Ce n’est pas sale mon petit

Hier, comme régulièrement, je reçois des insultes de mon troll (toujours plus présent pendant les vacances scolaires, c’est amusant, tiens…). Des fois je publie, d’autres pas, ça dépend si je suis d’humeur taquine ou pas. Hier donc, le voilà qui parle de la santé de mes trous qui, à ses dires, est déplorable. Après avoir ri un bon coup, je sors de chez moi (car j’ai une vie aussi) et soudain, je réalise : ce comm est un véritable scandale, je me dois de réagir publiquement.


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Scandale, oui. Non pas par sa bêtise intrinsèque. Depuis que j’ai mon troll, je lui donne 15 ans à vue de nez et je suis inquiète, il n’évolue pas. Ce qui est scandaleux, c’est l’association sexe=saleté et maladie. Ah ben bravo ! Tu le sens le syndrome François-Xavier élevé dans une école religieuse limite sectaire où on te dit que le sexe, c’est mal et que si tu t’y adonnes, tu seras forcément puni(e) de milles mots. Un peu comme à l’apparition du sida où pas mal de discours tournaient autour d’une punition divine sur les homos et les putes. Tout pareil.

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Alors écoute moi mon enfant. Je sais que tu n’as pas grandi avec Doc et Difool qui répétaient dans toutes les émissions  que le sexe, ce n’est pas saaaaaaaale. Ben oui, pourquoi ça le serait forcément ? Pourquoi avoir une sexualité me condamnerait à, je te cite « fissures anales, herpès génital, des trucs dans la bouche on sait même pas ce que c’est (tu manques cruellement de connaissances) » ? Peut-être te préoccupes-tu de ma santé ? Mais rassure-toi, mes trous vont bien, sauf l’oreille qui traîne un peu mais ça n’a rien à voir avec ma vie sexuelle. Peut-être ai-je eu de la chance mais tu sais, dans la vie, les gens en général se lavent et en cas d’infection, se soignent. Evidemment, il y a le cas des MST asymptomatiques mais bon, ça peut arriver même à des gens ayant très peu de sexualité… Quoi qu’il en soit, ayant une sexualité que je qualifierais de responsable, je n’ai jamais eu à connaître de tels affres.

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Mais voilà, ça montre bien le chemin qu’il reste à parcourir pour dédiaboliser la sexualité. Parce que si je comprends bien ton raisonnement, outre le fait que tu me penses abonnée à des bourrins incapables d’utiliser un lubrifiant (ou que j’ai des problèmes d’évacuation) et que je baise sans la moindre protection, ma sexualité induit forcément des maladies, il ne peut en être autrement. Après tout, c’est mathématique : plus je baise, plus je me soumets au risque d’attraper de vilaines MST. Oui, certes et on peut même arguer que certaines ne sont pas limitées par le port du préservatif. Soit. Ceci étant, rien qu’en sortant de mon chez moi, je côtoie souvent malgré moi des gens plein de microbes. Rien que dans le métro, tiens : je suis dans un lieu clos avec des dizaines de gens, je touche les poignets, les barres centrales, quelqu’un peut m’éternuer dessus et le mec assis à côté de moi peut être fiévreux… Oui, le risque zéro n’existe pas, dans aucun domaine, tu vois.

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Mais mon enfant, on peut avoir une sexualité épanouie sans choper toutes les merdes du monde. Surtout avec préservatif, c’est tout simple, c’est magique. Bon, je vais pas t’expliquer non plus comment les mettre, tu découvriras ça un jour, tu verras. Au pire, tu peux en acheter et t’entraîner. Et au pire, un petit traitement et on n’en parle pas, ça arrive même à ceux qui n’ont pas beaucoup de sexualité. Mais j’aimerais que tu comprennes vraiment, c’est important, que le sexe, ça n’est pas sale. Tant que ça se passe entre personnes consentantes, ça peut même être très beau, limite à en pleurer. Et puis vivre en harmonie avec son cœur, ses envies et ses désirs, ce n’est pas donné à tout le monde. Je comprends que tu me jalouses un peu pour la peine. Mais tu sais, si ça peut te rassurer, à ton jeune âge, moi aussi, je trouvais ça sale, je trouvais même intolérable de mettre un sexe dans une bouche mais finalement, j’ai découvert que donner du plaisir à l’autre est un tel kiff…


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Sérieux, il est vraiment temps qu’ils nous remettent Doc et Difool à la radio.

Ca, c’est contre nature

(Avertissement : si j’ai passé un bac L, c’est pas pour rien, je ne suis pas très scientifique comme fille)

L’autre jour, je discutais avec une amie des relations amoureuses car elle était dans une situation compliquée. Pour la faire courte : elle avait rencontré un mec génial avec qui tout allait bien sauf un point : le monsieur était libertin. Or ma pote a bien voulu fermer les yeux sur ce point jusqu’à ce que la vérité éclate : elle, elle est exclusive, c’est sa nature. Du coup, je me suis mise à réfléchir un peu : sommes-nous, en tant qu’humains naturellement monogames ou polygames ? Et bien j’ai pas trouvé la réponse.

