur Gauthier qui était au bar pour l’embrasser à pleine bouche : lui, c’est notre mec, fous-nous la paix, vilain monsieur qui me colle !
Du coup, on décide de bouger et on atterrit dans l’appart d’une fille que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Je suis affalée dans un fauteuil et Gauthier vient me voir : « Dis, y a Aurélien qui m’a dit que ça lui ferait plaisir qu’on se voit tous les trois, un soir ». Et moi, je me mets à beugler : « QUOI ? UN PLAN A 3 AVEC AURELIEN ? » Gauthier se met à hurler à son tour : « Non mais ça va pas, t’es folle ! ». Il faut savoir que l’Aurélien en question, il n’y a que lui pour croire qu’il n’est pas gay donc ça ne m’étonnait pas plus que ça.
A un moment, j’entreprends de changer de place et je vais m’asseoir sur une espèce de banquette. Il y a un côté en pente mais c’est pas grave, je suis une équilibriste du bout du monde, même pas peur. Je m’assois donc là-dessus et, évidemment, je glisse et me vautre comme une grosse buse. Bon, Lucie et moi avons fini la soirée chez elle à regarder le Grand Prix d’Australie, j’ai fait une analyse curieuse du nouveau règlement, alcoolémie oblige.
L’enchaînement dramatique en plein partiel
Mois de mars, ça y est, ce sont les partiels, les derniers de ma vie (heu… normalement). Aujourd’hui au menu, partiel de sociologie de la réception des produits journalistiques, la matière où je dois me planter, normalement. Non seulement je suis pas allée en cours mais en plus, le prof qui a pondu le sujet n’est pas celui qui a fait cours, super ! Sujet : « je sais plus quoi Lazarsfeld, Ecole de Chicago ». Bon, super, j’ai rien à dire. Pas de panique, taillons mon nouveau crayon à papier rose fluo acheté chez Castela à Toulouse. Je prends mon taille crayon, je commence à tailler mon gadget et je taille, et je taille… Et putain, y a pas de mines ! Alors que je commence à m’énerver, le drame commence. Les tables sont légèrement inclinées et il n’y a rien pour faire tenir le stylo. Alors, forcément, mon stylo plume commence à glisser inexorablement vers le sol. Je fais un geste brusque pour tenter de le rattraper et ma main tape directement dans mon gobelet de cappuccino (très sucré donc très collant) qui se met à dégouliner sur la table et coule direct dans mon sac. Panique ! Panique ! Panique ! Je file un coup de pied dans mon sac Lancel (quand même…) pour le pousser de sous la cascade de café… Mais j’ai pas de Kleenex. Mon voisin de derrière, le mec le plus miam miam de ma promo, me tape sur l’épaule et me fait gentiment : « Nina, y a ton café qui coule. » Toi, t’es une graine de journaliste ! Bon, Clara qui était à côté de moi me file un kleenex, je nettoie comme je peux.
C’est pas tout ça mais j’ai un partiel à faire, moi. Et là, panique à bord : il est où mon stylo encre ? Je m’agite dans tous les sens, il n’est nulle part ! Finalement, après réflexion, je le retrouve au fin fond de mon sac : il avait suivi la rivière Cappuccino.
Pour info, ce partiel a été le seul où j’ai pas eu la moyenne, je me suis pris un magistral 2,5/10… On se demande bien pourquoi !
Moi sur le trottoir à St Michel
Non, rassurez-vous, je ne suis pas tombée dans le cercle vicieux de la prostitution. A peine arrivée à Paris, c’est mon anniversaire, Lucie et Gauthier viennent me voir pour l’occasion. On se fait un resto à St Michel avec Clara (qui vivait chez moi), Pedro et le meilleur ami de la demoiselle. Repas sympa : Pedro, Clara et son pote d’un côté, Gauthier, Lucie et moi de l’autre. Faut dire que le Pedro, il a été particulièrement insupportable ce soir-là et il a fait une forte impression à ma ronchonne préférée (« il est moche, il est con et il se la pète, en plus ! »).
On dîne et en revenant des toilettes, Clara tombe, je ris. Quelques minutes plus tard, Dieu, s’il y en a un, décide de venger ma copine. On traverse la rue et là, j’évalue mal la distance, mon pied bute contre le trottoir, je perds l’équilibre et c’est le drame : me voici à genou sur le sol, face à la vitrine d’un restaurant, dans un quartier naturellement désert un samedi soir. Tout le monde rie, moi aussi d’ailleurs, je me lève, Gauthier me demande gentiment si ça va : « Oui… hihi…Aïe… hihi… j’ai mal… hihi ». Je tiens à dire que je n’étais pas encore saoule donc cette chute est encore plus ridicule.
Une honte qui n’est pas de moi
Bon, pour rééquilibrer un peu, je raconte une honte dont j’ai été témoin et qui m’a fait mourir de rire. Avril 2004 ou par là, il faut chaud, j’ai mis un débardeur avec un t-shirt en filet : j’ai donc un splendide décolleté. Mes écouteurs dans les oreilles, je pars d’un pied sûr vers le fac pour aller à un cours que je détestais. Peu de temps après mon départ, je me retrouve derrière un jeune homme qui se retourne et me mate. Il continue son chemin et se retourne très fréquemment pour bien me signifier son intérêt pour ma personne mais je joue les belles indifférentes. Sauf que, forcément, quand on marche en regardant derrière soit, on se rend pas compte de l’échafaudage dressé sur le trottoir… Et évidemment, on rentre de plein fouet dans un poteau ! Du coup, j’explose de rire et passe mon chemin. Je l’ai recroisé quelques jours plus tard et j’ai eu droit aux mêmes œillades insistantes : décidément, certains ne doutent de rien.