Ma vie en 3B

En ce moment, je suis un peu à l’ouest. Je n’identifie pas forcément les causes mais j’ai plusieurs pistes : le changement de saison ? Mon régime
drastique (quand je le suis) ? Le fait que j’ai pas pris de vacances depuis Noël et que, quand j’en demande, on me répond que « ouhlala, non, y a trop de travail ! » (il me reste 15 jours ouvrés à poser avant le 31 mai, tout va bien) .Ou alors mon rythme de vie en 3B. 3 B ? Bosser, Boire et Baiser. Ouais, je suis encore repartie dans du grand n’importe quoi, youpi.

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 Portrait rapide de la semaine dernière : lundi 3 B, mardi 2B, mercredi 2B, jeudi 1B (pas celui que je préfère), vendredi 3B, samedi 1B et dimanche, rien ! La semaine d’avant n’était guère mieux puisque lundi 2B( c’était un lundi férié donc une super journée), mardi 2B (mon anniversaire), mercredi 2B, jeudi 1B et de vendredi à dimanche 2B mais c’était pour le boulot. Je me sens obligée de préciser que non, mon boulot n’implique pas de folles galipettes, merci bien.

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Bref, je suis sur les rotules. Cette semaine, c’est plus calme vu que j’en suis à 1B et demi lundi et juste 1B hier. Le demi, c’est pour le fond de bouteille de champ’ que je devais finir. Et globalement, je devrais rester à 1B jusqu’à vendredi mais là, j’ai à nouveau un week-end pro en 2B. Mon article me paraît super abscons avec tous mes B, je pense que je suis la seule à me comprendre mais passons.

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Du coup, mes vieux démons reviennent un peu me taquiner, j’ai le gentil petit ange qui me dit que non, c’est pas bien, que boire à en vomir, j’ai passé l’âge (même s’il semble en fait qu’en vieillissant, ce qui me rend malade, c’est le sucre, pas l’alcool), que je suis bien loin de cette vie saine et équilibrée dont j’ai parfois envie. Surtout pour le côté reposé, j’ai des cernes, c’est épouvantable. Mais mon diable me dit qu’on s’en fout, que j’ai 30 ans et pas 60 et que si je profite pas de la vie maintenant, c’est mort. Car curieusement, malgré mes soirées de débauche (bon, somme toute relative, des fois, le B de boire, c’est juste un peu de vin), mon boulot ne s’en ressent pas. Enfin, je ne crois pas. Peu importe que je me couche tard et que je me lève les yeux un peu n’importe où sur ma figure, je me dis que je me reposerai le week-end. Quand je ne bosse pas car je bosse parfois aussi le week-end. Là par exemple, mes week-ends d’avril, c’est 2 week-ends travaillés et celui du 1er mai, je pars à Marseille faire de la plongée. C’est certes cool et ça me vide la tête mais mon corps, il en a un peu marre. Il veut se reposer, ne pas être intoxiqué par l’alcool (et je vous parle même pas de ma consommation actuelle de clopes, c’est épouvantable).

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Mais bon, vu toutes les vacances que je peux pas prendre actuellement, cet été, je vais buller à mort. Puis au moins, je teste ma résistance. Le jour où je m’endors dans le métro et que je termine dans la réserve hors alcoolémie très élevée aux petites heures du jour (oui, ça m’est déjà arrivé), c’est qu’il sera temps d’arrêter.

Enfin, tout ça explique pourquoi je ne peux plus mettre le blog à jour tous les jours.

La nature, c’est plus fort que toi

Depuis jeudi, je prends mon pied mais un truc de dingue. Non, je ne parle pas de sexe (vous pensez vraiment que j’ai le temps de prendre intégralement mon pied sexuellement depuis jeudi ? Je travaille, moi) mais de cette formidable aventure écologique que nous sommes en train de vivre : le réveil de l’Eyjafjallajokull. Le volcan aurait un nom plus facile à dire et à retenir, on se croirait en plein film. 2012 mais avec 2 ans d’avance.

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Résumé de la situation : les gens sont bloqués, impossible de prendre l’avion et en plus en France, y a plus trop de train non plus et les routes se retrouvent bloquées. Mmmm, tu sens cette douce sensation d’exode ? Bon, ok, je grossis énormément le trait mais laissez moi imaginer que je vis dans un film catastrophe… Enfin, si cette histoire était un film catastrophe, je serais une vague figurante vu que je ne comptais pas prendre l’avion ces prochains jours, que je ne vis pas en Islande et que je ne suis pas en vacances là-bas (ce qui me brise le cœur quand on sait que mes 3 destinations de rêve sont le Canada, la Russie et donc l’Islande… A noter que 2 de mes destinations fétiches sont actuellement marquées de l’interdiction maternelle de m’y rendre, je serais les Canadiens, je serais pas très bien, là…). Mais quand même, on est en 2010 et l’Europe est paralysée, on a tous des proches coincés dans de lointaines contrées (moi pas mais je compatis), 20 minutes fait même un article nous expliquant qu’il faut prévenir notre patron qu’on va pas pouvoir venir car y a plus d’avions (genre il allait le deviner tout seul). Ceci étant, j’ai essayé, j’ai appelé mon boss ce matin pour lui dire que je pouvais pas venir car y a plus d’avions, il m’a répondu « Nina, tu habites à 20 mn d’ici et tu prends
le train ». Ah ouais, merde.

