Faut-il envoyer chier un recruteur qui le mérite ?

 

Parfois, en période de recherche d’emploi, on tombe sur des gens indélicats, les mésaventures de Tatiana cette semaine me l’ont rappelé (1,2 et 3). Elle m’a fait suivre le premier mail insultant d’un recruteur, assez énervée mais elle a eu la bonne réaction : répondre calmement.

Il y a des fois où ça démange fortement. Je me souviens de cette fois où j’avais traversé tout Paris (une heure de trajet) pour un entretien où le mec m’avait expliqué qu’il ne travaillait qu’avec des étudiants non rémunérés, « pourquoi je paierais pour quelque chose que j’ai gratuitement » avant de me demander si je ne connaîtrais pas des étudiants à Toulouse ou Bordeaux pour distribuer ses journaux. Evidemment que j’ai eu envie de lui jeter son torchon à la gueule, évidemment que j’ai eu envie de crier très fort mais je suis restée calme, j’ai dit « je vais voir », je lui ai serré la main, je suis sortie dignement avant d’appeler ma sœur pour lui expliquer tout le bien que je pensais de ce monsieur. Et que dire de ce responsable d’un site Internet permettant de passer une annonce si on a eu un petit béguin dans le métro pour se signaler qui non seulement ne m’a jamais rémunérée pour les vidéos que j’avais faites mais qui en plus expliquait ensuite que notre collaboration s’était mal passée. Ah ? Je n’étais pas au courant, ce monsieur a toujours été très courtois par devant. On dit faux cul, plutôt, au temps pour moi.

Alors oui, on a envie de leur dire d’aller se faire foutre et que ce n’est pas parce qu’ils sont du bon côté de la barrière (employeur) qu’ils ont forcément le droit de nous traiter comme de la merde. Parce que franchement, si on avait le choix, on ne bosserait certainement pas pour eux.  Sauf que voilà, on ne sait pas si Monsieur l’énorme goujat n’a pas des copains qui travaillent dans une boîte où on va aussi postuler.  Parce qu’il peut se passer deux choses : si on ferme notre gueule, il nous oubliera dès qu’on aura passé la porte de son bureau. Mais si on l’insulte et que le monsieur est très susceptible, il va se faire une joie de nous faire une réputation bien merdique. Et déjà qu’il n’est pas évident de trouver du boulot en temps normal, se faire une sale réputation, même si elle n’est pas méritée, ce n’est pas vraiment conseillé.

Je sais qu’il est parfois dur de fermer sa gueule au moment T mais respirez un bon coup et dites-vous que s’ils n’ont pas su reconnaître vos compétences, d’autres le feront. Il est important de toujours faire la part des choses même si c’est plus facile à dire après. C’est un peu le principe du « il faut embrasser plusieurs grenouilles pour trouver un prince charmant ». Sur le coup, on est énervés, indignés mais voilà, on n’est pas du côté de celui qui peut ouvrir sa gueule. Alors faut se dire que de ne pas travailler pour un tel con est forcément une bonne chose in fine car un mec qui ne respecte même pas les gens qui viennent passer des entretiens ne doit guère être plus sympa avec ses employés. Par exemple, pour le monsieur des annonces du métro, là, j’ai su grâce à un stagiaire mécontent cette histoire de « notre collaboration ne s’est pas bien passée » sinon je n’aurais même pas été au courant. La seule chose à faire, c’est de rentrer chez soi, continuer à répondre à des annonces ou envoyer de nouveaux CV et se dire qu’un connard pareil se prendra forcément un retour de manivelle un jour.

Bon, ok, vous avez le droit de faire du vaudou sur une poupée à son effigie. Ca ne marchera pas forcément mais ça défoule, au moins.

Meetic n’est pas une fatalité

Par Lucas

C’est marrant comme on en arrive à penser à Meetic… Un peu comme un dernier recours.
On se jure pendant des années ne jamais passer le pas. On s’en veut presque d’y avoir pensé. Parce que non, franchement, ya les amies des copains, les jolies demoiselles dans le RER, les jolies libraires dans la ville, les milanaises égarées, les marketeuses timides… Ca va, ca vient comme dirait Merlot (reprise de Bobby Lapointe).
Et puis un jour, carrément honteux on se dit : pourquoi pas après tout, je vais y aller sans complexes. Un peu comme une promesse…
Mais les autres sites l’étaient aussi un peu…

 Il y a eu PCC avec un prétexte culturel. Trouver une nana via les points communs… Bon, pourquoi pas…
Même sans points communs, les gouts de l’autre sont la marque de sa culture et de ses exigences, de son regard sur la vie et de ses envies. Bilan : Une nana rencontrée, emballée, puis 3 semaines de navigation aérienne avec des escales chez elle, de ci de là, et un largage final sans parachute : au revoir Lucaaaaas.

