Un peu de télé-réalité

En 2001 (je crois), Loft Story débarque sur M6. Je suis catastrophée : cette merde télévisuelle ne peut pas arriver en France ! Bon, si elle est là mais elle ne marchera pas, les Français sont des gens intelligents. Je suis naïve !
 
Un jeudi soir, 18h, je me plante devant la télé pour regarder Highlander, histoire de bien évacuer mes cours d’histoire et là, ô surprise, au lieu de Duncan McLeod je vois… des poules. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Je mate ces gallinacés avec étonnement quand soudain, la réalité se révèle à  moi : c’est Loft Story ! Ah non, pas ça ! Comment vais-je faire pour décompresser après mes cours, moi. Bon, je vois passer les candidates, je me demande ce que fout Ophélie Winter là-dedans (en fait, c’était Loana), j’éteins ma télé.
Dans l'oeil de la caméra...
 
Personnellement, je ne suis pas fan de télé-réalité. Mais c’est quand même difficile d’y échapper. Une semaine après le début de Loft, l’émission télé de Canal+ décide de nous montrer les images de Loana et Jean-Edouard dans la piscine. Seigneur, quelles galipettes ! Ils sont forts quand même. Et là, alors qu’il est en train de la brouetter (sans capote, je suppose, bonjour l’exemple), je me rends compte qu’il y a quelqu’un qui nage dans la même piscine qu’eux… Dès le départ, on a touché le fond (de la piscine). Tout le monde en parle : les
amis, les profs, les hebdos télés et même le Monde. Moi, je résiste. A la fac, une nana (que je n’apprécie pas) m’explique sans rire : « Tu vois, Loft Story, c’est super intéressant d’un point de vue sociologique ! Tu vois, Aziz, il pourra jamais sortir avec Laure parce qu’ils sont pas du même milieu social. » Non mais quelle hypocrite, je rêve ! A ce niveau là, je pouvais prétendre regarder Sunset Beach par pur intérêt culturel, une sorte d’étude du genre « soap opera »…
 
J’ai raté le Loft 1, je me suis un peu rattrapée sur le 2 qui tombait pile à une période d’inactivités : je passais mes journées chez moi à ne rien faire si ce n’est regarder la télé, dormir, et faire semblant de travailler sur mon mémoire. Tout a commencé un soir d’avril, j’étais en vacances à la mer avec mon chéri. On va dans un petit resto et au moment de payer, on voit Loft Story 2 à la télé, l’arrivée des filles… Waaaaah, les pétasses ! Du coup, on rentre à l’appartement pour mater un peu les candidats, je suis effarée… Les nanas sont toutes
vulgaires, les mecs sont des clichés pas possible… Bon, les candidats rentrent dans le Loft, Lesly, la Loana noire, monte sur la table basse, prend une pose ultra naturelle (le cul en arrière, la poitrine en avant) et fait avec sa voix d’Ophélie Winter : « Ah euh ! Je veux…han… remercier les organisateurs…han… parce que c’est trop cool ici…han ! ». Bon, on la balance dans le confessionnal, l’autre elle arrive, elle dézippe sa combinaison jusqu’au nombril et s’assoit dans le fauteuil. Ok, elle, c’est la pouffe de service.
 
Bon, j’avoue que je n’ai pas grand souvenirs de cette émission, il me revient des anecdotes mais je ne sais plus si elles se sont réellement passées ou si à force d’en parler entre nous, nous avons tout exagéré. Il y avait Angela, la fille que je ne comprenais jamais. Elle se la jouait nana de la té-ci, elle n’arrêtait pas dire : « wouah, zyva, truc de ouf ! ». Je ne comprenais donc rien à ce qu’elle disait mais elle avait de grands problèmes de communication avec ses congénères lofteurs. Un jour, y en a un qui lui dit :
« Toi, t’es une nymphomane !
– Ahahahah, truc de ouf ! »
Notre amie Angela file de là pour rejoindre son ami mannequin qui passe son temps à défiler devant la caméra en jetant des œillades à la Alain Delon. Elle lui demande gentiment ce que veut dire nymphomane et là, il a sorti la phrase la plus culturelle, la plus poétique, la plus belle de cette émission : « une nymphomane, c’est une gue-din du cul ! ».
 
Sinon, il y a eu une belle scène, aussi, Lesly et Angela (décidément) qui découvrent un nouveau mot : ingénu. En fait, comme ils s’emmerdent, la production leur donne des défis à faire, là, il fallait chanter en duo. Comme les organisateurs veulent des prises de tête et du sang, ils ont forcément collé les deux demoiselles ensemble car elles ne se supportaient pas. Les voilà donc à répéter leur chanson, les demoiselles de Rochefort, dans laquelle il y a donc le mot « ingénu ». Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Alors en gros :
« ingénu, c’est comme ingénieur donc ça veut dire intelligent !
– Ah ouais mais non car in-génie, c’est quelqu’un de te-bê, non ? »
Arrive un lofteur.
« Hé, machin, tu sais ce que ça veut dire, ingénue ?
– Ben, ça veut dire candide. »
Du coup, ils ont fini par leur filer un dico parce que pour les demoiselles, candide, c’est une petite fille aux anglaises blondes qui a un raton-laveur.
 
Après, je n’ai pas regardé grand chose. Cette année, j’ai regardé Marjolaine et les millionnaires (pas jusqu’au bout) et le Bachelor, ces émissions me font assez rire, surtout le ménagement du suspense… J’aime bien quand le Bachelor sniffe sa rose d’un air préoccupé style : « vais choisir Marie ou Sophie ? » alors qu’il le sait très bien mais c’est pas télégénique, la certitude. Ce que j’aime surtout, c’est quand il y a du sexe ! L’avantage quand on est bachelor(ette), c’est que des tas de personnes se pâment à nos pieds ! Les filles écartent les cuisses à une vitesse folle, tout ça pour se faire jeter par le Bachelor au tour suivant. « Tu sais Anne-Charlotte, nous avons vécu de bons moments mais je cherche la femme de ma vie et tu ne l’es pas. » Marjolaine, elle était super, une reine de la brouette ! Elle a commencé dans Greg le millionnaire, une perle que j’ai ratée mais grâce au zapping, j’ai vu
l’essentiel.
 
Un soir, ma sœur rentre de Londres (ou de Paris), elle s’attable avec toute la famille autour et elle met Greg le millionnaire, une des dernières émission avec un super résumé de
la mort qui tue en début qui fait la moitié de l’émission, en gros. Et là, on a eu droit au merveilleux : « putain, arrête, je suis dur de partout ! ». Ensuite, le Greg parle
à une nana, ils sont allongés sur le lit et il lui fait : « allez, tu vas dormir maintenant ! » « Non, je veux rester là ! » « Non, tu restes pas là sinon
ça va partir en couilles ! » Oui, le terme est merveilleusement choisi. Avec mon père, on est morts de rire tandis que ma mère râle : « mais c’est une honte, c’est
scandaleux ! ».
 
Après, je n’ai suivi qu’une autre émission de téléréalité, les « colocataires »… et j’ai été à peu près la seule. Faut avouer que les candidats n’avaient aucun charisme,
aucun relief. En fait, je l’avoue, si j’ai regardé cette émission, c’est à cause de Jessica. L’année précédente, j’avais fait un stage au mouv’, dont le siège est à Toulouse, et tout le monde
m’avait demandé si j’avais rencontré Jessica. Non. Et la voilà à la télé ! Bon, je ne l’imaginais pas du tout comme ça. Vu comme elle se la joue allumeuse, je pensais découvrir une bombasse
blondasse mais euh… non. Déjà, cette fille a un sacré problème avec la nourriture : elle mange en permanence. A un moment, on la voit manger de la semoule alors qu’elle est dans son bain…
Elle bouffe, elle bouffe, elle ne fait que ça. Elle n’est pas appréciée par ses congénères, c’est une érotomane forcenée : elle est persuadée que tous les hommes la désirent, elle en harcèle
un et se prend râteau sur râteau. La demoiselle se sert de sa grosse poitrine pour tenter d’amener un monsieur dans son lit, ce qui ne se passe pas. Comme quoi, les gros seins, ça fait pas
tout.
Sinon cet été, lors d’une nuit avec Laurent, on a un peu maté la télé en mangeant des graines de tournesol car il s’arrêtait de fumer (il a repris depuis). On mate Koh Lanta,
j’avoue que je n’y connais strictement rien donc il m’explique. Dans cet épisode là, l’asiatique de service, Sakhone (je crois), qui, forcément, est tout zen. Oui parce que dans la téléréalité, y
a des stéréotype, le Noir fait du rap, l’Arabe a une main de Fatima et l’Asiatique est zen. Donc notre ami Sakhone est tout zen, il parle à la caméra en disant que cette aventure lui avait montré
à quel point il avait été salaud avec son ex copine. Et là, en surimpression, on voit l’image de la copine ! Ils se foutent de nous ou quoi ? D’où ils la sortent cette image ?
N’importe quoi !
 
