Le Chaperon rouge de Catherine Hardwicke

Des fois, tu zappes un peu au hasard et tu tombes sur un film que tu pressens merdique et tu crèves d’envie de le voir juste histoire de critiquer. Oui, je suis vilaine, je sais, je fais qu’à me moquer.

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Tout commence dans une forêt où une jolie fille en cape rouge batifole avec un garçon à la coiffure impeccable. Oui, dans la forêt, il semble y avoir du Vivelle Dop. La fille veut fuir avec le garçon bien coiffé, un poil gothique… Ah oui, j’ai omis un détail, ce film est réalisé par la nana qui vous a gratifié des Twilight. Voilà, voilà. Donc un garçon un peu sombre et sauvage, une fille fraîche et innocente, on retrouve nos basiques.

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Donc la soeur de la jeune fille à la cape rouge meurt, tuée par un loup. Les villageois organisent une battue et tuent un loup lambda mais un chasseur de loup joué par Gary Oldman vient et dit « bouh, ah, c’est pas un loup, c’est un loup garou et vous allez tous crever, ahah ! Il est caché parmi vous. Ma femme, dont je trimballe le cadavre que j’expose sous vos yeux, était elle même un loup garou et je l’ai tuée, couic ! ». Sur ce, les Villageois organisent une fête, ça flirte avec l’orgie, la jeune fille (Valérie) est à deux doigts de se faire déflorer par le type au gel alors que sa mère vient de gentiment la maquer avec l’ex de sa soeur décédée (mais qui était en fait le demi frère de celle-ci parce que la mère a un peu fauté avec le père du fiancé. Compliqué). Mais bon, pas de déflorage car le loup attaque, il coince la Valoche dans un coin et lui parle (oui oui) en lui disant qu’il fera d’elle un loup garou à la fin de la lune rouge dans 3 jours. Comme elle a noté qu’il avait les yeux marrons, elle a peur de tous les yeux marrons qui traînent. Dont le mec au gel et sa mamie. Ouuuhh…

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S’ensuit une scène de traque chiante, Oldman balance un gosse débile dans un engin de torture car il croit que c’est le loup, juste après avoir empalé un de ses hommes mordu par le loup. Bref, le chasseur de loup est un peu dérangé du bulbe, il ne parle pas mais crie et bouffe de la viande crue. Là, la soeur du débile sort une histoire de sorcière et que même que c’est Valérie : la preuve, elle a une cape rouge, la couleur des sorcière. Bon, je prends un doliprane et on continue. On met Valérie dans une cage et on va la donner au loup vu que c’est ce qu’il veut et on sera débarrassés.

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Valérie doit donc défiler dans le village avec un masque en fer marquant son infamie puis se retrouve abandonnée au coeur du village sur un tronc d’arbre avec plein de brasiers autour, sous le regard tout excité d’Oldman et ses ninjas (oui, oui, ninjas) qui attendent le loup. Mais le gars au gel est pas super d’accord, il met le feu devant sa douce pour faire diversion et permettre au fiancé officiel de libérer Valérie. Du coup, Oldman est un peu vénère et tue le prêtre du village et là, je commence à comprendre que le scénario a été écrit sous crack. Bon, là, c’est le bordel, le fiancé se prend une flèche, le mec au gel se retrouve enfermé dans la machine de torture. Du coup, le loup garou est un peu énervé car on veut pas lui donner sa greluche, il arrache la main d’Oldman, gratos, et demande à la demoiselle de le suivre. Elle, elle veut pas mais ses copines s’y opposent et le loup part car le jour se lève et que tout loup garou qu’il est, il aime pas les UV. Bref, Oldman est tué car il a été mordu et on se demande bien à quoi il servait. Pendant ce temps, Valoche roupille et rêve de la scène du « que vous avez de grandes dents, Mère Grand ». Oh ouah… D’ailleurs, juste après, on retrouve la Valérie en balade sous la neige avec un petit panier, très prudent quand un loup en veut à votre peau mais elle est un peu con et va voir sa mamie. J’attends avec impatience la scène où un chasseur va découper le bide du loup pour libérer la mamie et la demoiselle…