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De façon générale, on aime tout justifier par notre nature animale. C’est vrai, on a beau avoir un cerveau et intellectualiser ce que l’on peut, on reste en prise avec des besoins fondamentaux : manger, boire, dormir, déféquer, baiser. La nature nous ayant donné des orgasmes et du plaisir, on ne baise pas que dans un but purement procréatif mais hé, on n’est pas les seuls, pour commencer. Je vous jure que la fois où j’ai vu mon chat se masturber sur le sac d’une copine que j’hébergeais, je vous jure qu’on n’est pas les seuls (et ce fut très gênant quand même). Bref, finalement, est-ce que le contre-nature existe ? Je doute.

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Prenons le cas de la polygamie pour commencer. Argument : « les animaux ne sont pas fidèles ». Et bien je dirais que ça dépend. Certains animaux se choisissent un partenaire pour la vie (non mais regardez la marche de l’Empereur, c’est super en plus. Je l’ai vu avec mes parents, on a vécu très intensément le truc du genre « oh non, le bébé va se faire manger par le gros oiseau tout moche ! »). Donc pas de généralité, les animaux peuvent avoir un ou plusieurs partenaires, vivre dans une tribu ou en solitaire… En poussant la réflexion, je me suis demandée quand était née cette histoire de couple. Si je me souviens bien de mes cours d’histoire, on avait déjà des couples dans la Grèce Antique par exemple mais « l’infidélité » était parfaitement institutionnalisée mais « l’infidélité » était essentiellement homosexuelle. Mais pourquoi à un moment, le mâle et la femelle humain ont décidé de se mettre par deux au moins pour créer une mini tribu de lien de sang. Sommes-nous alors programmés pour vivre en famille avec un nombre de partenaires reproducteurs réduits, quitte à prendre son plaisir ailleurs ?

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Autre exemple que je trouve encore plus intéressant : l’homosexualité. Argument type : l’homosexualité, c’est contre-nature, les animaux ne sont pas pédés, eux. Hiiiiiiin ! Mauvaise réponse. L’homosexualité animale existe. Je ne vous raconterai pas ce que faisaient les deux chiennes de mes tantes entre elles, par exemple mais j’ai vu de mes yeux vu… Non, les animaux de ma famille ne sont pas déviants ! Mais une fois de plus, force est de constater que les animaux nous donnent des arguments dans les deux sens et que quoi
qu’il en soit, rien ne paraît ici contre nature puisque les animaux s’adonnent à des plaisirs homosexuels.

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Donc… Donc la conclusion est simple : la nature ne nous apporte aucune réponse. Nous arrivons après des millénaires de mélange savant entre inné et acquis, entre besoin et envie. J’ai envie d’aller un peu loin, là, attention, ça va faire mal. Considérant que pendant longtemps, la femme a eu besoin d’un mâle protecteur pour lui permettre, à sa progéniture et à elle de survivre. Mélange d’inné et d’acquis, aujourd’hui, une femme et un homme ont besoin l’un de l’autre dans l’inconscient collectif. Sauuuuf qu’aujourd’hui, en tant que faible femme, je peux survivre seule et en toute sécurité, je pourvois à mes propres besoins, sauf bien sûr le volet reproducteur. Sauf que nous avons le choix…

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Et si finalement, l’évolution du mix inné/acquis donnait ENFIN le pouvoir aux femmes ?

Je vous ai dit que j’avais pas eu de vacances depuis Noël et que je flirte avec le burn out ? Non parce que là, j’ai totalement conscience que cet article est parti sur un grand n’importe quoi . Mais allez, je l’assume.

« En amour, faut pas avoir de fierté »- Hélène de Hélène et les garçons

Dimanche, j’étais d’humeur « enfin un week-end où je fous rien » donc j’ai appliqué le concept à fond, à base de siestes, grasses mat et merdophagie télévisuelle. Et dans le lot de mes merdophagies préférées, que trouve-t-on ? Sous le Soleil et Hélène et les garçons (aïe). Je rappelle pour info qu’en week-end, je suis très fatiguée de la tête.

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Bref, à un moment, dans un épisode d’Hélène et les garçons, Bénédicte la super cocue pleure car José l’a abandonnée pour Adeline et explique à Hélène qu’elle souffre mais qu’elle ne dit rien parce que tu comprends, quand elle était jeune, elle a vu sa soeur se traîner aux pieds de son ancien amoureux et qu’elle a trouvé ça ri-di-cu-le. Et là, Hélène lui déclare solennellement : « Mais enfin Béné, en amour, faut pas avoir de fierté! ». Nous retrouvons ici le goût d’Azoulay pour les femmes dociles à n’en pas douter. Mais quand même, cette phrase fait réfléchir.

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Comme vous le savez, j’aime réfléchir sur l’amour, ça fait un peu 5 ans que je fais ça et sur le coup, cette phrase m’a un peu fait sortir de mes gonds : quelle connerie ! Mais derrière, c’est pas si évident que ça, examinons un peu les deux côtés de la médaille.

