The Amazing Spider-Man de Marc Webb

Des fois dans la vie, t’es un peu claquée mentalement parlant et quand on te propose d’aller mater un bon blockbuster bien crétin, tu dis « ouiiiiiiii ! ». Nous voici donc posés devant the Amazing Spider-man, numéro 2 d’une trilogie dont je n’avais pas vu le 1 mais c’est pas grave, j’avais vu que le 1er de la trilogie avec Tobey McGuire donc l’un dans l’autre, je devrais m’en sortir. Victor m’ayant prévenu de la relative qualité du premier et le charisme d’huître d’Andrew Garfield, j’étais prête… enfin, le croyais-je. Du coup, je vous spoile le barda, histoire de vous faire gagner 1h30 de votre vie.

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On commence par une scène en avion. Je vous préviens de suite, les scénaristes de ce film ne sont pas aussi calés que moi en Mayday dangers dans le ciel donc ça donne de suite n’importe quoi. Papa et Maman Parker ont abandonné leur rejeton pour fuir la méchante grosse corporation, Oscorp,  qui veut leur peau car ils ont fait de grandes découvertes scientifiques dangereuses. Ils sont dans l’avion en disant « ohlala, on risque de mourir à tout moment. » Avion, on parle de mort imminente, ça pue. Prise d’une envie subite, Maman Parker va faire un petit pipi alors que le copilote sort du cockpit et fait des ronds de jambe à Papa Parker mais quand le copilote va se laver les mains, papa Parker voit du sang dessus. Ohlala non, c’est un tueur. Pourquoi le copilote s’est lavé les mains entre deux meurtres, l’histoire ne le dira pas. Bref, bagarre, quand soudain, le corps mort du pilote s’effondre sur les commandes, tu sais pas bien pourquoi. Donc l’avion commence à avoir un plan de vol direction le sol, le copilote tire, touche Maman Parker au bide puis un hublot, celui-ci pète et on sait tous qu’un avion qui a un trou, c’est un avion en dépressurisation et apparemment, quand ça dépressurise, ça arrache la porte (ah ?) qui va péter direct dans le moteur. Ca prend feu, le copilote est tué, la maman va pas super bien mais c’est pas grave vu que l’avion finit logiquement par se crasher. Woké.

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Quelques années plus tard, c’est le jour des diplômes ! Tandis que Gwen Stacy, major de promo fait son discours, Peter Parker, aka Spider-man, s’occupe gentiment de terroristes qui ont piqué un blindé avec des trucs super explosifs dedans. Ouais, maintenant, y a plus une scène d’ouverture qui pète mais deux. Spider-Man bondit dans tous les sens en donnant dans la vanne facile (mais ok, il est tout jeunot) tandis que Gwen parle d’avenir mais tout va bien ! Spider-Man arrête les méchants en sauvant un pauvre type noir planté en plein milieu qui a failli se faire renverser parce que manifestement, baliser les rues de Manhattan pour pas se faire renverser, c’est pas très clair pour notre ami black. Spider-man le sauve et fait « hey, c’est quoi ton nom ? Max ? Ouais, Max, t’es mon pote, surveille la ville pour moi, je continue de poursuivre le méchant Russe, salut! ». Notons au passage qu’on baigne dans le non-sens. Ok, on a bieeeeeen compris que Spider-man était facétieux mais à quel moment tu t’arrêtes taper la causette à un quadra-quinqua en lui parlant comme à un débile profond ? Breeeef. Spider-man accidente le camion mais rien n’explose et hop, les méchants sont arrêtés et Peter arrive pile à temps pour récupérer son diplôme sur l’oeil humide de sa tante et de Gwen, sa petite copine.

