Hé, c’’est bientôt la St Valentin !

Voici un thème que je n’avais jusque là jamais traité vu qu’Emma s’en était occupé l’an dernier et que je m’en foutais un peu mais on ne peut pas ne pas aborder ce sujet sur un blog qui parle de relations amoureuses (et/ou sexuelles). Du moins, je suppose. Alors parlons de cette fête.

Concernant les origines, on s’en fout, on donne jamais les mêmes. En gros, c’est la fête des fleuristes, des chocolatiers et des bijoutiers. Face à la St Valentin, on trouve toute sorte de comportements : les « youpi, je vois mon namoureux et je mets des cœurs partout ! », les « c’est une fête de merde, je suis célibataire et aigri(e) », les « je suis en couple et je suis trop wild pour fêter ça », les « c’est pourri, j’organise une contre-soirée » et les « ah, putain, on est déjà le 14 ! ». Moi, je me situerais plus dans le dernier groupe. J’avoue que c’est pas une fête qui me marque, je ne suis ni pour, ni contre. En plus, cette année, je dois voir mon boss ce jour-là, à priori alors pour la soirée romantique, c’est pas ça.

Aujourd’hui, la St Valentin, je m’en tamponne le cocotier mais ado, ce n’était pas du tout le cas. Oui, j’étais nourrie à la sauce Berverly Hills, Sous le Soleil et même Sauvé par le Gong. Donc pour moi, le jour de la St Valentin était le jour où un homme pouvait me dire qu’il m’aimait. Jamais l’inverse car moi, j’étais trop timide et puis merde, j’ai le droit de me prendre pour la princesse romantique que le prince vient courtiser. Donc le jour du 14 février, je guettais le moindre signe, la moindre lettre, la moindre rose, tout le scénario était écrit dans
ma tête et… rien. Jamais. J’ai donc passé 19 ans sans avoir de mec le jour de la St Valentin (l’hiver ne m’a jamais réussi en amour, faut croire). L’année de mes 20 ans, alors que je ne les avais pas encore parce que je suis née en avril, je me file des défis à la con genre : « j’arrête de fumer à la fin des exams… non, quand j’aurai un mec. Et il m’en faut un pour la St Valentin parce que fais chier ! ». Donc après avoir joué au ping pong avec les amygdales d’un mec en boîte (j’ai jamais su si le mec que je croisais régulièrement à la fac, qui lui ressemblait énormément et qui avait une petite amie était la même personne ou pas), je finis par sortir avec Guillaume the first le 02 février, 12 jours avant le jour fatidique et pile à la fin des exams. Donc panique : cool, j’ai un mec pour la St Valentin… Mais faut que je lui fasse un cadeau ? Finalement, je lui ai acheté deux nounours avec un cœur et j’ai appris au passage qu’il était allergique à la poussière. Seul cadeau que je lui ai fait pour cette fête là et j’avoue que j’avais carrément effacé ce souvenir jusqu’au jour où j’ai vu ledit cadeau dans sa chambre chez ses parents. Après chaque année, quand il me disait « bonne fête » ce jour là, je répondais : « pfffffff ! ». De toute façon, notre anniversaire étant le 02, on
n’allait pas refaire un truc le 14. Et puis, moi, je voulais un mec pour dire que si je ne fêtais pas la St Valentin, c’est juste parce que je m’en foutais, pas parce que j’étais célibataire ET frustrée.

Mais voilà, ado, ça restait institutionnel. Une année, avec ma sœur, on avait organisé un repas aux chandelles pour mes parents, pâtes au basilic et je sais plus quoi, assez basique. On a mis deux heures à trouver des bougies car mes parents n’aiment pas ça mais bon, on était toutes contentes de nous. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai appris que mon père honnissait la St Valentin. Faut dire que mon père est très anniversaire, il offre un bouquet à ma mère pour l’anniversaire de leur première sortie et de leur mariage.

Alors tout ça pour dire : faut-il fêter ou cracher sur la St Valentin. Moi, je pense que chacun fait ce qu’il veut. Je ne suis pas fan de ce genre de fêtes institutionnalisées mais c’est vrai que ça peut être une bonne occasion pour déclarer sa flamme, après tout. Un jour où on ose tout comme acheter une pleine page dans Libé pour dire je t’aime. Après tout, pourquoi pas ? Si le 1er janvier est le jour des bonnes résolutions, le 14 février pourrait être vu comme le jour où l’on ose dire « tu me plais bien »… Si les gens aiment cette fête, laissons-les. Je ne ferai pas d’anti-St Valentin en allant dans les restos me moquer des couples ou faire une soirée entre célibs pour maudire l’amour. Pour moi, c’est une juste une journée comme les autres.

Politique fiction

J’ai trouvé récemment dans une librairie un livre fort sympathique qui suscite forcément un article. Non parce que je fais pas que regarder la télé, je lis beaucoup mais j’en parle
pas forcément. Mais là, ce livre très drôle m’a donné envie de saisir mon clavier et de vous en parler. Toi aussi, cultive-toi, lecteur !
Tsunami-Sur-L-elysee

Bon, de quel livre je parle ? De « Tsunami sur l’Elysée », de Dominique Ambiel et Antoine Rault. L’histoire est simple : c’est celle des élections de 2007, les présidentielles (pour les trois du fond qui seraient pas au courant, des fois qu’ils sortent du coma). Le scénario est simple : les candidatures se multiplient, tant à gauche qu’à droite. En vrac : Chirac, Sarko, Hollande (secondé par Ségolène, le livre est sorti en juin), Fabius, Kouchner, Tapie, Bayrou, Arlette, Besancenot, Marine Le Pen (papa ayant fait un malaise cardiaque en direct à la télé et ne pouvant plus dès lors se présenter)… Bref, à l’arrivée, ils sont 27. Puis 26 puisque Chevènement jette l’éponge. Donc, dans la première partie, le livre nous présente les principaux candidats et ce qui leur passe par la tête. Chirac veut emmerder Sarko, Fabius et Kouchner veulent jouer leur carte, Hollande est poussé par le parti après une attaque cérébrale de Jospin, devenu bégayant, Marine remplace papa, Arlette et Besancenot défendent leur cause… Bien sûr, tout ceci n’est qu’une fiction mais c’est tellement bien fait que, parfois, on a limite l’impression que les deux auteurs ont repris des confidences de ces candidats.

