Mystères

Week-end nostalgie, je suis de retour chez mes parents pour une courte période. Dans cette maison où j’ai débarqué un soir de juillet alors que j’avais 13 ans, abandonnant derrière
moi l’appartement de mon enfance, celui dont je rêve encore, parfois… Mais je m’égare.
 mysteres
Avec Gauthier et une copine, l’autre jour, on parlait de télé dans sa chambre : ado, je n’en ai pas eu. Quand je vois aujourd’hui que je la regarde jusqu’à 3 heures du matin
(quoi qu’ils ont enlevé Nikita, ces connards de Teva !), je remercie mes parents de m’avoir interdit d’en avoir une au pied de mon lit : j’aurais certainement raté mes brillantes études scolaires si l’écran lumineux avait pénétré mon espace. A la place, le soir, je lisais ou j’écrivais,c’était tellement mieux. De temps en temps, tout de même, je passais ma première partie de soirée devant la télé pour regarder des émissions comme X-files mais surtout Mystères.
 
Je sais pas si vous vous souvenez mais à la fin des années 80, début des années 90 sont apparues des émissions appelées « reality show ». On prenait des gens ordinaires à
qui il arrivait des choses extraordinaires, on les faisait (mal) jouer dans des reconstitutions particulièrement… réaliste ? Non, en fait, je voulais dire drôle. Tout a commencé avec « La nuit des héros » présentée par le mec de la météo (Laurent Cabrol, il me semble) puis TF1  a débauché le Cabrol pour faire sa propre « nuit des héros » donc on en avait deux pour le prix d’une. Mais ma préférée, celle que je ne ratais sous aucun prétexte, c’était Mystères, toujours sur TF1.
 
Cette émission était présentée par M. Alexandre Baloud, journaliste transfuge de je ne sais plus où et qui a totalement disparu après, peut-être enlevé par des extraterrestres… Moi, je dis, l’homme à la cigarette n’est pas loin. Ce monsieur était d’une sobriété par croyable mais avait dû être formé par Jean-Claude Bourret car il semblait croire fermement aux reportages qu’il présentait. Tout y est passé : fantômes, OVNI, envoûtement, sorcellerie, voyance, reconstitution de la vie de saints, Dieu, sa sœur… Enfin, bref, il y avait à boire et à manger. Le format est, si je me souviens bien, de quatre petits films par émission. Parfois, le 4ème, c’était une rediffusion. D’autres avaient été achetés à une chaîne américaine et pour faire plus vrai, on avait laissé les témoins en VO, une voix française couvrant leurs propos à contretemps comme si c’était de la traduction instantanée (vous savez, on laisse toujours le « well, you know… » avant d’entamer la traduction « vous savez… »). Je me souviens de quelques histoires que voici.
 
Le sang dans la maison
Beaucoup de gens se souviennent de cette histoire, diffusée lors de la première émission : les taches de sang qui apparaissent dans la maison, que ce soit sur les murs, sur
les meubles ou sur les vêtements. Je crois que ça se passait en Alsace, mettons chez Jeannine et Robert (je me souviens pas du tout de leur nom en vrai, mais on s’en fout). Jeannine est femme au foyer et, un jour, en faisant le ménage, elle trouve des traces de sang sur le mur. Bon, dans le film, on la voit troublée. A mon avis, sur le coup, elle s’est dit : « fais chier, Robert, je me casse le cul à faire le ménage toute la journée pour que ce soit nickel et l’autre, il me pastiche tout ! ». Bon, elle nettoie mais… les taches reviennent (musique angoissante) ! Donc ils appellent la police qui a un très bon réflexe : analyser le sang pour vérifier que c’est pas celui du chien. Je veux pas dire mais la seule fois où j’ai trouvé du sang chez moi, j’ai de suite pensé à Kenya et j’avais raison ! Oui parce qu’un chien, ça remue la queue donc s’il est blessé là, faut pas s’étonner de trouver des tâches de sang partout.
Mais non, c’est du sang… humain (musique qui fait trop peur) ! Bon, les flics pensent de suite qu’un voisin fait une mauvaise blague. Perso, j’aurais pensé que le Robert avait la main un peu lourde sur la Jeannine et qu’elle faisait ce qu’elle pouvait pour appeler au secours. Bon, dans la reconstitution, ils passent direct au détecteur de blagueur : ils nettoient la maison puis saupoudrent de la farine partout sur le sol : si y a un blagueur qui vient, il va laisser des traces, ahahah ! Et bien le lendemain, y avait toujours de la farine mais aussi du sang donc les flics vont creuser dans la cave (sous les ordres d’un exorciseur ou un médium, je sais plus) et ils trouvent plein de cadavres : charmant ! Enfin, ils enlèvent les cadavres et je sais plus si les taches de sang arrêtent d’apparaître ou pas.
 
Les OVNIS
Je groupe car y en a eu plein des histoires d’OVNIS. D’abord, Roswell. Hé oui, la première que j’en ai entendu parler, c’était là. Un reportage super bien fait, avec une belle reconstitution et tout, j’étais sciée. N’empêche que c’est moche, un alien…
Ensuite, il y avait les OVNIS en forme de triangle qu’on a vu partout, pourchassés par les avions belges et qui ont survolé toute la France, y compris Toulouse. Alors, là, j’ai été profondément dégoûtée : un OVNI  a daigné passé au-dessus de ma tête et je ne l’ai même pas vu ! Du coup, je passais des heures à scruter le ciel la nuit. Fallait me voir quand on allait dîner chez ma mamie paternelle (3/4 d’heures de voiture par l’autoroute), collée à la fenêtre le nez en l’air, le cœur battant au moindre avion qui passe… Et bien, raté ! Pourtant, l’autre soir, j’ai vu un truc, un lumière qui passait dans le ciel mais je l’ai vue par hasard et je m’en souviens juste maintenant parce que j’écris l’article. En fait, je pense que c’était un petit avion privé, Roissy n’est pas hyper loin.
Il y avait aussi l’histoire de l’OVNI tout rond tout mignon qui se pose devant un paysan du sud (je sais plus où exactement, en Provence, par là). Là, la scène était rejouée par le vrai paysan qui était médusant dans ce rôle : quand l’OVNI apparaissait, il bloquait. Hop, cerveau éteint, plus rien. On voyait le petit truc qui arrivait, se posait dans le jardin et repartait en laissant une trace ronde. On revoyait la scène une bonne dizaine de fois car l’action dure deux minutes au mieux, la petite fiction devait faire une vingtaine de minutes avec les témoignages des personnes concernées. Mais le mieux, c’était le paysan qui n’était pas né pour être acteur. Déjà, on le voit qui ratisse tranquille puis il regarde vers le ciel d’un air tout à fait naturel style : « je regarde en l’air car je pressens qu’un OVNI va arriver ». Hop, le v’la et l’autre n’a pas l’air étonné du tout. Il faut savoir que dans le sud, c’est courant, un OVNI qui se pose dans votre jardin. Et une fois qu’il est là, l’autre, il n’y a plus une seule lueur d’intelligence dans son regard, une statue de cire se serait montrée plus
expressive. Alors, forcément, vous imaginez les pauvres aliens, ils arrivent là et voient l’autre, ils repartent en informant la base qu’ils n’ont trouvé aucune trace d’intelligence sur notre planète.
 
Les trucs religieux
Là, aussi, il y a eu du lourd, de la vie de Padre Pio à l’histoire de Fatima. Je dois cependant avouer que j’ai plus appris sur l’histoire religieuse du XXe siècle en regardant
Mystères qu’en allant au catéchisme. Bon, l’histoire qui m’a le plus marqué, c’est l’histoire de la petite Italienne, Graziella, je crois, qui avait une grave maladie et qui se mourrait dans son petit village d’Italie. Ses camarades, sympa, se sont cotisées pour lui payer un voyage à Lourdes (car la petite était pauvre) donc voici notre fillette qui part là-bas, on lui donne le bain, on lui fait boire de l’eau de Lourdes et tout mais sur le coup, elle garde sa maladie. Elle maigrit, elle peut plus marcher, c’est la fin. Elle rentre dans son petit village et sa maman continue à lui donner de l’eau de Lourdes parce qu’au prix du voyage, autant écouler le stock. Un jour, elle fait de la couture ou de la broderie dans la cuisine quand la petite Graziella arrive sur ses deux jambes et fait : « maman, j’ai faim ! ». Et bien oui, elle est guérie ! Bon, on la voit ensuite passer des examens à Lourdes pour qu’on authentifie son miracle puis le reportage se termine sur la jeune femme, aujourd’hui, en train de marcher dans l’église de Lourdes en passant sa main sur les messages de remerciements qu’il y a au mur d’un air qui se veut ému mais on sent bien qu’elle s’en fout.
Sinon, y avait aussi un reportage sur « Fatima », vous savez, les trois bergers portugais qui ont vu la Vierge pendant une guerre mondiale ! Même qu’elle a fait trois révélations, la dernière concerne la fin du monde et elle est consignée au Vatican. Jean-Paul II aurait dit ne pas vouloir la révéler au public tellement elle est terrifiante. Bon, il a bon dos de dire ça, il est mort, il la vivra pas avec nous, la fin du monde ! Je me souviens de ce reportage car, à un moment, il y avait un trucage tout pourri. La vierge fait des miracles je sais plus pourquoi. D’abord une aurore boréale, pas super courante au Portugal puis un jour, elle fait virer le ciel de couleur… Et là, le truqueur s’est contenté de passer des filtres de couleurs sur l’image du ciel, on aurait dit un clip pourri style années 80, manquaient plus que des « yo ! » inscrits en gros.
 
