Les rugbymen à poil !

L’automne arrive avec ses sanglots longs monotones et ses feuilles qui tombent. Y compris celles qui cachent le pénis des rugbymen dans leur calendrier. Tous zizis dehors, les
voilà qui égrènent les mois avec impudeur.
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Vendredi, 14h : après s’être régalées de délicieux mets, Lucie et moi allons la librairie pour aller chercher un livre de prof pour elle. Durant le déjeuner, nous avions
discuté de ce calendrier, la miss m’expliquant que sur une radio, elle avait entendu parler de la « pornographie » du calendrier. Dans la librairie, oh, que vois-je ? Le fameux calendrier. En tant que journaliste, je dois vérifier mes sources donc je vais le zieuter pour voir s’il est si choquant que ça.
 
Tous nus et tous épilés
En couverture, Juan Hernandez. Bon, il n’est pas décent de saliver en public comme ça, tourne vite la page, Nina ! Qu’est-ce qu’il est miam !miam ! Bon, je feuillette, je feuillette, quelques clichés un peu vulgaires (Garbajosa et Betsen qui font semblant de se masturber), un monsieur les fesses tendues comme s’il attendait Gauthier, quelques verges au repos qui traînent mais je n’ai pas du tout vu la dimension pornographique. Et j’ai remarqué que Michalak n’y était pas non plus.
 
J’ai une longue histoire avec les rugbymen, rien de sexuel. Déjà, au réveillon chez Mister Big, on avait regardé le DVD : des hommes tous nus pendant 2 heures sur une techno
de supermarché, ouah ! Et bien curieusement, au bout de 26 couilles et 11 pénis (y en a qui ne l’ont pas montré), ça blase. Oui, il est beau le monsieur tout nu, oui, il est désirable mais bon, ça ne fait que le huitième qu’on voit, ça va suffire. Au début, on maudit les maquilleuses (« elle maquille les fesses de Cédric Heymans, trop la chance ! ») et les photographes. A la fin, c’est : « il reste pas un peu de gâteau au chocolat ? », on ne regarde même plus les messieurs tous nus.
 
Cette année, j’ai côtoyé ma part de rugbymen. Un matin de février ou de mars (il faisait froid et gris), je rejoins une journaliste sur le bord du terrain pour réaliser une
interview de la demoiselle, je mate un peu les joueurs sans en avoir l’air. J’en profite pour attraper le numéro de Guy Novès pour une future interview. Sur le coup, je suis fière de moi mais une de mes profs m’expliquera : « Novès ? Il file son numéro à toutes les filles ! » Zut ! Bon, je fais mon interview et il est l’heure d’aller suivre la demoiselle dans les vestiaires, super !
 
En chemin, on discute avec Clément Poitrenaud qui est immense , je lui donne fièrement l’heure quand il me la demande (« quand je vais dire ça à ma sœur !!! », pensais-je) puis je suis mon interviewée dans l’antre du Stade Ernest Wallon. Là, Dubois et Baby me font la bise, trop la classe ! On se pose devant la porte des vestiaires, elle m’explique qu’elle ne rentre jamais dedans. Bon, tant pis. On papote, on papote, elle attend des joueurs pour une interview, ça rentre, ça sort et voici qu’arrive au bout du couloir M. Fred Michalak en personne ! J’avais remarqué qu’il avait séché l’entraînement du matin. Il s’approche, il s’approche… Il faut dire ce qui est, il est quand même très séduisant… Il s’approche, il s’approche… Il tape la bise à mon interviewée et là… il se penche vers moi et en fait autant ! Je lui rends poliment sa bise en jouant ma blasée (« moi journaliste, moi pas impressionnée »), il sent bon… Je le laisse filer, je finis mon travail et je m’en vais. Assise dans ma voiture, je compose le numéro de Gauthier :
« AAAAAAAAAAAAAHHHHHH !! Tu sais quoi ? Je viens de faire la bise à Michalak… Ah non, pardon, c’est lui qui me l’a faite.
– Espèce de biiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !! »
 
Ma vie, mon rugby
Arrivée sur Paris, me voici journaliste sportive dans le rugby, cool ! Premier jour, je rencontre Serge Blanco, rien que ça ! Vers la fin du stage, me voici partie à
couvrir les phases finales du championnat ProD2. Après le match opposant Montauban à Aurillac, je pars dans les vestiaires, carnet en main, pour faire des interviews. Errant dans le couloir, je passe soudain devant la porte du vestiaire grande ouverte et là : des fesses, des pectoraux, des pénis, tout ceci impudiquement exposé devant mes yeux. Ohlala… Bon, calme-toi ma fille, tu n’es pas là pour mater mais pour faire tes interviews. Ni un ni deux, j’attrape les joueurs qui sortent de là, plus ou moins habillés et je leur pose mes questions. La plupart sont tous pectoraux dehors mais je n’y fais plus attention, concentrée sur mon objectif : mon article.
 
