Rencontre dans le réel

A moins d’adorer se tripoter face à une webcam, le site de rencontre a pour finalité la rencontre… Comme son nom l’indique donc. Jusque là, tout va bien. Sauf que la drague en ligne permet d’avancer relativement masqué derrière nos trois plus jolies photos (ou à peu près)et que le saut dans le réel fait toujours un peu peur :
– vais-je vraiment lui plaire en chair, en os, en odeur et en saveur ?
– mais surtout, va-t-il/elle me plaire ?

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Parce que oui, faudrait pas oublier qu’on est deux à sauter le pas et que la réciprocité de l’attirance n’est pas toujours simple. Donc il va falloir se préparer aux scénarii suivants :

On se plaît
Là, tout va bien, c’est facile. Je te veux, tu me veux. Dans ce cas, la seule difficulté est de bien saisir le désir de l’autre parce que oui, avouons-le, on a tous fait nos boulets à pas capter que les tripotages de bras sans aucune raison, effleurements réguliers, rires de gorge, tournicotages de cheveux et regards brûlants, ça se traduit pas « prends-moi là, de suite, sur cette table ». Mais ne le faites pas, commencer une relation par une garde à vue pour attentat à la pudeur n’est jamais une bonne idée.

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Je ne lui plais pas
Votre proie correspond bien à ce que vous aviez imaginé mais, pas de bol, la réciproque n’est pas vraie. Selon la délicatesse de votre proie, la soirée peut s’arrêter là (ce qui peut faire très mal à l’ego) ou alors, il/elle sera poli-e et vous passerez une bonne soirée et peut-être vous gagnerez un-e bon-ne pote. Quoi qu’il en soit, faut dédramatiser. Rappelez-vous qu’un site de rencontre implique une concurrence féroce et vous pouvez être éliminé-e sur un détail. Une voix un peu trop fluette, une question de taille (non, je ne parle pas du contenu du slip), une couleur de cheveux… Ca peut aussi être une question de timing : il-elle a eu un bon rencard peu de temps avant, vous êtes moins à la hauteur de ses espérances. Bref, no more drama, no more pain. Ne jouez pas votre vie sur un rencard.

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Il-elle me plaît pas
Ca arrive aussi parce que, oui, on veut séduire, donc on met nos plus belles photos et qu’elles peuvent ne pas correspondre tout à fait à la réalité. Souvent parce qu’elles datent d’il y a une bonne dizaine d’années, à l’époque où nous avions plus de cheveux, moins de kilos et surtout le visage plus lisse qu’un cul de bébé. Donc parfois, on croit avoir rendez-vous avec Léo di Caprio époque Roméo+Juliette et on se retrouve avec Léo di Caprio version aujourd’hui. Ou Mariah Carey sans Photoshop. Ca déçoit. Alors, là, il y a plusieurs façon de procéder. La façon pute qui consiste à abréger le rendez-vous soit en prenant ses jambes à son cou avant que l’autre ne vous reconnaisse, soit en annonçant clairement que ça ne va pas être possible, ce qui implique une bonne dose de culot et de méchanceté. Oui, mais attends, l’autre, il nous a menti, merde ! Ouais ok mais quitte à être là, autant prendre un verre : on n’est pas à l’abri d’une personne sympa avec qui bien se marrer. Passer une soirée ensemble n’implique pas roulage de pelles, nuit torride, mariage et enfants.

Leonardo-DiCaprio-en-2001

On ne se plaît pas
Même réaction qu’au dessus : boire un verre et peut-être se trouver un-e bon-ne pote.

amitie-homme-femme

Bref, décrocher un rendez-vous n’est pas la fin du chemin de croix, ce n’est qu’une étape. Donc on y va à la cool, bien sapé mais pas trop, on ne fait pas péter ses plus beaux dessous et on ne parsème pas son lit de pétales de roses option bougies tout autour du lit. Parce que rien n’est gagné et puis, franchement, je sais pas vous mais moi, ça me fait flipper.

psychopath

La semaine prochaine, nous évoquerons cette difficile question : c’est qui qui paie ?

On va fluncher ?

