La liste de la fille qui ferait mieux de dormir

En ce moment, je dors pas, c’est mal. Mais le soir, j’ai jamais sommeil aussi ! Le matin par contre… Bon, je reviens sur Noël et mes résolutions, ne soyez pas surpris.

– Cette année, le CE nous a offert des plantes, nous avions le choix entre yucca et des anthuriums, j’ai pris le yucca par sécurité. Maintenant, notre open space ressemble à une forêt tropicale, j’adore ! (et ça fait du bien, c’est tellement déprimant un open space).

– Soirée de Noël de ma boîte, j’hésite à y aller car je suis pas bien à cause d’un rhume qui m’épuise. Mais bon, c’est soirée corporate, quoi. Dans un ancien club échangiste qui plus est. Bon allez, j’y vais et je repars à 22H. Ah, j y vais et je repas en taxi avec ma soeur qui, je cite “doit partir tôt car elle a un rendez-vous le lendemain matin”. Résultat, on est partis à 2h, me suis couchée à 3h. Sachant que je devais me lever à 6h le lendemain pour prendre le train pour les vacances.

– Taxi pour aller à la gare justement. La chauffeuse tombe en amour avec Kenya “c’est bien la première fois que j’entends un chat miauler de bout en bout”.Je suis très à l’aise… Arrivée à la gare, elle me dit “Ca fera 23.60”. Heu ben oui, ok… Elle tape la somme sur le terminal carte bleue et me sort “voyez, c’est pour ça que les chauffeurs de taxi refusent les animaux, parce que les gens ne donnent pas de pourboire”. MALAISE. Surtout que bon, je suis un peu formatée par le resto “tu donnes pas le pourboire sur la carte bleue” et j’avais bien une pièce de 1 € pour elle dans ma poche.

– Le seul avantage d’être malade en vacances, c’est d’être bichonnée. En 1, tu as la meilleure place sur le nouveau canapé qui s’allonge : hop, je m’allonge, je me mets une couverture dessus, face à la cheminée allumée, je lis (Voici), je tricote et j’attends mon vin chaud ou mon grog. Trop dure ma vie. D’ailleurs, mon père est le nouveau préposé au grog (ainsi qu’aux crèpes, omelettes et oeufs brouillés). Le seul hic c’est que le canapé en position allongé avec la couverture, la cheminée devant un film, ça donne “j’ai vu 20 mn de la Princesse de Montpensier. Un peu du début, quelques scènes du milieu et la fin. J’ai rien compris. Mais je me laisserais bien trousser par Gaspard Ulliel et Raphaël Personnaz.

– Sinon pour finir sur mon histoire de cadeaux de Noël en retard, ils sont bel et bien arrivés… le 26. Joyeux Noël. L’an prochain, je les commande en juillet. Ce qui ne serait pas une mauvaise idée en soi au vu de l’état de mon compte en banque suite au mois de décembre. Faudrait aussi que j’apprenne à me calmer quand je fais des cadeaux…

– Des fois, tu trouves un cadeau et tu fais “ouah, quelle bonne idée!”. Tu t’empresses de l’acheter. Puis quand vient l’heure d’emballer, tu te dis qu’en fait, tu as été très con… Du genre : un panier rigide chez Maison du monde pour ma maman (cadeau qui n’avait pour seul intérêt d’y avoir un Union Jack imprimé dessus puisque le vrai cadeau de mes parents était un week-end à Londres, devenu week-end à Amsterdam car ils préfèrent), un bus londonien pour mon papa (cf parenthèse précédente) ou un lot de 40 tubes de peinture acrylique pour ma maman emballé dans son étui d’1m à 1m20 de long. J’ai réussi ou à peu près (le panier, c’était pas trop ça).

– Pendant les vacances, j’ai tricoté de 1/ pour ma petite Emma adorée et de 2/ pour Larcenette, je vous rappelle au passage que vous pouvez tricoter des écharpes pour des sans abris. Evidemment, j’ai montré mon travail à ma maman. J’avais pas été aussi stressée de montrer le fruit de mon travail manuel depuis le collège, les cours d’EMT. Ouais, moi, j’avais pas techno, j’avais EMT, je cousais et je fabriquais des boîtes en carton et j’étais complètement nulle. Et en plus, la prof était méchante, elle m’avait collée mais j’ai séché la colle (avec la bénédiction de ma maman). Bref, résultat : “tu tricotes serré mais c’est très régulier. Dis donc, je suis impressionnée”. Mazette, je suis super fière, je suis adoubée tricoteuse par ma maman qui m’a fait des milliards de fringues quand j’étais petite. Hiiiiiiiiiii ! Prochain défi : la couture.

Je coupe ma liste ici, je la finirai demain, j’ai trop de trucs à raconter en fait. Genre la fin de mes vacances chez mes parents, mon réveillon, mon 1er janvier et ma première semaine de janvier. Quelle bavarde !

La semaine de 8 jours

Discussion entre collègues lors d’une pause, Salima nous expose sa théorie de la semaine des 8 jours et je trouve ça tellement génial que j’ai décidé d’en faire un article pour promouvoir cette théorie. Ouais, je fréquente des gens intelligents, moi. Voici donc la théorie :
– une semaine travaillée de 4 jours, c’est la course, on doit faire en 4 jours ce qu’on fait en temps normal en 5. Donc la semaine 4 jours travaillés ne colle pas. Et prendre un 4/5e, ça fait des sous en moins.
– un week-end de 2 jours passe trop vite. Trois jours permettraient de 1/ passer un jour à ne rien faire d’autre que de se reposer, 2/ sortir faire la fête et 3/ faire son ménage et son administratif.

