Duo comique

En ce moment en représentation sur la capitale, le duo comique toulousain : Gauthier et Nina ! Oui, nous sommes comme un couple de perruches, inséparables. Depuis que le jeune homme est arrivé sur Paris, nous avons fait je ne sais combien de soirées ensemble, intégrant en général une tierce personne qui « subit » nos délires à la con et nos vieilles histoires de fac. Nos victimes actuelles : Banana, Tink, Sab, la « frisée » et Nicolin (par téléphone).
 will-and-grace
 
Tout a commencé avec Banana, qui voulait à tout prix me rencontrer (que c’est bon d’être une idole !). Je lui demande si ça ne la gêne pas de rencontrer l’autre star des vingtenaires : elle en est ravie, au contraire. Nous voilà partis dans un bar qui va devenir notre repère : happy hour, deux verres pour le prix d’un, on en prend donc 4 (chacun). Ce qu’il faut savoir, c’est que la qualité que Gauthier et moi n’avons pas, c’est la discrétion. On se retrouve souvent à hurler des mots comme « sexe, bite, couille, pipe, fellation » (ça va me rapporter des lecteurs, ces quelques mots). Il faut savoir qu’avec Gauthier, on aime parler sexe et expériences vécues. Ce qui est amusant, c’est que ce genre de soirées est riche en révélations. C’est ainsi que j’ai appris, au cours de cette soirée avec Banana, que j’avais été draguée par une fille. Replaçant les choses dans leur contexte : mois de mars, Toulouse, une boîte gay comme il en existe d’autres. On n’a pas trop le moral : Gauthier a passé sa soirée à consoler Océane en pleine rupture avec son ex colocatrice, j’en ai fait autant avec Anne en pleine rupture amoureuse. Nous voici donc au bar de cette boîte pour le before. Un verre de vodka sunrise, puis deux, puis trois. C’est soirée facteur, ça donne du n’importe quoi : la barmaid (fascinée par mes seins, paraît-il), m’envoie des messages à caractère sexuel en signant du nom du barman : « je voudrais mettre ma tête entre tes seins ». Cuite et joyeuse, je réponds (avec l’aide de Gauthier) : « j’aimerais que tu me mettes autre chose autre part », quelque chose de romantique, comme ça. Forcément, le barman, il comprend rien… On prend une bouteille que l’on paye (contrairement aux verres précédents) et on descend dans la boîte. Je suis saoule au point que je rebondis contre les murs pour arriver en bas. Je m’affale sur une banquette et on continue à boire. A un moment, arrive une fille avec qui je commence à discuter, je lui raconte je ne sais quelle connerie avec une élocution étrange. Gauthier est mort de rire, il vient nous voir de temps en temps et je lui confie :: « comme elle est trop sympa, cette fille ! ». Quelques jours plus tard, je me demande comment la jeune a pu supporter mes discours éthyliques, réponse : « elle avait pris de l’exta ». Et ce soir là, avec Banana, Gauthier me fait : « non mais tu sais qu’elle m’a demandé ton numéro quand on est parti ? J’ai dû lui expliquer que tu n’étais pas lesbienne. » Ah ben, mince, moi qui croyais qu’elle ne m’avait pas décollée parce qu’elle me trouvait intéressante…
 
Avec Gauthier, nous avons nos histoires récurrentes, on aime bien parler de Rachel, notre copine qui était vierge la dernière fois qu’on l’a vue (à 25 ans) et prude au possible. Forcément, elle n’appréciait pas du tout notre duo comique. Une fois, par exemple, on parlait d’avortement et j’expliquais que je ne pouvais pas dire de façon certaine si oui ou non j’avorterais si je me retrouvais enceinte, tout dépend du contexte. Donc Gauthier me fait :
« Bon, on sort ensemble, tu tombes enceinte, tu fais quoi ?
Non mais tu crois que je vais coucher le premier soir avec toi, chéri ? (j’aime bien faire ma chieuse)
Bon, ça fait deux mois qu’on est ensemble, tu tombes enceinte, tu fais quoi ?
Oui, bon, là, effectivement… »
Et la Rachel qui nous sort : « Deux mois, c’est du rapide, quand même ! ». Bon soit.
 
Gauthier adore aussi raconter comment il s’est rendu compte que je n’étais pas la petite fille sage que je semblais être, au départ. En effet, en première année de fac, il y avait une fille Sandrine, qui monopolisait les conversations en matière de sexe. En fait, cette fille rentrait le jeudi soir dans sa campagne natale et forniquait tout le week-end dans la 106 verte de son copain. Chaque lundi, elle nous hurlait le résumé de sa brouette : « ALORS TU VOIS, ON ETAIT DANS LA 106 ET ON A TELLEMENT BOUGE QU’ON A FAIT AVANCER LA VOITURE ET ON A DECLENCHE L’ECLAIRAGE AUTOMATIQUE DU PARKING !!!!! ». Bon, au niveau discrétion, je crois qu’elle nous bat tous, elle. Du coup, nous, les autres filles, on restait plus mesurées, on riait plus qu’on ne parlait. Un jour, on discutait à table avec Gauthier et un de ses amis du lycée, Guillaume (ils nous ont envahis !) et Gauthier fait : « de toute façon, le sperme, ça rend la peau douce. » Et là, je pose mon magazine que j’étais en train de tranquillement feuilleter, je me frotte le coin de la bouche et dit : « ah ouais ! ». C’est beaucoup plus drôle quand c’est Gauthier qui le raconte.
 
Le truc, c’est qu’on se connaît par cœur et des fois, on rigole avant les blagues, du genre : « et, tu te souviens de Ginette ?
– Ah Ginette, ahahahahah ! »
Bon, après, on raconte mais sur le coup, les gens ne doivent pas comprendre ce qu’il y a de si drôle chez Ginette. En plus, on a un côté vieux couple ; à s’appeler moumour et à s’insulter gentiment :
« Vivement que je me fasse des amis sur Paris, je me demande pourquoi je passe mon temps avec toi.
Parce que tu m’aimes
Heu… Oui, ça doit être pour ça ! »
 
Après, on parle sexe, souvent, tout le temps. Et avec la discrétion qui nous caractérise. La semaine dernière, La frisée monte sur Paris, on se réunit dans un petit restaurant feutré du Marais, il y a un peu de musique et on parle. Fellation, sodomie, bondage, expérience lesbienne, tout y passe. A un moment, je sais plus comment ça vient, on parle de fesses et de ce qui va avec, je commence à m’emballer et pile au moment où je prononce d’une voix forte : « anulingus », la musique se coupe et les serveurs explosent de rire… On rit, à ne plus pouvoir s’arrêter. Là, c’est quand même la honte.
 
Le pire du pire fut atteint samedi soir, lors de la crémaillère de monsieur où l’on but… Et pas qu’un peu. Avec nous, Banana (on va virer trio comique). Avec la demoiselle, on s’amuse à faire des photos un poil provocantes (vraiment un poil) et Banana décide de les envoyer à Nicolin : il est quelque chose comme 2h30 ou 3 heures du mat. Pas de chance pour lui, j’ai son numéro donc j’appelle, on papote, tout le monde lui parle en même temps, Gauthier lui dit qu’il adore l’accent marseillais, ça l’excite… D’ailleurs, s’il connaît un pédé sur Marseille… Après, Banana lui raconte que Gauthier est en train de violer mon oreille (oui, l’inconvénient d’un meilleur ami, c’est qu’il connaît notre zone érogène la plus sensible)… Depuis, Nicolin a changé de numéro et fermé son blog. Non, je plaisante mais je me demande s’il a compris un traître mot de ce qu’on lui racontait.
 
Bref, Gauthier et Nina, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Inséparables et radoteurs, ils se connaissent par cœur et se plaisent à raconter des anecdotes croustillantes sur l’autre. J’adore en rajouter une couche en racontant des détails crus de brouette car il s’écrit : « non, je veux pas savoir ! » mais que ne sait-il pas, au fond ? Des fois, on apprend des trucs durant ses soirées, des vieux détails qu’on avait omis de préciser mais pas grand chose, finalement.
 
Si vous souhaitez assister à une représentation, veuillez m’envoyer un chèque au montant suffisamment élevée car l’alcool, ça coûte cher et moins on est sobre, plus on est drôle.