Sur les sites de rencontre, les rencontres, justement, sont finalement rares pour peu qu’on soit un peu sélectifs (aka « non, j’ai pas envie de tirer un coup vite fait avec une personne pensant que 3 mots souvent mal orthographiés suffisent pour me choper, excuse my sapiosexualité). Mais parfois, au hasard d’échanges de messages, la magie se crée et l’autre accepte la rencontre. Super… Mais on fait quoi du coup ?
Elegant couple traveling a limousine at night
Je me suis déjà posé la question du premier rendez-vous, elle se pose avec d’autant plus d’acuité sur les sites de rencontre qu’il est rare que les inscrits aient un-e seul-e prétendant-e sur le feu. C’est le Bachelor ou la Bachelorette mais sans prod qui vous balance à Venise ou Prague pour roucouler dans des restos réservés rien que pour vous. Non, faut se démerder tout seul et avoir la bonne idée. Donc dans ce cas, j’ai envie d’exclure direct le ciné ou un concert, à moins d’être sûr du film ou du concert. Si le spectacle n’est pas à la hauteur, ça peut nuire à ton image mais surtout c’est difficile de se parler et donc de démontrer avec subtilité que ça peut accrocher (ou pas d’ailleurs). Une expo peut être une bonne idée mais attention : on vérifie l’expo avant (cf remarque sur le film ou le ciné potentiellement moyen) et si on veut étaler sa science, on ne le fait pas avec lourdeur et prétention. Une personne cultivée, c’est bien, une personne qui se la pète, ça craint.
Of course I talk to myself
Le mieux reste de trouver un terrain neutre, idéalement pas trop loin de vos domiciles respectifs (pas toujours évident en grande ville,je sais) histoire de trouver rapidement un échappatoire si la soirée n’est pas à la hauteur de vos espérances. On ne traverse pas Paris pour aller à côté de chez elle ou lui, on ne lui fait pas faire le grand tour non plus, à moins d’avoir le meilleur resto ou bar du monde au bas de son immeuble mais faut être sûr de son coup. Le mi chemin permet d’envisager l’option « retour chez soi », seul ou accompagné, tôt… ou plus tard. Evidemment, le choix du quartier reste prépondérant et là, y a pas de règles. Je suis sûre que si on cherche bien, y a bien des gens qui aiment sortir à Châtelet ou sur les Champs donc bon…Après, n’oublions pas que c’est sujet à discussion, la proposition n’est pas imposition. Si la personne refuse de vous rencontrer parce que vous avez proposé le mauvais quartier (bon, les Champs, si la personne vit sur Paris depuis plus de 3 mois, c’est un peu chercher la merde quand même), vous aurez sans doute gagné du temps en passant direct à la suivante.
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Bon, le rendez-vous est pris ? Ok, va falloir rencontrer la personne IRL… On s’accroche à nos culottes, strings ou boxers (pas slips, non) et c’est parti ! 

Ca te dit un petit café ?

Les sites de rencontre, c’est comme la recherche d’emploi : beaucoup de CVs envoyés pour peu de réponses. Non que vous n’ayez pas les bons atouts, juste que le recruteur a décidé que vous n’étiez pas ce que vous recherchiez. Mais parfois, au détour d’un message envoyé dans le vide internétique, voici soudain que votre compteur à message affiche un +1 . Encore un relou qui voudrait tirer son coup dans les prochaines deux heures ou une call girl en mal de clients ? Oh non, mon Dieu, c’est une réponse.

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Après avoir fait une petite danse de la victoire, calmons-nous car rien n’est fait. Prenons évidemment le cas où la réponse serait positive, une réponse négative étant en général plus nuisible pour l’ego qu’une non réponse (venez pas me dire le contraire). Il faut enchaîner et confirmer la première bonne impression. Non parce que ferrer un poisson, c’est bien mais le remonter sur le bateau est une autre paire de manche et une réflexion maladroite ou franchement lourde peut briser la magie. Le poisson retourne dans les eaux en ricanant. Pour la suite de la démonstration, considérons votre proie comme un chaton un peu sauvage : vous avez réussi à l’approcher, il va falloir tendre la main très doucement pour le caresser sans se faire griffer ou sans le faire fuir.
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(il est possible que cette métaphore féline ait été utilisée pour glisser cette photo aaaaadorable d’un chat du désert d’Oman)