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D’une part, je pense qu’en amour, un paillasson n’est sexy que pour un sacré dominateur macho tendance pervers narcissique (ou son pendant féminin, bien entendu). Pour ma part, un compagnon qui n’aurait aucune fierté et se laisserait traîner dans la boue, c’est niet direct. Même si j’ai un fond gentil et que je ne fais pas souffrir les gens par pur amusement. Donc j’ai envie de dire que de n’avoir aucune fierté en amour n’est PAS une bonne chose. Comme dirait France Gall « résiste, prouve que tu existes ». Je pourrais même jusqu’à sortir le fameux « fuis-moi je te suis » mais j’ai tellement horreur de cet adage qui ne fonctionne pas du tout avec moi que voilà…

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Mais tiens, justement, pourquoi ça ne marche pas avec moi ? Par fierté. Le principe est simple : si je sens que ça va être galère avec un mec qui joue le Casper (le fantôme), ça va vite me fatiguer et je vais voir ailleurs si j’y suis. Là, il peut y avoir une erreur stratégique. Parce que le mec se dit que c’est une stratégie qui marche, moi, par fierté, je vais voir ailleurs s’il y est et je passe à côté de quelque chose. Ceci étant, c’est le jeu aussi.

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Mais où est la limite de la fierté en amour? Quand faut-il ranger son ego à bon escient ? s’il y avait une réponse toute faite, ça se saurait et j’ai même pas de réponse à apporter, c’est du cas par cas. Sauf qu’il me semble qu’en matière d’amour, tout est question de compromis et il faut avancer chacun dans le même sens pour arriver à l’équilibre. Si personne ne cède, ça ne peut pas fonctionner. S’il n’y en a qu’un qui cède, je ne pense pas non plus. Non parce que là, notre amie Bénédicte qui s’est assise sur sa fierté, durant les X épisodes suivants, elle va passer pour la pauvre cocue de service qui passe son temps à se faire avoir par son mec, à lui dire « Non mais là, José, j’en peux plus, c’est fini » pour mieux l’accueillir dans son lit à la fin de l’épisode, bisous bisous ! Sauf que le José, il est comme un enfant : si t’es pas ferme, il continuera ses conneries sans crainte du retour de bâton. Du coup, il se tire toutes les meufs qui passent avec la jupe ras la touffe et sans culotte (le personnage féminin lambda chez AB) et Bénédicte, elle pleure. Ah ouais, c’est vrai, c’était trop bien de s’asseoir sur sa fierté, ça fait grimper les actions chez Kleenex. Il en faut aussi.

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Bref, après réflexion, j’ai envie de dire : « Non Hélène, tu as tort, faut pas non plus se laisser faire! ». Tout n’est question finalement que de compromis et d’équilibrage. Et si on ne parvient pas à le faire, c’est peut-être tout simplement que certaines personnes ne sont pas faites pour vivre ensemble. Mais pas de panique, y en a d’autres, des personnes…

 

Oui je suis capable !

Je vais encore vous parler de plongée aujourd’hui car ça m’apporte beaucoup d’un point de vue personnel et parce que ça me fait plaisir. Car depuis que j’ai entamé la plongée, j’ai d’abord redécouvert le plaisir de l’apprentissage (ça me manque, j’ai toujours pas fait le deuil de mes études). Mais  surtout, on découvre qu’avec un peu d’entraînement, on arrive à tout.

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Plusieurs exemples pour illustrer un peu mes dires. D’abord à Marseille. Comme je l’ai dit dans mon article résumant le week-end, j’ai pas mal saigné du nez pour cause de Valsalva trop appuyé. Donc à un moment, me voilà par 10 mètres de fond avec du sang dans le masque, je tente un vidage. La manip qu’on fait tout le temps en piscine mais j’avais une légère crainte à ce niveau là : enlever-remettre un masque dans une piscine qui culmine à 3 mètres de profondeur, c’est facile. Dans la mer, nettement moins. Et forcément, je merde un peu. Réflexe 1 : remonter. Réflexe 2 qui, Dieu merci, fut simultané : se souvenir qu’on est dans la mer à 10 bons mètres de profondeur et qu’on ne remonte pas comme ça. Alors on respire (par la bouche), on se calme et on fait les choses car on peut le faire. Hé oui, mon masque est vidé. Yes I can !

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Idem mardi quand on a bossé le crawl. Il faut savoir que pour une raison que j’ignore, j’ai toujours été nulle en crawl alors que j’assure bien dans les autres nages. Même qu’au primaire, c’était toujours moi que le prof prenait en exemple pour montrer aux autres ce qu’il fallait faire. Petite fierté de la bonne grassouillette que j’étais. Mais le crawl non, j’y arrive pas, je fais tout en apnée. Donc mardi, voilà qu’on bosse notre crawl avec un exercice très drôle à base de « on respire pas toujours du même côté car quand vous serez forts,
vous pourrez respirer des deux côtés, même pas vous vous souviendrez que vous aviez un côté préféré pour respirer ». Moi, je savais déjà pas que j’en avais un vu que je nage le crawl en apnée ou au tuba. Lena, une copine de cours décrète d’emblée que non, elle n’y arrivera pas, moi, je tente. A l’arrivée, j’y suis pas super arrivée (je sors trop la tête de l’eau), j’étais essoufflée, j’ai eu de l’eau dans le nez quand le directeur technique qui passait sous moi en bouteille (pas de sexe ici)a fait la fusée avec son détendeur, ce qui fait des bulles et elles sont allées direct dans mon nez.

