Petit éloge de la fessée

Pour une fois que l’actualité prête un peu à sourire, je m’y engouffre la tête la première. Faudra aussi que je vous parle de cette histoire de signaler les photos retouchées, ça m’inspire un peu. Mais bon, aujourd’hui, je vous parle de ce nouveau débat de société qui fait trembler la France et nous plonge dans un suspense insoutenable : va-t-on interdire la fessée ? Oh nooooooooon !


 Evidemment, quand on est gosse, on n’aime pas bien ça la fessée. Bien que j’ai été une enfant très sage (si, si), je m’en suis ramassée quelques unes mais toujours méritées, il faut bien l’avouer. Depuis, j’ai sombré dans le cercle vicieux de la délinquance et de la violence, forcément. J’ai une violente envie de frapper les gens et surtout les enfants. J’ai toujours trouvé ridicule cette lutte contre la fessée, arrive un moment où les gens pourraient un peu se mêler de leurs fesses, justement. Une fessée n’a jamais tué personne. Mais j’y pense, si la fessée est interdite, la gifle, on peut toujours ou pas ?


 De façon plus ludique, il est amusant de constater que la punition détestée des enfants fait toujours sourire voire pouffer les adultes. Parce qu’en grandissant, la fessée devient incontestablement un rite sexuel. Qu’on l’utilise ou pas, si je vous parle fessée, qui pensera d’abord à la punition pour les enfants ? Hormis ceux qui ont le nez dans les couches, j’entends. Il est vrai que dans mon univers où les enfants n’apparaissent parfois qu’en périphérie, la fessée ne peut difficilement prendre la dimension d’un châtiment corporel pour enfant pas sage. Il s’agit plus d’un jeu érotique, d’une blague un peu potache à base de « si t’es pas sage, tu auras la fessée ! – Oh ouiiiiiii ! ». Alors forcément, quand on m’explique qu’on veut interdire la fessée, je m’indigne. Ah, c’est pour les petits enfants ? Ouais mais quand même, de quoi se mêle-t-on ?


 S’il est vrai que la loi concerne pour l’heure le sévice corporel envers les enfants (enfin, je crois), il n’empêche que cette petite incursion dans la vie privée des gens m’interpelle quand même un peu. Pourrait-on un jour être inculpé pour fessée prohibée, même entre adultes consentants ? Quand on voit qu’aux Etats-Unis, certains Etats interdisent certaines pratiques sexuelles, n’est-on pas un peu en train d’ouvrir une boîte de Pandore ? Bah oui, par exemple, au Texas, la sodomie est interdite. J’exagère sans doute, je vais peut-être un peu loin mais je me méfie. Imaginons que je donne ou recoive une fessée bien sonore, suivie d’un cri bien caractéristique. Si mes voisins, importunés par le bruit, décident d’appeler la police, mon partenaire et moi pourrons-nous être inculpés pour fessée prohibée ? A partir de quel âge une fessée serait-elle autorisée ? C’est vrai ça, faudra-t-il attendre la majorité sexuelle (15 ans à l’heure actuelle) pour avoir le droit de donner ou de recevoir une bonne grosse fessée des familles ? Et si on cravache, ça compte comme une fessée ou pas ?


 Bref, je ris de cette histoire parce qu’au fond, je trouve qu’il y a quand même bien plus urgent à régler qu’une histoire de fessée, d’autant que les pédiatres eux-mêmes ne sont pas d’accord. Alors bref, laissons les parents gérer l’éducation de leurs gosses comme ils le souhaitent et fessons-nous en toute tranquillité.

Et pour célébrer la fessée, une vidéo top (allez direct à 2.30)

 

Cinq sœurs

Je me suis demandée si j’allais faire un article léger ou un sérieux aujourd’hui et comme je m’en suis voulue d’avoir déprimé tout le monde avec mon article de jeudi, je vais partir dans le comique. Alors je vais te parler d’une série mortelle que j’ai découverte un peu par accident récemment. Quand je dis mortelle, ça veut dire tarte et ce sont celles que je préfère.

