La coloc de la vacuité : milieu d’étape

Pour les trois du fond qui ne suivraient pas, je vis depuis maintenant 15 jours avec Vicky. On va le faire version téléréalité. « Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité ! ».


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Donc voilà, 15 jours, déjà. Quand nous avons commencé notre colocation, l’idée était la suivante : « Soit on devient totalement fusionnelles et insupportables, soit on ne se supportera plus ». Quel stress ! Bon, autant vous dire qu’au bout de 15 jours, on est plus dans le fusionnelles et insupportables que dans le on ne se supporte plus. D’ailleurs, cette semaine, les 3 jours où elle était à Londres, j’aurais dépéri si je n’avais pas organisé ma semi-semaine en conséquence avec des verres en bonne compagnie et un cours de plongée (maintenant, je sais enlever et remettre mon masque sous l’eau, installer ma bouteille sur le gilet mais je suis un peu vexée de rentrer dans un gilet S avec tous les nibards qui sont miens).

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Mais mercredi soir, que de retrouvailles émues ! Pourtant c’était mal barré : moi à la gare du nord à me cacher pour ne pas être la victime collatérale d’une bagarre à laquelle participait un chien surexcité, elle dans un train quelque part perdue dans la campagne calaisienne…  Alors que j’étais au relay pour acheter Closer (ben oui, je
suis égocentrique, j’achète les magazines dans lesquels je suis) et quelques autres titres que je ne citerai pas vu que je pige pas dedans (mais c’est pas dur, vous allez au rayon mensuels féminins et vous trouverez pas mal de titres désormais en ma possession), elle m’appelle « c’est la merde, je serai pas là avant 22h30, rentre à la maison.

– Oh ma chouuuuuuuuute !  Tu veux que je te fasse une bonne soupe ?

– Non, j’ai faim, commande une pizza ! »

23h15, la pizza est dans le micro-ondes et enfin, je la récupère, épuisée. Ma pauvre choute !

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Cette coloc nous rapproche encore d’un cran du genre « hé t’as vu mon nouveau soutif ? » avec démonstration à l’appui, la porte qu’on ne ferme plus quand on fait pipi (y a un drap qui sèche dessus), les eaux oxygénées et coton demak’up qu’on se partage, les « bon, attends, lundi soir, je dors pas chez toi comme ça, je te laisse un peu ton intimité. » « Roh mais te sens pas obligée » ou les « bon, dès que je récupère les clés, je pars camper dans mon nouveau chez moi » « oh mais tu peux revenir un
peu dormir ici, si tu veux… ». Ouais, on devient clairement et irrémédiablement fusionnelles.

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Donc à mi-parcours, je le dis haut et fort et pas juste parce qu’elle est derrière moi : je suis ravie du tour que prennent les choses. Mon appart ressemble
encore à quelque chose, notre linge barbote joyeusement dans la même machine à laver, on a acheté les mêmes baskets Puma. Je trouve le test pour notre amitié intéressant et le fait qu’au bout de 15 jours, il n’y eut pas l’ombre d’une tension m’apparaît comme un élément extrêmement positif alors que par ailleurs, nous avons toutes les deux des sources de tension qui pourraient nous rendre désagréables l’une avec l’autre. J’ai même spontanément proposé que nous
fassions du ménage à fond dans son nouveau chez elle (ok, je suis accro au serpillage des murs maintenant). Et pour fêter cette mi-parcours, nous nous sommes faits une petite st valentin aux petits oignons avec foie gras (elle en a mangé les ¾) et petite bouteille de Chardonnay (elle en a bu une gorgée, j’ai fini le reste. Je suis d’ailleurs un peu pétée). Si c’est pas de l’amour ça !

PS : A la question qui est qui dans le couple Emilie-Sabrina, Vicky vient de hurler « je suis la vierge! ». Donc moi, je suis la coiffeuse.

Re- PS : Par contre, Kenya ayant deux maîtresses qui la bichonnent, elle est sacrément merdeuse en ce moment

Joyeuse St Valentin, youpi !

Aujourd’hui, tout Internet me rappelle que c’est la St Valentin. Même en passant sur viadeo, on me propose d’envoyer des fleurs à l’être aimé. Moi,  je veux bien mais est-ce que ça s’envoie des fleurs aux hommes ?  Surtout que sur viadeo, j’y vais à priori pour me faire un réseau professionnel, pas pour choper. Je me demande si Interflora communique aussi sur Meetic aujourd’hui, tiens.


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En fait, chaque année, j’ai un peu la même sensation : tiens, on parle moins de la St Valentin, ça tombe en désuétude. Et puis au fur et à mesure que se rapproche le jour J, je me rends compte que non : on navigue entre aigreur des célibattus et guimauve des amoureux. J’ai un peu la sensation d’être la seule à rester dans une indifférence
totale : je ne fêtais pas la St Valentin quand j’étais en couple, je vois pas pourquoi ça me ferait de la peine de ne plus la fêter quand je suis célibataire.

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Et pourtant, il est difficile de rester dans l’indifférence vu que la société considère qu’on doit forcément avoir un avis sur la question, faire partie de la fête.
Exemple vendredi soir, j’étais invitée à dîner et je devais amener le dessert. Je m’arrête dans une boulangerie dangereusement délicieuse et là, je découvre que tous les gâteaux sont fournis avec un petit cœur en bonbon. Ouah, génial, je vais passer pour une hystérique : « bon, tu m’invites à manger, ça veut dire que tu veux qu’on s’épouse, non . ». Ceci étant, ils étaient pas mauvais ces petits cœurs… Mais si j’avais été invitée chez un homme qui ne me plaît pas, à un dîner pro ou que sais-je encore, j’aurais dû manger les bonbons en chemin ? Pourquoi ne propose-t-on pas de gâteaux sans cœur parce qu’on peut aussi manger des pâtisseries sans chercher à prouver son amour ?