Il y a eu Adopte Un Mec  plus récemment, là où tous les mecs étaient chosifiés et n’avaient pas leur mot à dire. Un sacré coup à la fierté masculine, même en prenant ça au 2d degré. Mais voila… D’un coté, je n’étais pas assez beau gosse pour les nanas intéressantes (trop rares d’ailleurs), de l’autre les donzelles étaient insignifiantes, baignant dans le arènebi, Marc Musso et les lol.
Bilan : une demoiselle intéressante sans lendemain. Et des tas de profils de nanas uniformes, désespérantes de bêtise et de stérilité. That’s all folks.

Alors quand on est lassé de ces vagabondages, que faire ?
Je ne vais quand même pas sombrer dans la même vie que David Duchovny dans Californication ?
Comment sortir de ce quotidien nébuleux ? Oh tiens quess que je vois là bas. Ah bah oui, c’est la vraie vie !!

La vraie vie est plus attirante que jamais.

Mon ami Victor a trouvé sa compagne sur Meetic mais il bossait comme un fou toute la journée et il ne lui restait que le soir pour avoir un lien social. Quand on est crevé par sa journée de boulot, on a pas envie de sortir, qu’on soit le chercheur ou la pépite. D’où Meetic.
Perso j’ai le temps : j’ai la « chance » de chercher un emploi. Donc j’ai de quoi m’organiser pour prendre le temps d’envoyer mes demandes (Lucas le seul mec qui envoie ces LM & CV à 5h00 du mat’…) et aller dans des endroits adéquats par la suite.

« Je crois que mon lieu de rendez vous sera cette table en terrasse,
Café, croissant stylo papier, ca y est tout est en place (…)
Je vois passer une charmante dans un joli p’tit tailleur,
Elle me regarde comme on regarde un beau p’tit chômeur. »


Sauf qu’aux heures ouvertes tout le monde est au boulot.
Donc revenons aux heures classiques ; de 5à7, happy hours, voire de 9à12. Sortir pour rencontrer de nouvelles têtes, sourire à une inconnue qui passe, n’en garder aucune trace sinon celle du plaisir, en espérant qu’elle va rendre ce sourire sans y voir une sournoiserie. Interpeller une jolie demoiselle dans un bar, après un jeu de regards ou interpeller une nana et passer pour un
gros dragueur de merde qui va se prendre une bonne répartie dans sa face. Observer l’environnement comme un requin masqué ou un ingénu souriant : la verité est ailleurs…

Il faudrait peut-etre que je reprenne la série de Nina « Où trouver l’homme ? » et l’appliquer aux femmes.
Série qui aboutit à chaque épisode à un épilogue funeste. Heureusement que c’est une fiction… Même si la question demeure « Où ? »

En journée c’est donc mort, les gens travaillent.
« T’as pas fait un SWOT, Lucas ! Ceci est une Opportunité ! » dira le lecteur-requin, tu peux donc séduire des nanas sur leur lieu de travail, ces nanas qui bossent, elles. Oui je sais bien, d’ailleurs il faut que je vous publie un de ces jours les quelques épisodes de « Comment j’ai dragué ma libraire ».
Pffff, on tourne en rond dans cette affaire…

Day in, Day out

Donc j’étais prompt à passer le pas, à choisir la facilité et aller sur Meetic.
Mon budget serré m’en a empêché et m’a rendu plus prudent. Je m’en félicite ! Explications…

Chômeur, jeune diplômé, sans indemnités (il manquerait plus que ça, hors de question que je sois un boulet pour la société), je vis donc avec 500 € par mois. Je n’ai toujours pas digéré la remarque faite par une copine, avocate ds un gros cabinet Place Vendôme et qui m’a dit il y a 15 jours que j’étais habillé comme un sac. Bah oui Anastasie, mais ce sont des fringues que je traine depuis 5 ans voire plus. Pas de sous. Et entre internet, les impôts à provisionner (CSG, Taxes foncières, taxes locales, etc), EDF, les courses au Franprix, les charges de co-propriété, eh bah changer mes fringues c’est même pas pensable.

Comme je n’avais pas encore trop envie et pas le fric pour passer à Meetic, j’ai voulu créer mon propre bachelor, il y a deux mois, la saison 2 deSingulier Pluriel, mais cette année j’ai fait un bide monumental. Seulement une candidate s’est manifestée contre douze l’an dernier.

Vous me direz « mais sors ! rencontre du monde ! » Oui mais où ?
La seule solution que j’ai trouvé à ce désert affectif c’est de me plonger ds la recherche de boulot, synonyme de retour à la socialisation.
Sur le lieu de travail (Sarah Briot ripwizente) ou le samedi soir grâce à l’argent gagné. Mais le boulot tarde, Madame AFEC a beau me presser…

Face à ce desert social, j’ai donc repensé à faire rentrer Meetic chez moi, ne serait ce qu’un mois, quitte à faire un régime pasta.
Entre Le Monde.fr et Cadremploi.
Une fenêtre de rêve.
Cette promesse du crépuscule, le soir venu, quand des millions de célibataires se connectent sur leurs PC pour checker leur mails, pour lire quelques vies de merde, pour aller voir la vie de leurs amis sur Facebook et se sentir moins seul avec la lune dehors qui sourit.

