L’article dont tu es le Chanteur !!

Par Lucas

Amie Lectrice, Amie Lecteur,
voilà un article que je voulais écrire depuis 10 ans !! Je sais !! Le concept est battu et rebattu, haché et mouliné et mon propos n’est pas super bien agencé, voire même merdique… Mais j’écris avant tout ce texte tout pour me faire plaisir ! Désolé mais, oui, je la joue graaaave perso.
Si vous sous-kiffez dites le moi aussi sincèrement que d’habitude !
Si vous aimez alors chantez donc l’article en le lisant ! Oui, même au bureau ! Surtout au bureau !!
J’ai hésité à tricher… J’ai parfois transformé un vous en tu et seuls quelques mots de liaisons, en italique, ne sont pas issus de chansons. Solution de facilité, je sais…
Si vous avez des doutes sur certains artistes, posez vos questions en comm’.
J’ai fait une faute d’orthographe dans la toute dernière phrase (chanson en anglais) mais c’est pour le jeu de mot… One of these days I’ll do the same job with english speakin’ tunes. It’s a huge load…

Lectrices, lecteurs, vous êtes témoins:
j’offre un café à TOUS les Vingtenaires s’il en est UNE SEULE ou UN SEUL qui à la fin de la journée OSE ME TELEPHONER ET ME DIRE QU’IL OU ELLE N’A PAS une des chanson dans la tête !!
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– Je sais pas comment te dire ce que je peux pas écrire…
– Dans ce cas…Viens ! Contre moi ! Viens tout contre moi, viens toucher le bout de mes doigts, viens sentir le goût de mes lèvres, viens plonger dans l’oubli et le rêve, parle moi, parle
moi  d’amour, je veux des baisers de velours et ta peau tout contre ma peau, tu me rends folle c’est vraiment vraiment trop !
– Mais je dois m’en aller ! Je ne veux plus t’aimer ! Mais je dois m’en aller, il faut tout oublier !
– Impossible ! Tu me donnes tant de joie que personne ne m’en donne comme toi, c’est ta bouche qui m’apporte ma joie de vivre et ma chance c’est de vivre rien que pour toi ! Peu heu
m’importe que tu m’aimes moins que moi ! Moi je t’aime comme on aime qu’une fois !
– Peut-être mais moi je suis venu te dire que je m’en vais et tes larmes n’y pourront rien changer !!
– Partir ? Pour une belle sirène et ses merveilleux trésors ? Je ne suis pas d’accord !
– …
– Ne me quitte pas ! Il faut oublier tout peut s’oublier !
– …
– Si j’en crois ton silence, tes grands yeux plein d’ennui, nul espoir n’est permis, pourtant je veux jouer ma chance, même si, même si je devais, y brûler, ma vie ! Love me Please, love me !!
– Mais ouvre les yeux ! Les histoires d’amour finissent mal en général…
– Arrête ! Avant toi y avait rien, avec toi je suis bien, c’est toi que je voulais, c’est toi qu’il me fallait !
– Si c’est bon comme ça, il ne faut pas que ça change ! C’est si bon comme ça ! Quand tout se mélange, ça donne un goût étrange !
– Peut-être, mais ça fait longtemps que je patiente dans cette chambre noire…
– Et moi, je voudrais tant que tu te souviennes des jours heureux ou nous étions amis en ce temps là la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui !
– Oui mais là, les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
– Les souvenirs et les regrets aussi !!!
– Si tu pleures pour un garçon, tu s’ras pas la dernière, vas faire un p’tit tour respire le grand air…
– Je crois que ça va pas être possible !
– Ce n’est rien, tu le sais bien, le temps passe ce n’est rien… Et puis d’abord, Tu m’oublieras…
– Je ne veux pas ! Besoin de rien envie de toi ! Comme j’n’avais envie de personne !!!
– Tu sais, personne dans le monde ne marche du même pas…
– Je suis dans ta vie, je suis dans tes bras ! Juste quelqu’un de bien, une amie à qui l’on tient !
– Regarde moi je suis le plus beau du quartier et pourtant chuis pas heureux mais j’en ai l’air…
– Et moi j’dis : Ca ne vaut pas la peine de laisser ceux qu’on aime pour aller faire tourner des ballons sur son nez !
– Pas faux mais un philosophe a dit : tout devrait changer tout le temps, le monde serait bien plus amusant…
– Allez viens je t’emmène au vent, Faire une virée à deux tous les deux sur les chemins, dans ton automobile tous les deux on sera bien !! Mais l’été qui s’achève tu partiras…
– A 100000 Lieues de toi !
– Comment t’aimer si tu t’en vas ?!
– Dans ton pays loin là bas…
– Avoue !! C’est la caissière de chez Leclerc ! Cette fille là a l’air sévère…
