Le baiser

Par Tatiana

Aujourd’hui je vais vous parler de la manière d’embrasser. Je vais essayer de faire ça bien parce que ca peut vite devenir nul à lire ce genre de truc.

Recemment sur le blog de Yojik je suis tombée sur cet article. Je vous laisse le soin de le lire, je pense pas qu’il m’en voudra de lettre un lien ici vers l’article. De son article j’en ai conclu que quelqu’un qui ne sait pas danser risque d’être dépossédé d’un certain talent concernant d’autre aptitudes. En gros si le slow c’est l’amour debout, vous devinez la suite. Mais c’est pas vraiment de ça dont je veux vous parler (donc non j’ai pas fait d’étude comparée).

En fait moi j’avais déjà ce genre de théorie mais concernant la façon d’embrasser. Je pense que tout le monde est d’accord avec moi si je dis que la manière dont embrasse quelqu’un est très révélatrice de sa manière d’être et aussi de sa manière de faire l’amour. Bon la bien sûr je parle de mon point de vue et donc surtout par rapport aux baisers que des hommes m’ont donnés. J’ai eu le droit à plein de sorte de baisers différents mais j’en ai retenue deux particulièrement : celle que j’adore par dessus tout et celle que je déteste. La manière que j’adore c’est quand les lèvres viennent se poser délicatement sur les votre comme si elles étaient tellement précieuses qu’il en fallait pas les abîmer. Elles se frôlent, se touchent, se serrent et restent appuyer l’une contre l’autre de plus en plus longtemps. Et c’est tout naturellement, l’échange se prolongeant, que les langues viennent elles aussi à se rencontrer et se mêlent ni trop vite ni trop lentement tout en douceur et en souplesse. C’est le genre de baiser qui vous donne des frissons. Moi quand on m’embrasse comme ça, ça me donne très envie d’approfondir la relation (oui je sais c’est moche comme jeu de mots mais c’était facile). Et en général je n’ai jamais regretté.

Par contre la manière que je déteste c’est quand monsieur a cru bon d’enfouir brutalement sa langue dans ma bouche, comme ça sans prévenir. Nos bouches n’ont même pas eu le temps d’apprendre à se connaître que BAM ! violation de domicile. Là en général ça coince. Surtout si il n’y a aucune sensualité dans le baiser et qu’il devient quelque chose de mécanique genre 100 tours à la minute. C’est pas un régime de moteur qu’on est en train de faire que diable !!! En plus une des premières idées qui me traverse l’esprit à ce moment là c’est que le mec en question n’est pas très à l’écoute de sa partenaire. Donc à éviter. Je suppose que les mecs auront le même point de vue par rapport aux nanas, alors surtout n’hésitez pas à donner votre avis. Et puis ajoutons également que chacun a sa manière privilégiée d’embrasser. Je ne pense pas que ce genre de chose soit universel. Enfin c’était la réflexion du dimanche après-midi, sur ce bonne semaine !