 

La campagne se déroule bon an mal an jusqu’au drame : à quelques jours des élections, de nouvelles émeutes de banlieue. Besancenot appelle les jeunes à manifester mais ils
sont durement réprimés par la police. Le premier tour se passe et l’impossible se produit : au deuxième tour, on retrouve Marine face…à Besancenot ! Bon, je ne dirai pas qui gagne (parce que le livre le dit), histoire de ne pas déflorer votre plaisir. Ceci étant, les stratégies de ralliement sont extrêmement drôles. La crise de panique chez certains politiciens, aussi. Le passage de pouvoir entre Chirac et celui ou celle qui remporte les élections, à ne pas rater !

 

Bref, ce livre n’est qu’une fiction, bien menée et hilarante. Mais on rit jaune quand même : et si ça arrivait ? Nous sommes encore loin des 27 candidats, on peut déjà rayer de la liste Fabius et Kouchner (dont le regard est désormais tourné vers l’OMS), Tapie et les PRG se sont ralliés au PS pour récupérer des ministères. Par contre, il me semble peu probable que Chevènement n’en soit pas. Et je ne suis pas sûre qu’on ait pas droit à un candidat dissident du PS, genre Mélenchon. Ceci étant, si un mec du PS se présente en sus de Ségolène, perso, je le virerais du parti : s’il est pas foutu de respecter le vote des militants, c’est qu’il y a un sacré problème ! Quant à Chirac… Lui et sa dame nous refont le coup de la troisième candidature ! Si, si, si ! Ca fait frémir tout de même. Parce que, des fois, quand je suis les infos, je me dis : « merde, le bouquin n’a pas tapé si loin que ça ! ». Bon, pour l’heure, Le Pen est bon pied bon œil mais il est plus tout jeune, pépé…

 

Bref, ce livre est parfait pour rigoler un bon coup, c’est plus drôle que les Guignols. Il y a des scènes excellentes mais comme les plus drôles sont vers la fin, je peux pas vous
les raconter, sinon, je vous dévoilerai le nom du nouveau ou de la nouvelle Président(e). Mais quand même, ça fait un peu réfléchir. Pourrait-on se retrouver avec un 21 avril bis mais dans une configuration encore pire ? Parce que le livre explique comment on en arrive là, c’est pas juste une facétie d’écrivains. Outre l’émeute susmentionnée, il y a également un abstentionnisme massif des 30-45, les jeunes ayant tendance à voter plus facilement pour les extrêmes, tout comme les personnes âgées (mais ce ne sont, à priori, pas les mêmes extrêmes). Or en 2007, il y a une pluie de ponts ! Je n’oserai pas dire que les vacances passent avant des élections pour une majorité de gens mais je me dis que 4 scrutins en même pas deux mois, beaucoup vont sécher (et ça me navre, sachez-le). Et encore, Dieu merci, ils ont décalé les municipales à 2008 parce que là, ça aurait été l’hécatombe ! Bon, je vais pas m’emporter sur le sujet « putain mais
quelle idée de merde de foutre législatives et présidentielles à un mois d’intervalle », ce n’est point le sujet. Or quitte à faire impasse sur un scrutin, vous sécheriez le premier tour ou le second, le décisif ? Ben, le premier, évidemment ! Si vous saviez tous les gens impliqués dans le tissu syndical et associatif que je connaissais et qui n’ont pas voté le 21 avril 2002 (mais qui sont quand même allés manifester, on rêve…), ça montre que la mobilisation est nulle.

 

Un nouveau 21 avril est-il possible ? Techniquement oui, tout est toujours possible. Seulement, j’espère que le « Tsunami sur l’Elysée » restera une fable…

Réminiscence des désirs passés

L’autre jour, je m’octroyais une petite sieste digestive avant de reprendre le boulot. Oui, il faut bien recharger les batteries pour être efficace et vu la chaleur ambiante, il faut bien. Bref, alors que je somnolais, je laisse mes pensées divaguer, ce qui donne parfois de drôles de résultats. A un moment, mon cerveau en surchauffe me propose un scénario étrange : je recevais un mail d’un mec qui me fit craquer dans le temps (mais avec qui il ne s’est jamais rien passé) qui me parlait d’une soirée qu’on avait passé ensemble, genre : « ces derniers temps, j’ai beaucoup pensé à cette soirée, blablabla ». Je sors de mon demi-sommeil et je fronce les sourcils : pourquoi je pense à ça, tout à coup ?

Dans ma vie, j’en ai croisé des hommes qui m’ont fait craquer sans que je puisse conclure, à l’arrivée. Soit parce que l’un de nous était en couple (voire les deux), soit parce que je ne lui plaisais pas, soit parce que je n’ai jamais osé faire le premier pas. Bref, si j’arrive à oublier et aller de l’avant (Dieu merci), de temps en temps, mon subconscient me fait une petite piqûre de rappel, je sais pas bien pourquoi. C’est souvent dans mes rêves qu’ils reviennent. Des gens à qui j’ai pas pensé depuis longtemps et tout à coup, ils sont là. Est-ce parce que je n’ai de désir pour personne à un moment donné que ma vie que mon cerveau, en manque de tendresse et d’affection (et de sensations fortes, aussi), reprend des hommes qui m’ont attirée tantôt pour exprimer ses envies ? Oui, après tout, c’est pratique et je me sens moins con au réveil que lorsque je rêve d’embrassades sauvages avec Sawyer dans la jungle, ça fait moins midinette.

Ce qui m’étonnes toujours c’est que des sentiments oubliés (même si sentiments est parfois un mot un pour fort pour parler d’un grande attirance) peuvent revenir sans qu’on s’y attende. L’autre nuit, j’ai même rêvé du garçon qui faisait battre mon cœur… au collège ! Bon, à la fin, je lui posais un lapin parce que j’avais une énigme à résoudre dans un château et j’avais pas le temps d’aller au rendez-vous (non, je ne prends aucune drogue). Mais ce sont généralement les mêmes qui reviennent. Parfois, ce sont des exs, aussi, mais rarement tous mes exs, juste ceux que j’ai aimé d’amour. Me souviens, l’autre nuit, j’ai rêvé que j’étais en plein pelotage avec Guillaume the first et à un moment, je me disais : « merde, ça va faire bizarre de recoucher avec lui » parce que ma sexualité de l’époque n’est plus celle de maintenant.