– Elle est toujours d’accord pour battre des records…
– Mais heu ! C’est qui ?!
– Qui qui qui sont les Snorkies, qui qui qui mais qui ??
– Je voudrais la connaître ! Savoir comment elle est ! Est-elle ou non bien faite est-elle jolie, je voudrais…
– Pff, c’est simple… J’aime les filles qu’on voit dans Elle, j’aime les filles intellectuelles, j’aime les filles qui me font marrer, j’aime…
– Et moi et moi et moi !
– Oui mais tu sais, je suis un mannequin glacé avec un teint de soleil… Et là, J’approche du cosmos éthylique. Un petit pas pour l’homme un grand pas pour l’ébriété……
– C’est pas d’la menthe à l’eau ! Au fait,  Juste une information à mettre au conditionnel : mais il semblerait bien que je t’aime !!
– Ce n’est rien, le temps passe, tu sais bien; ce n’est rien…
– Mais comprends moi ! Ca t’arrive sans crier gare au milieu d’une heure incolore !
– Mademoiselle chante le Blues ?
– Pas du tout ! J’ai dans le cœur cette force qui guide mes pas !
– Quelque chose en toi ne tourne pas rond…
– Mais rien ne t’affole !
– Mais j’aime encore mieux ça ! Il va y avoir du sport mais moi j’reste tranquille…
– Alors écoute ! Je t’aime, comme un fou comme un soldat comme un star de cinéma tu vois je t’aime  comme ça !
– Ca c’est vraiment toi… On est pas nés sous la même étoile.
– Il faut que quelqu’un m’aide, je n’ai qu’une seule vie !
– Partir un jour, sans retour, effacer notre amour, sans se retourner, ne pas regretter, garder les instants qu’on a volé, partir un jour sans bagages, oubliez ton image, sans se retourner, ne pas
regretter…
– Je ne veux pas t’abandonner mon bébé, je ne veux pas nous achever tu sais !
– Peut-être mais à présent tu peux t’en aller…
– Egoïste ! Etre une femme libérée, tu sais c’est pas si facile !
– Tu s’rais pas Scandinave ? On prétend que les Norvegiennes filles du nord ont le sang chaud…
– I don’t give a damn about my bad reputation ! J’ai dans le cœur une force qui guide mes pas !!
– It ain’t gonna hurt now If you open up your eyes…
– Mais un chagrin d’amour, c’est comme si Romeo n’aimait plus Virginie
– On s’en fout ! Moi, je cherche un souffle un son une étincelle et sa continuation…
– Alors regarde moi, bordel ! Debout devant ses illusions une femme que plus rien ne dérange, détenue de son abandon son ennui lui donne le change…
– Peut-être, mais moi Je suis un être à la recherche non pas de la vérité mais simplement d’une aventure qui sorte un peu de la banalité…
– Mais merde ! Quess qui pourrait sauver l’amour ?
– J’ai plus d’amour j’ai pas le temps, j’ai plus d’humour, chais plus d’où vient le vent ! Si j’avais le compte en banque de Louise Attaque je partirai en vacances au moins jusqu’à Pâques.
– Et bah moi, Si j’avais le portefeuille de Manu Chao, un jour j’irai à New York avec toi… J’ai attrapé un coup de soleil, un coup d’amour, un coup de je t’aime !!
– Hou la menteuse, elle est amoureuse !
– Sûrement… Et Je n’ai pas vu en toi le doute s’immiscer…
– Quelque chose en toi ne tourne pas rond, un je ne sais quoi qui me laisse con mais autour de moi tout tourne aussi rond !
– Je ne veux pas rester sage ! Et puis d’abord on ira tous au paradis…
– Rester sage ?  Mais on peut juste essayer pour voir…
– C’est trop dur ! Faut du cœur et faut du courage…
– Mais tout est possible à mon âge… Alors je cherche et je trouverai cette fille qui me manque tant, Belle belle belle comme le jour, Elle danse derrière des brouillards…
– N’oublie pas, tu commets une Erreur Fatale vient le temps des regrets…
– J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie.
– Oui je t’adore, t’es mon amour mon trésor ! Regarde ça !
– La photo n’est pas bonne mais on peut y voir le bonheur en personne et la douceur d’un soir….
– Puisque tu pars, tu m’a mis la fièvre !
– Oui mais…Voilà l’été, voilà l’été ! You gonna find someone new, I really hope you do… Car, Tout, tout, tout est fini entre nous…
– Tout ça c’est très joli, mais quand tout est fini il ne vous reste rien qu’un immense chagrin…
– Tout ce qui maintenant te semble déchirant, demain sera pour toi un souvenir de joie! Alors laisse-moi conclure : je te souhaite tout le bonheur du monde et que quelqu’un te tende la
main…
– De quatre nouveaux murs dans un autre quartier, de pinceaux de peinture en meubles à installer, j’oublierai ton nom…