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Mais voilà, y a un os. Dans le premier opus, le papa de Gwen est mort en se mettant en danger à cause de Spider-man (à peu près, je l’ai pas vu, je rappelle) et du coup, Peter ne veut pas que sa belle blonde subisse le même sort donc il décide de rompre, merci, au revoir. Mais il est tellement tout triste et, du coup, il se préoccupe soudain d’une sacoche ayant appartenu à ses parents et essaie de comprendre le merdier qu’il y a dedans. On s’occupe comme on peut. Mais il perd pas trop Gwen des yeux quand même. Ou comment foirer sa rupture en beauté. Dans tout ce micmac, on découvre que Max, le Noir qui a pas trop noté qu’il y avait des terroristes en ville, est un énorme loser qui se croit trop pote avec Spidey et c’est son anniversaire alors il s’invente une soirée démentielle. Il travaille dans la grosse grosse entreprise qui a fait tuer Papa et Maman Parker et comme de par hasard, qui croise-t-il dans l’ascenseur ? Gwen qui entame un boulot d’été par là. C’est trop unbelievable le hasard. Pendant ce temps, le meilleur ami de Peter, Harry Osborn, revient en ville pour assister à la mort de son père, victime d’une terrible maladie qui l’a rendu un peu vert. Pas de bol, c’est une maladie génétique et pas de bol encore, ça a commencé pile à l’âge qu’a Harry. Toutes ces coïncidences me donnent le vertige. Bref, Harry et Peter se retrouvent et vont parler de tout et surtout de rien en jetant des cailloux dans la rivière. Je vous épargnerai le récit des scènes de vie quotidienne de Peter chez sa tante même si le dialogue de nos deux joyeux drilles autour des slips à laver de Peter est fascinante. Imaginez le prix de la scène, faire jouer deux acteurs pour un truc de 2 mn qui parle de slip. Même pas une vanne sur une substance blanche qui colle dans les vieux slibards cracras de Spider-Man. Mais bon, ça va, on a BIEN compris que Tantine, elle captait pas que Peter, c’était Spider-Man.
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Bon, c’est pas tout ça mais il est temps de sortir les méchants de l’histoire. Retournons à Max le loseur. On se doutait bien qu’il allait servir un peu vu que 1/ il a parlé à Gwen et que 2/ il est joué par Jamie Foxx. Un peu comme dans les New York police machin, quand tu vois un acteur un peu connu dedans, tu sais que c’est lui le méchant. Notre ami Max est consigné au boulot le soir de son anniversaire alors qu’il avait bien parlé de sa fête imaginaire. En voulant aller resserrer une vis ou à peu près au dessus d’un énorme aquarium plein de gigantesques anguilles électriques, il se viande et crzzzzzz crzzzzz Max, merci au revoir.
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Pendant ce temps, toujours, Harry se dit que du sang de Spider-Man, ça l’empêcherait de virer vert comme son père et demande à Peter de le contacter car vu les photos trop incroyables que Peter prend de l’homme araignée, c’est trop grillé qu’il le connaît.
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Mais Peter a mieux à faire qu’un don du sang car il a rendez-vous entre potes (ahah) avec Gwen qui lui annonce qu’elle va peut-être partir vivre en Angleterre donc ils se roulent des pelles sous les arbres. Rester trop pote avec son ex, ça marche jamais, depuis le temps que je le dis… Mais alors qu’il tâtouille gentiment les amygdales de Gwen, sa super ouïe capte du bruit et il plante sa meuf pour aller voir car sa super intuition lui dit que ça chie en centre ville. Nous voici effectivement à Times Square où on retrouve notre ami Max qui n’est finalement pas mort mais qui va pas super bien non plus vu qu’il est devenu un bonhomme électrique et qu’il est un peu paumé. Hop, la police a déjà placé des barrière de sécurité derrière lesquelles s’agglutinent des tas de badauds. Alors passons sur la promptitude des forces de police à ériger un périmètre de sécurité mais pardon mais moi, on me dit qu’il y a un mec pas net et qu’il faut pas s’approcher, je reste pas connement derrière une petite barrière. Je dois avoir un instinct de survie surdéveloppé, allez savoir. Bref, Spidey débarque avec Gwen sur ses talons (elle doit aussi avoir des super pouvoirs vu qu’elle a pu se déplacer aussi vite que son super héros mais passons). Là, Max est tout perdu et elle capte de suite qui il est (alors qu’il est un peu passé de Noir à bleu luminescent mais un mec qu’on croise dans un ascenseur, ça s’oublie pas, apparemment). Spidey finit par remettre quand il l’a croisé aussi et tente de l’amadouer mais un flic décide de tirer (ils feraient mieux de gérer leurs barrières) et ça énerve Max qui devient alors super méchant avec une maîtrise impeccable de ses pouvoirs, il absorbe l’électricité et malmène un peu Spider-Man. Parenthèse : j’ai pas mal aimé le thème d’Electro, puisque tel est désormais son nom. Sauf que qu’est-ce qui fait mauvais ménage avec l’électricité ? L’eau. Ni un ni deux, les pompiers débarquent et t’arrosent tout ça (avec de l’eau alors que la mousse aurait été plus indiquée, je dis ça, je dis rien). Electro est embarqué, merci, au revoir.