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Le pitch : un docteur a 5 filles et retrouve un fils (mais on sait pas encore si c’est vraiment le sien ou pas, y a un mystère) et évidemment, nos 5 demoiselles ont des maris
et/ou des amants et des amis aussi. Le bon docteur lui-même a une jeune fiancée et travaille dans un hôpital dont il est directeur où y a plein de monde. Donc, c’est magique : t’as plein de gens de plein de générations donc ça fait plein d’histoires. Je précise que cette série est commise par Marathon, les mêmes qui ont fait Sous le soleil. L’action se passe naturellement dans le sud de la France, à Nice.

Bon maintenant que j’ai posé la base, rigolons un peu avec les quelques épisodes que j’ai vus. J’en ai pas vus beaucoup mais y a déjà de quoi dire. Déjà, c’est une série super open car il y a plein de mélanges ethniques. Par exemple, on a Manu, la petite dernière qui a un petit côté kaïra du 9-2 (Neuilly quoi) qui ne fréquente que des Blacks dont un qui a une coupe afro proprement hallucinante. On a également Béné, la 2e, blonde (les deux premières sont blondes, les 3 dernières brunes), mère au foyer catho coincée qui sort direct de La vie est un long fleuve tranquille. Ben figurez vous que la Béné, elle roule une pelle à un Arabe qui n’est même pas son mari ! Bon, c’est un Arabe en chemise genre golden boy mais imaginez le truc, c’est révolutionnaire pour un programme télé !

Après, on a les histoire abracadabrantesques. Par exemple, Lucie qui est la troisième, il lui en arrive des choses. Déjà, j’adore l’actrice genre mono expression qui fait toujours les yeux ronds, la mâchoire serrée quoi qu’il lui arrive. C’est la sœur un peu dark genre médecin le jour, strip teaseuse la nuit car elle adore se foutre à poil devant des hommes et écrit ça dans son roman autofictionnel que sa sœur, Manu, lit comme ça, ça nous fait une belle confrontation. Mais Lucie, à un moment, elle se fait droguer par un homme qui la prend en photo à poil et c’est terrible car il la fait chanter et tout. On a aussi l’histoire du papa qui se fait empoisonner à petit feu. Mais là, on a le super élément : la mamie qui tire les cartes. Comme si le scénario était trop plein de suspense, pour le rendre moins anxiogène, on met mamie qui tire les cartes et va nous raconter tout ce qu’il va se passer pour pas qu’on ait trop peur « oh mon Dieu, quelqu’un va essayer d’empoisonner Pierre ! ». Du coup, Léa et Elise, les deux dernières sœurs courent vite à l’hôpital et empêchent leur père de manger le plat. Mais en fait, c’est l’infirmière en chef qui veut le tuer, celle là même qui lui emmène tous ses plats. Elle est trop in love de lui et n’a pas supporté qu’il demande une doctoresse de l’âge d’une de ses filles en mariage. Alors elle empoisonne sa volvic mais au moment où le docteur allait la boire, y a son fils illégitime qui arrive et boit le verre car il a trop soif et manque de mourir. Du coup, l’infirmière, découverte, essaie de se tuer en finissant la volvic.

Tiens, parlons du fils illégitime. Alors le vrai fils illégitime, c’est Lucas. En descendant à Nice pour retrouver son père, il prend en stop Tom mais ils ont un accident et comme Tom croit que Lucas est mort, il prend sa place dans la famille du docteur mais en vrai, Lucas, il est pas mort et on sent bien qu’il va sortir du coma et revenir. En plus, Tom, il est amoureux de Lucie qui est censée être sa sœur alors je vous dis pas le schmiblick. Y a aussi une histoire de mec qui aurait tué sa femme aussi mais on sait pas trop et ça, j’ai pas trop compris mais celui-là, il a un mec attaché dans sa cave, j’ai pas compris qui c’était parce que je rate pas mal d’épisodes quand même.

 

Bref, comme vous l’avez compris, j’adore ce genre de séries juste pour le plaisir de les résumer. Bon, je suis pas trop parce que je n’ai pas que ça à faire de ma vie mais là, je
sens qu’on tient une vraie série culte, un peu comme Plus belle la vie. Mais celle-là, je l’ai jamais vue mais promis, un jour, je m’y mettrai et je vous raconterai.