Le pire, c’est qu’après, ils enchaînent sur « mon incroyable fiancé ». Bon, c’est pas le premier épisode. Petit résumé puis on voit la fille qui fait : « Ah, je
dois appeler ma maman pour lui annoncer notre mariage ! » Donc on la voit qui s’assoit, qui compose le numéro fébrile… « Allo maman ? » et là on se retrouve dans le salon
de la maman qui feint (mal) la surprise ! Non mais on se fout de nous ? Du coup, on a coupé la télé.
 
Sinon sur AB1, ils passent des super émissions américaines de téléréalité, des trucs mais d’un niveau ! D’abord, il y a « mister personnality », des hommes masqués
qui draguent une femme aux grandes dents (une Américaine, quoi), le tout présenté par Monica Lewinsky, tout ça pour dire que c’est pas le physique qui compte mais la personnalité. Bon, déjà, les
masques, ils font peur, je ne sais pas comment elle a fait, la fille, pour pouvoir les embrasser, brrrrrrr ! Mais bon, elle est trop forte, elle a choisi Jeff qui est « agent
immobilier-millionnaire », comme par hasard…
 
Sinon, ce soir tandis que j’écris cet article, je regarde « opération survie et séduction », un truc comme ça ! En fait, ce sont des super pintades mais alors du
haut de gamme, en talon et tailleur Gucci qui sont parachutées dans la jungle pour séduire Jack l’aventurier, un putain de beau gosse. Donc nos princesses écartent les cuisses plus vite que leur
ombre pour pas être éliminées. Mais c’est super tordu : là, elles sont dans un hôtel, le présentateur propose aux candidates si elles préfèrent rester dans l’hôtel ou retourner dans la
jungle ave Jack donc le mec, il doit éliminer une nana sans savoir qu’une d’entre elles pouvait partir ! En plus, ils en ont gardé une autre sous la main, une fille éliminée par ses
« copines », elle va revenir dans l’aventure… Aïe ! Là, une candidate au dépoitriné vertigineux (oui parce que là, ça n’a plus rien à voir avec un décolleté) annonce à sa
copine : « Ahahah ! Tu vois, j’ai pas de culotte non plus ! Ahah ! » L’autre l’a regardé avec un regard atterré. Y a de quoi !
 
Bon, sinon, je regarde pas les émissions de chanson, il y en a trop qui sont pris pour le physique que pour leur voix alors je me contente du zapping pour ce genre d’émissions.
L’autre soir, j’ai regardé une quotidienne avec Gauthier, c’était l’épisode : « la grosse en cours de sport ». Bon, à la Star Ac, ils prennent tous les candidats, des blancs, des
noirs, des pédés et même des gros, ce sont des candidats comme les autres… montrés comme des phénomènes de foire. Vous auriez vu cette pauvre gosse en train de courir comme une malade… Et on vous
montre ça sans pudeur, on interviewe la gamine et ses camarades : « elle est courageuse, machine ! ».
 
Sinon, ce qui est drôle, dans ces émissions, c’est que tous les présentateurs disent exactement la même chose ! « N’hésitez pas à voter, à revoter pour votre candidat
préféré, c’est très, très serré ! Quelques voix seulement séparent les deux candidats ! Il va y avoir des regrets ce soir ! ». Et toujours le côté on insiste sur
l’émotion : « Beaucoup d’émotion et de magie, ce soir ! Regardez, on voit Théo, le fils de Paolo. Oh, Paolo, vous pleurez ! C’est parce que votre fils vous
manque ? » Vous pouvez aussi dire : « Oh, Paolo vous pleurez ! C’est parce que vous pensez à votre frère mort ? ». Oui parce qu’un candidat de la téléréalité a
toujours vécu un drame terrible, c’est pas drôle, sinon.
 
Un jour, mon ex meilleur ami m’a dit : « nous, on pourra jamais faire de la téléréalité, on est normaux. » Ben, je crois qu’il avait raison. En même temps, qu’est-ce
que je m’en tape !

Une copine sexe

Cette semaine, j’ai fait quelque chose d’inédit : j’ai rencontré une fille qui avait couché avec le même mec que moi. Et bien, c’est fou ce que cette expérience sexuelle nous a rapprochées. Lecteur, je pense que je viens de trouver une super copine sexe.
Le sexe, y en a avec qui on le fait, d’autres avec qui on en parle. J’aime bien en parler avec mes amis mais il y en a avec qui c’est plus naturel que d’autres. Avec Gauthier, par exemple, on ne se cache rien, mais alors rien du tout. On n’est pas du genre à se raconter en détail toutes nos brouettes, ça, je n’aime pas, mais on s’en parle très librement. C’est du genre : « oh, tu sais, l’autre jour, j’étais avec machin et je lui faisais ça quand… ». J’en parle aussi facilement avec mes autres vingtenaires mais il y en a d’autres qui virent au cramoisi dès que j’évoque la moindre brouette.
coupine, coupine!!
 
Cependant, cette semaine, j’ai rencontré une super copine avec qui on partage énormément de choses. Elle m’a expliqué que ses amis ne sont pas très branchés discussion brouettique donc elle était contente de me connaître pour en parler. Et moi donc !  Curieusement, je lui fais confiance alors que je ne la connais pas beaucoup, je lui ai raconté ma première fois sans détour alors que ce fut assez trash. Mais en plus, avec cette fille, il y a un truc que je n’avais encore jamais connu : nous avons eu  le même amant.
 
C’est, en effet, un phénomène plutôt rare : j’ai essayé de brancher des ex-plans brouette avec des copines, j’ai toujours reçu une fin de non-recevoir. Ce que je peux comprendre : je ne suis pas sûre d’avoir envie de brouetter avec un ex d’une copine, au cas où il se laisserait aller à quelques comparaisons. Par le passé, un ex bisexuel de Gauthier m’avait proposé de folles brouettes, que j’avais refusées. Malgré sa grosse moto, j’avais pas du tout envie de tester quoi que ce soit avec un mec ayant pratiqué mon meilleur ami. Et j’ai bien fait car quelques temps plus tard, il croise Gauthier et lui fait : « Tiens, je viens de croiser Isabelle ! », en parlant de moi.  D’accord, tu veux me brouetter et tu ne connais même pas mon prénom ? Quel naze !
 
Ici, les circonstances sont différentes, la miss a commis la brouette avant de me connaître. Je ne sais pas si elle était courant de mon passif avec ce jeune homme avant de passer à l’acte, je crois que oui. En fait, je m’en doutais. Première discussion, elle m’explique qu’elle est allée boire un verre avec lui. Ils avaient essayé de me téléphoner pour que je me joigne à eux mais j’étais occupée dans les bras d’Arnaud. Quand elle m’a dit ça, j’ai compris de suite comment s’était terminé la nuit. Un jour, sur MSN, je lui tends une perche : « oui, s’il le faut, on a eu les mêmes plans brouette », elle ne la saisit pas. Me serais-je trompée ? J’ai du mal à le croire. Quelques jours plus tard, cependant, elle me confie : « Moi aussi, j’ai passé une nuit avec lui.
Tiens donc ! Ça ne m’étonne pas du tout ! ».
 
Du coup, chacune y va de son analyse psychologique du garçon. Bon, c’est un serial baiseur, ça ne fait aucun doute. Et il faut avouer qu’il est doué dans ce domaine, nous sommes d’accord là dessus. C’est amusant car nous avons exactement la même vision du garçon. Ce qu’elle me dit me fait jubiler, quelque part.
 
Mais le plus jouissif, c’est quand on compare nos expériences : et bien il a employé exactement le même rituel avec l’une comme avec l’autre. La conversation fut particulièrement enlevée :
« Alors on est arrivés chez moi et il a pris une douche.
Ah, toi aussi, il t’a fait ça ! Mais il t’avait embrassée ou pelotée avant ?
Non.
Ahlala, tout comme moi ! Non mais quel connard, ahahah ! »
C’est amusant de voir à quel point un mec utilise systématiquement la même technique avec une fille. Il est vrai que ce sujet a pas mal dominé la conversation, chaque « révélation » étant entrecoupée d’éclats de rire. « Et il t’a fait ça ? Et ça ? Ahahahahahahah ! ». Bon, j’en connais un qui a dû avoir les oreilles sifflantes toute la soirée… En même temps, c’est vraiment très drôle de découvrir les points communs et de confronter notre opinion sur ce jeune homme. Rien de tel pour briser la glace ! Du coup, après, on a pu enchaîner les sujets coquins sans aucun complexes.
 