2005 sera longue ou ne sera pas

Par Océane

Pour Gauthier

Dans notre joyeux petit groupe d’amis, nous avons certaines coutumes. Ainsi, à chaque changement d’année, nous observons la soirée et énonçons certaines phrases qui donnent les grandes lignes de l’année à venir…
Ainsi, en 2004, nous avions prédit : «2004 sera vulgaire ou ne sera pas » et « Tango et tchatcha ou slow et macaréna » Je vous épargne le résumé de cette année mais elle fut effectivement vulgaire  et affreusement tango, tchatcha, slow et macaréna…
En 2005, les grands thèmes furent :
« Rail et sirtaki ou Barry White et mal de tête »
Ma foi, on n’est pas passés loin.
Quant à la phrase résumé, celle qui vous poursuit toute l’année, celle que j’ai eu le malheur de prononcer suite à un road-movie nocturne à 4km de Auch, celle qui me vaut l’interdiction formelle de recommencer à jouer les prophètes pour l’année 2006.
Celle qui fut déespérement criante de vérité…
Celle que l’on subit chaque seconde depuis.
Cette mythique phrase était donc :
« Je sens que ça va être long 2005 » (à prononcer avec un ton d’une lassitude extrême)
Nom de dieu, que c’est long…
Les six premiers mois furent pour nous une sorte de végétation régressive dénuée de toute vie (tant sociale que sexuelle)
Nous nous consacrâmes à nos études avec plus ou moins de résultats à la clé.
Puis arrivé le mois de juin, telles de vielles couleuvres sorties de leur hibernation, nous nous sommes réveillés…
Nous avons donc rattrapé les six premiers mois…
Bon quand on condense six mois en quatre, forcement ça laisse des séquelles :
-taux d’alcoolémie en permanence au dessus des 2,5 grammes
-chute vertigineuse du nombre d’amis
-impossibilité totale de construire quoique ce soit de stable (ok c’était valable avant, mais là c’est accentué, si si, encore plus que d’habitude)
Puis le premier octobre, Gautier nous a lâchement abandonnés pour monter vers la capitale.
Nous avons persévéré avec mister mirabelle et avons enfin trouvé notre rythme de croisière. Nous nous sommes alors lancés dans une frénésie de public relation and sexual relation. Ce qui nous vaut à présent d’être connus, reconnus et conviés à tous les événements butifull people de notre belle ville.
Malheureusement pour nous, 2005 n’est toujours pas finie…
Il reste encore 18 jours à tirer. Et quand une seconde standard en vaut trois dans notre galaxie, inutile de préciser que ça va être long…
Tout ce pavé pour ne pas oublier la colocation ratée, ton master, ta migration, le minibus de Millau et nos dépressions cycliques, nos amants, nos non-amis, nos périodes 150 boîtes et 3 million d’ambiances, nos accidents de voiture, nos toxicos et leurs cendriers, nos verres magiques, nos DJ et barmen…
Tout ce pavé pour te souvenir que tous ces événements surréalistes font partie intégrante de la même année.
Tout ce pavé pour te présenter toute mes confuses car je suis une amie pitoyable qui ne mérite pas tes reins.
Tout ce pavé pour éviter te t’affronter au téléphone et t’écrire que pour ton retour, je serais vestiaire dans une boîte de bodega espagnole…

Soirée arrosée

Par Boulou
Le cadre : une salle de bal hyper chique, entourée de toute la fac (ainsi que de la moitié des profs), petite musique d’ambiance discrète et serveurs sapés comme des pingouins qui passent avec petits fours et… champagne !!
 
Le mec : Christophe, un charmant jeune homme mignon, sympa, souriant. Je le connais depuis 2 ans mais on n’a fait que se croiser à quelques soirées, on a sympathisé… Je craque pour lui depuis quelques temps déjà , on parle souvent sur msn de tout et de rien… Le seul problème : il est timide et moi aussi !!!
 
Bref, me voilà entrant dans la salle telle une princesses vêtue de ma robe de soirée parfaite (en d’autres termes sexy mais classe). Je prends nonchalamment une coupe de champagne qui traîne, je fais un tour de salle pour repérer une «proie» et là je tombe nez à nez avec Christophe, que je n’ai plus vu depuis 6 mois ! On se salue, il est avec Chloé une amie commune (mais y’a rien entre eux, ils sont juste potes, je me suis renseignée avant) et on commence à discuter… Au bout d’un petit temp je finis par m’éloigner et je retrouve ma meilleure amie (Marie) qui est aussi mon coach en matière de mec. Elle m’incite à foncer parce qu’elle est sûre que je lui plais (c’est vrai que c’était un peu ambigü entre Christophe et moi) mais qu’il ose pas faire le 1er pas (non non on est pas au lycée, je vous le jure)… Evidemment, vu ma timidité (presque) maladive et mon manque de confiance en moi, j’ose pas non plus y aller franco.
 
 Au fil de la soirée, je le recroise, il m’offre quelques verres et après quelques coupes de champagne, Chloé me confie qu’elle pense aussi que je plais à Stéphane mais que lui-même ne lui en a pas parlé donc en fait, rien n’est moins sûr. Il faut dire que je me méfie des gens qui veulent à tout prix caser leurs potes et qui inventent n’importe quoi pour y parvenir… Mais au fur et à mesure que la soirée avance, je le trouve de plus en plus miam miam et j’ai vraiment envie de me retrouver dans ses bras cette nuit. Je mets alors une stratégie en place sans l’aide de ma coach (qui était à ce moment-là en train d’embrasser un beau blond dans un coin de la salle) et qui ma foi, au vu des événements ultérieurs, n’a pas été la meilleure idée que j’aie eue… Je décide de boire pour me « donner du courage » et oser l’embrasser la 1ère. Pour le lecteur qui ne m’a jamais vue saoule, il est vrai que je suis nettement moins timide avec un taux d’alcoolémie de 3 g dans le sang et que je me mets à parler à tout le monde, je suis hyper affectueuse et donc je finis souvent par trouver un compagnon de comptoir. Le seul problème c’est que, le lendemain, avec une migraine d’enfer et la bouche pâteuse, je me rends compte de qui j’ai embrassé (voire qui j’ai ramené) la veille et à la lumière du jour, le compagnon de comptoir me semble franchement moins beau et surtout intelligent que dans mes souvenirs embrumés d’alcool . J’avais donc décidé d’arrêter les « plans alcool » afin d’éviter de faire n’importe quoi avec n’importe qui… Mais dans la situation présente, je me disais que ce n’était pas grave puisque le garçon en question me plaisait alors que j’étais sobre et que ma seule envie était de faire des galipettes avec lui…
 