5+3 = 8, le chiffre magique d’une vie équilibrée. Voilà, voilà, c’est ça qui me la que dans ma vie, ce 8e jour pour se reposer. Moi, je le crois pas que Dieu a créé le monde en 7 jours, on nous a caché le 8e jour, celui où, pour se donner du courage avant de terminer son oeuvre, il est allé faire la fête. Non mais je vous résume mes trois premiers week-ends de décembre :
– week-end 1 : AG de la plongée puis anniversaire de Loxy_more. Couchée 3h, ménage le lendemain.
– week-end 2 : osthéo à midi, shopping-balade avec Anna, soirée anniversaire d’Isa Rousse, couchée à 3h du mat chez Anaïs. Lever 13h, papote jusqu’à 17h30, retour chez moi vers 18h30.
-week-end 3 : soirée de la plongée le vendredi soir, nuit chez Anna, brunchounet chez elle, petit shopping avec elle, courses du week-end puis retour chez moi vers 18h. Dimanche ménage, visite d’un pote de 16h30 à 19h.

Et là, je te pose la question : c’est quand que je :
– écris pour le blog
– travaille sur des projets annexes
– me mets à la couture
– tricote
– avance dans mon roman.

Bon, j’ai peut-être trop de projets persos… Mais avec la semaine de 8 jours, je pourrais me permettre d’avoir tous ces loisirs et l’argent de mes 5 jours de travail. Imaginez comme nous serions heureux dans cette configuration. Après 5 jours de dur labeur, trois jours, trois jours entiers pour récupérer, faire des choses, profiter de ceux que l’on aime. C’est tellement évident que c’est la solution.

Alors unissons nous camarades. Prenons nous la main et réclamons d’une seule et même voix la création de ce 8e jour que nous appellerions Neptedi par exemple. Là, on a une ouverture, on court tête la première vers l’effondrement de notre système actuel alors c’est le moment idéal pour agir, proposer notre idée, attendre que tout s’écroule et en faire u axe de notre recontruction. J’y crois, nous pouvons avoir une vie équilibrée entre travail et vie privée ! Oui ! Rejoignez-nous ! Levez-vous et dites oui au Neptedi !

Non mais sérieux, depuis que Salima m’a suggéré cette idée, je trouve tellement que c’est la solution rêvée pour sortir de ma perpétuelle frustration de ne pas avoir de temps que j’ai envie ce croire qu’on appliquera ça un jour. Un jour de mon vivant de préférence.

Bon, je crée la page Facebook de l’idée, vous êtes chauds ?

 

2012 en haute résolution

Savez quoi ? Comme chaque année, je vous gratifie d’un article sur mes résolutions, résolutions que je ne tiendrai sans doute jamais mais j’ai besoin de ce rituel, surtout à l’heure où s’égrènent les dernières heures de ce que l’on peut désormais considérer sans exagérer comme la pire année de ma vie. Tout a été détruit ou presque dans tous les domaines : amoureux, amical, professionnel et même sanitaire puisque pour la première fois de ma vie, je me suis cassée quelque chose. En 2011, j’ai découvert que, non, je ne pouvais pas toujours me sortir bien de toutes les situations. En 2011, mon bisounoursisme en a pris un sacré coup. Alors à l’heure où mon cynisme explose, je dois faire des projets, je dois avoir un phare dans la nuit. Mes résolutions.

Reprenons celles que j’avais formulées l’an dernier à la même date, histoire de constater que je n’ai tenu aucune de mes résolutions, certainement. C’est parti :
– développer ma fibre artistique. Si on considère que tricoter est un art, j’ai un peu tenu cette résolution et j’ai entamé la chorale donc c’est pas un échec total. Par contre, pour la photo, j’ai pas plus développé que ça, mon flickr est pour ainsi dire mort et j’ai toujours pas dessiné.

– devenir égoïste. Clairement pas assez encore, je me suis laissée polluer par des problèmes de personnes ne méritant pas que je me préoccupe d’eux. Ceux qui me parlent de notre amitié des étoiles plein les yeux quand ils ont besoin de moi mais omettent de prendre de mes nouvelles quand je suis hospitalisée. Ou ceux à qui tu dois faire des révélations pénibles mais tu sais que même preuves à l’appui, tu n’auras pas gain de cause. Alors laisse tomber. Désormais, les gens pour qui je répondrai présente au moindre pépin seront sur une liste réduite, la plupart sera d’ailleurs au réveillon de samedi, na ! Bon, par contre, niveau sommeil, gros échec prévisible, mes nuits de 7h sont exceptionnelles et le snoozing n’a jamais quitté ma vie. Quant au rituel du matin, il se résume à ça : « encore 5 minutes, encore 5 minutes… Putain, je suis à la bourre! » et hop, brosse à dent en bouche, savonnage, tartinage, habillage, coiffage, maquillage, faire le lit, croquettes au chat, ouverture volets, salut à ce soir !

– écrire et lire. Echec total ou presque. Ecrire, ma production littéraire, tout cumulé, doit atteindre les 50 pages. Mais pas sur le même roman et grosso merdo, j’avance pas. Reste le blog mais la qualité littéraire n’y est que rarement, c’est de la chronique plus que de la prose soignée. J’aime ce style mais il n’y a somme toute que peu de choses à récupérer. Quant à lire, j’abandonne la plupart de mes abonnements sauf Management car j’aime vraiment et j’ai décidé de m’acheter Philosophie magazine de temps en temps en kiosque. J’abandonne Grazia et Pour la science, je me résouds à ne pas tenter de lire le Nouvel Obs en entier. Et je renoue avec mes amours romanesques. Et je m’investis dans le livre électronique, pour voir.