Le jeu de l’’amour et du hasard

Comme je m’en suis rendue compte à plusieurs reprises, la vie est pleine de surprises, parfois elles sont très agréables. Dans ma vie amoureuse, le hasard fait curieusement les choses, j’en suis la première étonnée.
 
J’ai parlé à plusieurs reprises de mon « correspondant virtuel » qui, en deux mois, a pris beaucoup de place dans ma vie. Bien plus que je n’aurais cru au départ. Tout est parti d’un mail anodin atterri sur ma boîte, je reconnais ce jeune homme, je l’ai déjà croisé au détour des blogs. Il s’appelle Guillaume et il vit en Bretagne. Dès le départ, il cumule les qualités : le prénom de mon ex et il vit dans la région de mes ancêtres. On discute innocemment et il me propose en plaisantant d’aller passer un week-end chez lui. Innocemment, il me donne son identifiant meetic. Comme j’ai gardé un pseudo bidon, je vais jeter un œil. Je rêve : il a des faux airs de Bertrand, mon fantasme de l’été 2004.
 
Il est mignon, il vit en Bretagne mais tout de même : je vais pas débarquer chez un inconnu comme ça, ma maman m’a toujours dit de pas parler aux inconnus… (si elle savait, la pauvre !) Du coup, Guillaume me propose un jeu : il va se dévoiler par mail pour me donner une irrésistible envie d’aller passer un week-end chez lui. Ce petit jeu tombe pile au bon moment : je suis en vacances chez mes parents, Arnaud est loin et omet de me donner de ses nouvelles.
 
Le jeu s’emballe à une vitesse hallucinante, on commence à se livrer des choses très personnelles, les baisers virtuels deviennent de plus en plus osés. Joueuse, je préfère ne pas lui donner mon adresse MSN au départ afin de poursuivre ses longs échanges épistolaires. Je suis assez troublée par cette histoire car j’ai vécu à peu près la même chose il y a 6 ans avec Pierre, l’amant pervers. Tout avait commencé par des mails anodins, de plus en plus intimes, de plus en plus chauds, jusqu’à la rencontre… Et là, la magie avait volé en éclat : ce n’était pas mon cœur qui l’intéressait mais une autre partie de mon anatomie, les « je t’aime » susurrés dans le combiné téléphonique se sont transformés en déclarations beaucoup moins tendres… Du coup, je ne sais pas quoi penser : d’un côté, il me plaît, de l’autre, Arnaud n’est pas loin et, enfin, il y a mon passé. Chat échaudé craint l’eau froide.
 
J’essaie donc de me préserver mais, en même temps, j’aime me confier à lui. Dès que j’avais la moindre contrariété, je lui envoyais un mail pour lui raconter, cherchant son soutien que j’ai toujours obtenu, que ce soit dans mes histoires de sexe foireuses ou lorsque j’ai eu la peur de ma vie à cause de mon diplôme que je pensais avoir raté (petite digression au passage : Clara m’a appris mardi que nous n’étions que 5 sur les 12 à avoir eu notre diplôme…). Un soir, il me laisse un message sur un blog : et si nous nous aventurions tous les deux sur MSN. En vérité, il avait trouvé mon identifiant MSN par hasard quelques temps auparavant (il me l’avait avoué)mais avait attendu mon accord pour me rajouter. Nous voici donc à discuter sur MSN, la magie est toujours là. Je lui confie que ça me fait plaisir que ma relation avec Arnaud n’ait pas distendu les liens entre nous. Mais je n’ose pas trop lui en parler. Durant l’été, il avait lui-même échangé quelques baisers avec de jolies demoiselles et même plus. J’en avais éprouvé une pointe de jalousie et je m’étais trouvée stupide sur le coup : il ne me doit rien, il est normal qu’il vive sa vie de son côté.
 
Cependant, ce passage sur MSN a eu un effet pervers, de mon côté : je me rendais compte à quel point ce garçon, en plus d’être mignon, était touchant et intelligent, ce qui ne gâche rien. Mais je dois garder en tête que je suis une patate mariée. Pendant mon séjour chez mes parents, je reçois une lettre manuscrite de lui dans laquelle il me confie des choses très personnelles (dont je ne parlerai pas ici, ce n’est pas la peine de demander des précisions). Au fur et à mesure que je lis ses mots, je suis de plus en plus bouleversée, son histoire me rappelle tant une personne qui m’est très proche et qui a beaucoup souffert. Je lisais la lettre en même temps que nous discutions sur MSN puis, après avoir « digéré » ses révélations, je le lui avoue. Nous en parlons, je suis plus troublée que jamais… A ce moment-là, j’avoue qu’Arnaud n’occupe plus la première place dans mes pensées. Au moment de se dire au revoir, Guillaume me dit : « je t’embrasse sur la joue. » J’hésite quelques instants puis lui réponds une phrase qui peut paraître provocante : « Sur le net, tu peux m’embrasser où tu veux. »
 
Je vais me coucher mais ne dors pas, mes pensées sont confuses, ça tourbillonne dans ma tête. Guillaume m’avait annoncé quelques temps plus tôt qu’il venait sur Paris à la fin du mois d’octobre. Je vais donc le voir… J’en ai incontestablement envie mais Arnaud ? Que suis-je censée faire ? Après je ne sais combien d’heures d’intense cogitation, je prends une décision : quoi qu’il arrive, j’embrasserai Guillaume, il ne peut en être autrement. Je ne pourrai pas lui donner plus mais je ne peux lui donner moins. Ce baiser, je nous le dois, en quelques sortes.
 
Retour sur Paris et l’incroyable se produit : Arnaud s’efface de ma vie. Je rentre le lundi et découvre que mon petit ami n’est pas venu me chercher à la gare, qu’il ne m’appelle pas pour savoir si je suis bien rentrée et me voilà très énervée. Je raconte mes « malheurs » à Guillaume qui finit par me demander s’il peut m’appeler. Après un jeu de charade débile (« mon premier est le premier » « 01 ! »), nous voilà en possession de nos numéros respectifs. Il m’appelle donc et on reste une bonne heure à discuter. Mon moral remonte en flèche même si je ressens une certaine culpabilité vis-à-vis d’Arnaud (si j’avais su…). Le mercredi, il se connecte entre midi et deux et me dit : « ce soir, je dors à Roissy ». Roissy… la ville où y a un aéroport ? C’est à dire à quelques dizaines de kilomètres de chez moi ? Que suis-je censée faire ? Après tout, je suis toujours officiellement avec Arnaud… Enfin, je crois. J’avais prévu ce soir-là de rencontrer Banana donc je lui propose de se joindre à nous. Je suis quand même extrêmement troublée : comment se fait-ce que les choses coïncident à ce point ? Par quel merveilleux hasard le premier s’en va alors que le second arrive ?
 
Finalement, Guillaume a eu des soucis de navette entre les aéroports et ne peut nous rejoindre, ce n’est peut-être pas plus mal : je ne sais pas ce qu’il va se passer avec Arnaud et je n’ai pas envie de me mettre dans une situation compliquée (déjà que…).
 
Quelques jours plus tard, me voilà officiellement célibataire et les choses s’accélèrent : nos conversations jusque là mesurées deviennent franchement enflammées. Puisque je suis célibataire, il pourra venir dormir chez moi, dans mon lit… Certaines de nos conversations font naître une douce chaleur dans le creux de mes reins mais je n’en dirai pas plus.
 
Comme je ne veux pas lui mentir, je lui « parle » des mes brouettes actuelles sans trop entrer dans les détails. Je lui parle de l’atroce comportement de Benoît et il m’avoue être déçu que je l’aie revu. Là, je ne peux absolument rien dire pour me défendre, il a entièrement raison. Cependant, cette histoire de brouette l’a remué car elle a fait remonter en lui des souvenirs douloureux et là, je m’en veux. Je m’en fiche de m’être fait avoir par un connard mais blesser Guillaume, ça me déchire le cœur.
 