Mais une simple promenade sur les forums et les topics dédiés à Meetic vous en dégoute pour de bon.
– Profils fake ou scam (africains ou des pays de l’est),
– Profils fake menés par Meetic pour solliciter le jeune naïf juste avant la fin de son abonnement,
– Tacite reconduction de l’abonnement à moins d’appeler un numéro surtaxé afin de mettre fin à cette arnaque,
– Abonnement qui, tout comme chez PCC, ne permet de parler qu’aux femmes qui sont abonnées à moins de… prendre l’option premium (payante…) qui permet elle de toucher tout le monde. ARGH !
Plus que l’arnaque, c’est le fait qu’on veuille me prendre pour un con qui m’exaspère.
Bref…

 On fait le bilan calmement…

Cet article n’est pas une invitation à sangloter.
J’ai vraiment envie de croire que je ne suis pas le seul dans une telle mouise sentimentale et humaine.
J’ai vraiment envie de croire que d’autres bonhommes célibataires promènent leur solitude derrière un sourire de façade mais, surtout, qu’il en est qui agissent. Je vais être égoiste mais tant pis pour les autres : quite à enfoncer le clou du cliché du « mec dragueur », je vais agir IRL. Histoire que les nanas aient la confirmation que les mecs qui draguent sont des reulous. Je me connais, même ds le jeu des regards et des sourires, j’ai la délicatesse de Mike Tyson… Alors ça va être funky d’aborder une jolie donzelle, comme ça à brule pourpoint au sortir de la médiathèque…

Et sinon, désolé pour cet article-intermède-catharsis, j’en avais peut-être besoin pour rebondir. Vos témoignage ou enfonçages, peu importe, sont les bienvenus et seront dans tous les cas pertinents. Perso, je pars m’installer à la terrasse d’un café… avec un bouquin.

29, c’est 30-1

Et voilà, encore une année de plus au compteur. Il y a 29 ans, je naissais, petite chose tremblante, barbouillée de plasma, hurlante. Pas de dents, quelques cheveux, incapable de faire quoi que ce soit. Et 29 ans plus tard, je suis un être à part entière. Ca file un peu le vertige quand on y pense, non ?




Donc, voilà, 29 ans. Autant vous dire que là, je réalise pas. J’ai passé ses derniers mois entre état second et stress, des changements en pagaille. Bref, j’ai pas bien compris où sont passés les derniers mois (non, pas là, non) mais voilà, aujourd’hui, j’ai 29 ans. Soit 30-1. Je crois que c’est la première année qu’un chiffre m’interpelle autant, j’entame ma dernière année de vingtenaire.  Il me reste à peu près 365 jours pour faire tout ce que je voulais faire avant mes 30 ans. Alors je ne vais pas la faire à la Friends avec une liste de trucs débiles mais force est de constater que ma vie est très différente de ce que j’imaginais il y a dix ans.


Côté boulot, j’avoue que ma récente embauche au poste de ***** (vous le saurez bientôt, la série journal d’une démissionnaire sera terminée bientôt) avec des responsabilités et une paye pas dégueu. Evidemment, je n’imaginais pas il y a dix ans quitter l’univers du journalisme puisque désormais, je ne touche plus la presse ni de près ni de loin mais je n’ai pas le sentiment d’avoir raté ma vie, mon rêve pour autant. D’abord parce qu’à l’heure actuelle, il me reste près d’une quarantaine d’années de travail, je pense, vu que les années de travail vont encore s’allonger (enfin, à mon avis) donc ça laisse de la grosse marge pour retourner vers mes premières amours ou les oublier définitivement. Mais voilà, à 29 ans, je me dis que je m’en sors plutôt pas mal, finalement, surtout si on considère que je suis restée quasi 1 an et demi au chômage.

Côté vie privée, par contre, c’est pas forcément ce que j’attendais de la vie. En fait, j’étais persuadée dans ma prime jeunesse qu’à cette heure-ci, je serais en couple et maman. Bon, évidemment, étant jeune, je n’avais pas conscience de la peur panique que m’inspire le concept de maternité.  Je trouve déjà qu’avoir un chat est une énorme responsabilité et que je culpabilise dès que je ne lui fais pas assez de câlins alors un enfant à qui il faut tout apprendre et ben bonjour… Mais bon, de toute façon, avant d’être mère, faudrait avoir un mec et là, je dirais que ça va être compliqué. D’abord parce qu’en ce moment, je suis un peu trop métro, boulot, dodo pour sérieusement penser aller draguer. Que quand je vais sur meetic, j’en ai marre au bout de deux minutes, en plus. Que je ne suis pas pour autant en manque vu que j’ai quelques amants. Mais bon, de toute façon, faudrait déjà que je surmonte ma méfiance envers les hommes qui me disent qu’ils m’aiment. La question que je me pose toujours est : pourquoi ils me disent ça si ce n’est pas vrai alors que je ne leur demande rien ?