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Finalement, la St Valentin, c’est un peu comme Noël ou le Nouvel an, ne pas choisir son camp est tabou, tu aimes ou tu n’aimes pas mais avec la presssssssssssion
(plein de s) de la société, tu n’as pas le choix, tu dois avoir un avis. D’ailleurs, tout mon Twitter en a un, entre les « la St Valentin, ça pue des pieds » (twitt de célibataire
donc), les « roooooooh mon namoureux d’amour qu’est trop choupi trognon m’a offert un sublime sac Darel trop croquignolet. Et m’a amené le petit déj au lit avec des crèpes en forme de cœur ». Bon, ok, c’est trop long pour un twitt, je caricature mais ça, c’est le twitt de la femme comblée car elle a bien fait remarquer à son mec que, oui, la St Valentin, ça se fête et qu’il a intérêt à faire un cadeau encore plus démentiel qu’à Noël. C’est quelque part ce point là qui me gonfle, là, pour de vrai. Je sais pas vous mais moi mon compte en banque retrouve à peine l’équilibre après la folie de Noël, je ne me vois donc pas réclamer à un homme de dépenser encore des centaines d’euros dans un cadeau. Sauf si c’est George Clooney. Puis paye ton romantisme, c’est un peu la course au combien tu m’aimes. Supeeeeeeer… Quitte à être de la vieille école, je préfère une attention gratuite mais surprenante (et pas à une date décidée par la société de consommation) qu’un cadeau cher qui prouvera juste que notre mec a compris comment avoir son petit dessert.

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En attendant, je vous laisse, je passe la St Valentin avec ma Vicky, on a un
programme so romantique comprenant une bonne partie de ménage car là, l’appart, il ne ressemble plus à rien…

PS : Un article pas mal sur les indifférents à la St Valentin d’une fille très talentueuse.

Attention, femme en chasse, danger de lourdeur

observer mes congénères et je sais repérer une nana en chasse à des kilomètres à la ronde : plus elle en fait des caisses, plus elle est « croc » du mec.  Sauf que parfois, à force d’en faire des caisses, la subtilité trépasse et la tentative de drague flirte dangereusement avec le ridicule, voire s’y vautre franchement dedans. Au secours !

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Evidemment, quand je dis « une nana », je sais très bien que je n’échappe pas à la règle. Quand je suis en phase de séduction, je veux évidemment me placer comme le produit le plus attirant du marché donc faut soigner le packaging, l’argumentaire pour que le client achète. Donc mes tenues se sexysent, mes rires sont de plus en plus issus de ma gorge tandis que mes bras se croisent sous ma poitrine, la soulignant avantageusement et que mon doigt tortille une mèche qui traînait là. J’essaie de placer dans la conversation des citations
de Nietsche, des analyses socio-politico-psycho et ce que tu veux-logique mais aussi quelques allusions sexuelles. Message : je suis jolie, cultivée et coquine.  Sauf que de l’émetteur au récepteur, le message se transforme parfois. Et pour ceux qui reçoivent l’émission, c’est encore plus hilarant,
comme nous l’a prouvé mardi Diane.

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Il m’arrive parfois de me lancer dans une entreprise de drague et j’ai parfois envie de me mettre des claques à posteriori. Parce que par exemple, je suis très forte pour roucouler au téléphone avec ma cible mais une fois raccroché, je me tape sur le front en regardant au ciel : j’ai dû passer pour une débile mentale avec mes rires de gorges, ma voix profonde et sensuelle et mes 10 000 conneries débitées à la vitesse du son. Si le mec n’avait pas forcément envisagé de me faire sienne, là, c’est clairement mort. Je me demande si c’est possible, ça, un mec qui se dise « non mais elle est mignonne mais elle est tellement co-conne, ça va pas être possible ». Moi, à l’inverse, dans ce cas là, je laisse toujours le bénéfice du doute au mec… Et des fois, je tombe sur des tarés.

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Alors parfois, les baffes, j’ai envie de les donner aux donzelles en chasse surtout quand elles sont dans le mode un peu agressif (comme celle de Diane) à base de « je fais tellement de geste et de bruits et je suis tellement surexcitée que plus personne ne peut en placer une à part ma cible ». Là, avec de la chance, si vous êtes dans un groupe relativement important, suffit de laisser la demoiselle hystérique et sa cible seuls. Si y a attirance mutuelle, ils en seront ravis et si le monsieur n’a pas envie de la demoiselle, qu’il se démerde, c’est lui qui nous l’a toute excitée. Le pire étant les demoiselles partant dans la surenchère sexuelle tellement peu fine qu’on se croirait à un spectacle de Bigard. Limite, j’ai envie de lui dire « écoute, montre lui direct tes seins, ça ira plus vite ». Evidemment, si vous vous retrouvez dans la configuration « il y a l’hystéro, sa target et moi », je ne vois que deux choses à faire : soit vous buvez jusqu’à évanouissement, soit vous simulez un appel sur votre portable, vous faites une conversation fictive à base de « Quoi ? […] Oh
non, ma pauvre puce, je suis désolée[…] Non, ne pleure pas[…] Bon écoute, ne bouge pas, j’arrive ! ». Pensez à bien ménager vos silences pour être crédibles. Et ne culpabilisez pas : vous êtes de trop.