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Fin de l’histoire ? Que nenni ! Harry n’est pas revenu en ville juste pour nous offrir une scène avec son père vert mourant, nan nan ! Il découvre avec horreur que lui aussi est atteint de maladie, il a une grosse tache verte dans le cou apparue spontanément. Mmmm, sa maladie semble bien plus fulgurante que celle de son père mais passons. Il reçoit alors la visite de Spider-Man qui lui dit que non, il ne lui donnera pas son sang parce que ça peut être dangereux, ça énerve un peu notre ami Harry qui va dans la grosse grosse entreprise qu’il a hérité de son père. Sa secrétaire lui file deux, trois tuyaux sur les recherches de son père, il commence à s’exciter sur la table ordinateur et ouvre au hasard trois fichiers dans la multitude mais il a un bol de malade : trois trucs qui vont lui servir par la suite. Juste avant d’être expulsé du bureau par un des membres du comité directeur qui a réussi à prendre le pouvoir pour dégager le gamin, il découvre où est stoqué le sang d’araignée. Comme sa maladie doit inclure un trouble de l’attention, il ne se souvient pas de l’avertissement de Spider-Man et s’injecte du venin d’araignée et commence à un peu mourir mais heureusement, parmi les trois fiches consultées, il y avait celle de la super armure placée juste derrière. Hop, il fonce dedans et paf, devient le Bouffon Vert. Oui, j’avoue que j’ai pas tout saisi l’enchaînement des faits mais voilà.
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Pour se venger de Spider-Man, Harry va donc délivrer Electro. Electro qui a un joli corps électrique qu’il peut donc dissoudre et reformer à volonté pour naviguer dans le réseau électrique qu’il connaît par coeur puisqu’il l’a conçu. Mais ce qui est fascinant, c’est qu’en se rematérialisant, Electro se replace automatiquement les électrodes que lui avaient mises les scientifiques et un petit boxer du plus bel effet. Oui bon, pourquoi pas, on peut avoir un corps électrique et rester pudique.
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Pendant ce temps, Gwen et Peter trafiquent des trucs. Lui découvre le secret de son père (il avait découvert un vaccin à la maladie du papa Osborn à base de venin d’araignée mais je ne me souviens pas pourquoi il l’a finalement détruit, je devais être occupée à autre chose) mais en fait, ce n’est pas particulièrement intéressant. Il revoit Gwen, ils se roulent des pelles mais elle est finalement prise en Angleterre et va partir. Alors qu’elle est dans le taxi, il la rattrape mais ohlala, il se passe d’étranges choses à la centrale électrique donc Peter veut aller voir et Gwen veut le rejoindre mais il lui dit « Nan, c’est trop dangereux, tu pourrais mourir, souviens-toi la promesse que j’ai fait à ton père mourant, jamais je ne mettrai ta vie en danger ». Quelle insistance… Comme elle est têtue, il te lui gicle une toile d’araignée pour l’attacher au coffre du taxi et part sauver le monde. Enfin, à minima New York. C’est la panique dans toute la ville, y a plus d’électricité nulle part et surtout pas aux aéroports. Manque de bol, une contrôleuse à la mémoire remarquable a noté que deux avions allaient se percuter si on leur disait pas de changer de trajectoire mais comment faire sans électricité ? Je répète ma réflexion sur la méconnaissance de Mayday dangers dans le ciel parce que les avions sont équipés d’alarmes de proximité mais faisons comme si.
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Gwen étant vraiment une chieuse, elle saisit un ciseau à ongles qu’elle avait opportunément à portée et se défait de la toile d’araignée. Alors pardon mais avec sa toile, Peter il peut choper des véhicules, attacher des méchants vraiment méchants mais l’autre, elle te découpe ça au ciseau à ongles. Je. Bon, ni un ni deux, elle se téléporte et se retrouve à la centrale électrique où Spidey se bat avec Electro qui se gave de l’énergie environnante pour mettre sa race à notre pauvre héros. Mais tout va bien, Gwen va agir, elle fonce dans la centrale et va appuyer sur le gros bouton rouge qui coupe tout. Oui, la centrale électrique s’éteint en appuyant sur un gros bouton rouge. Je ne commenterai même pas. Spider-Man fait court-circuiter Electro, fin du méchant méchant. Les contrôleurs aériens reprennent la main juste à temps, les avions font un super looping pour s’éviter et tout le monde applaudit. Oui parce qu’apparemment, les passagers avaient compris la situation et apparemment, les avions de ligne, ça se pilote comme des avions de chasse, easy. Super, on va pouvoir rentrer.
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Ah non, y a le Bouffon Vert, du coup. A peine Electro a-t-il émis sa dernière étincelle que le voilà qui débarque et commence à tenir un grand discours à Spider-Man comme quoi, c’est vraiment trop un connard de pas l’avoir aidé. Apparemment, son trouble de l’attention lui a fait oublier que quand il s’est injecté du venin d’araignée, ça s’est pas super bien passé. Gwen débarque sur ces entrefaites et là, le Bouffon Vert capte donc que Spidey n’est autre que son copain Peter et ça le rend encore plus énervé car c’est son ami qui lui a refusé son aide. Ni un ni deux, il enlève Gwen qui restait sagement plantée là, il la balance deux ou trois fois de sa super armure qui vole mais Spider-Man récupère deux ou trois fois sa copine et finit par la déposer dans une horloge de la centrale électrique (pourquoi pas) sur d’immenses rouages pour la petite scène steampunk. Baston entre le Bouffon et Spider-Man, Gwen est balancée par dessus bord mais un petit coup de toile et hop, la voilà suspendue par le vide. Mais le bouffon vert parvient à prendre la toile dans un rouage et elle finit coupée. Spidey re balance un coup de toile pour la rattraper mais la chute est vertigineuse et la belle meurt. Alors point interprétation : avec Victor, on n’est pas sûrs : lui dit qu’elle a touché le sol, moi j’ai pas l’impression. Selon le comics, sa nuque est brisée dans la péripétie. Bref, elle meurt, un léger filet de sang s’échappe de son nez pour qu’on pige bien. Un jour, on fera une thèse sur ce sang nasal qui symbolise la mort (non parce que sinon, je meurs 10 fois chaque été, moi)(quoi que souvent, ça sort par la bouche).