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Mais ce que j’adore par-dessus tout dans cette histoire, c’est la petitesse de l’Homme face à la nature finalement. On pensait maîtriser les espaces, relier un point A à un point B d’un coup d’avion, comme ça, tranquille et tout à coup, la nature se rappelle à nous de la plus superbe des façons. Car les photos sont belles faut l’avouer. Et voici nos petits coucous cloués au sol. Ah ouais, bravo la supériorité de l’homme sur la nature, un nuage et y a plus personne. Et je dirais que c’est tant mieux. Je vais pas faire d’angélisme écologiste parce que c’est pas super ma came mais constater que la nature nous rappelle qu’elle est encore la chef, je trouve ça classe, vraiment. Oh je ne me leurre pas, je sais bien qu’on n’est pas dans
un film, que tous les grands de ce monde ne vont pas se dire « mince, la Planète, c’est précieux, préservons là » ou autres idioties d’happy end. Là, on est tous fascinés par ce qu’un nuage de cendres peut faire mais dans quelques temps, quand les vols auront repris, on aura tous oubliés et tout redémarrera comme avant. De toute façon, une éruption volcanique n’a rien à voir avec la pollution ou le réchauffement de la planète qui lui-même n’est pas forcément un acquis alors c’est pas un nuage de cendres qui va nous faire signer les accords de Kyoto ou nous réunir à nouveau à Copenhague ou Dieu seul sait où pour se faire des bisous en se disant que la pollution, c’est trop moche.

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Mais il n’en reste pas moins que je suis fascinée, que je regarde toutes les galeries d’images en me disant que la nature est quand même magnifique. Dangereuse mais magnifique. Ca me rendrait presque poète cette histoire d’avion qui ne vole plus. Mais c’est juste parce que je n’en prends pas.

Une photo du volcan quand même :

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L’Iphone, c’est le mal

Il y a maintenant une semaine et quelques jours, j’ai reçu mon premier Iphone. Non, je n’étais pas ravie de l’avoir, je l’ai pris parce que j’en avais besoin pour le boulot (oui, je sais, j’aurais dû me le faire payer par la boîte) et surtout parce que j’avais pété mon ipod et que mon vieux mp3 tient en moyenne 3 chansons. Ce qui ne me permet ni d’aller jusqu’à la gare et encore moins de tenir toute une séance de sport. Et je défie quiconque de rester une heure sur un appareil sans musique, c’est de la torture.

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Donc Iphone, je configure Facebook et Twitter dessus car j’en ai besoin pour le boulot. Je vous jure que c’est vrai. Donc je l’accessoirise. Un soir, je suis devant mon pc à glander quand mon Iphone s’agite. Qu’est-ce qu’il a ? Je regarde « X sent you un new message ». Oui, il me parle anglais. Et là, je dis non. Non pas à l’anglais, ça me fait pas de mal d’en lire (d’ailleurs, je devrais m’y mettre plus sérieusement) mais à cette notification. Je vous explique. J’aime aller sur Facebook pour cette demi seconde d’attente avant de voir s’afficher le petit carré rouge entourant un chiffre m’indiquant que j’ai un nouveau mail. Surtout quand je l’attends avec impatience ce mail. Cette demi seconde de suspense fait partie du plaisir. Or là, ce foutu téléphone m’a dit que j’avais un mail avant même que j’ai le temps d’aller voir ! Non, là, ça m’est livré direct sur le téléphone. Et mon petit plaisir alors ?

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Mais le pire c’est que j’ai longtemps craché sur ce téléphone car je savais très bien que le jour où il serait en ma possession, je serais définitivement possédée par le web. Et j’avais raison. Par exemple l’autre soir, je rentre chez moi un peu éméchée et plutôt que de lire un passionnant bouquin sur les tribus (virtuelles, je fais de l’anthropo 2.0), j’ai pris mon Iphone, j’ai parlé aux gens sur Twitter (bon, j’ai un peu foiré un reply to devenu du coup un message adressé à tout un chacun), j’ai regardé mes mails, j’ai regardé ce qu’il se passait sur Facebook. Et j’ai eu peur. Jusqu’à présent, je chérissais un peu mes bulles de déconnexion. Surtout quand j’attends un mail important, par exemple. Je suis légèrement compulsive comme fille donc si j’attends un message important, je vais vérifier mes mails toutes les demi-secondes et je nuis au bon fonctionnement de ma touche F5. Or en étant loin de mon ordinateur, je trompe un peu cette angoisse de l’attente, je pousse le plus loin possible la consultation de ma boîte mail. Quand on connaît mon impatience naturelle, je suppose que je vais preuve de masochisme dans cette affaire… Mais là, je suis quasi connectée en permanence, sauf quand je suis dans la piscine pour la plongée (je ne pense pas que l’iPhone soit waterproof) ou en soirée parce que je suis polie, je tapote pas mon téléphone en société. Enfin pas trop.