Mais celui qui a la palme du retour dans mes rêves et qui y revient un peu trop régulièrement à mon goût, c’est Fabien, alias le démon tentateur. Je rêve de lui environ tous les deux mois, c’est cyclique. Et c’est souvent le scénario « enfin libres de nous aimer, rattrapons le temps perdu youp la boum ! ». En général, ces rêves interviennent quand je suis en phase de rapprochement avec un beau mâle (donc en fin de célibat), soit quand je suis en phase de tentative d’oubli d’un mec qui a fait bobo à mon cœur. Genre : « oublie celui-là et pense à moi… ». Bon, ça soigne pas les bobos mais c’est curieux quand même. Y a des fois, je me demande si je devrais pas le recontacter mais pour lui dire quoi : « bon, en fait, y a quatre, cinq ans, je fantasmais sur toi comme une malade, si on couchait ensemble, ça m’aiderait à aller de l’avant, tu sais. » Mais bien sûr, tellement fin ! Ca fait trois ans que ce mec n’a pas de nouvelles de moi et je vais lui balancer ça… Et je serai même pas là pour voir sa tête à la lecture de mon mail, en plus ! Non, je crois que je n’ai pas pu saisir ma chance au moment où on se fréquentait, je crois pas que ça puisse le faire maintenant. Puis je sais même plus il vit, il a peut-être quitté la France, il s’est peut-être marié, il est peut-être devenu tout moche… Bref, à moins d’un formidable hasard, il restera qu’un fantôme de mes rêves troubles (ooooooh !). Quoi qu’il n’y a pas que les rêves qui me font penser à lui, il y a aussi une chanson, « Only dreamin’ » de K’s Choice. Dès que je l’entends, c’est son visage qui apparaît. Alors que je ne l’ai jamais entendu en sa présence mais je sais pas, cette chanson, je l’écoutais à l’époque et elle me fait irrésistiblement penser à lui… C’est pour ça que je l’écoute pas souvent, d’ailleurs.

N’empêche que ses rêves me rendent en général nostalgiques. Parce que vu que je le fais en période de manque affectif, forcément, quand je me réveille et que je suis seule, je la sens bien ma solitude. Je voudrais un câlin mais y a personne pour me le faire. A part Kenya mais ça compte pas, c’est un chat… Puis repenser à ces amours ou attirances passées qui n’existent plus aujourd’hui pour la majorité, ça me fait réfléchir. Quand on aime, on croit toujours que c’est pour la vie, qu’on ne verra jamais un autre homme que lui, le beau, le fantastique, le parfait. Et finalement, le temps fait son œuvre et on finit toujours par oublier, même si ça prend du temps des fois (et j’aime pas quand ça prend du temps). Et oui, celui qui faisait battre notre cœur hier nous rend indifférente aujourd’hui. Quoi que si on rêve, il doit rester encore quelques braises tièdes…

J’ai aussi une autre théorie. En fait, certains de ses hommes, je n’ai pu les avoir car ado, j’étais pas jolie, jolie… Et puis super renfermée donc ça aide pas. Or aujourd’hui, je me sens mieux dans ma tête et je suis quand même pas mal mieux. Donc mes rêves, quelque part, ils me vengent : ces hommes que je n’ai pu avoir dans le temps, je pourrais les avoir maintenant. Bon, c’est mon subconscient qui me raconte ça, c’est peut-être même pas vrai mais on s’en fout.

Outre les rêves, ce sont aussi des lieux, des bruits, des odeurs. Des objets, aussi. Des petites choses qui tout à coup vous foutent le cafard sans raison. Mardi, je suis allée faire quelques courses dans mon centre commercial voisin et je suis passée devant le café où Alex et moi avions eu notre dernière entrevue, notre rupture officielle, en somme, et ça m’a foutu le blues. Alors que j’y vais souvent dans ce foutu centre commercial mais là, ça m’a prise, comme ça.

C’est curieux comme des fois, des choses nous reviennent sans raison particulière. Des fois, ça nous plonge dans une douce nostalgie. Mais des fois, ça vous fout une journée en l’air.

Du sexe avec une célébrité : un fantasme à réaliser ?

L’autre jour, j’ai écrit un article dans lequel je parlais de « Sagamore », en référence à Sagamore Stévenin. Oui, c’est pas parce que j’ai pas de moitié en vrai que je ne peux pas parler amour ou autre. Mon fiancé virtuel, avant, c’était Brad mais comme j’ai eu un vrai copain pas virtuel du tout depuis, le nouveau, c’est Sagamore parce que je fais pas dans le réchauffé. Bref, voyant cela, une lectrice me proposa gentiment de me filer les coordonnées de ce monsieur mais je refuse, ne sachant qu’en faire. Car après tout, autant c’est rigolo de fantasmer
sur une célébrité, autant le concrétiser, non.

Bon, imaginons, imaginons. Nina est seule dans son lit, elle imagine de belles histoires de princes charmants et de princesses. Dans le rôle de la princesse, moi, forcément. Dans le rôle du prince… Bon, comme je n’ai aucun plan M pour le moment, prenons un choupinou célèbre, ça fera l’affaire. Donc au hasard, notre ami Sagamore. Voilà un prince doux, prévenant aux attributs royaux conséquents. Oui, comment vous croyez, vous, que prince et princesse « eurent beaucoup d’enfants », par insémination artificielle ? Bon, bref, vous saisissez
l’idée. Bon, comme j’ai beaucoup d’imagination et que j’ai du mal à m’endormir, j’ai le temps de fantasmer, avec plein de scénarii différents et tout.

Un jour, voilà que je me promène dans la rue. « Lalalalala ». Soudain, qui vois-je ? Sagamore himself ! Bon, cette scène est totalement fictive puisque je pourrais croiser mon père dans la rue que je ne percuterais même pas. Mais bon, on continue ! Donc, je croise M. Sagamore et lui, il me remarque aussi, il me propose de boire un verre. Bon, on discute, blabla, puis il me propose un dernier verre chez lui. Bon, comme j’ai plus 15 ans, j’ai pas la naïveté de croire qu’un mec m’invite à un dernier verre juste pour me parler de la pensée philosophie de Kierkegaard. Donc, toute émoustillée, j’accepte. Oui parce que quitte à être dans la supposition, il est acquis que pour l’occasion, je serai épilée, j’aurai mes plus beaux dessous et j’aurai même pas mes règles.