Je vide donc résolument quelques verres supplémentaires (ce qui, je dois bien l’avouer, ne m’a pas posé trop de problèmes) et me retrouve donc complètement bourrée au milieu de la salle… Juste à ce moment-là, je retrouve Christophe et comme par un coup de chance, un slow commence. N’écoutant que mon courage, je l’invite à danser (ben oui, je sais, normalement c’est au mec d’inviter mais pour rappel, le monsieur en question est hyper timide!!) et il accepte bien volontiers. Bon, ça marche bien, on essaie d’abord d’échanger quelques mots, puis on se regarde dans les yeux en souriant, je me serre un peu plus fort contre lui, je pose ma tête contre son épaule en respirant son parfum… Je gère, je gère, je relève la tête, oups je me rattrape de justesse à lui parce que j’ai failli me planter à cause de mon état d’ébriété avancée, je relève la tête, il me regarde en souriant et je choisi le moment parfait pour l’embrasser !! Wouh, il embrasse bien, j’ai atteint mon but, je suis vachement fière… On se ballade main dans la main, il m’offre encore un verre puis il rencontre des amis et j’en profite pour aller discuter avec mes potes. Le problème est le suivant : j’ai avalé plein de verres à la va-vite pour être saoule mais l’effet ne se fait vraiment sentir que maintenant, j’arrive presque plus à marcher, j’ai envie de vomir, je raconte pleins de trucs hyper gênants à voix haute (pour rappel lecteur, la moitié du corps enseignant est présent et je passe des examens oraux devant ces enseignants quelques mois plus tard). J’invite même un de mes profs à danser un slow langoureux (mais heureusement,  avec celui-là j’ai déjà passé l’examen donc on ne pourra pas m’accuser de réussir en couchant avec les profs). Bon le type a évidemment remarqué que j’étais plus que bourrée puisqu’il a dû me rattraper plusieurs fois et je pense qu’il a eu un peu peur que je lui vomisse sur le smoking quand il a senti que j’avais un haut le cœur… Bref, après avoir évité l’incident diplomatique de justesse, je retrouve ma coach qui me demande toute excitée qui est le beau brun que j’ai embrassé sur la piste. Je me retourne alors toute excitée parce que je viens d’apercevoir Christophe approcher et je lui réponds que je vais lui présenter… J’approche donc de Christophe, je le prends par la main, je l’embrasse et je lui présente Marie… Et là, je me rends compte qu’en fait ce n’est pas Christophe que je viens d’embrasser mais un type qui lui ressemble vaguement… Le type a un air ahuri parce qu’il ne comprend pas ce qui lui arrive et tout le monde est mort de rire autour de moi…
 
Après ça, je n’ai plus retrouvé Christophe de la soirée, je suis retournée avec des amis et j’ai dû faire arrêter la voiture pour pouvoir vomir par la fenêtre, je me suis retrouvée seule dans mon lit sans pouvoir fermer un œil parce que dès que j’essayais, ça tournait dans ma tête et je devais courir aux toilettes et je vous parle même pas du mal de crâne qui m’a plus lâché pendant 3 jours !!! En plus j’ai revécu l’horreur de la soirée puisque je me souvenais pas de grand chose et que c’est Marie qui a dû me faire un compte rendu détaillé de mes exploits…J’ai revu Christophe sur msn et apparemment il n’avait pas vu la pelle monumentale que j’avais roulée à cet inconnu mais il était un peu fâché que je sois partie sans lui dire un mot et l’histoire a tourné court…
 
Tout cela pour dire qu’après ça, je me suis promis de ne plus jamais draguer en ayant bu… Malheureusement, je n’ai pas vraiment tenu cette promesse 😉