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Alors moralité ? Ben en matière de drague, on est tous aussi lourds, hommes comme femmes, c’est beau l’égalité des sexes… quoi qu’en la matière, ça aurait été bien mieux pour nous que notre parade nuptiale se fasse tout en finesse…

 

Les merveilleux ressorts de la drague féminine

Par DianeVingtenairets, vingtenairettes, Nina, collègues, lecteurs chéris mon amour
Aujourd’hui un petit article option cosmo/biba. Il se trouve que j’ai eu la récente occasion d’observer le très intéressant -voire un tantinet comique- phénomène de ce qu’on pourrait nommer la « drague féminine », et que dans un élan d’altruisme compulsif  j’ai eu envie de partager avec vous ce beau moment de démonstration plus ou moins subtile des conséquences plus ou moins subtiles elles aussi de l’action des hormones sur le corps et l’esprit féminins.

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Plantons le décor. Etant apprentie prof, quand je ne donne pas de cours j’en prends, avec plusieurs autres profs débutants, de plusieurs matières différentes. Bref, Lundi dernier je rentre donc en RER avec trois collègues, dont une de ma matière (appelons la Pamela), et deux autres (masculins, je précise) profs d’histoire géo (Brandon et Stephen). Et lors de ce long trajet j’ai pu observer non sans intérêt donc que ma collègue ne semblait pas indifférente aux charmes d’un de nos compatriotes mâles (Brandon).


ANALYSE COMPORTEMENTALE DE LA FEMELLE EN RUT

1/ Première technique: éloigner toute concurrence
Etant donné que j’étais danger potentiel en tant qu’autre femelle présente, fraichement brushée de la veille, et en plus connaissant la cible depuis un peu plus longtemps qu’elle, il a fallu m’évincer afin de retenir l’attention un maximum. Ce pourquoi Pamela a  choisi comme sujet de conversation une formation à laquelle ils ont assistés tous les trois, mais pas moi. Elle peut ainsi empêcher ma
participation à la conversation un maximum, et vous pouvez ainsi comprendre le pourquoi de cet article. N’ayant strictement rien à foutre et ne comprenant rien à ce qu’ils disaient, la politesse m’interdisant de sortir mon IPOD, il ne me restait plus comme option pour éviter l’ennui mortel que l’observation sociologique.

2/Deuxième technique: créer un lien social et relationnel avec la cible
Pour cela, plusieurs possibilités: on peut la flatter, s’affirmer passionnée par sa collection de capsules de bière ou rire un peu exagérément au moindre trait d’humour de sa part. Pamela a pour sa part opté pour la fameuse technique du « tissage du lien social par dénigrement d’un tiers ». Je m’explique. Une fois choisi le sujet de conversation qui me mit hors-jeu, elle fit alors preuve d’une déjection de fiel impressionnante à propos des autres gens présents à leur formation du matin. Il s’agit donc de se rapprocher de quelqu’un en s’alliant contre un « ennemi commun », une sorte de bouc émissaire contre lequel on n’a rien en particulier mais qui est bien utile pour se rapprocher de Brandon. Et il ne s’agit même pas de critiquer ses techniques pédagogiques, ou ses qualités humaines, nononon: elle ne s’attaquait à rien de moins que… leurs physiques. Ayant choisi pour cibles uniquement des filles (cf technique n°1), elle menait un listing de leurs défauts physiques, voyageant entre le visage ingrat de l’une et les kilos superflus de l’autre…le tout sous couvert d’une observation purement socio-pédagogique: ça doit être dur le regard des élèves sur soi quand on est moche comme ça… un vrai délice. Et ce qui lui a permis de passer à la troisième technique:

3/Troisième technique: le chleuasme
aaahhh ça, c’est une des techniques préférées des filles. Ce mot barbare et pas très beau (chleuasme) désigne une petite chose toute simple. En gros, après avoir déblatéré sur la mocheté ambiante des filles présentes à la formation ce matin là, elle opte pour un « enfin moi, je me considère pas magnifique non plus, mais bon, dans la norme quoi »…  Et qu’essaye t-elle de faire ici? La même chose que toutes celles qui disent en soupirant « j’suis trop moche », « j’suis trop grosse », « j’suis trop conne »…… c’est à dire d’essayer de faire dire à celui qui est en face de soi que « mais nonnn, t’es pas mooooche ». Le chleuasme consiste donc en un auto-dénigrement (que l’on ne pense pas pour un sou, bien sûr) pour faire dire le contraire à l’autre. Elle attendait là un « attends, t’es vachement mieux qu’elles quand même, un bijou rare des îles malouines, allons coïter dans mon appartement ».