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Bon, je vous spoile la fin : le loup garou, c’est le papa de Valérie qui a tué sa fille illégitime, défiguré sa femme adultérine, tué l’amant de sa femme… Ouais, comme dans Twilight, faut pas trop faire du sexe, ça t’apporte rien de bien. Bon, comme Valérie va très bien dans sa tête, elle est allée récupérer la main de Oldman car il avait des ongles en argent… Oui oh ben tiens, y avait rien de plus simple. Elle tue son père avec, tranquille. Bon, bref, Peter la sauve mais se fait mordre, il découpe le corps du papa mort en lui ouvrant le bide (cf remarque précédente) pour mettre des pierres dedans et balancer le corps à la flotte. Puis Peter veut s’en aller, Valoche est un peu dégoûtée car elle avait envie de faire l’amour dans la neige mais tant pis, elle repart avec sa cape rouge.

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Qu’en retenir ? Alors Amanda Seyfried, je sais pas, où j’ai vu deux films où elle était mal dirigée (Time Out), où elle joue comme une patate. Elle joue très bien la fille qui écarquille les yeux (qu’elle a certes beau) et qui ouvre la bouche mais en dehors de ça, elle a un charisme d’huître. Quand elle tue son père avec la main du cadavre, elle hausse à peine un sourcil. Les autres acteurs sortent sortis tout droit de Gossip Girl ou des frères Scott ou une série pour ados du genre. Quant à Gary Oldman… J’ai la sensation que je peux pas voir un film américain sans Oldman qui joue toujours peu ou prou le même rôle dedans (aka le mec en long manteau mystérieux, ténébreux et un peu dérangé). Faut bien payer les impôts. Bref, on ne retiendra pas le travail des interprètes, passons à la réalisation. Notre amie Catherine Hardwicke n’a pas l’air d’avoir compris qu’elle ne réalisait ni une pub ni un clip vidéo pour Selena Gomez. Ah oui, les images sont belles, la très longue cape rouge sur la neige blanche, Amanda alanguie sur la paille pendant que le mec au gel lui délace son corsage. On multiplie les gros plans de Valérie qui es belle, avec ses grands yeux verts et ses cheveux blonds. Et comme elle ressemble un peu à Estella Warren, je me demandais si j’étais devant le film ou devant la pub Chanel (mieux réussie).

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Bref, de la psychanalyse à deux balles où le sexe te perd (la soeur aîné est tuée par le Père qui l’a attirée en lui envoyant un message signé de l’homme qu’elle aime), où Valérie finit seule (et vierge) en attendant son mec devenu loup garou et où l’incroyable morale reste… Il faut tuer le père.

Tout ça ne m’a pas donné envie de mater Twilight, allez comprendre…

La liste de la fille qui snirfe

Glamour un jour, glamour toujours.
 

– Mardi, à moitié mourante (au moins), je vais à la pharmacie pour m’acheter quelques médocs. Le mec devant moi confond avec la boulangerie, je sais pas « alors, il me faudrait du doliprane. Merci. Tiens, je vais prendre de l’efferalgan aussi. Ah, vous avez le truc pour nettoyer le nez aussi ? ». Un café et l’addition ? Bon, si dans 5 minutes, il a pas fini son shopping, moi, je tombe dans les pommes. Enfin à mon tour, je demande un ibuprofène et un sirop pour la gorge. « Vous toussez ? – Non. – Alors pas de sirop, vous pouvez
prendre des pastilles ou des collutoires. – Des collutoires ? – Des pshitt-pshitt. – Non, je veux des pastilles. – Ok, avec ou sans sucre ? – Heu, ça m’est égal. – A la menthe, aux fruits des bois ? Heu, ça m’est égal ! ». J’achetais quoi, déjà ? Des médocs ou des chewings gums ?

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– Lundi, réunion à Big Entreprise. Donc Nina et Guillaume prennent le RER pour y aller, un itinéraire un peu inédit pour eux. Sauf que Guillaume n’est venu que 2 fois là-bas et que Nina n’a pas le sens de l’orientation. On n’est arrivés qu’avec 10 minutes de retard. Mais même le nez bouché, je suis trop forte en réunion.

– J’adore le concept du « je t’efface de facebook parce que t’es même pas ma copine d’abord et même si j’ai tort, je m’excuserai pas ! »

– Y a des jours où je suis un boulet : semaine dernière, j’achète une bougie dans un verre. Verre atomisé au bout de 3 minutes. Jeudi, je pète une cuillère en porcelaine. Raaaaaaaaaah, j’aime pas être maladroite !