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Tout ça pour dire que j’aime bien me rendre compte que si je me concentre deux minutes, j’y arrive. C’est comme ça que depuis deux ans, je me découvre relativement sportive et résistante, moi, la fille la plus flemmasse du monde. Je suis même capable de coordination si je me concentre un peu. C’est en somme assez agréable de se découvrir capable de certaines choses à 30 ans, on a encore une marge de manœuvre non négligeable. Et ça laisse toujours un exemple utile. J’ai toujours tendance à douter un peu de moi face aux montagnes qui se dressent devant moi du genre quand je me penche sur un nouveau sujet ou quand je démarre un nouveau boulot.  Et je me souviens qu’en 2000, j’ai monté toute seule mon site en html alors qu’à la base, j’y connaissais rien (webexpert mon amour) ou je me souviens qu’à chaque fois que j’ai commencé un nouveau job ou stage, j’avais les foies le premier jour et que je trouvais vite mes marques. Et Dieu seul sait que niveau nouveau boulot, je commence un peu à maîtriser l’arrivée dans une nouvelle boîte…


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Et enfin, la plongée a un pouvoir magique : elle me force à faire les choses calmement, aux antipodes de mon caractère qui me pousse, en général, à faire les choses vite en sautant quelques détails. Là, le détail, si tu l’oublies, t’es mal…


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Sinon, un petit teasing sans rapport avec la plongée sur un article à venir :

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Voilà pourquoi je ne vais jamais chez le docteur

Aujourd’hui, je vous dois une confidence : en tant que fille de médecin, je suis victime du syndrome des cordonniers mal chaussés. En un mot : je ne vais jamais chez le docteur, je demande tout à papa. Ce qui fait par exemple que j’ai des lunettes tordues sur le nez (il est pas ophtalmo mon père et y a des jours où je lui en veux un peu pour ça) et que j’ai dû lui demander des antibio pour soigner préventivement une potentielle chlamydia. Ce qui l’a fait marrer, mes parents ont un super sens de l’humour.

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Mais voilà, depuis ma plongée à Marseille, j’entends moins bien les gens et je m’entends un peu trop bien (vous n’imaginez pas comme ça fait du bruit de se laver les dents) donc mardi soir, quand j’ai quasi pas pu mettre la tête sous l’eau à cause de mes oreilles, mon gentil moniteur m’a dit « bon, tu es gentille mais tu vas chez l’ORL, là ! ». Moi chez le docteur, juste ciel ! Ah oui, c’est là que je dois aussi préciser que je me suis jamais réinscrite à la sécu depuis la fac… Hum… Donc docile, j’appelle un premier ORL, répondeur : « Bonjour, nous sommes ouverts le lundi de…à…, le mardi de… à…, le vendredi… Ah non pardon, le mercredi de… à… […] En cas de résurgence…heu pardon d’urgence, vous pouvez nous joindre… ». Bon, c’était pas résurgence le mot mais un docteur qui laisse un tel
message répondeur, j’y vais pas. Au suivant. Re répondeur (ils bossent jamais avant 10h les ORL ?) mais message normal. La secrétaire me rappelle quelques temps plus tard, rendez-vous est pris pour le lendemain (aujourd’hui donc), 10h.

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9h55, ce matin, je sonne, je suis reçue par un mini docteur qui me place dans la salle d’attente. Ah tiens, y a Be, je vais en profiter pour le feuilleter, Nelly m’ayant dit que c’était le meilleur des hebdos féminins (je suis très Grazia moi). Je confirme, c’est pas mal mais je comprends mieux pourquoi j’aime moins Cosmo maintenant : Fiona Schmit est partie chez Be. Manquerait plus que Sophie Henaff parte et je n’achèterai plus Cosmo. Bref, le docteur finit par me recevoir et j’ai droit à toute une leçon de morale sur le fait que je prends pas mes médocs pour mon allergie parce qu’en fait, tout vient de mon nez et non pas de mes oreilles, je dois avoir le nez nickel pour plonger. Et comme j’ai toujours une demi allergie qui traîne forcément, je suis légèrement morveuse. Et puis je me fais gronder pour avoir trop plongé, être retournée à la piscine mardi… Ca me rappelle quand j’étais à l’école et que j’avais mal (voire pas, j’étais une graine de délinquante) fait mes devoirs et que j’avais développé une technique infaillible pour ne pas trop écouter : agiter les orteils et me concentrer sur cette partie de mon corps. Aujourd’hui encore, je le fais en pensant très fort dans ma tête « ranafout ranafout ranafout ! » mais j’évite de trop faire ça car mes yeux me trahissent. Bon bref, je me fais gronder et traiter d’inconsciente parce que s’il le faut, j’ai cassé mon oreille interne et il ne veut pas entendre mon objection relative au fait que mon équilibre va très bien (enfin équilibre physique, le reste est encore à prouver).