Bref, lui et moi, moi et lui sur un canapé à quand même boire ce dernier verre et ce qui devait arriver arriva, nous nous embrassâmes passionnément avant de finir en brouette. Bon alors, déjà, vous aurez noté que jusqu’à la brouette, M. a un comportement irréprochable. C’est déjà de l’ordre du fantasme. M. étant un peu connu, il pourrait me croiser dans la rue et faire : « hé poulette, ça te dirait de baiser avec une célébrité ? ». Heu… Ben non, là, j’ai pas le temps, j’ai ma casserole de lait en double file ! Bon et même s’il est gentleman, il pourrait être très mauvais amant ou me sortir un « alors, ça te fait quoi d’avoir couché avec une star ?» à peine a-t-il fini de jouir. Heu… Ah, il faut que j’y aille, mon
chat a l’appendicite, là. Bref, entre la réalité, pas toujours glamour, et le fantasme, toujours délicatement sensuel, il peut y avoir une sacrée différence. Non parce qu’on sait jamais, Sagamore, il peut être goujat, SM hard, podophile (non, y a pas de fautes, c’est un amateur des pieds !), petite bistouquette, bande mou, éjaculateur précoce…

Bref le mythe serait brisé. Tu vas me dire, et alors ? Au moins, le fantasme sera réalisé. Ouais mais finalement, j’aurais préféré que ça reste un fantasme car même si la liste de mes fantasmes sur des célébrités sont longues, ça fait chier quoi. En plus, j’ai rien d’une midinette et côté « fan qui couche avec sa star » (à dire avec une voix de pétasse), ça me fait pas triper, il faut être honnête. Déjà quand j’ai reçu le mail de la demoiselle, je me suis demandée ce que je pourrais en faire. Fureter dans son quartier en espérant le croiser ? Je le fais plus depuis mes 16 ans. Et puis j’ai pas le temps. Et puis avec le bol que j’ai, il habitera forcément à l’autre bout de Paris. L’appeler alors ? Ah, j’imagine ça d’ici :

« Allo Sagamore ?
– Heu… Oui, c’est qui ?

– Je m’appelle Nina et j’ai 26 ans et je te trouve trop trop beau.

– Merci. Et ?
– Ca te dirait qu’on aille boire un verre un de ses 4 ?

– Ah…euh…Je peux pas, je dois m’épiler les genoux. Et puis je suis marié et en plus, je suis podophile. »

Toutes mes répliques sont à dire avec ma voix de pétasse option suraiguë hystérique. Bref, ça pourrait être très rigolo mais la dernière fois que j’ai appelé un mec pour lui déclarer ma flamme (j’avais 16 ans), je me suis pris un vent donc curieusement, la drague téléphonique, je le sens plus trop.

Et puis d’abord, si mon destin est de me taper un jour Sagamore, c’est que nous nous serons trouvés par hasard et pas parce que j’ai joué ma fan hystérique et collante parce que, ça, curieusement, je sens que ça lui plaira pas.

Nous fantasmons tous sur des célébrités, c’est normal. Mais je suis pas la seule à trouver Sagamore (ou Brad ou d’autres) choupinou donc c’est plus marrant de se faire ses films que de tenter quoi que ce soit. Parce que Sagamore, il doit en avoir marre des nanas qui le désirent corps et âme, qui lui écrivent de longues lettres avec des cœurs sur les i et puis tout ça.


Non, c’est définitif : Sagamore, si tu me veux, c’est à toi de te bouger !

 

PS : Sagamore, si tu me lis, sache que je ne pense pas que tu sois équipé petite bistouquette impuissante. Sache cependant aussi que je suis comme St Thomas, je ne crois que
ce que je vois…

Youpi, soyons amoureux !

Il y a grosso modo, trois catégories de gens : les en couple, les célibataires et les célibataires amoureux. Evidemment, il y a des sous-catégories mais cet article ne se veut pas une analyse sociologique de l’amour. Vous constaterez qu’on envie toujours un peu les membres des deux autres catégories : les célibataires pour leur liberté, les en couple pour leur sécurité. Mais ceux que l’on préfère, ce sont les célibataires amoureux.
 amour
Imaginons une scène : vous êtes en train de discuter avec un(e) amie de la catégorie 1 ou 3 (donc en couple ou célibataire) et vous avouez entre le fromage et le dessert que vous avez rencontré quelqu’un, « un garçon très mignon qui me plaît beaucoup, il est beau, intelligent, marrant… ». Oui, il n’y a rien de moins objectif qu’une personne amoureuse. Bon, bref, vous vous extasiez sur votre cible que nous appellerons ici Brad (au hasard). Et là, immanquablement, votre interlocuteur ou cutrice s’exclamera : « Ouah, mais c’est génial, comme je t’envie ! ». Bon parfois, c’est hypocrite, surtout si la personne fait partie de la catégorie célibataire sous-catégorie totalement aigrie. Elle dira ça mais pensera : « fais chier, cette connasse va se trouver un mec avant moi alors que je suis carrément plus belle qu’elle. Non mais qu’est-ce qu’on peut lui trouver à c’te grosse vache aux cheveux filasses ? ». Mais dès qu’on est amoureux, tout le monde nous envie. Pourquoi donc ?
 
Me voilà donc amoureuse de Brad. Quand je me réveille le matin, je rêvasse à lui, à nous, à notre premier baiser. Je sens presque ses lèvres effleurer les miennes, sa langue caresser légèrement la mienne, ses mains qui glissent délicatement de mon visage à mes hanches… aaaaaah ! Voilà effectivement de quoi se lever de bonne humeur. Tard (oui, fantasmer, ça prend du temps) mais de bonne humeur. Comme je veux Brad à tout prix, il faut que je sois belle : sport, soins de peau, nourriture saine, juvamine… L’artillerie lourde, quoi. J’ai forcément envie de m’acheter de nouvelles fringues et de nouveaux dessous (au cas où) pour parader devant mon beau et le faire craquer. Bref, à notre prochain rendez-vous, je serai tellement la plus belle que Brad ne voudra pas sortir avec moi, non, il voudra carrément m’épouser.
 
Etre amoureuse, c’est avoir des papillons autour de la tête en permanence. On a l’impression que les fleurs fleurissent sur notre passage, le soleil brille même à travers la pluie. Un signe anodin de sa part et notre cœur s’emballe, on s’envole, on touche plus pied par terre. Il a signé son texto par « bisous »… IL A SIGNE SON TEXTO PAR « BISOUS », vous imaginez ? Oui parce qu’être amoureuse, c’est aussi un peu retomber en adolescence. C’est se réjouir de lui avoir souri en se disant qu’il a compris le message, c’est mettre plein d’étoiles dans ses yeux et du gloss sur ses lèvres pour donner envie à Brad de nous embrasser. C’est imaginer les scénarios les plus débiles, les excuses les plus foireuses pour le revoir : « Je dois te rendre ton CD.
– Mais je ne t’en ai pas prêté.
– Ah et tu veux pas m’en prêter un ? »
 
En fait, être amoureux, c’est, parfois, ne pas arriver à coordonner deux neurones pour paraître intelligente. L’autre soir, je parlais à Anne qui vient d’entrer en catégorie 2 et elle me fait, désespérée : « je sais pas quoi lui dire, notre conversation est limitée… » Oh oui, quelle galère ! Je me souviens d’une conversation avec Bertrand au téléphone après ma rupture avec Guillaume, ma première réaction en raccrochant : « non mais quelle conne ! ». J’avais voulu jouer les séductrices, j’étais passée en mode neuneu, à roucouler comme un pigeon. Etre amoureuse, c’est être cyclothymique. Il signe « bisous » son texto, je plane à 100 000. Il ne répond pas à mon texto au bout de cinq minutes, c’est un connard qui ne cherche qu’à briser mon petit cœur et je déprime.
 