– Mercredi matin, 9h55. C’est la sonnerie pour la famille, ça ! Ma maman. Ciiiiiiiiiiel que se passe-t-il ? Bah, rien, ma mère m’appelait pour une broutille. Parano, moi ? Mais non.

 – Je rallume le chauffage ou pas ? Snirf !
 

– Pourquoi j’ai pas droit de péter la gueule à certains bloggeurs de la plateforme où je bosse ? Non mais y en a, ils méritent, quoi.

 – Mercredi soir, resto entre collègues, Philippe part devant en scooter « c’est juste à côté ». Farid (qui est Marocain mais pas musulman car en ce moment, il mange aussi le midi et il a même mangé du pâté de je sais pas quelle bête et du boudin), Benjamin et 2 Tchèques qui étaient en France pour la semaine. Resto très sympa, buffet à volonté dans une espèce de cave à vin. Moi malade et vite bourrée, je parle plus. Ah, faudra que je fasse une présentation en anglais lors de mon séjour à Prague. Heu… au secours ?

– Au resto, même jour, même endroit. A la table voisine, une dame parade. Si j’ai bien compris, elle dîne avec son père ou sa mère (j’ai pas vu la personne comme il faut et je m’ensouviens pas en plus) et se fait dragouiller par les mecs de la table d’à côté. Et une femme qui drague, c’est subtil « AH MAIS MOI, J’AI FAIT 5 ANS DE DROIT, JE M’Y CONNAIS. MEDECINE ? J’AI FAIT DEUX ANS AUSSI ! ». Ouais.

– Les bloggeurs sont des rebelles. Avec Asia, on a trouvé un nouveau concept de soirée : en tout début, on fait une dictée et celui qui fait le plus de fautes paie sa tournée. Comme ça, on s’amuse en révisant son orthographe, ouais !

– En ce moment, je me sens un peu asociale, arrivée de l’hiver oblige (quoi, on vient juste d’arriver en automne ???). En fait, j’ai juste envie de voir mes amis proches. Vendredi soir, donc, soirée en petit comité pour fêter la fin des exams de So Long, avec Vicky et Van. Ben, j’ai passé une super soirée, j’étais toute guillerette (et même rayonnante, il paraît).

– Tiens, j’ai fumé 3 cigarettes cette semaines (1 taxée à So Long et 2 à Vicky), à cause de ma crève. Et si j’arrêtais ?

– Things are gettin’ desperate when all the boys can’t be men… Toriiiiiiiiii !

 

Oh putain ! J’’ai le cul moite…

Par Gauthier
(Sous-titre : ma semaine à Paris) 
C’est un bon résumé… Mais je vais essayer de vous faire découvrir cette ambiance si particulière qui fait que les semaines sont longues…
 