L’exorciste
Un de mes préférés, celui-là, même si on est très loin du film d’horreur du même nom. C’est l’histoire d’une dame, une bourgeoise vieillissante que l’on pressent chiante comme la pluie. Cette pauvre dame, il ne lui arrive que des malheurs, je ne sais plus trop quoi mais des choses horribles et elle va pas bien. Je ne sais plus précisément quels étaient ses malheurs mais un soir, on sonne à sa porte, elle regarde dans le judas et, horreur ! C’est un Noir à la mine peu joviale. Oh, elle a peur ! Elle re-regarde dans le judas et, là, le Noir a disparu. C’est sûr, quand un Noir sonne chez moi, je comprends de suite que j’ai été envoûtée…Mais bon, la dame, elle semble pas habituée à voir un homme de couleur dans son immeuble et elle a très peur. Autre scène, elle est couchée dans son lit et elle tourne et retourne, quelque chose la gêne. Elle se lève soudain, excédée et tire les draps de son lit et aaaaaaah, horreur : un ongle énorme, sale, traîne dans son lit. Bon, honnêtement, c’était mal filmé donc on la voit qui crie avec la musique qui fait peur mais j’avais pas compris le truc. Mais bon, puisqu’elle a peur d’un Noir, je me suis dit qu’il y avait un pli sur son drap et que ça la terrorisait. Non, en fait, y avait un ongle qui n’était même pas à elle. Bon, ça j’avoue, ça m’aurait fait froid dans le dos : un ongle même pas à moi dans mon lit, c’est dé-goû-tant. Bon, elle en peut plus, elle appelle une exorciseuse qui lui fait faire plein de trucs donc trois tours au dessus d’un seau rempli d’urine de fille vierge. Si j’avais su, je serais restée vierge, j’aurais vendu mon urine à prix d’or, vu comme cette qualité devient rare de nos jours. Bref, l’exorciseuse sort soudain une sculpture à la César de l’urine avec des trucs qui
sortent et qui ressemblent à des clous. Et bien voilà, quelqu’un a planté des clous dans un lieu stratégique de la maison pour lui porter malheur : sous la baignoire. Bon, voilà, la dame
paye et le malheur est enlevé, c’était son ex femme de ménage qui lui avait jeté un sort. Quand je vous dis qu’elle avait l’air chiante, la vieille…
 
L’écriture automatique
Il était une fois une dame qui avait perdu sa fille dans un accident, il me semble. Bon, elle est triste et c’est normal, elle se remet pas de la mort de sa petite. Sa chambre est restée en l’état. Puis, un jour, je ne sais plus comment, elle se demande si sa fille ne veut pas entrer en contact avec elle donc une amie voyante (ou pas loin) lui dit de guetter les signes. Un
soir, la dame lit et pif ! le portrait de sa fille tombe. Un signe ? Non, la dame a du mal à y croire donc elle décide de pas nettoyer le tabouret de piano de sa progéniture, pour voir. Un jour, swizzzz, la poussière s’est envolée ! Bon, là, c’est sûr, sa fille veut entrer en contact.
Donc tous les soirs à une heure précise, la dame s’assoit dans son salon, stylo à la main et elle attend… Rien…Rien… Puis un soir, le stylo agit ! Et voilà, sa fille lui écrit, elle lui raconte des trucs, je sais plus quoi. La dame est convaincue que c’est bien de sa fille qu’il s’agit : « elle fait des fautes d’orthographe alors que je n’en fais jamais ! ».
Du coup, après l’émission, qui a tenté l’expérience ? Moi, évidemment. Bon, et bien, j’ai dû rentrer en contact avec un gamin de 3 ans car j’ai fait de beaux gribouillis mais aucun mot n’est sorti de là…
 
La réincarnation
Je parle de cette histoire car elle m’a bien plu. C’est l’histoire d’une fille qui s’appelle Marie, je crois, mais même si c’est pas ça, on s’en fout. Toute petite, Marie dessine Big Ben, comme ça, just for fun. Sauf qu’elle ne sait pas ce que c’est Big Ben, elle vit en France, elle est toute petite et ses parents n’ont manifestement aucun moyen de communication vers l’extérieur vu que sa mère s’extasie sur le dessin de la petite qui est censée n’avoir jamais vu la tour avec la grosse horloge. Je veux pas dire mais Big Ben passe au moins une fois par semaine à la télé et s’incruste régulièrement dans nos journaux… Bon, c’est pas grave, la maman inscrit sa petiote aux cours d’anglais et elle est trop forte, la Marie : à peine elle commence qu’elle est déjà bilingue. Moi qui n’arrive pas à aligner trois mots en suivant sans faute dans cette foutue langue, du haut de mes 25 ans, je déteste cette gosse. Bon, la demoiselle grandit et va vivre à Londres, elle rencontre un bel Anglais du nom de James et s’éprend de lui mais James meurt je sais plus comment. Du coup, Marie décide de tenter la régression pour connaître sa vie antérieure (moi non plus, le lien de cause à effet ne me paraît pas flagrant mais bon). Marie retourne dans sa vie antérieure, elle était une aristocrate anglaise ou un truc du genre et elle connaissait déjà James, et tout. Bon, là, y a un super plan de la fille en robe d’époque qui traverse un tunnel (genre Marie part à la découverte de sa vie antérieure)… Ben, elle a eu de la chance, Marie : grâce à son histoire, elle a pu enfiler une belle robe de princesse. Bon, en fait, cette histoire me plaisait bien parce que je suis une adepte de la réincarnation (l’idée de l’éternité au Paradis, je trouve ça chiant, honnêtement). En fait, ado, j’étais très drôle et super bien dans ma peau, j’avais hâte de mourir pour commencer une nouvelle vie, vous pensez bien que ce petit film m’avait parlé…
 
Une maison hantée
J’ai peu de souvenirs de celui-là, l’histoire classique d’une famille qui emménage dans une maison qui, en fait, est hantée. Y a le papa, la maman et les deux petites filles. Au passage, je trouve ignoble d’avoir fait joué les vraies gamines dans la reconstitution, elles n’ont pas été assez traumatisées, remettons-en une couche ! Donc, la maison est hantée, bouh ! La scène dont je me souviens, c’est qu’à un moment, l’aînée des petites filles se retrouve possédée, elle a les yeux exorbités (super trucage, au passage, ça foutait les jetons) et jette tout ce qui se trouve à sa portée par terre, y compris une table. Bon, sa mère finit par la calmer et finalement, ils vont dans le cimetière d’en face et découvrent une tombe ouverte pile dans l’alignement de la maison, ils la referment et fin de l’histoire. En fait, cette histoire m’a surtout marquée avec la gamine aux yeux exorbités, j’ai trouvé ça trop horrible.
 
Les pommes volantes
L’histoire qui a marqué la population, celle-là ! L’histoire d’un couple sans histoire qui se fait attaquer par un fantôme plus ou moins hostile… Je ne sais plus comment ça a commencé mais un jour, leur commode se met à trembler comme une feuille, ils ont peur, aaaaaaah ! Et la commode s’écroule comme un simple jeu de carte dans un bruit effroyable. Quand on vous dit que c’est de la merde, IKEA ! Ah non, c’est un fantôme qui est très méchant, il soulève le lit et un jour, ô drame, des pommes qui étaient dans la cave traversent les murs (ben oui, une pomme, ça traverse un mur, tu savais pas ?) et bombardent les pauvres gens attablés qui ne demandaient qu’à bouffer tranquille. Panique !
Bon, finalement, ils en ont marre des pommes et des lits volants donc ils déménagent mais ses connards de fantômes les suivent et là, scène d’anthologie : on voit le fils de
la maison travailler en écoutant le vieux transistor et, là, effets spéciaux de la mort qui tue. Le cameraman prend le transistor et le place devant la caméra avant de foncer vers le gamin qui se
fait donc attaquer pas l’objet en question. Nous sommes donc en présence d’esprits frappeurs, dans le sens premier du terme… Bon, un petit coup d’exorciste et hop, ils sont partis les méchants fantômes !
 
Mystères a bercé mon adolescence et m’a pendant pas mal de temps déconnectée de la réalité. Je passais mes nuits à scruter le ciel, à déterminer si le bruit que j’entendais était une manifestation surnaturelle ou juste un de mes parents qui allait aux toilettes. Cette émission a cependant eu le mérite de m’ouvrir l’esprit, j’ai lu beaucoup de livres sur le surnaturel, y compris le magazine « Mystères » qui reprenait les reportages de l’émission. Aujourd’hui, je regarde le ciel pour voir les étoiles (ce qui est difficile à Paris), les bruits nocturnes sont automatiquement attribués à Kenya. J’ai juste gardé ma passion pour la cartomancie.

La fille de Caramail

Par Archi
L’histoire se déroule en 2 temps.
 