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Je passe sur le siège, il regarde ma gorge qui va bien, merci. Ensuite, il met un cylindre dans mon nez, ce qui ne me plaît pas vraiment, je suis pudique de certains conduits, moi. Et là, merveilleux, fantastique : « Vous avez une déviation de la cloison nasale à droite, c’est pour ça que vous souffrez de l’oreille droite ». Quoi ? Pardon ? Tu oses me dire que mon nez tout charmant n’est pas parfait ? Là, j’ai un peu envie de pleurer mais vu qu’il ne me propose pas l’opération direct, je suppose que ma déviation est anecdotique. Bon, passons aux oreilles : « ahlala, comme vous avez un nez tout petit, vos conduits auditifs sont tous petits aussi, je vais vous allonger ». Ca sent
la réplique de mauvais film porno ça, l’histoire de s’allonger et de petits conduits…  « Oh, vous avez un peu de sang dans l’oreille ». J’ai le droit de pleurer pour de vrai, là ?

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Bon, l’oreille gauche va à peu près bien merci, il me teste l’oreille interne en faisant tinter un truc sur ma tête, elle est nickel (mais je lui avais déjà dit). A l’arrivée, j’ai pas trop grand-chose, juste un barotraumatisme de l’oreille moyenne, ce que je savais déjà grâce à Internet mais j’ai rien perforé. Et me voici avec une ordonnance longue comme mon bras d’antibio, de cortizone (bon, ben là, super régime), de trucs qui nettoient le nez. Sachant que si je ne me suis jamais droguée nasalement, c’est essentiellement parce que je déteste me mettre des trucs dans le pif, je suis toute en joie. Et évidemment, je suis punie de piscine pendant 15 jours.

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Je retourne à l’accueil où la secrétaire malade me dit « 70 € ». Ahah, ma surdité temporaire me joue de drôles de tours. Je tends ma carte bleue et que vois-je sur l’écran ? 70 €. Attends, le mec, il m’a allongée (bon, ok, je suis en pantalon), fouillé les conduits, dit du mal de ma cloison nasale et je dois payer 70 € ? Et après, on s’étonne que je n’aime pas aller chez le docteur.

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Bon, en attendant, je vais aller m’inscrire à la sécu, hein, histoire que ma mutuelle me serve enfin à quelque chose.

Et la plongée à Marseille, c’était bien ?

Donc voilà, comme certains l’auront noté, je suis sous l’eau mais au sens propre du terme, cette fois-ci. Car ce week-end, j’ai pris mes petites affaires pour aller faire de la plongée à Marseille, ma première plongée en mer. Et accessoirement ma première descente à plus de 5 mètres de profondeur. Autant vous dire que la veille, je faisais pas la fière…

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Vendredi, 16h20, après une journée épuisante (je vous raconterai plus tard), me voici sur le quai, mon sac plombé par ma stab (c’est le gilet sur lequel on accroche la bouteille et qu’on gonfle et dégonfle pour se stabiliser dans l’eau. Je fais un peu ma merdeuse qui s’y connaît) et mon détendeur (le truc pour respirer). Le trajet en train est convivial, on fait péter le saucisson et le rhum. Rhum qui, agrémenté d’orange, a terminé sur mon pantalon, le seul que j’avais pour le week-end. Et c’est pas ma faute, c’est Guillaume qui l’a renversé ! Bon, au bout d’un moment, les autres passagers en avaient un peu marre de nous entendre, tu m’étonnes…

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Passons sur le voyage, on s’en fout un peu, tout le monde est arrivé entier au gîte malgré la conduite très sportive du taxi-monospace qui nous a amenés jusque là (en fait, c’est super grand Marseille). Soirée sympa et tout mais passons à l’essentiel de cet article : la plongée. Comme je n’ai pas encore validé mon niveau 1, j’ai donc droit à mon accompagnant à moi toute seule, c’est quand même bien la classe. Ca me rassure un chouia surtout que bon, si je fais mon gros boulet, je ne gâcherai pas la sortie du reste de la palanquée (c’est
le groupe de plongeurs. Comme je me la pète, c’est insupportable). Etape 1 : la combi. Je déteste officiellement le néoprène, ça irrite le bout des doigts, ça colle à la peau… Du coup, j’ai pris une combinaison un poil trop grande. C’est important pour la suite. Je prends mes petites affaires et direction le zodiac. Heu mais ça tangue un peu cette affaire, là quand même…  Ah non, une fois que ça navigue, ça se passe bien.