Week-end fatigant :
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Dimanche soir je suis à Toulouse, j’ai passé un week-end horrible. Avec Océane on a passé 48h à s’incruster dans des soirées (où nous étions invités officiellement) histoire de bien se sentir de trop, mais bon on est faible devant une promesse de vodka. Comment peut-on s’incruster dans une soirée où on est invité, ben tout simplement parce que les gens présent n’ont rien à voir avec vous, que l’ami qui vous a demandé de venir le fait plus en souvenir du bon vieux temps, ou parce que ça lui fait profondément plaisir, mais il ne se rend pas compte que vous n’avez rien à dire au consortium des infirmières psy de plus de 40 ans, ou à l’association de l’amicale des rôlistes du Sud Ouest ! Donc que faire dans ce cas là ? Boire dans son coin en attendant une heure raisonnablement avancée pour sortir un « Tu sais ça m’as fait très plaisir, mais j’ai travaillé comme un malade ces derniers temps, et là j’ai besoin de repos, on s’appelle et on se refait ça très vite, merci de m’avoir invité, bisous. », et là on saute dans la voiture et on fait un 160 km/h avec dérapages non contrôlé en direction de la première boite tech/pouff/vodka/bo-gosses-à-poils qui se trouve sur le chemin. Et on décompresse.
Le problème c’est qu’à force de décompresser, moi je pète une durite, mais alors une grosse. Le samedi je regarde Océane dans un grand moment de détresse alcoolique (verre vide = pensée morbide), et je lui dis « c’est maintenant qu’il faut que je rentre, je sens que si je reste une minute de plus je vais causer une catastrophe catastrophique aux retombées non mesurables en l’état actuel de la science ». forcement comme c’est beaucoup plus long que « Ciao, j’me casse les poulettes ! ».Le temps que j’articule tout ça pour faire mon pédant, mon abruti de connard d’ex de mes deux se pointe avec son plus beau sourire et me lâche un absolument pas diplomatique « tu m’évites Gauthier ? ».
En fait ce gland m’a dit la veille alors que je me faisais mal au cerveau pour trouver un moyen diplomatique et courtois pour mettre fin à notre « relation », que de toute façon c’est pas grave qu’on soit plus ensemble « du moment que tu passe réparer mon PC ». Donc inutile de dire à quel point il peut s’enfoncer le doigt dans le fion avant que je passe chez lui faire ça !
Je lui dis à peu près ceci :
– Tu sais, je ne suis pas un ange, je ne suis pas un modèle de fidélité, je ne me casse sans te demander ton avis à l’autre bout de la France. Sur ce point je suis d’accord avec toi, nous ne sommes pas un couple comme les autres peuvent le concevoir. Mais de là à ne dire à personne que nous sommes ensemble, et draguer mon pote en sachant très bien que c’est mon pote et qu’il va s’empresser de me le répéter, y a une grosse marge.
– Oh je t’ai rien promis, je suis comme ça je me fous de tout et je m’inquiète pas de ce que je dis ou de ce que je fais, je ne suis pas quelqu’un de gentil, je suis désolé de t’avoir fait du mal petit bout.
– Mais pas du tout, si seulement ! Ça prouverait que j’ai encore un cœur qui fonctionne, non t’es juste un connard que je rajoute sur ma liste de connard, d’ailleurs cette liste peut faire Paris Toulouse sans problème, te fais pas de bile le prochain ne tardera pas à te remplacer… Bonne route.`
Donc me voilà de trèèèèèèèèèès bonne humeur, je claque ce con, je claque les portes, je claque la portière, je grille les feux rouges et je vais me coucher.
 
Le dimanche donc Océane me propose une soirée « lâchage complet » dans une boite hétéro très fréquentées le dimanche soir, pleine de beaux gosses rugbypèdes et pétés de tunes ! Je suis nase, je me lève le lendemain pour filer à Paris, ma valise n’est pas prête, je n’ai plus d’argent. Donc je dis oui ! Et là c’est le drame : une bouteille de vodka à trois, je parle aux poteaux, je me fais draguer par la serveuse « parce que mon meilleur ami qui tient un resto est gay et tu es tout à fait son genre », moralité : couché 6h complètement saoul, levé 9h direction la capitale.
À 17h30 dans le RER j’étais encore saoule. Lecteur tu sais à quel point l’avion est un mode de transport des plus rassurants en cette fin d’été 2005, tu ajoute à ceci ma peur panique de tout ce qui ne touche pas le sol, et 4g d’alcool résiduel, tu obtiens : moi la tête entre les genoux tout le vol « vomira-vomira pas ? » « Mademoiselle vous avez quelque chose contre le mal de tête ? Des dolipranes génériques 500 ? Parfait donnez-moi la boite SVP ! »
Pour finir de m’achever, une amie (l’ancienne coloc d’Océane) m’appelle quand je sors de l’avion pour me raconter sa vie. Il faut donc rappeler qu’elle est fâchée avec Océane et que sans forcement me retrouver entre les deux, je fais un peu le lien entre elles. Mais là après la grande séance de pétage de plomb psycho dramatique que l’autre vient de me faire, je pense que je vais lui expliquer gentiment que je vais devoir la voir un peu moins (mais elle m’a tenus de ces discours, poufff c’était super fatigant, peut être qu’Océane vous racontera tout ça ultérieurement). Ça me refout une montée d’alcool histoire que j’apprécie le RER dans toute sa splendeur…
Le soir, je vais faire un tour en ville avec Nina et une copine de son ancien travail (Zoé), mais à part qu’un Libanais m’a lu l’avenir dans le café (c’est super flippant ce truc) il ne se passe pas grand-chose de bien intéressant de plus (ah si j’ai pas préciser : j’ai pas vomi ! Suis fort nan ?).
 