L’idée est à présent de concrétiser la rencontre. Comprenez : les dialogues par mail, c’est génial mais attention danger : à force de se raconter, on peut raconter n’importe quoi ou plutôt n’importe qui. La machine à fantasmes s’emballe et attention à l’atterrissage. Comment tomber amoureux-se d’un mirage en une leçon. Donc il faut arriver à concrétiser la rencontre dans le réel sans brusquer votre chaton. Déjà, on évite absolument les « ouais, tu as répondu, viens boire un coup ! ». A moins évidemment qu’on soit là dans le cadre d’un pur plan cul où le but est de satisfaire au plus vite ses besoins sexuels, là, ça passe. Et si vous êtes vraiment pressés, vous pouvez même vous abstenir de proposer un verre avant le coït (mais c’est quand même plus sympa). Il faut rassurer le chaton en lui démontrant avec humour et subtilité que ce verre, mon vieux, il va être génial car on a des choses à se dire. Oui parce que même si la finalité est sexuelle, prendre un verre avec quelqu’un à qui on n’a rien à dire coupe les envies de levrettes, je vous le garantis.
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Donc échange de deux ou trois mails, vous voyez la réaction du chaton. Si la conversation se fait bien, lancez-vous ! Un classique « j’aime bien ta conversation, ça te dirait pas un petit café ? C’est plus sympa IRL ! », pas la peine de se casser la tête. Si vous sentez les réponses laconiques et tapées en vitesse entre deux métros, vous pouvez proposer mais votre chaton est déjà prêt à bondir hors de portée.
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Seulement, voilà, certains chatons, malgré toute votre douceur et votre tact, sont effrayés. Peur de la rencontre. Le basculement dans « la vraie vie » est toujours un peu décevant car on se construit une idée par rapport à des photos, en général valorisantes, un moment figé d’une personne en mouvement. Et si en plus cette personne est genre une fille qui change souvent de couleur de cheveux (moi), ta projection est forcément différente de la réalité et, pendant quelques instants, la vraie personne te déçoit un peu. Puis tu découvres son charme et sa personnalité et ça repart.
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Oui, ça fout la trouille mais. MAIS. Passé un certain nombre de messages échangés, si personne ne propose de café ou, pire, que tes propositions sont éludées, qu’une seule chose à faire : laisser tomber car cette personne, tu ne la rencontreras jamais. Ceci étant, parfois, avoir un-e correspondant-e virtuel-le, un-e confident-e lointain-e qui ne pourra pas répéter tes petits secrets à tes camarades, ça peut être une option intéressante. Mais nous n’en sommes pas là.
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Allez, on tend la main pour caresser la tête du chaton. Pas de fuite ou de griffes déchiquetant votre chair ? Bien. Maintenant, va falloir trouver une idée de sortie.

Je t’écrirai les mots bleus

Ceux qu’on aimerait dire avec les yeux mais on le fera avec le clavier car pas le choix.

Sur les sites de rencontre, les chats sont souvent blasants tant la conversation est creuse. Parce qu’on veut aller vite et conclure l’affaire, parce qu’on parle à plusieurs personnes en même temps, parce que personne n’a jamais trouvé que le chat était un medium adapté pour disséquer la dialectique d’Hegel. Donc vous vous sentez à peu près aussi à l’aise dans la séduction sur un chat de site de rencontre que dans les toilettes d’un parking option néon qui clignote. Bref, c’est pas la gagne. Pas de panique, vous allez pouvoir user de votre plus belle plume grâce à l’option mail et déclarer ainsi votre flamme à votre proie.
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Envoyer un mail, ok, mais comment débuter ? On s’adresse à une personne qu’on ne connaît absolument pas, on a à peine les quelques éléments renseignés sur sa fiche. Et non, ça lance difficilement une conversation un « hé salut, alors comme ça, tu mesures 1m71 et tu bosses dans la pub ? Moi, je culmine à 1m86 et je suis prof. » Oui et la marmotte… Un mail, ça se travaille. En un, on bannit les mails de 3 mots. On n’est pas sur le chat, souvenons nous. Un « salut ça va » en mail, c’est l’ennui. Et tant qu’on y est, salut ne s’écrit pas slt et bonjour ne s’écrit pas bjr. Pardon mais si tu fais même pas l’effort d’écrire un mot de 5 à 7 lettres en entier, j’ai de légères craintes quant à la suite possible de notre relation.
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Alors on dit quoi ? En général, choper deux ou trois éléments de la fiche est une bonne idée, ça prouve que vous avez au moins fait l’effort de la lire. Selon le réseau, vous aurez quelques infos sur les goûts littéraires, musicaux ou cinématographiques de votre proie, ses loisirs. Essayez de taper là dessus. « Oh, tu fais de la plongée ? Moi aussi ! » « Ah enfin quelqu’un qui connaît ce groupe fort peu connu et pourtant tellement génial », voyez l’idée. Ca n’enclenchera pas forcément une réponse car, ne l’oublions pas, pour 95% des échanges, c’est la photo et non le contenu du mail qui encouragera votre proie à cliquer sur le bouton « répondre » mais au moins, vous pourrez sortir du lot.
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Devant cette incertitude, la tentation de jouer la carte du copier/coller est grande. Reprenons ma comparaison favorite : « la recherche de l’amour, c’est comme la recherche du travail » : en recherche d’emploi, on a souvent la tentation de balancer à tout le monde la même lettre de motivation, à peine personnalisée, surtout une fois qu’on a réussi à en pondre une correcte. Quand je dis on, je dois plaider moi même coupable… Et après tout, pourquoi pas ? On sait bien combien ces mails restent souvent sans réponse, autant se la jouer stakhanoviste du mail. Envoi, envoi, envoi… Un message un peu enlevé, humoristique mais qui n’oublie pas l’autre personne, ça peut marcher.
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Car oui, il ne faut pas oublier que vous vous adressez à quelqu’un. Ouvrons une parenthèse personnelle : sur le site de rencontre que je fréquente parfois, un homme m’envoie régulièrement des mails, confondant manifestement ma BAL et son blog. Il me raconte sa vie « ah, enfin, le week-end, je l’attendais avec impatience, ma semaine fut dure. Du coup, demain, ciné avec mon fils ». Mais que me voulez-vous monsieur ? Le pire, c’est qu’il a dû m’envoyer une demi douzaine de messages et je me demande à chaque fois s’il se souvient qu’il a déjà essayé de me contacter. Et le encore plus pire, c’es que comme j’ai donné l’adresse de ce site à quelques unes de mes copines, je sais qu’il leur envoie régulièrement le même message. Ecoute, mec, je te répondrai le jour où ton narcissisme sera moins flagrant.
narcissique

