Alice au pays s’émerveille : deviens producteur de cinéma

Pour ceux qui me lisaient y a un peu plus de deux ans, j’avais frôlé du pied le milieu du cinéma avec le projet Modo. Si l’aventure n’a pas abouti, je n’en reste pas moins fan des concepts originaux. Or quand ils débarquent direct dans ma boîte mail, je ne peux les ignorer.


C’est l’histoire d’un court métrage, Alice au pays s’émerveille réalisé par Marie-Eve Signeyrole avec dedans Emir Kusturica. Déjà, ça commence plutôt bien. Sauf qu’un film ne se fait pas uniquement avec l’amour du cinéma,  il faut des sous. Je sais de suite, ça gâche un peu le côté conte de fée mais c’est la triste réalité : no money, no film. Alors que faire ? Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué mais l’argent ne pousse pas sur les arbres, ce serait bien trop simple. Oh, des producteurs, il y en a, ils sont même trois (Yvon Crenn, Pierre-Emmanuel Le Goff et Cyril Cadars) mais il faut quand même des sous. Comment faire ?



Et bien, quand on n’a pas de sous, on a des idées. Et hop bonne idée : on appelle les internautes au don (et on devient producteur et on a notre nom au générique, na !) mais pour qu’on soit plus que motivé, les producteurs… se rhabillent. Et oui. Maintenant, on paie pour rhabiller les gens, ma bonne dame.  C’est amusant, c’est ludique et y a même une vidéo sur youtube. L’idée plaît et la petite équipe a déjà ramassé pas mal d’articles dans la presse.  Je vous laisse regarder l’onglet presse du site, c’est assez impressionnant.

Donc en résumé, l’idée est amusante, le court métrage a l’air bon. Oui, y a aussi le synopsis sur le site, on ne dit pas juste qu’il y a Kusturica dedans et que c’est forcément bien. Non. C’est un road movie mais un « road movie immobile ». Oui, en fait, un homme, flic dépressif du nom de Sacha, séquestre deux femmes dans sa voiture et part à l’aventure, le trio arrive jusqu’en Serbie où là, ils tombent sur notre Emir qui les tient prisonniers. A la fin, ils ne seront plus que deux à repartir.



Bon, trève de discours. Si tu rêves de devenir producteur de cinéma, c’est ta chance. Si tu en as marre de déshabiller les hommes et que pour une fois, tu as envie de les habiller, ben, fonce. Si tu ne sais pas trop comment payer , tu peux payer en ligne ou par chèque. Si  tu hésites encore, je ne sais plus quoi te dire. Je te promettrais bien une photo de moi en culotte mais non, le but est de se
rhabiller.

N’empêche qu’être producteur d’un film dans lequel y a Emir Kusturica, je trouve ça super classe.

Eldorado, de Bouli Lanners (2008)

Par Bobby 

Ca y est, Bobby a réussi à se bouger l’arrière train jusqu’à une salle de cinéma ! Il va donc (enfin) pouvoir vous parler d’un film récent… et il a donc choisi, pour se faire, le film franco-belge Eldorado, de Bouli Lanners, dans lequel ce dernier interprète le premier rôle.  

 

Il semblerait que le cinéma belge, contrairement au nôtre, ne soit pas du tout en difficulté. Quant on voit ce petit trésor, tout en bizarrerie, très court et qui passe très vite, malgré son rythme lent, on se dit que Bruxelles n’a rien à envier à Paris (non, je vous arrête tout de suite, je suis pas en train de faire de l’auto-flagellation à la « c’est mieux partout mais pas chez moi », c’est juste que je trouve notre cinéma très en dessous de ses capacités ; ça n’a rien de dramatique, la France a été un leader mondial du cinéma à la naissance du 7e Art puis dans les années 20, puis avec la Nouvelle Vague, mais en ce moment, on fait de la merde ; chacun son tour !).