Bref, côté amour, faudrait que je m’y remette un peu, si j’ose dire mais bon, je me dis toujours que plus on cherche et moins on trouve(ou on trouve mal). Non parce que sinon, le reste, je me dis que ça va plutôt pas mal. La santé, je récupère un peu et je suis moins fatiguée, mon nouvel appart est drôlement bien, Kenya reste maigre mais heureuse, je fais du sport et j’ai le tonus, je sors pas mal (même si des fois, j’aimerais mieux me coucher)…

Non, en fait, ces 29 ans (je refuse de dire « cette trentième année ») s’annoncent pas si mal. A dire vrai, je suis un peu ennuyée car j’avais décidé de dire qu’à 29 ans, je changeais de boulot et c’est déjà fait. Une idée d’objectif ?

NB : Comme la question va forcément venir, non, le blog ne changera pas de titre l’an prochain, s’il est toujours là.

C’est plus facile de trouver du boulot quand tu t’appelles Marie que Naïma

 

Il y a quelques temps, j’ai lu dans un magazine féminin (hum…) un article assez intéressant sur la discrimination à l’embauche. Je résume l’article : c’est plus facile de trouver du boulot quand tu t’appelles Marie Dupont et que tu vis dans un chouette quartier que quand tu t’appelles Naïma Ben Arfa d’une banlieue toute moche.  Ah ?

Donc je lis cet article et je me gratte la tête. En fait, je trouve ça profondément con. Evidemment, je ne me suis jamais retrouvée en position de recruteur même si j’ai déjà eu un avis à donner sur la sélection d’un futur stagiaire (qui n’avait pas encore été choisi quand j’ai quitté TGGP). Evidemment, on a rigolé en googlisant le nom des stagiaires (rendez vos profils Facebook inaccessibles, je l’ai déjà dit, ça fait TRES mal quand on voit qu’un mec a adhéré à tous les groupes genre « je suis alcoolique et cool »), on s’amusait à choisir un candidat ou une candidate parce que sa nationalité nous plaisait bien (y avait une Canadienne !) mais dans les faits, c’était juste un jeu quand on recevait une candidature. Ensuite, on regardait vraiment la partie expérience et on s’en foutait bien de la nationalité et même du nom.



A la limite, je peux comprendre que certains coins inquiètent un peu. Non que vivre dans un quartier donné rend plus intelligent ou plus stupide, aucun rapport, juste une question de transports. Etant moi-même une victime récurrente de la SNCF/RATP (quoi qu’en ce moment, pas tellement), je sais que c’est difficile d’être à l’heure quand on vit dans certains endroits. Donc je peux éventuellement comprendre que des employeurs soient légèrement effrayés par ça mais est-ce la faute des gens si les transports transiliens sont vétustes ? Non. Mais bon, se dire que Naïma fera du moins bon boulot que Marie, ça me désespère. De la même façon qu’on refuse des apparts à la même Naïma en inventant des prétextes bidons juste pour pas louer à une Arabe (marche avec les Noirs, aussi, voire les Asiatiques des fois que ce soient des sans papiers qui font dégeler des crevettes dans la baignoire…).

Alors la solution toute trouvée semble être le CV anonyme et perso, je suis totalement pour. Mais côté recruteur, ça ne plaît pas. Je me souviens une fois avoir déjeuné avec une fille avec qui j’avais passé un entretien, très sympa mais en gros, elle m’avait dit que ne pas mettre la photo donnait la sensation que je cachais quelque chose. Ok pas de soucis, je mets une jolie photo et roule. Mais je suis super occidentale comme fille. La question essentielle est : mais pourquoi ça pose tant de soucis d’anonymiser un CV ? Pourquoi c’est pas encore la norme ? On pourra me dire que certains métiers sont obligés de vérifier la présentation du candidat notamment pour tout ce qui est hôtesse d’accueil, commercial ou je ne sais mais faut pas exagérer, on est très loin de la majorité des postes.

En plus, l’anonymisation systématique permettrait aussi de sortir d’une éventuelle victimisation. La discrimination existe, ok, mais elle sert parfois un peu trop d’alibi : « je ne suis pas embauché parce que je suis ci, ça ou que je vis là ». Dans certains cas, le problème vient surtout du fait que l’expérience n’est pas la hauteur du poste, voire que le CV est tout pourri. Car comme nombre de candidatures envoyées restent sans réponse, il est toujours difficile de mettre le doigt sur ce qui ne va pas. Au moins, avec le CV anonyme, on saurait que si discrimination il y a, elle ne vient pas du nom ou de l’adresse. Peut-être de la fac qu’on a fréquentée ?

Et la marmotte, elle met le chocolat…

Ceci est un coup de gueule contre moi-même. Ces derniers temps, j’ai un passe-temps pour le moins étrange : je dors. Tu vas me dire que c’est pas un mal et que ça arrive même à des gens très bien. Et puis après deux ans à dormir 5h par nuit, il était temps de se rattraper un peu. Ouais ok mais le problème, c’est que je n’ai plus le temps de ne rien faire.