Bon, alors, en 2012, concrètement, je fais quoi. En 1, je reprends sérieusement le sport, je fais du gras en ce moment. A la plongée, on fait du secourisme donc on ne nage plus donc à part mes 30mn à 1h de marche quotidienne (selon si je rentre du boulot ou non), je fais pas de sport. J’ai envie de formuler une petite résolution que je ne tiendrai jamais : me mettre au jogging. Comprenez que je déteste courir, que ça va me tuer les articulations et que je vais me prendre les seins dans les dents mais c’est la meilleure façon pour moi de vraiment régler mon problème de respiration qui m’handicape un peu en plongée et en chant. Idéalement (vous pouvez rire à la fin de cette phrase), faudrait que quand je rentre chez moi à pied, à mi chemin, je me mette à courir, ça me ferait une course d’une quinzaine de minutes, tranquille.

Je ne le ferai jamais, je le sais.

Sinon, je me suis offert une Wii donc exercices tous les jours (j’ai que des just dance pour le moment).


Sinon, j’ai des projets de travaux manuels, des trucs qui m’emballent vraiment. J’en parlerai un peu plus tard quand je me serai lancée. Déjà, j’ai bien progressé en tricot, je dois débuter la couture. J’oublie pas mon ambition de devenir super tatie puis Anne, ma meilleure amie d’enfance, étant enceinte, je dois préparer quelques petites choses pour son petit bout.

Côté sommeil, je vais essayer de trouver des techniques pour être super en forme avec moins de 7h de sommeil (il y en a). Dormir moins, dormir mieux pour faire tout ce que j’ai envie de faire, sans frustration.

Côté boulot, m’activer sérieusement sur un projet « perso » pour progresser dans ma boîte et attraper une promotion même si les choses vont déjà bouger avec certitude dans ce domaine (mais en bien normalement).

Côté appart, faire du vide pour refaire le plein (il paraît que j’ai trop de fringues, tsssss !)

Côté mec, arrêter les ringards et autres pauvres types ou les mecs qui seraient géniaux si seulement le timing était bon.

Et une grande résolution, la plus importante, la seule à tenir je crois : trouver un contrat freelance annexe pour gagner des sous pour me payer des voyages et un nouvel appareil photo. Et du matos pour mes projets créatifs. Et des fringues. Parce que même si je vais toucher des sous suite au décès de ma mamie, j’ai envie de mériter certaines choses. Cette année, voyages programmés : Thaïlande, Corse, Provence pour sûr. Voyages souhaités : plongée en Méditerranée cet été (Croatie ou Egypte), Rome, Amsterdam. En attendant 2013 pour la Russie et/ou l’Islande mais je vais avoir un petit souci de jours de congés à un moment donné, aussi.

Bref, en 2012 je REVIS.

La liste de la fille qui a les cheveux rouges

Des fois, la teinture maison, ça fait pas ce que tu attendais.

– Il se passe de vrais drames dans ma boîte. Par exemple, mercredi, nous avions le Noël des enfants. Mais drame ! Une semaine avant, quelqu’un a volé les affaires du Père Noël stoquées dans le local du CE, ne restait que le manteau. A l’arrivée, j’ai pas su si on avait rendu les affaires manquantes ou si quelqu’un en avait prêté mais je me pose une question : qui irait voler ce genre de trucs ?

– Visite chez mon osthéo qui s’extasie : “c’est fou comme votre corps a changé depuis votre première visite ici” (en mai). Voilà, je suis officiellement toute retapée et j’ai même des petites astuces pour réparer mon dos en cas de nécessité car j’ai une foutue cambrure naturelle.

– Le technicien informatique a voulu m’installer un nouveau pc, j’ai dit “plutôt en début d’après-midi”. C’était y a 10 jours. Je dois donc relancer l’opé “un nouvel ordinateur”.

– Je travaille dans une boîte vraiment très joueuse. Pour Noël, ils nous organisent une soirée… Dans un ancien club échangiste qui a conservé son décor d’origine. Je me demande s’ils vont nous distribuer des capotes à l’entrée…

– Va falloir un jour que j’explique aux hommes que quand je dis “non, j’ai pas envie”, c’est pas pour qu’ils insistent…

– Depuis que je suis rou-rousse; le séducteur quinqua de la plongée se souvient de mon existence…

– “Mais sinon, tes cheveux là, c’est fait exprès ou tu t’es ratée ?

– Par contre, cette couleur cartonne chez les plus de 50 ans, donc… Et chez les moins de 6 ans. Mercredi, Noël des enfants, donc. Une collègue vient avec sa petite fille qui a 5 ans. A un moment, elles viennent toutes les deux me voir : “Voilà, c’est Nina, tu voulais la voir.” Hein ? La petite voulait me voir ? Mais pourquoi ? Réponse le lendemain dans la bouche de mon directeur de pôle : “Oh ben t’as cartonné avec les petits hier, ils ont adoré tes cheveux, la fille de Collègue voulait à tout prix venir te voir”. Supeeeeeeeeeeer !

– Maintenant, je maîtrise la maille envers et je suis très fière de moi. D’ailleurs si tu tricotes et que tu as envie de faire une bonne action, clique ici : http://www.larcenette.fr/2011/et-si-vous-tricotiez-utile/

– En ce moment, je ne suis pas sereine, ma grand-mère s’éteint petit à petit donc je passe mes journées à attendre LE coup de fil. Alors forcément, quand mon réveil se déclenche à 1h30 alors qu’il est réglé à 8h10, je panique un peu. Bon, ma grand-mère étant toujours là, la seule explication plausible est : micro coupure d’électricité. Mais ça m’a bien fait flipper.

– Conversation entre collègues : Lui : “T’as pas trop un prénom porté par des gens célèbres” Moi : “Dès que je trouve mon domaine de prédilection, je deviens célèbre “ Lui : “Le porno ?”. Ils mettent quoi dans la machine à café ?

Voilà, une quinzaine qui sent le souffre et les cheveux rouges, quoi.

Liste de la fille qui aimerait souder sa tête sur ses épaules

Alors que s’est-il passé dans ma semaine ? Des trucs de dingue, comme d’habitude. Enfin, pas tant que ça mais vous me connaissez, j’aime rien tant que l’emphase.

