I will survive

Par Gauthier

 

At first I was afraid

I was petrified

Kept thinkin’ I could never live without you by my side

But then I spent so many nights

Thinkin’ how you did me wrong

And I grew strong

I learned how to get along

And so you’re back from outer space

I just walked in to find you here with that sad look upon your face

I should have changed that stupid lock

I would have made you leave your key

If I’d have known for just one second you’d be back to bother me

Go on now, go

walk out the door

Just turn around now

You’re not welcome anymore

Weren’t you the one who tried to hurt me with goodbye

Did I crumble

Did you think I’d lay down and die?

Oh no not I

I will survive

Oh, as long as I know how to love I know I’ll stay alive

I’ve got all my life to live

I’ve got all my love to give

And I’ll survive

I will survive

Hey hey

It took all the strength I had not to fall apart

Kept trying’ hard to mend the pieces of my broken heart

And I spent oh so many nights

Just feeling sorry for myself

I used to cry

But now I hold my head up high

And you see in me

Somebody new

I’m not that chained up little person still in love with you

And so you feel like droppin’ in

And just expect me to be free

But I’m savin’ all my lovin’ for someone who’s lovin’ me

 

Oui ce sont bien les paroles de l’indémodable tube disco par excellence : I will survive de Gloria Gaynor. Pourquoi je vous les balance ici ? Je vais essayer d’être court et surtout compréhensible (pour autant que je puisse l’être). J’adore cette chanson. Elle ne représente pas vraiment quelque chose pour moi, c’est juste que je la trouve gaie et entraînante. Ça tombe bien, c’est le but premier du disco.

 

Je ne l’écoute pas souvent. La plupart du temps, je la mets en soirée quand j’ai bien bu pour hurler un bon coup, ou je me déhanche dessus dans une boite minable (une boite qui passe encore du Gloria Gaynor ça existe aussi à Paris, faut pas croire… pffff). Bref, du fun, encore du fun, toujours du fun. Ça tombe bien je suis quelqu’un de fun.

 

Nina me la chante depuis une semaine sur MSN pour me faire rire. Et je l’écoute en boucle dès que je suis devant mon mac. Pourquoi ai-je un tel besoin de disco débile en ce moment ? Non pas parce que je suis une grosse tafiole dénuée de goût musical (Manu Katché si tu nous regardes : des fleurs !). Non j’ai juste besoin de me remonter un peu le moral.

 

Dimanche soir, j’ai pris un TGV lancé à pleine vitesse dans ma gueule. La sale mauvaise nouvelle, celle que je ne pouvais pas sentir venir. Et depuis j’accuse un peu le coup. J’aurais voulu vous amener ça de façon plus tendre peut-être plus littéraire aussi. Mais j’en ai pas du tout l’envie, et encore moins la force. Je suis vidé de toute consistance (déjà qu’à la base c’est pas la joie !).

 

Pour planter le décor : je couche avec un inconnu, la capote explose, je m’en rends compte après le coït, il flippe, je ne comprends pas pourquoi. Je lui dis que je suis séronégatif, il flippe toujours. Il me dit qu’il est séropositif, je comprends pourquoi il flippe. Et moi ? Ben je suis sous trithérapie préventive depuis le début de la semaine. Alors je n’ai qu’une chose à dire à ce fucking virus : I WILL SURVIVE !

 

Ps : je sais que ça ne se fait pas, mais j’en parle sur mon blog. Je ne voulais pas faire un grotesque copier/coller de mes post de la semaine. Vous méritez mieux que ça. Alors en attendant que je sois capable de reprendre sur les deux fronts, je vous invite à lire ce que j’ai publié sur mon blog. Promis la semaine prochaine je vous consacre plus de temps.

Mister Big versus Mister Arrière-boutique

Par Mister Big
Vous faites quoi, vous, pour vous détendre quand vous vous dites « j’ai une vie de merde »… ? Qu’ouie-je ? Non, Nina, pas une brouette… quand tu te dis que t’as une vie de merde, c’est souvent parce que tu t’es fait jeté par le mec que tu convoitais tant, alors… Le chocolat ? C’est acceptable comme réponse, mais ça demande du matériel… Oui ! Bravo Gauthier : on fait les boutiques !
 
