La liste de la fille qui snirfe

Glamour un jour, glamour toujours.
 

– Mardi, à moitié mourante (au moins), je vais à la pharmacie pour m’acheter quelques médocs. Le mec devant moi confond avec la boulangerie, je sais pas « alors, il me faudrait du doliprane. Merci. Tiens, je vais prendre de l’efferalgan aussi. Ah, vous avez le truc pour nettoyer le nez aussi ? ». Un café et l’addition ? Bon, si dans 5 minutes, il a pas fini son shopping, moi, je tombe dans les pommes. Enfin à mon tour, je demande un ibuprofène et un sirop pour la gorge. « Vous toussez ? – Non. – Alors pas de sirop, vous pouvez
prendre des pastilles ou des collutoires. – Des collutoires ? – Des pshitt-pshitt. – Non, je veux des pastilles. – Ok, avec ou sans sucre ? – Heu, ça m’est égal. – A la menthe, aux fruits des bois ? Heu, ça m’est égal ! ». J’achetais quoi, déjà ? Des médocs ou des chewings gums ?

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– Lundi, réunion à Big Entreprise. Donc Nina et Guillaume prennent le RER pour y aller, un itinéraire un peu inédit pour eux. Sauf que Guillaume n’est venu que 2 fois là-bas et que Nina n’a pas le sens de l’orientation. On n’est arrivés qu’avec 10 minutes de retard. Mais même le nez bouché, je suis trop forte en réunion.

– J’adore le concept du « je t’efface de facebook parce que t’es même pas ma copine d’abord et même si j’ai tort, je m’excuserai pas ! »

– Y a des jours où je suis un boulet : semaine dernière, j’achète une bougie dans un verre. Verre atomisé au bout de 3 minutes. Jeudi, je pète une cuillère en porcelaine. Raaaaaaaaaah, j’aime pas être maladroite !

– Mercredi matin, 9h55. C’est la sonnerie pour la famille, ça ! Ma maman. Ciiiiiiiiiiel que se passe-t-il ? Bah, rien, ma mère m’appelait pour une broutille. Parano, moi ? Mais non.

 – Je rallume le chauffage ou pas ? Snirf !
 

– Pourquoi j’ai pas droit de péter la gueule à certains bloggeurs de la plateforme où je bosse ? Non mais y en a, ils méritent, quoi.

 – Mercredi soir, resto entre collègues, Philippe part devant en scooter « c’est juste à côté ». Farid (qui est Marocain mais pas musulman car en ce moment, il mange aussi le midi et il a même mangé du pâté de je sais pas quelle bête et du boudin), Benjamin et 2 Tchèques qui étaient en France pour la semaine. Resto très sympa, buffet à volonté dans une espèce de cave à vin. Moi malade et vite bourrée, je parle plus. Ah, faudra que je fasse une présentation en anglais lors de mon séjour à Prague. Heu… au secours ?

– Au resto, même jour, même endroit. A la table voisine, une dame parade. Si j’ai bien compris, elle dîne avec son père ou sa mère (j’ai pas vu la personne comme il faut et je m’ensouviens pas en plus) et se fait dragouiller par les mecs de la table d’à côté. Et une femme qui drague, c’est subtil « AH MAIS MOI, J’AI FAIT 5 ANS DE DROIT, JE M’Y CONNAIS. MEDECINE ? J’AI FAIT DEUX ANS AUSSI ! ». Ouais.

– Les bloggeurs sont des rebelles. Avec Asia, on a trouvé un nouveau concept de soirée : en tout début, on fait une dictée et celui qui fait le plus de fautes paie sa tournée. Comme ça, on s’amuse en révisant son orthographe, ouais !

– En ce moment, je me sens un peu asociale, arrivée de l’hiver oblige (quoi, on vient juste d’arriver en automne ???). En fait, j’ai juste envie de voir mes amis proches. Vendredi soir, donc, soirée en petit comité pour fêter la fin des exams de So Long, avec Vicky et Van. Ben, j’ai passé une super soirée, j’étais toute guillerette (et même rayonnante, il paraît).

– Tiens, j’ai fumé 3 cigarettes cette semaines (1 taxée à So Long et 2 à Vicky), à cause de ma crève. Et si j’arrêtais ?

– Things are gettin’ desperate when all the boys can’t be men… Toriiiiiiiiii !