Tout commence il y a quelques années (7 ans pour être exact), en plein été, alors que j’étais encore dans la fleur de l’age , avant que la vieillesse ne frappe à ma porte.
 
J’avais rencontré sur Cara (un de mes lieux de chasse à l’époque … moi je n’aime pas meetic car faut payer …) une fille super sympa. Gentille, drôle, touchante. Bref une perle. Seul hic, elle vivait toujours avec son ex (appart commun) et dans une ville situé a plus de 200 km. Mais rien ne m’arrête (suis je prêt à tout pour coucher ?? mais qui a dit que je voulais forcement qu’un plan cul hein .. j’étais aussi à la recherche d’une fille pour faire un bout de chemin ensemble … ouiii j’étais naïf ). Donc on s’ajoute dans la liste d’ami(e)s ( ça permettais de savoir quand la personne étais connectée ) .. Msn n’étais pas encore aussi répandu !!! On parle des heures et des heures, le courant passe vraiment bien . Mais on n’a pas l’intention de faire le trajet pour le moment, elle sans voiture et moi j’ai une poubelle qui n’aime pas trop les longues distance (quoi le train ?? ouais mais on étais tout les deux fauchés alors c’étais une bonne excuse …). Mais on échange tout de même nos numéros de téléphone. On ne sait jamais.
 
Le temps passe on se croise toujours sur Cara mais on a chacun repris nos petites activités (rentrée pour elle et moi) et on se parle moins. Je la perds même complètement de vue. Et puis mi-octobre, soit 3 mois après notre rencontre virtuelle, mon téléphone sonne, très surpris je ne connais pas l’appelant. C’est elle, elle me dit qu’elle est sur Marseille pour voir un ami et qu’elle serait ravie de me rencontrer. Ni Une ni deux je saute dans ma poubelle et pars la rejoindre en ville. On passe un très bon moment au bord de l’eau, les vagues caressant nos pieds (belle journée mais trop froid cependant pour tremper plus que les pieds) et le soleil se reflétant sur ses beaux cheveux … (j’en fait trop !!! ). Arrive la fin du temps impartis, elle doit rejoindre son ami. Je garde un bon souvenir de ces quelques heures passé ensemble.
 
Bah il est ou le plan lose là ?? C’est nul ce que tu nous racontes … t’es un loser avec ton histoire …Ohh attendez la suite, vous allez mieux comprendre.
 
Une année entière s’écoule sans qu’on se redonne de nouvelles. Ouais j’avais rencontré quelqu’un peu de temps après et elle avait quitté l’appart de son ex, donc plus d’ordi. C’est le mois d’août, je reviens en train de chez mes parents. Le cœur et l’esprit léger, l’été me réussit toujours. Mon téléphone sonne et devinez qui c’est … Ben oui, c’est ma charmante rencontre de l’année dernière … Figurez vous qu’elle descend sur Marseille et qu’elle aimerait beaucoup me revoir. Signe du destin, elle est dans le même train que moi … Impensable, que dis-je, inimaginable …Et pourtant véridique. Je me dis que Dieu fait bien les choses. On se retrouve dans un compartiment, et on taille la bavette … Il s’en est passé des choses en un an. Nous voila arrivés au terminus, je suis chargé donc je veux rentrer chez moi pour me débarrasser de mes valises. Elle me dit que c’est l’occasion pour elle de se changer et de prendre une douche (il fait chaud l’été chez nous … dans le sud). Oki on y va …
 
Et c’est là que tout bascule.
 
Elle est allumeuse comme jamais, elle quitte ses fringues devant moi sans aucune gêne ( non que cela ne me gêne mais je n’avais pas été habitué à cela de sa part ), et va prendre la douche. Evidemment elle m’appelle pour lui porter une serviette … Elle est très charmante avec ses cheveux mouillés (comment ça vous me croyez pas quand je dit que j’ai regardé que son visage …) mais je suis quand même assez surpris de son changement de comportement. Elle enroule la serviette autour de sa … taille, laissant sa poitrine plus que généreuse à ma vue (fracture net de l’œil droit). Bon Ok Archi, là je crois que c’est clair, elle est OPEN.
 
Je tente une première approche pour lui déposer un baiser sur la bouche, mais elle esquive habillement en prétextant qu’elle va se sécher… Ahh, bon oki, j’ai peut-être pas compris les signes ou j’ai été trop rapide … Jeunesse fougueuse … Elle se change et là voila pas avec un décolleté tellement plongeant que je peux voir son nombril, un jean tellement serré que j’ai peur de me prendre les pressions dans la gueule quand elle bouge… Humm comprends pas moi. Elle redevient très allumeuse, se penchant souvent pour me montrer toute la profondeur de son décolleté ou son string. Je dois avouer ne pas trop savoir que faire. On s’assoie finalement sur mon lit et on papote, elle passe régulièrement sa main sur ma cuisse, frôle très souvent mon sexe …
 
Bon oki, elle est sèche là ( non promis je ferai pas de jeu de mot ) alors je me jette … je pose ma main sur sa cuisse, elle ne dit rien, on continue a papoter, nos corps se rapprochent, je tente un baiser dans le cou .. oki ça passe , vas y Archi , vas y … je remonte et là … elle me met le doigt sur la bouche et me dit  » dit ça te dérange pas que je dorme chez toi ce soir !!!  » Rohh putain, là c’est dans la poche, je ne réponds pas mais tente une nouvelle fois un bisous … Putain, la voilà qui se relève, me donnant un coup d’épaule dans la mâchoire ( 3 vents + un coup d’épaule ) et me rajoutant  » t’inquiète je dormirai sur le canapé  » …
 
Quoi quoi !!! J’ai raté des épisodes là … Comprends plus rien moi. Alors je lui pose franchement la question :  » ça fait 3 fois que j’essaye de t’embrasser et tu me repousses alors que tu m’allumes a mort. Pourquoi ?  » Et là le coup de grâce,  » je te trouve super charmant, t’es gentil, mais franchement, je me sens pas avec toi …  » Rohh l’uppercut …mon cœur léger se brise en petits morceaux et mon esprit s’embrume (pourquoi tant de méchanceté d’un coup snif snif). Pas l’habitude de me prendre des vents moi. Je suis un peu KO, alors je lui propose de mater la télé en se sustentant. Histoire de reprendre mes idées.
 
Et là c’est l’éclair de génie, toutes les conversations qu’on a eues ensemble s’assemblent, le brouillard se lève et je comprends tout. Ce qu’elle appelait dans nos conversations les Plan A, Plan B, Plan C (comment ça vous doutiez de ma bonne foi sur le fait que je recherchais une femme pour la vie ! !) … ne sont que des plans d’hébergement et pas des plan cul. La première fois qu’on s’est vus, j’ai servi de bouche trou en attendant son ami (alias le Plan B). Le plan A l’avait sûrement lâchée entre temps. Ahh non alors, hors de question qu’on me prenne pour une bille, je ne servirai pas d’hôtel à une pique assiette qui croit qu’en m’allumant elle obtiendra ce qu’elle veut. T’es pas tombé sur le bon gars ma vieille.
 
J’aurais pu lui dire franchement « casse toi  » mais pour une raison que 7 ans après je ne comprends toujours pas, je suis parti dans un délire total. Il faut que je trouve le moyen de me débarrasser d’elle en douceur. Faut faire ça en plusieurs étapes, je commence donc par lui dire que j’ai besoin de faire les courses. C’est plausible … On va à la voiture, je vais pour démarrer et là je prétexte avoir oublié un truc. Je sors vite, histoire de pas lui laisser le temps de me rejoindre et j’appelle un copain, pour que celui ci me rappelle et que je puisse inventer un truc urgent qui nécessite ma présence illico. Putain le con est sur répondeur … Merde Merde Merde … Vite, le copain suivant … Putain, ça répond pas … Merde où ils sont tous … c’est la lose, je peux pas trop m’absenter elle va se demander ce qui se passe … Vite Vite Vite, allez n’importe quel numéro … rahh c’est celui de mon ex … tant pis … faut que je sorte de ce traquenard. J’explique rapidement la situation. Mon ex merveilleuse, me dit qu’elle va se faire passer pour un employeur qui veux me voir pour me proposer un job … Nickel chrome, j’ai justement dit que je cherchais du boulot …Bon ouf, ça se profile bien. Je ressors de chez moi, retourne à la voiture, fait comme si de rien n’était, et on part faire les courses.
 