Et voilà qu’enfin, on vous signale un nouveau message ! Un poisson a mordu à l’un de vos hameçons. Et maintenant, comment on gère la suite ?

On verra ça la semaine prochaine (je devrais arriver à l’écrire d’ici là)

Tel un chat sur un clavier brûlant

(apparté : je me suis défoncée sur ce titre)

Ce qui est charmant quand on débute l’aventure des sites de rencontre, c’est qu’on fait parfois preuve d’un peu de naïveté. Peu importe votre quête, vous débarquez avec votre politesse et votre élégance, une certaine vision de la séduction. Mais parfois, face à vous, des joueurs très expérimentés qui n’ont pas de temps à perdre.
casino-royale
Alors que vous vous émoustillez à découvrir tous ces beaux gosses et/ou belles gosses que vous pourriez butiner pour peu qu’ils répondent à votre flash, ça commence à clignoter dans tous les sens : une personne vous invite à chatter. Ohlala, dis donc, ça débute fort. Un peu comme si, à peine entré-e dans un bar, on vous offrait direct un Martini Grenade*. C’est flatteur. J’ai dit que les nouveaux sur ces sites faisaient preuves de naïveté ? Et bien je le répète. Vous cliquez donc sur accepter et vous pénétrez alors un univers différent où vous allez naviguer entre conversation sans relief (ça va ? Tu fais quoi sur ce site ? Et sinon ça va ?), des conversations polies sur l’amour, la mort, et sinon ça va ? et les personnes cash qui n’ont pas envie de parler mais de se prendre un petit shoot d’hormones. « Tu baises ? »
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La misère ou l’obsession sexuelle vous assaille sur ces fenêtres vous rappelant vos jeunes années sur ICQ : c’est moche, ça marche souvent pas très bien et on ne sait finalement pas trop à qui on parle. Un système de random chat avec pour seul axe commun : la présence sur un site de rencontre. Du coup, 90 à 95% des conversations n’ont in fine qu’un seul but : la baise. Non, je vous jure, le chat n’est pas l’outil des grandes histoires d’amour. Mais votre interlocuteur-trice va parfois tourner autour du pot, poser quelques questions sans intérêt pour tenter d’arriver au but : chez toi ou chez moi ? Certains, en bons stakhanovistes du cul**, vont direct vous poser la question. Quelques déclinaisons possibles, tirées de mon expérience : « tu baises ? » « envie d’une fessée ? » « je suis nu dans mon lit, tu viens ? » « tu aimes les gros calibres ? » (véridique, je l’ai eu celui là)… Tu dis oui, tu dis non, il-elle en a lâché une demi douzaine en même temps, le premier ou la première à mordre à l’hameçon a gagné. Si quelqu’un mord, j’ai pas de stats sur le sujet. Je testerais bien mais en temps que femme, j’aurais pas besoin de lancer beaucoup de lignes pour me faire tringler tous les soirs si l’envie me prenait, voyez. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse… des sens.
anatomie-de-la-pudeur
D’autres, cependant, n’osent pas être aussi francs. Timidité ou besoin d’en savoir un peu plus sur l’objet de sa convoitise, on n’est pas obligés d’adhérer au côté total trivial non plus. Bref, le chat tourne aux question un peu insipides, le temps de trouver le courage de sauter le pas, on s’emmerde un peu. Ou on peut beaucoup s’amuser, pour peu qu’on ait décidé que non, non, on ne cèderait pas à la tentation. Ne saisissez aucune perche, répondez toujours à côté de la plaque. Tu ne me demandes pas franchement si je veux baiser, je ne te dis pas franchement non. Par contre, au bout de la 30e question creuse, vous risquez de quitter le chat et ne plus jamais y retourner.
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Mais pas de panique ! Si le chat vous ennuie (et je le comprends), il existe un autre moyen de communiquer : les mails.

