Je prends le job ou je le prends pas ?

La semaine dernière, nous parlions du salaire revendiqué lors de l’entretien. Parfois, on nous impose un salaire de base difficile à discuter lorsque l’on manque d’une réelle expérience professionnelle puisque les stages ne sont pas considérés comme tels. Ouais, je sais, quand on voit le boulot qu’abattent les stagiaires, plus que des titulaires parfois et toutes les missions pénibles, ça donne envie de crier.


Lors de ma recherche d’emploi, je me souviens d’un entretien particulier où la recruteuse a énormément insisté sur le salaire : « au vu de votre expérience, ne vous attendez pas à être payée beaucoup… Votre salaire ne sera pas mirobolant…Vous serez en bas de la grille de salaire ». Etait-ce pour me saper le moral pour de futures négociations salariales vu qu’un deuxième entretien devait suivre ou parce qu’elle ne voulait pas de moi mais m’avait uniquement contactée par politesse, mon CV ayant été passé par une connaissance commune ? Vu que le même jour, j’avais eu l’entretien pour mon premier poste d’animatrice de communauté, je ne le saurai jamais mais j’avais trouvé ça bien pénible.


Aurais-je accepté ce boulot sous payé si on me l’avait donné ? Si on considère que j’étais au chômage depuis un an et demi environ, qu’il s’agissait d’un CDI et que j’aurais déménagé près de ce endroit, au fin fond du Val d’Oise, pourquoi pas. En la matière, tout est question d’offre et de demande finalement. Plus mon diplôme vieillit, moins je remplis la case « expérience professionnelle » de choses significatives, plus je perds de la valeur. Parce qu’il est évident que personne ne me demande donc je ne peux pas gonfler mon prix. Alors que faire ? Chaque cas est naturellement unique et il est difficile de répondre de façon définitive à la question mais examinons quelques pistes de réflexion.



Le boulot le plus dur à décrocher est le premier. La fonction « je vais pas venir chez vous si vous ne m’offrez pas un meilleur salaire », c’est difficile à plaider. Par ailleurs, arrive le moment où le trou dans le CV commence à être gros donc il faut savoir expliquer très clairement pourquoi on a pu refuser un boulot auparavant pour salaire insuffisant. Par ailleurs, il arrive un moment où les allocations chômage, ça n’aide pas à vivre. En fait, en région parisienne, ça ne suffit jamais. Prendre un boulot alimentaire ? Ouais mais franchement, si on vous propose un CDI certes moins payé que dans vos rêves mais dans votre branche, c’est quand même un sacré pied à l’étrier. Car il ne faut pas oublier qu’un premier boulot n’est pas forcément le dernier, à condition de ne pas s’endormir sur ses lauriers. Plus vous accumulez d’expérience dans votre métier, plus vous valez cher, c’est mathématique. Dans mon cas, j’ai changé de poste au bout de 6 mois, gagnant 9% de salaire. Mal payée pour un bac+5, toujours, mais un bac+5, si ça avait encore de la valeur, aujourd’hui, ça se saurait. Il n’y a qu’à voir nombre de reportages qui fleurissent sur « je suis surdiplômé et mal payé » dans les diverses émissions de société. Hé oui mais l’employeur n’attend pas après nous. Si je dis « non si je suis pas mieux payée », il pourra tout à fait me répondre que nous sommes une dizaine à passer l’entretien alors moi ou un autre…


J’ai tendance à considérer que le salaire est une donnée parmi plusieurs. Un salaire de misère pour un CDD ? Si le CDD est court, ce sera toujours ça de pris sur le CV. J’ai fait un contrat de 3 semaines payé au SMIC, ça ne m’a pas retardée dans mes recherches et fait une ligne de plus sur mon CV mais au départ, il s’agissait d’un stage de deux mois payé 300 euros/mois, j’ai été finalement gagnante. D’autant que ma mission était assez light. Après, il faut voir le détail du poste. Si la liste des attributions est longue comme le bras et le salaire aussi court que le string de Pamela Anderson, ce n’est plus un contrat de travail mais une escroquerie dans toute sa splendeur. Un travail impliquant des responsabilités induit un salaire plus élevé qu’un poste de simple exécutant. Ceci étant, on manage rarement des gens et on nous donne rarement des responsabilités dès le premier poste. Un recruteur ne donne pas sa confiance à l’aveugle, c’est légitime. Pour grimper l’échelle des salaires, faut commencer par mettre le pied sur la première marche.


De toute façon, arrive un moment où il faut se poser et voir un peu ce qu’il se passe. Quand le chômage nous pèse trop, il est urgent de trouver un poste et un boulot alimentaire ne sert à rien sur un CV. Si aucun poste ne correspond à nos attentes, c’est peut-être que ce poste n’existe pas à notre niveau actuel de compétence. Savoir ce que l’on vaut, c’est bien mais faut voir à ne pas se surestimer non plus.