Le téléphone ne sonne pas … grr, j’attends j’attends… J’ai l’œil figé sur ce putain de tel … Je le regarde toutes les 30 secondes … à tel point que j’ai failli tuer une mamie avec mon caddie. Putain ça sonne, ouuf, c’est mon ex, elle joue le jeu de la recruteuse au téléphone pour que l’échange téléphonique semble naturel. Mais la lose continue, la conversation s’arrête net (j’apprendrai plus tard que son portable n’avait plus de batterie … rahh la conne) … Merde je fais quoi ! ! ! ! Bon allez je continue a parler dans le vent … Et là moi même je me suis rendu compte que j’étais pas crédible … J’explique donc à ma charmante allumeuse pique assiette qui tape l’incruste que j’ai décroché un entretien d’embauche et que je doit monter sur Aix illico presto. C’est pas la porte a côté, une petite heure de route, plus l’entretien et tout et tout, donc que je vais pas pouvoir passer l’après-m’ avec elle, et que je suis désolé … J’espère de tout mon cœur qu’elle va dire oki, je passe au plan E (oui j’étais le plan D…) mais non elle me dit, c’est pas grave je t’accompagne…
 
NOOOOOOOOOOON … putain je me suis encore plus mis dans la merde là. Bon j’arrive plus à réfléchir, donc on boucle les courses et on rentre chez moi. Obligé de me changer, de me mettre en costard par 40° à l’ombre pour jouer le jeu a mort .J’ai toujours pas trouvé d’excuse pour m’en débarrasser définitivement. On monte donc sur Aix .. putain, Archi réfléchis, vite vite … Et là tant pis je joue le tout pour le tout. Je lui sors que si elle m’attend dans la voiture, je vais être stressé car je vais la savoir là, seule, à cuire au soleil sur un parking et que je serai pas à l’aise lors de l’entretien. Et que ce job est ultra important.  » Tu vois comment ça me travaille depuis le coup de fil  »  tu parles je cherchais à m’en débarrasser donc j’étais plongé dans mes pensées).
 
La fille ne se démonte pas et me dit qu’elle en profitera pour affiner son bronzage. » Non mais je ne joue pas là, je suis un hyper anxieux, ça le fera pas, je suis désolé mais on va se quitter là  » Résignée devant tant d’efforts, elle abdique … Mais putain, faut redescendre sur Marseille chercher son sac … puis remonter sur Aix pour mon faux entretien. Car évidemment, une fois son sac récupéré, elle veut quand même monter sur Aix. (En fait le plan E habite sur Aix, et donc elle va sûrement le mettre au pied du mur).
 
Je la dépose là ou elle le désire, et là elle me dit que c’est dommage car en costard je suis craquant et que finalement j’aurais eu une chance cette nuit …Et avant de partir, elle m’embrasse sur la bouche. Putain l’instant d’une seconde je me dit que j’ai déconné … et puis me revient en tête sa phrase  » je me sens pas avec toi  » qui est lourde de sens pour moi et ne laisse pas de place au doute.
 
Voilà une journée que je me rappellerai longtemps. Car une pour une des rares fois dans ma vie ou je ne suis pas franc, je me débrouille comme un pied pour monter un bobard. Si avant cette histoire j’étais plutôt direct, depuis je le suis carrément, fini les détours pour dire les choses. Même si ça fait mal, je préfère dire non que de laisser croire que.

Kenya est une voyeuse

En ce jour férié qui commémore l’armistice 1918, la gloire de la France et tout le tintouin, moi, je te parle de mon chat. Oui, la majorité de mes lecteurs flânant par ici le font durant leurs heures de travail, je garde les articles sérieux pour quand vous travaillez.
 
Kenya est un chat tout petit et qui ne pèse pas grand chose, on dirait un grand chaton. Pour reprendre l’expression fétiche de Gauthier, elle est « bipolaire », un vrai Docteur Jekyll et Mister Hide félin. En journée, elle est calme et câline, elle dort tranquillement. De temps en temps, elle se met à miauler comme une demeurée pour me rappeler que son estomac crie famine. Mais la nuit, au moment où j’éteins la lumière, Mister Hyde apparaît et là, ça fait peur. La Kenya est un animal vicieux qui a plusieurs cordes à son arc pour empêcher sa maîtresse de sombrer dans le sommeil : miaulements, courses effrénées agrémentées d’étranges roucoulements mais surtout, sa préférée : faire tomber tout ce qui tombe à sa portée. Ah la chute des objets, c’est son hobby, c’est sa passion. Et moi, ça me rend folle donc les soirées de grande connerie, mademoiselle finit la nuit dans la salle de bain, après un coup de brumisateur sur le museau (le pschit, pas la bouteille, évidemment) et une sentence terrible : « là, t’es punie ! ». Mais le problème s’est qu’elle a une tête trop mignonne et des fois, elle me fait rire et je perds toute mon autorité.
 
Car Kenya est une comique qui s’ignore. Elle adore dormir sur le dessus de mon clic-clac, elle se met là et peut regarder la télé ou autre dans l’appartement. Sauf que, des fois, au réveil, elle s’étire longuement et entreprend de rouler sur le côté pour faire sa belle…et fatalement, elle tombe. Et fatalement, je ris et la voilà qui boude. Sinon, elle adore venir dormir sur ma tête au petit matin.
 
Kenya a un rapport particulier avec mes amis et amants : elle a une fascination absolue pour les hommes, elle n’aime pas toujours les filles… Je me souviens d’une fois où Clara était perchée sur un tabouret parce que Kenya lui bouffait les pieds. Ah, oui, elle adore ça, aussi, les pieds… Comme quoi, elle ne ressemble pas à sa maîtresse ! Par contre, dès qu’un homme (hétéro, désolé pour toi moumour) est dans la place, la demoiselle se fait roucoulante, toute calme. J’ai remarqué ça à l’époque où Julien me faisait du catsitting : dès qu’il pénétrait dans la pièce, elle se faisait toute mielleuse, toute sage… Pour un peu, je la soupçonnerais de vouloir me le piquer ! D’ailleurs, elle est plus forte que moi : elle a passé plusieurs nuits dans son lit alors que moi, j’ai dû me contenter de mes fantasmes. Sur le coup, j’ai attribué ça à :
– sa carrure : Julien fait 1m90 et dépasse les 90 kilos, une belle bête
– sa voix : une voix grave envoûtante qui porte.
– son calme. Je suis quelqu’un d’assez nerveux, lui non : peut-être lui transmettons-nous notre comportement sans nous en rendre compte.
Non, en vérité, elle aime juste les hommes hétéros. Gauthier fait 1m94, elle lui saute dessus à pieds joints au petit matin, on fait difficilement plus calme que Clara mais ma chipie l’ennuyait tout le temps, poussant le vice un soir de chaleur à tenter une copulation avec son sac à main.
 
En fait, Kenya est ma meilleure amie en matière de mec : selon son comportement avec lui, surtout en pleine brouette, je comprends si je dois le foutre dehors ou l’épouser. Résumons un peu tout ça. Le premier qu’elle eut emmerdé (sans le faire exprès), ce fut Benoît, le connard de la bise post-fellation. Il est allergique aux chats à un point assez étonnant… Limite, je l’ai soupçonné plusieurs fois de feindre l’allergie. Une fois, j’ai même dû enfermer la demoiselle pour qu’on copule tranquille… Heureusement, ce fut de courte durée. La prochaine fois que j’aurai à choisir entre un mec et un chat, monsieur pourra repartir la queue entre les jambes, rien à faire. Elle m’avait également ennuyée lors de ma brouette avec Raphaël, ce qui  m’avait étonnée à l’époque : qu’est-ce qui lui prenait ? En temps normal, elle ne participe pas aux coïts… En fait, il y a un fin espace entre mon lit et le mur, un espace suffisamment grand pour qu’elle puisse passer les pattes et en se contorsionnant, le corps tout entier… Donc alors que j’étais en train de m’exciter sur Raphaël, je sens quelque chose qui me gratte le bras. Il me fait quoi, lui ? Ah, mais non, la gratouille ne vient pas du monsieur mais du mur… Ah, ok, Kenya a trouvé un nouveau jeu ! Après, si je me souviens bien, elle lui a fait le coup de la gratouille au bras (gratouille étant un terme gentil, tout de même, c’est pas super agréable comme sensation…) et elle lui avait mordu les pieds. Dernière victime en date : Arnaud ! Sur le coup, j’ai été très étonnée. En effet, elle l’avait parfaitement adopté, je me souviens d’un soir où on regardait tous les deux la télé, moi couchée sur ses genoux et la Kenya qui arrive pour s’incruster avec nous et avoir sa part de câlins : charmant tableau. Dernière brouette avec le monsieur, j’entreprends de le chevaucher avec ardeur, mes cheveux longs balayant son torse.
« Ah oui, ah oui, ah ouiiiiiii ! Ah…aïe-euh ! »
Oui le cri a un peu changé, il me regarde étonné, ma tête étrangement penchée vers le mur.
« Qu’est-ce qu’il y a ?
– Y a Kenya qui est en train d’escalader mes cheveux ! »
Bon, je libère ma pauvre chevelure, elle nous refait le coup de la gratouille sur le bras et pendant le câlin post-coït, elle entreprend de lui grignoter les orteils, jusqu’à ce que j’attrape et, la jetant au fin fond de la salle de bain, je proclame la terrible sentence : « Là, t’es punie ! ».
 