Semaine suivante, finale Lyon-Aurillac. Et c’est reparti pour un tour dans les vestiaires, les portes sont closes cette fois-ci, pas de zizis en vue. J’avais cependant promis une photo d’un rugbyman à mes amis (Victoire et Gauthier en l’occurrence), je prends mon portable, l’air de rien. Sauf qu’un portable, ça s’agite quand on prend une photo, ça fait « click » et ça clignote, je me suis donc barrée de l’autre côté voir les Aurillacois, en attendant que ce joueur lyonnais aille prendre sa douche.
 
Du côté d’Aurillac, c’est la fête, j’attends poliment que les joueurs sortent, ça sent bon le savon… Et là, pas de chance, le seul à sortir en slip, c’est l’entraîneur qui doit
afficher 60 balais au compteur, glop ! Et y a plus de messieurs à poil pour compenser !
 
Ce n’est pas grave, la semaine suivante, me voici de retour à Ernest Wallon pour couvrir le match de barrage Pau-Aurillac (toujours eux) et là, j’en ai vu de la fesse et du
zizi ! Même les arbitres, j’en ai vu à poil, sauf le principal, le plus beau. A la fin du match, Zoé m’annonce que je dois interviewer l’arbitre en question. Mais quel merveilleux cadeau ! Je l’avais croisé une fois au boulot, je l’avais trouvé très miam ! miam ! Et là, je dois aller lui parler ! Me voici donc plantée devant le monsieur, mes yeux bleus se noyant dans les siens, un sourire infini étalé sur mon visage. Je me présente, précisant que nous nous étions déjà croisés « ah oui, je me souviens de vous ! » précise-t-il. Aaaaaaaaaah, je fonds ! Bref, je me rassemble un peu, je lui pose mes questions et une fois la fin de l’interview, il me pose des questions sur mon avenir professionnel. J’ai failli lui dire
que je voulais qu’il m’épouse mais ça ne faisait pas très professionnel, tant pis.
 
Une nuit chaude !
Enfin, j’ai passé une nuit avec toute une équipe de rugbymen. Et oui, grâce au boulot, après la finale, je suis allée en boîte avec le Biarritz Olympique, rien que ça ! Déjà,
j’avais assisté à la finale aux premières loges : juste à côté de la tribune présidentielle, au 5e rang. Bon, autant vous le dire : je suis folle amoureuse de Dimitri Yachvili, il est chouchou ! Je l’ai vu de près, limite je pouvais lui compter les poils du nez et il est toujours aussi miam ! miam ! Mais je ne l’ai pas trouvé en boîte, tant pis.
 
A un moment, besoin pressant comme il en arrive quand on se délecte de champagne (trois ou quatre coupes à ce moment de la soirée, je ne sais plus…), je quitte mes collègues pour me rendre aux toilettes et là, y a un joueur qui traîne pas loin des toilettes. Je ne l’ai pas reconnu car je n’avais pas mes lunettes, je savais juste que c’était un Biarrot à cause de son costume. Il me sourit, je lui souris et je me rends aux toilettes. Quand je suis sortie, il était parti : frustration ! J’espère que ma copine Zoé m’invitera à une prochaine soirée rugby : si je suis célibataire à ce moment-là, je réparerai l’affront (Zoé, ceci est un message subliminal qui t’est destiné).
On critique souvent ce calendrier : « non mais c’est fait pour les gays, ce truc, c’est trop cheap ! » Et bien, si vous n’aimez pas, donnez-le moi, ça me fera
plaisir ! 

 

Septembre : ramonez la cheminée !

Par Anne
Un de mes ex, Karl, vit en France depuis 3 ans, on s’est rencontrés un mois avant que je parte en Angleterre et à mon retour six mois après, il m’a quittée, je n’avais rien contre je l’avoue… c’est pourquoi on est restés proches et depuis on se voit de temps en temps chez l’un ou chez l’autre, au ciné, dans un pub ou en boite, en tout bien tout honneur. A semaine dernière il m’annonce qu’à la fin du mois il repart définitivement dans son pays, et qu’il faisait une soirée de départ bientôt. Depuis on s’est écrit des mails presque tous les jours (pendant le boulot) et sans raison particulière, alors que ma vie sentimentale était depuis 3 longs mois plus pathétique que la vie sentimentale d’une table,voilà que nos conversations partent complètement en live.
 