A présent, je ne sais pas si nous aurons l’occasion de partager à nouveau le même amant. Je pense même que ça ne se reproduira pas mais peu importe. J’ai une nouvelle copine sexe, c’est tout ce qui compte !

Les films pornos rigolos

(Comme je n’ai pas le moral, je fais un article rigolo histoire de se détendre un peu)
 
Hier soir, rencontre entre blogueuses : Nina et Banana sont dans la place ! Pour faire bonne figure, j’ai amené avec moi Gauthier, nouveau parisien. On s’installe dans un bar et on abuse de l’happy hour, nous sirotons nos verres en rigolant. Arrive un moment où nous abordons un thème hautement intellectuels : les films pornos rigolos.
Le sexe, c'est rigolo
 
Extase spatiale
Premier film porno rigolo qui m’a été donné de voir. Août 1999, on se fait une soirée entre filles chez une copine. A 2h du matin, alors que l’on zappe sur le câble, on tombe sur un film porno, un vrai de vrai, avec des gros plans sur les sexes qui s’emboîtent. Il y en a bien, une, prude au possible, qui fait la gueule mais nous, on rigole, et il y a de quoi ! Voici l’histoire : dans un vaisseau spatial en forme d’appareil génital masculin (pénis et testicules), des spationautes doivent se rendre sur la planète Vénus, peuplée d’amazones. Ouais, ces
garces ont volé le pénis de M. Sperme ! Donc pendant la phase d’atterrissage, tout le monde baise joyeusement jusqu’à ce que le capitaine arrive dans la salle de contrôle interrompe le docteur avec une femme (je n’ai pas compris qui elle était). La seule chose dont je me souviens, c’est qu’elle était asiatique et avait des boutons sur les fesses. Le capitaine d’un air renfrogné, fait : « Je ne comprends pas, personne n’est à son poste ! ».
 
Bon, le capitaine embarque le docteur sur la planète Vénus, l’asiatique en profite pour se taper un spationaute qui restait dans le vaisseau. Arrivés sur place, ils trouvent les amazones, des bombasses blondes dévêtues. La chef des amazones a une télécommande magique qui sert à tout. D’abord, elle s’en sert pour montrer une vidéo de M. Sperme qui se tape une amazone : « regardez, quand il jouit, même ses oreilles grandissent ! » Effectivement, on voit les oreilles pointues de M. Sperme qui poussent, qui poussent, qui poussent…
« Ah, rendez-nous le sexe de M. Sperme !
– Non, nous voulons le garder pour nous !
– Non, rendez-le nous !
– Puisque c’est ça, nous allons vous faire mourir de plaisir ! »
Et là, voilà notre amazone qui tape sur sa zapette et le docteur commence à se trémousser. « Ah, ah, aaaaaah !! » gémit-il. Le capitaine est horrifié et là, il sort
LA phrase culte de ce film : « Oh non, c’est horrible ! Il va tâcher son super pantalon de l’espace ! ». Ah oui, là, on sent bien la tension dramatique, tout de
même !
 
Le capitaine ne peut laisser faire ça, il enfile donc l’amazone et lui pique sa télécommande, il sauve le docteur et récupère le sexe de M. Sperme. Bon, évidemment, il y a eu une scène lesbienne entre deux amazones mais je ne me souviens plus comment elle est arrivée dans le film. Ouf ! Le docteur remet donc le sexe de M. Sperme à son propriétaire. Le capitaine, consciencieux, lui demande : « Vous pensez qu’il remarchera ? » Et là, conclusion naze au possible : « je sais pas, il baise tous les 7 ans et je ne serai plus sous contrat, de toute façon ! ».
 
Le film « the ring », version gay
C’est Gauthier qui nous l’a raconté. Deux hommes, deux copains, sont en train de regarder un film quand le téléphone sonne.
« Allo ?
– Dans sept jours, tu seras gay ! »
Le mec raccroche, affolé. Son pote lui demande ce que c’était mais il répond que c’est une erreur. Puis il va dans sa chambre et voit un cercle sur le mur. « Non, je ne suis pas gay ! »
Il retourne voir son pote, il arrive derrière lui, musique angoissante ! Tatatatan ! Il s’approche, la main tendue, les yeux exorbités, il va étrangler son ami ! Et
là… il lui passe la main dans les cheveux !
« Mais que fais-tu ?
– Heu… je sais pas…
– Mais tu es gay !
– Non, je suis pas gay ! »
Donc l’ami, sympa, se propose de tester l’hétérosexualité de son ami. Il fouille dans les cassettes et trouve un film porno hétéro. Avant, il a pris soin de dévêtir son ami, histoire de vérifier son émoi. Donc il met le film, pile sur la scène de lesbienne et l’autre, il réagit pas, tout mou de partout. Alors son ami commence à lui faire un strip tease mais un truc ridicule, style je me caresse les têtons, enfin cheap au possible. Et évidemment, notre ami « non, je ne suis pas gay » se met à bander ! Du coup, je suppose qu’ils ont profité de l’occasion pour…hum… jouer au scrabble !
 
Un autre film gay
Premier samedi du mois, minuit. Avec Guillaume, on décide de regarder le film porno de Canal +, histoire de… Pas de chance pour nous, c’est un film gay. Oui, Canal + en passe un par an, on tombe dessus ! Ceci étant, le début est assez marrant, on regarde.
« Ah, quelle semaine, John !
A qui le dis-tu, Bill !
Ça te dirait de venir dans ma maison de campagne ce week-end, John ?
Oh, bonne idée, Bill ! »
Et les voilà à la campagne, habillés en cow-boy mais des cow-boy chics avec des jeans bleu pétrole moulants, un petit foulard autour du cou… Pour accompagner le tout, il y avait une petite musique country très sympathique composée par M. Bontempi pour ses synthétiseurs. Donc John arrive chez Bill et ce dernier entreprend de lui faire visiter sa ferme, avec 2 garçons de
ferme qui traînent dans une grange. Bon, évidemment, John, c’est pas un campagnard donc il oublie sa belle botte dans une bouse. Du coup, il veut s’asseoir sur un ballot de foin pour s’essuyer mais une poule avait osé pondre là. C’est con une poule, quand ça s’y met ! Alors John, il n’est pas content, il n’arrête pas : « Merde, merde, putain ! ». Le tout avec un doublage synchronisé de façon assez expérimentale dans le style la bouche s’ouvre, la voix arrive trente secondes après. Bon, du coup, Bill ramène John pour qu’il se change et les garçons de ferme en profite pour faire des pompes l’un dans l’autre donc on coupe le film-là.
 
20 ans de plaisirs : le film anniversaire de Canal +
Je pense que c’est le summum du film porno drôle ! C’est très amusant, très bien trouvé, une réussite. Bon, je l’ai pris en cours et je l’ai quitté avant la fin mais j’ai retenu quelques scènes culte (ou cul-te, au choix).
 
L’histoire : un producteur de film cul parle de ses projets avec Katsuni et un autre gars et ils imaginent des scènes du film en question. Souvent, il s’agit de parodies de films connus donc c’est extrêmement drôle.
 
Première scène : l’amour dans le frigo. Alors cette scène est particulièrement chère à mon cœur (si j’ose dire) car elle est directement reliée à un délire que j’avais avec Gauthier durant nos premières années de fac. En effet, à l’époque, nous nous faisions de grandes déclarations du style : « hou, je te prendrai la tête dans le frigo ! ». Et bien dans ce film, il y a une scène comme ça ! En fait, le couple commence à s’amuser avec de la nourriture, la demoiselle caresse le sexe de son ami avec du miel pour la fameuse pipe au miel, ce qui m’a un peu interpellée : le miel, ça colle, bonjour l’épilation post-coïtale quand il s’agira d’enlever le miel des poils… Bref, les voilà partis pour une joyeuse levrette, la
dame la tête entre le lait et le beurre puis il finit par lui éjaculer dessus et la pauvre fille fait : « atchoum ! » Et le monsieur, tout affectueux : « Ben alors ma petite puce, on s’enrhume ?
Ben oui, faire l’amour dans le frigo, c’est sympa mais c’est froid. »
 
Mais ce n’est pas le pire ! On passe à une scène plus soft : Laurent Weil, le présentateur de l’émission cinéma de Canal se la joue inspecteur dans Basic Instinct, il interroge une superbe blonde glaciale, imperturbable. Arrive le moment clé : la blonde déplie les jambes et là, entre ses deux cuisses… un énorme pénis. Et là, Laurent Weil fait une tête terrible !
 