4/quatrième technique: bien se faire voir
Juste après le dénigrement des autres puis de soi-même, Pamela eut un petit temps de pause (pas trop long, quelqu’un pourrait prendre la parole et détourner l’attention de Brandon) puis lança un très spontané « enfin, j’suis pas méchante hein… » qui personnellement m’a bien fait intérieurement glousser. On imagine le petit dialogue intérieur avec elle-même pendant cette pause « merde je viens de passer 10 min à cracher sur le physique d’autres filles je vais passer pour une méchante aigrie faut pas qu’il croit ça sinon exit le coït faut que je dise quelque chose qui fasse sympa pour le détromper vite vite vite….. » et pouf. Et pour compléter le tableau, après avoir passé 14 stations de RER (c’est long, j’vous le dis) à parler d’un truc que je ne comprenais absolument pas, elle se retourne vers moi entre la 14ème 1/2 et la 15ème et dernière station pour commencer un: « au fait, on parle de la formation qu’on a eu ce matin et…..ah tiens, on descend ici. Tu restes bien toi, hein? bon bah salut! »

Je me passerais de davantage de commentaires (pour une fois), et en guise de conclusion ne résiste pas à vous mettre un passage de Nana (experte en chef en ce qui concerne la séduction féminine dans toute sa cruauté et son ingénuité.. ) (Nana est une fille des rues, elle débute en tant qu’actrice dans un théâtre de boulevard et fait bcp d’effet aux hommes, et même  qu’un prince vient la rencontrer dans les coulisses)

« Si Son Altesse veut bien entrer… 
Un cri de femme surprise se fit entendre, et l’on vit Nana, nue jusqu’à la ceinture, qui se sauvait derrière un rideau, tandis que son habilleuse, en train de l’essuyer, demeurait avec la serviette en l’air. 
— Oh! c’est bête d’entrer comme ça! criait Nana cachée. N’entrez pas, vous voyez bien qu’on ne peut pas entrer! 
Bordenave parut mécontent de cette fuite. 
— Restez donc, ma chère, ça ne fait rien, dit-il. C’est Son Altesse. Allons, ne soyez pas enfant. 
Et, comme elle refusait de paraître, secouée encore, riant déjà pourtant, il ajouta d’une voix bourrue et paternelle: 
— Mon Dieu! ces messieurs savent bien comment une femme est faite. Ils ne vous mangeront pas. 
— Mais ce n’est pas sûr, dit finement le prince. 
Tout le monde se mit à rire, d’une façon exagérée, pour faire sa cour. Un mot exquis, tout à fait parisien, comme le remarqua Bordenave. Nana ne répondait plus, le rideau remuait, elle se décidait sans doute. Alors, le comte Muffat, le sang aux joues, examina la loge.  Ce sentiment de vertige qu’il avait éprouvé à sa première visite chez Nana, boulevard Haussmann, l’envahissait de nouveau. 
— Dépêche-toi donc ! souffla Bordenave, en passant la tête derrière le rideau.
Je vous demande pardon, messieurs, dit Nana en écartant le rideau, mais j’ai été surprise…
Tous se tournèrent. Elle ne s’était pas couverte du tout, elle venait simplement de boutonner un petit corsage de percale, qui lui cachait à demi la gorge. Lorsque ces messieurs l’avaient mise en fuite, elle se déshabillait à peine, ôtant vivement son costume de Poissarde. Par-derrière, son pantalon laissait passer encore un bout de sa chemise. Et les bras nus, les épaules nues, la pointe des seins à l’air, dans son adorable jeunesse de blonde grasse, elle tenait toujours le rideau d’une main, comme pour le tirer de nouveau, au moindre effarouchement.
— Oui, j’ai été surprise, jamais je n’oserai… balbutiait-elle, en jouant la confusion, avec des tons roses sur le cou et des sourires embarrassés.
— Allez donc, puisqu’on vous trouve très bien ! cria Bordenave.
Elle risqua encore des mines hésitantes d’ingénue, se remuant comme chatouillée, répétant :
— Son Altesse me fait trop d’honneur… Je prie Son Altesse de m’excuser, si je la reçois ainsi…
— C’est moi qui suis importun, dit le prince ; mais je n’ai pu, madame, résister au désir de vous complimenter…
Alors, tranquillement, pour aller à la toilette, elle passa en pantalon au milieu de ces messieurs, qui s’écartèrent. »

Le jour où j’ai été chroniqueuse pour Closer

Ceux qui lisent Closer auront peut-être remarqué du nouveau samedi : je suis dedans. Pas en tant que star paparazzée vu que je ne suis toujours pas connue et j’ai envie de dire heureusement, mais en tant que chroniqueuse. Voilà à 29 ans, c’est officiel, je suis chroniqueuse dans un hebdo papier féminin. Et j’ai envie de dire « ouah ! ».

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Tout a commencé en 2009 quand la rédac’ chef de Closer m’a appelée pour un petit encadré sur un article sur Cindy de Secret Story. De là, elle me parle d’un projet qu’elle aimerait développer avec moi. Un projet ? Mot magique, je dis oui. Après un déjeuner, nous voici parties sur un concept de chronique en pleine page façon Carrie dans Sex and the city. Chaque semaine, je vais donc écrire un article sur la vie d’une quasi trentenaire, ses rencontres, ses réflexions sur l’amour, la vie… Enfin, plus ou moins ce que je fais ici mais dans un format arrêté (alors qu’ici, même pas je compte mes caractères). On part sur trois mois, on verra ensuite si ça continue ou pas.

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Et là, forcément, j’ai une pensée pour mon ex moi, la jeune chômeuse diplômée en journalisme qui cherche désespérément à débuter. Aujourd’hui, alors que j’ai déjà un emploi (mais pas dans le journalisme), hop, voilà que ça me tombe dessus sans avoir fait de démarche pour. Premier réflexe : limite, j’ai un léger sentiment d’injustice par rapport à cette ex moi qui galérait. D’un autre côté, ce n’est pas non plus un hasard, c’est grâce à ce blog qui est le fruit d’un travail de quasi 5 ans, d’un ton qui a évolué, de ma capacité à écrire. Même s’il faut plus travailler que sur un simple article de blog, d’abord pour rentrer dans le format, ensuite pour tenir les délais et enfin pour trouver le bon ton. Sur ce blog, si un article est moyen, c’est pas trop grave. Quand t’es payée pour écrire une chronique, pas le droit de se rater.