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Peter, ayant trahi la promesse faite à un mourant (et ça, ça craint), range donc son costume. Mais voilà-t-il pas qu’un jour, le méchant russe du tout début refait des siennes. En effet, Harry Bouffon, qui avait été interné mais libéré par un mystérieux mec à chapeau, a eu la bonne idée de lui filer une armure histoire de mettre un peu d’animation en ville. Hop les barrières mais un gosse de 6 ans déguisé en Spider-Man passe les dites barrières pour affronter le gros méchant en armure. Point éducation : j’espère que l’enfant a été retiré à sa mère par la suite car je vois pas trop l’intérêt pédagogique d’amener son gosse là où on sait que ça va saigner. Bref. Le petit fait « ah, je vais t’arrêter gros méchant », le gros méchant qui est quand même un peu bonne pâte rentre dans le jeu, la mère crie « oh non mon fils, mon bébéééééé ! » (fallait y penser légèrement avant…). Et hop, Spider-Man re débarque miraculeusement, tape la discute 5 mn avec le petit pendant que le gros méchant a dû aller se griller une clope, je suppose. Non parce que le mec est quand même super fair : alors qu’il va tenter de tuer l’homme araignée deux minutes plus tard et que c’est quand même un vil méchant, il lui tire pas dessus quand l’autre est inattentif. Classe. Bref, bagarre à coup de missiles (mais les gens restent à regarder : « oh la belle [voiture de flics] bleue [qui vient d’exploser à 2 mètres de nous, ça gère !]). Spidey lui règle son compte mais désormais, on le sait : Harry va pas se laisser faire. Et c’est pas tout car à la toute fin, le mystérieux mec au chapeau retourne dans le labo secret et va voir le corps cryogénisé de papa Osborn pour le réveiller. Ohlolo, vivement le 3…

