Les filles, c’est fait pour faire l’amour

Par Lucas

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Aujourd’hui je vais vous parler des yéyés !! (noooon partez pas)
Pour les martiens qui nous lisent, les yéyés c’est un truc de la génération de nos parents ; toute une époque et un état d’esprit : les 60’s.
C’était un peu l’équivalent du Arènebi d’aujourd’hui sauf que ça pouvait être auto dérisionnant, loufoque et mélodieux.
Aujourd’hui, le Arènebi c’est toujours la même ligne de basse, des chœurs en arrière-fond et des paroles débiles.
Bon d’accord, je balance des clichés au flash. Après tout il y avait aussi des paroles merdiques il y a 40 ans et ya des trucs à repêcher de ci de là aujourd’hui. J’avoue même : j’adore Walking Away de Craig David. Les paroles sont faciles mais font parfois resonner en nous qq chose : comme les yéyés…

(non ce n’est pas Barack Obama en bas à gauche…)


Allez hop ! Revenons en arrière il y a 4 décennies !
L’époque ou Johnny était un djeunz cool !
J’ai demandé à Imioule de me trouver des yéyé et il m’a sorti un fichier zip qu’un vieux monsieur de 60 balais a du faire un jour en pensant à sa jeunesse. 1 Go le fichier !

J’ai mis 3 semaines, j’ai tout écouté et je dois dire que j’ai kiffé l’aspect culturel !

On est loin, très loin de la scène française actuelle avec Jeanne Cherhal, Marie Kiss La Joue, Clarika, entre autres… c’est à dire des chanteuses avec des textes (souvent) travaillés ! Mais ces titres yéyé font quand même resonner (et raisonner) des choses en nous ! Parfois je me suis vraiment bidonné tout seul ds le Tromé !
Mais alors, quess qui caractérise les Yéyé ???

I) Des reprises de chansons anglophones… mais en français !

Si je chante« Ces bottes sont faites pour marcher », ça ne vous dit rien ?
Allez l’écouter vous allez rigoler !
Mais ya aussi… Heureux tous les deux par Franck Alamo, voire même Fiche le Camps, Jacques (et ne revient plus jamais jamèèèè jamèèèèèè jamèèè)
nb : la mise en scène et le jeu d’acteur dans le clip sont… absents !

ou encore Dans le Temps, (Downtown) chantée par Petula Clark en français mais ici c’est une vidéo d’un mec qui se fait son trip chez lui vous allez au moins sourire, c’est garanti…

Le pire c’est qu’à l’époque les traductions des paroles étaient des plus libres !
Par exemple quand les Compagnons de la Chanson reprennent « Yellow Submarine », le refrain ça devient (non, je n’ai pas fait d’erreur et ya pas de doublets)

« Nous partions dans un
beau Sous Matin Vert,
Un sous-marin vert,
Vert comme la mer.
Tantôt vert, tantôt vert et tantôt bleu,
Tantôt vert et bleu,
Comme nos rêves bleus…

Ouhai chuis d’accord : ils se sont dé-chi-rés sur les paroles. Bah justement ça aussi c’est un truc des Yéyé !

II) Des textes originaux su-per-drôles… vu avec notre regard de jeune des années 2000.

Par exemple une chanson composée par Gainsbourg pour Dominique Walter et qui parle… des thons. C’est à dire les boudins…
C’est facile et ça n’engage à rien, les petits boudins
Ca n’pose pas de question c’est ça qu’est bien chez les p’tits boudins, chez les p’tits boudins, hein hein hein

ou encore Les filles, c’est fait pour faire l’amour (nan pas frapper)

voire des textes glauques,même pas second degré à l’époque, mais qui me font éclater de rire vu que c’était censé être
vendu aux djeunz :
« Je t’aurais bien invité à prendre le thé dehors
Je t’aurais bien invité, dommage que tu sois mort… »

ou des trucs qui seraient surement censurés aujourd’hui !
« Où est ma drogue mon haschich,
Où est mon opium, mon kiff ?