– Cette semaine, j’ai retrouvé le mauvais stress grâce à un contrat freelance que j’ai vite dû abandonner tant la charge de travail ne correspondait pas aux termes du contrat. Lundi nuit, j’ai dormi de 0h à 4h puis j’ai tourné, viré, me demandant si je ne devais pas démissionner. A 5h30, n’en pouvant plus, je me suis levée. Et j’ai bossé. Et j’ai démissionné. 4 jours plus tard, je n’ai toujours aucune réponse à mon mail de démission. Bien.



– Fatigue physique et ma jambe gauche n’est pas contente du tout, j’ai régressé par rapport à la semaine dernière, mon quadriceps a refaibli malgré ma demi-heure de marche minimale par jour (c’est à dire que si je sors pas, je rentre à nouveau à pied et ça me fait une heure). Je ne m’en sortirai donc jamais ?

– Mon chat, ce monstre de caprice qui me fait une scène pour avoir un bout d’ananas. Je lui en donne, elle snobe le bout mais continue de piouter pour réclamer. Mais bon, faut savoir que mon chat a une passion dans la vie : se frotter aux fruits et légumes qui sentent fort. Le must ? Le céleri

– J’ai entamé le tricot. Le premier soir, j’y ai consacré deux heures dont une heure trente de montage de mailles, mon énorme point faible. Je n’y arrive pas. Mais alors paaaaaaas. Après, j’étais bien partie mais j’ai foiré le rabattage des mailles et j’ai dû recommencer. Je crois que je vais finir par les acheter des put***s de chaussons.

– Je déteste mes voisins d’open space, je vous raconterai en détails mais ça va être la guerre dans pas si longtemps. Trop de bruits tue la cohabitation

– Mardi, je suis allée au hammam avec Amy et Loxy_More. J’ai préparé mon petit sac, toute fière de ne pas avoir oublié mon savon noir et mon gant de crin. Par contre, le maillot, lui, je l’ai puissamment zappé. Quand on est arrivées dans le vestiaire avec de vieilles anglaises à poil, je me suis sentie plus à l’aise. Puis j’ai erré enroulée dans ma serviette. Jusqu’à l’heure de bien se savonner. Merde, on est entre filles, il y a de la buée et je suis épilée alors allons y gaiement… Mais je ne l’oublierai plus, je me suis pas super sentie à ma place sur le coup.

– Soirée de vendredi : loisirs créatifs, tricot et cuisine. Je me fais peur.

– OPA changeons d’ordinateur de bureau. Je n’en peux plus, je le hais, je dois des fois le redémarrer en pleine journée car mon navigateur ne fonctionne plus (légèrement ennuyeux quand on bosse sur le web), je n’ai plus accès au serveur sur lequel est stoqué un doc dont j’ai besoin… Bref, je peux pas bosser correctement, sans parler du temps infini qu’il peut prendre parfois et qui est devenu un running gag. Sauf que l’humour de répétition, j’ai jamais été fan.

– Réunion de production cette semaine, pitch d’intro de super manager : “ouais alors le séminaire, c’est toujours le week-end du 24 septembre mais en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille”. Tu la sens mon énorme déception ?

– Lundi, lever à 6h30. Mardi, lever à 5h30. Autant vous dire que le reste de la semaine, j’ai totalement planté mon projet de me lever plus tôt pour écrire des articles. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il n’y en a pas trop eu cette semaine.



– Cette semaine, j’ai été la reine des étourdies. Du coup, j’ai fait des coquilles au boulot, rien de grave mais j’aime pas qu’on me reprenne parce que j’ai manqué d’attention. Que je fais même de grosses fautes du genre “j’ai accès ma réponse sur…”. Bravo, clap clap. Mais là où j’ai excellé, c’est quand même jeudi. Le gars qui avait pris mes affaires que j’avais amenées dans le Var m’attendait au pied de mon immeuble pour me les rendre. Sauf que moi, je trouvais plus mes clés. Qui étaient sur la porte. Côté extérieur… Ca vaut presque ma carte bleue perdue y a 3 semaines… En fait, elle était juste sur mon bureau.

– Pour finir en beauté, une vidéo qui me fout des frissons. J’ai beau être mal à l’aise avec l’idée de nationalisme, la ferveur du public néo-Zélandais, elle me fout la chair de poule.

Changer de rythme pour changer de vie

Je me ferai brûler pour un titre pareil, on dirait un titre d’émission de TF1 ou M6 (de mémoire, y a un truc genre “nouveau look pour nouvelle vie”, je crois).


Ce matin, j’ai fait un truc un peu foufou : je me suis levée à 6h30. Et ce pour deux raisons : je devais à tout prix finir une présentation pour ce matin. J’avais prévu de la faire tranquille hier soir mais à 18h, j’ai reçu la visite de Jérôme, mon bon vieux PCR qui était venu avec des herbes à fumer et j’avais du champ. 3 cigarettes arrangées, une bouteille de champagne et quelques acrobaties plus tard, j’étais totalement à côté de mes pompes. Même après une pizza avalée en un temps record pour tenter d’arrêter de planer. Bon, ok, je suis infoutue de me concentrer. 22h30, je file donc me coucher, réveil mis à 6h.


6h30, je suis debout (oui, je suis toujours une grosse adepte du snoozing). 7h, en tenue d’intérieur, je sirote mon café en travaillant sur mon doc et en écoutant ma musique. 7h45, j’ai bien avancé, je chante les bras en l’air, rock n’roll ! 8h, j’ai envoyé ma présentation, reste le benchmark mais je vais me préparer. 8h30, je suis propre, habillée, maquillée et il me reste encore 30 mn pour avancer sur le benchmark. 9h, je pars. 9h05, seul couac : j’ai légèrement oublié de m’envoyer le doc, je dois recommencer le benchmark au bureau. Groumpf un peu.