Où trouver l’homme ? Episode spécial : mais où se cache Nina ?

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, j’ai reçu un mail d’un fidèle lecteur sur Facebook qui me demandait quelle était la part de fiction et de réalité dans Où trouver l’homme, notamment sur le fait que dans ces articles, je ne faisais jamais le premier pas. Amusant, avant qu’on me le dise, je n’avais jamais remarqué.


Quand Nina drague dans où trouver l’homme, c’est souvent : « je me redresse, seins en avant, cheveux au vent, sourire ultrabright et j’attends qu’il me remarque ». Pas du tout femme indépendante des années 2000, tout ça. Au départ de la série, j’envisageais plus de décortiquer les lieux de drague sans qu’il ne se passe rien puis à force, je me suis dit qu’il serait sympa d’égayer un peu l’histoire en y intégrant des personnages comme Fabien, Tatiana… Histoire de rendre le tout plus réaliste, que ça fasse vraie histoire de la nana qui cherche l’Homme.  Tout en étant globalement une belle loseuse.

Mais pourquoi est-elle aussi passive ? Parce que dans ma vraie vie, je ne drague pas, en fait. Non, je séduis comme on dit et ça prend un peu plus que trois longueurs de piscine, une descente au ski ou un cycle de machine à laver. Oui, je mets plein de liens pour que les
nouveaux arrivants lisent les anciens épisodes, je suis diabolique, hin hin hin ! Ce n’est pas par timidité, je l’ai perdue en même temps que mes dents de sagesse, à peu près. En fait, c’est un faisceau de plusieurs choses.


En premier lieu, quand je suis à l’extérieur, peu importe où, je ne suis pas très attentive aux individus. D’abord par myopie, ensuite pas distraction et rêverie. Quand je prends le métro, je suis soit en train de lire, soit perdue dans mes pensées. Quand je fais des longueurs de piscine, je suis en train de réfléchir à plein de trucs…et à mater les mecs, ok, mais je n’ai aucune chance au vu de ma propre tenue et il est hors de question que je m’arrête pour draguer, je dois nager tant et si je m’arrête, je perds le rythme. Parfois, il m’arrive de repérer un beau garçon mais c’est une considération esthétique plus qu’un désir qui naît. Il est séduisant, j’enregistre mentalement son visage et ça en reste là. Mais pourquoi ? Parce que je suis une jouisseuse cérébrale.

C’est un fait, un mec qui ne me fait pas rêver sur le plan intellectuel (au sens très large du terme) ne m’intéresse pas. J’y peux rien mais j’ai besoin de sentir que le mec qui me parle est brillant, intelligent et cultivé pour avoir envie de le mettre dans mon lit et que nous ayons certaines connexions intellectuelles. Il m’est déjà arrivé de coucher,avec des mecs avec qui j’avais très peu échangés, ça a toujours été un fiasco sexuel. En général, une fois partis, j’avais plus du tout envie de les revoir. Des fois, ça le fait même avant le
premier baiser, j’ai envie de disparaître tellement je ne me sens pas à l’aise avec le monsieur. Alors avoir envie de me mettre toute nue devant lui pour qu’il remplisse mon vase de son tuyau,,non, non, sans façon.



Donc le bel inconnu ne me séduit pas par son simple physique, j’ai besoin de plus. Or que sais-je du bel inconnu en dehors de son esthétisme qui me plaît. Est-il disponible pour commencer ? Est-il même Français ? Ce n’est pas que je ne veuille pas coucher avec des étrangers mais là, mon personnage cherche une relation durable et si Bel Inconnu n’est là qu’en touriste, ça va être compromis. Même pas dit qu’on trouve une langue pour communiquer. Ce qui peut être excitant pour le coup. Oui, l’exotisme, ça agite ma jouissance intellectuelle.



Au delà de sa disponibilité et du pays dans lequel se trouve sa résidence principale, reste donc l’énorme problème de la compatibilité de personnalité. Avons-nous quelques points communs ? Des centres d’intérêt à partager ? Tout simplement quelque chose à se dire ? Parce qu’en toute honnêteté, je peux trouver un beau mec tout à coup plus du tout attirant juste parce que je n’aime pas sa personnalité. Et l’inverse est vrai, parfois. Il faut un équilibre entre les deux. Oui, je vais pas mentir en disant que le physique ne compte pas mais il n’est pas essentiel.

Alors forcément, comme je ne drague pas et que je vois rarement un mec qui me plaît de prime abord car je suis difficile (en plus) et craque souvent sur un physique particulier où on retrouve un visage mal rasé, un profil magnifique et un regard intense, il est vrai que j’en rajoute un peu. Je pars de situation que j’ai vécues, en général, comme la laverie ou le cybercafé récemment mais dans ces deux lieues, je n’ai vu personne qui me plaisait. Je dirais même : je n’ai réellement vu personne car je n’ai pas vraiment fait attention.