 

Après une folle nuit…

Il y a X temps, je discutais avec Lambchop sur le forum et on s’accordait sur le fait qu’après une folle nuit de sexe, ça se sent. Je parle pas de réaction physiologique, non, je parle de la façon dont les gens nous regardent. En gros, quand je repars de chez un amant ou de chez mon namoureux, j’ai l’impression que j’ai tatoué sur mon front « elle a fait des folies de son corps toute la nuit et même qu’elle a eu un orgasme (ou même plusieurs) ».

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Il y a quelques temps, j’ai passé une nuit purement divine avec un jeune homme. Le lendemain, j’avais une banane monstre, j’étais toute guillerette et les vendeurs ont
apprécié mon nouvel enthousiasme, me dragouillant gentiment. Bon, forcément, quand ils voient une nana tout sourire qui déclame un joyeux « bonjour ! », ça doit les changer un peu.


Mais je remarque que de façon générale, après une nuit orgasmique, ça se voit, ça se sent. Non, je ne parle pas d’odeur, c’est dégueu, là ! Je me souviens d’une fois où je rentrais d’une 
nuit torride avec Laurent, tous les gens me regardaient. Etait-ce parce que j’avais le mascara au milieu des joues ou parce que j’avais la tête d’une fille qui avait sexé ? Je ne sais pas. A moins que je n’ai remarqué ces regards que parce que je me sentais « coupable ».

Bien sûr que dans une rame de métro, y a peu de chance que je sois la seule à avoir forniqué la nuit précédente mais alors pourquoi tout le monde me regarde ? Il est vrai que si ma sexualité n’est pas un tabou, j’évite cependant de la crier sur tous les toits, je ne suis pas sûre que tout le monde soit ravi de savoir que j’ai brouetté la nuit précédente (et
plusieurs fois en plus). Autant ça ne me gêne pas de le raconter aux copines, autant mes voisins, mes collègues ou la personne assise en face de moi dans le métro n’a pas besoin de le savoir. Rien à cacher mais rien à déclarer non plus, en somme. Pourtant, on dirait que les mecs n’ont pas forcément la même logique que moi, au vu des nombreux suçons qui ont orné ma personne. Sans déconner, il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi les mecs se sentent toujours obligés de me marquer, surtout ceux avec qui je ne sors pas. Je veux bien croire que mon cou est absolument irrésistible (j’avoue que j’aime bien les cous, moi aussi) mais arriver au boulot avec une trace rouge indiquant que je suis une personne sexuée, bof. Et devoir expliquer à mes parents que j’ai un mec, tout ça pour que ce connard me plante 15 jours après, bof aussi.

Dans les faits, je pense que personne ne voit qu’on a eu du sexe, sauf traces visibles. Alors pourquoi on a l’impression que tout le monde nous regarde ? Outre la « gêne » qu’un élément de notre vie intime nous paraisse à ce point visible, il y a un autre fait, autrement plus agréable : faire l’amour nous rend beau. Enfin, moi, en tout cas. Comme on dit souvent, pour plaire aux autres, faut se plaire à soi. Or après une séance de sexe, je me sens belle et désirable, c’est un fait. Pas plus tard que mardi : j’arrive chez Gabriel, j’ai passé la journée à tirer sur mon t-shirt des fois que mon énooooooooooooorme bidou dépasse. Une fois arrivée chez le monsieur et après deux verres de champagne et un pét,
forcément,mon bidou adipeux et blanc, je l’ai un peu oublié. Si bien qu’une fois la brouette consommée, je me promène toute nue dans son appart, ranafout. Et le lendemain, je me sentais carrément plus jolie. Bon, les plus scientifiques d’entre vous m’expliqueront que c’est une question d’endorphines ou chais pas quoi mais j’adore me balader dans la rue avec la sensation que je suis une jolie demoiselle, planquée derrière ses grandes lunettes de soleil. Parce que le soleil, ça fait bobo les noeils, sinon.

Mais en fait, la vraie question est « est-ce que les gens me regardent plus que d’habitude ou c’est moi qui le remarque aujourd’hui ? ». Non parce que la plupart du temps, je suis dans ma bulle mais ces jours là, comme j’ai l’impression que c’est tatoué sur ma tronche que j’ai sexé, j’ai l’impression que tout le monde. Mais en fait, s’il le faut, rien ne change par rapport aux autres jours. Juste que là, je le remarque.

NB : Ma freebox étant décédée, la publication des articles et réponses aux comms se feront quand je pourrai ! 🙂