Journée type d’une Nina nouveau modèle (c’est-à-dire depuis le nouveau boulot) : lever 8h, boulot à 9h30, fin du boulot à 19h30 (en moyenne), retour maison vers 20h30 (des fois, je fais des courses). 21h, « bon, je vais m’allonger 5 mn ». 23h30, j’ouvre un œil. 23h45, j’ai viré mes fringues et je me rendors. Passionnant. Ma vie est fidèle au cliché métro-boulot-dodo. Et cerise sur le gâteau, dans un mois, ma boîte déménage et je vais me taper un train et deux RER. Quand on pense que j’avais déménagé pour me rapprocher du boulot, on peut rire très fort.


Bref, là, je me dis que rien ne va plus. Evidemment, j’ai des explications qui tiennent au changement de saison et changement d’heure et changement de boulot. Tous ces changements, dis donc ! Donc évidemment qu’il est normal que je sois un peu fatiguée, que je tombe comme une masse mais faut dire aussi que je ne fais aucun effort pour lutter contre l’assoupissement. Hier soir, par exemple, j’avais un programme aux petits oignons : quitter le boulot à 19h, aller à la laverie, faire deux ou trois courses au retour, ménage, popote, exercices physiques et dodo. Finalement, j’ai eu un truc de dernière minute à faire donc je suis partie royalement à 19h30 (et encore, le serveur était en rade donc je n’allais pas rester), je suis passée faire quelques courses en rentrant, j’ai rangé mes courses dans le frigo et paf, dodo. 23h30, j’ouvre un œil et là, dilemme : je me relève ou pas ? Non, j’ai envie de dormir. Dont acte. Du coup, je n’ai pas écrit une ligne pour le blog, ce qui ne serait pas dramatique en soi si je n’avais également d’autres projets en cours qui prennent la poussière.


Et pourtant, il suffit de ne pas céder. Parfois, le soir, je vais au sport, je ne rentre donc pas avant 22h et là, je ne me couche pas de suite car le coup de pompe est passé, j’ai le temps de manger (j’ai un équilibre alimentaire de dingue en ce moment), d’écrire un peu et d’aller me coucher. Ca, ça me plaît. Parce que le coup du 21h au lit, ça m’empêche de manger/écrire/lire/faire du sport. D’ailleurs, ma fatigue vient aussi du fait que je fais moins de sport qu’avant pour cause de changement de boulot. Mais bon, je dois me ressaisir. Donc à partir de maintenant, interdit de se coucher avant 23h !

Quand je pense qu’en janvier, j’étais résolue à dormir plus, voilà que maintenant, je dois me forcer à rester debout… Je me demande si on aurait pas changé un truc en moi sans que je m’en rende compte… Ca me rappelle quand j’étais ado et que je vérifiais les symptômes d’un enlèvement extraterrestre (je fus très déçue de constater que je ne faisais pas partie du lot, malgré des bleus apparus mystérieusement mais qui s’expliquent par ma peau vraiment trop fragile). La fatigue, c’était pas un peu un symptôme ? Mais bon, je crois pas que les extraterrestres choisiraient d’enlever quelqu’un qui vit dans un immeuble dans le centre d’une ville de banlieue de la petite couronne, ce ne serait pas très discret. La vérité est ailleurs…

NB : J’hésite à avoir honte de la chute totalement minable de cet article… Mais je suis si fatiguéééééééeeeeee …

Alice au pays s’émerveille : deviens producteur de cinéma

Pour ceux qui me lisaient y a un peu plus de deux ans, j’avais frôlé du pied le milieu du cinéma avec le projet Modo. Si l’aventure n’a pas abouti, je n’en reste pas moins fan des concepts originaux. Or quand ils débarquent direct dans ma boîte mail, je ne peux les ignorer.


C’est l’histoire d’un court métrage, Alice au pays s’émerveille réalisé par Marie-Eve Signeyrole avec dedans Emir Kusturica. Déjà, ça commence plutôt bien. Sauf qu’un film ne se fait pas uniquement avec l’amour du cinéma,  il faut des sous. Je sais de suite, ça gâche un peu le côté conte de fée mais c’est la triste réalité : no money, no film. Alors que faire ? Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué mais l’argent ne pousse pas sur les arbres, ce serait bien trop simple. Oh, des producteurs, il y en a, ils sont même trois (Yvon Crenn, Pierre-Emmanuel Le Goff et Cyril Cadars) mais il faut quand même des sous. Comment faire ?



Et bien, quand on n’a pas de sous, on a des idées. Et hop bonne idée : on appelle les internautes au don (et on devient producteur et on a notre nom au générique, na !) mais pour qu’on soit plus que motivé, les producteurs… se rhabillent. Et oui. Maintenant, on paie pour rhabiller les gens, ma bonne dame.  C’est amusant, c’est ludique et y a même une vidéo sur youtube. L’idée plaît et la petite équipe a déjà ramassé pas mal d’articles dans la presse.  Je vous laisse regarder l’onglet presse du site, c’est assez impressionnant.