Maintenant, il arrive que j’utilise des éléments réels de ma vie pour les mettre dans ces histoires. L’histoire Fabien est un mix entre une histoire arrivée à une amie et une des miennes. J’ai fait un article sur la laverie car j’ai eu l’occasion d’y aller tout comme au cybercafé aux petites heures de la journée (et ce fut dur). Mais globalement, mon seul but est de raconter la quête effrénée de l’Homme par une nana qui n’a pas de chance et s’y prend de plus comme un manche en utilisant des lieux que nous connaissons tous.

La St Valentin, ça pue des pieds d’abord !

Cher lecteur, au cas où tu ne travaillerais pas dans le milieu de la presse féminine comme moi, je vais peut-être t’apprendre un truc. Samedi, on sera le 14 février, c’est ce qu’on appelle communément la St Valentin. Alors choisis : tu es soit un célibataire déprimé d’être seul à cette occasion et qui cherche avec angoisse et frénésie une moitié de façon frénétique, soit un mec maqué qui doit à tout prix faire plaisir à ta chérie, soit une chérie qui angoisse à l’idée que son mec se plante ou oublie cette date. Ou alors tu t’en fous.




Donc voilà, les vitrines dégueulent de coeurs rouges et de roses de la même couleur et en réaction, l’anti St Valentinisme se radicalise. C’est quoi ? C’est cette attitude étrange qui pousse des gens à se réunir en groupe pour aller se moquer des amoureux ce soir là en allant dans les mêmes restos qu’eux. Pour ma part, des gens qui se forcent à sortir ce soir là et payer un repas une trentaine d’euros juste pour se moquer, je trouve que ça frôle le masochisme. Si je peux rester peinarde chez moi un 14 février, j’en suis plus que ravie.

Aujourd’hui, la St Valentin n’a plus aucune valeur pour moi et je ne suis même pas sûre que je réaliserais si je ne bossais pas dans la presse féminine où il faut parler d’amuuuuuuur à nos lectrices. Ado, c’était un jour plein d’un fol espoir d’une déclaration soudaine et inattendue de la part d’un jeune homme qui profiterait de cette fête de l’amour pour se déclarer. Evidemment, quand le soir venait, je déprimais sévère. A l’heure du coucher, je me sentais la fille la plus moche du lycée. 15 ans plus tard, je me fais rire toute seule avec mon romantisme adolescent exacerbé.


En grandissant, j’ai oublié la valeur de la St Valentin, ça n’avait plus d’intérêt. Pendant les 5 St Valentin que j’ai passé avec Guillaume 1er, on ne l’a jamais fêté et quand au matin, il me faisait un câlinou pour me souhaiter une bonne saint valentin, je répondais : « pffff, c’est débile ce truc ». Mais je ne le repoussais pas parce que j’aime trop les câlins. L’avantage de ne pas fêter la St Valentin en couple, c’est que si on se retrouve célibataire, on peut dire qu’on s’en fiche sans passer pour l’aigrie et frustrée de service.

Pourtant, je peux aussi comprendre que des couples aient envie de la fêter. Après tout, c’est toujours l’occasion de passer une soirée en amoureux et au vu de nos vies trépidantes, si on ne nous les impose pas, on ne prend plus le temps d’être juste à deux, sans télé, enfants, portables, boulot, choisis ton camp. Mon côté cynique et agoraphobe option misanthrope me conseille de ne surtout pas sortir ce soir là et de ne pas suivre la tendance mais pourquoi ceux qui ne font pas comme moi sont à clouer au pilori ? Ils ne sont pas hors la loi et on ne leur sert pas des nourrissons farcis au chaton, que je sache.


De plus, cette attitude anti St Valentin me paraît envoyer le message contraire. C’est la seule fête qui déclenche de telles réactions, il me semble. Si on prend Noël, il y a toujours des cyniques pour souligner que le Père Noël est une invention de Coca Cola (ce qui est faux, c’est une adaptation de Santa Klaus), que c’est trop commercial. Mais que je sache, personne ne va dans les grands magasins ce jour là pour se moquer des acheteurs et aucun ne va crier sur les enfants : « Mais le Père Noël n’existe pas, du con! ». Moi, je ne
l’ai jamais dit à personne et j’espère ne jamais le faire parce que je refuse d’être la femme qui brise la magie de Noël.