Les rugbymen à poil !

L’automne arrive avec ses sanglots longs monotones et ses feuilles qui tombent. Y compris celles qui cachent le pénis des rugbymen dans leur calendrier. Tous zizis dehors, les
voilà qui égrènent les mois avec impudeur.
 dieux_du_stade_Juan_Martin_Hermandez
 
Vendredi, 14h : après s’être régalées de délicieux mets, Lucie et moi allons la librairie pour aller chercher un livre de prof pour elle. Durant le déjeuner, nous avions
discuté de ce calendrier, la miss m’expliquant que sur une radio, elle avait entendu parler de la « pornographie » du calendrier. Dans la librairie, oh, que vois-je ? Le fameux calendrier. En tant que journaliste, je dois vérifier mes sources donc je vais le zieuter pour voir s’il est si choquant que ça.
 
Tous nus et tous épilés
En couverture, Juan Hernandez. Bon, il n’est pas décent de saliver en public comme ça, tourne vite la page, Nina ! Qu’est-ce qu’il est miam !miam ! Bon, je feuillette, je feuillette, quelques clichés un peu vulgaires (Garbajosa et Betsen qui font semblant de se masturber), un monsieur les fesses tendues comme s’il attendait Gauthier, quelques verges au repos qui traînent mais je n’ai pas du tout vu la dimension pornographique. Et j’ai remarqué que Michalak n’y était pas non plus.
 
J’ai une longue histoire avec les rugbymen, rien de sexuel. Déjà, au réveillon chez Mister Big, on avait regardé le DVD : des hommes tous nus pendant 2 heures sur une techno
de supermarché, ouah ! Et bien curieusement, au bout de 26 couilles et 11 pénis (y en a qui ne l’ont pas montré), ça blase. Oui, il est beau le monsieur tout nu, oui, il est désirable mais bon, ça ne fait que le huitième qu’on voit, ça va suffire. Au début, on maudit les maquilleuses (« elle maquille les fesses de Cédric Heymans, trop la chance ! ») et les photographes. A la fin, c’est : « il reste pas un peu de gâteau au chocolat ? », on ne regarde même plus les messieurs tous nus.
 
Cette année, j’ai côtoyé ma part de rugbymen. Un matin de février ou de mars (il faisait froid et gris), je rejoins une journaliste sur le bord du terrain pour réaliser une
interview de la demoiselle, je mate un peu les joueurs sans en avoir l’air. J’en profite pour attraper le numéro de Guy Novès pour une future interview. Sur le coup, je suis fière de moi mais une de mes profs m’expliquera : « Novès ? Il file son numéro à toutes les filles ! » Zut ! Bon, je fais mon interview et il est l’heure d’aller suivre la demoiselle dans les vestiaires, super !
 
