2012 en haute résolution

Savez quoi ? Comme chaque année, je vous gratifie d’un article sur mes résolutions, résolutions que je ne tiendrai sans doute jamais mais j’ai besoin de ce rituel, surtout à l’heure où s’égrènent les dernières heures de ce que l’on peut désormais considérer sans exagérer comme la pire année de ma vie. Tout a été détruit ou presque dans tous les domaines : amoureux, amical, professionnel et même sanitaire puisque pour la première fois de ma vie, je me suis cassée quelque chose. En 2011, j’ai découvert que, non, je ne pouvais pas toujours me sortir bien de toutes les situations. En 2011, mon bisounoursisme en a pris un sacré coup. Alors à l’heure où mon cynisme explose, je dois faire des projets, je dois avoir un phare dans la nuit. Mes résolutions.

Reprenons celles que j’avais formulées l’an dernier à la même date, histoire de constater que je n’ai tenu aucune de mes résolutions, certainement. C’est parti :
– développer ma fibre artistique. Si on considère que tricoter est un art, j’ai un peu tenu cette résolution et j’ai entamé la chorale donc c’est pas un échec total. Par contre, pour la photo, j’ai pas plus développé que ça, mon flickr est pour ainsi dire mort et j’ai toujours pas dessiné.

– devenir égoïste. Clairement pas assez encore, je me suis laissée polluer par des problèmes de personnes ne méritant pas que je me préoccupe d’eux. Ceux qui me parlent de notre amitié des étoiles plein les yeux quand ils ont besoin de moi mais omettent de prendre de mes nouvelles quand je suis hospitalisée. Ou ceux à qui tu dois faire des révélations pénibles mais tu sais que même preuves à l’appui, tu n’auras pas gain de cause. Alors laisse tomber. Désormais, les gens pour qui je répondrai présente au moindre pépin seront sur une liste réduite, la plupart sera d’ailleurs au réveillon de samedi, na ! Bon, par contre, niveau sommeil, gros échec prévisible, mes nuits de 7h sont exceptionnelles et le snoozing n’a jamais quitté ma vie. Quant au rituel du matin, il se résume à ça : « encore 5 minutes, encore 5 minutes… Putain, je suis à la bourre! » et hop, brosse à dent en bouche, savonnage, tartinage, habillage, coiffage, maquillage, faire le lit, croquettes au chat, ouverture volets, salut à ce soir !

– écrire et lire. Echec total ou presque. Ecrire, ma production littéraire, tout cumulé, doit atteindre les 50 pages. Mais pas sur le même roman et grosso merdo, j’avance pas. Reste le blog mais la qualité littéraire n’y est que rarement, c’est de la chronique plus que de la prose soignée. J’aime ce style mais il n’y a somme toute que peu de choses à récupérer. Quant à lire, j’abandonne la plupart de mes abonnements sauf Management car j’aime vraiment et j’ai décidé de m’acheter Philosophie magazine de temps en temps en kiosque. J’abandonne Grazia et Pour la science, je me résouds à ne pas tenter de lire le Nouvel Obs en entier. Et je renoue avec mes amours romanesques. Et je m’investis dans le livre électronique, pour voir.

Bon, alors, en 2012, concrètement, je fais quoi. En 1, je reprends sérieusement le sport, je fais du gras en ce moment. A la plongée, on fait du secourisme donc on ne nage plus donc à part mes 30mn à 1h de marche quotidienne (selon si je rentre du boulot ou non), je fais pas de sport. J’ai envie de formuler une petite résolution que je ne tiendrai jamais : me mettre au jogging. Comprenez que je déteste courir, que ça va me tuer les articulations et que je vais me prendre les seins dans les dents mais c’est la meilleure façon pour moi de vraiment régler mon problème de respiration qui m’handicape un peu en plongée et en chant. Idéalement (vous pouvez rire à la fin de cette phrase), faudrait que quand je rentre chez moi à pied, à mi chemin, je me mette à courir, ça me ferait une course d’une quinzaine de minutes, tranquille.

Je ne le ferai jamais, je le sais.

Sinon, je me suis offert une Wii donc exercices tous les jours (j’ai que des just dance pour le moment).


Sinon, j’ai des projets de travaux manuels, des trucs qui m’emballent vraiment. J’en parlerai un peu plus tard quand je me serai lancée. Déjà, j’ai bien progressé en tricot, je dois débuter la couture. J’oublie pas mon ambition de devenir super tatie puis Anne, ma meilleure amie d’enfance, étant enceinte, je dois préparer quelques petites choses pour son petit bout.

Côté sommeil, je vais essayer de trouver des techniques pour être super en forme avec moins de 7h de sommeil (il y en a). Dormir moins, dormir mieux pour faire tout ce que j’ai envie de faire, sans frustration.

Côté boulot, m’activer sérieusement sur un projet « perso » pour progresser dans ma boîte et attraper une promotion même si les choses vont déjà bouger avec certitude dans ce domaine (mais en bien normalement).