Alors pourquoi tant de violence et de haine contre la St Valentin ? Ces anti qui se moquent ne souffrent-ils pas justement de l’amertume de leur solitude, du fait qu’une fois par an, on leur colle une fête dont ils sont exclus en temps que célibataire ? Pour ma part, je suis célibataire et qu’est-ce que je m’en fiche de l’être ce soir là comme les autres. J’aimerais à la limite qu’on fasse comme aux States avec des cartes à tous les gens qu’on aime. Bon ok, ça revient super cher mais des cartes, j’en donnerais et recevrais plein. J’ai pas de mec
officiel certes mais je ne suis pas en déficit d’amour pour autant donc peu importe.


De toute façon, moi, cette année, le 14 février, je serai en week-end avec mon épouse facebookienne alors vous pensez bien que l’anti St Valentinisme, j’aurais pas pu de toute façon.

NB : C’est fou, en écrivant cet article, je me suis dit que ce doit être super marrant de se poser dans un grand magasin juste avant Noël et d’observer. Je suis légèrement psychopathe, des fois.

L’Étrange Histoire de Benjamin Button, de David Fincher

Par Bobby 

Chronique cinéma

Une fois n’est pas (plus) coutume (j’ai été débordé par une avalanche de dossiers à rendre pour la fac et, face à la difficulté de la chose, me suis vu contraint d’abandonner mon double cursus philo-cinéma pour ne garder que le cinéma, car après tout, je suis venu à Paris pour ça, à la base), je reprends mon clavier et ma casquette de Bobby la bidouille pour vous parler d’un film que je suis allé voir hier en compagnie de mon cher et tendre (que nous appellerons Angel, puisque de toute évidence, je serai amené à reparler de lui à de nombreuses reprises…) : L’Etrange Histoire de Benjamin Button

C’est l’histoire, narrée comme un conte, d’un homme qui nait vieux et rajeunit tout au long de sa vie, qu’il parcourt dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. C’est l’histoire de la vie, et surtout de la mort, qui n’est plus associée à la vieillesse mais, dans la réflexion que propose la film, à la fin de toute chose. Il y a une beauté rare, dans ce film. Dans les images, dans les choses qui sont dites, dans la profondeur de certaines scènes (comme par exemple l’installation par un vieil horloger ayant perdu son fils à la guerre d’une immense horloge qui recule dans le temps, entrecoupée de flash backs des tranchées, dans lesquelles on voit les soldats se relever, les éclats d’obus se refermer, etc). Les thèmes abordés, comme l’amour (que ce soit l’amour parental, l’amour entre deux êtres, ou l’amitié), la guerre, la sexualité, le corps, l’âme, l’art, la vieillesse, l’enfance, l’âge mûr, et le destin, semblent envelopper tout ce qui existe. A partir de là, le film -qui dure 2h35- justifie sa longueur. Il fallait prendre le temps de nous présenter le chemin parcouru au cours d’une vie (à la manière, sans doute, d’un Barry Lindon, de Stanley Kubrick).

Brad Pitt et Cate Blanchett sont saisissants, et le film nous prouve qu’en les faisant rajeunir et vieillir à volonté, les techniques de maquillage sont à notre époque d’une impressionnante efficacité.

Devant ce film, vous allez rire et pleurer, frémir et trembler. Vous allez aimer ces personnages, tous autant qu’ils sont, pour leurs particularités, leur durée éphémère, leur vérité.

Il faudrait revoir le film au ralenti, pour noter toutes les jolies phrase qui sont prononcées, et qui font du bien à l’âme.  

PS : j’en profite pour faire de la pub pour mon moyen métrage, qui vient de sortir en ligne, et qui est visible ICI.

Blogueurs, petits joueurs !

Je ne suis pas très intégrée dans la Blogosphère B majuscule, je participe rarement aux buzz et je ne relaie rien. Ça n’empêche pas que je suis bien au courant des opérations en cours, c’est même une partie de mon métier. En ce moment, ça s’agite autour du Criterblog. Le criteblog ? En gros une agence de comm spécialisée dans le web 2.0 (Rumeur Publique) a eu une super idée : une compétition entre 5 équpes de 4 blogueurs au ski. Mais pour que la sauce prenne bien, il faut que les internautes soutiennent les équipes en s’inscrivant
sur leur groupe Facebook et les 5 premières équipes qui ont le plus de membres gagnent.


Dès qu’il s’agit de voter et gagner, les blogueurs deviennent sans foi ni loi. Heureusement que Pierre de Coubertin n’a pas connu les blogs. Déjà à l’époque, il y avait eu de vilaines bagarres et tricheries lors du premier festival de Romans, ça m’avaitgonflée et j’ai laissé tomber le « votez pour moi » dès le 2e jour. Depuis, j’ai découvert que dès qu’il y avait vote et lot à gagner, les blogueurs ne répondaient plus de rien. Tout est bon pour gagner, les petits magouilles et co, un IP se masque si facilement. L’adulte reste un éternel enfant. Participer pour le plaisir ? Et ta sœur !