En chemin, on discute avec Clément Poitrenaud qui est immense , je lui donne fièrement l’heure quand il me la demande (« quand je vais dire ça à ma sœur !!! », pensais-je) puis je suis mon interviewée dans l’antre du Stade Ernest Wallon. Là, Dubois et Baby me font la bise, trop la classe ! On se pose devant la porte des vestiaires, elle m’explique qu’elle ne rentre jamais dedans. Bon, tant pis. On papote, on papote, elle attend des joueurs pour une interview, ça rentre, ça sort et voici qu’arrive au bout du couloir M. Fred Michalak en personne ! J’avais remarqué qu’il avait séché l’entraînement du matin. Il s’approche, il s’approche… Il faut dire ce qui est, il est quand même très séduisant… Il s’approche, il s’approche… Il tape la bise à mon interviewée et là… il se penche vers moi et en fait autant ! Je lui rends poliment sa bise en jouant ma blasée (« moi journaliste, moi pas impressionnée »), il sent bon… Je le laisse filer, je finis mon travail et je m’en vais. Assise dans ma voiture, je compose le numéro de Gauthier :
« AAAAAAAAAAAAAHHHHHH !! Tu sais quoi ? Je viens de faire la bise à Michalak… Ah non, pardon, c’est lui qui me l’a faite.
– Espèce de biiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !! »
 
Ma vie, mon rugby
Arrivée sur Paris, me voici journaliste sportive dans le rugby, cool ! Premier jour, je rencontre Serge Blanco, rien que ça ! Vers la fin du stage, me voici partie à
couvrir les phases finales du championnat ProD2. Après le match opposant Montauban à Aurillac, je pars dans les vestiaires, carnet en main, pour faire des interviews. Errant dans le couloir, je passe soudain devant la porte du vestiaire grande ouverte et là : des fesses, des pectoraux, des pénis, tout ceci impudiquement exposé devant mes yeux. Ohlala… Bon, calme-toi ma fille, tu n’es pas là pour mater mais pour faire tes interviews. Ni un ni deux, j’attrape les joueurs qui sortent de là, plus ou moins habillés et je leur pose mes questions. La plupart sont tous pectoraux dehors mais je n’y fais plus attention, concentrée sur mon objectif : mon article.
 
Semaine suivante, finale Lyon-Aurillac. Et c’est reparti pour un tour dans les vestiaires, les portes sont closes cette fois-ci, pas de zizis en vue. J’avais cependant promis une photo d’un rugbyman à mes amis (Victoire et Gauthier en l’occurrence), je prends mon portable, l’air de rien. Sauf qu’un portable, ça s’agite quand on prend une photo, ça fait « click » et ça clignote, je me suis donc barrée de l’autre côté voir les Aurillacois, en attendant que ce joueur lyonnais aille prendre sa douche.
 
Du côté d’Aurillac, c’est la fête, j’attends poliment que les joueurs sortent, ça sent bon le savon… Et là, pas de chance, le seul à sortir en slip, c’est l’entraîneur qui doit
afficher 60 balais au compteur, glop ! Et y a plus de messieurs à poil pour compenser !
 
Ce n’est pas grave, la semaine suivante, me voici de retour à Ernest Wallon pour couvrir le match de barrage Pau-Aurillac (toujours eux) et là, j’en ai vu de la fesse et du
zizi ! Même les arbitres, j’en ai vu à poil, sauf le principal, le plus beau. A la fin du match, Zoé m’annonce que je dois interviewer l’arbitre en question. Mais quel merveilleux cadeau ! Je l’avais croisé une fois au boulot, je l’avais trouvé très miam ! miam ! Et là, je dois aller lui parler ! Me voici donc plantée devant le monsieur, mes yeux bleus se noyant dans les siens, un sourire infini étalé sur mon visage. Je me présente, précisant que nous nous étions déjà croisés « ah oui, je me souviens de vous ! » précise-t-il. Aaaaaaaaaah, je fonds ! Bref, je me rassemble un peu, je lui pose mes questions et une fois la fin de l’interview, il me pose des questions sur mon avenir professionnel. J’ai failli lui dire
que je voulais qu’il m’épouse mais ça ne faisait pas très professionnel, tant pis.
 