Donc depuis que j’ai Kenya, elle s’est révélée un formidable détecteur à connards. On pourrait penser qu’elle ne s’est pas occupée de mes autres amants car elle avait autre chose à faire (style manger son pâté ou faire tomber des objets) mais non : Kenya observe avec attention mes brouettes et c’est parfois un peu perturbant. Elle se pose soit sur le rebord du clic-clac (sa place attitrée en temps normal), soit sur le bar de la cuisine et elle regarde. Enfin, je sais pas si elle regarde tout parce que, franchement, pendant la brouette, je ne fais pas du tout attention à mon chat mais après je la vois, les pattes croisées, l’air attentif, en train de nous mater, mon amant et moi. Des fois, en plein coït, je l’entends qui s’agite, qui court en poussant son drôle de roucoulement, qui saute, mais j’ai pas le temps de chercher à comprendre ce qu’elle fait. En fait, je la soupçonne d’avoir été sociologue ou anthropologue dans une vie antérieure : elle passe son temps à observer. Mes brouettes, ce qu’il se passe dans la rue… Vous la verriez, le nez collé à la fenêtre, à regarder le vide abyssal de ma vie de quartier. Oui, dans ma rue, il y a deux événements majeurs : l’arrivée des enfants à l’école maternelle voisine et leur départ. Bon, leur arrivée, on la voit jamais, c’est tôt et je dors. Mais elle reste là, toute la journée, absorbée dans la contemplation de cette rue vide. Forcément, mes brouettes, à côté, c’est un spectacle merveilleusement passionnant.
 
Récemment, elle a trouvé un nouveau jeu : grimper sur mon lit juste avant ou pendant la partie de jambe en l’air. D’ordinaire, elle ne dort que très rarement avec moi, elle ne grimpe sur mon lit que le matin pour me réveiller (genre : « je te fais un câlin pour te dire que je t’aime mais surtout pour te rappeler que j’ai un estomac sans fond et que j’ai toujours faim, malgré mon petit kilo ») ou alors quand j’ai mis sa couverture dessus. Oui car j’ai une couverture magique : dès que Kenya la touche, elle se met à ronronner et la pétrit avec amour. Ça me vaut parfois des nuits calmes : en sautant partout sur le canapé, elle tombe sur la couverture. Ô délectation, elle ronronne, elle se pelotonne dessus et dort… Du coup, moi aussi. Donc mon lit n’est pas son lieu de villégiature préféré. Sauf quand je suis avec un homme. La première fois qu’elle m’a fait le coup, j’étais avec Jean (dont j’ai peu parlé mais il aura son article, rassurez-vous). Après des préliminaires qui nous avaient mis en appétit, il entreprend de s’encapuchonner et au moment où je m’apprêtais à le chevaucher, voilà-t-il pas que mademoiselle Kenya grimpe sur le matelas et nous regarde d’un air curieux. Après un fou rire, je la pousse gentiment mais fermement puis reprends la suite du programme. Plus récemment, avec Guillaume, elle s’est mêlée plusieurs fois de nos ébats. En général, elle intervient pendant les préliminaires. Mais faire une fellation devant mon chat qui grimpe sur le lit et vient voir de très près ce que je fabrique, ça a de quoi perturber. A un moment, on se déshabille prestement, jetant les fringues un peu n’importe où, j’entreprends de grimper sur le jeune homme quand ma vision périphérique m’informe qu’une tâche sombre a fait son apparition sur le lit. Sur le coup, je pense à un vêtement échoué mais Seigneur, il bouge ! Ah ben oui, c’était Kenya en train de faire sa toilette, là, tranquille ! Mais elle a fait très fort pour notre dernière brouette avant son départ. Elle est intervenue PENDANT. Imaginez un peu le tableau : ce jeune homme est en train de visiter (avec brio, il faut l’avouer) mon intimité et là, qui vois-je en train de marcher paisiblement sur nos corps en plein exercice, peu troublée par ce soudain tremblement de lit ? Kenya. J’informe donc Guillaume : « Aaaaaah….aaahhhh… Kenyaaaaaa, làààààà ! » et après quelques gestes maladroits, j’arrive à la pousser de là.
 
Maintenant, je me pose une question : ai-je fait de ma chatte une perverse ou l’a-t-elle toujours été ? Est-elle la digne bête de sa maîtresse (excepté son incompréhensible fétichisme des pieds) ? En tout cas, elle reste le meilleur détecteur à connards que je connaisse !

Information

Je suis chez Gauthier et son mac m’empêche de coller un texte écrit par Lucie donc je suis désolée mais pas d’articles aujourd’hui.

Ce soir, soirée interblogueur avec Alya, Banana et Bouc et Moustache, Gauthier et une future vingtenaire qui n’a pas encore trouvé son nom. On va boire, on va faire la fête, merci de ne pas nous haïr pour ça !

Non je ne changerai jamais…

Par Gauthier
 
Bon il se fait un moment que je n’ai pas raconté n’importe quoi dans ce blog, pourquoi ? Ben parce que ma vie est triste sans aucun intérêt. Si si si si si si, c’est vrai, je m’ennuie. Je vais pas faire un article là-dessus, parce que d’abord j’arrête pas de vous en parler, et en plus ça m’ennuie de dire que je m’ennuie. Alors je vais plutôt vous parler de ma vie rêvée, celle que j’imagine le soir pour m’endormir paisiblement, celle qui m’est interdite ? Non pas totalement, explications…
 
Voyez aujourd’hui par exemple, ma journée type : je me réveille en retard parce que j’ai joué aux Sims toute la nuit, Océane n’a pas réussi à me réveiller (c’est merveilleux je l’utilise comme réveil, vu que son fils la sort du lit tous les matins pile poil à l’heure idéale, je t’aime Océane). Donc j’arrive en retard en cours sans petit déjeuner, là je m’endors devant un prof qui se masturbe l’esprit sur des considérations géopolitiques, macro-économiques, sociales et humaines qui me dépassent avant 16h du matin. Mon cours de l’après-m’ est annulé parce que le prof à mieux à faire que de venir nous voir, je rentre chez moi, je mange du coca (ben quoi, le coca c’est un aliment pffff), je commente le blog, je réponds à mes mails (uniquement des pubs et des trucs administratifs, mes amis ont pas le temps de m’écrire de beaux mails grrr). Et mes voisins du dessus me poussent à mettre le Best Of de Destiny’s Child que je me suis fait livrer la veille pour couvrir le bruit de leur perceuse. À ce propos je me demande ce qu’ils font avec une perceuse toute la journée depuis une semaine, c’est à se demander s’il n’ont pas une vie sexuelle avec… Bref, on s’en fout…
 
Donc j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps pour penser… Mais penser à quoi ? Ben que je suis le prochain gagnant de la super cagnotte d’euro million à 2500 millions d’euros voyons ! Non j’exagère, 1000 millions me suffisent (quoi que je vais devoir me restreindre mais bon il faut savoir être raisonnable). Pour revenir à des choses plus rationnelles, j’ai fait toutes mes études sur Toulouse, j’y vis depuis la petite enfance, je n’ai donc jamais eu de rupture brutale dans mon environnement, je suis passé des amitiés de lycée à celle de fac, puis en même temps je me suis bâtit un réseau chez les pd, puis j’ai mélangé tout ça, et je me retrouve à la tête d’un groupe d’amis éclectique mais suffisamment bien construit pour nous permettre de passer des moments de bonheurs intenses. Et j’avais très envie de faire autre chose cette année, j’ai décidé en juin de candidater sur la capitale pour « voir du pays » et me forcer un peu à bouger, et puis dans mon domaine il y a pas beaucoup d’opportunité en province aussi, déjà que même pour finir en France ça va être compliqué, bref… Fallait que je bouge. Et ça me faisait plaisir en plus ! Bon le souci c’est que j’ai eu la décision de la commission le jeudi et que la rentrée était le mardi d’après !!! Là donc tu as 4 jours pour déménager, trouver un appart, et changer de vie, même pas le temps de te faire à l’idée.
 
Donc l’urgence à résider à organiser une fête de départ (alcool + amis + voiture explosée = bonne soirée mémorable), ensuite de me faire loger le temps de chercher un appart (hop on appelle mamie, elle connaît tout le monde), et trouver un appart (on drague des agents immobilier pour passer plus vite, visiter en avant première et on met en avant que nos parents sont rentiers, hop ça passe tout seul !). Oui bon ok mes parents sont loin d’être rentiers mais j’ai juste menti par omission lol
 
Et puis je me suis dit que j’aurai tout le temps de m’habituer à Paris « après ». Problème je m’habitue pas. Alors je me suis dit il y 15 jours à peu près « bon mon coco c’est le moment ou jamais de changer de vie, de te calmer, de mettre de l’ordre et de sortir un peu de tout ce carcan qui t’oppresse ». Résultats de courses : j’adore les carcans oppressants !!!! Et qu’est ce qui me manque en fait ? Sortir, boire, raconter des saloperies, aller dans des endroits connus, voir des gens connus, et surtout c’est vachement crevant de se faire des amis, dans le sens où combien de gens je vais devoir sonder et côtoyer avant de trouver les deux trois personnes intéressantes qui me correspondent ? Et surtout ne vais je pas changer en essayer de m’acclimater à cette capitale démesurée ?
 
Non je ne change pas, je suis un peu comme les royalistes pendant la république « je suis plus royaliste que le roi », entendez que je suis encore plus moi qui si j’étais moi à Toulouse. Je n’ai jamais autant parlé avec un fort accent toulousain (accent que je prends quand je veux, je maîtrise très bien ce genre de chose, faut dire aussi que je parle très bien et toc), je suis salace au possible en public. Un ami de passage qui ne m’a pas vu depuis 2 mois m’a fait remarquer Lundi « et ben t’es en forme ce soir », et Nina et moi on se regarde et on fait « ben non depuis qu’on va dans des bars à paris on fait toujours ça » (à savoir un hurle des mots tel « anulingus », « sodomie », « salope », etc… On drague ouvertement le personnel, bref on est sales). Et surtout je regarde avec envie tout contenant vodkaïque que je peux croiser avec cet œil de chien battu « mais, pourquoi je n’arrive plus à me rappeler quand était ma dernière cuite ? ».
 