Quand le Criterblog a commencé, j’ai reçu des invitations de tas de groupes voulant partir aux Arcs. Suivant les recommandations deVicky et PinkLady qui sont copines avec une blogueuse faisant partie du groupe Dancing Fouines (Camille d’Essayage, la blogueuse, vous saurez tout).  Le groupe est en effet très sympa : humour, autodérision, bannières qui bougent, vidéos… Ils se mouillent ! Donc j’adhère à leur groupe et à leur groupe seulement. Ailleurs, je vois que l’esprit est limite : toutes les blogueuses promettent de se mettre à poil si elles sont envoyées au Arcs. Des blogueuses nues, quelle originalité ! Puis sur le blog d’un « influent », son auteur propose de donner son soutien au groupe qui lui enverra la participation la plus fun pour le motiver. Deux participantes viennent commenter et proposent des photos ou vidéos en petite tenue. « Rappelle moi la taille de ton soutien gorge ? » demande l’une, « rappelle moi ton poids », rétorque l’autre. Certes sur le ton de l’humour mais l’humour très vache, qu’est-ce qu’on se marre !


Hier, j’ai appris par Vicky et Pink une nouvelle magouille : l’équipe classée 2e ne veut pas de celle classée 5e parce que bon, ils ont
plus d’affinités avec la 6e et veulent celle là et c’est tout. Du coup, ce groupe a envoyé un message à tous ses adhérents pour leur demander d’adhérer également au 6e groupe. Sauf que les équipes de 2 à 6 sont dans la même centaine de membres donc en favorisant la 6e équipe, tous les autres sont menacés, y compris les Dancing Fouines qui sont ceux qui jouent le plus le jeu avec des photos et vidéos pleins d’autodérision. Là, ça me gonfle. Je sais que les soutiens ne servent là qu’à choisir les équipes car une fois celles-ci formées, ils seront totalement hors jeu . Au mieux, les lecteurs auront un article « ouais, trop bien les Arcs ! » mais bon, les blogueurs, ça reste entre eux, merci de ne pas trop vous incruster non plus. Mais s’ils veulent partir qu’avec leurs potes, qu’ils s’organisent un week-end comme des grands.


Enfin, ce problème de copinage fait qu’on voit toujours les mêmes dans toutes les opés, pas forcément des gens qui ont un lectorat significatif en plus mais qui connaissent les bonnes personnes, ont des horaires très souples, voire travaillent dans les agences spécialisées dans le buzz. Ça, j’y reviendrai dans un autre article. Et surtout, tous ces gens vivent à Paris, ce qui élimine d’office les autres qui ont le mauvais goût de vivre en province. Et même pour ce genre d’opé qui se passe en province, on va encore se retrouver avec toujours les mêmes qui sont tellement bien entre eux que des nouveaux venus ne les intéressent pas. Ben moi, j’ai décidé de soutenir les dancing fouines et si vous voulez faire pareil, suffit d’adhérer au groupe.

Et puis tiens, argument ultime :

Normalement, y a une autre vidéo qui doit arriver dans la soirée de nos 4 Fouines qui font les folles dans Lyon, je guette, je guette. Elle sera sur le groupe de toute façon.

EDIT : La voilà (merci chériiiiiiiiiiie)


Donner un sens à sa vie

Par LucasMercredi dernier j’ai diné avec mes parents dans un très bon restaurant chinois, référencé par le guide Michelin (oui, il y avait deux « baguettes »… Bon OK j’arrête l’humour de merde.)
Ce qui est intéressant c’est que nous sommes allés là bas parce que mon père voulait fêter un truc.
Ce jour là, cela faisait 30 ans qu’il s’était installé à N’enterre Pas Tes Rêves, en tant que médecin spécialiste.
Ma sœur et moi on lui a donc demandé ce à quoi il rêvait à 30 ans, il y a 30 ans…

Mon père est issu d’un monde ouvrier.
Il s’est construit lui-même. Mais il a eu la chance de croiser des gens motivants.
Intelligent, bucheur, il a d’abord eu un prof qui l’a poussé vers un lycée généraliste puis plus tard il a croisé deux personnes qui sont devenues des amis et qui lui ont donné des outils (bouquins, auteurs, réflexions) pour mieux comprendre le monde et vivre mieux.

Mon père, fondateur des Jeunesses Communistes à Bagneux à l’age de 12 ans, puis militant au PC jusqu’à 30 ans, a voté Sarko aux dernières élections.

En fait, aujourd’hui, la seule conviction qui l’anime c’est vouloir être heureux et en phase avec sa vision de la vie.
Et pour répondre à cette demande, Sarko lui a paru plus en accord avec les impératifs de la société moderne qu’un PS, sclérosé, archaïque et à coté de la plaque.

Qui lui en voudrait ?
Qui lui en voudra ?