Etre amoureuse, paradoxalement, c’est douter de soi. Brad, il est beau, il est intelligent et drôle. Et moi, est-ce que je lui arrive à la cheville ? Comment un mec pareil pourrait voir une fille comme moi ? S’il avait vraiment envie de moi, il serait devant ma porte avec un immense bouquet de fleurs, non ? Là, je constate que derrière ma porte, y a que le paillasson (et Kenya qui en a profité pour courir jusqu’au troisième et dernier étage de mon immeuble). A-t-il compris que je voulais qu’il soit le père de mes trois enfants ? Soit oui et il n’est pas intéressé, soit non et qu’est-ce que je fais ? Lui envoyer dix textos par jour, c’est trop, mais si je ne donne pas signe de vie, il va m’oublier et une vilaine greluche même pas aussi belle que moi va me le piquer ! Mais est-ce à moi de le relancer ou à lui ? Qui a lancé l’invitation en dernier ? Vaut-il mieux que je l’appelle, que je le textote, que je le maile ou que je me taise ? Mais quelle prise de tête, les enfants ! Mais tant qu’il ne m’a pas embrassé, je doute. De moi, de son intérêt pour moi. M’a-t-il dit que j’étais jolie par politesse (enfin, moi, je lui avais rien demandé), par jeu ou parce qu’il veut que je sois son Angelina ?
 
Etre amoureuse, c’est analyser le moindre soupir de Brad, essayer de voir si on se fait des idées sur ses intentions ou pas. Simple ami ou prétendant ? A-t-il vu les constellations entières que j’ai mises dans mes yeux ? Peut-être que j’en ai trop mis et je lui ai fait peur. Etre amoureuse, c’est faire chier notre entourage en devenant monomaniaque. Exemple de conversation d’un amoureuse :
« Ça va ?
– Non, Brad il m’a pas rappelée !
– Et à part ça ?
– Et pourtant, il m’a dit que j’étais jolie, pourquoi il m’a dit ça si il ne veut pas m’épouser, hein ?
– Moi moyen.
– Tu crois que je dois lui envoyer un texto ?
– Mon chat est mort.
– Non parce que tu comprends, c’est moi qui lui ai proposé de se voir la dernière fois alors c’est un peu à lui de venir, non ?
– Je me suis foulé le petit orteil.
– Mais peut-être qu’il n’ose pas, peut-être que je l’intimide. S’il le faut, Brad, il est fou de moi mais il est comme moi, il sait pas quoi faire.
– Je suis allée faire pipi
– Ah non, vraiment, Brad, il est compliqué comme mec ! »
J’exagère à peine. Des fois, être amoureuse, c’est être chiante, à un point pas possible. A tel point d’ailleurs que vous finissez par vous prendre un mérité : « mais demande-lui, au moins, tu sauras ! ». Oui mais comment lui demander ? En face à face (délicat en cas de râteau), par MSN (minable si le sentiment est réciproque, ça casse un peu la magie de la révélation), par texto (alors, là, quelle que soit la réponse, c’est nul), par téléphone ? Etre amoureuse, c’est virer névrosée.
 
Et pourtant, quand une amie nous annonce qu’elle est passée en catégorie 2, on s’exclame sincèrement : « ouah, c’est génial ! » et on l’envie, en plus. On envie l’attente de ce premier baiser, on envie le jeu de séduction entre Brad et notre amie… Des fois, je me dis qu’on devrait se souvenir comme ça peut être pénible d’être amoureuse sans que ce soit concrétisé, ça calmerait notre joie. Maintenant, je ne me réjouirai pour mes copines que quand elles seront passées en catégorie 1 (ou 3 si elles sortaient avec un connard fini que je n’aimais pas).

Le baiser

Sur ce blog, on parle brouette sans complexes mais jusqu’à présent, personne n’a évoqué le prélude à toute brouette qui se respecte, ce qui donne le
coup d’envoi de la montée d’excitation : le baiser.
 
Le baiser est le premier acte d’amour que l’on sait maîtriser. Petit, on fait des bisous à tout le monde, à son papa, sa maman, son frère et sa sœur
(ça change, ça, après…). Par contre, on n’aime pas trop quand on nous en fait, surtout les bises baveuses. A la maternelle, on embrasse notre petit amoureux, nos parents trouvent ça 
« trooooop mignon ». Bref, le baiser, c’est naturel, c’est doux, tout le monde aime ça.
 
Arrivé à l’adolescence, nous devons franchir une nouvelle étape : le baiser avec la langue. J’avoue ne pas me souvenir quand j’ai appris qu’un baiser, ça se faisait avec la langue, j’ai dû trouver ça dégueulasse sur le coup mais ça m’a pas traumatisée plus que ça (ou alors, j’ai occulté). Je me souviens, en centre aéré, Anne et mo étions très intriguées par la question et elle avait piqué le OK podium de sa sœur aînée pour apprendre comment faire. Bon, alors, lecteur, si tu es jeune et que tu veux savoir comment embrasser, c’est pas en lisant un magazine sur le sujet que tu sauras, j’ai rien compris à ce qu’ils disaient. De toute façon, en grandissant, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas vraiment de
technique.
 
Lors du premier baiser, allez savoir pourquoi, ça bave toujours mais quelle volupté, Seigneur ! Deux langues qui se caressent, c’est quand même super agréable, il faut dire ce qui est. Evidemment, tout dépend du partenaire. Y a-t-il de mauvais embrasseurs ? Je ne crois pas, c’est plus une question de compatibilité, sans doute. Tout comme la brouette. Personnellement, j’aime pas les mecs qui confondent baiser et examen approfondi de mes amygdales. J’aime pas non plus les langues trop inquisitrices ou trop insistantes, j’ai pas envie d’avoir la sensation qu’on me viole la bouche.
 