Voilà, il arrive aujourd’hui par le train de 16h15, j’espère que le train sera à l’heure sinon, mes poumons vont en prendre un sacré coup. Je ne sais pas à quoi m’attendre et je n’ai pas envie d’y penser, je veux prendre cette histoire telle qu’elle vient. Il est vrai que Guillaume est une synthèse incroyable d’hommes que j’ai pu côtoyer avant : même prénom que mon ex, ressemblance physique avec Bertrand, même relation épistolaire qu’avec Pierre, il vit en Bretagne (Laurent et Arnaud sont Bretons), il est brun aux yeux verts comme la majorité des hommes qui m’ont plu… Je ne sais qu’en penser, peut-être est-ce juste un formidable hasard. Peut-être est-ce autre chose.
 
 
NB : Comme Guillaume est sur Paris jusqu’à lundi, je ne sais pas si je passerai beaucoup de temps ici, il y  aura un article quotidien mais je ne répondrai peut-être pas immédiatement aux comms… Mais j’y répondrai tôt ou tard, ne vous inquiétez pas.

Suis-je sexodépendante ?

Suite à mes récentes mésaventures sexuelles, je me suis posée une grande question : suis-je sexodépendante ? Ai-je à ce point besoin de sexe que je suis prête à rouvrir ma porte à un connard qui m’avait déjà prouvé qu’il était le pire des goujats ?
 
Si je fais un rapide bilan de ma vie sexuelle passée et présente, je ne peux constater qu’il y a eu des hauts et des bas. En fait, ma sexualité varie selon si je suis en couple ou célibataire, si je suis en période de stress ou si je m’ennuie. Avec mon ex, Guillaume, on ne peut pas dire que c’était très régulier, ce n’était pas trop son truc finalement. Au départ, on se voyait chez moi le mercredi après-midi. La première brouette eut lieu de suite et fut assez épique. On se retrouve enfin seuls quelques temps après (oui, au début, on avait souvent des imprévus qui nous empêchaient de savourer notre mercredi après-midi). On passe par le distributeur de capotes, on arrive chez moi et c’est parti. Après un repos bien mérité, je commence à relancer les hostilités, ce qui l’étonne un peu : quoi, deux fois dans le même après-midi ? Pour le coup, c’est moi qui suis étonnée ! Il faut avouer que deux mois auparavant, je forniquais avec Pierre le pervers, pour qui une journée à moins de quatre brouettes était une journée de perdue (j’exagère à peine). Heureusement, j’ai des arguments convaincants et je l’ai eu, mon deuxième round.
 
J’ai donc vécu quatre ans d’une sexualité raisonnable mais très agréable (quand-même), jusqu’au déclin du couple où la sexualité est devenue totalement inexistante. Les 3 derniers mois, nous dormions dans le même lit sans nous toucher, si ce n’est quelques câlins plus fraternels qu’amoureux. Et là, j’ai réalisé que le sexe me manquait. Au départ, j’ai compensé par une saine masturbation mais, sur la fin, je commençais à envisager de me prendre un amant. Oui, je croyais que ce n’était qu’une mauvaise passe pour lui, qu’il n’avait plus de désir mais ça reviendrait… Quand je vous dis que je suis naïve ! Finalement, la rupture vint en juin.
 
Pendant une très longue période, j’ai dû me contenter d’une autosexualité efficace mais frustrante. Je pouvais avoir un orgasme trois fois par jour si je le voulais mais de tendresse, je n’en avait point. En même temps, ça tombait plutôt bien : mon année de master a été du grand n’importe quoi, on n’avait jamais les mêmes horaires de cours, difficile d’avoir une vie privée décente dans ses conditions. D’ailleurs, une de mes camarades qui vivait avec son fiancé m’avoua que son copain lui reprochait à mots couverts son indisponibilité. Je me contentais donc de rêvasser épisodiquement de Bertrand que je ne voyais plus ou du lointain Julien, en attendant.
 
Cependant, moins je le faisais et plus j’y pensais. Il fut un temps où j’ai envisagé d’écrire des nouvelles érotiques et les publier sur un forum qui leur était dédié mais je ne me suis pas lancée, finalement. J’avais une foule d’idées mais je n’ai pas franchi le cap de l’écriture. J’écris romans et nouvelles depuis longtemps et j’ai toujours été mauvaise pour les scènes de sexe : soit je les zappais carrément (« et il lui fit découvrir des plaisirs inédits »), soit je faisais du trop technique (« et il la lécha là tout en mettant ses doigts là… ») Une fois, pour rire, j’en ai écrit une particulièrement trash que j’ai fait lire à Gauthier… Au vu de sa réaction, j’ai considérablement censuré la version finale.
 
J’étais en manque. Pour Noël, Gauthier et Anne m’ont gentiment offert un ladyfinger (petit vibromasseur), tout joli, tout doré, que j’ai prénommé Ernest. Bon, et bien il n’a pas vraiment fait mon bonheur, je préfère encore me débrouiller seule.
 
Arrivée sur Paris, j’aurais « violé une bite de trottoir » (copyright Gauthier). Et là, ce fut l’épisode meetic, les brouettes vite organisées avec des inconnus, mes hormones sont calmées, à présent, merci pour elles. Je vois le monde avec des nouveaux yeux, les hommes que je voulais violer avant me laissent totalement indifférente. Cependant, comme dit justement Gauthier, « plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Je tombe dans un cercle vicieux érotique que je ne renie pas et dont je ne rougis pas. Je ne suis amoureuse de personne, pourquoi me priver de plaisir ?
 
Cet été, je multiplie donc mes partenaires avec plus ou moins de réussite puis Arnaud arrive dans ma vie. Allez, c’est décidé, je deviens monogame ! Cette décision ne me pèse pas, j’ai assez profité de la vie cet été. Même si je suis rapidement tentée par quelqu’un d’autre, l’expérience vaut le coup : ça fait si longtemps que je n’ai pas eu de petit ami attitré, c’est quand même bien agréable. En plus, point de vue brouette, ça part plutôt bien. Le timide Arnaud est joueur, on teste pas mal de positions et de lieux, je suis enchantée. Je sens qu’un certain recoin de mon anatomie l’intrigue mais il n’ose s’y aventurer, même s’il a rapidement compris que j’étais peu farouche. Pourtant, j’en viens à me demander si le sexe n’a pas été un motif de rupture, de son côté. Selon Louis, Arnaud n’est pas vraiment attiré par le sexe. Si tel est le cas, j’ai dû le traumatiser, le pauvre, à toujours lui sauter dessus. Dès le départ, quand je lui ai expliqué qu’un de mes fantasmes était de faire l’amour à 3 (deux hommes, une femme), j’ai senti qu’il avait un peu tiqué, il m’avait (gentiment) traitée de perverse. La dernière fois qu’on s’est vu, c’était au cinéma, nous étions deux dans la salle. Avant le début du film, je me colle à lui et lui susurre à l’oreille :
« c’est cool, si le film est nul, on pourra faire des cochonneries !
Non mais ça va pas ! Le projectionniste va nous voir et les vigiles passent de temps en temps dans les salles.
Mais non, on est trop près du mur pour que le projectionniste nous voit et personne ne passera. »
De toute façon, le film étant « Charlie et la chocolaterie » de Tim Burton, je savais pertinemment qu’il n’y aurait pas brouette. Je regardai donc sagement le film blotti contre lui, pendant qu’il dormait. Une fois rentrés et allongés dans son lit (sans qu’il y ait eu brouette), je lui fais : « dis, si le film avait été nul, ça aurait été marrant de faire des trucs, tu crois pas ? Après tout, aucun vigile n’est passé… 
Non, je l’aurais pas fait… T’es une malade, toi ! »
Il m’a dit ça gentiment… Il n’empêche que c’était la dernière fois que je le voyais.
 
Du coup, je repars dans mon cercle vicieux érotique en attendant. En attendant quoi ? Le prochain mec qui me donnera envie de devenir monogame.
 