Pire, ne peut on pousser la logique plus loin et dire que tout communiste est un égoïste qui s’ignore car dans tout communiste c’est le fait d’utiliser la collectivité pour améliorer son sort personnel qui prime… (OK, je vais un peu loin. Certes, il y a des gens bienveilllants et généreux. Mais rappelez vous l’échec de Owen avec ses collectivités… C’est un peu déprimant tout de même.)

Mais au-delà de tout ça, et pour revenir au sujet qui était « ce à quoi rêvait mon paternel à 30 ans », ce qui nous a étonné, ma sœur et moi, c’est que cette question, sur le sens à donner son existence, est restée en suspension. Mon père n’avait plus de rêves à 30 ans, plus d’idéal.

Pourquoi se lever le matin et « faire l’effort de » ?
Comment se coucher le soir et être serein ?
Pour quelle raisons faire des efforts ?

Dans sa réponse, il a donc eu un pragmatisme effrayant.

Quand on a un boulot passionnant, des revenus importants, qu’on bosse 15 heures par jour, ce qu’on cherche c’est tout bonnement à ne pas être triste ou anxieux.
Je ne dis pas que mon père se noie dans le travail pour éviter de penser à des choses qui pourraient le soucier.
Je dis qu’il se noie dans le boulot parce que (je résume, bien sûr) il y trouve un réconfort intellectuel et des revenus importants qui lui permettent ensuite le week end de faire ce que bon lui semble et offrir à sa famille un cadre de vie adéquat.

Exit Mère Teresa, exit les bons samaritains, exit toute cette hypocrisie chrétienne de l’aide de ton prochain. (mais d’ailleurs, la plupart des mémés croyantes qui vont à l’église ne le font-elles pas uniquement pour être accueillies au paradis ? N’y a-t-il pas une malhonnêteté intrinsèque et essentielle dans cet abonnement à la messe en vue d’être bien vue de Dieu et obtenir son F2 au paradis ?)

Pour autant je pense à Nina qui a serré les dents avant de trouver un boulot qui lui plaise vraiment. Je pense à un copain qui a eu le courage de se lancer dans un domaine passionnant (le cinéma) et d’en baver le temps nécessaire avant d’être reconnu pour ses qualités. Belle preuve d’abnégation.

Mais je pense surtout à une amie.

Une nana brillante, un caractère bien trempé, une personnalité incroyable.
Pour tout vous dire alors que j’étais dans mon coma, j’ai rêvé à deux reprises que j’allais chez ses parents pour la demander en mariage.
Aujourd’hui, Aphrodite est avocate dans un cabinet prestigieux.
Mais il y a encore quelques années, dans des moments de tristesse ou de doute, elle parlait de lâcher le Droit, d’être infirmière pour donner un peu de sens à sa vie…
Parfois, je pense à elle et je me demande :

« Est-elle heureuse aujourd’hui ? A-t-elle trouvé une réponse ? Un quotidien qui l’empêche de penser à l’absurdité de tout ça…  »

On en revient toujours à Camus et le Mythe de Sisyphe.

Alors…
Que penser ?
A quoi bon vouloir chercher une raison d’être et exister ?
Faut-il vivre sans se poser de questions histoire d’être serein ?

Si vous avez des remarques, elles sont les bienvenues.

Combien je vaux ?

Lors d’entretiens d’embauche, on arrive toujours à la délicate question du salaire. Deux scénarii possibles : soit le recruteur a déjà un salaire alloué au poste soit il vous demande de but en blanc combien vous demandez. Et là, panique à bord : je demande combien ?


En France, on aime être pudique sur l’argent, tous ces euros, c’est indécent. Même si, quand on postule pour un premier emploi, on ne va pas réclamer 300 000 euros de prime annuelle, heiiiiiiin. Le problème est donc de connaître l’état du marché, le salaire moyen de l’emploi auquel vous postulez en le pondérant selon vos diplômes et votre expérience professionnelle. Plus compliqué qu’une grille de sudoku. La première fois qu’on m’a posé la question, je suis restée coite, habituée à ce qu’on me donne une idée de salaire. Heu ?
Timidement, j’ai demandé 1500 brut. Le recruteur a souri : « Non, mademoiselle, avec votre profil, faudrait plutôt taper à 1800 brut ». Heu bé d’accord alors…


Il est délicat de réclamer un salaire. Toutes les entreprises n’ont pas les mêmes moyens pour commencer. En général, on prend le principe des revendications syndicales, à savoir demander le bras pour obtenir la main. Cependant, demander le bras de Hulk quand on a le CV aussi fin que la silhouette de Kate Moss, est-ce bien raisonnable ? Je sais, ma phrase précédente est capillotractée mais vous avez compris (j’espère). Parce que faudrait voir à rester crédible face au recruteur. Si le salaire moyen de l’emploi auquel vous postulez est de 24 k€, n’en demandez pas 30 non plus. Un peu de réalisme ne tue pas.