Une nuit chaude !
Enfin, j’ai passé une nuit avec toute une équipe de rugbymen. Et oui, grâce au boulot, après la finale, je suis allée en boîte avec le Biarritz Olympique, rien que ça ! Déjà,
j’avais assisté à la finale aux premières loges : juste à côté de la tribune présidentielle, au 5e rang. Bon, autant vous le dire : je suis folle amoureuse de Dimitri Yachvili, il est chouchou ! Je l’ai vu de près, limite je pouvais lui compter les poils du nez et il est toujours aussi miam ! miam ! Mais je ne l’ai pas trouvé en boîte, tant pis.
 
A un moment, besoin pressant comme il en arrive quand on se délecte de champagne (trois ou quatre coupes à ce moment de la soirée, je ne sais plus…), je quitte mes collègues pour me rendre aux toilettes et là, y a un joueur qui traîne pas loin des toilettes. Je ne l’ai pas reconnu car je n’avais pas mes lunettes, je savais juste que c’était un Biarrot à cause de son costume. Il me sourit, je lui souris et je me rends aux toilettes. Quand je suis sortie, il était parti : frustration ! J’espère que ma copine Zoé m’invitera à une prochaine soirée rugby : si je suis célibataire à ce moment-là, je réparerai l’affront (Zoé, ceci est un message subliminal qui t’est destiné).
On critique souvent ce calendrier : « non mais c’est fait pour les gays, ce truc, c’est trop cheap ! » Et bien, si vous n’aimez pas, donnez-le moi, ça me fera
plaisir ! 

 

Oh putain ! J’’ai le cul moite…

Par Gauthier
(Sous-titre : ma semaine à Paris) 
C’est un bon résumé… Mais je vais essayer de vous faire découvrir cette ambiance si particulière qui fait que les semaines sont longues…
 
Week-end fatigant :
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Dimanche soir je suis à Toulouse, j’ai passé un week-end horrible. Avec Océane on a passé 48h à s’incruster dans des soirées (où nous étions invités officiellement) histoire de bien se sentir de trop, mais bon on est faible devant une promesse de vodka. Comment peut-on s’incruster dans une soirée où on est invité, ben tout simplement parce que les gens présent n’ont rien à voir avec vous, que l’ami qui vous a demandé de venir le fait plus en souvenir du bon vieux temps, ou parce que ça lui fait profondément plaisir, mais il ne se rend pas compte que vous n’avez rien à dire au consortium des infirmières psy de plus de 40 ans, ou à l’association de l’amicale des rôlistes du Sud Ouest ! Donc que faire dans ce cas là ? Boire dans son coin en attendant une heure raisonnablement avancée pour sortir un « Tu sais ça m’as fait très plaisir, mais j’ai travaillé comme un malade ces derniers temps, et là j’ai besoin de repos, on s’appelle et on se refait ça très vite, merci de m’avoir invité, bisous. », et là on saute dans la voiture et on fait un 160 km/h avec dérapages non contrôlé en direction de la première boite tech/pouff/vodka/bo-gosses-à-poils qui se trouve sur le chemin. Et on décompresse.
Le problème c’est qu’à force de décompresser, moi je pète une durite, mais alors une grosse. Le samedi je regarde Océane dans un grand moment de détresse alcoolique (verre vide = pensée morbide), et je lui dis « c’est maintenant qu’il faut que je rentre, je sens que si je reste une minute de plus je vais causer une catastrophe catastrophique aux retombées non mesurables en l’état actuel de la science ». forcement comme c’est beaucoup plus long que « Ciao, j’me casse les poulettes ! ».Le temps que j’articule tout ça pour faire mon pédant, mon abruti de connard d’ex de mes deux se pointe avec son plus beau sourire et me lâche un absolument pas diplomatique « tu m’évites Gauthier ? ».
En fait ce gland m’a dit la veille alors que je me faisais mal au cerveau pour trouver un moyen diplomatique et courtois pour mettre fin à notre « relation », que de toute façon c’est pas grave qu’on soit plus ensemble « du moment que tu passe réparer mon PC ». Donc inutile de dire à quel point il peut s’enfoncer le doigt dans le fion avant que je passe chez lui faire ça !
Je lui dis à peu près ceci :
– Tu sais, je ne suis pas un ange, je ne suis pas un modèle de fidélité, je ne me casse sans te demander ton avis à l’autre bout de la France. Sur ce point je suis d’accord avec toi, nous ne sommes pas un couple comme les autres peuvent le concevoir. Mais de là à ne dire à personne que nous sommes ensemble, et draguer mon pote en sachant très bien que c’est mon pote et qu’il va s’empresser de me le répéter, y a une grosse marge.
– Oh je t’ai rien promis, je suis comme ça je me fous de tout et je m’inquiète pas de ce que je dis ou de ce que je fais, je ne suis pas quelqu’un de gentil, je suis désolé de t’avoir fait du mal petit bout.
– Mais pas du tout, si seulement ! Ça prouverait que j’ai encore un cœur qui fonctionne, non t’es juste un connard que je rajoute sur ma liste de connard, d’ailleurs cette liste peut faire Paris Toulouse sans problème, te fais pas de bile le prochain ne tardera pas à te remplacer… Bonne route.`
Donc me voilà de trèèèèèèèèèès bonne humeur, je claque ce con, je claque les portes, je claque la portière, je grille les feux rouges et je vais me coucher.
 