Donc en résumé, l’idée est amusante, le court métrage a l’air bon. Oui, y a aussi le synopsis sur le site, on ne dit pas juste qu’il y a Kusturica dedans et que c’est forcément bien. Non. C’est un road movie mais un « road movie immobile ». Oui, en fait, un homme, flic dépressif du nom de Sacha, séquestre deux femmes dans sa voiture et part à l’aventure, le trio arrive jusqu’en Serbie où là, ils tombent sur notre Emir qui les tient prisonniers. A la fin, ils ne seront plus que deux à repartir.



Bon, trève de discours. Si tu rêves de devenir producteur de cinéma, c’est ta chance. Si tu en as marre de déshabiller les hommes et que pour une fois, tu as envie de les habiller, ben, fonce. Si tu ne sais pas trop comment payer , tu peux payer en ligne ou par chèque. Si  tu hésites encore, je ne sais plus quoi te dire. Je te promettrais bien une photo de moi en culotte mais non, le but est de se
rhabiller.

N’empêche qu’être producteur d’un film dans lequel y a Emir Kusturica, je trouve ça super classe.

Liberté d’expression, ça marche à tous les coups ?

Depuis quelques jours, je réfléchis à la liberté d’expression. Pas la mienne, non, en général. Premier cas soumis à ma réflexion : le vilain Stéphane Guillon. Puis deuxième cas : le poète très fleuri Orelsan qui voudrait avorter sa copine infidèle avec son opinel. Entre autre.

Guillon d’abord. Autant le dire de suite, il ne me fait pas rire du tout. Je trouve qu’il se vautre dans la vanne facile et l’autosatisfaction, pile tout ce qui m’énerve. Le fait de savoir qu’il n’animera plus sa chronique sur France Inter l’an prochain ne m’émeut pas vraiment dans la mesure où je ne l’écoutais déjà pas. Ceci étant dit, je tique un peu quand même. Même si je n’aime pas ce qu’il fait, je n’aime pas vraiment la polémique qu’il y a autour de lui. Strauss Kahn n’a pas aimé la chronique que Guillon lui a réservé. C’est pas le premier et sans doute pas le dernier donc pourquoi en faire un tel foin ? Il est vrai que la chronique était trèèèèèèèèèès lourde mais bon, pourquoi ça a été monté en épingle comme ça ? Ca m’échappe. Quoi qu’il en soit, ça me navre qu’une chronique soit arrêtée parce qu’elle fâche les « puissants ». Si c’est la réelle raison de l’arrêt de la chronique parce que là, on arrive un peu dans une impasse : si les gens se mobilisent pour qu’elle reste parce qu’elle gratte justement ceux qui ont du pouvoir, Guillon va devenir indéboulonnable et pas forcément pour de bonnes raisons.

Maintenant, arrivons-en à Orelsan, le monsieur qui chante de belles chansons intitulées sale pute et suce ma bite à la St Valentin. Quand j’ai vu le clip de Sale Pute (que je vous laisse chercher, je vais pas diffuser ça ici), j’ai vraiment cru à une blague. Le mec qui chante avec sa bouteille d’alcool dans la main, c’est sérieux ? Ah oui. Tellement que des blogueuses ont lancé une pétition pour retirer la chanson du net. Chanson tellement assumée par son auteur qu’il a préféré ne pas la mettre sur son album. Premier abord : c’est clair que cette chanson est atroce et qu’il faut arrêter d’encenser un mec qui dit « on verra comme tu suces quand je t’aurai défoncé la mâchoire » ou à peu près. Puis j’ai regardé un peu les débats sur le net et me voilà moins tranchée. D’abord, je rejette l’argument du « ça encourage la violence envers les femmes ». La banaliser, oui, l’encourager, non.  Disons que je
pense qu’il est toujours un peu trop facile d’aller chercher les causes d’une femme battue ou de n’importe quel délit ou crime ailleurs. C’est pas la faute à un chanteur ou à un jeu vidéo, faut
accepter à un moment que les gens sont pleinement responsables de leurs actes. Mais il n’en reste pas moins que ça banalise.

Et la liberté d’expression dans ce cas, on fait quoi ? Pourquoi cette chanson est condamnable et les chansons appelant à casser du flic sont adulées ? En gros, où poser la limite ? C’est vrai que si sale pute s’appelait sale arabe, hop, raciste, ça ne serait pas passé. Alors qu’un sale pute, sale pédé ou sale gouine, ouais. Sale fils de pute aussi. Mais justement, il y a la limite par rapport au racisme, pourquoi les autres injures sont tolérées ? Après réflexion, je trouve que cette chanson devrait juste terminer à la poubelle, d’abord parce qu’elle est mauvaise mais surtout car elle est inutilement violente et agressive. C’est de la haine à de l’état pur et je pense qu’on peut tous s’en passer. Parce qu’au fond, ce qui me dérange le plus là dedans, c’est cette sensation de haine gratuite et nauséabonde qui ne sert et ne dessert rien. Au moins, ça a fait du buzz autour du chanteur mais ça risque de lui coûter. Le gars, qui n’a pas mis cette chanson dans son album est actuellement en tournée et je lui souhaite bien du courage.