Il y a aussi Moustic qui passe dans ce film, il joue le rôle d’un mec qui se retrouve dans la peau d’un étalon face à une donzelle pas farouche et très souple.
 
Parfois, il y a des efforts esthétiques : à un moment, y a un monsieur qui dort à côté de sa femme et, au plafond, il voit une nymphette nue en train de se dandiner sur un lit de pétales, c’était très joli comme effet. Bon après, elle descend dans son lit, elle fait : « je suis toujours vierge.
Ne t’en fais pas, je serai très doux ! »
Et là, il a été très doux, il l’a même pas prise en levrette ! Je n’avais jamais vu de films X où y avait une scène en missionnaire ! Bref, la jeune demoiselle, elle va
vivre une initiation très poussée puisque la dame se réveille après et ils se mélangent tous joyeusement.
 
Mais la scène culte de ce film, la scène que j’ai mimé avec une rare délicatesse hier soir et qui a fait beaucoup rire Banana et Gauthier, la scène Blairwitch ! Alors on voit une fille dans le noir, éclairée par en dessous par une lampe torche. « J’ai peur, j’entends du bruit ! » et là, deux pénis arrivent de chaque côté et la voilà partie dans une double fellation effrénée. Ça donnait à peu près ça : « Hum…hum… J’ai…mmm… slurp… peur ! ». Logique, moi, quand j’ai peur, je taille des pipes, c’est très utile ! Bon, pendant qu’elle s’exécute, des mains étrangères viennent lui tripoter les seins…. « Aaaah, aaah, mmm slurp…que… mmmm… se ahah ! passe-t-il ? slurp hummm ! ». Bon ces messieurs finissent par lui éjaculer joyeusement dessus, je vous raconte pas l’effet avec l’éclairage lampe-torche… Et là, on voit la tente de l’extérieur (oui, ça se passe dans une tente)
et des voix masculines surgissent du néant : « allez, n’aies pas peur, c’était nous !
Oh, vous êtes trop con, les mecs ! »
 
Le problème des films pornos, c’est qu’il y en a un de drôle (pas toujours volontairement) pour dix de pure baise. Mais quand ils sont drôles, il valent vraiment le coup d’être vus,on peut ensuite en parler en société et mimer une double fellation de façon forcément discrète. Personnellement, je milite pour les films pornos comiques… Pour passer de folles soirées entre amis !

Arnaud a disparu

(Article écrit hier soir, achevé ce matin)
 
J’avais prévu d’écrire un article pétillant, enlevé, plein de sexe mais mon humeur est noire comme l’encre. Car il m’arrive quelque chose d’inquiétant : mon petit ami a disparu. Enfin, il est injoignable.
Samedi soir, le voilà qui se connecte sur MSN, je vais donc lui parler pour lui demander s’il est bien rentré de Corse, on discute rapidement mais je dois aller manger donc la conversation tourne court. Je reviens plus tard, j’essaie de lui parler mais pas de réponse. Soudain, le voilà qui reparle : « je me suis endormi devant la télé, je vais me coucher ! » Malicieuse, je lui réponds : « oui, soit en forme pour lundi ! », jour de mon retour sur Paris. Le dimanche, je le vois apparaître sur MSN mais je suis en hors-ligne donc nous ne discutons pas. Le soir,  je regarde la télé et quand je retourne sur le net, il n’est pas là. Normal, il travaille tôt, le lendemain.
 
Non retrouvailles sur le quai de la gare
Lundi après-midi, dans le train, j’éteins mon portable car je ne veux pas être jointe par mon ancien tuteur de stage : je devais impérativement lui rendre un travail, je ne l’ai pas fait. Je lui envoie donc un texto lui demandant s’il venait me chercher à la gare et je coupe mon téléphone : il ne me rappellera pas tant qu’il n’aura pas fini son boulot et puis, le répondeur, c’est pas fait pour les chiens. Je rallume régulièrement mon portable pour voir si je n’ai pas de messages. La méchante dame de SFR me répète inlassablement : « vous n’avez pas de nouveaux messages. » Bon, de deux choses l’une :
– soit il veut me faire une surprise et ne me prévient pas de sa présence à la gare
– soit il n’a pas fini son boulot.
Arrivée à la gare, toujours pas de nouvelles, je scrute les visages en remontant le quai mais je dois me rendre à l’évidence : Arnaud n’est pas là. Ma valise à roulettes dans une main, la panière à Kenya dans l’autre, je fulmine. C’est typiquement masculin, ça : on fait des efforts au départ mais dès que c’est acquis, on se relâche. Enfin, je le verrai plus tard.
 
J’arrive chez moi, constate avec désespoir que GDF a coupé mon gaz : j’ai une chaudière extrêmement capricieuse, je n’arrive jamais à la rallumer. Peu importe, Arnaud m’aidera à la rallumer. 20h, 20h30, 21h, 21h30. Bon, c’est mort. En passant devant chez lui en train, j’avais constaté que les lumières chez lui étaient éteintes. Soit, il a dû aller à son cours de volley plutôt que de me voir. Je fulmine. Du coup, je flirte au téléphone avec mon correspondant virtuel, ça lui fera les pieds.
 
Mardi, journée mauvais poil. Je râle sur MSN, j’explique à ma copine Zoé que c’est un connard « que s’il voulait, il m’appellerait », etc. Ce qui est amusant car, en temps normal, c’est Zoé qui se désespère de ne pas avoir de nouvelles de son prétendant et moi qui la rassure. Etrange inversion de situation. Tous les gens qui me parlent sur MSN ont droit à la même litanie. Victoire m’appelle en fin de journée (victime dans un premier temps de ma technique : « je coupe mon portable et je fais la morte »), je lui rejoue la pièce : « Je suis une princesse, Arnaud doit me traiter comme telle ! S’il croit qu’il est le seul à me désirer… ». Gentiment, elle me fait remarquer que lorsque nous sommes en inactivité, nous avons tendance à tout ruminer, tout grossir, force est de constater qu’elle a raison.
 
20h. Pas de nouvelles. La pression monte, ma résolution de ne pas l’appeler s’effrite au fur et à mesure des minutes, je discute distraitement avec mon correspondant virtuel qui s’efforce de me remonter le moral. 21 h : là, je n’en peux plus, il va voir ce qu’il va voir ! J’attrape mon téléphone portable, touche appel et c’est parti. Et là, je tombe sur le répondeur. A cette heure de la soirée, ce n’est pas normal.
 
Nina en mode « panique »
Bon, laissons lui un message. Voix tremblante : « Oui…euh…c’est moi. Ecoute, je voulais de tes nouvelles et je n’en ai pas, rappelle-moi dès que tu as ce message. » Je raccroche et je saute sur Louis qui traîne sur MSN. Lui non plus n’a pas de nouvelles depuis dimanche. Il appelle sur le numéro professionnel d’Arnaud, répondeur. Il appelle un gars qui bosse avec mon homme, le gars lui promet d’envoyer un mail en interne. Pour bien me rassurer, il me dit qu’il n’est pas allé sur leur forum de motard depuis dimanche. Là, c’est officiel, je panique.
 
Branle-bas de combat sur MSN, j’en parle à tous les malheureux qui passent par là : mon correspondant virtuel, Banana, Tink, Matt, ils y ont tous droit : mais où est Arnaud ? Tout le monde me suggère d’appeler sur son fixe mais il n’en a pas. Aller chez lui ? Le jour de la grève des transports, c’est mission impossible. Bref, je n’ai aucun moyen de savoir. Mon cerveau se met donc en marche et voici les hypothèses plus ou moins paranoïaques qui se sont imposées à moi.
– Il a eu un accident de moto. Bon, je pense sincèrement que si c’était le cas, Louis aurait été au courant car ils sont amis depuis 7 ans, sa mère le connaît, elle l’aurait prévenu. Donc ça me semble peu probable.
– Son portable est mort. Mais pourquoi ne se connecte-t-il pas sur le net ?
– Il me fuit, il ne veut plus me parler. Non, dans ce cas, il se contenterait de me bloquer sur MSN et il serait visible par les autres. De toute façon, je lui ai parlé au téléphone jeudi, tout allait bien, il n’y a aucune raison que ce soit ça. Arnaud n’est pas un sale connard qui fait du silence radio quand il ne veut plus d’une fille. Enfin, je ne sais pas mais je ne crois pas.
– Il est malade, mort de fatigue, ça fait deux ou trois jours qu’il roupille.
 