Alors, suis-je sexodépendante ? Oui et non. Je pense que la dernière visite de Benoît est arrivée parce que j’avais les hormones en folie (oui, je venais d’avoir mes règles) et que je m’ennuie. Et bien, oui, le sexe peut être un passe-temps, non ? Cependant, je me rends compte que je suis actuellement dans une démarche différente de celle de mes débuts sur meetic. J’ai pris conscience de ça la semaine dernière en passant la nuit avec un charmant garçon dont je parlerai plus tard. En fait, je n’ai plus envie de sexe pour le sexe mais plus de sexe comme un partage, une expérience charnelle à vivre à deux. J’adore les confessions échangées sur l’oreiller, de voir qu’une relation devient plus profonde après que la personne avec qui je parle ait visité mon intimité. Et ça, je ne l’ai jamais eu avec Benoît et je ne l’aurai jamais (de toute façon, je ne le reverrai pas). Je l’ai eu avec Laurent, au départ, il m’a montré ses photos de plongée et m’a fait partager sa passion pour les mondes sous-marins, il m’a même montré des photos de sa famille et une photo de son ex qui traînait sur son ordinateur (qu’est-ce qu’elle était belle). C’est sans doute pour ça que je voudrais garder un contact amical avec lui. Je l’ai eu aussi avec mon amant de la semaine dernière, ce qui fait que la nuit que nous avons partagée était intense pour moi tant d’un point de vue sexuel qu’émotionnel. Ce n’est pas de l’amour mais c’était franchement agréable. Et puis, qui a-t-il de plus délicieux que de discuter cinéma dans les bras d’un homme ?

Comme on se retrouve !

Ce qui est pratique avec les plans brouettes, c’est qu’on peut toujours les rappeler. Et comme dirait Océane : « Ça doit être un bon coup Nina pour qu’ils reviennent tous, comme ça ! » (elle l’a vraiment dit !)
 
Dimanche 9 octobre, 16h30 (à peu près). Voilà,  je viens d’envoyer un texto pas sympa du tout à Arnaud, j’attends sa réponse. Une heure plus tard, aucune réaction. Soit. Puisque je suis dans mon week-end excès, un petit texto à Laurent pour lui proposer une soirée hautement pornographique mais il n’est pas disponible. C’est pas grave : quelques jours après, j’ai ma revanche.
delon-schneider
 
Laurent, brèves retrouvailles
Tout commence le jeudi, un peu avant la « rupture » avec Arnaud. Je suis sur le net, je ne vais pas bien du tout : descente d’alcool, solitude, j’ai pleuré. Morne journée. Tout à coup, je vois Laurent qui se connecte, il vient me parler et me demande si je suis encore en couple. Je lui réponds la vérité : « je ne sais pas ». Etonné, il me demande de développer et je lui explique la situation. Charitable, il propose de venir me voir pour…hum… me consoler. Mais je n’ai pas envie de sexe, j’ai juste envie qu’on me foute la paix. Cependant, je note l’information. Il m’informe gentiment que son voyage en Afrique est reporté et, donc, si je veux le voir.
 
Dimanche, pas de nouvelles du Arnaud, je vais me consoler dans d’autres bras. Après quelques soucis logistiques, on décide de se voir le mercredi soir. Dans la journée, il me contacte par MSN pour me demander si on peut se voir chez moi plutôt que chez lui. Je lui rappelle gentiment qu’il a un chat et qu’il y est allergique (je sais, je ne fréquente que des allergiques au chat). « Pas de problème, je prendrai un cachet ! ». Bon, je lui explique comment venir, il m’appelle quand il arrive à ma gare pour que j’aille le chercher. En attendant, j’ai du ménage à faire ! Entre temps, il m’envoie un texto pour m’avertir qu’il va avoir une heure de retard. Très bien. Je trafique sur le net et, vers 23h30, intuition, je retourne sur MSN, mais je reste en hors ligne. Et là, qui vois-je connecté ? Laurent.
 
Ne nous énervons pas, il doit y avoir une explication cohérente. Alors que j’essaie d’en trouver une, MSN m’informe poliment que le jeune homme vient de m’envoyer un mail… Ah non, il va pas me faire le coup du lapin ! Un poil énervée, j’ouvre le message et là, je rigole : le pauvre Laurent est dans ma ville, dans un cybercafé (je ne savais même pas qu’il y en avait un). En fait, j’ai trouvé mon alter ego masculin en matière d’étourderie : il a oublié son portable chez lui et il panique car il ne sait pas comment me joindre. Du coup, je me mets en ligne le temps qu’on se mette d’accord : rendez-vous à la gare ! Bon, on se retrouve, il me donne un gentil baiser. Comme si ce mois et demi à ne pas se voir n’avait pas existé. Je le ramène chez moi, il prend son médicament et, après fait une gratouille à mon chat, le voilà qui glisse ses doigts dans mes cheveux.
 
Toujours aussi spontanée, je m’écrie :
« Hé, tu as vu ? J’ai changé de couleur de cheveux !
Heu… C’est plus clair, non ?
Mais non, je suis rousse, maintenant !
Ah…euh…Je suis pas très fort sur ça. »
Bon, je me retiens de rire et on commence à s’embrasser. Il est vraiment très doué en la matière, c’est très doux. Bon, il est quand même très excité et m’entraîne très rapidement vers mon lit. Mes vêtements disparaissent assez vite, pareil pour les siens (je remarque qu’il a un T-shirt tâché, c’est pas glamour, ça). Il est toujours aussi doué avec ses doigts, ce garçon, j’aurais eu tort de me priver de cette extraordinaire séance de caresses. J’entreprends de lui rendre la pareille, il a l’air d’apprécier les retrouvailles. Le voilà la tête dans le vide, une capote à la main, visiblement peu pressé de l’enfiler. Bon, finalement, il se décide, merci bien !
 
Ça garçon a une particularité : il est incapable de jouir quand il a le dessus donc quand il me demande de changer de position, je comprends que la fin de la brouette est proche. Je ne me souviens vraiment pas qu’il ait joui sans que je le domine. Donc, je reprends le dessus et là, son visage se crispe et il m’informe poliment : « aaaaaaah, je jouis ! ». Ah, oui, c’est vrai ! Comme il jouit en silence, il le dit comme ça, je suis au courant. En même temps, vu sa tête, je l’aurais devinée toute seule.
 
Deux minutes de câlin post coïtal, le voilà qui part à la fenêtre pour fumer, on discute un peu : « alors, tu as fini ton rapport de stage ? » Tiens, je lui ai parlé de ça ? Bon, il me parle de sa mission en Afrique, moi de mon rapport et il commence à éternuer. Bon, ma Kenya, je l’adore mais ça commence à faire, là…Et là, il me fait : « dis, il part à quelle heure le dernier train ? » Bon, il ne passera donc pas la nuit ici. En même temps, vu comme il n’arrête pas de se moucher, je peux comprendre. Donc il entreprend de se rhabiller, je me contente de m’enrouler dans ma robe de chambre et, alors qu’il enfile ses chaussettes, il me demande : « on est bien le 13, là ?
Heu oui.
Moi, je pars le 25, ça veut dire qu’on a le temps de se revoir.
Bah oui, moi, je suis libre comme l’air.
Ah bon, tu cherches pas du travail ? » 
Ce n’est pas précisément ce que je voulais dire… Bref, il m’embrasse, fait une gratouille à mon chat et s’en va.
 
Depuis…Ben rien. Je lui ai proposé de se voir un soir mais il n’était pas libre. Il part demain en Afrique donc je ne le verrai plus pendant un mois et demi. Je ne sais pas si je le reverrai un jour. Je ne désespère pas d’en faire un copain, à la longue, mais transformer un plan brouette en relation amicale, ce n’est pas si évident que ça.
 
Benoît, la preuve de ma naïveté
Vendredi, qui voilà sur MSN ? Benoît ! Il vient me parler et me demande si je suis toujours en couple. Non, répondis-je. Je lui retourne la question car durant quelques temps, son pseudo était accompagné d’une phrase sibylline : « moi, j’aime machine ». Ben, effectivement, machine était sa petite amie mais le revoilà célibataire. Bon, après hésitation, j’accepte de le revoir, on se fixe rendez-vous pour le lendemain, pendant sa pause à la piscine. Gauthier m’engueule gentiment par téléphone quand je lui annonce la nouvelle : « Moumour, 50 ans de lutte féminine te regardent ! ». Mais après tout, il est peut-être comme le vin, il s’est bonifié avec le temps. Déjà, sur MSN, il me demande ce que je veux qu’il me fasse, je lui sors trois platitudes sexuelles et le voilà tout émoustillé.
 