mais aussi d’autres tubes très gentillets qui nous font sourire, nous les jeunes des années 90-00…
« Je suis d’accoooord , pour le ciiiinéma,
Pour le rooock, le Twist ou le Tchatcha,
J’suis d’accoooord pour tout ce que tu voudras
Mais ne compte pas sur moi,
Pour aller chez toi…

Grandiose !!
Quand je pense à mes parents qui n’écoutaient que des trucs « intelligents » :  Brassens, Gainsbourg, Brel, Leo Ferré, Graeme Allwright, Bod Dylan, Leonard Cohen… Quess qu’ils ont loupé !
😉

Allez je vous laisse avec un p’tit revival Yéyé que j’ai créationné !
C’est nul, il manque des pieds partout,

Une strophe sur deux j’ai un temps de retard, voire pour une carrément une portée de retard !
C’est chanté faux archi faux,
mais ca m’a bien fait marrer de l’écrire dans le RER !
Ça s’appelle Madame la DRH..!

2005 sera longue ou ne sera pas

Par Océane

Pour Gauthier

Dans notre joyeux petit groupe d’amis, nous avons certaines coutumes. Ainsi, à chaque changement d’année, nous observons la soirée et énonçons certaines phrases qui donnent les grandes lignes de l’année à venir…
Ainsi, en 2004, nous avions prédit : «2004 sera vulgaire ou ne sera pas » et « Tango et tchatcha ou slow et macaréna » Je vous épargne le résumé de cette année mais elle fut effectivement vulgaire  et affreusement tango, tchatcha, slow et macaréna…
En 2005, les grands thèmes furent :
« Rail et sirtaki ou Barry White et mal de tête »
Ma foi, on n’est pas passés loin.
Quant à la phrase résumé, celle qui vous poursuit toute l’année, celle que j’ai eu le malheur de prononcer suite à un road-movie nocturne à 4km de Auch, celle qui me vaut l’interdiction formelle de recommencer à jouer les prophètes pour l’année 2006.
Celle qui fut déespérement criante de vérité…
Celle que l’on subit chaque seconde depuis.
Cette mythique phrase était donc :
« Je sens que ça va être long 2005 » (à prononcer avec un ton d’une lassitude extrême)
Nom de dieu, que c’est long…
Les six premiers mois furent pour nous une sorte de végétation régressive dénuée de toute vie (tant sociale que sexuelle)
Nous nous consacrâmes à nos études avec plus ou moins de résultats à la clé.
Puis arrivé le mois de juin, telles de vielles couleuvres sorties de leur hibernation, nous nous sommes réveillés…
Nous avons donc rattrapé les six premiers mois…
Bon quand on condense six mois en quatre, forcement ça laisse des séquelles :
-taux d’alcoolémie en permanence au dessus des 2,5 grammes
-chute vertigineuse du nombre d’amis
-impossibilité totale de construire quoique ce soit de stable (ok c’était valable avant, mais là c’est accentué, si si, encore plus que d’habitude)
Puis le premier octobre, Gautier nous a lâchement abandonnés pour monter vers la capitale.
Nous avons persévéré avec mister mirabelle et avons enfin trouvé notre rythme de croisière. Nous nous sommes alors lancés dans une frénésie de public relation and sexual relation. Ce qui nous vaut à présent d’être connus, reconnus et conviés à tous les événements butifull people de notre belle ville.
Malheureusement pour nous, 2005 n’est toujours pas finie…
Il reste encore 18 jours à tirer. Et quand une seconde standard en vaut trois dans notre galaxie, inutile de préciser que ça va être long…
Tout ce pavé pour ne pas oublier la colocation ratée, ton master, ta migration, le minibus de Millau et nos dépressions cycliques, nos amants, nos non-amis, nos périodes 150 boîtes et 3 million d’ambiances, nos accidents de voiture, nos toxicos et leurs cendriers, nos verres magiques, nos DJ et barmen…
Tout ce pavé pour te souvenir que tous ces événements surréalistes font partie intégrante de la même année.
Tout ce pavé pour te présenter toute mes confuses car je suis une amie pitoyable qui ne mérite pas tes reins.
Tout ce pavé pour éviter te t’affronter au téléphone et t’écrire que pour ton retour, je serais vestiaire dans une boîte de bodega espagnole…