Honnêtement, la dernière hypothèse me paraît la plus vraisemblable : avec le temps qu’il fait, tout le monde est malade. Il aurait pu m’appeler mais bon… Comme m’a fait remarquer Banana, les hommes ne se rendent pas compte à quel point on peut s’inquiéter pour eux. En effet, Louis m’a limite engueulée parce que je me faisais du soucis. Je vais donc patienter en essayant de ne pas imaginer le pire. Ceci étant, il a intérêt d’avoir une bonne excuse pour son silence car il n’est pas le seul à en vouloir à ma vertu. Enfin, du coup, je m’inquiète et je culpabilise un peu d’avoir un peu poussé le flirt avec mon correspondant virtuel, à qui je ne reproche rien. Je crois que j’ai condamné un peu rapidement l’accusé.
 
Il faut savoir que je suis flippée de nature. Jeune, je râlais après ma mère, trouvant qu’elle me couvait trop (ce qui n’est pas le cas, rien d’excessif). Mais je ne suis pas mieux qu’elle. Fin août, je suis chez mes parents, je papote sur MSN, pour changer quand ma sœur appelle : « Ils ne sont pas rentrés papa et maman ? » Non. Ils étaient partis en week-end en Espagne avec des amis et devaient rentrer en fin de journée. Il est 19h, je m’inquiète pas. 19h15… Bon, on va les appeler, pour voir. Portable de mon père : répondeur. Panique à bord : en tant que médecin (et géniteur de ma sœur qui souffre de téléphonite aiguë), mon père n’éteint jamais son portable. J’essaie celui de ma mère, répondeur aussi mais là, c’est normal, elle ne s’en sert jamais. 19h30 : rien, rien et rien. Je commence à paniquer, je raconte mon désarroi à Victoire, j’essaie de me rassurer comme je peux, la prenant à témoin : « Non mais je suis sûre que c’est tout bête comme explication. Tu comprends, y aurait eu un accident, je le saurais, ils auraient appelé. Puis l’AFP parle pas de carambolage… Ils doivent être coincés dans un embouteillage dans une zone où ça ne capte pas. » Je « branche » mon instinct : je suis sûre qu’il ne s’est rien passé de grave, je l’aurais senti, sinon. On se rassure comme on peut. 20h et des brouettes : j’entends une voiture dans l’allée, je regarde : ce sont eux, alléluïa ! J’appelle ma sœur et je leur saute dessus : « Non mais ça vous arrive d’allumer vos portables ? On était mortes d’inquiétude ! ». Ma mère me regarde, effarée : « mais il est allumé ! ». En fait, explication idiote : en passant la frontière, leur opérateur n’a pas repris leur ligne donc ils étaient restés sur vodafone et étaient injoignables. Tout ça pour ça ! En fait, l’inquiétude est surtout née de ce portable éteint. Il y a cinq ans, ce retard ne m’aurait pas inquiétée mais là, le fait qu’ils ne soient pas joignables, les pires idées m’ont assaillies. Victoire m’a avoué plus tard que je lui avais refilé mon stress : elle sait malheureusement par expérience qu’en cas d’accident, la famille n’est pas prévenue dans la minute.  
 
Epilogue
Ce matin, 9h45, je reçois un texto de Louis : « Salut, Arnaud va bien, juste débordé ». Débordé au point de ne pas m’appeler ? Débordé au point de ne pas répondre à mes messages ? Et bien, la vie toute rose est terminée, j’atterris. Il a intérêt à se manifester rapidement sinon je ne répondrai plus de rien. En attendant, je ne culpabilise plus du tout d’avoir flirté avec mon correspondant virtuel. Lui, au moins, se préoccupe de moi.

Auberge Nina, brouette à toute heure

Je suis actuellement censée préparer un dossier sur l’e-administration et le droit mais je n’en ai pas envie donc j’écris un article. Le thème du jour : sommes-nous des filles
faciles ?
 
Dimanche après-midi, j’ai du boulot (pour changer) quand je vois miss Banana qui se connecte sur MSN. Pour ceux qui ne connaîtraient pas son blog (et qui devraient en avoir honte), Banana y raconte ses histoire de cœur et de sexe, liées ou non à meetic. Donc nous discutions tranquillement cet après-midi en attendant LA  rencontre qui aura lieu cette semaine. Nous discutons de nos blogs et du succès qu’il nous rapporte auprès de certains hommes, ce qui nous fait passablement rire : nous sommes désirées par des hommes qui ne savent même pas à quoi nous ressemblons. Pourquoi un tel succès ? Simplement parce que nous sommes considérées comme des filles faciles.
 
Depuis que j’ai crée ce blog, j’ai eu six amants, un chiffre qui n’a, somme toute, rien d’exceptionnel. D’autant que je ne dois pas forcément ces brouettes à mon charme naturel
mais plus à ma liberté sexuelle (et à ma photo sur meetic, aussi). Un homme dirait-il non à une brouette avec une femme qui ne lui plaît pas ? Difficile à répondre dans l’absolu mais je pense que pour certains, de la chair fraîche reste de la chair fraîche. Donc quand ils croisent la route d’une demoiselle de relativement petite vertu, ils n’hésitent pas longtemps : une brouette, c’est toujours ça de pris.
 
Sauf que… En tant que femme sensuelle, je n’ai pas envie de partager ma couche avec n’importe qui, n’en déplaise à certains. Ce n’est pas parce que j’aime le sexe que je le
pratique avec n’importe qui. On ne rigole pas avec le sexe, ça ne se pratique qu’avec envie ! C’est comme si vous deviez manger du foie gras tous les jours sous prétexte qu’il y en a toujours dans votre frigo. Mangez, mangez, vous aurez des marques plus ou moins bonnes, plus ou moins écoeurantes… Et bien si au bout d’un mois vous ne vomissez pas à la simple prononciation des mots « foie gras », vous êtes un surhomme.
 
Le sexe est avant tout une question de feeling. Personnellement, il y a des choses que j’ai envie de faire avec certaines personnes et pas avec d’autres, ça ne s’explique pas. Par exemple, si j’ai envie d’aller voir un film un peu underground, j’irai avec Anne qui aime ça plutôt qu’avec Gauthier. Pour le sexe, c’est pareil. On me répondra : « faute de grives, on mange des merles. » Et bien je suis désolée mais si je n’ai pas envie d’un mec, je ne vais pas me forcer, pas même pour l’hygiène.
 
Seulement voilà : comme on a une réputation un peu sulfureuse, on nous prend pour des Marie-couche-toi-là. « Tu sais, Nina, elle est chaude, tu peux y aller sans problème ! ». Et bien, si, il y a un problème, j’ai encore le droit de choisir, non ? Cet été, un de mes partenaires de brouette m’a présenté un de ses potes. On passe une très bonne soirée, on rigole, on boit. En fin de soirée, le jeune homme ramène tout le monde en voiture, il me dépose chez moi, je lui claque la bise et rentre chez moi. Le lendemain, mail de mon partenaire de brouette : « tu as dormi seule cette nuit ? Je n’aurais pas cru ! ». Ça veut dire quoi, ça ? Que j’écarte les cuisses à la première occasion ? Et bien non ! J’ai trouvé ce garçon très sympathique mais il n’y a pas eu d’attirance, j’y suis pour rien. Mon but dans la vie n’est pas de me taper le plus de mecs possible mais de prendre mon pied avec quelqu’un qui me plaît.
 
De ce point de vue là, je ne suis pas ce qu’on appelle une « fille facile », je préfère la qualité à la quantité, ce qui semble étonner certains. Non, je ne couche pas
avec tout le monde, non, je ne me déshabille pas devant le premier pénis venu. De toute façon, avoir un nombre incroyable d’amants ne veut pas dire que je suis un bon coup. Et vice-versa, d’ailleurs ! Je préfère remettre le couvert avec un jeune homme dont je connais les qualités.
 
Apprécier la brouette ne veut pas dire que je veux la faire avec n’importe qui. Apprécier la brouette ne veut pas dire que je suis prête à la faire la brouette avec un autre homme que le mien. Mon vagin n’est pas un hall de gare, y pénétrer se gagne. C’est agaçant : quand on a la réputation d’être une fille facile, les hommes pensent pouvoir se passer de l’étape séduction. Erreur, messieurs : nous avons encore le pouvoir de dire « non ». Et quand on a à faire à un gros lourdaud, ces trois lettres sont particulièrement jouissives.