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Mais voilà, je suis accro. Ca a aussi quelques avantages comme ne pas aller sur mon pc en rentrant tard chez moi pour regarder si j’ai eu des messages donc je consulte mon téléphone et je suis moins tentée d’aller sur des sites à la con au lieu de me coucher. Ok mais je me déçois quand même un peu. Avant d’en avoir un, quand les gens me disaient « mais tu vois, je consultais mes mails sur mon Iphone et là, y a un mec qui est passé et qui me l’a arraché des mains ! », je me disais que d’un autre côté, ils étaient pas obligés de checker leurs mails toutes les 3 minutes. Maintenant, je fais pareil. Ma hantise ? Finir comme les autistes iphonistes à passer mon temps social à trafiquer mon téléphone pour aller chercher une info sur wikipedia ou Dieu seul sait quoi. En fait, Kek a très bien résumé la situation…. Le jour où j’inonde mon twitter ou facebook de photos sans aucun intérêt, tuez moi .

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Demain, je fais un régime sans Iphone !

Les blondes mieux payées, les rousses plus chaudes

Aaaaaaah, les sondages, les statistiques, on aime ça ! On peut en trouver un peu sur tout et n’importe quoi, du moment que quelqu’un paie. Je suis sûre qu’en cherchant, on trouvera sans soucis des stats sur les amateurs de courgettes. Certes, pourquoi pas. Mais voilà, je découvre certaines statistiques et sondages sur les femmes et là, je suis un peu plus énervée. Hop, je passe en mode féministe.

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Alors voilà, récemment, j’ai lu que les hommes considéraient que les rousses étaient les femmes les plus torrides (cette info n’a rien à voir avec ma nouvelle couleur de cheveux), cette même info expliquait que les brunes faisaient de plutôt bonnes épouses et les blondes de charmantes maîtresses. Paie ton cliché. Bon soit, on a dit de classer les femmes par couleur de cheveux, à question con, réponse con. Et là, j’apprends qu’une stat prouve que les blondes sont mieux payées que les autres femmes. Ah. Je me serais donc trompée de couleur de cheveux, manifestement. Mais la question est surtout : pourquoi on ne pose pas la même question pour les hommes ?

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C’est vrai, moi, je veux savoir qui des blonds, des bruns ou des roux sont les meilleurs au lit (bien que je doute d’une réalité scientifique…), lesquels ont la capillarité la plus rentable… Pourquoi personne ne pense à poser ces questions pour les hommes ? Tu le sens où je veux en venir. Ouais, voilà, je trouve ça sexiste. Et en même temps assez révélateur de cette éternelle volonté de toujours coller la femme à sa superficialité, en l’occurrence sa couleur de cheveux (mais on n’a même pas précisé si c’était des vraies blondes ou vraies rousses en plus).

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Je n’ai pas trop entendu de réactions sur ce genre de stats, sans doute y a-t-il plus grave, à moins que personne ne voie le mal sauf moi… Pourtant me réduire à une couleur de cheveux, ça m’agace surtout que j’en change souvent et que j’ai pas noté de variation de salaire (enfin, si mais c’est pas lié à ma nouvelle rousseur mais à l’augmentation annuelle).
Bon, j’ai effectivement plus de regards allumeurs depuis que je suis rousse mais je crois que c’est juste parce que ça me va mieux que ma vraie couleur (enfin moi je trouve mais je m’aime toujours plus en cheveux foncés. Mais ce n’est point le sujet). Je suis sûre qu’en cherchant bien, je vais trouver des stats sur salaire et longueur de jambe et tour de poitrine. Donc si je résume bien, finalement, peu importe mes compétences en tant qu’individu du moment qu’en temps que femme, j’ai la bonne couleur de cheveux ? Pardon, je vais vomir, je reviens.


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Je sais que y a pas de quoi s’énerver plus que ça, c’est bien moins grave que la lutte pour protéger les femmes battues, par exemple, mais je trouve que c’est quand même assez symptomatique d’une société qui a du mal à sortir du modèle patriarcal et qui continue à placer la femme dans une dimension esthétique. Moi, ça me ferait limite plaisir que ma seule fonction professionnelle soit de faire joli mais ce n’est pas le cas. Je crois (j’espère) que mon salaire est plus fonction de mon travail que de ma couleur de cheveux (j’étais de quelle couleur quand j’ai signé ?)… Mais bon, apparemment, cette légère donnée a échappé aux commanditaires de cette étude. Peut-être était-ce une marque de colorant pour cheveux.