Mais voilà, force est de constater que, 9h27, je suis au bureau, de bonne humeur, seule dans l’open space ou presque, en train de siroter mon 2e café. Je suis réveillée, je suis de bonne humeur (mais il fait beau, ça aide), je suis parée pour bosser (donc j’écris un article de blog, hmmm). Et comme à chaque fois que je me lève avant l’extrême limite du “je me lève maintenant ou je vais être dramatiquement en retard”, je me dis que, ouah, c’est cool d’avoir du temps le matin. Sauf que maintenant, j’ai 31 ans et je suis assez consciente que mes bonnes résolutions, je ne les tiens jamais. Et pourtant, je n’y vois que des avantages. Le soir, en sortant du boulot, hop, petit tour au centre nautique qui est dans la même rue et en rentrant à la maison, j’ai le temps de faire la popote, de lire ou tricoter ou coudre (bordel, faut que je m’y mette!), tranquille. Si je sors, pas de soucis. Je tente au maximum de me coucher à une heure encore à deux chiffres (se coucher ne veut pas forcément dire dormir, je peux lire au lit). En me levant plus tôt, genre à 7h30, j’ai une heure de temps pour, par exemple, écrire sur mon blog.

Imaginons donc le rythme idéal : au lit à 23h, j’ai eu la soirée pour me reposer (regarder la télé, tricoter, coudre, cuisiner…), je lis 1h et dodo. C’est TELLEMENT la solution à mon envie d’hyperactivité jamais assouvie. Comme ça, en me levant une heure plus tôt, je peux écrire mon article du jour tranquillou et même travailler sur sa version en anglais. Ah oui parce que j’ai décidé de bien maîtriser l’anglais, je m’en sors pas mal mais j’ai pas du tout de vocabulaire donc l’idée est d’écrire l’article en anglais à la main puis le retaper. Puis je le posterai sur la version anglophone du blog où je préciserai que je suis pas anglophone et qu’il faut pas hésiter à corriger mes fautes (histoire que je progresse). Je me tâte à lancer la version italienne aussi, histoire de renouer avec la langue de Moravia (cette phrase n’a rien de sexuel). Enfin, là, je m’emballe clairement.


J’ai toujours pensé que j’avais le temps de faire tout ce dont j’avais envie grâce à une bonne organisation, mon immense point faible (avec la procrastination et la sérendipité). Allez, je tente ? Cap ou pas cap ?
On verra demain matin.

Le retour de la liste

Parce que j’ai eu deux semaines un peu folles et que la vie a joué les succubes avec moi en me pompant pas mal de mon énergie vitale donc j’ai pas le courage de faire un article de suite. Et puis en avançant sur le déménagement du blog, je me suis rendu compte que je les aimais bien, mes listes. Allez, c’est parti.

– Deux rendez-vous clients la semaine dernière, il était temps que je revienne aux affaires.

– Mercredi dernier, petite journée à Lyon. On avait une réunion là-bas à 10h30 donc on saute dans un train à 7h54, on revient à 18h. J’aime bien ce genre de journées même si ça crève un peu mais ça change du bureau. Puis la petite sieste dans le train du retour (on a dû changer les billets car on allait rater le train de 15h en somme) a fait du bien même si je suis arrivée un peu vaseuse. Tout comme mon manager qui m’a demandé, dépité : “toi aussi, tu t’es endormie ?”

– Sinon, à l’autre réunion, y avait du café et des chouquettes, ça fait toujours plaisir. Mais ce n’est pas le pied à toutes les réunions. A celle de mercredi, je crois qu’ils m’ont fait un café nespresso. Mais sans la capsule. C’était de l’eau au café et j’ai dû la boire. Beuuuuh…

– En ce moment, j’ai pas le modjo. Mais mes amants récurrents viennent de temps en temps toquer à ma porte ce qui a donné à peu près “oh, tu t’es cassée la jambe ? Tu peux pas te mettre à genou ? Oh ben je dois déjeuner… Salut!”. Bon, ok, j’ai extrêmement résumé la conversation et je devais filer au kiné. Mais l’enchaînement fut intéressant…

– Ils m’avaient manqué mes collèèèèèèègues. Franchement, les pauses déjeuner sont toujours un moment plaisant.

– Enfin sauf que la cantine est dégueu.

– Dans les films, s’embrasser devant le Sacré Coeur la nuit, c’est romantique (enfin, plutôt devant la vue de Paris la nuit). En vrai, ça pue la pisse, t’as des mecs qui viennent essayer de te vendre une bière toutes les 2mn30 et une nana qui s’accroupit devant toi, laissant voir son string rose et bleu marine en coton.



– Au passage, dans la série Nina les bonnes idées : filer rencard à Montmartre. En bas. Et monter tout en haut en prenant les escaliers avec un genou douteux.

– Sinon, j’ai trouvé mon moi masculin et ça me fait peur. Genre un mec qui s’est cassé le pied en dansant sur du Michael Jackson. Genre le mec qui adore tellement les lunettes qu’il m’a demandé de les garder pour faire du sexe… Oh mon Dieu, ce mec, c’est moi !



– Bon, j’ai reçu mon matos pour tricoter, lancement des hostilités imminentes.

– “Bon, tu restes dormir, hein”. Au début, j’ai dit “naaaaaaaan, j’ai pas mes affaires pour demain” puis à 1h du matin, alors que je n’étais plus que rhum, j’ai dit un truc genre “hihihihihihi !”. A 4h du matin, quand Anaïs s’est assise sur le lit que nous partagions, a allumé la lumière pour baragouiner des phrases sans queue ni tête avant de ré éteindre et de se rendormir, je me suis souvenue que dormir avec une semi somnambule, c’est pas trop cool.