* Je viens de terminer Plonger de Christophe Ono dit Biot et il est question de ce cocktail, je dois le tester, c’est ma nouvelle obsession alcoolique.
** (c) José dans Les Mystères de l’Amour (j’ai des références)

J’te flashe, j’te love

Après des heures de souffrance durant lesquels vous avez dû dénuder votre âme face au Dieu Site de Rencontre qui a tout voulu savoir de vous afin de mieux vous vendre sur le marché de l’amour, vous allez enfin pouvoir commencer à jouer. Direction la page d’accueil.
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Si vous êtes une femme de type hétérosexuelle, à peine avez vous validé votre dernière réponse qu’un ou deux hommes se sont déjà exprimé dans votre boîte à messages. Courageux, ils n’ont même pas attendu que votre annonce ou votre photo soit validée… Ca en est limite flippant, admettons-le, ça fait un peu affamé/désespéré. Même si c’est pas si con en soi comme stratégie : la nouvelle n’a pas encore pu mesurer à quel point elle peut se taper la Terre entière et tombe dans la sex addiction. Mais n’oubliez jamais qu’un site de rencontre, c’est comme un bar : si vous voulez séduire la jolie fille de service, attendez quand même un peu qu’elle soit dans l’ambiance.

Tentative de séduction dans un bar
Tentative de séduction dans un bar

Bref, vous avez enfin le droit de jouer sur le site. Tout site qui se respecte propose différentes options dont une que nous pourrions qualifier d’oeillade virtuelle : le flash, le charme, voire même le poke à la grande époque où Facebook nous permettait de choper. Le niveau 0,5 de la séduction, le coup d’oeil lancé par dessus le bar pour voir si le nouvel objet de notre affection serait tenté d’aller plus loin. C’est pratique un flash : ça prend 5 secondes, ça coûte rien et on peut en envoyer plein. Coucou tu me plais mais je te le signale discrètement, à coups de battements de cils et de timides sourires.
Femme entreprend la séduction par le langage corporel
Femme entreprend la séduction par le langage corporel

Maintenant que l’on a accès à la cour de récréation, on fait donc défiler les photos. Oh il est bien choupinou ce petit brun à lunettes et mal rasé, mmmm. Bon, sa fiche est un peu lapidaire, contentons nous d’un petit flash. Petit appel du pied et sauvegarde du jeune homme, ça peut servir. Ouuuuh, le craquant mec qui semble venir du Nord et qui a comme un petit air de Nicolaj Coster-Waldau, huhu. Bon, j’ai pas le temps de lui rédiger un mail sexy et drôle, contentons-nous de le flasher pour le moment, on lui écrira plus tard.
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Bref, ça défile, on flashe ou non selon si on imagine le/la titulaire de la fiche que l’on visite dans sa vie ou à minima dans son lit. C’est facile, c’est grisant. Nous qui n’osons pas maintenir le regard d’un-e inconnu-e dont on adorerait mordre les fesses. Le flash est l’arme préférée des timides qui en usent jusqu’à en abuser parce que ça ne coûte rien et que vu qu’on en envoie en masse, on ne notifie même plus ceux qui ne nous le rendent pas.
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Mais tiens, quelqu’un vous invite à chatter. La semaine prochaine, nous nous jetterons donc à corps perdu dans ces alcôves virtuelles où l’on parle potentiellement de tout. De son amour de Kundera ou de la dernière expo sur Cartier-Bresson à Beaubourg… en passant par le fétichisme et l’amour de la fessée.

JF/JH cherche JH/JF

Choisis ton camp camarade !