Arrêtez de vous lécher la face un peu

Je pourrais m’indigner de ces couples qui se font des mamours dans la rue mais là n’est point mon propos. Faudrait que j’en reparle d’ailleurs mais pas sous l’angle aigri, je ne le suis pas en ce moment. Enfin, je m’égare dès la troisième ligne, on n’est pas rendus.

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Non, je ne voulais pas vous parler d’un couple lambda qui se lècherait la face en public mais d’un couple parfaitement identifié qui roucoule à qui mieux mieux dès qu’une caméra tourne et se la joue amours adolescentes. Oui, eux : Carla et Nicolas. Bon, déjà les regards langoureux à la « je pourrais, là, de suite, je te plaquerais au mur, je t’arracherais la culotte et je te baiserais comme une bête », c’est un petit peu gênant mais y a pire. Récemment, Carlita, comme l’appelle notre Président amoureux, a participé à une émission anglaise avec sa guitare et qui passe PAR HASARD (en majuscule, oui) ? Mais c’est Nicolito ! Et les voilà à se faire des mamours devant la caméra. Je serais mesquine de souligner que ce débordement d’affection alors qu’on prétend le couple séparé et en pleine élection régionale sent légèrement le coup monté mais non, je ne suis pas mesquine, non…

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Je m’imagine un peu à la place de ces pauvres journalistes anglais qui sont passés du « youpi, une image forte » à « heu… Quelqu’un aurait une lance à incendie pour les décoller, là ? ». On pourrait se dire que notre Président aime visiblement sa femme et que c’est plutôt une bonne chose parce que… Je sais pas moi, parce qu’un homme aigri pourrait s’exciter sur certains sujets épineux comme l’identité nationale, nous remettre une louche d’insécurité et…  Ah oui, non… Bon, alors c’est bien parce que tout le monde nous parle de l’amour qui unit les Obama et de la classe de Michelle (entre nous, je trouve qu’elle s’habille pas toujours très bien) et que nous, on a les mêmes, na !

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Sauf que si un couple qui s’aime visiblement, ça peut être charmant, je trouve quand même qu’il y a une certaine tenue à avoir. De façon générale, un minimum de tenue n’a jamais fait de mal à personne mais surtout, ça parasite, je trouve. Oh, regardez, Nicolito et Carlita se tiennent la main et se font des mamours, comme c’est adorable. Les régio… quoi ? Non mais on s’en fout, regardez, ils s’aiment malgré la rumeur. Oui parce que j’ai la légère sensation que toutes ces sérénades tombent toujours à pic et nous font un bien joli écran de fumée. Alors que l’on sent la piquette électorale à plein nez, Nicolito et Carlita vont voter main dans la main (ooooooh), se font des bisous devant les caméras (ooooooh), se mangent des yeux à New York chez les Obama (ooooh). Ouais super… 

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Mais je me pose une question : est-ce que ce pantomime intéresse réellement quelqu’un ? A part Gala et Paris-Match, je veux dire. La vie privée de nos dirigeants ne m’a jamais parue réellement digne d’intérêt. Au début, je me disais qu’avoir un Président (multi)divorcé et (multi)remarié représentait une certaine avancée sociale dans le sens où l’on sort du modèle patriarcal traditionnel du chef d’état chef de famille qui n’a connu (officiellement) qu’une compagne. J’ai même pu dire que le fait que Carlita continue sa carrière malgré tout était en soi une bonne chose. Mais là, le côté papouilles, non, ça devient lourd, très lourd. Oui, elle est bien jolie Carla, oui, il est bien Berlusconien Sarko pour le coup mais je ne pense pas qu’avoir une jolie ex mannequin surbotoxée à son bras soit un argument vente de quoi que ce soit. Je n’y vois que grosses ficelles pour nous vendre une beeeeelle histoire d’amour qui devrait nous rendre Sarkozy plus sympa (« oh non mais le pauvre, il travaille tellement, je sais pas comment il fait » dit régulièrement la Carla énamourée). Je suis assez rassurée de voir que ça ne marche pas, je finirais, pour le coup, à virer vraiment aigrie devant la duperie des gens qui avalent cet écoeurant conte de fée. En plus, les acteurs sont mauvais.

1…2…3…29…30 !

Et voilà, qui l’eut cru ? J’ai trente ans. Je me souviens quand je disais que ce blog n’existerait certainement plus, je m’étais trompée, il est toujours là, mais différent. Mais ne parlons pas du blog, c’est MON anniversaire, pas le sien.