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Et puis, ça fait un peu revanche sur la vie. J’ai galéré pendant un an et demi, j’ai été à deux doigts de rentrer chez ma maman tellement je m’en sortais plus (mais ma sœur m’a engueulée et je suis restée). Et même si aujourd’hui, je ne suis pas journaliste, ce n’est pas pour autant que j’ai raté ma vie, je m’en sors bien. Mais mes premières amours sont toujours là et enfin, j’ai l’occasion de bosser pour ce milieu, même si c’est comme pigiste. J’avais dit récemment que le journalisme pour moi, c’était mort du fait de mon salaire actuel et du
salaire proposé à un journaliste lambda. Ben oui, sans avoir le salaire d’un cadre sup, je m’en sors pas si mal. Finalement, il reste des ponts…

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D’ailleurs, je vous laisse, je dois écrire un nouvel article.

Courrier des cœurs, réponse à Mayra

Cette semaine (ou à peu près), Mayra nous a posé la question suivante :

« Il y a 3 ou 4 mois, j’ai flashé sur un homme, à mon lieu de travail. J’ai tenté plusieurs approches pour le connaître et faire
savoir que j’étais intéressée par sa personne. Tout d’abord, il est impossible d’apprendre quoique ce soit sur sa vie privée et ensuite il a très bien compris que j’étais plus qu’intéressée au vu de mon agitation dés que je l’aperçois. Comme j’en ai assez de cette situation et parce que j’ai envie d’aller de l’avant (je déteste faire du surplace), j’ai décidé de me lancer et de lui dire…mais voilà, j’ai eu l’occasion cette semaine de le voir seul et je n’ai pas réagi. J’étais d’une part tétanisée, mais surtout je ne savais pas vraiment ce que je devais lui dire ou lui demander ? Es-tu disponible ? Es-tu homo (ze grande question qui me tarabuste) ? Prendrais-tu un verre avec une fille que tu ne connais pas mais qui ne cesse pas de te chercher ? Ca te dit une soirée sushis ? Habituellement les rôles sont inversés, c’est pourquoi je ne me sens un peu désemparée.  Je précise que je ne sais pas ce qu’il pense de tout cela. Il semble timide et me fait toujours de grands sourires mais quand cette fameuse occaz s’est présentée, il n’est pas venu me parler non plus. Je sens le rateau poindre mais il m’est nécessaire pour avancer. Quelqu’un d’autre laisserait peut-être tomber, mais pour ma part, je veux savoir ! 
»

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La cellule love and sex s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Il m’est passé une histoire similaire une fois : un mec au travail dont j’ai réussi à me rapprocher, on parle et on
s’entend bien, je commence à le chercher et il répond mais rien de plus. Ca dure pendant deux mois et je ne comprends pas ce qu’il cherche. Comme toi à cette époque j’avais besoin de me lancer. En général je ne fais pas le premier pas mais je crois que je voulais me prouver à moi-même que je pouvais le faire. J’ai commencé à faire des allusions beaucoup plus fortes et un jour où il y avait un pot dans la boite et que j’en suis sortie un peu éméchée, je lui ai casi fait une proposition de rdv. Deux ou trois jours après il m’a invité à sortir, puis une autre fois. Résultat des courses : le mec était fraîchement divorcé et plein de problèmes à régler avec lui même. On est jamais allés au-delà du 2e rdv, mais je n’ai eu aucun regrets car je suis allée jusqu’au bout.
Alors si tu veux te lancer, lance toi. 

Enzo : (Enzo hoche la tête toutes les dix/quinze secondes car c’est quelqu’un qui sait écouter mais ne parle pas parce qu’il
n’y a pas de question ou que les réponses sont incluses dans les questions)

Petite Cervoise : ah, on dit toujours « no zob in job »… mais comme l’hormone l’emporte (presque) toujours sur le neurone, pour être fixée utilise l’outil principal de communication : le mail. un mail aux airs pro qui appelle une réponse, un échange qui finit en conversation voire en « on va à la cafèt’ ? »… c’est délicat car l’écrit reste, mais si c’est bien mené, l’efficacité est prouvée.
PS : à la cafèt, ne prend jamais le potage à la tomate, même pour avoir l’air d’une fille saine.

Jane : Tu sembles déjà résolue à aller de l’avant, même si c’est pour ramasser une réponse négative, alors je vais me contenter
de faire la supportrice et admirer ton courage. Parce qu’il va falloir que tu te jettes à l’eau du coup!

Pour la façon d’amener la chose, il va juste falloir saisir ta chance au vol, en proposant un verre un soir en sortant du travail, en faisant un bout de chemin ensemble en partant le soir (quitte à dire « oh moi aussi je pars, tu m’attends? » alors que tu n’es pas du tout prête à partir…) ou en proposant un combo sushi + DVD sous la couette + affinités, mais c’est déjà beaucoup plus frontal et beaucoup moins subtil comme approche.

Et comme je suis assez d’accord avec Enzo, d’où qu’elle est la question, je n’ai qu’une chose à dire: go go go! 