Bon voilà, vous en avez fini avec la partie Gestapo du site de rencontre, vous êtes désormais à poil devant le grand Dieu Dating qui sait presque tout de vous. Même la taille de votre sexe turgescent sur certains sites, m’est avis. Seulement, vous n’êtes pas que des croix dans des cases prédéfinies par le site, non, vous avez aussi une personnalité propre. Et ça tombe bien, le site a prévu une zone où vous pouvez laisser libre court à votre prose. Attention, cassage de gueule imminent.

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Les doigts suspendus au dessus du clavier, vous voilà prêts à rédiger votre annonce. Bon, ok, mais je dis quoi. Si vous cherchez un plan cul, pas de prise de tête, autant le lancer de suite et chacun fait ce qu’il en veut. Par contre, si vous cherchez l’amour, ça devient de suite plus compliqué. Parce que faut arriver à être drôle, spirituel et original en quelques lignes… Sauf que finalement, si vous êtes sur un site où vous pouvez indifféremment voir hommes et femmes, vous verrez que votre originalité est vraiment toute relative.
ils-ne-manquent-pas-d-originalité
Nous avons donc plusieurs possibilités. Peut-être devrait-on se contenter de la vérité crue, sans flonflon ni vanne « salut, je cherche quelqu’un pour une belle relation. Rien ne vaut le réel, rencontrons-nous ! » Direct, efficace… mais peut-être un peu froid, un peu « psychopathe » su les bords. Même si nous cherchons, in fine, tous au moins à précipiter la rencontre (une trop longue relation virtuelle n’est que rarement une bonne chose, ne serait-ce que parce qu’à un moment, tu risques de louper le coche), une petite blagounette ne serait pas malvenue : la rencontre n’est jamais quelque chose de dramatique même si c’est toujours un peu stressant. Cherchons l’amour mais cherchons le avec un peu de légèreté.
dandelion
(c) Sarah Purpleface
Alors tentons l’humour. Oui, c’est bien, ça l’humour. Sauf que ce truc là, c’est carrément pas universel. Entre l’humour potache à carrément beauf tendance « sexiste mais non je rigole-euh » à l’humour tellement 20e degré que personne n’a jamais compris ce que pouvait bien signifier ce trait d’esprit (même après explication), ça fait flop. On peut aussi rester dans de la valeur sûre en sortant une vieille blague des familles mais là encore, à part provoquer quelques levage de yeux au ciel et vous coller une étiquette « gros-se relou-e », la manoeuvre me paraît risquée.
cauet-menibus
Alors quoi ? Pas de vanne, pas de sérieux, on fait quoi ? Reste la voie du nihilisme, le classique « je sais pas ce que je fous sur ce site / je ne joue pas le jeu parce que ça me saoule qu’on dise tous la même chose… ». Bonne nouvelle, ça peut fonctionner… une fois. Rares sont les proies qui retomberont dans le panneau pseudo nihilisto-provocateur plusieurs fois.
why-so-serious-nihilisme
En fin de compte, l’annonce, c’est comme le reste : autant ne pas tenter d’être un-e autre, ça ne marchera pas. Et puis, pas de panique, les 3/4 s’arrêteront à vos photos et à votre questionnaire donc vous pouvez rédiger une annonce en forme de Kamoulox que ça passera crème. Une annonce en Kamoulox, tiens, en voici une idée…
kamoulox
Ah et dernier conseil, plus spécifiquement pour ces demoiselles : une de mes amies a glissé une vanne relative à la taille de ses pieds dans son annonce… et se ramasse tous les fétichistes des pieds qui traînent. Si vous ne voulez pas attirer une certaine catégorie de personnes, surtout, faites attention à bien laisser la porte verrouillée !
Bruxelles 530
La semaine prochaine, nous allons nous balader sur les fiches des autres, on l’a bien mérité. Youpi !

Plan cul ou plan love ?

Remplir sa fiche de site de rencontre est un vrai acte de foi tant on veut tout savoir de vous. Certains vont même jusqu’à vous questionner sur votre lingerie ou vos pratiques sexuelles tout en vous demandant : tu cherches l’amour ou les parties de jambe en l’air ? Ils sont bien curieux, ces sites !