Par contre, il ne faut pas tomber dans le travers inverse. On aurait tendance à penser qui si on demande un salaire moindre, on aura plus facilement le poste qu’un candidat qui demande plus. Faux, on ne vous embauche pas pour un salaire mais pour des compétences ! Par aillers, demander un salaire trop bas peut donner une mauvaise image de vous. Demander trop peut paraître prétentieux, demander trop peu peut souligner un manque de confiance, un « je ne mérite pas plus ». De plus, si votre demande de salaire trop bas est acceptée, difficile de demander plus après. Quoi qu’il en soit, le salaire sera objet de négociation donc demandez toujours un peu plus que ce que vous souhaitez obtenir, dans la mesure du raisonnable.


Oui, ok, mais comment savoir combien demander quand on est à la recherche de son premier emploi, comme ce fut mon cas lors de l’entretien où j’avais demandé trop peu ? Là, j’ai pêché par manque de renseignements sur la question et j’ai eu tort. Sur nombre d’annonces, il y a une échelle de salaire, ça permet déjà de se faire une première idée. N’hésitez pas à demander aussi sur des forums professionnels (ou fouiller dessus car la question a sans doute déjà été posée). La question n’est pas stupide, il y a des choses qui ne se
devinent pas d’autant que, si on sort d’une école, on a un peu le melon gonflé à bloc par les profs qui nous serinent qu’on est les plus beaux, les meilleurs… Mais à 30 par promo multiplié par le nombre d’écoles et universités qui proposent une formation similaire, non, vous n’êtes pas unique et désiré donc on reste raisonnable.



Mais alors, si on me  propose un poste en deça de mon salaire de base, je refuse ? Nous verrons ça la semaine prochaine. Hé oui.

Où trouver l’homme ? Episode 31 : au cybercafé

(Cher lecteur, je te rappelle que l’histoire qui suit est une fiction donc prenons tout ça avec humour)

A la recherche du prince charmant 

Comme un malheur n’arrive jamais seul, après le décès de mon pc, mon imprimante a décidé qu’imprimer est beaucoup trop commun donc elle a arrêté de le faire [totalement véridique, j’en suis à deux pc et une imprimante morts en 2009]. Or il y a des moment dans la vie où on a absolument besoin d’imprimer donc après avoir démonté, remonté, nettoyé mon imprimante, force est de constater qu’elle refuse toujours d’imprimer. C’est où le cybercafé le plus proche ?

Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends, avec tes gros écrans et ton imprimante qui marche. La tête dans le pâté, je prends une demi heure de consommation, insère la clé USB dans le port dédié et c’est parti, j’imprime. En attendant que mes 150 pages soient imprimées, je bâille un peu aux corneilles, je surfote sur le net. Faudra un jour m’expliquer pourquoi quand je me connecte à 8h30 à twitter, y a aucun message et quand j’y retourne à 10h, j’ai trois pages de messages en attente. La privation twittérienne est-elle si pénible? L’avantage du cybercafé le matin par rapport au reste de la journée, c’est qu’on n’a pas les ados accros à Counter Strike, WoW, Warhammer et qui beuglent de leur voix en pleine mue dans un casque micro alors que leur coéquipier est juste à côté. Il n’y a pas non plus le mec qui pue un mélange de transpiration et de graillon. En fait, le cybercafé le matin est peuplé de gens qui sont de passage sur Paris et qui consultent le net en attendant ou de gens qui sont là avant d’aller travailler. Des accros du net puissance mille. Le caissier est sympa, c’est un cybercafé ouvert en permanence, je suppose qu’il termine sa nuit.

Un mec s’installe à côté de moi. Mmm, pas mal ! Je quitte vite fait la page de mon blog et file sur Le Monde histoire de passer pour une intello ou du moins, une fille qui s’intéresse au monde. Etape 2, je m’étire en mettant bien en avant mes seins et en laissant mes mains retomber dans ma chevelure à la fin du mouvement pour un geste très sexy. Des années d’entraînement. Ah, il me regarde, je lui adresse un petit sourire mais il n’a pas trop l’air de percuter. Bon, allons y lourdement, direction Deezer pour mettre de la musique et faire « oups, c’est parti tout seul ». J’appuie à toute vitesse sur des boutons… Sauf que ma playlist ne contient que de la musique qui remue bien pour avoir la pêche au bureau. Genre Britney Spears qui womanise oh you’re a womanizer. Je me précipite pour couper en adressant un sourire gêné à mon voisin. Gênée, oui, c’est le mot. Bon, il a certes conscience de mon existence mais je ne suis pas sûre que je m’y suis prise de la meilleure des façons qui soit.