Il y a des jours où je me fais peur

(Pas de chômagie cette semaine, pas enviiiiiiiiiiiie)

Il y a des jours où je me fais peur en ce moment. Hier soir, par exemple, cas typique. J’étais en train de regarder mon Facebook, voir ce qu’il se passait de beau chez mes amis (ouais, en fait, j’adore espionner) quand je vois qu’un couple d’amis de la fac a posté de nouvelles photos de leur bébé. Forcément, je regarde. Ooooooooooooooh, qu’il est mignon ! Oh mon Dieu… Je regarde sciemment des photos de bébés !


Et ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Déjà, quand j’étais chez TGGP, avec Ioulia, on s’extasiait sur les photos de gosses trop mignons (et on se moquait aussi de ceux qui l’étaient beaucoup moins, il y a des bébés qui font même peur tellement ils ont l’air méchants). Et ce n’est pas tout. Samedi avec Vicky, on est passées par le rayon enfant du Monoprix (officiellement pour aller au rayon bouffe, c’est le chemin) et j’ai poussé plein de cris suraigus devant les mini chaussons, les petits grenouillères, ça donnait à peu près des « hiiiii, c’est trop meugnon, regaaaaaaaaaarde ! Et çaaaaaaaaaaa ! ». Bon, vous allez me dire, ça fait craquer tout le monde ce genre de toutes petites choses mais quand même, je suis censée être cynique et bébophobique. Que m’arrive-t-il ?

Pourtant, je me sens toujours aussi peu motivée à l’idée de me reproduire. Je ne parle même pas de l’acte de grossesse mais vraiment d’être responsable d’un être humain. Le chat, j’arrive à gérer à peu près même si je suis rapidement dans la culpabilisation du genre « Oh mon Dieu, je lui ai pas donné de croquettes ce matin » (sachant qu’elle en mange environ 10 par jour et que quand je pars 3 jours en congés en la laissant seule, elle ne finit par sa gamelle. Donc celle-ci est toujours au pire à moitié pleine mais ce ne sont pas des croquettes versées le jour même), « ohlala, je lui ai pas fait de gros câlin, aujourd’hui, je suis méchante, elle va me détester… ». Donc déjà, quand j’aurai réglé mon petit souci de culpabilisation à outrance, on envisagera peut-être de passer au niveau supérieur, l’être humain, mais là, non, j’ai pas envie et je ne suis pas prête. Et je ne parle même pas du fait que je n’ai pas de père sous la main. De géniteur, oui, c’est jamais bien compliqué à trouver mais un père, un vrai, un qui serait raaaaaaaavi de partager ses gênes avec les miens et surtout de rester après l’accouchement pour élever notre amas de gênes, là.

Mais si ma propre maternité ne me titille toujours pas, celle des autres oui. En clair : je veux un bébé dans mon entourage proche, un sur qui je pourrai m’entraîner un peu, me familiariser avec, jouer un petit peu, le prendre sur mes genoux, tout ça… Je devrais y arriver, non ? Et de préférence pas dans ma famille parce que dès qu’on approche un bébé de moi, ma mère s’esclaffe : « non mais Nina, c’est pas son truc les bébés ! ». Ca ne m’aide pas ! En attendant, je me demande si ça le fait d’acheter la grenouillère rose avec un cœur en strass dessus de chez Monoprix en attendant qu’une petite fille veuille bien naître dans mon entourage ou si je suis pas un peu au bord du pétage de plomb en bonne et due forme. Je sais pas…

Où trouver l’homme ? Episode 33 : à la mairie

A la recherche du prince charmant

(Petit lecteur, je te rappelle des fois que tu débarquerais que tout ceci n’est qu’une fiction même si, pour cet épisode, y a un gros

fond de vérité genre que je passe mon temps à la mairie en ce moment)

Ouais, super, mes parents ont eu une grande idée : un ultime voyage de famille tous ensemble avant l’arrivée de la 3e génération. D’ailleurs, ma sœur serait gentille d’y penser un peu, je veux être tata ! Donc voyage avec de l’avion et tout. Sauf que qui dit voyage dit pièce d’identité.  Permis, ok, passeport périmé depuis 2002 et carte d’identité (portée disparue) depuis 2007. Il faut donc refaire les papiers.

Après plusieurs tentatives refoulées par un « mais elle va pas votre photo, on voit pas bien vos oreilles ! ». Je sais que mes oreilles sont incroyablement mignonnes mais là, on voit bien que j’en ai deux, quand même. Et la mèche qui traîne sur le front, ça va pas non plus. Tu veux dire que tu veux vraiment que ma ridule apparaisse pour les 10 prochaines années sur ma carte d’identité ? Sérieux ?  Okayyyy. Après une ultime tentative, la photo passe (ouais !) mais voilà, il faut deux mois pour une carte d’identité, pas moins. Alors que je commence à pleurer en pensant aux vacances familiales que je suis en train d’assassiner, la dame me dit : « mais le passeport, c’est 15 jours ! ». Bouge pas cocotte, je vais acheter mes timbres fiscaux (88 euros dans la face) et je reviens.