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Alors, avoir 30 ans, ça ressemble à quoi ? Pour le moment à pas grand-chose. Je ne suis pas en train de pleurer de désespoir, j’étais même d’humeur particulièrement primesautière ce matin, le sourire aux lèvres, à tel point que je me suis ramassée tous les 20 minutes, métro et direct matin à la sortie du métro. Oui, les 3 plus encore un petit catalogue promo de je sais pas quoi. Mais bon, je ne suis pas sûre que ce soit directement lié à mon anniversaire, ça, plus à la nuit que je venais de passer et qui était… absolument parfaite pour faire le saut dans la trentaine.

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30 ans, donc. Je me disais il y a peu que c’était plutôt un âge confortable, un changement de décennie serein, par rapport aux 20 ans. Quand j’avais 20 ans, j’étais étudiante donc pas grand-chose en soit, je ne savais pas encore bien qui j’étais et ce que je voulais. Evidemment, c’est un peu facile de dire ça 10 ans après, sur le coup, je devais pas y penser mais voilà, je trouve que je viens de terminer la décennie la plus compliquée de la vie, celle du passage entre l’enfance et l’âge adulte. Même si on fait la fête et qu’on s’amuse, il faut tout construire. Là, à 30 ans, je fais toujours la fête mais je la fais avec mon argent… Ce qui devrait me rendre légèrement plus raisonnable au vu des efforts fournis pour le gagner, le dit argent mais arrive toujours un moment où la situation m’échappe et la CB se tend trop facilement. Mais là n’est point la question.

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Ces derniers temps, j’ai l’impression d’avoir appris à mieux me connaître et donc à mieux m’accepter, dans mes qualités (bon, elles, j’ai jamais eu du mal à les accepter) et dans mes défauts. J’ai enfin réalisé que je n’étais pas wonder woman et qu’on pouvait parfois trébucher sans que le monde ne s’écroule. Que mon hypersensibilité, ce n’était pas la peine de la cacher derrière une carapace parce que tout le monde la voit très bien et que je suis bien la seule à faire comme si elle n’existait pas. De toute façon, ce n’est pas une tare d’être hypersensible, ça peut même être une qualité. Par exemple, je suis sûre que ça ferait de moi une très bonne psy . Bon, ok, je suis loin d’être psy mais j’aurais sans doute pu, qui sait ?

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Par contre, si y a un truc qui n’est pas drôle à la trentaine et qui me fait une transition parfaite avec le paragraphe précédent, c’est le rétrécissement de l’horizon des possibles. A 20 ans, je pouvais m’imaginer devenir pas mal de choses. Enfin, je savais déjà que je ne serais jamais médecin mais dans la voie qui était alors mienne, je pouvais m’imaginer journaliste ou prof voire autre chose. Aujourd’hui, j’ai un métier (un que je n’imaginais pas faire à 20 ans vu que ça n’existait pas vraiment à l’époque), je suis établie. Ca pourrait me faire déprimer mais quelque part, ce petit socle de stabilité fait quand même plaisir et permet de construire autre chose, d’avancer sans trop s’angoisser sur les lendemains obscurs. Cette année, j’ai aussi appris qu’il était important d’équilibrer vie privée et vie professionnelle car sans ça, point de salut.


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Donc voilà, j’ai 30 ans, ça y est. L’horloge biologique reste au calme, je ne me sens pas vieille, « en retard » sur un plan logique de vie. Et du coup, va falloir faire la fête !

 

Où je me stupidifie (et pas qu’un peu)

En ce moment, je suis chiante. Est-ce la crise de la trentaine qui m’a poussée à redevenir rousse et à me vernir les ongles ou la fameuse crise du mois de mars, là où les emmerdes tombent, je ne sais. Toujours est-il que comme je suis globalement de mauvaise humeur, ma première victime, c’est moi. Je me trouve tous les torts, je m’auto insulte à base de « t’es qu’une pauvre larve, ma fille ! » et autres amabilités du genre. Et mon nouveau complexe du moment, outre ma procrastination crasse (même pas au boulot, en plus, mais quand je suis chez moi et que je fous rien), c’est ma culture G qui fond comme neige au soleil.

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Il y a trois semaines, je suis partie en week-end pour le boulot. Dans une gare de province, je remplis mes petites menottes de ma littérature fétiche de voyage : des féminins. Faudra d’ailleurs que je fasse un article sur le sujet. Je discute avec la personne qui m’accompagne quand je tombe sur le Nouvel Obs et là, soupir : ça fait un bail que j’en ai pas lu un. A dire vrai, j’ai la sensation que mes lectures sont de plus en plus navrantes. Où est passé ma soif de culture ? Non parce que ça peut toujours servir de connaître le dernier produit Chanel histoire d’être frustrée ou de lire des histoires de cul sans doute inventées par les journalistes qui rédigent le papier (moi, ça me plairait bien, ça) mais ça ne m’aide pas pour suivre l’actualité. L’Actualité, devrais-je dire.