– D’ailleurs quand dans un appart de 2 pièces avec un lit de deux places dans l’un, un lit une place dans l’autre et trois personnes à répartir dont une semi somnambule, une ronfleuse et une qui ne bouge, ne parle ou ne ronfle de la nuit, c’est cette dernière qui devrait dormir seule et peinarde. Et je dis pas ça parce que c’est moi, hein…

– Le monsieur qui a tenté de mettre ses doigts dans ma culotte quand je me suis cassée la jambe m’a nonchalamment proposé qu’on aille boire un verre. Comment dire…

– Faut que je me trouve un mec dans le XIXe pour pouvoir sortir avec mes copines de plongée et pas rester dormir (se coucher à 3h, se lever à 7h, ça pique un peu, surtout avec l’épisode du semi-somnambulisme). Et un du côté de Glacière aussi car y a une chorale qui a l’air cool. Je suis une célibataire urbaine : un mec dans chaque arrondissement (en théorie…).

– D’ailleurs, la meuf dans Secret Story qui est somnambule… On se fout pas un peu royalement de notre gueule ? Non parce qu’une vraie somnambule, on aurait grillé son secret dès la première nuit, non ?

De la perpétuelle insatisfaction

Durant mon week-end à Marseille, je me suis adonnée à l’un de mes vices préférés : la lecture de magazines féminins. J’en lis certes moins depuis quelques temps (je plaide coupable, j’ai jamais racheté Grazia), sans doute par lassitude mais dans le train, c’est une tradition : je lis du féminin.



ET dans l’un d’entre eux (Biba ou Marie-Claire ?), je découvre un article sur l’insatisfaction chronique : ma vie n’est jamais assez parfaite. Oh bah tiens, ça parle de moi, pour une fois. Oui parce qu’entre les articles sur la durabilité de mon couple et l’éducation de mes enfants, j’ai parfois l’impression qu’on m’oublie un peu. Les articles pour célibataires traitent en général de la quête de l’amour. Moi, je ne quête pas et j’aimerais plus qu’on me donne des bons plans pour voyager seule et pas cher, par exemple. Enfin bref, un article qui me correspond, je plonge dans sa lecture puis je réfléchis.



Eternelle insatisfaite ? Oui. Je rêve en permanence des lendemains meilleurs. Non que mes aujourd’hui soient mauvais. Maintenant que ma mini déprime automnale est passée, je suis bien dans ma vie mais voilà, y a toujours cette envie de mieux. Et je me demande si cette envie n’est pas quelque peu surréaliste. Posons les choses : côté boulot, je ne cherche pas à bouger, je me pose quelques temps au même poste, normal, j’ai déjà pas mal bougé dans le passé et j’ai encore beaucoup à apprendre ici. Côté amour, en ce moment, pas envie, pas le temps. J’y reviendrai dans un autre article, peut-être. Là où je veux m’améliorer, c’est sur l’à côté. Parce que je ne veux pas que ma journée se résume à : « je me suis levée, je suis allée travaillée, je suis rentrée, j’ai mangé en jouant à yahoo ! jeux (foutue addiction, surtout qu’ils ont un jeu de Uno en ligne) puis je me suis couchée après la petite douche qui fait du bien et qui me fait sentir bon. » Affreusement métro-boulot-dodo, yerk ! Si on considère que je quitte le boulot entre 19h et 20h et que je me couche entre 1h et 3h, ça me fait quand même quelques heures pour faire des choses. Ecrire (et autre chose que du blog), apprendre le russe, faire du sport, apprendre des tas de choses en fait. Sauf qu’il est vrai que le soir, je rentre, je suis passablement vidée.


Et si finalement, je voulais trop ? L’autre soir, dans le métro (ou c’était un matin, je sais plus bien mais ce n’est pas très important. Quoi que je ne prends pas le métro le matin donc c’était le soir mais où allais-je alors ?), je me demandais quelle utilité j’avais d’apprendre le russe, par exemple. Professionnellement, ça ne me servira à rien (sauf si je reviens vers le journalisme mais être journaliste en Russie, c’est parfois un peu mortel) si ce n’est à me cultiver. J’ai envie d’apprendre à tricoter (plus que ce que je fais) et à coudre mais me ferai-je réellement des fringues ou même des trucs ? Non, je me connais, je m’y mettrai deux heures et après, plus du tout. Pourtant, y aurait moyen de faire des trucs sympas… Puis j’ai envie d’apprendre sérieusement à utiliser illustrator, photoshop… Toujours pas pour le boulot, aucune compétence de graphiste ne m’est demandé mais pour moi.



(c) Studio Poana

En somme, j’aimerais être moi en mieux, une fille qui ferait du sport tous les jours (bon, j’en fais, hein, mais j’ai tendance à vite sécher pour rien genre « non, là, je vais aller dormir plutôt) donc plus ferme, plus cultivée car je lirais tous les newsmag ainsi que des romans, qui parlerait un peu le russe, saurait faire des vêtements et des illus de folie sur ordinateur, tout en ayant le temps d’écrire. Bref, j’aimerais être plusieurs personnes. D’un autre côté, je me connais, j’aurai encore envie de faire d’autres trucs si tant est que je puisse faire tout ça, je voudrais me remettre au violoncelle… Eternelle insatisfaite.



Alors du coup, faut-il baisser un peu les ambitions ? Parce que bon, vouloir, c’est bien mais en plus, je ne supporte pas d’être faible, de ne pas savoir. Exemple type : je veux savoir dessiner mais genre on me donne un crayon et je vous fais un truc de folie. Finalement, je me dis que pour rendre ma vie plus belle, faudrait pas forcément que je m’améliore, juste que j’accepte mes imperfections et que je fasse les jours par plaisir et pas « pour devenir meilleure ».


Приходите завтра, я начинаю Русский




NB : La phrase précédente est du google translation donc il y a de fortes chances que ça ne veuille rien dire du tout.

La liste de la fille qui part

Et voilà, j’ai officiellement fini mon contrat, je débute le nouveau lundi, c’est dingue.