Le lendemain, je suis fièrement avec mes timbres fiscaux, ma photo avec ridule intégrée, mon justificatif de domicile, bref, je suis parée. Alors que je vérifie toutes les pièces avec la gentille dame de la mairie [du genre trop gentille pour qu’on l’envoie promener quand elle refuse mes photos pour la 2e fois] entre un homme genre business man équipé d’une mallette qui vient refaire ses papiers lui aussi. Mmmm, un peu au dessus de l’âge de mes conquêtes ordinaires mais pas mal. L’effet costard peut-être.

Pendant que je remplis ma fiche pour dire qui je suis, qui sont mes parents, pourquoi je suis française, que mes yeux sont bleus et que je suis née dans le sud, un homme entre, le type businessman avec son attaché case qui se lave les cheveux avec Petrol Hahn genre quadra pas trop mal. Voilà qui devient intéressant. Pendant que la dame saisit mon dossier sur son ordinateur, option je tape avec un doigt, je jette des regards à la dérobée au quadra qui râle : « non mais ça fait la troisième photo que vous me refusez, tout ça parce que j’ai un reflet dans les cheveux, j’en ai marre maintenant ! En plus, les infos qu’il y a sur le site Internet du ministère ne sont même pas bonnes. Alors vous me prenez cette photo et si elle passe pas, je ferai une procédure, j’en ai marre maintenant ! ». Bon, ok, le coup de la procédure, c’est un peu bidon. Ensuite, le monsieur n’a pas de papiers d’identité vu qu’il les a tous perdus et quand il apprend le délai pour une carte d’identité, il re-râle (je valide, 6 semaines, faut pas déconner !). Du coup, je lui jette un œil et on s’échange quelques regards de connivence. Manifestement, il est ravi d’avoir un public.


« Vous avez toujours les yeux bleus ? »me demande la dame depuis son ordinateur. Alors soit les yeux peuvent changer de couleur entre 17 et 28 ans et je ne suis pas au courant, soit c’est une question très très con qui a le mérite quand même de faire remarquer à l’assemblée que mes yeux sont bleus. Pas si mal. Je surveille l’air de rien l’avancée de son dossier mais son scandale lui a fait perdre du temps et je récupère tout ce qu’il me faut bien avant lui. Or je dois aller bosser, je vais pas traîner dehors pour le plaisir. Miiiiiiiiiiiiiiiiinceeeeeuh ! Ah mais reste une possibilité : on a fait tous les deux un passeport donc si sa photo passe on viendra le chercher en même temps.


Dans 15 jours, je fais péter la jupette. Enfin, si l’hiver veut bien aller voir ailleurs si j’y suis.

Voyage au bout de la terre

Par Tatiana

Souvent on dit que ce qui compte ce n’est pas la destination mais le voyage. C’est sûrement vrai. Après tout même si le but du voyage est toujours ce que l’on garde en tête pour continuer, c’est les aléas du voyage qui font que c’est enrichissant ainsi que les rencontres. Pour ma part, je n’avais pas envisagé le déroulement de mon voyage sous cet angle et pourtant il m’a réservé bien des surprises.

Pour ceux qui n’avaient pas suivi, je suis partie au Chili en janvier/février et finalement un peu mars aussi. Quand je suis partie là-bas, j’en avais marre de tout : les mecs, le boulot (non existant pour moi), les gens, Paris… Besoin de prendre le large et de me déconnecter de tout. Besoin de réfléchir sur ma vie et ce que je voulais en faire. Je voyais mon voyage comme une sorte de retraite hors de la vie et du temps et pourtant c’est la vie qui m’attendait là-bas. C’est étrange parfois comme le destin peut vous surprendre… C’est au moment où l’on se sent le plus perdu qu’il vous rappelle à l’ordre en vous mettant face au mur avec l’obligation de faire des choix pour avancer. Et non la vie ne vous oublie pas, les coïncidences n’en sont pas ce sont des messages que l’on vous adresse. A vous de les lire ou non.

Tout ça pour vous dire que j’ai passé des super vacances. Un peu mouvementées et pleines d’imprévus mais super ! D’abord une semaine de farniente à Santiago, où j’ai exploré la ville. Ensuite mon amie Frenchie est arrivée et on a commencé notre périple vers le sud. Deux étapes majeures avant de descendre en Patagonie : le bout du monde… La  première étape c’était la région des lacs, que j’ai moyennement aimé et où en plus il faisait un temps pourri. La deuxième étape : l’île de Chiloé que j’ai adorée. Et ensuite L’étape ultime : Patagonia… Autant vous dire que c’est à couper le souffle. Les paysages comme le temps (car même en été on se les gèle grave). On a vu des glaciers et des icebergs sur des lacs, des pingouins… C’était trop bien.

Bon maintenant je suis revenue à Paris et c’est la lose. Déjà il fait pas chaud. Certes, ces derniers jours ça va mieux mais quand même il fait froid comparé aux 30 degrés que j’ai pu avoir là-bas. On nous rabâche toute la journée que c’est la crise et que tout va mal. Finalement j’étais bien mieux au Chili moi, mais pourquoi je suis rentrée ?