Samedi, après une nuit trop courte, je sors m’acheter des clopes et faire des courses, texto du Benoît : « si t’es chez toi, j’arrive, j’ai trop envie de [biiiiip, biiiiip] ». C’est un romantique, lui. Une demi-heure, trois quart d’heure plus tard, le voilà enfin chez moi. Il arrive et me fait la bise… Soit, ça doit faire trois mois qu’on s’est pas vus. On discute un peu de nos vies respectives, je ferme les volets (rez-de-chaussée oblige) et hop, c’est parti. Pendant que je l’embrasse, il plaque ma main sur son pénis en érection et là, je dois avouer que je suis bien peu impressionnée : au vu de l’appareil de mes derniers amants en date, le sien me paraît un peu petit. Il me jette littéralement sur le lit et vire ses fringues en un temps record, il s’attaque aux miennes. Nous voilà tous nus, il me dit des mot doux : « Oh, tu sais que tu m’excites, toi ! » Essayant de garder mon sérieux (non mais il se croit dans un film porno, lui ?), je lui réponds un placide : « bah, j’espère ! ». Je le caresse buccalement jusqu’à la jouissance car, avec Benoît, faut décharger le fusil une première fois car sinon, le coup part trop vite. Il va dans la salle de bain se rincer, il revient et me fait : « mince, il va falloir que je reparte. Si on recommence (dis plutôt commence tout court, chéri), on devra s’arrêter en plein milieu car je dois retourner bosser. Déjà que je suis arrivé en retard ce matin… Mais je te recontacte quand j’ai plus de temps.
Oui, mais je pense pas que je suis très disponible car je vis une histoire compliquée (tu verras ça plus tard, lecteur).
Ah… Bon, je te tiens au courant. »
On se rhabille (je me demande bien pourquoi je m’étais déshabillée, moi), je le raccompagne à la porte et là…il me fait la bise !
 
Je ferme la porte, mon chat sous le bras et je secoue la tête, effarée : mais comment ai-je pu croire que ce connard de classe mondiale ait pu changer en deux ou trois mois ? Pour le coup, je m’en veux : j’ai été trop conne. Pourquoi j’ai accepté ? Parce que j’avais envie d’une brouette, tout simplement. Les hormones, ça n’a pas toujours du bon, des fois. Dégoûtée et un poil agacée, j’appelle Gauthier.
« Alors ma coquinette velue, et ta brouette ?
Je viens de me faire baiser mais pas comme j’aurais voulu, tu vois ! »
Gauthier est effaré. Comme il dit : « il y en a qui ne doutent de rien ». Moi, j’ai une certitude : ce gars-là ne foutra plus JAMAIS les pieds chez moi. Je le laisse sur MSN, juste pour le plaisir de lui dire un jouissif non la prochaine fois et je le dégagerai de ma vie définitivement.
 
En attendant, douce, bête et amusante vengeance : le soir-même, Gauthier et Banana un peu complètement saouls lui ont passé un petit coup de fil (mais comment ont-ils eu le numéro ? Je crois que j’avais laissé traîner mon portable, oups !). Gauthier, de sa voix sexy, lui demandait s’il voulait avoir un orgasme avec un homme, tape un (un, gémit Banana) ou avec une femme, tape deux (deux !). Comme on était très saouls, on a appelé avec le portable de la miss mais elle a un peu omis de masquer son numéro ! Je ne sais pas s’il l’a rappelée, elle ne m’en a pas parlé. Au moins, j’aurais eu un petit instant de jouissance grâce à lui !

Le questionnaire

La communauté des blogueurs aime jouer : comme on en n’a pas assez des chaînes que l’on reçoit par mail, on en fait sur nos blogs. J’ai donc reçu cette chaîne de la part de Moui,
j’y réponds en photos parce que je ne suis pas dessinatrice, moi! :p

Moui!

1) Ma bêbête préférée

Miaou!

 

Kenya, ma cro-crotte préférée. Elle est très pratique : quand elle m’emmerde en pleine brouette avec un homme, ça veut dire que je ferais mieux de bouter le monsieur hors de ma
sainte intimité et hors de ma vie, il ne va pas me réussir.

2) Je ne peux résister à

brouetteMiam!Haagen DaszSlurp!!!

Au choix…

3) Où voudrais-tu être maintenant?

Je reviendrai à Montréal...

Montréal City

4) Dans 30 ans…

Ornella, lalalalala!

J’espère être aussi belle qu’elle ! C’est Ornella Mutti, pour ceux qui ne l’auraient pas reconnue.

5) Un secret à partager

Burp!

Une photo de moi, mais je laisse mon visage caché (oui, j’étais saoule, là)

6) Je passe le relai à

Banana,nanananana! Banana

un bouc et une moustacheBouc et
Moustache

CedCed

Amusez-vous bien, les amis!! Malgré ce vil coup bas que je viens de vous faire, souvenez-vous de la fille formidable que je suis…(pour aller sur les blogs, cliquez sur les
images! ;))

Interview Bouc et Moustache

Que font deux journalistes quand ils se rencontrent ? Ils s’interviewent, bien sûr (honte à ceux qui ont pensé autre chose, bande de pervers !). Me voici donc face à un grand trentenaire décontracté, stylo à la main. Interviewer un journaliste en plein milieu de la nuit sous la pluie avec des jeunes et moins jeunes saouls qui hurlent, voici un exercice inédit ! Bouc et Moustache (B&M) a crée son blog il y a trois semaines mais il a déjà beaucoup de
choses à dire sur la question.
 
Un bouc et une moustache!
 
Nina : Pourquoi as-tu crée ce blog ?
B&M : Je l’ai fait pour poursuivre ma thérapie post-rupture après avoir arrêté d’aller voir mon psy. Je suis dans une période de transition et je voulais en garder une trace, c’est un moment unique… pourquoi ne pas le faire devant des inconnus en partageant humour et émotions. De plus, ça me force à écrire au fur et à mesure. Au départ, j’écris trois quatre lignes et je développe, ça finit par faire un article.
Pour l’heure, je tiens le rythme. Je fais un billet rose par jour en semaine. Je n’en fais pas le week-end car la fréquentation est en baisse et je ne voudrais pas que mes lecteurs ratent un épisode.
Au départ, je me suis posé la question : devais-je faire un blog plus politique ou plus personnel ? Dois-je créer deux blogs pour développer ces deux thèmes ? Finalement, j’ai décidé de tout mettre sur le même, bien que j’ai besoin de développer plus les billets roses. Toutes les rubriques ont été mises en place dès le départ, excepté le billet orange que j’ai dû rajouter. C’est une rubrique un peu fourre-tout… c’est d’ailleurs là que je mets ton interview… héhé.
 
N : Tu as crée une rubrique qui critique les médias mais elle est vide pour le moment. Finalement, vas-tu la remplir ou pas ?
B&M : Franchement, je ne vais pas me gêner. Mais j’ai besoin de plus de recul avant de faire un vrai coup de gueule. J’ai besoin de temps, aussi… J’ai vécu la campagne du référendum et j’en ai gros sur le cœur. Je n’ai pas la télé mais je regarde tout de même « Arrêt sur images » sur le net… je suis.
 
N : Ça ne te pose pas de problème de parler politique sur ton blog ?
B&M : J’ai mes idées politiques et je ne les cache pas. Evidemment, il y a un risque par rapport au lecteur qui pourrait être déçu par mes opinions. D’ailleurs une fois, j’ai eu un commentaire réactif… Mais le lecteur est revenu le week-end dernier. En fait, il n’a pas aimé mon article sur Sarkozy, ça ne me gêne pas, j’aime les débats.
 
N : A ce propos, tu écris tes articles pour toi ou pour tes lecteurs ?
B&M : Bonne question, je ne sais pas trop… Je le fais pour moi, par rapport à mon histoire. J’écris pour garder une trace de mon histoire. Mais c’est vrai que si je vois que je n’ai plus de lecteurs, je pense que je ne continuerai pas.
 