Mardi :
 
Donc je monte à Paris dans l’espoir de trouver une fac, une formation, un travail, un appart, bref une nouvelle vie. Donc je me fais un programme d’enfer : passer dans les facs et faire un premier repérage dans les administrations où je serais amené à bosser. Moralité j’arpente 4 arrondissements à pied et je meurs d’une crise d’ampoules aux pieds !!! Là je comprend que je ne peux pas en une semaine trouver des opportunités de travail, encore moins un appart, donc je prend une grave décision : je suis en vacances pour une semaine !!!!
 
Le soir Nina décide d’aller brouetter avec son copain, donc je me retrouve tout seul à l’appart, avec rien à faire. Victoire à qui j’en parle sur MSN me propose de venir manger chez elle. J’accepte avec plaisir, c’est la première fois que je vais rencontrer Victoire en vrai !!!!! Oui c’est pas parce qu’on se raconte nos vies au tel ou sur le net depuis des mois qu’on s’est déjà rencontrés… c’est là qu’on se rend compte à quel point ce monde peut être virtuel. Bref je passe une très bonne soirée avec elle et Linga (que je ne connaissais pas non plus !), on papote de tout et de rien. Victoire est une fille géniale, elle est tout ce que j’aurais voulu être si j’avais été une femme (non je n’ai pas envie d’être une femme, arrêtez de tout comprendre de travers pfff). Et en plus moi je peux le dire sans problème : Victoire est une des plus belles filles à qui j’ai jamais été présenté… 😉
 
Mercredi :
 
Nina rentre de sa brouette vers 6h du mat’, elle se lave, se fait belle pour aller bosser, s’habille, enfin tout quoi, mais elle est en avance (moi pendant ce temps là j’écrase comme un bien heureux !).comme elle se retrouve grave en avance, elle décide de prolonger sa nuit et s’allonge sur son lit. Vers 11h30 je suis réveillé par une indécente sonnerie de réveil. C’est bizarre me dis-je. Je mets bien 15min à émerger (je dors très très bien lol) et là je vois une main sortir du lit de Nina, une main qui s’écrase de toute sa force sur le réveil. Nina n’est pas allée bosser ! La coquinette, elle décide donc vers 12h30 de passer la journée avec moi en ville, on se promène, on file au cinéma, bref on est en vacances, elle est pas belle la vie ? Au passage on est allé voir H2G2 et je vous le conseille vivement ! Les anglais sont fous mais ça fait du bien.
Le soir on continue à ne rien faire, là on est des pros…
 
Jeudi :
 
Je me lève de bonne heure (11h), et je rejoins un chouchou aux Halles, il m’a proposé la veille de me faire visiter le centre. On tourne et retourne en ville, il est mignon, gentil, agréable, bref ça fait du bien. On file au Louvre, il adore ce musée, moi aussi, en plus on a des points communs, je passe une excellente après-midi. Vers 16h on est morts, donc on va se poser sur les quais de l’île Saint Louis. Et on papote en regardant passer les bateaux mouches. Et là c’est le drame, on s’embrasse. Bon il est donc 16h30 par là, en plein Paris, et j’embrasse un homme à pleine bouche sur un banc public : c’est merveilleusement romantique, et je remercie les décennies de lutte pour le droit des homos, parce que sinon je n’aurais pas pu faire ça. Je ne sais pas si on a choqué des gens, mais en tout cas personne n’a osé venir nous le faire remarquer. Par moments je me dis que tout est possible, et ça fait du bien. On s’est promené main dans la main, et j’aimerais que tout le monde trouve ça normal, qu’on arrête de se retourner sur deux hommes ou deux femmes qui osent se témoigner de la tendresse en public. Les autres le font bien, et on trouve ça normal. Je suis normal. J’arrête là la minute militante, mais ça fait du bien voilà.
 