Donc le Gauthier parisien ça ressemble à quoi ? Le même qu’avant mais en pire. Et je peux vous assurer que quand il y a soirée ici, il faut que ça dégoise grave, sinon je me jette du 20e étage, le souci c’est que je n’ai pas ce qu’il faut pour dégoiser, donc je fais dans le local (petit verre dans des bars avec Nina n’ co, et il faut impérativement qu’on aille en boite). Je ne pensais pas que ça me manquerait autant.
 
Un truc de plus, vous croyez peut-être que les autres de Toulouse me pleurent ? Mais pas du tout, enfin ils me disent bien que je leur manque, mais eux ils continuent à vivre, ils ne sont pas rentrés en monastère comme moi. Ils se font des soirées, Océane m’appellent quand elle est saoule, elle me réveille parce que moi suis au lit, Lucie pas mieux, Mister Big c’est pire (lui en plus il a une vie sexuelle avec des arrières boutiques et c’est moi qu’il appelle en premier bien sûr, alors que l’autre n’a pas fini d’enlever le sperme de sa bouche). Bref je pourrai m’épanouir sentimentalement. Je suis dans une ville de 11 millions d’âmes, avec 4 millions de célibataires. Là dessus on fait l’abattement des 10%, ça me laisse donc potentiellement 400 000 homos (filles et mecs), donc 250 000 pd, donc 100 000 jeunes pd !!!! Oui ça mérite une petite explication, je me base sur des enquêtes très précises, 6 % de la population mondiale est homo, mais ça passe à 10 % dans des sociétés développées et permissives voire légalistes, il y a plus d’hommes que de femmes, et plus de jeunes que de vieux. Mes chiffres sont super approximatifs, mais vous m’en voudrait pas, ce n’est pas un mémoire de socio 😉
 
Donc 100 000 plans cul potentiels, si c’est pas du rêve ça quand même, je me sens presque minable de n’avoir couché qu’avec (environ) 300 mecs. Là, l’approximation tient plus de mon alcoolisme, de ma fainéantise, et de tout un tas de paramètres qui m’empêchent de savoir avec exactitude combien de mecs j’ai tripoté avec mon zizi… Mais je ne suis pas un top model, en province c’est plus simple, on trouve un mec en boite, il est bof moyen, mais baisable, donc on rentre avec, ici ya tellement de choix, qu’on attend toujours que le groupe de connasses bodybuildées qui dansent torse poil et string apparent s’intéressent à vous ! et forcement comme c’est pas du tout le cas, vous rentrez bredouille. Là je vais sûrement rappeler de bons souvenir à quelques un d’entre vous (n’est ce pas Boulou), mais pour se donner du courage, je bois, un peu, beaucoup, et moralité à la fin suis tellement torché que je suis incapable d’aller voir un mec, et surtout de le ramener. Un soir à Toulouse j’arrive en boite avec un mec qui me plait, je dragouille, je bois, il m’offre à boire, je retrouve le mec que je me suis taper dans les chiottes la semaine précédente, il m’informe qu’il aimerait bien remettre ça, il m’offre à boire, je bois, je vais sur un podium, un mec monte avec moi, il est beau, il est torse nu, il sent bon le cul (poésie quand tu nous tiens), je le galoche (ni une ni deux, je m’approche je le colle et je lui fou ma langue dans son orifice buccal), là le mec que je draguais demande à mes amis de m’informer « une fois qu’il sera moins occupé » qu’il rentre dormir, et mon plan de la semaine précédente me dit qu’il préfère rentré parce qu’il a trop bu (il a essayer de me suivre), le temps que je me rende compte de tout ça le beau mec du podium était en train de s’enfiler un autre couillon. Résultat des courses ? J’étais bien saoul, mais je suis rentré seul… Bon vu mon niveau d’alcool le manque de sexe ne s’est pas fait ressentir de suite, mais bon ça fait chier quand même. Ben ici c’est un peu pareil, sauf que je n’ai pas d’ex plans, et que je n’ai toujours pas réussi à draguer qui que ce soit… Mais bon c’est pareil 😉
 
Bon je voulais en venir où moi dans tout ça ? Ben oui, je me souviens, je suis une ex-pute en repentance, mais je suis toujours une pute du dedans, et je m’assume pas : je suis devenu sage, c’est la lose. Donc si vous avez besoin je me loue pour des soirées, prévoyez juste la dose de vodka, plus il y en a plus je mets l’ambiance. Nina peut m’accompagner suivant vos thèmes de soirée. ET NON BANDE DE COCHON JE NE PARLE PAS DE SEXE JUSTE DE METTRE L’AMBIANCE !!!! Quoi qu’une petite pipe, ça fait jamais de mal 😉
 
À bon entendeur…

Mister Big

Nom : Mister Big        
Age : 25          
Signe astro : verseau ascendant scorpion
Profession :  heu… provisoirement responsable de gestion-vente en denrées périssables dans la grande distribution… 
Situation amoureuse : Célibataire ascendant mal tombé
Lieu de chasse favori : le net !
Ce que vous cherchez : le grand amour… ce qui varie entre 2 minutes et 55 ans…
Liaison amoureuse la plus longue : 2 ans et demi
Votre meilleur souvenir en amour : la brouette
Une anecdote marrante en matière de sexe : des fois, j’arrive po à passer, même avec du gel !
Vos règles et devises : « on est pas des pédés ! »
Petite présentation : Moi, homo de naissance, déjà tenté les filles, ce qui me fait dire que je resterai homo toute ma vie ! Sinon, je cherche ce que je vas faire de ma vie, et avec qui… C’est pas gagné !
 
Si vous étiez une chanson : la bonne du curé
Si vous étiez un livre : Métaphysique des tubes
Si vous étiez un film : Sen to Chihiro
Si vous étiez un arbre : le saule pleureur
Si vous étiez une fleur :  une orchidée blanche
Si vous étiez un animal : un chinchilla (tout doux, tout poilu, mais le faites pas chier, il mord !)
Si vous étiez une ville : Roquefort-la-bédoule
Si vous étiez un pays : le Japon
Si vous aviez 3 vœux : 1) corriger ce que j’aime pas dans mon physique, 2) coucher avec qui je veux, rien que parce que je le veux, 3) gagner à l’euromillion
Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : Robbie Williams
Ma vertu préférée : la modestie
Le principal trait de mon caractère : chieur
La qualité que je préfère chez les hommes : les poils
La qualité que je préfère chez les femmes : leurs frères
Mon principal défaut : gourmand
Ma principale qualité : la cuisine
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : la vodka
Mon occupation préférée : tuer des monstres sur le net
Mon rêve de bonheur : le truc planplan : maison, homme, chien. Le tout payé par la supercagnotte du loto, bien sur.
Quel serait mon plus grand malheur ? : être allergique à la vodka
A part moi -même qui voudrais-je être ? : Robbie Williams
Où aimerais-je vivre ? : une résidence secondaire à Kyoto, l’autre à Tokyo, un pied à terre à Paris, mais mon chez moi sur Toulouse !
La couleur que je préfère : fushiaaaaaaa !
L’oiseau que je préfère : le Kiwi
Mes auteurs favoris en prose : Sainte Nothomb de la Divine Putréfaction, Murakami Ruy, etc…
Mes poètes préférés : Verlaine et Rimbault..
Mes héros dans la fiction : Docteur Ross
Mes héroïnes favorites dans la fiction : les sœur Halliwell, ou l’art de sauver le monde sans salir ses escarpins en daim et sans se décoiffer.
Mes compositeurs préférés :
Tété, Zazie et Bethov pour sa 9eme.
Mes peintres préférés : bonne question. Merci de l’avoir posé…
Mes héros dans la vie réelle : Robbie Williams  et le staff des « Dieux du stade ». Mention spéciale pour les joueurs du stade toulousain !
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : les totally spies (comment ça elles existent pas ???)
Mes héros dans l’histoire : Gandhi
Ma nourriture et boisson préférée : tout ce qui est asiatiquement  comestible et, bien sur, LA VODKAAAAA !!!!
Ce que je déteste par-dessus tout : les folles
Le personnage historique que je n’aime pas : Adolph H, Staline, les Bush, etc etc… tous le même combat !
Les faits historiques que je méprise le plus : les guerres en général
Le fait militaire que j’estime le plus : quand Guy Pearce se pointe en travelote dans un bouge du trou-du-cul du monde australien dans Priscilla Folle du désert
La réforme que j’estime le plus : l’abolition de la peine de mort. Que ceux qui le méritent en chient jusqu’à la fin de leurs jours… On va pas abréger leurs souffrances, en plus !