Je te demande ton avis!

Coucou lecteur!

Je voudrais que tu me donnes ton avis. Voilà, le week-end, tu ne viens pas toujours et c’est normal, tu profites de la campagne, du soleil, de ta maison, ta femme, tes enfants…et puis, surtout, tu n’es pas au boulot, tu n’as pas à faire semblant de travailler… (je plaisante).

En regardant mes statistiques, je constate que tu es moins nombreux le week-end, y a une centaine de toi qui ne passe pas alors je me demandais si je ne devais pas faire dans le léger le week-end afin que le lundi en arrivant, tu n’aies pas trop de retard à rattraper.

Alors que faire? Continuer mes gros pâtés? Transférer mon article débile du dimanche au mercredi (jour des enfants) et le week-end, mettre un dessin, une photo ou quelque chose du genre, vite consulté?

Lecteur, exprime-toi! 🙂

Les rugbymen à poil !

L’automne arrive avec ses sanglots longs monotones et ses feuilles qui tombent. Y compris celles qui cachent le pénis des rugbymen dans leur calendrier. Tous zizis dehors, les
voilà qui égrènent les mois avec impudeur.
 dieux_du_stade_Juan_Martin_Hermandez
 
Vendredi, 14h : après s’être régalées de délicieux mets, Lucie et moi allons la librairie pour aller chercher un livre de prof pour elle. Durant le déjeuner, nous avions
discuté de ce calendrier, la miss m’expliquant que sur une radio, elle avait entendu parler de la « pornographie » du calendrier. Dans la librairie, oh, que vois-je ? Le fameux calendrier. En tant que journaliste, je dois vérifier mes sources donc je vais le zieuter pour voir s’il est si choquant que ça.
 
Tous nus et tous épilés
En couverture, Juan Hernandez. Bon, il n’est pas décent de saliver en public comme ça, tourne vite la page, Nina ! Qu’est-ce qu’il est miam !miam ! Bon, je feuillette, je feuillette, quelques clichés un peu vulgaires (Garbajosa et Betsen qui font semblant de se masturber), un monsieur les fesses tendues comme s’il attendait Gauthier, quelques verges au repos qui traînent mais je n’ai pas du tout vu la dimension pornographique. Et j’ai remarqué que Michalak n’y était pas non plus.
 
J’ai une longue histoire avec les rugbymen, rien de sexuel. Déjà, au réveillon chez Mister Big, on avait regardé le DVD : des hommes tous nus pendant 2 heures sur une techno
de supermarché, ouah ! Et bien curieusement, au bout de 26 couilles et 11 pénis (y en a qui ne l’ont pas montré), ça blase. Oui, il est beau le monsieur tout nu, oui, il est désirable mais bon, ça ne fait que le huitième qu’on voit, ça va suffire. Au début, on maudit les maquilleuses (« elle maquille les fesses de Cédric Heymans, trop la chance ! ») et les photographes. A la fin, c’est : « il reste pas un peu de gâteau au chocolat ? », on ne regarde même plus les messieurs tous nus.
 
Cette année, j’ai côtoyé ma part de rugbymen. Un matin de février ou de mars (il faisait froid et gris), je rejoins une journaliste sur le bord du terrain pour réaliser une
interview de la demoiselle, je mate un peu les joueurs sans en avoir l’air. J’en profite pour attraper le numéro de Guy Novès pour une future interview. Sur le coup, je suis fière de moi mais une de mes profs m’expliquera : « Novès ? Il file son numéro à toutes les filles ! » Zut ! Bon, je fais mon interview et il est l’heure d’aller suivre la demoiselle dans les vestiaires, super !
 
En chemin, on discute avec Clément Poitrenaud qui est immense , je lui donne fièrement l’heure quand il me la demande (« quand je vais dire ça à ma sœur !!! », pensais-je) puis je suis mon interviewée dans l’antre du Stade Ernest Wallon. Là, Dubois et Baby me font la bise, trop la classe ! On se pose devant la porte des vestiaires, elle m’explique qu’elle ne rentre jamais dedans. Bon, tant pis. On papote, on papote, elle attend des joueurs pour une interview, ça rentre, ça sort et voici qu’arrive au bout du couloir M. Fred Michalak en personne ! J’avais remarqué qu’il avait séché l’entraînement du matin. Il s’approche, il s’approche… Il faut dire ce qui est, il est quand même très séduisant… Il s’approche, il s’approche… Il tape la bise à mon interviewée et là… il se penche vers moi et en fait autant ! Je lui rends poliment sa bise en jouant ma blasée (« moi journaliste, moi pas impressionnée »), il sent bon… Je le laisse filer, je finis mon travail et je m’en vais. Assise dans ma voiture, je compose le numéro de Gauthier :
« AAAAAAAAAAAAAHHHHHH !! Tu sais quoi ? Je viens de faire la bise à Michalak… Ah non, pardon, c’est lui qui me l’a faite.
– Espèce de biiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !! »
 
Ma vie, mon rugby
Arrivée sur Paris, me voici journaliste sportive dans le rugby, cool ! Premier jour, je rencontre Serge Blanco, rien que ça ! Vers la fin du stage, me voici partie à
couvrir les phases finales du championnat ProD2. Après le match opposant Montauban à Aurillac, je pars dans les vestiaires, carnet en main, pour faire des interviews. Errant dans le couloir, je passe soudain devant la porte du vestiaire grande ouverte et là : des fesses, des pectoraux, des pénis, tout ceci impudiquement exposé devant mes yeux. Ohlala… Bon, calme-toi ma fille, tu n’es pas là pour mater mais pour faire tes interviews. Ni un ni deux, j’attrape les joueurs qui sortent de là, plus ou moins habillés et je leur pose mes questions. La plupart sont tous pectoraux dehors mais je n’y fais plus attention, concentrée sur mon objectif : mon article.
 
Semaine suivante, finale Lyon-Aurillac. Et c’est reparti pour un tour dans les vestiaires, les portes sont closes cette fois-ci, pas de zizis en vue. J’avais cependant promis une photo d’un rugbyman à mes amis (Victoire et Gauthier en l’occurrence), je prends mon portable, l’air de rien. Sauf qu’un portable, ça s’agite quand on prend une photo, ça fait « click » et ça clignote, je me suis donc barrée de l’autre côté voir les Aurillacois, en attendant que ce joueur lyonnais aille prendre sa douche.
 
Du côté d’Aurillac, c’est la fête, j’attends poliment que les joueurs sortent, ça sent bon le savon… Et là, pas de chance, le seul à sortir en slip, c’est l’entraîneur qui doit
afficher 60 balais au compteur, glop ! Et y a plus de messieurs à poil pour compenser !
 
Ce n’est pas grave, la semaine suivante, me voici de retour à Ernest Wallon pour couvrir le match de barrage Pau-Aurillac (toujours eux) et là, j’en ai vu de la fesse et du
zizi ! Même les arbitres, j’en ai vu à poil, sauf le principal, le plus beau. A la fin du match, Zoé m’annonce que je dois interviewer l’arbitre en question. Mais quel merveilleux cadeau ! Je l’avais croisé une fois au boulot, je l’avais trouvé très miam ! miam ! Et là, je dois aller lui parler ! Me voici donc plantée devant le monsieur, mes yeux bleus se noyant dans les siens, un sourire infini étalé sur mon visage. Je me présente, précisant que nous nous étions déjà croisés « ah oui, je me souviens de vous ! » précise-t-il. Aaaaaaaaaah, je fonds ! Bref, je me rassemble un peu, je lui pose mes questions et une fois la fin de l’interview, il me pose des questions sur mon avenir professionnel. J’ai failli lui dire
que je voulais qu’il m’épouse mais ça ne faisait pas très professionnel, tant pis.
 
Une nuit chaude !
Enfin, j’ai passé une nuit avec toute une équipe de rugbymen. Et oui, grâce au boulot, après la finale, je suis allée en boîte avec le Biarritz Olympique, rien que ça ! Déjà,
j’avais assisté à la finale aux premières loges : juste à côté de la tribune présidentielle, au 5e rang. Bon, autant vous le dire : je suis folle amoureuse de Dimitri Yachvili, il est chouchou ! Je l’ai vu de près, limite je pouvais lui compter les poils du nez et il est toujours aussi miam ! miam ! Mais je ne l’ai pas trouvé en boîte, tant pis.
 