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Mais après tout, si je trouve la question des pratiques sexuelles et de la lingerie franchement sans intérêt (coucou adopteunmec, le site soit disant pour les filles qui doivent cependant exhiber leurs dessous et leurs pratiques intimes pour choper du mâle), la question de ce que l’on cherche peut être intéressante. Alors, est-ce que je cherche l’amour ? Bah oui, hein, tant qu’à faire, ça ferait plaisir de trouver the big love. Mais on n’est pas forcément opposés à un petit plan cul si jamais on trouve un gentil partenaire avec qui on ne fera pas notre vie pour X ou Y raisons, je mets quoi alors ? Car la réponse a son importance :

Carrie Bradshaw
– Je cherche plutôt du cul : vous ne cherchez rien de sérieux ? Attendez-vous à recevoir des mails en conséquence. « Salut, on baise ? » Oui, manifestement, le fait d’assumer chercher des relations sexuelles fait de vous un être insensible à toute forme de bienséance. Ecartez bien les cuisses ou les fesses, tendez fort votre bambou magique, c’est à peu près tout ce qu’on attendra de vous. Votre conversation ? Non mais on s’en branle, on est là pour la baise, pas pour se la jouer café philo. Tant pis si vous êtes du genre jouisseur intellectuel. Sauf si vous considérez que papoter de la pertinence ou non de la fessée lors du coït est stimulant pour votre intelligence. Bref, assumer sa liberté de niquer, c’est souvent se transformer en aimant à gros-ses lourd-e-s.

Aldo Maccione dragueur lourd
– Je cherche l’Amour : option intéressante pour faire un peu le tri entre ceux qui ne cherchent qu’à visiter vos dessous et ceux qui s’intéressent un peu au reste de la bête. Sauf que vous prenez le risque de perdre légèrement en marge de manoeuvre et recevoir des mails flippants à base de « je cherche un-e époux-se, je suis sérieux-se, diplômé-e en truc muche et très certainement fertile, youpi ». Je vous jure avoir reçu ce genre de mail ! Le problème, c’est qu’en évoquant d’entrée de jeu l’envie que ça devienne sérieux, non seulement vous perdez toute insouciance, cette période un peu bénie où vous vivez d’amour et d’eau fraîche sans vous poser de questions, mais surtout vous risquez de vite vous retrouver étouffé-e par un date certes bien intentionné qui va vous parler appart commun et prénom de bébé au lieu de vous parler de nuit blanche torride ou petit week-end à Venise ou à Rome. Et enfin, chercher rigoureusement l’Amour (avec un grand A) pourrait vous permettre de collecter une belle masse de pervers manipulateurs en tout genre qui verront en vue un-e désespéré-e de l’amour facile à embobiner.

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Alors, je mets quoi ? Rien ? Non, mettez tout si vous le pouvez : les petites histoires peuvent parfois se transformer en grande. Mais gardez la tête froide : l’amour ne se trouve pas si facilement au détour d’un clavier.
Love keyboard
Bien, vous avez votre photo, vous avez répondu aux questions. Maintenant, préparons nous à la plus casse-gueule des épreuves : la rédaction de l’annonce.

Sexy smoke

Résumé des épisodes précédents : motivé à l’idée de trouver l’amour, vous avez choisi de vous inscrire sur un site de rencontre. Mais avant d’accéder à la liste des célibataires avides de vous rencontrer, vous devez franchir un certain nombre d’épreuves : trouver un pseudo, les bonnes photos, répondre à des questions bien indiscrètes sur votre taille, votre poids, votre profession et vos revenus, vos loisirs, votre éventuelle descendance… Et ca continue, vous vous demandez si Meetic, c’est pas la vitrine officielle des RG, à force. Maintenant, examinons la question suivante : tabac, drogue, alcool. Oh oh…
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Est-ce que je bois ? Est-ce que je fume ? Des cigarettes qui font rire ? Evidemment, je connais la réponse mais dois-je mettre en avant dès le départ que je taquine de temps en temps la bouteille parce que, sincèrement, un Daiquiri ou un Chinon, ça fait plaisir. Mais bon après, je bois quasi jamais toute seule (sauf un petit grog de temps en temps quand il fait froid et un petit verre de Martini après une très dure journée mais en ce moment, ça va, mes journées sont plus douces et le vrai froid toujours aux abonnés absents alors bon…). Non parce que bon, je suis certainement une légère alcoolique mondaine comme nous le sommes tous mais pas de quoi s’inquiéter non plus, hein… Et la cigarette ? Dois-je annoncer clairement la couleur ? Sachant que bon, si je peux faire semblant de pas fumer pendant quelques rendez-vous, à un moment, ça va plus être tenable.
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Certains décident donc de l’assumer et l’affichent dès la photo de profil : azy que je me mets une photo de moi visiblement torché, une bouteille à la main ou noyé dans un fog cancérigène. Et là, je me dis que c’est quand même un peu too much. Oh oui, les volutes de fumée bleue, c’est sexy, c’est mystérieux, un peu comme James Dean à l’époque… A l’époque où on n’avait pas la notion de cancer du poumon et tabagisme passif. Puis pardon mais ta sexy fumée bleue, t’es prié de la laisser hors de chez moi, ça pue. Quant à ton alcoolisme, ça me gêne pas tant que tu restes à « joyeux luron ». Là, rien qu’à voir ta photo, le curseur est plus entre « gros lourdingue » et « a vomi dans tes toilettes ». Quant à la drogue : pour la partie cigarette qui fait rire, cf phrases sur le tabagisme ci dessus (on fume pas dans mon appart, sauf à la fenêtre, et c’est non négociable) et pour les drogues plus dures, passé un certain âge, je trouve ça un peu ridicule en fait.