On s’est dragouillés pendant une bonne semaine virtuellement pour se mettre en appétit, avant de passer aux travaux pratiques, morceaux choisis: (traduits de l’allemand en français pour plus de compréhension, et en gardant les maladresses des mails écrits en français pour plus de charme, lol).
Karl: -« je me souviens d’un fois où tu avais mis tes bas, tu as toujours »?
Anne: -« Oui, pourquoi? »
Karl: -« Tu pourras les mettre encore? »
Anne: -« il fait trop chaud pour les mettre en été »
Karl: »je vais m’occuper du temps » « j’adore ton bas, c’est très sexy, surtout les noirs à trous » (en parlant de mes bas résilles)
Karl : Dis moi à ton tour quels vêtements tu veux que je porte
Anne : peu importe, tu ne les gardera pas longtemps.
[…]
Karl:- « Dis-moi un de tes souhaits »
Anne, 16h:-« Hum… une glace » (pas sexy du tout comme réponse)
Karl:- » Rien d’autre? je porterai un glace la semaine prochaine, tu en auras besoin pour te refroidir. »
Anne:-« Tu veux donc dire que je vais avoir chaud? »
Karl: -« Si tu me ouvres la porte de ta appartement, alors oui » (très poétique ces allemands, y a de la recherche métaphorique)
Anne: – » Alright, be ready, boy »
Karl: -« Oh I will, babe, I will. Tu es pour moi une « femme fatal »
[…]
On parle de ce qu’on aime, ce qu’on aime pas, etc.
Ce site est autorisé aux mineurs donc la suite est censurée.
 
Le mot d’ordre : organisation. 
 
2- La veille du jour J, procédez par étape, l’action pouvant se dérouler dans toutes les pièces, vérifier l’état de celles-ci avant utilisation. Avantage du T1 bis : la surface est vite inspectée.
Chambre : ranger les culottes qui traînent ça et là.
Salon : décrocher le calendrier des dieux du stade offert par Gauthier pour mon précédent anniversaire.
Autres vérifications : les bas résilles (éviter d’avoir l’air bête le jour J avec les bas troués comme du gruyère.)
le stock de bougies et le stock de capotes.
 
3- Le jour J : en rentrant du boulot : becter un morceau, faire la vaisselle, remplacer les draps en flanelle, passer sous la douche et se soumettre au détecteur de poils : checking de la tête aux pieds, effectuer les corrections qui s’imposent.
 
Léger contretemps : Lucie m’appelle 2h avant l’heure H, son chauffe eau vient de décéder, elle demande si elle peut venir prendre une douche chez moi, je lui dit qu’elle peut venir mais c’est maintenant ou pas du tout.
Elle arrive, je lui explique le pourquoi du comment, la séance « brouettage » / ramonage prévue à 20h (film réservé aux plus de 18ans). On s’assoie 5 mn, en mangeant un morceau de gâteau au chocolat, elle me dit qu’elle déteste tous ceux qui ont une vie sexuelle…je lui dis qu’en trois mois d’abstinence j’avais l’impression d’être redevenue vierge et que j’espérais ne pas avoir mal, eh oui, pas très glamour comme discussion, mais c’est bien la réalité. Ça ne vous ai jamais arrivé mesdemoiselles ?
 
A l’heure H (+ 18 mn) : Il sonne à la porte, il me fait un bisous, on papote 5mn sur mon canapé, on boit un verre, on met de la musique, « Leonard Cohen », il commence par me masser les pieds (si certaines comme Nina n’aiment pas ça, moi j’adore), puis les mollets, puis il glisse sa main sous ma nuisette, doucement, il caresse mon ventre, un peu plus haut, un peu plus bas, je lui enlève sa chemise, j’effleure son dos avec mes ongles, il frissonne (c’est trop marrant) il m’embrasse dans le cou (je fonds littéralement), il me croque l’oreille, il passe sa main dans mes cheveux, je galère un peu pour lui enlever son jean mais j’y parviens quand même !! Il m’enlève ma nuisette (déjà à moitié enlevée), on reprends les préliminaires, j’adore ces moments, et là une nouveauté, il se met à souffler légèrement sur mon ventre en remontant sur les seins, je peux vous dire que ça m’a fait un drôle d’effet !!! La suite est censurée, c’est pas un site porno ici, et le mot est mal choisi car cette nuit n’avait rien de « porno », je trouve que ce mot a une connotation trash, que j’associe à « transformation de la femme en pute ». Cette nuit était passionnée, tendre et ludique, à l’écoute de l’autre, rien à voir avec de la « baise »  pure et dure.
 
Le secret pour passer une nuit de rêve avec son amant :
Soyez une princesse : se faire faire tous les massages et tout ce que vous voulez avant de rendre la pareille ! (warning : le ramoneur est tellement excité qu’en ce qui concerne la gâterie, en deux minutes, montre en bouche, le travail est achevé !) C’est ce qui s’appelle finir sur une note de poésie.