J’avoue que ce que j’aime dans le baiser, c’est quand c’est tout doux, de tendres caresses qui me mettent en émoi. Le baiser peut vouloir dire peu et beaucoup à la fois. Il peut y avoir le baiser pré-brouette entre deux amants qui ne partagent rien d’autre que cette envie de s’envoyer en l’air. Ce sont des baisers qui vont directement au but, si j’ose dire, les langues se mêlent aussi sec dans un ballet torride et le baiser ne veut rien dire de plus que l’ouverture officielle des préliminaires. Puis il y a le baiser qui scelle une nouvelle union. Je ne parle pas du prude bisou échangé le jour du mariage, non ! Je parle du premier baiser d’un couple. Avant ce baiser, il reste toujours une petite parcelle de doute : a-t-il vraiment envie de moi ou ne fait-il que jouer ? Est-il censé m’embrasser ou dois-je prendre l’initiative ? Comme je disais sur un autre article, moi trop petite, moi
pas prendre initiative, à moins que je ne jette mon dévolu sur passe-partout. Je me contente de mettre des étoiles dans les yeux et de jouer avec mes cheveux (signaux clairs, quand même). Donc 
juste avant : « va-t-il m’embrasser ? »  Et là, enfin, le premier baiser. Idéalement (enfin, je ne parle que pour moi), ça ne doit pas être une soupe de langue, ça fait
trop pelle pré-brouette, ça. Ce doit juste être nos lèvres qui se rencontrent, se caressent, tout doucement, puis je sens poindr délicatement sa langue qui vient un peu titiller la mienne et,
là, nos langues peuvent se rencontrer mais pas de façon trop violente. Je suis pas chez l’ORL, mes amygdales ont juste envie d’avoir la paix. Ensuite, ce baiser scelle une union. Maintenant, nous 
sommes ensemble, toi et moi… Et on n’a pas fini d’en baver. Ce simple baiser est très riche en signification. Selon le couple, il veut dire à la fois don de soi, fidélité, fin des aventures amoureuses (le temps que durera le couple, évidemment), on ne dira plus « je » mais « nous »… Enfin, pour ce dernier point, faut le temps que ça se mette en place mais c’est l’idée. Quant au dernier baiser… Ben, celui-là, je ne l’aime pas car on le voit rarement venir. Par exemple, je ne me souviens pas de mon dernier baiser avec Guillaume 1er… Je me doute qu’il s’agissait d’un simple smack, plus amical qu’amoureux mais après. Je me souviens de celui qui faillit être notre dernier baiser. Alors que nous avions mis un terme définitif à notre
relation et que nous pleurions dans les bras l’un de l’autre, on a failli s’embrasser, pur réflexe. Mais non, nous ne sommes plus ensemble, c’est terminé, les baisers. Pour mes deux dernières 
relations en date (Arnaud et Guillaume 2), le dernier baiser eut lieu à la gare, mais pas la même. Pour le premier, je ne le savais pas mais curieusement, quand mon train a quitté la gare et que je l’ai vu sur le quai, j’ai eu comme un pressentiment. Pour Guillaume, je le savais mais ce n’était pas comme dans les films, le grand baiser à la Withney Houston et Kevin Kostner dans Bodyguard
(bravo les références cinématographiques), non, un doux baiser plus amical qu’amoureux et rapidement donné car mon train partait. En même temps, la vie n’est pas un film.
 
Mais revenons au premier baiser. Si je réfléchis trente secondes, je me rends compte que la plupart de mes premiers baisers ont eu lieu dans un lieu privé. En fait, si on excepte mes changements de salive en soirée et en boîte, ils ont tous eu lieu dans un lieu privé et ce n’est pas plus mal, je crois. Je ne suis pas anti baiser dans la rue, pas du tout, mais je sais pas, le premier, c’est un moment à vivre à deux et j’ai pas forcément envie que tout le monde partage ça. Même si tout le monde s’en fout car personne ne connaît mon histoire et personne ne va se dire : « oh, la petite châtain à chapeau, là-bas, c’est la première fois qu’elle embrasse ce charmant garçon. Qu’est-ce qu’il est mignon, elle en a de la chance ! » (la dernière phrase sert juste à flatter mon ego). Honnêtement, c’est très con, mais j’adore les histoires de premier baiser, même si elles diffèrent rarement. C’est généralement du genre : « on était chez lui ou chez moi, à l’aise, on discutait sur le canapé, j’avais mis toutes les étoiles que je pouvais dans mes yeux et de l’or dans mes cheveux, j’étais tellement près de lui que plus près, j’étais sur ses genoux puis il y a eu un blanc et le baiser est arrivé ! ». J’avoue que dans mon cas, ce fut souvent ce scénario ou quelque chose d’approchant, sauf Reno qui m’a embrassée alors que j’étais en train de parler, ce qui m’a surprise. N’empêche que je m’en souviendrai, de ce baiser-là.
 
Le premier baiser est quand même un moment que j’adore, que j’attends et que je redoute un peu en même temps. D’abord, je l’attends car tant que ce n’est pas fait, je doute de l’issue de l’histoire. Quand bien même le mec m’envoie tous les signaux possibles pour me manifester son intérêt pour moi, y a toujours un moment où je me demande si ce n’est pas juste un jeu, limite il me dit que je suis jolie par politesse. Avec Guillaume 1er, je fus particulièrement lourde : il a fallu qu’une copine me fasse remarquer que ce n’était pas normal qu’un type qui avait une vingtaine d’amis à la cafétéria passe son temps avec un groupe qu’il ne connaissait que depuis trois jours. Alors qu’il me disait clairement qu’il voulait sortir avec moi (il n’a pas dit texto ça mais quelque chose plein de sens dont je ne me souviens pas particulièrement, honte à moi), je n’osais lui répondre franchement, de peur de me prendre un vent. Bon, depuis mes 20 ans, j’ai progressé et suis un peu plus audacieuse mais quand même. Tant qu’il ne m’a pas embrassée, rien n’est fait. J’en parlais à Sally l’autre soir, elle
m’a dit que c’était pareil pour elle, ça me rassure. Je le redoute aussi car s’il embrasse mal, qu’est-ce que je fais ? Grosso merdo, je ne suis tombée que sur des bons embrasseurs, enfin, 
des gars qui embrassaient comme j’aime et qui me mettaient les reins en feu. Selon mes souvenirs, trois exceptions : Pierre, un mec qui m’avait draguée en boîte, il m’avait déchiqueté les lèvres. Pas grave, ça ne dura qu’une soirée. Ensuite, Louis, je n’ai jamais rien compris à sa façon d’embrasser. Et le dernier, Arnaud. Là, j’étais franchement emmerdée parce que je savais que ce n’était pas le coup d’une nuit et ça calmait un peu mes ardeurs à faire de lui le père de mes enfants. Pour les smacks, il pinçait un peu les lèvres et pour les baisers profonds, ils étaient effectivement très profonds, genre je tâte ta glotte pour voir si tout va bien. Du coup, c’était bizarre et je me retrouvais le contour des lèvres irrité par sa barbe (oui parce que très poilu et
même quand il se rasait le matin, il y avait du poil le soir). Franchement, je suis sortie avec quelques poilus et j’ai jamais été irritée comme ça.
 