N : Tu fais attention à tes statistiques ?
B&M : Oui, je les regarde mais je ne suis pas là pour pulvériser les records d’audience ! Mais j’aime l’idée d’avoir des lecteurs réguliers. Actuellement, je tourne autour de 50 lecteurs par jour… Ce qui m’amuse, c’est ceux qui arrivent par google. Parfois, ils arrivent en ayant tapé « bouc et moustache » mais la plupart arrivent en cherchant des informations sur « vagin » ou même « vagin de noire », « un bocal dans mon vagin » ! Il y a également ceux qui recherchent des informations sur « les monologues du vagin ». Tous les jours, j’en ai un ou deux comme ça. Je ne sais pas s’ils trouvent ce qu’ils cherchent ou non mais c’est l’article qui attire le plus de lecteurs.
 
N : Pourquoi as-tu parlé des « Monologues du vagin » ?
B&M : En fait, j’ai décidé de présenter une œuvre d’art, comme ça, le week-end. Là, je vais peut-être parler d’un bouquin espagnol [NDLR : Finalement, ce fut un billet sur le film Le dictateur].
 
N : Revenons aux billets roses. Tu mets les vrais prénoms ?
B&M : Non, ce ne sont que des pseudonymes, à une exception près. Mais j’étais obligé par rapport à un poème : il y avait un jeu de mot avec son prénom, ça n’aurait pas été compréhensible, sinon. Mais cette histoire est loin.
 
N : Tu n’as pas peur qu’une des personnes dont tu parles tombe sur ton blog ?
B&M : Non, je n’ai pas vraiment peur et même, des fois, j’ai envie de leur dire qu’elles sont dessus. J’ai même anticipé récemment en parlant du blog à une femme. En fait, je discute avec elle sur Internet depuis quatre mois mais que je n’ai jamais rencontrée. Elle n’arrive pas à se décider à me voir… Elle connaît
le blog et me prend pour un chasseur. Une autre s’est reconnue et ça s’est bien passé.
Je ne suis méchant avec personne même si je suis particulièrement lucide par rapport à mon ex, elle pourrait mal le prendre… Et je m’en fiche totalement. Je suis assez précis donc elle se reconnaîtrait sans problème. Mais il faudrait déjà qu’elle tombe dessus ! Mais des fois, je me dis que, une fois que j’en aurai fini avec elle, je lui dirai… ou pas. Après tout, pour
quoi faire ?
 
N : Tu estimes la durée de vie de ton blog à combien de temps ?
B&M : Ça va dépendre de ma période de célibat, je pense. Le jour où je rencontrerai l’âme sœur, j’arrêterai… ou pas. Après tout, il y a autre chose que les billets roses. Honnêtement, c’est une question que je me pose mais je n’en ai pas la réponse. Je me suis quand même rendu compte que la plupart des blogs que je
lis sont assez récents donc leur durée de vie semble assez courte.
 
N : Tu serais capable de faire des rencontres féminines juste pour remplir ton blog ?
B&M : J’ai fait un article court l’autre jour pour annoncer qu’il n’y aurait pas de billet rose le week-end donc j’ai encore de la marge. La réponse est non, l’inverse serait bien triste, d’ailleurs. Je ne suis pas du tout dans une optique de conquête mais plus de rencontres. C’est ce que j’explique sur le net. J’aime
dire que je suis plus un explorateur qu’un conquistador.
 
N : C’est à dire ?
B&M : Un conquistador est un homme limité, il ne cherche que la conquête de l’or alors que l’explorateur ne sait pas où il va et il est donc plus ouvert aux rencontres qu’il fait. Quand je dialogue sur le net, je ne me limite pas à la région parisienne. Par exemple, je dialogue avec une Québécoise. C’est très intéressant, aussi et quand on me contacte de si loin, ce n’est pas pour un plan cul… Ça vaut le coup donc je me laisse surprendre.
 
N : As-tu fait des rencontres intéressantes via ton blog ?
B&M : Une seule et elle est en face de moi ! Il y a certaines personnes que j’aime bien comme Gajulie, avec qui
j’échange des mails, ou Fourmi… D’ailleurs, j’ai fait un petit truc pour son anniversaire et cet article a été très lu, il a attiré quasiment le double de lecteurs, comme quoi, quand on est gentil ! Les blogs constituent un monde étrange pour moi. Avant, je ne pensais vraiment pas que c’était un truc pour moi, je ne comprenais pas à quoi ça servait.
 
N : Tu aimerais rencontrer d’autres blogueurs ?
B&M : Ce serait sympa de faire une soirée entre blogueurs, oui. Ça me ferait plaisir de rencontrer Alya, Banana, Gajulie, Manou, Fourmi, K, Naughty Girl ou Nicolin, même s’il est Marseillais (rire). Il y a la rouquine, aussi, mais peut-être plus avant que maintenant, peut-être parce que la trouve trop crue quoique
justement…
Ce qui m’a fait rire, c’est que lorsqu’on découvre les blogs, par liens directs ou ceux en commentaire, on se rend compte que tout le monde se connaît.
 
N : Il a des sujets dont tu ne parleras pas sur ton blog ?
B&M : Avant de te rencontrer, je ne pensais pas parler rugby dessus ! (rires).
 
N : Non, je parlais de choses te concernant directement.
B&M : Je ne sais pas, je verrai au fur et à mesure. C’est un journal intime et anonyme, on peut tout aborder, y compris les histoires peu brillantes. Par exemple, j’ai été particulièrement mauvais avec une femme, une fois, j’en parlerai.
Après, je me demande ce qu’il se passerait si je rencontrais une blogueuse et qu’il y avait brouette : je donnerais son vrai pseudo ou j’en inventerais un ?
Après, je ne sais pas si je serai capable de tout raconter. Est-ce que je respecte les gens dont je parle ? J’ai un article à venir sur mon père assez personnel, par exemple… Des gens que je connais dans la vraie vie, deux sont au courant du blog, il s’agit de mon meilleur ami (Folamour) et un ami qui navigue beaucoup sur le net, Helmut. Je préfère éviter d’en parler
à d’autres, il vaut mieux que je le garde pour moi.
 
N : Ton blog est différent de ce que tu envisageais au départ ?
B&M : Je consacre plus de temps aux billets roses mais je ne pense pas avoir dévié. Aujourd’hui, j’ai mis un article débile [NDLR : une histoire de bidon, publiée samedi]. J’ai beaucoup hésité à parler de ce blog à des amis et finalement seuls deux sont au courant, donc. Et je ne regrette pas de leur en avoir
parlé, pour le moment.
 
N : A propos de cette histoire de petit bidon, cet article est très léger. Tu penses faire plus souvent ce genre d’article ou c’est
exceptionnel ?
B&M : Il n’y aura pas de photos de mon sexe, sinon je vais démoraliser trop d’hommes et ce n’est pas le but de mon blog… pour le reste… nous verrons bien… au feeling.
 
N : Quels blogs suis-tu assidûment ?
B&M : Ceux qui sont en lien sur le mien ! En fait, au départ, quand j’ai fait ces liens, c’était pour permettre au
lecteur de découvrir les blogs que j’aime et, finalement, ça me sert surtout à moi. Je vais d’abord sur mon blog et, de là, je navigue, je rebondis de liens en liens.
 
N : Tu crois que ce blog peut changer ta vie ?
B& M : Ça me fait avancer dans ma tête, c’est plus un processus… Je ne sais pas quand ni comment ça va se finir. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas d’espoirs incommensurables sur le pouvoir du blog.
 
Voir mon interview par Bouc et Moustache.

Samantha

Par Gauthier, Banana et Nina
Gauthier : Lecteur adoré chéri, Nina s’évertue tous les dimanches à te pondre un article « du dimanche ». Pourquoi ? Pour deux raisons principales :
1/ le dimanche il y a moins de lecteurs, donc l’article se doit d’être léger, et oui lecteur qui nous lit le lundi pendant que t’es payé pour bosser, on pense à toi, le dimanche c’est light.
2/ le dimanche suit logiquement le samedi soir, donc la Nina elle est en descente d’alcool donc elle peut plus réfléchir… Donc c’est léger… à toi de faire le lien…
OUPSSSS!!
 