Le dimanche donc Océane me propose une soirée « lâchage complet » dans une boite hétéro très fréquentées le dimanche soir, pleine de beaux gosses rugbypèdes et pétés de tunes ! Je suis nase, je me lève le lendemain pour filer à Paris, ma valise n’est pas prête, je n’ai plus d’argent. Donc je dis oui ! Et là c’est le drame : une bouteille de vodka à trois, je parle aux poteaux, je me fais draguer par la serveuse « parce que mon meilleur ami qui tient un resto est gay et tu es tout à fait son genre », moralité : couché 6h complètement saoul, levé 9h direction la capitale.
À 17h30 dans le RER j’étais encore saoule. Lecteur tu sais à quel point l’avion est un mode de transport des plus rassurants en cette fin d’été 2005, tu ajoute à ceci ma peur panique de tout ce qui ne touche pas le sol, et 4g d’alcool résiduel, tu obtiens : moi la tête entre les genoux tout le vol « vomira-vomira pas ? » « Mademoiselle vous avez quelque chose contre le mal de tête ? Des dolipranes génériques 500 ? Parfait donnez-moi la boite SVP ! »
Pour finir de m’achever, une amie (l’ancienne coloc d’Océane) m’appelle quand je sors de l’avion pour me raconter sa vie. Il faut donc rappeler qu’elle est fâchée avec Océane et que sans forcement me retrouver entre les deux, je fais un peu le lien entre elles. Mais là après la grande séance de pétage de plomb psycho dramatique que l’autre vient de me faire, je pense que je vais lui expliquer gentiment que je vais devoir la voir un peu moins (mais elle m’a tenus de ces discours, poufff c’était super fatigant, peut être qu’Océane vous racontera tout ça ultérieurement). Ça me refout une montée d’alcool histoire que j’apprécie le RER dans toute sa splendeur…
Le soir, je vais faire un tour en ville avec Nina et une copine de son ancien travail (Zoé), mais à part qu’un Libanais m’a lu l’avenir dans le café (c’est super flippant ce truc) il ne se passe pas grand-chose de bien intéressant de plus (ah si j’ai pas préciser : j’ai pas vomi ! Suis fort nan ?).
 
Mardi :
 
Donc je monte à Paris dans l’espoir de trouver une fac, une formation, un travail, un appart, bref une nouvelle vie. Donc je me fais un programme d’enfer : passer dans les facs et faire un premier repérage dans les administrations où je serais amené à bosser. Moralité j’arpente 4 arrondissements à pied et je meurs d’une crise d’ampoules aux pieds !!! Là je comprend que je ne peux pas en une semaine trouver des opportunités de travail, encore moins un appart, donc je prend une grave décision : je suis en vacances pour une semaine !!!!
 