Le soir, on décide de se revoir. Je dîne avec Nina et son copain (présentation officielle), ce garçon est charmant, bien que, par moments, il me rappelle l’ex de Nina, mais bon ce n’est pas le sujet de cet article… Je retrouve donc mon chouchou à Belleville, chez des amis à lui. On papote et on loupe le dernier train. Il semblerait que sortir à Paris un jeudi ne soit pas aussi aisé que dans ma ville, alors après mainte palabre, je décide de prendre mon homme par la main et de partir me promener dans Paris toute la nuit. J’adore la ville la nuit, j’adore m’y promener, prendre mon temps, m’imprégner des ambiances et des gens qui s‘y trouvent tard. Vous en apprendrez plus sur un quartier à 4h du mat en semaine qu’en y passant toute une journée, croyez-moi. Ça m’a permis de repérer les endroits où je voulais vivre, et ceux ou je ne voulais surtout pas vivre ! Je me retrouve avec une régie électrique à chaque pied, un mal de ventre infernal, et j’embarque pour le premier métro à 5h38.
 
Vendredi :
 
Il ne se passe rien dans la journée, je suis trop nase pour envisager quoi que ce soit ! le soir il se met à pleuvoir, et Nina me dit « mes parents viennent d’arriver chez ma sœur, donc il pleut ! », trois minutes après ses parents appelaient pour nous dire qu’ils venaient d’arriver… On passe le début de soirée à délirer sur le net, et Nina se levant de son canapé pour remplir son verre de coca me sort un merveilleux « oh putain, j’ai le cul moite ! ». et je dois dire que ça résume merveilleusement bien nos vies respectives en ce moment, j’ai donc décidé d’intituler mon article selon ce nouveau précepte de notre vie dissolue. Elle part dîner avec ces parents, et je me retrouve seul devant mon iBook. J’avoue je cherche du cul, oui ça commence à gratter. J’ai passé la nuit avec un beau jeune homme, mais comme on était dans les rues de Paris, nous n’avons pas consommé. Bon ok j’ai un peu mis sa main dans son boxer, ok j’ai un peu mis ma bouche sur son sexe derrière un buisson, mais ça compte pas ! (oui les jardins du Louvre sont très réputés pour ça paraît-il…). Donc je suis en manque devant mon iBook. Et là un charmant motard de dix ans mon aîné m’informe qu’il habite à trois minutes à pied de là où je me trouve. Il est beau, il est motard, je fonce chez lui.
 
Il est encore plus beau en vrai, il est gentil, délire, presque autant que moi, et il m’excite grave. Forcement il est actif, donc il m’informe que ça restera soft, tant pis j’ai faim. On se dénude après une bonne heure de papotage. Je le chauffe, je le chauffe tellement qu’il se jette sur sa boite de capote, m’équipe et se met à plat ventre. Pas besoin de répéter l’invitation, je vais pas me faire prier, miam ce cul d’enfer qu’il a !!!!!!! Ce mec est un dieu vivant du sexe. Sisisisi un dieu !!!!!! Je ne fais aucun bruit quand je baise, donc je dois me forcer. Je trouve ça plus excitant les petits bruits qui rythme l’acte. Ça me permet de gérer mon plaisir, le sien, bref c’est de la « simulation utile » ! mais là, j’ai dû me contrôler pour ne pas crier, un dieu de la fellation, un dieu tout court. Après un orgasme cosmique, il m’annonce que je suis son meilleur coup depuis x années. Normal, on me le dit à chaque fois, mais pour une fois j’ai été obligé de retourner le compliment…
 
Samedi :
 
Je prends l’avion et je rentre dans ma belle ville. Juste avant j’ai passé l’après-midi sur les champs avec Nina et ses parents. Je ne vais pas vous raconter à nouveau l’épisode du string au Fouquet’s, Nina je t’aime pour tous ces petits moments de bonheur que je passe avec toi 😉
Je passe le vol avec mon iBook sur les genoux, pour écrire cet article entre autres, j’adore passer pour un homme d’affaire en déplacement qui doit même travailler dans l’avion !!!
 
Le soir, je suis contraint et forcé de me rendre à la crémaillère de l’ancienne coloc d’Océane. J’ai pas dormi de la semaine, je tiens plus debout, mais j’y vais quand même. Je bois forcément, je bois trop, et je finis par me sauver de cette soirée de fou pour me réfugier dans les bras d’Océane qui m’attend de pied ferme dans la boite la plus nulle de la ville (si tu le sais aussi bien que moi, tu y vas juste parce que tu t’es tapé tout les staff lol). Et nous voilà deux pauvres poivrots dans une boite nulle, avec des gens nuls. On boit et on boit, et on danse, et on hurle et on saute, et on se fait remarquer… Bref du grand n’importe quoi encore, comme nous seul savons le faire !