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Arrivée sur le site, je m’équipe et mon accompagnant rien qu’à moi me dit « bon, alors, tu vas faire la bascule dans l’eau ». Ouais, moi, je veux bien mais je sais pas faire… En fait, c’est super facile : on s’assoit sur le boudin la bouteille au dessus de l’eau, on tient le masque et le détendeur avec la main (histoire d’éviter de tout perdre en route), on fait attention à ne rien embarquer avec ses palmes et on se laisse tomber. Un, deux, trois… RAH PUTAIIIIIN ! Mais elle est super froide l’eau, j’en ai plein ma combi, au secours ! Ah, on me dit que c’est normal, okayyyyy… Bon, faut descendre. Le fond de l’eau est à 20 m, je rappelle que je suis jamais descendue en dessous de 5 (je crois). Et forcément, j’y arrive pas, je me sens pas assez lestée, mes jambes pédalent dans le vide. Je veux plein de kilos en plus. Bon, finalement, j’arrive à descendre, c’est un peu laborieux, je remonte par accident, j’ai mal aux oreilles mais ouf, voilà le fond. Et là, ouah quand même, c’est beau. Je vois des sardines, des rascasses, des caenilabres paon, des spirographes, des anémones… A un moment, mon accompagnateur rien qu’à moi toute seule me montre un drôle de rocher où coule un espèce de serpent chelou. En fait, c’était pas un serpent mais une tentacule et c’était pas un rocher mais le corps du poulpe ! Ouais, voilà, j’ai vu un poulpe (et même deux dans la plongée suivante). A un moment, j’arrive sur la réserve et on remonte et là, panique à bord : j’ai du sang dans mon masque. Oh merde ! Je fais signe à mon accompagnateur qui me fait signe que tout va bien. J’insiste en lui montrant le sang dans mon masque mais il persiste : tout va bien. Bon ok, je vais le croire alors. Et ça a été comme ça tout le week-end, mon moniteur préféré m’a expliqué mardi que j’avais les capillaires fragiles et que je faisais le valsalva trop fort (la manip pour équilibrer les oreilles). D’ailleurs, ça tombe bien, depuis dimanche, je suis sourde, je dois même aller chez l’ORL, youpi…

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Mais hors histoire d’oreilles et de saignements, je dirais que ce fut un week-end fantastique. Même quand y a eu la houle et que je me suis souvenue pourquoi je détestais le bateau pirate à Walibi, ça me file la gerbe. Mais je suis très fière d’annoncer que j’ai pas vomi !

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Je finirai ce long article (ouais, j’écris moins souvent mais quand je le fais, je fais pas semblant) par une anecdote qui prouve que j’ai pas toujours trop la lose. Dans le gîte, je partageais la chambre avec 5 autres filles dans 3 lits superposés. Cohabitation nickel. Le dimanche, on part à 8h (pouf !) pour le centre de plongée, on prend le zodiac, on se prend un joli grain, j’ai pas vomi.  De retour au centre, on retrouve l’épouse d’un plongeur qui est restée au gîte : « Ohlala, on a été réveillés à 9h du matin par l’alarme, y a eu un dégât des eaux dans une des chambres, tout à été complètement inondé. Une poche d’eau s’était formé au plafond, sous le plâtre et là, elle a lâché. Qui était dans la chambre 5 ? ». Ben c’était nous ! Donc à quelques heures près, on aurait été réveillées en pleine nuit par un dégât des eaux, nos affaires ruinées… Sympa ! Comme quoi, POUR UNE FOIS, la vie a décidé de pas me faire de blagounette. Merci à elle

Faut que tu prennes le temps de vivre

Ces derniers temps, je n’ai plus le temps de tenir ce blog à jour vu que le jour, je bosse et le soir, je sors et/ou je dors. Et comme mes dernières vacances furent celles de Noël, celles où on court plus qu’on ne se repose, je suis littéralement épuisée.

Donc plutôt que de me lamenter sur le fait que j’ai dû annuler mon rendez-vous chez le coiffeur hier, j’ai fait un dessin. Voilà, voilà. Après tout, en 2010, j’avais dit que je voulais dessiner, c’est fait. Colo sur photoshop, je vous prie. Faudra juste que j’apprenne à faire les ombres (et à un peu mieux dessiner aussi mais c’est un détail ça).

 

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Tout ça pour dire qu’il faut que je reprenne les choses en main, je peux pas trop me balader avec cette tête ad eternam, je vais finir par me faire frapper par un chasseur de zombie. Quoi qu’heureusement, mes week-ends pro (oui, je bosse aussi le week-end parfois) m’ont permis de bronzer, ouf !

Par contre, contrairement au dessin, j’ai pas perdu 20 kg en 3 mois vu que j’ai pas le temps d’aller au sport (mais j’ai pas toujours faim en rentrant vu que je fume beaucoup pour tenir donc ça compense un peu)

Ma vie en 3B

En ce moment, je suis un peu à l’ouest. Je n’identifie pas forcément les causes mais j’ai plusieurs pistes : le changement de saison ? Mon régime
drastique (quand je le suis) ? Le fait que j’ai pas pris de vacances depuis Noël et que, quand j’en demande, on me répond que « ouhlala, non, y a trop de travail ! » (il me reste 15 jours ouvrés à poser avant le 31 mai, tout va bien) .Ou alors mon rythme de vie en 3B. 3 B ? Bosser, Boire et Baiser. Ouais, je suis encore repartie dans du grand n’importe quoi, youpi.

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 Portrait rapide de la semaine dernière : lundi 3 B, mardi 2B, mercredi 2B, jeudi 1B (pas celui que je préfère), vendredi 3B, samedi 1B et dimanche, rien ! La semaine d’avant n’était guère mieux puisque lundi 2B( c’était un lundi férié donc une super journée), mardi 2B (mon anniversaire), mercredi 2B, jeudi 1B et de vendredi à dimanche 2B mais c’était pour le boulot. Je me sens obligée de préciser que non, mon boulot n’implique pas de folles galipettes, merci bien.