Côté appart, faire du vide pour refaire le plein (il paraît que j’ai trop de fringues, tsssss !)

Côté mec, arrêter les ringards et autres pauvres types ou les mecs qui seraient géniaux si seulement le timing était bon.

Et une grande résolution, la plus importante, la seule à tenir je crois : trouver un contrat freelance annexe pour gagner des sous pour me payer des voyages et un nouvel appareil photo. Et du matos pour mes projets créatifs. Et des fringues. Parce que même si je vais toucher des sous suite au décès de ma mamie, j’ai envie de mériter certaines choses. Cette année, voyages programmés : Thaïlande, Corse, Provence pour sûr. Voyages souhaités : plongée en Méditerranée cet été (Croatie ou Egypte), Rome, Amsterdam. En attendant 2013 pour la Russie et/ou l’Islande mais je vais avoir un petit souci de jours de congés à un moment donné, aussi.

Bref, en 2012 je REVIS.

Ciao papier, bonjour livre électronique

Vous le savez, je suis une aventurière de la vie, toujours à tenter des trucs de folie. Mais toujours pas le saut en parachute à cause de mon genou (et de ma terreur rien qu’à y penser). Non récemment, j’ai pris une décision : tester le livre électronique. Crânement, j’ai donc consulté la librairie virtuelle liée à mon iPad et ai jeté mon dévolu sur S’organiser pour réussir de David Allen.


J’étais pourtant une fervente supportrice du livre papier. Le livre papier a une matérialité, un lien charnel avec nous, je peux le sortir dans le métro sans avoir peur de me le faire piquer (contrairement à l’iPad même dans son adorable porte iPad). Pour peu que je l’achète chez un bouquiniste, il sentira un peu la poussière, les pages seront jaunies et peut-être que quelques notes griffonnées par un ancien propriétaire surgiront au détour d’une page, tel un clin d’oeil d’un autre temps. D’ailleurs ma grand-mère Bartoldi m’a toujours dit qu’elle me lèguerait sa bibliothèque mais m’a formellement interdit de vendre un livre de mythologie où mon grand-père avait annoté des pages. Ça fait 25 ans que je regrette de n’avoir pas pu plus connaître mon grand-père, il est inenvisageable que je ne vive pas la joie de partager un jour ses réflexions sur la mythologie.


Mais le livre électronique a marqué un gros point l’autre jour alors que je désespérais du manque de place dans mon appart et du manque de place dans ma bibliothèque pour tous les livres que j’achète. D’autant qu’en matant les titres s’étalant sur mon nez, je réalisais que je pouvais me séparer au moins de la moitié sans un pincement au coeur. A part les Moravia et quelques beaux livres, les autres ne méritent pas tant que je les conserve. Puis entre un livre de poche neuf et un livre électronique, quelle est finalement la différence ? La plupart des livres que j’achète n’ont aucun cachet et ne sont même pas écologiques, pourquoi donc m’en encombrer ?


Pourtant, je n’ai acheté qu’un livre pour le moment. Car avant de crier au génie, faut que j’étudie un peu le confort de lecture. Ce qui m’a longtemps rebuté dans l’idée du livre électronique, c’est la brillance de l’écran. Je passe ma vie devant, mon ophtalmo s’en frotte les mains mais moi, beaucoup moins. Et puis je sais pas comment tenir le truc, c’est peut-être pas pratique, surtout que mon iPad me paraît hyper fragile, il a tendance à souvent me tourner l’écran. Bonjour la gymnastique ! Surtout que j’avoue beaucoup m’agiter quand je lis, j’aime bien. Donc je vais passer mon livre électronique au crash-test puis vous ferai un rapport complet. Puis y a ce léger problème éthique : actuellement Google est prépondérant dans la numérisation des livres, je vous dis pas le pouvoir que ça lui confère… Est-ce que consommer le livre électronique renforce son hégémonie culturelle sur la littérature dématerialisée ou le succès croissant de ce type d’ouvrages va-t-il encourager les concurrents à se jeter dans le marché. Mais surtout que vont devenir les vieux ouvrages, çeux jamais réédites ? Tomberont-ils dans l’oubli ? La littérature dématerialisée sera-t-elle l’avènement des Musso, Lévy et Brown au détriment de petits romans charmants mais moins connus et vendus ? Le débat mérite d’être posé.


Alors je renonce définitivement aux livres papier ? Non et j’ai décidé de m’inscrire à la bibliothèque. Bon, j’en ai une à côté de chez moi mais elle est minuscule : comme ça je vais pouvoir lire des tas d’ouvrages gratis. Ensuite, si j’aime vraiment un livre, rien ne m’empêchera de l’acheter au format papier. Et peut-être qu’un jour, ma petite-fille sera émue de lire quelques mots griffonnés sur un coin de page.