Mais à la différence de notre brave Gauthier d’amour, moi, quand je fais les boutiques, ce n’est pas pour claquer 87€90 sur un tshirt et 142€30 pour un jean usé, sale et troué (plus c’est cher, plus l’ouvrier pakistanais qui l’a fabriqué l’a porté pour vider les écuries, c’est bien connu…). Dans notre belle ville de Toulouse, rose comme la peau du cul du bébé qui vient de naître, on a d’autres façons de faire du lèche-vitrine…
 
En reviendant d’un entretien non fructueux, je me suis laissé entraîner à flâner entre les vitrines d’une rue commerçante de la plus belle ville du monde… Et là, que vois-je en vitrine ? Une tête de bouddha moquettée rose fushia ! N’écoutant que mon instinct de Miss Fine, je rentre dans ladite boutique, et je regarde le prix de l’objet du désir… trop cher… mais sympa quand même !
 
« Bonjour Mister Big »
Hein ? Koiça ? Je me retourne et là, sourire ravageur en avant, le vendeur se tenait quasi-collé à moi ! « Ha ! Salut toi ! » et tapage de bise en règle… C’était un ancien fantasme assouvis qui remontait à la surface. Une de ces bombasses… Grrrr… J’avais fait un plan à trois avec lui et mon ex de l’époque, puis deux plans seuls… Aux dernières nouvelles que j’avais eu de lui, il voulait que je trifouille ses intestins avec ma pitite main droite… Donc j’avais un peu zappé l’individu…
 
Bref, nous voilà à nous raconter nos vies devant son comptoir, puis derrière son comptoir, puis… Il bossait de temps en temps ici pour dépanner un ami, ça, je le savais… Il me propose un café : je décline l’offre poliment, histoire de pas avoir les dents jaunies et une haleine de chacal mort en face d’un de mes anciens plans cul… Il me demande si j’ai 10 minutes devant moi… « oui et non, je suis pas aux pièces, mais je dois encore faire blablabla bla blabla » L’idée passe son chemin… d’un coup, plus personne dans la boutique. Voilà mon vendeur qui prend les clefs et qui ferme ! A 16h ? c pas normal… Je reste dubitatif… Et vlan qu’il me prend par la main et m’entraîne dans l’arrière boutique !
 
N’écoutant que mon courage, je me laisse entraîner. Pas le temps de dire ouf que mes amygdales ont déjà eues la visite de sa langue ! Sur ceux, politesse oblige, à mon tour de saluer les amygdales du monsieur à grand coups de reins. « Elle est bonne ta queue » 4256ème fois qu’on me la sort, celle là, c’est original… Puis d’abord, on parle pas la bouche pleine ! Soucieux de sa bonne éducation, je l’empêche de rebredouiller quelque chose d’un grand coup de rein. Là, j’ai dépassé les amygdales, mais c’est pas grave, il aime ça. « Bon, ça commence à me chauffer, on finit comment ? » C’est pas tout, mais j’ai des choses à faire, moi… « Où tu veux… Dis, tu me forces ? Tu jouis en me forçant à le prendre en bouche. » Qu’à cela ne tienne ! Si ça peut lui faire plaisir…  Quelques agitations plus tard, le buco-polissage  de ma boiserie prend fin dans un grand mouvement, mes mains tenant solidement le crâne de mon partenaire rivé sur le sceptre papal. Un gloups plus tard, en s’essuyant le coin des lèvres… « Je comptais pas avaler, mais qu’est-ce que c’était bon » Normal, je me nourris sainement, moi, Monsieur ». Allé, on se rhabille, car c’est pas tout ça, mais le chiffre d’affaire ne va pas atteindre des sommets, si on continue… « Bizbye ! A la prochaine ! » et voilà le travail.
 
Comme quoi, on peut faire du shopping tout en se soulageant et rentrer vidé sans avoir vidé son compte en banque ! Prenez-en de la graine ! Surtout toi, Gauthier : ta banquière appréciera le geste !