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Bref, je suis sur les rotules. Cette semaine, c’est plus calme vu que j’en suis à 1B et demi lundi et juste 1B hier. Le demi, c’est pour le fond de bouteille de champ’ que je devais finir. Et globalement, je devrais rester à 1B jusqu’à vendredi mais là, j’ai à nouveau un week-end pro en 2B. Mon article me paraît super abscons avec tous mes B, je pense que je suis la seule à me comprendre mais passons.

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Du coup, mes vieux démons reviennent un peu me taquiner, j’ai le gentil petit ange qui me dit que non, c’est pas bien, que boire à en vomir, j’ai passé l’âge (même s’il semble en fait qu’en vieillissant, ce qui me rend malade, c’est le sucre, pas l’alcool), que je suis bien loin de cette vie saine et équilibrée dont j’ai parfois envie. Surtout pour le côté reposé, j’ai des cernes, c’est épouvantable. Mais mon diable me dit qu’on s’en fout, que j’ai 30 ans et pas 60 et que si je profite pas de la vie maintenant, c’est mort. Car curieusement, malgré mes soirées de débauche (bon, somme toute relative, des fois, le B de boire, c’est juste un peu de vin), mon boulot ne s’en ressent pas. Enfin, je ne crois pas. Peu importe que je me couche tard et que je me lève les yeux un peu n’importe où sur ma figure, je me dis que je me reposerai le week-end. Quand je ne bosse pas car je bosse parfois aussi le week-end. Là par exemple, mes week-ends d’avril, c’est 2 week-ends travaillés et celui du 1er mai, je pars à Marseille faire de la plongée. C’est certes cool et ça me vide la tête mais mon corps, il en a un peu marre. Il veut se reposer, ne pas être intoxiqué par l’alcool (et je vous parle même pas de ma consommation actuelle de clopes, c’est épouvantable).

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Mais bon, vu toutes les vacances que je peux pas prendre actuellement, cet été, je vais buller à mort. Puis au moins, je teste ma résistance. Le jour où je m’endors dans le métro et que je termine dans la réserve hors alcoolémie très élevée aux petites heures du jour (oui, ça m’est déjà arrivé), c’est qu’il sera temps d’arrêter.

Enfin, tout ça explique pourquoi je ne peux plus mettre le blog à jour tous les jours.

La nature, c’est plus fort que toi

Depuis jeudi, je prends mon pied mais un truc de dingue. Non, je ne parle pas de sexe (vous pensez vraiment que j’ai le temps de prendre intégralement mon pied sexuellement depuis jeudi ? Je travaille, moi) mais de cette formidable aventure écologique que nous sommes en train de vivre : le réveil de l’Eyjafjallajokull. Le volcan aurait un nom plus facile à dire et à retenir, on se croirait en plein film. 2012 mais avec 2 ans d’avance.

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Résumé de la situation : les gens sont bloqués, impossible de prendre l’avion et en plus en France, y a plus trop de train non plus et les routes se retrouvent bloquées. Mmmm, tu sens cette douce sensation d’exode ? Bon, ok, je grossis énormément le trait mais laissez moi imaginer que je vis dans un film catastrophe… Enfin, si cette histoire était un film catastrophe, je serais une vague figurante vu que je ne comptais pas prendre l’avion ces prochains jours, que je ne vis pas en Islande et que je ne suis pas en vacances là-bas (ce qui me brise le cœur quand on sait que mes 3 destinations de rêve sont le Canada, la Russie et donc l’Islande… A noter que 2 de mes destinations fétiches sont actuellement marquées de l’interdiction maternelle de m’y rendre, je serais les Canadiens, je serais pas très bien, là…). Mais quand même, on est en 2010 et l’Europe est paralysée, on a tous des proches coincés dans de lointaines contrées (moi pas mais je compatis), 20 minutes fait même un article nous expliquant qu’il faut prévenir notre patron qu’on va pas pouvoir venir car y a plus d’avions (genre il allait le deviner tout seul). Ceci étant, j’ai essayé, j’ai appelé mon boss ce matin pour lui dire que je pouvais pas venir car y a plus d’avions, il m’a répondu « Nina, tu habites à 20 mn d’ici et tu prends
le train ». Ah ouais, merde.

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Mais ce que j’adore par-dessus tout dans cette histoire, c’est la petitesse de l’Homme face à la nature finalement. On pensait maîtriser les espaces, relier un point A à un point B d’un coup d’avion, comme ça, tranquille et tout à coup, la nature se rappelle à nous de la plus superbe des façons. Car les photos sont belles faut l’avouer. Et voici nos petits coucous cloués au sol. Ah ouais, bravo la supériorité de l’homme sur la nature, un nuage et y a plus personne. Et je dirais que c’est tant mieux. Je vais pas faire d’angélisme écologiste parce que c’est pas super ma came mais constater que la nature nous rappelle qu’elle est encore la chef, je trouve ça classe, vraiment. Oh je ne me leurre pas, je sais bien qu’on n’est pas dans
un film, que tous les grands de ce monde ne vont pas se dire « mince, la Planète, c’est précieux, préservons là » ou autres idioties d’happy end. Là, on est tous fascinés par ce qu’un nuage de cendres peut faire mais dans quelques temps, quand les vols auront repris, on aura tous oubliés et tout redémarrera comme avant. De toute façon, une éruption volcanique n’a rien à voir avec la pollution ou le réchauffement de la planète qui lui-même n’est pas forcément un acquis alors c’est pas un nuage de cendres qui va nous faire signer les accords de Kyoto ou nous réunir à nouveau à Copenhague ou Dieu seul sait où pour se faire des bisous en se disant que la pollution, c’est trop moche.