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– Cher Bradou. Décidément, je n’arrive pas à te voir. La première fois, j’ai dû annuler à cause de la grève des trains car rentrer chez moi vers 23h30 quand il n’y a plus de train, c’est moins facile. Nous avions donc à nouveau rendez-vous ce soir. Comme je suis timide, j’étais venue accompagnée de Lo. Même que pour être honnête, c’est elle qui avait eu l’idée. Donc ce soir, on fait la queue au ciné. Arrivée à la caisse, la guichetière prend son micro « la séance pour le film « l’assassinat de Jesse James… » est complète ! ». Méééééééééééé ! Du coup, excuse-nous mais on s’est consolées avec George Clooney. Mmmmm, il est so sex ce George quand même.

– Dernière journée de taf, je suis cafardeuse. A midi, je paie mon pot, normal, c’est champagne ! Au bout de 3 verres, malgré le café et le biscuit petit déj chocolat orange de taillefine (trop trop bon), je suis pétée. Je m’extasie sur le signe astrologique de Guillaume, lui expliquant que d’après mes expériences, les scorpions sont des amants hors pair. Bon du coup, je fais une entorse à mon régime, je vais manger autre chose que mon éternelle soupe parce que ça va pas suffire. Surtout que j’ai 150 choses à finir, à montrer à Yohann 2 mon remplaçant. Evidemment, pour finir en beauté, j’ai un chat VIP de 18 à 19h. Bon ben 19h, je range mon bureau. Une fois rangé mon pot de café lyophilisé, mes sachets de thés et de soupe (j’avais fini mes taillefines), il ne reste plus rien de moi. On est peu de choses. Je fais le bisou à tout le monde et rejoins Yohann1, Philippe et Sébastien qui jouent aux fléchettes pour dire au revoir. Et je
me fais embarquer pour une ultime partie que je perds lamentablement. Bon, j’ai ordre de repasser sinon Guillaume m’a menacé de filer mon numéro à bloggeur chieur ultime.

– J’ai repris le tricot mais la reprise fut un peu dure, je compte trois merveilleux trous dans mon échantillon… On dira que c’est concept.

– Vendredi, la secrétaire m’appelle pour me faire signer ma fin de contrat et me donner mon dernier chèque. Pif, 300 euros de plus par rapport à d’habitude, héhéhé !

– Si tu n’as pas de personnalité, crée ta bimbo ! Pour arriver au niveau suivant, je dois faire plein de défis. Pour ceux qui ne connaissent pas, « défier » une
bimbo, c’est en gros faire un espèce de match et celle qui est fringuée le plus cher gagne. Or cette semaine, ils ont sorti une nouvelle tenue Halloween. Du coup, toutes les nanas ont fringué leur bimbo pareil. Du coup, je leur éclate la tête à chaque fois. Mouahahahahah !

– Dans la série « la fille hyper attentive à ses voisins », suite du couple qui a un bébé et qui vit dans l’appart mitoyen du mien. Un soir, je rentre, je remarque un
truc bizarre sur leur boîte aux lettres : ah, y a plus de nom dessus ! Ces gens sont d’une discrétion quand même : ils font un bébé, ils déménagent et je les entends même pas faire tout ça. Et leur remplaçant a eu la délicatesse d’emménager le week-end où j’étais chez mes parents. Ce qui n’est pas le cas des enfants de mon voisin « kilétrobomépaaimable » et sa femme. Après la charmante Anna qui gueulait tout le temps, son petit frère Guillaume prend le relais. L’autre jour, j’entends un gamin qui gueule dans la rue. Tiens, il passe sous ma fenêtre. Tiens, il rentre dans l’immeuble. Tiens, il monte les escaliers. Tiens, il a pas de bouton stop.

– Ce qui est bien quand on forme quelqu’un, c’est qu’on peut jouer les esclavagistes, un peu. Du genre « bon, Yohann, je vais faire des courses pour le pot, tu viens avec moi pour m’aider à porter les sacs ? ». J’adore.

– « Bon, Nina, mi novembre, on va lancer les bons points sur telle plateforme de blog alors il faudra qu’on lance un article sur le sujet, tout ça, tout ça. – Guillaume, je pars vendredi… – Ah oui, c’est vrai… Yohann, mi novembre, on lance les bons points sur telle plateforme de blog ». Un autre jour : « Guillaume, viens voir, j’ai un cas à te soumettre – Oh oui, soumets-moi ! ». Hier, Yohann(1) : « Tiens, Nina, je t’ai choisi des fléchettes, tu vas voir, elles sont bien ! – Ah super merci ! – Ouais, enfin, je sais pas si tu fais bien de me faire confiance ! – Ouais, je suis naïve des fois ! – Oui, j’avais remarqué ! ». Ils vont me manqueeeeeeeer !

– Je suis attendue lundi « à partir de » 9h30 à mon nouveau taf.

– Cette semaine, pas de clip mais un mini film d’animation qui évoquera des souvenirs à tous les proprios de chat (d’ailleurs, Kenya est en train de me regarder d’un air atterré quand je rigole devant).

Quand le chat est reveillé via Koreus

Rien n’’est pire que l’’attente

Cette semaine, j’ai eu deux entretiens pour la même boîte. Je vous raconte. Lundi, je me lève, je fais mon pipi, je m’habille, j’ouvre les volets en évitant de trébucher sur Kenya qui me tourne autour en miaulant pour que je lui file des croquettes. Oui, il faut savoir que mon chat est une bête curieuse, manifestement anorexique qui aime réclamer des croquettes alors que sa gamelle est pleine. Mais si vous lui en mettez quelques unes de plus, elle en mangera trois et se cassera, toute contente. Mais là n’est pas le sujet.