A un moment, besoin pressant comme il en arrive quand on se délecte de champagne (trois ou quatre coupes à ce moment de la soirée, je ne sais plus…), je quitte mes collègues pour me rendre aux toilettes et là, y a un joueur qui traîne pas loin des toilettes. Je ne l’ai pas reconnu car je n’avais pas mes lunettes, je savais juste que c’était un Biarrot à cause de son costume. Il me sourit, je lui souris et je me rends aux toilettes. Quand je suis sortie, il était parti : frustration ! J’espère que ma copine Zoé m’invitera à une prochaine soirée rugby : si je suis célibataire à ce moment-là, je réparerai l’affront (Zoé, ceci est un message subliminal qui t’est destiné).
On critique souvent ce calendrier : « non mais c’est fait pour les gays, ce truc, c’est trop cheap ! » Et bien, si vous n’aimez pas, donnez-le moi, ça me fera
plaisir ! 

 

Appelez-moi madame la Présidente !

Cette semaine, je suis en villégiature chez mes parents. A tous les repas, on regarde les infos, ce qui peut parfois être particulièrement pénible. En effet, chaque info est commentée par mes parents et surtout ma mère et nous n’avons absolument pas les mêmes idées politiques. Donc pendant une demi-heure, je m’abîme dans le respect d’un silence absolu : tu ne donneras point ton opinion sous peine de grosse engueulade.
 
L’autre jour, nous dînions donc devant la grande messe télévisuelle, comme on dit, et là, petit reportage sur la déclaration de Ségolène Royal : « oui, j’envisage la possibilité de me présenter à la Présidentielle. » Intérieurement, je barre son nom de la liste des « personnes non-candidates à la Présidentielle » sur laquelle il ne reste plus grand monde. En 2002, avec 16 ou 17 candidats, on avait atteint un record. Si ça continue comme ça, en 2007, on en aura 43. Et là, le journaliste explique que certaines personnes, y compris dans le camp de Mme Royal, s’était amusé de cette candidature : « il vaudrait mieux qu’elle s’occupe de ses enfants ! ».
 
« Occupe-toi de tes enfants d’abord ! »
Mon sang n’a fait qu’un tour : on est au XXIe siècle et on en est encore là ! Bon, je ne suis pas particulièrement fan de Ségolène mais je pense qu’elle a plus de chance que tous les vieux dinosaures mitterrandiens du PS car je suis sûre que l’attaque vient de par là, j’ai même des noms qui me viennent spontanément mais je les tairai. Un peu de sang neuf ne fera pas de mal. De plus, les vieux dinosaures, plus ça va, plus on les croirait sortis de l’UMP. Je ne sais plus qui m’a dit l’autre jour (Gauthier, il me semble) : « On m’a demandé pour
qui je voterais si je devais choisir entre Fabius et Borloo. Je t’avoue que c’est un choix super difficile ! ».
 
Ce qui me dérange dans l’histoire, c’est que ce n’est pas tant la personnalité de Mme Royal qui dérange que son sexe. Est-ce si aberrant de penser qu’une femme politique de premier plan puisse se présenter aux Présidentielles ? En 2002, nous avons eu quatre candidates : l’inoxydable Arlette Laguiller, Corinne Lepage, Christine Boutin et Christiane Taubira. Je n’ai voté pour aucune d’entre elles même si Taubira avait un programme intéressant. Force est de constater qu’aucun grand parti n’a présenté de candidates. On me répondra : « Et Boutin, elle vient de l’UDF, quand même ! » Certes, mais ce n’était pas la candidate officielle du parti donc ça ne compte pas.
 
Il y a 61 ans, les femmes avaient pour la première fois le droit de glisser un bulletin dans l’urne. Révolutionnaire ? Si on regarde l’histoire des femmes en Europe, absolument pas, c’est même proprement catastrophique. La plupart des pays européens ont accordé le droit de vote avant la Première Guerre Mondiale ou à la sortie de celle-ci. Evidemment, chaque cas est unique. En France, nous avions peur que le vote des femmes soit le vote de l’Eglise. En suivant un cours de « sociologie des femmes », j’ai pu me rendre compte qu’on n’était pas
super bien loties en France, encore aujourd’hui.
 
Que des hommes politiques osent balancer ça à la figure d’une des leurs, franchement, ça me met hors de moi ! Que font les chiennes de garde ? Au lieu de lutter contre un bout de sein dans une pub quelconque, elle ne pourraient pas réagir sur ce sujet ? Sans doute que notre condition de femme n’est pas brillante en France car nos féministes préfèrent partir en croisade sur des sujets futiles plutôt que sur de vrais problèmes. Je ne me définis par particulièrement comme féministe : je m’en fiche de voir des femmes à poil dans des pubs, tant que c’est justifié, certaines pubs pseudo-sexistes me font rire. Là où je m’énerve, c’est quand on sous-entend que les femmes ne sont pas capables de faire la même chose que les hommes.
 
« Un femme présidente ? Mais qui ? »
Pourquoi une femme ne pourrait pas être Présidente ? Je me souviens, en 95, un journal avait demandé à des voyants ce qu’ils voyaient pour la Présidentielle imminente et les suivantes : ils nous avaient donc sortis Balladur en 95, Martine Aubry en 2000 (oui, ils avaient vu le quinquennat, quand même) et Bernard Tapie en 2005. Bon, ils se sont royalement trompés ! Mais ils avaient entrevu la possibilité d’une femme présidente. Quand je faisais de la radio, nous avions fait un micro-trottoir sur le sujet des femmes, précisément, et nous
avions posé la question : « quelle femme voyez-vous présidente de la République ? »  Bzzzzzzzz ! On entendait les mouches voler. Avec ma collègue, on s’attendait à ce que tout le monde réponde Martine Aubry, quelle erreur ! En réponse nous avons eu : « Edith Cresson », « Bernadette Chirac », « je ne sais pas ». A la question : « quelle femme a marqué le XXe siècle ? », nous avons eu : « ma mère », « ma grand-mère », « Madonna ». J’ai failli embrasser la
personne qui a répondu : « Marie Curie ».
 
En France, nous sommes en retard dans le domaine de la condition féminine et on cherche parfois même à régresser : de temps en temps, des Ministres inspirés décident qu’on dit un Ministre, même quand ça a des seins. Il faudrait donc dire : « Madame LE ministre ». Mais bien sûr ! Au Québec, lieu merveilleux s’il en est, on ne dit pas auteur mais auteure, on ne dit pas écrivain mais écrivaine… Là-bas, tous les noms sont féminisées car on peut très bien avoir un vagin et être Ministre, voire même Premier Ministre, fonction suprême chez eux
(bon, d’accord, leur Première Ministre, elle a duré trois mois, mais bon…). En France, vous dites : « Je suis une femme, je veux être Présidente », on vous répond : « et tes gosses, connasse ! ».
 
Une femme Présidente, pourquoi pas ? Bien sûr, je ne voterai jamais pour une candidate uniquement parce que c’est une femme. Avec une connerie pareille, je pourrais me retrouver à voter pour Marine Le Pen, hors de question. Je ne vote pas tant pour un individu que pour un programme. Je ne milite pas pour qu’une femme puisse être Présidente. Juste pour qu’une femme issue d’un grand parti puisse se présenter sans essuyer le moindre quolibet. Et là, ce n’est pas gagné.

Un bébé

Ce soir, miss Ush m’a montré un très beau site de photos de Laura Berg, allez dans la section naissance pour découvrir les joies de la maternité. Moi, c’est définitif, je vote pour
la césarienne.

 

Un petit rôti

Voici une photo que j’adore, on dirait un petit paquet de chez le boucher. « Alors, vous m’en mettrez 3kg200! »

Pour voir d’autres photos, c’est par ici : www.lauraberg.org

« Sucer n’est pas tromper! »

C’est la rentrée ! Dans la rue, des enfants au cartable neuf errent, les arbres se parent de leur teinte enflammée… Voilà, c’était la seule note de poésie et de lyrisme de l’article, j’espère que vous en avez profité.

petite gâterie?

 Grande question : « sucer est-il tromper ? ». Et bien cet article n’a pas du tout pour but de répondre à cette question mais à vous parler du retour de deux de mes ex-plans brouettes : c’est la rentrée et ils ont faim. Et, manifestement, ils ont du mal avec le mot « non », ils ne doivent pas trop en comprendre le sens.