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Mais il n’en reste pas moins que je suis fascinée, que je regarde toutes les galeries d’images en me disant que la nature est quand même magnifique. Dangereuse mais magnifique. Ca me rendrait presque poète cette histoire d’avion qui ne vole plus. Mais c’est juste parce que je n’en prends pas.

Une photo du volcan quand même :

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L’Iphone, c’est le mal

Il y a maintenant une semaine et quelques jours, j’ai reçu mon premier Iphone. Non, je n’étais pas ravie de l’avoir, je l’ai pris parce que j’en avais besoin pour le boulot (oui, je sais, j’aurais dû me le faire payer par la boîte) et surtout parce que j’avais pété mon ipod et que mon vieux mp3 tient en moyenne 3 chansons. Ce qui ne me permet ni d’aller jusqu’à la gare et encore moins de tenir toute une séance de sport. Et je défie quiconque de rester une heure sur un appareil sans musique, c’est de la torture.

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Donc Iphone, je configure Facebook et Twitter dessus car j’en ai besoin pour le boulot. Je vous jure que c’est vrai. Donc je l’accessoirise. Un soir, je suis devant mon pc à glander quand mon Iphone s’agite. Qu’est-ce qu’il a ? Je regarde « X sent you un new message ». Oui, il me parle anglais. Et là, je dis non. Non pas à l’anglais, ça me fait pas de mal d’en lire (d’ailleurs, je devrais m’y mettre plus sérieusement) mais à cette notification. Je vous explique. J’aime aller sur Facebook pour cette demi seconde d’attente avant de voir s’afficher le petit carré rouge entourant un chiffre m’indiquant que j’ai un nouveau mail. Surtout quand je l’attends avec impatience ce mail. Cette demi seconde de suspense fait partie du plaisir. Or là, ce foutu téléphone m’a dit que j’avais un mail avant même que j’ai le temps d’aller voir ! Non, là, ça m’est livré direct sur le téléphone. Et mon petit plaisir alors ?

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Mais le pire c’est que j’ai longtemps craché sur ce téléphone car je savais très bien que le jour où il serait en ma possession, je serais définitivement possédée par le web. Et j’avais raison. Par exemple l’autre soir, je rentre chez moi un peu éméchée et plutôt que de lire un passionnant bouquin sur les tribus (virtuelles, je fais de l’anthropo 2.0), j’ai pris mon Iphone, j’ai parlé aux gens sur Twitter (bon, j’ai un peu foiré un reply to devenu du coup un message adressé à tout un chacun), j’ai regardé mes mails, j’ai regardé ce qu’il se passait sur Facebook. Et j’ai eu peur. Jusqu’à présent, je chérissais un peu mes bulles de déconnexion. Surtout quand j’attends un mail important, par exemple. Je suis légèrement compulsive comme fille donc si j’attends un message important, je vais vérifier mes mails toutes les demi-secondes et je nuis au bon fonctionnement de ma touche F5. Or en étant loin de mon ordinateur, je trompe un peu cette angoisse de l’attente, je pousse le plus loin possible la consultation de ma boîte mail. Quand on connaît mon impatience naturelle, je suppose que je vais preuve de masochisme dans cette affaire… Mais là, je suis quasi connectée en permanence, sauf quand je suis dans la piscine pour la plongée (je ne pense pas que l’iPhone soit waterproof) ou en soirée parce que je suis polie, je tapote pas mon téléphone en société. Enfin pas trop.


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Mais voilà, je suis accro. Ca a aussi quelques avantages comme ne pas aller sur mon pc en rentrant tard chez moi pour regarder si j’ai eu des messages donc je consulte mon téléphone et je suis moins tentée d’aller sur des sites à la con au lieu de me coucher. Ok mais je me déçois quand même un peu. Avant d’en avoir un, quand les gens me disaient « mais tu vois, je consultais mes mails sur mon Iphone et là, y a un mec qui est passé et qui me l’a arraché des mains ! », je me disais que d’un autre côté, ils étaient pas obligés de checker leurs mails toutes les 3 minutes. Maintenant, je fais pareil. Ma hantise ? Finir comme les autistes iphonistes à passer mon temps social à trafiquer mon téléphone pour aller chercher une info sur wikipedia ou Dieu seul sait quoi. En fait, Kek a très bien résumé la situation…. Le jour où j’inonde mon twitter ou facebook de photos sans aucun intérêt, tuez moi .

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Demain, je fais un régime sans Iphone !