L’avantage du baiser, par rapport à la brouette, c’est que c’est quand on veut, où on veut et ça peut être tout aussi excitant. Après tout, qui peut démarrer des préliminaires sans de longs baisers passionnés ? Moi, j’adore.

Toutouyoutour !

En ce moment, je suis au chômage donc je regarde la télé donc je me farcis je ne sais combien de pubs et donc, j’ai de quoi vous faire un nouvel article sur les pubs qui m’énervent  ! Et y a du dossier.
 
Oh, cacao ! Cho-chocolat !
Au cas où vous n’auriez pas remarqué, Noël arrive. Et à Noël, certaines pubs passent en boucle et sont particulièrement gonflantes… Hé oui, vous les avez reconnues, je parle des pubs pour les chocolats : la marque Ferrero investit la place. Ferrero c’est Kinder, Ferrero Rocher et Mon chéri. Ses pubs ont toujours été nulles avec des post-synchro proprement
caastrophiques, des acteurs qui n’auraient pas fait tâche dans les pires navets d’AB Production… et un scénario haletant. Souvenez-vous des soirées de l’ambassadeur, avec sa pyramide de Ferrero Rocher et son suspense insoutenable : la couillasse qui prend un chocolat bien au milieu de pile va-t-elle la faire s’effondrer ? Et surtout, cette question dont on n’a jamais eu la réponse : comment se faisait-il que la pile était toujours entière alors que tout le monde s’était servi ? Je sais pas si vous avez remarqué mais au moins trois personnes ont pris le rocher du dessus…
Et que dire des Mon chéri avec cette scène hautement érotique :
« Oh non, y a plus de mon chéri, j’en avais tellement envie !
– Ah bon ? Envie d’un chocolat croquant qui cache une délicate cerise qui fond dans la bouche (ou je sais plus quoi ?)
– Oh, tu es un monstre ? [il lui donne un mon chéri] Mmmmmm, tu es un amour ! »
Mais les plus forts, les plus beaux, les plus dramatiquement nuls, ce sont les Kinder, qu’ils soient délice, bueno, surprise ou les œufs, les kinder pingoui et tout ça. Ce qui est fantastique, dans ces pubs, c’est l’accent mis sur la grande quantité de lait qu’il y a dedans : donner du Kinder à vos enfants, y a rien de mieux pour eux. Bon, on oublie un peu de dire
qu’il n’y a pas plus gras. C’est comme le Nutella : super, ça donne de l’énergie aux enfants mais aussi de la surcharge pondérale. La seule pub Kinder qui est sympa, c’est celle « nous sommes tous de grands enfants » surtout lors de la première version où ils avaient mis une musique d’Emilie Simon que j’adore. Par contre, la dernière est nase : c’est une parodie ratée de Toy Story (film d’animation génial). N’empêche que si je devais consommer en fonction des pubs, je ne mangerais jamais de Kinder… et ça ne serait pas plus mal !
 
Filez-nous vos sous, on les utilise pour faire de la pub
Sinon, pubs qui m’énervent et Gauthier vous dira que je ne suis pas la seule : les pubs CIC, vous savez, celle où le directeur du CIC débarque chez ses voisins avec ses dents blanches et son air de débile profond dans la « banque d’en face » et se fout systématiquement de leur gueule. Je trouve ça vraiment odieux et ça ne me donne pas envie, mais alors pas envie du tout d’aller au CIC, genre : on prend les gens pour des abrutis. En plus, la petite musique produite par un saxo bontempi, et bien, elle me crispe. Et que dire des pubs MAAF qui sacrifient sur l’autel du capitalisme l’émission qui a bercé notre jeunesse et nous fait encore mourir de rire : Palace. D’une part, les pubs sont nulles, l’humour est absent, d’autre part, ça m’énerve quand ils hurlent « c’est la MAAF !! » Ça va, je ne suis pas sourde, merci. Et que dire des pubs MMA avec des pseudos célébrités entassées dans une mini… Ca fait très bourgeoise salope (cf Axelle Laffont, pour ceux qui n’ont pas compris la référence). Bon, par exemple, nous avons Mme de Fontenay et une Miss France, la seule qui n’a jamais fait de télé. Ben oui, les autres, elles ont fait actrices, mannequins, présentatrices d’une émission de foot et Mme de Fontenay a dit que c’était vulgaire. Donc la dame au chapeau a pris la seule qui n’a pas transformé l’essai pour faire cette pub, celle qui disait : « moi, je suis une avocate, je me rabaisserai pas à faire la potiche ». Tout ça mis bout à bout, on en conclue donc que jouer dans un pub MMA n’est pas vulgaire et qu’on n’y a pas un rôle de potiche… Donc ces dames sont de sacrées hypocrites ! Quoi qu’il en soit, on retrouve un peu le même principe que la MAAF : des petites scénettes à deux personnages qui sont censées nous faire rire… Mais je dois avoir un humour très particulier parce que ça ne me fait même pas sourire. Par contre, ça me crispe.
 
Pour en revenir aux banques, la palme, actuellement, c’est le Crédit Agricole avec les gens qui chantent de vieilles chansons « ça s’en va et ça revient ! » ou « faire une virée à deux, tous les deux sur les chemins… ». Bon, il faudrait dire au Crédit Agricole que « conseiller financier » n’est pas synonyme de « moche, puceau et mal habillé ». Dire qu’avant,on avait droit à Francis Huster et Virginie Lemoine qui jouaient un couple que tout le monde veut avoir dans son entourage. Moi, c’est vrai qu’un couple qui me répond « placement » ou « assurance invalidité » quand je leur raconte que je suis allée chez le coiffeur, franchement, ça me fait trop plaisir de les inviter ! Non parce qu’ils ne vivaient vraiment que pour ça, on les voyait à un moment chez eux, Francis Huster lisant tranquillement son journal pendant que sa femme faisait la cuisine (et elles ont rien dit les chiennes de garde, là ?), ils ne parlaient pas, ils écoutaient leur répondeur où leurs potes les remercient pour le super placement de la mort qui tue. Ils se couchent et enfin, ils parlent… du placement de la mort qui tue. Je suis sûre que quand ils baisent, au moment de l’orgasme, ils doivent hurler : « oh oui, placement à 4, 25% !! ». Finalement, je sais pas ce qui est le pire. Sinon, le crédit Lyonnais fait fort, aussi, avec sa dépressive qui essaie de faire une voix sexy et marrante : « Julie est en train de se ruiner parce qu’elle ne le sait pas mais elle va réussir son examen ». Bon, là encore, cette pub fait fort : je me demande comment cette étudiante peut avoir son bac, vu ce qu’elle a l’air idiote, surtout quand elle répond : « oui, je suis passée au Crédit Lyonnais » quand le monsieur demande : « vous avez pensé à tout ? » où je ne sais quoi. L’examinateur a une tronche épouvantable, on sent le mec en pleine dépression avec son pull à col roulé jaune moutarde. Mais le pire, le pire : c’est qu’ils passent leur bac au milieu d’un garage souterrain ! Si, regardez bien : ces gros tuyaux gris, ses parpaings de la même couleur : ils sont dans un garage, c’est limite si on ne perçoit pas l’odeur d’essence. Quant au Crédit Mutuel avec son « la !!!!! » beuglé par un 3 de QI, no comment. Quand on sait qu’on leur paie nos agios à ces gens-là, ça fait plaisir.
 