Mais aujourd’hui il y a une nouveauté, c’est Gauthier qui écrit l’article du dimanche. Et là lecteur tu es heureux, je le sens…
 
Alors aujourd’hui on va parler de Samantha. Non pas Samantha de Sex and the city, on va parler de Samantha de France 2. Tu as forcément vu cette mini série qui est diffusée le samedi soir sur la chaîne de France Télévision la moins novatrice du paf ! Si tu ne connais pas flagelle-toi 500 fois en répétant « je ne mérite pas de vivre ! ».
 
Petit renvoi, je suis fan de cette mini série depuis que ça passe, et j’avais promis à mes amis Toulousains de faire une soirée à thème. A savoir, que des couples « Samantha et Chantal » et tout ça pour mon anniversaire. Je suis fan, j’avoue… Mais ça c’est pas fait, par manque de temps, manque de motivation, manque de tout… Donc je suis resté sur ma faim, et Nina aussi. Donc je suis né en mai, et il y a 15 jours (donc en octobre !!!!), Nina m’offre ENFIN mon cadeau d’anniversaire : le dvd de Samantha !!!!!!! Les filles les plus Oups…*
 
Que dire sur Samantha ? Ben tout simplement que c’est ma vie ! Je suis blonde, je ne suis entouré que de blondes, je ne vis que pour les blondes… Donc je me retrouve forcément ! Petit exemple au hasard :
– Chantal on fait quoi maintenant ? (elles sont dans un club de gym)
– Danse rythmique, abdos fessiers, barres abdominales, bar restaurant…
Elles répètent ensemble « bar restaurant !!!!! », voilà c’est ma vie, ma vision de la vie… Si c’est pas de la positive attitude ça ? Bon si vous ne connaissez
pas le dvd, je vous invite intentionnellement à le regarder chez moi pendant une soirée dédiée, ça fait trop de bien…
 
Le problème actuel : je suis saoul, je ne sais plus quoi raconter… Océane m’appelle, je vous abandonne…
 
Nina : Nina reprend la parole
Bon, Samantha, moi, je connaissais pas, j’ai autre chose à foutre le samedi que regarder la télé ! Donc un soir, le moumour me fait : « moumour, je fais mon
anniversaire sur le thème « Chantal et Samantha », ça te dit, » Moi : « Qui ça ???? » Du coup, il m’envoie sur le site de Fr2 et je découvre l’univers de
Samantha, je rigole très fort, j’adore, je suis fan ! Donc, je ferai Samantha, Lucie Chantal, tout va bien ! Puis finalement, ça se fait pas. Dommage, je voulais m’acheter une bague à pompon !
 
Bon, qu’est-ce que j’aime chez Samantha, Sa coiffure ! J’aime cette espèce de frange psychédélique à la symétrie inédite… J’aime sa naïveté, Voltaire ne l’aurait pas reniée, elle est digne de Candide, elle découvre le monde à travers ses yeux de blonde, c’est beau, c’est émouvant ! Samantha est drôle, elle vit dans un monde à part si merveilleux, si rose…
N’empêche que si je pouvais vivre dans sa maison, je ne dirais pas non !
 
Ce que j’aime chez Samantha, aussi, c’est l’acteur qui joue Chantal : en homme, il est quand même sacrément choupinou. Lecteur, si tu es l’acteur qui joue Chantal dans Samantha et que tu as envie de paraître dans mon blog, envoie-moi un mail, on va s’arranger .
 
Mon gag préféré de Samantha … Il y en a plusieurs, j’aime bien les sketches dans la salle de gym parce que l’acteur qui joue Samantha est en débardeur…Qu’il est miam miam ! Oui, bon, forcément, un brun aux yeux verts, ça me parle de suite… J’adore l’épisode où Samantha et Chantal appellent les pompiers parce que le sauna est plein de fumée et Chantal fait : « Au secours s’il-vous-plaît ! » ; Sinon, l’épisode qui m’a le plus parlé, c’est quand Samantha dresse son chat, Médor : elle essaie de dresser son chat qui ne bouge jamais donc quand elle montre à Chantal, elle fait : « Médor, pas bouger ! Médor, tu vois ce bâton, (elle le jette), ne va pas le chercher ! ». Sauf que moi , si je jette un bâton à Kenya, elle va le chercher !
 
Bref, Samantha, c’est que du bonheur !!!! Bon, je suis saoule et ne parviens plus à construire ma pensée, je cède la parole à miss Banana parce que, là, je suis plus en état de dire quoi que ce soit, on chante « tu es blonde, tu es belle » en s’extasiant sur la taille du pénis de M. Big…
 
Banana : P***** de b***** de m*****. Je suis complètement chiffon, se dit Banana. Et je parle à la troisième personne.
Samantha, je regrette de ne pas connaître mieux . Je suis tombée dessus deux-trois fois par erreur, et j’adore. Samantha, c’est la brune décolorée par excellence, un modèle de blonditude, les yeux grands ouverts sur un monde qui l’étonne chaque jour – en réalité, un émerveillement presque philosophique- , l’innocence des petites filles modèles de la comtesse de Ségur (cet article
du dimanche multiplie, contrairement à la démarche initiale de Nina, mais la vodka aidant, les références littéraires), un goût prononcé pour la mode (oui, mais de quelle année ?), une histoire d’amitié à-la-vie-à-la-mort avec sa copine Chantal.
En fait, Samantha, elle ose dire toutes les conneries qu’on assume pas, les remarques à la con « je disais ça pour rigoler, hein, qu’est ce que tu crois » (en riant jaune), les secrets de beauté partagés avec notre meilleure amie dans la salle de bain. Pour conclure, vive Samantha, elle déchire la race de sa mère. Et ressers-moi un verre.
* c’est sur la quatrième de couverture du dvd (ça se dit quatrième de couverture pour un dvd ? Pffff de toute façon je m’en fous…)

Faut-il simuler l’’orgasme?

Contexte : lundi soir, une heure du matin. Je suis posée devant ma télé, mon ordi sur les genoux, je glande… A la télé, je tombe sur Nip/Tuck, une de mes séries préférées, je rêve de me faire brouetter par Christian. C’est l’épisode où Sean et Julia (qui sont maris et femmes, pour ceux qui ne connaissent pas) font des cochonneries, Julia crie : « ah ah aaaaaah oui !!! Ah Sean ! Aaaaaaaaaaah ! » Sean finit ses petites affaires et va pour aller se doucher mais, ô drame, il revient dans la chambre et voit Julia en train de se masturber pour avoir sa part d’orgasme : Seigneur Dieu, elle a donc simulé !
 
 
Ils sont mariés depuis 15 ou 16 ans, je crois, et la dame, elle simule ! Je pars donc dans une réflexion profonde et passionnante : faut-il simuler l’orgasme ?
Réponse spontanée : non ! Est-ce égoïste de réclamer sa part de jouissance ? Doit-on se plaindre de ne pas avoir atteint le 7ème ciel ou doit-on pousser des cris exagérés pour ne pas froisser la susceptibilité de monsieur ?
 
« Aaaaaah oui, aaaaah oui!! » « Heu, chérie, j’ai fini, là… »
Revenons à notre amie Julia, pourquoi simule-t-elle ? Bon, outre le fait qu’elle est totalement névrosée comme tous les personnages de cette série, je suppose qu’elle ne veut pas blesser son mari… Oui, pourquoi on simule ? Essentiellement pour ne pas vexer le monsieur qui nous brouette sans talent. Ou alors pour hâter le mouvement. Personnellement, il m’arrive d’exagérer un peu quand j’ai déjà eu ma part et que le monsieur se retient, croyant qu’un coït de 3h38 est une bonne chose. Bon, le souci, c’est que je suis naturellement très expressive dans ses moments-là donc pour faire plus, c’est un peu compliqué…
 
La question de la simulation soulève la suivante : qui est le plus important dans une relation sexuelle ? L’autre ou soi ? Fait-on l’amour pour avoir du plaisir ou
pour en donner ? Là, je pense que chacun a sa propre réponse. Personnellement, je pense que les deux sont importants. J’aime recevoir du plaisir (forcément), mais j’aime en donner aussi. Honnêtement, voir un homme avoir du plaisir, ça m’excite et pas qu’un peu. J’ai ainsi remarqué que j’aimais plus être active que passive. Pendant les préliminaires, je n’aime pas tellement me laisser faire sans ne rien donner en retour. Par ailleurs, une brouette n’est pas pour moi une quête absolue d’orgasme mais de plaisir avant tout. L’orgasme est un peu une cerise sur le gâteau, tant mieux si j’en ai un (ça arrive souvent, quand même, rassurez-vous) mais je vais pas faire la gueule si je n’ai eu « que » du plaisir.
 