 

Alors que je bredouille une excuse qui peut faire office de premier pas, le caissier m’interpelle : « vos copies sont prêtes! ». Temps restant sur mon forfait : 3 mn. Le temps que je récupère mes copies, que je les classe, ce sera fini. La mort dans l’âme, je me lève et vais récupérer mes copies. Une fois rangées dans ma chemise magique (avec des intercalaires!), je retourne ranger mes affaires. Bon, je joue ma dernière carte, j’enfile mon manteau, mon écharpe qui sent la fille et j’adresse un au revoir sonore à mon voisin… Qui daigne à peine me jeter un oeil avant de reprendre son surf.

Non mais on lui a jamais appris la politesse à celui là ? Pouf, j’ai rien perdu. De mauvaise foi ? Pfiou, si peu

Bon, sinon, bref retour à la réalité pour que nous exultions ensemble : grâce aux conseils avisés de Ralphy, mon pc portable qui était mort est rené de ses cendres. En fait, j’avais légèrement renversé un mug de café dessus et ensuite, il me faisait des trucs rigolos genre écrire à l’envers. En fait, il est possible que la touche « début » ait été bloquée. Alors après démontage nettoyage du clavier, mon pc a ressuscité et je suis heureuse, youpi. Maintenant, je reformate le pc central et tout ira pour le mieux. Sauf l’imprimante.

Le dernier qui part a gagné !

Situation type d’un open space : journée de travail, chacun travaille dans son coin, certains surfent en toute discrétion (ou pas), c’est le jeu. Puis arrive l’heure du départ et là, ça se zieute en coin : qui aura l’audace de partir en premier ?

Sur mon contrat, il est écrit que je suis censée faire les horaires suivantes : 9h30 – 18h30. Bon, en vrai, c’est plus du 10-19h, c’est vrai. Parfois, je peux faire des journées plus longues au besoin mais il arrive parfois que je ne parte pas alors que j’ai fini mes tâches journalières. Quand j’étais dans le grand open space, Lena était un jour partie en 18h30 en se justifiant : « ce sont les horaires et moi, je veux aller à mon cours de danse! ». Et là, je me suis dit qu’elle avait bien raison.



Je fais partie de la partie nullipare et célibataire de l’open space. Quand Lucie part à 17h30 récupérer sa fille, personne ne sourcille (mais elle arrive à 8h30, aussi). Pour ma part, la seule excuse que je peux sortir, c’est un rendez-vous ou un cours de sport puisque je n’ai ni homme ni enfants qui m’attend avec impatience à la maison. Pratique quand la pile de dossiers du jour n’est pas descendu mais quand on a fini à l’heure, regarder tomber les mouches n’est pas des plus fascinants.


De plus, à force de rester plus de temps que prévu par jour peut envoyer deux messages :

– je suis une acharnée de boulot parce que je n’ai que ça dans ma vie, n’hésite pas à m’en donner plus, chef adoré !

– je suis gourde, j’arrive pas à faire en temps et en heure ce qui me revient, je suis un boulet.

Si le premier cas me semble moins grave que le second, je ne suis quand même pas favorable à des masses de boulot en plus juste parce que j’ose pas partir dans les premiers.

Dernier argument et le plus essentiel pour moi : l’équilibre vie professionnelle et vie privée. Il est donc vrai que pour l’heure, je n’ai pas vraiment d’hommes et je n’ai pas du tout d’enfants. Sauf si on compte mon chat mais je trouverais ça assez flippant. Ceci étant, ça ne veut pas dire que je n’ai pas de vie privée. J’ai des amis à voir, du sport à faire pour évacuer la pression et des hommes à honorer. A moins que ce ne soit l’inverse. Et j’ai aussi des articles à écrire. Bref, ma journée faisant à peu près 18h, vu que je dors peu (et même pas assez), consacrer 9h d’entre elles, soit la moitié, au boulot (pause déj devant l’écran), ça me paraît déjà pas mal et encore, je ne compte pas les pensées sur le sujet que j’ai pendant mes longueurs à la piscine ou avant de m’endormir.



Mais j’ai pris le parti que, sauf urgence, je pars à peu près à l’heure. Quitte parfois à finir des trucs à la maison. Parce que je ne veux pas passer pour une longue à la comprenette ou une no privacy qu’on peut charger sans qu’elle le réclame.

Depuis que j’ai intégré cette donnée, j’ai finalement plus de temps utile pour moi et je travaille mieux au boulot vu que je traîne moins, histoire de finir tard. Quand j’étais stagiaire dans mon canard local en 2004, je me moquais un peu des journalistes qui faisaient du 10h à très tard en glandant une partie de la journée alors que je faisais un 9h-17h en étant en avance sur mon planning du lendemain. Aujourd’hui, je comprends mieux le principe du « je traîne pour avoir l’air débordé ». Mauvaise stratégie.

A partir de maintenant, je vais tenter le 9h30-18h30… Bon, ok, commençons par un 9h45-18H45.