Nina : Bon, pour ma part, je trouve que rien n’est évident dans cette histoire. Il ne te parle pas donc il ne veut pas de toi ? Peut-être que oui, peut-être que non. Déjà, tu considères qu’il sait qu’il te plaît mais en es-tu si sûre ? Tu dis un peu plus bas que tu ne le connais pas, finalement donc difficile de savoir s’il a même perçu ton trouble. Ensuite, s’il ne t’a rien demandé, peut-être est-ce pour les mêmes raisons que toi, il n’a pas osé ? Ou parce qu’il ne s’est même pas rendu compte de ton trouble à moins que ce ne soit par timidité ? Au XXIe siècle, le premier pas n’est plus exclusivement masculin ! 

Voilà, si toi aussi tu as une question, envoie la nous à nina.bartoldi(a)gmail.com, un petit mail sur Facebook, twitter ou même en comm ici, tout est possible !

Et si l’UMP cherchait à dynamiter le web ?

Hier, Pink et Topper discutaient lip dub à base de « non mais qui fait encore du lipdub après le massacre de l’UMP sur le genre ». Et là, j’ai eu comme une révélation : et si ce lipdub était une stratégie subtile et diabolique pour détruire à jamais le genre Lipdub ? Et si l’UMP fagocitait le web français en détruisant tout ce qui fait le buzz ?

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Bossant dans le web, je suis assez au fait des dernières tendances. Le principe est simple : une agence (en général, ça part des Etats-Unis) propose un truc révolutionnaire et tout le monde suit si ça marche. Genre le lipdub ou le flash mob, par exemple. Mais pour le lip dub, là, c’estr mort de chez mort, faut plus en faire, l’UMP a tout cassé.

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Mais… alors si c’était volontaire ? Prenons Twitter et le sémillant Frédéric Lefebvre qui a eu son compte suspendu le premier jour car il avait, je cite « trop de followers ». Au moins. Imaginons que Lefebvre soit le ver dans le fruit, celui qui ringardise à mort Twitter de par sa seule utilisation. Et ils sont sur Facebook aussi ! Et ils ont des blogs où ils copient-collent les contenus d’autres blogs ! Mon Dieu, ils sont partout, ils ringardisent tout, ils font fuir la horde d’Internautes toujours à la pointe. Mais où allons-nous débattre dans l’espace virtuel ? Sur Meetic ? Je suis sûre que si on cherche bien, on aura quelques jeunes pop’ et peut-être même des membres du gouvernement. Ceci étant, si j’y trouve Laurent Wauquiez, j’en serai ravie.

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Bon, il est vrai que le lipdub fut un merveilleux foirage même si à chaque fois que je pense à Xavier Darcos ou Christine Lagarde, tout plein de grâce et d’élégance dans ce clip, j’ai envie de rire. L’utilisation des médias sociaux laisse à désirer pour la plupart d’entre eux et je suis sûre que si Christine Boutin disait que les rencontres sur Meetic étaient quelque chose de bien, elle nuirait grandement à la vitalité du site. Parce que Christine Boutin, c’est un peu la dame qui a dit que mettre une capote, c’était pas très drôle. D’un
autre côté, coucher sans capote ne m’a jamais fait mourir de rire non plus. Ce serait préoccupant, d’ailleurs… Mais imaginez un peu quels génies de la stratégie on aurait là : « plutôt que de lutter contre le web 2.0 qu’est méchant avec nous, adoptons le en  criant haut et fort que ouais, les médias sociaux, c’est trop bath et regardons les internautes fuir ». Comme ça aucun délit manifeste de censure et ce vilain média qui fait peur se tait de lui-même.

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J’aurais dû faire dictateur.

PS au cas où : bien entendu, cet article est un délire de ma part, interdit de le lire au 1er degré

Je suis passé du côté totalement girly de la force

 j’avais 18 ans, j’étais globalement garçon manqué. Quelques teintures de cheveux par ci, une touche de mascara par là, un peu de khôl autour de mes yeux et c’est terminé pour ma féminité. Ah si, j’avais déjà de jolis sous vêtements . Mais tout ce qui était mode et chouchoutage au-delà de la simple hygiène me semblait d’une superficialité sans nom et rien que l’idée d’un masque capillaire me faisait lever les yeux au plafond.

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Je l’ai déjà dit, ado, je ne prenais pas bien soin de moi. Aujourd’hui, je me rends compte que je suis totalement l’inverse. Déjà, je lis des magazines féminins que je vomissais il y a à peine 10 ans (sauf Perso qui était ultra top) tellement je les trouvais futiles et creux. Non mais c’est vrai, c’est criminel de proposer des jeans à 1350 francs (y a dix ans, on parlait encore en francs, je rappelle). Aujourd’hui, les jeans sont encore plus chers et les pages mode génèrent chez moi grande frustration MAIS j’aime les magazines féminins, ça me distrait essentiellement, ça me donne de bonnes idées d’articles, des petits tuyaux pas cons et je rajouterai même qu’on y apprend des choses. Mais je ferai un article consacré au sujet plus tard.