Le soir Nina décide d’aller brouetter avec son copain, donc je me retrouve tout seul à l’appart, avec rien à faire. Victoire à qui j’en parle sur MSN me propose de venir manger chez elle. J’accepte avec plaisir, c’est la première fois que je vais rencontrer Victoire en vrai !!!!! Oui c’est pas parce qu’on se raconte nos vies au tel ou sur le net depuis des mois qu’on s’est déjà rencontrés… c’est là qu’on se rend compte à quel point ce monde peut être virtuel. Bref je passe une très bonne soirée avec elle et Linga (que je ne connaissais pas non plus !), on papote de tout et de rien. Victoire est une fille géniale, elle est tout ce que j’aurais voulu être si j’avais été une femme (non je n’ai pas envie d’être une femme, arrêtez de tout comprendre de travers pfff). Et en plus moi je peux le dire sans problème : Victoire est une des plus belles filles à qui j’ai jamais été présenté… 😉
 
Mercredi :
 
Nina rentre de sa brouette vers 6h du mat’, elle se lave, se fait belle pour aller bosser, s’habille, enfin tout quoi, mais elle est en avance (moi pendant ce temps là j’écrase comme un bien heureux !).comme elle se retrouve grave en avance, elle décide de prolonger sa nuit et s’allonge sur son lit. Vers 11h30 je suis réveillé par une indécente sonnerie de réveil. C’est bizarre me dis-je. Je mets bien 15min à émerger (je dors très très bien lol) et là je vois une main sortir du lit de Nina, une main qui s’écrase de toute sa force sur le réveil. Nina n’est pas allée bosser ! La coquinette, elle décide donc vers 12h30 de passer la journée avec moi en ville, on se promène, on file au cinéma, bref on est en vacances, elle est pas belle la vie ? Au passage on est allé voir H2G2 et je vous le conseille vivement ! Les anglais sont fous mais ça fait du bien.
Le soir on continue à ne rien faire, là on est des pros…
 
Jeudi :
 
Je me lève de bonne heure (11h), et je rejoins un chouchou aux Halles, il m’a proposé la veille de me faire visiter le centre. On tourne et retourne en ville, il est mignon, gentil, agréable, bref ça fait du bien. On file au Louvre, il adore ce musée, moi aussi, en plus on a des points communs, je passe une excellente après-midi. Vers 16h on est morts, donc on va se poser sur les quais de l’île Saint Louis. Et on papote en regardant passer les bateaux mouches. Et là c’est le drame, on s’embrasse. Bon il est donc 16h30 par là, en plein Paris, et j’embrasse un homme à pleine bouche sur un banc public : c’est merveilleusement romantique, et je remercie les décennies de lutte pour le droit des homos, parce que sinon je n’aurais pas pu faire ça. Je ne sais pas si on a choqué des gens, mais en tout cas personne n’a osé venir nous le faire remarquer. Par moments je me dis que tout est possible, et ça fait du bien. On s’est promené main dans la main, et j’aimerais que tout le monde trouve ça normal, qu’on arrête de se retourner sur deux hommes ou deux femmes qui osent se témoigner de la tendresse en public. Les autres le font bien, et on trouve ça normal. Je suis normal. J’arrête là la minute militante, mais ça fait du bien voilà.
 
Le soir, on décide de se revoir. Je dîne avec Nina et son copain (présentation officielle), ce garçon est charmant, bien que, par moments, il me rappelle l’ex de Nina, mais bon ce n’est pas le sujet de cet article… Je retrouve donc mon chouchou à Belleville, chez des amis à lui. On papote et on loupe le dernier train. Il semblerait que sortir à Paris un jeudi ne soit pas aussi aisé que dans ma ville, alors après mainte palabre, je décide de prendre mon homme par la main et de partir me promener dans Paris toute la nuit. J’adore la ville la nuit, j’adore m’y promener, prendre mon temps, m’imprégner des ambiances et des gens qui s‘y trouvent tard. Vous en apprendrez plus sur un quartier à 4h du mat en semaine qu’en y passant toute une journée, croyez-moi. Ça m’a permis de repérer les endroits où je voulais vivre, et ceux ou je ne voulais surtout pas vivre ! Je me retrouve avec une régie électrique à chaque pied, un mal de ventre infernal, et j’embarque pour le premier métro à 5h38.
 