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Et que dire de mes lectures littéraires ? Récemment, j’ai fait un truc, un sacrilège : j’ai lu un Guillaume Musso. Bon, je précise, on me l’a prêté (à ma demande, je voulais me faire un avis). Je vous en parlerai dans un article mais j’ai cru me trépaner 47 fois tellement c’était insupportable, j’ai failli pleurer des larmes de sang. Bon, ça me rassure, je suis pas devenue si cruche. Du coup, pour remonter le niveau, je lis du Kessel. D’ailleurs, je suis fort ravie, j’ai acheté ses chroniques journalistiques et dans le premier tome, il parle et de l’Irlande du Nord et de la Russie. Je suis amoureuse mais moins que de Moravia parce que Moravia, il a une plume exceptionnelle et en plus, c’était un sacré beau mec (pourquoi ne suis-je pas née 80 ans plus tôt, hein ?).

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Mais je digresse. Revenons en à nos moutons. Donc je me sens devenir conne. Je ne consomme plus que des futilités. Alors je veux réagir ! Parce que j’arrive à 30 ans, raison ultime pour péter une durite au sujet de tout et n’importe quoi et que je veux me cultiver. Donc j’achète des livres un peu intelligents (de toute façon, la littérature girlie me gonfle, maintenant) et surtout, je fais un vœu pieux : acheter ET lire (nuance importance) le Nouvel Obs et Stratégies parce que c’est un peu important de se tenir au courant de l’actu de sa
profession au sens très large du terme. Et faudrait que j’apprenne le russe, toujours… Mais, plus que de volonté, c’est du temps qu’il me faudrait. Mais bon, c’est con, je ne suis pas une cruche à la base, j’ai appris plein de choses à la fac et par moi-même, j’ai la sensation que je perds ma curiosité, mon envie d’explorer un sujet pour apprendre. Et ça me navre. Ca me navre parce que c’est l’illustration parfaite de ce phénomène que je déteste et dont je suis victime : le métro-boulot-dodo. Je ressors du taf la tête farcie d’infos et je suis trop épuisée pour faire l’effort de faire quelque chose derrière. Et je passe ma soirée à cliquer bêtement sur yahoo ! jeux en soupirant parce que, merde, je me fais chier. La suite de Technopolis est bloquée à la page 166 depuis 3 ans et j’ai plus le courage d’écrire autre chose que des notes de blog crachées sur une feuille virtuelle.

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Non. 30 ans, le virage, je me ressaisis. Et je vais reprendre l’écriture, tiens. Ca m’occupera (enfin, ça m’occupera mes quelques heures de libre, c’est du n’importe quoi en ce moment).

PS : Non mais sérieusement, il transpire le sexe Moravia…

Le sexe, c’était plus joyeux avant

La semaine dernière, en illustrant l’article sur le plan à 3, j’ai découvert un film étrange, le plumard en folie (entre autres, le nom varie selon les époques) dont je vous laisse découvrir la fiche sur nanardland. Si j’avoue que même pour ma rubrique sur l’art du nanard, je ne regarderai pas ce film, il m’a quand même un peu interpellée. Parce que j’ai la sensation qu’on a perdu en légèreté dans le traitement du sexe au cinéma.


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Je n’ai pas connu les années 70 et je n’ai aucun souvenir de la sexualité des années 80 parce que j’étais un peu trop petite pour concevoir le truc. Mais aujourd’hui, est-ce à cause du fameux prisme du « c’était mieux avant », je trouve qu’on a perdu le côté festif, grivois du sexe. Quand je vois les petits films grivois de ce temps où je n’étais point née où les femmes sont topless et trouvent la levrette bien sympas, qui se font tripoter avec le sourire. Ok, je schématise et je pourrais aussi souligner le côté assez machiste de tous ces films mais là n’est pas mon propos.

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Aujourd’hui, dans les films, le sexe est souvent agressif, une forme de subversivité. « Je baise et je t’emmerde, je suis une rebelle de la société ». De la même façon, la levrette grivoise d’antan est devenu signe d’un appétit sexuel certain et, pire, d’une sexualité sans sentiment parce que quand on s’aime, on baise les yeux dans les yeux. Ceci étant, un miroir subtilement placé peut permettre d’avoir les deux en même temps… Mais je m’égare (mais je vous le conseille).