Allo ? Allo ?
Mais le pire du pire en matière de pub, c’est tout ce qui concerne le téléphone. Avant, il y avait déjà les gonflants : « 6 16 17 ! » ou « 8 12 12 ! ». Vous savez, ces petits jingle à la con qui nous restent en tête toute la journée. Vous savez, ces numéros surtaxés où vous devez envoyer 30 SMS pour savoir si Pedro et vous avez des chances de sortir ensemble ou si vous êtes trop grosse (ou trop maigre). Sauf que pour ça, il existe des façons gratuites de le calculer, je vous les donnerai si vous êtes sages (5 euros le conseil). Puis y a les chats « hot ». Y a une pub qui passe tard sur AB1 qui me fait rire : « Salut, moi, c’est Nicki. Tu veux me parler ? Moi, j’en ai très envie, envoie Nicki au 6 16 17 (suis pas sûre du numéro, testez pas !)… » Bon, alors, si y a un crétin qui envoie un SMS en pensant vraiment tomber sur une Nicki, veuillez le pendre.
 
Ces pubs-là se sont un peu calmées mais elles ont été remplacées par les ignobles « 118… ». Alors, là, on atteint des sommets de nullité, et ceci 20 fois par jour ! Bon, il y a le 118 008 qui a fait une pub marrante avec un monsieur tout nu. Leur jingle est quand même agaçant. Mais le comble, la pub qui me donne envie de jeter ma télé par la fenêtre et
dont le jingle me reste dans la tête, c’est le « 118 218, touyoutouyoutouyoutoutoutouyoutour ! ». Mais quel est l’abruti qui a eu cette idée ? C’est énervant au possible ! Cette pub est totalement nulle, les deux pauvres gars qui courent sur leur bus ont vraiment une gueule de con…. Y en a un, on dirait l’enfant qu’aurait eu Akhenaton (le rappeur, pas le Pharaon) avec un caniche ! Non et puis c’est quoi ces mouvements qu’ils font ? Même moi qui ne suis pas précisément la reine de la gym, je fais mieux ! Il faudra aussi qu’on m’explique pourquoi ils ont mis une Suédoise décérébrée pour dire dans sa langue : « Ah, c’est carrément fastoche ! ». Je ne veux pas présumer mais je crois pas qu’en Suède,
le 118 218 marche. Et que foutent Véronique et Davina au milieu de la foule ? Ok, c’est leur musique et elles n’ont plus grand chose à faire de leur journée mais quand même ! Et puis leur Arc de Triomphe, il est un peu bizarrement placé, à la fin, entre deux immeubles comme ça… Enfin, je le jure, je n’appellerai jamais le 118 218. De toute façon, quand je veux une adresse ou un numéro, je vais voir sur le net. Pour l’histoire, l’autre soir, je sors du métro à la Défense et devant la station, il y avait les monsieurs 118-218 et, je vous jure que c’est vrai, des mecs en costard cravate faisaient la queue pour récupérer leur marcel 118-218. Mais quelle bande de nases !
 
Tant qu’on est dans le téléphone, parlons d’une pub totalement hallucinante quand on y pense : Alice. Je vous invite à lire la planche de Ced sur le sujet, un bon fou rire en perspective. Bon, déjà, y a un effort par rapport à la première pub : une musique totalement pourrie, un jeune homme à l’air de gagnant, encore, voit plein de femmes dans sa vie car ce sont les femmes qui changent nos vies, dont Alice. Ils  nous ont pris une blondasse à robe rouge, j’ai pas bien compris pourquoi mais peu importe. Retour à aujourd’hui avec « Alice », toujours notre blonde en rouge qui rend tout transparent sur la musique géniale de KT Tunstall. Sauf que si on écoute les paroles : « But I said no (no, no, no, no) you’re not the one for me », ce qui peut se traduire par : « Mais j’ai dit non (non, non, non, non) tu n’es pas celui (ou celle) qu’il me faut. » Alors, certes, cette chanson est très entraînante mais ils sont cons ou quoi chez Alice ? Illustrer leur pub par « tu n’es pas celui qu’il me faut », c’est quand même merveilleux ! Et que dire de la dernière version ? La nana, elle monte dans sa voiture avec sa copine qui examine sa facture : « je suis sûre qu’il y a un truc ! » Donc elle étudie ça de près et Alice arrive et efface la facture. Officiellement : « avec Alice, tout est transparent », mais pour moi, ça fait plus le serpent dans le livre de la jungle : « ayez confiance… ». Paye et regarde pas le détail de ta facture, s’il te plaît !
 
Par contre, je suis déçue : depuis quelques années, la loi française autorise la comparaison dans les pubs et, jusqu’à présent, seuls les opérateurs téléphoniques se sont permis de le faire. Je me souviens d’une pub américaine pour un shampoing, monstrueuse : la nana, avec ses beaux cheveux disaient : « Vous savez pourquoi j’ai de beaux
cheveux ? Ce n’est pas parce que je me lave avec le shampoing, A, B, C ou D. Non, moi, j’utilise le shampoing E ! ». Et on voyait les bouteilles des shampoings A, B, C et D quand elle disait ça, superbe ! En France, on reste conventionnel, on n’attaque pas le concurrent (même si on en pense pas moins) donc on subit des pubs tristes et nulles qui donnent envie de ne surtout pas consommer. Et puis je sais pas comment ils se démerdent les publicitaires français, ils trouvent toujours des musiques bien agaçantes qui vous restent en tête toute la journée. Car : « efficace et pas chère, c’est la MAAF que je préfère, c’est la MAAF !! »