Un quarantenaire dealer de voitures se fait cambrioler par un petit con, et se prend d’affection pour lui. Deux paumés pour lesquels on se prend d’affection.  Ils entament alors un road-movie déjanté, allant de rencontres farfelues en rencontres farfelues. Et c’est vraiment drôle. Autant je n’avais pas aimé le dernier Wong Kar Wai, My blueberry night, avec son road movie américain pseudo-original et ses personnages pseudo-atypiques. Autant là, c’est du jamais vu. Je ne vous en dirai pas plus sur les personnages qu’ils rencontrent, mais à chaque fois, tout en sobriété, nos zygomatiques en prennent un coup. Bon ok, c’est pas la même visée chez Wong Kar Wai, on va me dire que c’est pas comparable. N’empêche que. Un road movie à sketch, c’est un road movie à sketch. Parfois c’est drôle, parfois pas.

Le réalisateur chinois privilégie l’esthétique ? Bouli Lanners aussi ! Disséminés dans le film, on découvre des plans tout à fait grandioses, qui réhaussent l’aura de la Belgique. Un pays tout plat ?

Pas tant que ça…

2005 sera longue ou ne sera pas

Par Océane

Pour Gauthier

Dans notre joyeux petit groupe d’amis, nous avons certaines coutumes. Ainsi, à chaque changement d’année, nous observons la soirée et énonçons certaines phrases qui donnent les grandes lignes de l’année à venir…
Ainsi, en 2004, nous avions prédit : «2004 sera vulgaire ou ne sera pas » et « Tango et tchatcha ou slow et macaréna » Je vous épargne le résumé de cette année mais elle fut effectivement vulgaire  et affreusement tango, tchatcha, slow et macaréna…
En 2005, les grands thèmes furent :
« Rail et sirtaki ou Barry White et mal de tête »
Ma foi, on n’est pas passés loin.
Quant à la phrase résumé, celle qui vous poursuit toute l’année, celle que j’ai eu le malheur de prononcer suite à un road-movie nocturne à 4km de Auch, celle qui me vaut l’interdiction formelle de recommencer à jouer les prophètes pour l’année 2006.
Celle qui fut déespérement criante de vérité…
Celle que l’on subit chaque seconde depuis.
Cette mythique phrase était donc :
« Je sens que ça va être long 2005 » (à prononcer avec un ton d’une lassitude extrême)
Nom de dieu, que c’est long…
Les six premiers mois furent pour nous une sorte de végétation régressive dénuée de toute vie (tant sociale que sexuelle)
Nous nous consacrâmes à nos études avec plus ou moins de résultats à la clé.
Puis arrivé le mois de juin, telles de vielles couleuvres sorties de leur hibernation, nous nous sommes réveillés…
Nous avons donc rattrapé les six premiers mois…
Bon quand on condense six mois en quatre, forcement ça laisse des séquelles :
-taux d’alcoolémie en permanence au dessus des 2,5 grammes
-chute vertigineuse du nombre d’amis
-impossibilité totale de construire quoique ce soit de stable (ok c’était valable avant, mais là c’est accentué, si si, encore plus que d’habitude)
Puis le premier octobre, Gautier nous a lâchement abandonnés pour monter vers la capitale.
Nous avons persévéré avec mister mirabelle et avons enfin trouvé notre rythme de croisière. Nous nous sommes alors lancés dans une frénésie de public relation and sexual relation. Ce qui nous vaut à présent d’être connus, reconnus et conviés à tous les événements butifull people de notre belle ville.
Malheureusement pour nous, 2005 n’est toujours pas finie…
Il reste encore 18 jours à tirer. Et quand une seconde standard en vaut trois dans notre galaxie, inutile de préciser que ça va être long…
Tout ce pavé pour ne pas oublier la colocation ratée, ton master, ta migration, le minibus de Millau et nos dépressions cycliques, nos amants, nos non-amis, nos périodes 150 boîtes et 3 million d’ambiances, nos accidents de voiture, nos toxicos et leurs cendriers, nos verres magiques, nos DJ et barmen…
Tout ce pavé pour te souvenir que tous ces événements surréalistes font partie intégrante de la même année.
Tout ce pavé pour te présenter toute mes confuses car je suis une amie pitoyable qui ne mérite pas tes reins.
Tout ce pavé pour éviter te t’affronter au téléphone et t’écrire que pour ton retour, je serais vestiaire dans une boîte de bodega espagnole…