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Donc me voici féminisée à mort et j’en ai pris conscience mardi soir, dans les vestiaires collectifs de la plongée. Déjà je me suis fait une copine, une apnéiste que je ne croise qu’aux vestiaires (il semblerait que plongeurs et apnéistes ne se mélangent pas, je suis pas sûre mais on ne les voit jamais au pot du débrief). Donc après avoir discuté avec ma nouvelle copine pendant qu’on se change (j’aime bien discuter topless, ça change les rapports… ou pas, en fait), une fois qu’elle est partie, j’écoute mes camarades plongeuses qui parlent beauté et cheveux : « non mais attends, il paraît qu’il faut faire un masque capillaire par semaine, geeeeeeenre ! Mais qui fait ça ? ». Heu… moi. Bon, ok, il est vrai que je suis un peu stressée du cheveux, je fais masque capillaire, j’ai une crème de nuit pour cheveux (si, si), j’ai un gel protecteur pour la piscine et parfois, je fais des masques à base d’huile de monoï ou d’argan (mais toujours avant shampoing, c’est hyper gras, on ne sort pas dans la rue sans avoir nettoyé derrière). Même si de manière générale, j’ai été moins complimentée sur la douceur de mes cheveux que sur celle de ma peau par la gent masculine, avoir le cheveu vif et soyeux permet de… bah de recevoir les compliments de la coiffeuse pour commencer.

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Des fois, je me dis que j’aurais dû prendre des photos de mon lavabo à différentes étapes de ma vie, passer de la brosse à dent et biactol non entamé à la panoplie brosse à dent, gel pour le visage, crèmes hydratantes (oui, une pour le corps, une pour le visage et je mets pas la même selon la saison, par exemple), huile d’argan, masques en tout genre. Et je ne vous parle pas de la baignoire décorée de plusieurs bouteilles de gel douche, shampoing et produits moussant pour le bain. Et le maquillage, j’en parle pas non plus… Même que j’applique mon rouge à lèvres au pinceau maintenant.

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Mais pourquoi ce changement ? Il semble que ça vienne de ma vie parisienne, je crois que j’étais pas aussi girly, fashionista et soignée avant (quoique rassurez-vous, me reste des marges de progrès faramineuses genre mes ongles, jamais peints, coupés ras). Le côté soin me vient de ma hantise de subir les effets de la pollution et du chlore (oui, et du tabac, j’en connais une qui va me le dire). Mais pour le reste, je sais pas. Est-ce lié à ma vie de femme séductrice ? Sans doute. Mais quoi qu’il en soit, je n’ai aucune envie de remettre en cause cette féminité-là, elle me plaît, je la cultive et dès que je relâche un peu le tartinage, j’ai la sensation de me négliger.

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Paris m’a-t-il rendue superficielle ? Sans doute un peu mais au fond, ça m’est bien égal.

Le déménagement, un moment convivial entre amis

Ce week-end avait donc lieu le déménagement de Vicky, un grand moment épique qui fut très éprouvant pour elle puisque tout le monde l’a plus ou moins gentiment taclée durant la journée. Comme on dit qui aime bien châtie bien. Là, samedi, on l’a adorée.


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7 personnes : 5 filles, 2 gars dont un qui s’est échappé en route (bon après avoir descendu le clic-clac et la machine à laver avec la Marmotte Narco bien active aussi). Le nombre est ok, point trop n’en faut sous peine de se marcher sur les pieds et de tous devenir totalement inefficaces. Certains diront qu’un mec de plus aurait été appréciable mais on fait ce qu’on peut, hein…

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Pour nous donner du cœur à l’ouvrage, on commence par petit déjeuner : viennoiseries à gogo et café dans les mugs que je viens juste de laver, ouéééééé…  Ceci étant, au vu du travail, ça n’est pas du luxe, il nous fallait du carburant. 11h, le dernier arrivant est là, c’est parti. Alors voilà le principe : on prend les cartons, on les descend du 1er au rez de chaussée avec un splendide escalier en spirale et on les stoque dans un garage 100 mètres plus loin. Comme je suis une fille prévoyante, j’ai amené mon diable, acheté cet été pour l’installation de la machine à laver. J’avais dit qu’il resservirait pour le déménagement de Vicky, hin hin hin, j’avais raison ! Par contre, j’aurais pu intuiter aussi qu’une deuxième boîte à outlils et un deuxième aspirateur aurait pu faire gagner du temps. Mais me lever à une heure à un chiffre le samedi me fait perdre de l’intelligence.

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Etape 1 : vider. On descend les meubles, on les stoque dans l’entrée, on les amène au garage, je démonte une étagère avec So Long (sans que personne ne soit blessé), Grenouille démonte la mezzanine, So Long trouve des souvenirs de nuits torrides gênants, on rigole tous comme des idiots, la machine est évacuée par une marmotte et une grenouille, une fille qu’a pas de blog ou de twitter perd les clés du garage… dans sa poche. Bref, comme à chaque déménagement, c’est la débrouille et le léger n’importe quoi mais à 14h, on dévore notre McDo avec un réel enthousiasme. L’après-midi, c’est ménage, je me découvre une passion pour le serpillage des murs. Oui, parce que vivre pendant 4 ans dans un appart, ça laisse des traces donc pour les atténuer, je serpille les murs. Evidemment, ça ne vaut pas un bon lessivage mais peu importe, j’y ai mis du coeur. Et je ne vous parle pas de mon acharnement à faire partir les traces de projection sur le mur de la cuisine, moi et mon éponge imbibée de vinaigre blanc (je hais l’odeur du vinaigre même si le blanc est plus doux que le rouge). J’ai tellement fait corps avec le mur que je suis repartie avec une partie de la peinture sur mon jogging et mon poncho. Heureusement que j’avais laissé mon tailleur Chanel au placard. Et je ne vous parle pas de l’odeur persistante de vinaigre qui a fini par trépasser après deux douches, une vaisselle et je ne sais combien de lavage de main avec du savon Lush qui sent très fort (mais qui sent bon). Cependant, dans un souci de confort esthétique pour mes camarades, mes murs, je les ai lessivés avec une voilette qui m’appartient et qui traînait chez Vicky (j’ai toujours des trucs qui traînent chez elle). La voilette avec un poncho et un jogging, c’est la classe. Ou pas… Mais je devrais la mettre plus souvent même si faut l’assumer (et que ça ne protège pas de la pluie).