Le don de la nature que je voudrais avoir : maîtriser les éléments…
Comment j’aimerais mourir : d’un orgasme
L’état présent de mon esprit :
fatigué ! (et sûrement fatigant !)
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : le péché de gourmandise…

Mister Big versus Mister Arrière-boutique

Par Mister Big
Vous faites quoi, vous, pour vous détendre quand vous vous dites « j’ai une vie de merde »… ? Qu’ouie-je ? Non, Nina, pas une brouette… quand tu te dis que t’as une vie de merde, c’est souvent parce que tu t’es fait jeté par le mec que tu convoitais tant, alors… Le chocolat ? C’est acceptable comme réponse, mais ça demande du matériel… Oui ! Bravo Gauthier : on fait les boutiques !
 
Mais à la différence de notre brave Gauthier d’amour, moi, quand je fais les boutiques, ce n’est pas pour claquer 87€90 sur un tshirt et 142€30 pour un jean usé, sale et troué (plus c’est cher, plus l’ouvrier pakistanais qui l’a fabriqué l’a porté pour vider les écuries, c’est bien connu…). Dans notre belle ville de Toulouse, rose comme la peau du cul du bébé qui vient de naître, on a d’autres façons de faire du lèche-vitrine…
 
En reviendant d’un entretien non fructueux, je me suis laissé entraîner à flâner entre les vitrines d’une rue commerçante de la plus belle ville du monde… Et là, que vois-je en vitrine ? Une tête de bouddha moquettée rose fushia ! N’écoutant que mon instinct de Miss Fine, je rentre dans ladite boutique, et je regarde le prix de l’objet du désir… trop cher… mais sympa quand même !
 
« Bonjour Mister Big »
Hein ? Koiça ? Je me retourne et là, sourire ravageur en avant, le vendeur se tenait quasi-collé à moi ! « Ha ! Salut toi ! » et tapage de bise en règle… C’était un ancien fantasme assouvis qui remontait à la surface. Une de ces bombasses… Grrrr… J’avais fait un plan à trois avec lui et mon ex de l’époque, puis deux plans seuls… Aux dernières nouvelles que j’avais eu de lui, il voulait que je trifouille ses intestins avec ma pitite main droite… Donc j’avais un peu zappé l’individu…
 
Bref, nous voilà à nous raconter nos vies devant son comptoir, puis derrière son comptoir, puis… Il bossait de temps en temps ici pour dépanner un ami, ça, je le savais… Il me propose un café : je décline l’offre poliment, histoire de pas avoir les dents jaunies et une haleine de chacal mort en face d’un de mes anciens plans cul… Il me demande si j’ai 10 minutes devant moi… « oui et non, je suis pas aux pièces, mais je dois encore faire blablabla bla blabla » L’idée passe son chemin… d’un coup, plus personne dans la boutique. Voilà mon vendeur qui prend les clefs et qui ferme ! A 16h ? c pas normal… Je reste dubitatif… Et vlan qu’il me prend par la main et m’entraîne dans l’arrière boutique !
 
N’écoutant que mon courage, je me laisse entraîner. Pas le temps de dire ouf que mes amygdales ont déjà eues la visite de sa langue ! Sur ceux, politesse oblige, à mon tour de saluer les amygdales du monsieur à grand coups de reins. « Elle est bonne ta queue » 4256ème fois qu’on me la sort, celle là, c’est original… Puis d’abord, on parle pas la bouche pleine ! Soucieux de sa bonne éducation, je l’empêche de rebredouiller quelque chose d’un grand coup de rein. Là, j’ai dépassé les amygdales, mais c’est pas grave, il aime ça. « Bon, ça commence à me chauffer, on finit comment ? » C’est pas tout, mais j’ai des choses à faire, moi… « Où tu veux… Dis, tu me forces ? Tu jouis en me forçant à le prendre en bouche. » Qu’à cela ne tienne ! Si ça peut lui faire plaisir…  Quelques agitations plus tard, le buco-polissage  de ma boiserie prend fin dans un grand mouvement, mes mains tenant solidement le crâne de mon partenaire rivé sur le sceptre papal. Un gloups plus tard, en s’essuyant le coin des lèvres… « Je comptais pas avaler, mais qu’est-ce que c’était bon » Normal, je me nourris sainement, moi, Monsieur ». Allé, on se rhabille, car c’est pas tout ça, mais le chiffre d’affaire ne va pas atteindre des sommets, si on continue… « Bizbye ! A la prochaine ! » et voilà le travail.
 
Comme quoi, on peut faire du shopping tout en se soulageant et rentrer vidé sans avoir vidé son compte en banque ! Prenez-en de la graine ! Surtout toi, Gauthier : ta banquière appréciera le geste ! 

Résultats du concours!

Et voilà, les résultats du concours sont là!!

 

Alors, les membres du jury (Banana, Lucie, Gauthier et moi-même) avons décidé de faire gagner un écrit et une BD. Les oeuvres ont été notées sur dix.

Sans plus attendre, les gagnants sont:

 

Catégorie écrits

Boulou avec un beau 8 !

 

Catégorie BD

Jepeh avec un 7,625.

 

Mention spéciale à Archi et Ced qui n’étaient pas loin avec respectivement 7, 625 et 7,5!

 

Bon, maintenant, je vais travailler sur le design des T-shirt et dès que c’est prêt, je vous en envoie un, vous me donnerez votre taille à ce moment-là ! 🙂

 

Je mettrai les autres candidats en ligne au fur et à mesure, un par samedi, ça vous convient?

 

Soirée arrosée

Par Boulou
Le cadre : une salle de bal hyper chique, entourée de toute la fac (ainsi que de la moitié des profs), petite musique d’ambiance discrète et serveurs sapés comme des pingouins qui passent avec petits fours et… champagne !!
 
Le mec : Christophe, un charmant jeune homme mignon, sympa, souriant. Je le connais depuis 2 ans mais on n’a fait que se croiser à quelques soirées, on a sympathisé… Je craque pour lui depuis quelques temps déjà , on parle souvent sur msn de tout et de rien… Le seul problème : il est timide et moi aussi !!!
 
Bref, me voilà entrant dans la salle telle une princesses vêtue de ma robe de soirée parfaite (en d’autres termes sexy mais classe). Je prends nonchalamment une coupe de champagne qui traîne, je fais un tour de salle pour repérer une «proie» et là je tombe nez à nez avec Christophe, que je n’ai plus vu depuis 6 mois ! On se salue, il est avec Chloé une amie commune (mais y’a rien entre eux, ils sont juste potes, je me suis renseignée avant) et on commence à discuter… Au bout d’un petit temp je finis par m’éloigner et je retrouve ma meilleure amie (Marie) qui est aussi mon coach en matière de mec. Elle m’incite à foncer parce qu’elle est sûre que je lui plais (c’est vrai que c’était un peu ambigü entre Christophe et moi) mais qu’il ose pas faire le 1er pas (non non on est pas au lycée, je vous le jure)… Evidemment, vu ma timidité (presque) maladive et mon manque de confiance en moi, j’ose pas non plus y aller franco.
 
 Au fil de la soirée, je le recroise, il m’offre quelques verres et après quelques coupes de champagne, Chloé me confie qu’elle pense aussi que je plais à Stéphane mais que lui-même ne lui en a pas parlé donc en fait, rien n’est moins sûr. Il faut dire que je me méfie des gens qui veulent à tout prix caser leurs potes et qui inventent n’importe quoi pour y parvenir… Mais au fur et à mesure que la soirée avance, je le trouve de plus en plus miam miam et j’ai vraiment envie de me retrouver dans ses bras cette nuit. Je mets alors une stratégie en place sans l’aide de ma coach (qui était à ce moment-là en train d’embrasser un beau blond dans un coin de la salle) et qui ma foi, au vu des événements ultérieurs, n’a pas été la meilleure idée que j’aie eue… Je décide de boire pour me « donner du courage » et oser l’embrasser la 1ère. Pour le lecteur qui ne m’a jamais vue saoule, il est vrai que je suis nettement moins timide avec un taux d’alcoolémie de 3 g dans le sang et que je me mets à parler à tout le monde, je suis hyper affectueuse et donc je finis souvent par trouver un compagnon de comptoir. Le seul problème c’est que, le lendemain, avec une migraine d’enfer et la bouche pâteuse, je me rends compte de qui j’ai embrassé (voire qui j’ai ramené) la veille et à la lumière du jour, le compagnon de comptoir me semble franchement moins beau et surtout intelligent que dans mes souvenirs embrumés d’alcool . J’avais donc décidé d’arrêter les « plans alcool » afin d’éviter de faire n’importe quoi avec n’importe qui… Mais dans la situation présente, je me disais que ce n’était pas grave puisque le garçon en question me plaisait alors que j’étais sobre et que ma seule envie était de faire des galipettes avec lui…
 