Vendredi :
 
Il ne se passe rien dans la journée, je suis trop nase pour envisager quoi que ce soit ! le soir il se met à pleuvoir, et Nina me dit « mes parents viennent d’arriver chez ma sœur, donc il pleut ! », trois minutes après ses parents appelaient pour nous dire qu’ils venaient d’arriver… On passe le début de soirée à délirer sur le net, et Nina se levant de son canapé pour remplir son verre de coca me sort un merveilleux « oh putain, j’ai le cul moite ! ». et je dois dire que ça résume merveilleusement bien nos vies respectives en ce moment, j’ai donc décidé d’intituler mon article selon ce nouveau précepte de notre vie dissolue. Elle part dîner avec ces parents, et je me retrouve seul devant mon iBook. J’avoue je cherche du cul, oui ça commence à gratter. J’ai passé la nuit avec un beau jeune homme, mais comme on était dans les rues de Paris, nous n’avons pas consommé. Bon ok j’ai un peu mis sa main dans son boxer, ok j’ai un peu mis ma bouche sur son sexe derrière un buisson, mais ça compte pas ! (oui les jardins du Louvre sont très réputés pour ça paraît-il…). Donc je suis en manque devant mon iBook. Et là un charmant motard de dix ans mon aîné m’informe qu’il habite à trois minutes à pied de là où je me trouve. Il est beau, il est motard, je fonce chez lui.
 
Il est encore plus beau en vrai, il est gentil, délire, presque autant que moi, et il m’excite grave. Forcement il est actif, donc il m’informe que ça restera soft, tant pis j’ai faim. On se dénude après une bonne heure de papotage. Je le chauffe, je le chauffe tellement qu’il se jette sur sa boite de capote, m’équipe et se met à plat ventre. Pas besoin de répéter l’invitation, je vais pas me faire prier, miam ce cul d’enfer qu’il a !!!!!!! Ce mec est un dieu vivant du sexe. Sisisisi un dieu !!!!!! Je ne fais aucun bruit quand je baise, donc je dois me forcer. Je trouve ça plus excitant les petits bruits qui rythme l’acte. Ça me permet de gérer mon plaisir, le sien, bref c’est de la « simulation utile » ! mais là, j’ai dû me contrôler pour ne pas crier, un dieu de la fellation, un dieu tout court. Après un orgasme cosmique, il m’annonce que je suis son meilleur coup depuis x années. Normal, on me le dit à chaque fois, mais pour une fois j’ai été obligé de retourner le compliment…
 
Samedi :
 
Je prends l’avion et je rentre dans ma belle ville. Juste avant j’ai passé l’après-midi sur les champs avec Nina et ses parents. Je ne vais pas vous raconter à nouveau l’épisode du string au Fouquet’s, Nina je t’aime pour tous ces petits moments de bonheur que je passe avec toi 😉
Je passe le vol avec mon iBook sur les genoux, pour écrire cet article entre autres, j’adore passer pour un homme d’affaire en déplacement qui doit même travailler dans l’avion !!!
 
Le soir, je suis contraint et forcé de me rendre à la crémaillère de l’ancienne coloc d’Océane. J’ai pas dormi de la semaine, je tiens plus debout, mais j’y vais quand même. Je bois forcément, je bois trop, et je finis par me sauver de cette soirée de fou pour me réfugier dans les bras d’Océane qui m’attend de pied ferme dans la boite la plus nulle de la ville (si tu le sais aussi bien que moi, tu y vas juste parce que tu t’es tapé tout les staff lol). Et nous voilà deux pauvres poivrots dans une boite nulle, avec des gens nuls. On boit et on boit, et on danse, et on hurle et on saute, et on se fait remarquer… Bref du grand n’importe quoi encore, comme nous seul savons le faire !