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Bon, alors, on assume ou pas ? Vous avez envie d’arrêter la picole et la clope ? Profitez-en pour affirmer sur votre fiche que non, vous n’avez pas ces vices. Mais soyez bien sûr de votre coup. C’est toujours pareil avec les mensonges : le plus dur, c’est pas de les dire mais de les tenir.

La balade du larron relou

Attirés l’un par l’autre, le désir les titilles, leurs peaux s’appellent, leurs doigts se frôlent, leur souffle se fait plus court. J’ai envie de toi, ma bouche crève de s’unir à la tienne, mon corps meurt loin de ta chaleur. Toi aussi, tu le veux, je le vois dans ton regard enfiévré. Toi. Moi. Et ce bon relou de 3e larron qui ne semble pas avoir pigé qu’il était légèrement de trop…

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C’est une vraie histoire. Au bord de la piscine du Airport Resort de Male (c’est mieux que ça en a l’air), une vingtaine de Français foutent un peu le bordel. Alors que l’heure de rejoindre l’aéroport se rapproche, un homme et une femme s’isolent un peu. Ca fait quelques jours qu’ils se tournent autour mais l’intimité sur un bateau est une denrée rare. Alors que le groupe commence à lever le camp, ils traînent, se mettent mutuellement de la crème solaire… La tension sexuelle est palpable. Les autres Français se bougent, ils prendront la navette suivante… Tous les autres ? Non, reste le relou, celui qui, on ne sait pas pourquoi, décide de rester avec eux pour lire encore un peu… Décidément, personne ne leur laissera cette intimité propice à tout rapprochement amoureux.

Ile de Ré-versailles 526

Parce que faut dire ce qui est : passé un certain âge et en deça d’un certain seuil d’alcoolémie (ou éventuellement sur le quai d’un métro parce qu’il est l’heure de se séparer et que la soirée ne peut se terminer autrement), un premier baiser se savoure à deux, rien qu’à deux. Même si l’amour (avec un petit a) isole les amoureux dans leur petit univers douillet (comment expliquer autrement les couples qui roucoulent dans un lieu aussi glauque que le métro ?), à un moment, on aime bien être à deux, rien qu’à deux. Surtout que si on n’a vraiment pas de chance, le larron relou est vraiment d’une finesse à toute épreuve, se sentant obligé de commenter “hé mais je me sens un peu chandelle là, ohohoh huhuhu” Ahahah, ta gueule.

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La vraie question est : pourquoi ? Evidemment, on peut arguer que, parfois, on ne fait pas attention. Les rapprochements ne sont évidents que si on est attentif, si les autres nous intéressent à minima. On a tous connu cette situation où cet autre qui nous tente tant devient soudain à portée mais voilà-t-il pas qu’un troisième qui n’a rien à faire dans l’histoire tape l’incruste et diminue notre voilure. Dégage, dégage, dégaaaaaaaaaaaage !! Mais comment signaler poliment – le mode harpie est rarement un élément positif dans le jeu de séduction – à l’importun qu’on aimerait qu’il aille voir ailleurs si on y est ? Sans parler du fait que rien que d’en parler, rien que de prononcer les mots « dis, pardon, est-ce qu’il te serait possible de t’absenter quelques instants pour que Machin-e et moi échangions un premier baiser en toute intimité », la magie est cassée. On pourrait espérer l’intervention d’une 4e personne qui viendrait déloger le larron relou mais si la manoeuvre n’est pas subtilement réalisée, ça brise quoi qu’il en soit le romantisme… Ceci étant, rassurez-vous, pour avoir été victime d’un larron relou par le passé, ça n’a rien empêché et, au moins, ça a constitué une anecdote.

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Des fois je me dis que la séduction devrait être maillée de codes clairs. Par exemple « hé Bidule, pourrais-tu aller nous chercher un café » devrait universellement dire « hé toi, tu dégages, steuplé ? Merci, bisous ».