Je vide donc résolument quelques verres supplémentaires (ce qui, je dois bien l’avouer, ne m’a pas posé trop de problèmes) et me retrouve donc complètement bourrée au milieu de la salle… Juste à ce moment-là, je retrouve Christophe et comme par un coup de chance, un slow commence. N’écoutant que mon courage, je l’invite à danser (ben oui, je sais, normalement c’est au mec d’inviter mais pour rappel, le monsieur en question est hyper timide!!) et il accepte bien volontiers. Bon, ça marche bien, on essaie d’abord d’échanger quelques mots, puis on se regarde dans les yeux en souriant, je me serre un peu plus fort contre lui, je pose ma tête contre son épaule en respirant son parfum… Je gère, je gère, je relève la tête, oups je me rattrape de justesse à lui parce que j’ai failli me planter à cause de mon état d’ébriété avancée, je relève la tête, il me regarde en souriant et je choisi le moment parfait pour l’embrasser !! Wouh, il embrasse bien, j’ai atteint mon but, je suis vachement fière… On se ballade main dans la main, il m’offre encore un verre puis il rencontre des amis et j’en profite pour aller discuter avec mes potes. Le problème est le suivant : j’ai avalé plein de verres à la va-vite pour être saoule mais l’effet ne se fait vraiment sentir que maintenant, j’arrive presque plus à marcher, j’ai envie de vomir, je raconte pleins de trucs hyper gênants à voix haute (pour rappel lecteur, la moitié du corps enseignant est présent et je passe des examens oraux devant ces enseignants quelques mois plus tard). J’invite même un de mes profs à danser un slow langoureux (mais heureusement,  avec celui-là j’ai déjà passé l’examen donc on ne pourra pas m’accuser de réussir en couchant avec les profs). Bon le type a évidemment remarqué que j’étais plus que bourrée puisqu’il a dû me rattraper plusieurs fois et je pense qu’il a eu un peu peur que je lui vomisse sur le smoking quand il a senti que j’avais un haut le cœur… Bref, après avoir évité l’incident diplomatique de justesse, je retrouve ma coach qui me demande toute excitée qui est le beau brun que j’ai embrassé sur la piste. Je me retourne alors toute excitée parce que je viens d’apercevoir Christophe approcher et je lui réponds que je vais lui présenter… J’approche donc de Christophe, je le prends par la main, je l’embrasse et je lui présente Marie… Et là, je me rends compte qu’en fait ce n’est pas Christophe que je viens d’embrasser mais un type qui lui ressemble vaguement… Le type a un air ahuri parce qu’il ne comprend pas ce qui lui arrive et tout le monde est mort de rire autour de moi…
 
Après ça, je n’ai plus retrouvé Christophe de la soirée, je suis retournée avec des amis et j’ai dû faire arrêter la voiture pour pouvoir vomir par la fenêtre, je me suis retrouvée seule dans mon lit sans pouvoir fermer un œil parce que dès que j’essayais, ça tournait dans ma tête et je devais courir aux toilettes et je vous parle même pas du mal de crâne qui m’a plus lâché pendant 3 jours !!! En plus j’ai revécu l’horreur de la soirée puisque je me souvenais pas de grand chose et que c’est Marie qui a dû me faire un compte rendu détaillé de mes exploits…J’ai revu Christophe sur msn et apparemment il n’avait pas vu la pelle monumentale que j’avais roulée à cet inconnu mais il était un peu fâché que je sois partie sans lui dire un mot et l’histoire a tourné court…
 
Tout cela pour dire qu’après ça, je me suis promis de ne plus jamais draguer en ayant bu… Malheureusement, je n’ai pas vraiment tenu cette promesse 😉

La visiophonie, c’’est le diable !

Cette semaine, comme tu sais, lecteur, je suis allée à France Telecom. Alors que j’attendais que le vieux devant moi ait fini son caca mou à cause d’un minitel qu’il fallait commander. Je me lance dans un exercice de respiration ventrale. Non, ne va pas crier sur le vieux en lui disant que France Telecom lui prête gracieusement un minitel donc il peut patienter quelques jours… Et puis le minitel, ils doivent être trois en France à l’utiliser encore.
Coucou!
 
Pendant que monsieur fait un scandale parce que le vendeur veut pas lui montrer le seul modèle en réserve (« je veux voir la dimension ! » « Mais c’est la même que celui que je viens de vous montrer » « Mais je veux le voir quand même ! Ah depuis qu’il y a la concurrence… »), je jette un œil à droite, à gauche, et je tombe sur un objet bizarre : un mini ordinateur portable aux coins arrondis et tout blanc. Ah, j’ai compris, c’est le téléphone nouvelle génération : la visiophonie. Je fais la moue : je suis totalement contre la visiophonie et pourquoi ?
 
Il faut savoir que, dès le départ, j’aime pas le téléphone. Pourquoi ? Parce que contrairement à des conversations sur MSN, je peux rien faire d’autre et, ça, ça m’agace. Evidemment, on me répondra : et le téléphone sans fil ? C’est le pire des mouchards ! Par exemple, vous téléphonez et il est l’heure de faire la vaisselle, mettons. Vous faites couler l’eau et, là, immanquablement : « mais tu fais quoi ? C’est quoi ce bruit ? ». D’autant que sans fil ne veut pas dire sans mains : calez-le contre votre épaule et ça donnera : « alors, frtttt, frtttt, ça va ? frrrrt Oui, moi ça va, frrrrrrt et…. Bam ! ». Et je ne parle pas de ceux qu ont une irrépressible envie d’aller aux toilettes pendant que vous racontez votre vie (de là à dire que vous êtes chiants…). Non mais imaginez vous êtes en train de pleurer sur le fait que Jean-Robert a annulé votre repas pour la 150ème fois vu que vous avez déjà forniqué la veille, il ne va pas s’emmerder à dîner avec vous ce soir. Donc, en pleine : « bouhouhou, Jean-Robert est un salaud, bouhouhou… » le téléphone produit un « plouf ! » étrange. Bon, vous laissez à votre correspondant le bénéfice du doute quand un nouvel étrange son ponctue votre litanie sur Jean-Robert : ça s’appelle une chasse.
 
Comme si le téléphone n’était pas assez pénible, voici un nouvel engin de torture : le téléphone mobile. Hé oui, maintenant, vous êtes joignables partout !Déjà, j’ai une
théorie linguistique : je ne sais pas si vous avez remarqué mais quand vous décrochez votre portable, votre correspondant ne dit plus bonjour mais : « t’es où ? ». Donc je dis que dans quelques années, on dira : « t’es où ? » à la place de « allo ? ». Bref, le portable, c’est pénible : si vous répondez pas, vous avez droit à un message : « et bé, tu réponds pas à ton portable ? » Si, je réponds mais c’est plus marrant d’imiter le répondeur… Puis si on ne répond pas, les gens finissent par s’inquiéter : « Ça fait 10 fois que je t’appelle en trois minutes, pourquoi tu réponds pas ? ». Oui, des fois, il m’arrive d’oublier le portable chez moi…
 
Donc, voilà, déjà avec le téléphone, on n’est plus très libre. Mais imaginez avec la visiophonie. Déjà, elle est disponible depuis quelques temps sur les mobiles, Gauthier l’avait
mais il était à peu près le seul donc très utile… Je me souviens d’un jour où son super ex pote Damien l’avait appelé, on était au McDo et c’était encore plus pénible qu’une personne qui téléphone car, là, il était obligé de regarder son écran avec l’autre qui ne disait rien, en plus, super conversation… Mais la visiophonie, c’est génial, la visiophonie, c’est super, beurk ! Maintenant, au lieu d’entendre ce que l’on fait, notre correspondant va le voir. Et moi, je suis contre, je veux garder mon intimité.
 
Certains me répondront : « mais tu n’es pas obligé de l’allumer ». Ah oui, certes, mais si vous l’allumez pas, il y aura toujours quelqu’un pour vous demander pourquoi. Or personnellement, il m’arrive de répondre au téléphone :
– alors que je viens de me lever et que j’affirme le contraire
– en pyjama, pas peignée, pas maquillée
– en sortant de sous la douche, donc nue.
Donc, si vous n’allumez pas votre visiophone, votre correspondant vous sortira une de ces trois hypothèses :
« Ah, toi, tu viens de te lever.
– Non…
– Bah allume la visio alors. »
Sans parler des maris jaloux qui croiront que leur épouse n’allume pas le petit écran car elle est en galante compagnie. Je dis : la visiophonie, c’est la mort du couple.
De plus, la visio est un retour en arrière : finie la liberté de se promener en téléphonant, vous êtes obligés de rester devant et vous ne pouvez strictement rien faire, si ce n’est regarder bêtement votre correspondant. A ce niveau-là, autant se voir directement. Et puis on a déjà les webcams (moi, évidemment, je n’en ai pas), je pense que les personnes susceptibles de s’intéresser à cette technologie ont déjà le net. Et puis les webcams, ça ne me passionne pas non plus, voir la personne qui me fait un coucou et qui m’oblige à laisser sa fenêtre MSN en premier plan, bof…
 
Car le problème dans tout ça, finalement, c’est que les gens vont s’introduire chez nous sans forcément y avoir été invités car, comme pour le portable, ça va vite devenir malpoli de ne pas allumer notre écran, de ne pas nous montrer au réveil dans notre appart en bordel, de ne pas rester bêtement assis devant un écran pendant une demi heure pendant que votre interlocuteur vous fait coucou, vous montre son petit dernier, le chat, le magazine qu’il est en train de lire, les chaussettes qu’il vient d’acheter… La visiophonie, c’est l’enfer, la visiophonie, c’est la vieille copine collante qui débarque chez vous par surprise, qui décolle jamais alors que, vous, vous vouliez regarder une connerie devant la télé en mangeant une cochonnerie en pull XXL et jogging.
 
La visiophonie, c’est le mal.