Le Chaperon rouge de Catherine Hardwicke

Des fois, tu zappes un peu au hasard et tu tombes sur un film que tu pressens merdique et tu crèves d’envie de le voir juste histoire de critiquer. Oui, je suis vilaine, je sais, je fais qu’à me moquer.

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Tout commence dans une forêt où une jolie fille en cape rouge batifole avec un garçon à la coiffure impeccable. Oui, dans la forêt, il semble y avoir du Vivelle Dop. La fille veut fuir avec le garçon bien coiffé, un poil gothique… Ah oui, j’ai omis un détail, ce film est réalisé par la nana qui vous a gratifié des Twilight. Voilà, voilà. Donc un garçon un peu sombre et sauvage, une fille fraîche et innocente, on retrouve nos basiques.

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Donc la soeur de la jeune fille à la cape rouge meurt, tuée par un loup. Les villageois organisent une battue et tuent un loup lambda mais un chasseur de loup joué par Gary Oldman vient et dit « bouh, ah, c’est pas un loup, c’est un loup garou et vous allez tous crever, ahah ! Il est caché parmi vous. Ma femme, dont je trimballe le cadavre que j’expose sous vos yeux, était elle même un loup garou et je l’ai tuée, couic ! ». Sur ce, les Villageois organisent une fête, ça flirte avec l’orgie, la jeune fille (Valérie) est à deux doigts de se faire déflorer par le type au gel alors que sa mère vient de gentiment la maquer avec l’ex de sa soeur décédée (mais qui était en fait le demi frère de celle-ci parce que la mère a un peu fauté avec le père du fiancé. Compliqué). Mais bon, pas de déflorage car le loup attaque, il coince la Valoche dans un coin et lui parle (oui oui) en lui disant qu’il fera d’elle un loup garou à la fin de la lune rouge dans 3 jours. Comme elle a noté qu’il avait les yeux marrons, elle a peur de tous les yeux marrons qui traînent. Dont le mec au gel et sa mamie. Ouuuhh…

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S’ensuit une scène de traque chiante, Oldman balance un gosse débile dans un engin de torture car il croit que c’est le loup, juste après avoir empalé un de ses hommes mordu par le loup. Bref, le chasseur de loup est un peu dérangé du bulbe, il ne parle pas mais crie et bouffe de la viande crue. Là, la soeur du débile sort une histoire de sorcière et que même que c’est Valérie : la preuve, elle a une cape rouge, la couleur des sorcière. Bon, je prends un doliprane et on continue. On met Valérie dans une cage et on va la donner au loup vu que c’est ce qu’il veut et on sera débarrassés.

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Valérie doit donc défiler dans le village avec un masque en fer marquant son infamie puis se retrouve abandonnée au coeur du village sur un tronc d’arbre avec plein de brasiers autour, sous le regard tout excité d’Oldman et ses ninjas (oui, oui, ninjas) qui attendent le loup. Mais le gars au gel est pas super d’accord, il met le feu devant sa douce pour faire diversion et permettre au fiancé officiel de libérer Valérie. Du coup, Oldman est un peu vénère et tue le prêtre du village et là, je commence à comprendre que le scénario a été écrit sous crack. Bon, là, c’est le bordel, le fiancé se prend une flèche, le mec au gel se retrouve enfermé dans la machine de torture. Du coup, le loup garou est un peu énervé car on veut pas lui donner sa greluche, il arrache la main d’Oldman, gratos, et demande à la demoiselle de le suivre. Elle, elle veut pas mais ses copines s’y opposent et le loup part car le jour se lève et que tout loup garou qu’il est, il aime pas les UV. Bref, Oldman est tué car il a été mordu et on se demande bien à quoi il servait. Pendant ce temps, Valoche roupille et rêve de la scène du « que vous avez de grandes dents, Mère Grand ». Oh ouah… D’ailleurs, juste après, on retrouve la Valérie en balade sous la neige avec un petit panier, très prudent quand un loup en veut à votre peau mais elle est un peu con et va voir sa mamie. J’attends avec impatience la scène où un chasseur va découper le bide du loup pour libérer la mamie et la demoiselle…