De retour de la pharmacie

Il y a 15 jours, je traînassais sur le net, pour changer, quand MSN m’indique que Benoît se connecte. Soit. Ca fait quelques jours qu’il est de retour sur la toile mais comme la semaine avant, j’étais au boulot, je me mettais hors ligne. Et là, c’est le drame : le voilà qui vient me parler ! « Hé, salut, ça faisait longtemps ! » Non mais je rêve, c’est pas possible ! Polie, je réponds et là, il me fait : « oui, j’avais des problèmes avec Internet, je viens de trouver tes messages. » Mes messages ? Ces « s » indiquent qu’il y en aurait eu plusieurs ? Bon, manifestement, il me confond avec une autre donc je lui demande de quoi il parle : « Ben de celui que tu m’as laissé avant les vacances ! ». Ah, oui, donc, c’est bien de moi qu’il s’agit. Souvenons-nous ensemble, lecteur, du contenu de ce mail qui disait, grosso merdo : « t’es qu’un pauvre connard de m’avoir laissé en plan comme ça, ce n’est pas parce que je ne suis pas ta copine que tu ne me dois pas le respect. Ca m’a trop gonflée. » Des amabilités de ce genre.

M’attendant à des excuses, je le laisse parler et là, question : « alors, tu es toujours célibataire ? » Non, ne me dites pas que… Je le sens venir mais ce serait trop énorme, il n’oserait tout de même pas… Intriguée, je lui réponds que non et le voilà qui me fait : « ah, dommage ! ». Non mais je rêve ! Il a osé ! Amusée, je poursuis la conversation, me montrant assez ironique du genre : « oui, je ne suis plus célibataire, c’est bête, hein ? ». Mais apparemment, ça ne le dérange pas plus que ça : « je ne suis pas jaloux ! » m’explique-t-il. Encore heureux ! Il veut à tout prix une « dernière fois », pas moi. Mais il insiste, il propose de lécher les recoins les plus intimes de ma personne, je ne cesse de lui répéter : « Non, arrête, c’est pas la peine » mais il persiste ! « Je t’attacherai, je te donnerai des fessées ! ». Quel programme ! J’avoue que je ne suis même pas excitée. La rancune (toute relative) coupe-t-elle le désir ? Le souvenir de nos moments passés ensemble est-il suffisamment lointain pour que leur évocation me laisse de glace ? A moins que d’avoir un petit ami officiel avec qui je brouette souvent calme suffisamment mes ardeurs pour ne pas être émue à l’idée d’une partie de jambe en l’air (avec ou sans fessée).

Comprenant qu’il ne parviendrait pas à me corrompre, il me demande de lui présenter mes copines : mais bien sûr ! Gentiment, je mets en pseudo MSN : « les filles, je connais un maître-nageur célibataire » ou quelque chose du genre. Résultat : rien. Une copine est vaguement intéressée mais elle n’a pas le temps et un pote de brouette ne la branche pas plus que ça. Gauthier en ferait bien son quatre heures mais Benoît n’a pas viré sa cuti (je lui ai demandé, quand même). Mes copines en manque ne se montrent guère intéressée : bon, il est vrai que j’ai bien clamé haut et fort que c’était un connard mais en plus, le fait qu’il ait forniqué avec moi en refroidit plus d’une. En même temps, j’avoue que j’aurais du mal à brouetter avec un ex d’une de mes copines.

Comme on se retrouve !

Après avoir fait mon œuvre sociale avec Benoît (« tu es mignon, tu es maître-nageur, tu vas en trouver des copines ! »), je me pensais tranquille. Erreur !

Mardi soir, je laisse mon MSN allumé tandis que je descends dîner avec mes parents, j’avais précisé « partie manger » mais ça n’empêche pas les gens de venir me parler. Ainsi, je reviens devant mon écran et là, je découvre que Laurent avait essayé d’entrer en contact avec moi. Ça me ravit : comme je l’avais dit dans mon article bilan amusant, j’aime beaucoup ce garçon, je le trouve charmant et intéressant et je trouvais dommage qu’on n’ait plus de contacts ensemble. Je lui réponds donc, on s’échange les formules de politesse (« ca va bien ? Oui et toi ? ») et là, il me sort : « j’ai plus de copine ! ». Oh non, c’est pas vrai, il va me faire le coup lui aussi. « Et toi ? » Mon pseudo MSN était très exactement : « Mon chéri nage au milieu des poissons/Je me noie dans mon rapport de stage ». Je lui réponds donc qu’il n’a qu’à lire mon pseudo pour avoir sa réponse. Je lui précise que, c’est amusant, mais Arnaud a énormément de points communs avec lui : blond, breton, allergique au chat et amateur de plongée. Je continue la conversation en lui précisant que ça me ferait plaisir qu’on aille boire un verre en tout amitié mais ce n’est pas ce qu’il veut : « Moi, je veux faire crac-crac ! ». Ça a le mérite d’être clair.

Et c’est reparti pour la conversation : « non-je-suis-en-couple-et-fidèle-laisse-tomber ». Mais le monsieur se révèle insistant, il me rappelle ses fantastiques proportions (comme si j’avais oublié), les choses qu’on avait faites et tout le reste. Poliment, je lui réponds mais en gardant ma ligne directrice. Et là : « et tu ne voudrais pas venir me sucer ? Sucer n’est pas tromper ! ». Seigneur, si je m’attendais ! Je lui réponds assez laconiquement que sucer pour sucer, ça ne m’intéresse pas du tout. « Mais je te lècherai, aussi, et on en restera là. » Que répondre à de tels arguments ? La vérité : « tu crois sincèrement qu’on s’en arrêterait là ? Moi pas. » Mais si, répondit-il, il fera en sorte qu’on s’arrête là, même si j’insiste parce que, de toute façon, il préfère une bonne fellation à une brouette. Je suis atterrée. En plus, j’avoue que j’ai été un peu garce.

« Tu n’as pas des photos sexy de toi (sous-entendu nue, X, porno…) ?

– Non, j’ai pas ça !

– Tu ne peux pas en faire ?

– Non, je suis chez mes parents, j’ai pas mon appareil.

– J’aurais dû prendre des photos de toi quand nous étions ensemble

– Oui, ça aurait été marrant.

– Et tu en prendras de toi quand tu rentreras ?

– Non. »

Voilà pendant trois heures (et oui, quand même), je laisse la pression monter un peu mais je la fais redescendre par ces trois lettres magiques : N.O.N. Je lui avoue que j’aurais bien aimé qu’on se revoit entre potes mais je pense que c’est compromis : il ne saura pas se tenir et il me le confirme : « je t’embrasserai, tu te débattras, au début, mais je parviendrai à mes fins puis nous aurons nous promener au bord de la Seine, je mettrai mon bras autour de ta taille et je redescendrai doucement vers tes fesses. Puis on ira chez moi… » La bande-annonce est alléchante mais je n’irai pas voir le film.

Il continue sa propagande (« mais allez, juste une fellation ! Il le saura jamais, ton copain ! »), je continue à répondre non, me disant que je me serais peut-être passé de cette conversation qui casse un peu l’image idyllique que j’avais de lui. En désespoir de cause, il me demande si j’ai pas des copines célibataires (encore !) et je lui fais la même réponse qu’à Benoît : mes copines célibataires sont soit à Toulouse, soit pas disponibles pour une histoire, voire même pour une brouette. Alors il embraye. « Il s’appelle comment, ton copain ? » Je lui réponds et là, il me fait : « et il voudrait pas qu’on fasse un plan à 3 ? » Je ne m’y attendais pas à celle-là ! Bon, alors, honnêtement, il tape pile dans mon fantasme ultime. J’évoquerai la question avec Arnaud sous forme de boutade mais je connais déjà sa réponse, vu que nous avons déjà parlé de ce fantasme-là. Du coup, il espère que je vais vite quitter Arnaud (d’ici quinze jours, en fait, car il part ensuite en Afrique pour un mois et demi) pour qu’on s’amuse, à deux ou plus.

Là, il faut avouer que son passage sur notre hypothétique rencontre a fait naître une chaleur dans mon bas-ventre. Comme vous avez pu le constater, Laurent était le chouchou de mes plans brouette, même s’il m’a un peu agacée avant-hier à insister aussi lourdement. Quand je dis non, c’est ferme et définitif. En plus, ça tombe pile la semaine où je suis éloignée d’Arnaud, la tentation est réelle mais je fais face, il n’y aura ni brouette, ni fellation et léchouilles réciproques, ni même café.

Lectrice, si tu es intéressée par Laurent ou Benoît, n’hésite pas à m’envoyer un mail (visiteuz, tu semblais intéressée la semaine dernière !). En tout cas, si je me retrouve célibataire, je pourrai organiser un plan à 3 avec mes deux brouetteurs, ça me consolera.