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Alors pourquoi un tel changement allez-vous me demander ? Enfin, vous allez surtout me demander mon avis sur le sujet, j’ai pas fait d’étude sociologique de la question. Et ça tombe bien, j’en ai un. Que s’est-il passé entre cette époque bénie hippie où on s’enfilait sans revendiquer ou sans en rougir et aujourd’hui ? Le SIDA. Oui, le SIDA. IL y a quelques années, j’avais lu quelques articles d’un homme quadra qui racontait l’anecdote suivante :  au début des années 80, il va au resto avec des amis quand il repère une femme qui lui plaît. Ils finissent tous les deux dans les toilettes à s’envoyer en l’air. Et là, le mec précise : à l’époque, on ne parlait pas du sida, ce genre d’aventure était possible. C’est vrai qu’aujourd’hui, j’aurais pas idée de m’envoyer en l’air avec un parfait inconnu sans capote. Et j’en ai pas toujours sur moi (enfin, si, j’en ai une qui traîne au fond de mon sac mais je vais aux toilettes sans sac, en général).

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Du coup, on culpabilise tellement la pratique sexuelle (ça donne des maladies) que ça devient une conduite aussi subversive que prendre de la drogue. Ahah, je brûle la chandelle par les deux bouts, je baise ! Et même pas j’attends d’être amoureuse, même pas j’attends le troisième rendez-vous. Là, par exemple, je suis en train de mater Basic Instinct 2 (ma merdophilie explose en ce moment) et Sharon Stone est une dame trash qui explique à son psy (enfin, je crois, j’ai raté le début) qu’elle se masturbe en pensant à lui et qu’elle adorerait se faire prendre à 4 pattes, la tête dans l’oreiller, par lui. Mais pile ce que je suis en train de dire ! Et voilà héroïne malsaine = sexe déviant = levrette. Mais où a-t-on perdu notre légèreté ? Pourquoi aujourd’hui un film grivois avec des scènes à la limite de l’érotique n’est plus vraiment envisageable, que ce sont toujours des scènes soit intégrées dans un espèce de drame esthétisant soit une tentative souvent merdique de subversivité. Faut pas s’étonner que les gens fassent la gueule et se gavent de médocs, tout ce qui fait plaisir est condamné car mauvais pour la santé.

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Comme disait la blague : « Docteur ! Je ne fume pas, ne mange pas gras, je ne bois pas, ne baise pas et fais du sport, vous pensez que je vivrai
vieux ?

– Je sais pas si vous vivrez vieux mais ça va vous paraître long. »

J’ai envie de dire que le jour où on pètera un coup et qu’on se relâchera un peu, on ne s’en portera que mieux.

Le teasing sexuel, que c’est original…

Récemment, ING direct a sorti une nouvelle pub à base de « lui l’a fait et elle aussi et lui vient juste de le faire ». Huhuhu mais de quoi
parle-t-on ? Nos esprits pervers vont forcément penser à du sexe mais non, c’est en fait pour une banque en direct. Ah mais qu’est-ce qu’on se marre, on l’a vraiment pas vu venir… Mais bien sûr.

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Les pubs tournant autour de situations rappelant le sexe n’ont rien de nouveau, Vivastreet nous a fait le même plan y a pas trois mois. Mais quelle audace, ouhlala. Après tout, on le sait bien, le sexe fait vendre donc allons y gaiement. Mais comme la marque ne souhaite pas non plus trop brusquer le public, on fait dans le léger, à la limite de l’amour ado qui découvre que le sexe existe et voit le « mal » partout.

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Perso, ça ne m’amuse pas vraiment. Quand la pub commence avc son sous entendu aussi léger qu’un Texan (j’ai vu un bout de reportage sur l’obésité au Texas samedi, c’était effrayant), j’ai envie de dire « bon, vas y balance la marque, je sais très bien que ça ne parle pas de cul ». C’est déceptif, on pense enfin avoir à faire à une pub audacieuse, qui franchit les limites du conventionnel et là, chute de merde : « ahah mais non, on ne parlait pas de sexe, vous vous êtes fait avoir ! ». Bah tiens, je l’avais pas vu venir, mais alors pas du tout…

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La question que je me pose, maintenant, c’est pourquoi ? Pourquoi faire ce genre de pub qui ne surprend personne et qui ne met finalement pas le produit en valeur ? On peut remplacer ING par un nouveau yaourt révolutionnaire qui permettrait de perdre du poids en le mangeant, par exemple ou une voiture trop top qui donne une sensation de plaisir… haaaaaaaan inédite. Bref, je ne suis pas sûre que le produit soit particulièrement mis en valeur, on attend une chute téléphonée mais au fond, peu importe le produit, pourvu qu’on ait la vanne, aussi pourrie soit-elle. Typiquement, pour Vivastreet, j’ai mis 10 bonnes minutes à remettre le nom. Parce que c’est convenu, déjà vu et même pas suffisamment provoc pour que ça reste dans les mémoires. Si on ne veut pas s’aventurer trop loin sur un chemin boueux, c’est pas la peine de commencer à l’emprunter pour repartir en sens inverse. Et on n’oublie pas son caoutchouc pour
aller dans les chemins boueux (c’est le week-end sidaction, ceci était un message de prévention).