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Bon, je vous spoile la fin : le loup garou, c’est le papa de Valérie qui a tué sa fille illégitime, défiguré sa femme adultérine, tué l’amant de sa femme… Ouais, comme dans Twilight, faut pas trop faire du sexe, ça t’apporte rien de bien. Bon, comme Valérie va très bien dans sa tête, elle est allée récupérer la main de Oldman car il avait des ongles en argent… Oui oh ben tiens, y avait rien de plus simple. Elle tue son père avec, tranquille. Bon, bref, Peter la sauve mais se fait mordre, il découpe le corps du papa mort en lui ouvrant le bide (cf remarque précédente) pour mettre des pierres dedans et balancer le corps à la flotte. Puis Peter veut s’en aller, Valoche est un peu dégoûtée car elle avait envie de faire l’amour dans la neige mais tant pis, elle repart avec sa cape rouge.

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Qu’en retenir ? Alors Amanda Seyfried, je sais pas, où j’ai vu deux films où elle était mal dirigée (Time Out), où elle joue comme une patate. Elle joue très bien la fille qui écarquille les yeux (qu’elle a certes beau) et qui ouvre la bouche mais en dehors de ça, elle a un charisme d’huître. Quand elle tue son père avec la main du cadavre, elle hausse à peine un sourcil. Les autres acteurs sortent sortis tout droit de Gossip Girl ou des frères Scott ou une série pour ados du genre. Quant à Gary Oldman… J’ai la sensation que je peux pas voir un film américain sans Oldman qui joue toujours peu ou prou le même rôle dedans (aka le mec en long manteau mystérieux, ténébreux et un peu dérangé). Faut bien payer les impôts. Bref, on ne retiendra pas le travail des interprètes, passons à la réalisation. Notre amie Catherine Hardwicke n’a pas l’air d’avoir compris qu’elle ne réalisait ni une pub ni un clip vidéo pour Selena Gomez. Ah oui, les images sont belles, la très longue cape rouge sur la neige blanche, Amanda alanguie sur la paille pendant que le mec au gel lui délace son corsage. On multiplie les gros plans de Valérie qui es belle, avec ses grands yeux verts et ses cheveux blonds. Et comme elle ressemble un peu à Estella Warren, je me demandais si j’étais devant le film ou devant la pub Chanel (mieux réussie).

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Bref, de la psychanalyse à deux balles où le sexe te perd (la soeur aîné est tuée par le Père qui l’a attirée en lui envoyant un message signé de l’homme qu’elle aime), où Valérie finit seule (et vierge) en attendant son mec devenu loup garou et où l’incroyable morale reste… Il faut tuer le père.

Tout ça ne m’a pas donné envie de mater Twilight, allez comprendre…

Un samedi soir aux Halles

Que se passe-t-il quand quatre filles plus ou moins vingtenaires (une l’est moins, une l’autre l’est un peu plus) sortent ensemble le samedi soir ? Ça donne un festival de plan dragues foireux.
 