Bon, je fais mon café, tout ça, puis je vais sur l’ordi faire le tour de mes boîtes mails. Sur ma boîte « pro » (celle avec laquelle j’envoie mes CV), j’ai un mail d’un monsieur, Jean-Louis Dupré, qui m’informe que mon CV que je lui ai envoyé la veille l’intéresse et que ce serait bien qu’on se voit le lendemain ou le surlendemain. Vu que ça presse, j’appelle directement, deux fois, mais je n’arrive pas à l’avoir donc je finis par lui répondre par mail. Rendez-vous mercredi 16h. Mercredi, 15h30, je prends mon train qui n’est ni retardé ni annulé (thanks God !), j’arrive à la station de métro voisine de l’entreprise, je pars évidemment du mauvais côté. Il pleut, il vente, c’était bien la peine que je me fasse belle, tiens. Je finis par retrouver la bonne rue, on m’indique le bureau de M. Dupré. Je sonne et une dame me reçoit, je lui indique que je souhaite voir M. Dupré et elle me répond : « oui, c’est moi ». Heu ? Je commence à réfléchir : Jean-Louis, c’est pas féminin comme nom, où ai-je fait une gaffe ? Ah, elle m’explique qu’elle participe au processus de recrutement, me voici rassurée. Elle me demande de patienter dans un fauteuil, j’en profite pour rincer mes lunettes car j’y vois un peu comme à travers un aquarium. Arrive l’entretien, on discute une bonne heure avec Jean-Louis et la demoiselle que nous appellerons Servane. On parle de mon parcours, du poste, de l’entreprise, des blogs. Je me sens un peu en état de grâce, tout se déroule à la perfection, selon moi. A la fin de l’entretien, M. Dupré m’explique que sur la quarantaine de CV consultés (ceux reçus après n’ont pas été ouverts), seuls 7 candidats ont été retenus et les deux meilleurs repasseront en entretien vendredi, avec le DRH, cette fois. Je repars, quasi persuadée d’être rappelée pour l’épreuve ultime. Et j’avais raison.

Vendredi matin (enfin, 11h45, presque le midi), me voici de retour, en jupe et talons. J’arrive à l’étage où travaille M. Dupré, je le croise raccompagnant une petite jeune fille à la porte. Je suppose (à juste titre) que c’est l’autre candidate. Ok, ça se jouera entre filles. J’avoue que cette information n’a pas la moindre importance. Me voici donc dans le bureau du DRH, un homme hautement sympathique, l’entretien se passe bien aussi. Mais j’entends deux fois le même son de cloche : l’autre candidate et moi avons un profil très similaire et ça va être dur de choisir. M. Dupré m’informe qu’il m’appellera entre 14 et 15h pour me tenir au courant. Je rentre chez moi et m’achète des fraises. Comme ce sont les premières de l’année, ça me permettra de faire un vœu. On sait jamais…

14h, le téléphone sonne : « SFR bonjour ! ». Putaiiiiiiiiiiiiiiiin ! Tu me fais chier madame SFR. 15h. C’est bon, j’ai pas le job. 16h. J’appelle mon portable, il marche, je réactualise 356 fois ma boîte mail, j’appelle ma maman pour lui refiler mon stress. 17h, tant pis j’appelle, j’arrive pas à joindre M. Dupré. Toujours pas de mail. C’est mauvais signe mais d’un autre côté, nous ne sommes plus que deux, il paraît logique d’appeler les deux personnes l’une à la suite de l’autre. Bon, j’ai essayé de faire la sieste, j’y suis pas arrivée, je n’arrive pas à écrire quoi que ce soit, je tourne, je vire, Kenya sent mon stress et est complètement insupportable (non mais en fait, elle est chiante en ce moment, j’ai l’impression de vivre dans un flipper géant où elle serait la balle). J’essaie de me « connecter » aux gens de l’entreprise, essayer de sentir le vent tourner, dans le bon sens ou pas. Oui, je sais, c’est très con ça et ça marche pas mais on trompe son attente comme on peut. Bon, en désespoir de cause, je pose mon fessier sur mon canapé et je tricote devant la télé : c’est bientôt Amour, gloire et beauté, ça vide la tête, ça.

18h, ma chère sonnerie SFR raisonne, je me jette sur le téléphone. Je reconnais le numéro, je respire et je décroche. « Oui, j’ai hélas une mauvaise nouvelle ». Bon, M. Dupré m’explique qu’en gros, il n’a strictement rien à redire sur ma candidature, aucun conseil à me donner puisque tout était parfait. Il m’a juste dit de rester comme je suis et qu’il ne se faisait aucun souci pour moi.

Bon, sur le coup, j’ai été extrêmement déçue car le job me plaisait vraiment. J’ai appelé ma mère, ma sœur, mon père m’a mailé, tout le monde était déçu mais tout le monde m’a tenu le même discours : oui, c’est décevant, mais regarde où tu en es. Bon, sur le coup, ça m’a un peu fait comme si j’étais en train de me noyer et que c’est Hobby qui me sauve plutôt que JD car il était plus proche de moi d’un demi-mètre (c’était la séquence Alerte à Malibu du jour, sponsorisé par Poitrine Hann, le shampoing spécial poils de torse, conseillé par Mitch Buchannon). Mais il faut surtout pas lâcher, surtout pas. Je suis dans une bonne dynamique, les entretiens intéressants se succèdent, j’approche du but, je le sais, je le sens. Donc vendredi, je me suis autorisée une soirée tricotage-glandage-fraise et chocolat. Mais ce week-end, j’ai aiguisé mes armes car aujourd’hui, je lance ma nouvelle campagne d’envoi de CV. Plutôt que de ruminer un échec (bien que M. Dupré ait insisté sur le fait que ça n’en était pas un puisqu’ils ont vraiment eu énormément de mal à choisir), je dois en tirer l’énergie nécessaire pour aller plus en avant. C’est comme un 100 mètres : là, j’ai fini seconde. En travaillant, la prochaine fois, je serai première.