A la fin de la journée, j’étais curieusement de bonne humeur. Ben oui, les déménagements, ça m’enchante… Enfin, les déménagements qui se passent bien. C’est crevant, c’est salissant mais on se marre bien en fin de compte (sauf Vicky qui s’est fait ratatiner toute la journée) et on a l’impression d’avoir rentabilisé son week-end. Et je pourrais ajouter qu’on fait du sport mais vu qu’on
a tendance à porter les cartons un peu n’importe comment, ce n’est pas vraiment le plus efficace pour avoir un corps de rêve.

Bref, bilan : pas de blessés, rien de cassé (je crois), quelques fous rires, une bonne humeur générale. Je ferais des déménagements presque tous les week-ends. PRESQUE.


PS : Manifestement, Over-blog a décidé que j’avais assez illustré mes articles comme ça, je ne peux plus rajouter d’images… Faut vraiment que je termine le blog sur wordpress…

Et toi, c’est quoi tes loisirs ?

L’autre jour, je lisais négligemment un magazine féminin (je ne sais plus lequel c’était, il me semble que c’était Glamour dans le métro mais c’est peut-être Biba dans mon lit) quand un mini paragraphe dans la rubrique travail attire mon attention : « attention à ce que vous mettez dans la rubrique loisirs ». Et là, catastrophe : tout ce que je mets n’est pas bon.

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Je vous explique un peu le concept : en gros le magazine explique qu’il ne faut pas mettre des choses trop génériques comme lecture. Ce que moi, j’ai mis parce que oui, dans mon temps libre, je lis et beaucoup et de tout. Alors je mets quoi puisque c’est une réalité ? Je remplace lecture par tricot ? Bon, je peux éventuellement détailler ce que je lis mais mon CV fait déjà deux pages (ok, une page et demi), je crois qu’on s’en fout un peu que je détaille mes loisirs. Non ?

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Je me souviens, il y a 5 ans, à l’époque où je fréquentais Arnaud (ouhlà, ça remonte à loin, hein !), on papotait CV puisqu’à l’époque, je débutais ma recherche d’emploi et il m’expliquait qu’il fallait toujours mettre un sport collectif en loisirs genre « j’ai l’esprit d’équipe ». Sauf que je ne pratique aucun sport collectif. Je peux éventuellement dire que je fais de la plongée, c’est un club, il faut savoir faire confiance aux autres et agir avec intelligence pour ne pas mettre les autres en danger…  Mais après, c’est vrai que natation ou sport en salle, ça fait un peu autiste. Sauf que je suis suffisamment sociale dans ma vie pour avoir de temps en temps besoin de me retrouver seule avec moi-même et mes muscles pour réfléchir un peu. Rêvasser beaucoup. Parce que mine de rien, l’heure de natation passe beaucoup plus vite quand je rêvasse, c’est un fait.

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C’est vrai qu’en lisant mes loisirs, ça peut donner l’impression d’une fille curieuse et touche à tout mais solitaire. La lecture et l’écriture impliquent une activité solitaire, la photographie aussi. D’ailleurs, à y repenser, la photographie, c’est un peu abusé, je n’en fais pas beaucoup. Quand je voyage, je mitraille comme une folle (limite, je suis un vrai boulet à base de : « haaaaaan, attends, je veux prendre une photo ! ») mais en dehors de ça, je n’en fais quasi pas. Des fois, je me dis que le week-end, au lieu de végéter en pyjama, je pourrais et même devrais prendre mon appareil photo et me promener dans Paris histoire de prendre des clichés mais la flemme. De toute façon, mon objectif est pourri mais promis si je gagne au loto, je m’en achète plein ! Ah, on me murmure à l’oreille que je ne joue pas au loto. Je suis maudite.

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Autre élément très risible de mes loisirs : « musique (pratique du violoncelle pendant 1 an) ». Si ça, c’est pas un foutage de gueule… Déjà, dire qu’on aime la musique, c’est un peu ne rien dire, tout le monde aime la musique. Oui, j’en écoute très souvent mais je ne suis pas pointue en la matière. Quant au violoncelle, j’en ai fait d’octobre 2003 à juin 2004… Bon, je vais le virer, faudrait pas qu’on me pose des questions dessus, ce serait gênant.


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De façon générale, on peut se demander la pertinence de cette rubrique loisirs. Est-elle lue ? Oui, on m’a déjà posé des questions dessus, elles sont un petit bonus. Je me dis qu’à priori, le mien pue la fille un peu solitaire, certes autonome mais solitaire. Mais je ne vais pas rajouter « sortie entre amis », pourquoi pas « cuitage institutionnel et langue de putage », tant qu’on y est ? Au pire, je joins une photocopie de mon agenda. Par exemple, la semaine qui vient : lundi, verre entre filles, mardi, plongée, jeudi, verre entre filles, mercredi ou vendredi verre avec un pote. Et la semaine dernière ? Mardi, plongée, mercredi, verre entre copines (mais  annulé), jeudi, dîner entre collègues et ce week-end, déménagement de Vicky (ce fut épique). Heu… Non, là, ça fait la fille trop fêtarde du coup…

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Finalement, après réflexion, je déclenche la sonnette d’alarme : la rubrique loisirs est de loin la plus casse-gueule.