Acte 1 : le branleur
Nous sommes donc 4, toutes issues du blog de Nicolin : Agnès, Sab, Tink et votre aimable blogueuse, moi. On se retrouve toutes puis on chemine direction la rue St Denis. En chemin, nous croisons un jeune homme un peu étrange qui nous arrête et nous fait : « et les filles, vous connaissez je-sais-plus-quoi ? ». On se regarde, toutes les quatre et on répond par la négative. Pas dépité, le garçon interpelle directement Sab en lui faisant : « si, toi, obligé, tu connais ! ». Comme nous n’avons jamais su de quoi il s’agissait, nous n’avons pas compris pourquoi Sab était censée connaître et nous, non. S’ensuit un dialogue passionnant à base de « non-si-t’es sûre-je te jure » et le monsieur finit par nous lâcher. Ce qui  est particulièrement intéressant dans ce petit plan drague vraiment raté, c’est que durant cette folle conversation, le jeune homme n’a pas arrêté de se tripoter, ce qui nous a légèrement interpellées mais, surtout, ça nous a fait beaucoup rire !
 
Acte 2 : la terrasse
Après s’être délectées d’un délicieux repas japonais et après que Tink nous ait abandonnées, nous voici à trois à la terrasse d’un café à refaire le monde en fumant et en buvant. J’adore les soirées entre filles… Nous avons fui l’intérieur car il y avait une soirée karaoké et…hum…comment dire ? Imaginez les candidats malheureux de la Star Ac, ceux qui ne savent ni chanter, ni danser, qui ont le charisme d’une huître (et la vie sexuelle d’un organisme monocellulaire), ceux qu’on ne prend pas dans le château alors qu’ils ont payé une fortune pour suivre les cours privées de la sorcière violette qui sévit dans ledit château… Et bien imaginez que pour se venger, ils aient tous décidé de laisser exploser leur talent sur la scène étriquée de ce bar des Halles. Un jour, il faudra leur expliquer que gueuler n’est pas chanter mais passons.
Nous étions donc sur cette terrasse quand un mec passe en faisant : « vous voulez passer une bonne soirée » et Sab, inspirée, lui répond : « Non, ça va, on passe déjà une bonne soirée ! ». Sab, je sais que tu liras cet article. Tu sais que je t’adore mais, pitié, la prochaine fois qu’un homme que tu ne connais pas t’adresse la parole dans la rue, ne réponds pas… Car le monsieur a pris cette réponse comme une invitation et le voilà qui commence à vouloir s’asseoir. Sab lui rappelle que nous passions déjà une bonne soirée sans lui mais il semble avoir une audition super sélective et le voilà qui nous baratine, sous nos regards condescendants : « Bon, moi, je n’aime pas parler à des gens que je ne connais pas donc moi, je m’appelle X (j’avoue ne pas du tout me souvenir de son nom), là, c’est mon pote Y, et vous ? » Par politesse, on donne nos vrais prénoms qu’il met deux heures à retenir. A présent que les présentations sont faites, il semble convaincu qu’il va pouvoir poser ses fesses sur la chaise qui reste inoccupée à notre table.
X : « Bon, alors, je peux m’asseoir ?
Sab : Non.
X : Mais c’est toi la chef ou quoi ? Tes copines, elles disent jamais rien ?
Agnès + Nina : Hihihihi ! C’est elle qui a répondu, elle se démerde ! »
Bon, au bout de cinq minutes de monologue, le monsieur comprend ENFIN que nous n’avons absolument pas besoin de lui et finit par nous lâcher, ouf !
 
Acte 3  : le romantique
Aux petites heures de la nuit, après avoir siroté de délicieux cocktails colorés, nous décidons de rentrer dans nos demeures, Agnès nous proposant gentiment de nous déposer chez moi pour que Sab puisse attendre les premiers trains dans la chaleur de mon foyer (aucun double sens sexuel ici). Alors que nous nous acheminons tranquillement vers sa voiture, nous croisons un jeune homme qui nous fait une merveilleuse proposition : « wouah, les filles, ça vous dirait pas une nuit de tendresse ? » Forcément, nous avons ri mais nous n’avons pas accepté, merci bien ! Vu la façon dont la proposition a été formulée, nous n’étions pas du tout tentée. Une « nuit de tendresse », pour lui, ça doit être du pilonnage intensif…
 
A Paris, sortir entre filles est toujours une source de joie et de rire infinie, tant les hommes sont excités par cette gentille troupe. Encore, nous avons la chance d’éviter le : « vous êtes seules ? » Non, connard, on est trois, tu vois pas ! En tout cas, on recommence quand vous voulez, mesdemoiselles !