Par contre, je n’aime pas qu’un homme ne jouisse pas. Quelque part, ça me vexe car j’ai l’impression de ne pas avoir fait le maximum pour lui. Pourtant, je sais que des hommes sont très longs à venir ou que l’éjaculation n’est pas synonyme d’orgasme mais tout de même… Des partenaires de brouette m’ont expliqué qu’ils appréciaient tout autant prendre beaucoup de plaisir, tant pis s’ils n’arrivent pas au feu d’artifice final. Mais j’adore les voir jouir, même si leur tête est parfois effrayante à ce moment-là. Je suppose que la mienne n’est pas mieux. Mais cette espèce de grimace juste avant la jouissance, quelque part… c’est amusant.
 
Jouir ou pas jouir?
Mais revenons à la question principale (digression, quand tu nous tiens) : faut-il simuler l’orgasme ? Pour moi, je pense que non. Et ce pour plusieurs raisons.
Concernant le plan brouette qui ne se renouvellera pas, ce n’est pas forcément lui rendre service que de lui faire croire qu’il est un coup fantastique alors qu’il n’a même pas réussi à localiser mon clitoris. Après, ce n’est pas non plus la peine de balancer avec méchanceté : « tu baises trop mal, dégage ! ». Il vaut savoir guider en douceur. Puisqu’on sait où se situe notre clitoris, autant le lui indiquer, ça servira à sa prochaine maîtresse (quel altruisme, quand même !).
 
Concernant notre petit ami officiel, là, hors de question de mentir. Certes, on peut avoir envie de ménager la susceptibilité de notre partenaire mais franchement, je ne suis pas sûre de me passer d’orgasme ad eternam… De toute façon, un couple où le sexe ne va pas, ça ne durera pas. Certains vont hurler mais je suis désolée, le sexe est un élément important du couple. De
toute façon, je considère que chaque partenaire sexuel peut nous apporter quelque chose donc je ne suis pas convaincue qu’il faille taire les défauts de performances, sans le faire de façon cruelle, bien évidemment.
 
Alors pourquoi simuler ? Je me le demande. La gentillesse et l’altruisme ne justifient pas un tel comportement, peut-être par masochisme ? Dans le cas de notre amie
Julia, c’était parce qu’elle n’aimait plus son mari, par culpabilité… C’est encore pire ! Alors, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, si votre partenaire ne vous satisfait pas, ne faites pas semblant de prendre votre pied. Apprenez à votre partenaire à vous faire grimper au rideau. Après tout, le coté « initiation » et découverte de l’autre dans la sexualité, c’est plutôt agréable, non ?

Bonne période/mauvaise période

J’aime bien avoir des théories sur la vie. Quand je m’ennuie, je réfléchis et je bâtis des théories, ça m’occupe. J’ai donc tout un système de pensée sur les bonnes et mauvaises périodes et leur enchaînement. Le tout n’ayant aucun rapport avec le cycle menstruel, je vous rassure.
 
La théorie
J’ai remarqué que, dans ma vie, les bonnes nouvelles arrivent par lot, tout comme les mauvaises nouvelles, d’ailleurs. Il y a des moments dans la vie où tout ce que je touche se transforme en or, j’ai l’impression d’avoir des ailes. Et d’autres où tout se métamorphose en chardon, le gros boulet que j’ai au pied me tire bien vers le bas.
 
En général, les nouvelles, bonnes ou mauvaises, vont par trois. Actuellement, je suis en train de passer de la mauvaise à la bonne, petit bilan de ma vie qui va mieux.
 
Mauvaise période
Je crois que ma mauvaise période a débuté par mon dernier stage, pourri au possible. Pour résumer, je « bossais » dans un sous-sol, je devais me trimballer mon ordinateur portable dans les couloirs tentaculaires du métro… Trois-quarts d’heure, voire une heure, avec une sacoche passablement lourde sur l’épaule, j’ai connu des moments plus sympa. Tout ça pour rien, en plus, je n’en foutais pas une, je séchais un jour sur deux. En même temps, j’étais censée travailler sur la culture dans les collectivités locales… En réalité, le monsieur avait besoin de moi pour tenir son site perso à jour. Bref, une pure catastrophe, deux mois de perdus. J’étais censée rendre un article début octobre sur le droit et l’e-administration, je ne l’ai pas fait et je ne le ferai pas. Oui, ce n’est pas sérieux mais, en même temps, qui m’a vendu un stage fictif ?
 
Là où j’ai eu la peur de ma vie par rapport à ce stage. La semaine dernière, je déjeune avec Clara, on fait la queue pour prendre nos plats chinois. Et là, elle me fait : « Tiens, tu sais qui m’a appelée ?
– M. Machin, notre directeur de master.
– Oui ! Il m’appelait car il voulait le numéro du journal où j’ai fait mon stage. Tu sais quoi ? La remise des diplômes c’est vendredi prochain ! Alors, je lui ai dit : ça veut dire que j’ai mon diplôme ? Il m’a dit que oui, sauf si le journal me casse mais bon… Tout le monde l’a sauf une personne qui a un problème avec son stage. »
Panique à bord ! Ils ont appelé mon dernier stage, le mec m’a descendue, je suis finie ! Me voilà partie à dramatiser, je vois tout en noir, c’est fini, la fin du monde, quel drame ! Clara me rassure mais je suis folle d’inquiétude. Je rentre chez moi et trouve sur Zoé sur MSN, je lui raconte mon désarroi mais elle me rassure : « mais non, quelqu’un a appelé pour toi, ce matin, ton tuteur de stage a fait plein d’éloge sur ton travail ! »
 
Ouf, fin du psychodrame. Enfin, non, pas tout à fait ! Je croise une copine de master sur MSN, je lui demande si elle a eu des nouvelles de Clara dans la journée et, là, elle me fait : « Non mais j’ai reçu un mail de M. Machin, la remise des diplômes, c’est vendredi ! ». Et moi, je n’ai rien eu, la panique ! Mais elle me rassure : c’était une réponse à un mail privé. D’accord mais dans ma tête se joue le dernier film à l’affiche : « Nina s’est plantée comme une buse à son master ! »
 
Parallèlement, en amour, ça commence comme dans un film… Ça finit comme dans une série télé : l’acteur s’est barré entre les deux saisons, on le fait disparaître comme on peut… Les jours passent, je n’ai pas de nouvelles et je pleure pour la première fois depuis que je vis sur Paris. Plus rien ne va, j’ai pas de boulot, je traîne en pyjama toute la journée, mon mec a disparu de ma vie sans que j’ai pu comprendre pourquoi… C’est la lose.
 
Bonne période
Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir Gauthier près de moi, il me sort, ça me change les idées. Mardi, je vais à une réunion à Bastille… Sauf qu’elle a été annulée et que personne n’a pensé à me prévenir. Donc après avoir avalé un coca à 4 euros 50, je file chez Gauthier pour une soirée anthologique : on a maté le DVD de Samantha ! (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sera mon article de dimanche). Alors qu’on rigole comme des bossus, texto de mon amie de master qui m’informe : j’ai mon diplôme. J’AI MON DIPLOME ! Et là, la pression des derniers jours disparaît et une seule question m’obsède : j’ai quoi comme mention ? Oui, ça peut paraître prétentieux mais je sais ce que je vaux.
 
Du coup, je suis plus confiante sur mon avenir professionnel. Concernant ma vie sentimentale…  Le hasard fait bien les choses, j’en parlerai dans un autre article… Mais là aussi, la vie me sourit !
 
Prochaine étape : trouver du boulot ! Comme je suis dans ma bonne période, ça ne va pas tarder. D’ailleurs, lecteur, si tu es rédacteur en chef à la recherche d’une journaliste besogneuse quand on lui ment pas sur sa mission, écris-moi à nina.bartoldi@hotmail.fr . Je sais, c’est culotté, mais je suis dans une bonne période, j’ose !