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En fait, je trouve tout ça trop facile. J’imagine la réunion créa chez les publicistes :

« Bon, ING veut communiquer sur le compte en ligne, genre c’est un truc novateur.

– Mais ça fait plusieurs années que ça existe…

– Oui mais le client est roi, commence pas… Donc un truc novateur, un truc waouh ! Faudrait un peu de provoc pour faire oublier l’horrible pub d’avant avec les gens défigurés par des espèces d’effets de merde et une musique crispante. Et virer le orange, aussi, on confond trop avec un opérateur téléphonique…

– T’inquiète coco [j’aime croire que dans la pub, tout le monde s’appelle Coco], on tape sur le côté sexy de l’innovation, genre « y a les heureux qui l’ont fait et les autres, genre un truc d’initié et basta.

– T’es un génie Coco ! »

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Ouéééééé au moins. Rien que pour ça, je vais aller chez Fortuneo.

Non, je veux pas coucher avec ma meilleure amie

Il est communément admis que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars, ok, je veux bien. Mais si je trouve ce jugement un peu définitif, force est de constater que parfois, y a vraiment difficulté à se comprendre. Notamment sur le fait de coucher ou non avec sa meilleure amie.

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Comme vous le savez, j’ai hébergé Vicky, ce qui m’empêchait de recevoir des hommes à domicile (du moins quand elle est là, je vis dans un studio). Evidemment, j’ai un peu omis d’envoyer un avis à tout le monde et au fur et à mesure je reçois des avis de passage sur MSN du type « hé, je peux passer te voir ? » Non, non, j’héberge une amie, tu vois… Et immanquablement, je dis bien immanquablement, j’ai droit à un « oh ben c’est pas grave, elle n’aura qu’à participer ! ». Bon, ok, à une exception près. Y en a un qui m’a même promis la primauté pour me convaincre. Comment dire ? C’est pas ça le problème.

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 Si, évidemment, la proposition est plus faite sur le ton de la blague qu’autre chose (bien que je pense que si je disais oui, ils arriveraient chez moi encore plus vite qu’il n’en faut pour le dire), il n’en reste pas moins qu’au bout d’un moment, expliquer pourquoi je n’ai pas envie de coucher avec ma meilleure amie, c’est légèrement lassant.

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Il est vrai que pour certains trucs, je suis légèrement psychorigide, notamment le mélange sexe-amitié, c’est niet direct, je l’ai déjà dit. Comme dirait un ami intime : « on a des potes pour parler, des potes pour sortir et des potes pour baiser ». Voilà, c’est EXACTEMENT ça. Et Vicky, c’est pas ma pote de baise parce qu’on se connaît trop, on partage trop de choses, on est justement trop intimes pour ça. D’abord, j’ai envie de dire que depuis 3 ans qu’on se connaît, 3 ans où on a partagé je ne sais combien de fois la même couche, 3 ans où on est parties à Center Parcs ensemble, on s’est changé dans la même cabine et on a donc vécu un mois ensemble. Je peux donc conclure que si on avait dû coucher ensemble, ça fait longtemps que ce serait fait. De toute façon, Vicky, c’est un peu comme ma sœur maintenant et moi, je couche pas avec ma sœur.

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De façon plus générale, je trouve assez amusant que les mecs ne comprennent pas que je suis pas forcément open pour coucher avec ma meilleure amie. Ils ont dû regarder trop de porno sans doute mais dans la vraie vie, toutes les filles ne couchent pas avec leurs copines. Non mais j’imagine le truc : « Bon, on l’a vu trente fois cet épisode de Sex and the city, on se met à poil et on se lèche, ». Mais ouiiiiiiiii… Et tous les mecs se tripotent en bande dans les vestiaires aussi, c’est bien connu, tout pareil. Allons, allons, messieurs, est-ce si incroyable de comprendre qu’une femme n’est pas prête à coucher avec tout le monde (et je ne dirai pas avec n’importe qui vu que Vicky n’est pas n’importe qui) ?

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Mais c’est assez typique du délire du plan à 3 homme/femme/femme. C’est souvent du « ça te dirait un plan à 3 ? T’as pas une copine qui serait open ? ». Ah mais oui bien sûr, c’est toi qui propose mais c’est moi qui amène, ça fait très « tu viens manger chez moi mais tu amènes la bouffe ». Ouais, bien sûûûûûûr, je couche régulièrement avec mes copines juste pour le plaisir d’hommes gourmands…

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Bref, messieurs, si vous pouviez intégrer que toutes les femmes ne couchent pas avec leur coloc/potes féminines de façon systématique, ce serait sympa. Parce qu’en vrai, avec Vicky, quand on s’ennuie, on ne se lèche pas, on se raconte des conneries.