Sériale téléspectatrice

Ouvrons un programme télé au hasard. Oui, peu importe le titre du magazine, le programme est toujours le même, hein ! Que voit-on ? Des séries, des tas de séries, encore et toujours des séries. Il y en a tellement que même Technikart a sorti un numéro spécial séries pour l’été.

Quel est l’intérêt des séries ? Une histoire qui s’étale sur tout un tas d’épisodes, ça peut durer longtemps, une dizaine d’années et même ne jamais s’arrêter (genre les feux de l’amour ou amour, gloire et beauté, ça a commencé, j’étais même pas née). Le but des créateurs est de capter le spectateur suffisamment longtemps pour que la série soit reconduite à la fin de la saison, l’idée est même de foutre un super suspense au dernier épisode de la saison pour qu’on ait envie de voir le premier de la suivante.

Bref, les séries, il en existe de toutes sortes : comiques, dramatiques (dans tous les sens du terme), fantastiques, policières… Chaque spectateur peut faire son choix. Il y a quelques temps, j’étais assez sériphage, regardant Urgences, Lost, X-files, Six feet under et Friends, bien sûr. Mais tous les soirs, je peux pas être devant ma télé à mater un nouvel épisode. D’abord parce que j’ai aussi une vie sociale, ensuite, pas de chance, j’ai pas eu la télé pendant 15 jours grâce à ma connasse de freebox et enfin parce que des fois, j’ai pas envie de regarder la télé. Donc séries tous les soirs, arrive rapidement un moment où je rate un épisode et même deux puisqu’en général, ça marche par paire. Du coup, aujourd’hui, je suis has been. J’ai vu un demi-épisode de Heroes, j’ai raté les dernières saisons de Desperate Housewives et Lost, jamais vu 24 heures ni les Sopranos, je continue à regarder Urgences (mais j’ai raté des épisodes dont les derniers) et à ne pas aimer Grey’s Anatomy et Docteur House. Le premier parce que c’est gnangnan, le second parce que sur une saison d’une vingtaine d’épisodes, on a 20 fois le même. Après, je suppose que j’en oublie mais c’est pas grave. Grâce à Technikart, j’ai des supers spoilers qui me brûlent le clavier. Bon, j’en balance un demi : deux survivants de Lost sont frères et sœurs.

 

Mais laissons là ma consommation de séries pour revenir au genre en lui-même. Ce que je reproche souvent aux séries, c’est de ne pas savoir s’arrêter à temps. J’aime très rarement les derniers épisodes, genre Friends, X-files, Buffy, Sex and the city…D’autres partent très vite en vrille genre les 4400 ou Six feet under. D’autres ne sont pas reprogrammées dont soit on n’a jamais la fin (John Doe dont l’intérêt majeur étaient les fesses nues de Dominic Purcell dans le générique) ou on bidouille un téléfilm merdique pour balancer une pseudo explication comme le Caméléon. Je me souviens avoir vu ce téléfilm de fin avec mon cher Guillaume 1er, à l’époque, on était atterrés. C’est ça, la fin ? Ben, ça pue. Les scénaristes essaient parfois de rattraper le coup. Genre Dallas. A un moment, ça vire au n’importe quoi, Bobby meurt (en fait, l’acteur voulait se casser) mais il faut le réintégrer dans le scénario. Parfois, on sort la botte du sosie mais là, non, ils ont fait fort, très très fort : ils ont raconté que tout ça n’était dû qu’à un délire de Pamela (la femme de Bobby) plongée dans le coma. Unbelievable ! Des fois, je me dis que ce serait plus simple de fixer un nombre donné d’épisodes (et donc de saison) comme ça, on n’allonge pas la sauce indéfiniment, ce qui pousse toujours les scénaristes à trahir l’esprit du début. Quand on voit le n’importe quoi de Lost, par moment, j’ai peur, très peur. Pareil pour Desperate Housewives : vous trouvez normal que tous les psychopathes de la Terre habitent tous dans la même rue, vous ? Autant j’ai bien aimé la saison 1 de la série (j’ai pas vu la 2nde donc, je peux rien dire), autant cette série a potentiellement tous les ingrédients pour se casser la gueule : est-ce une série comique ? Dramatique ? « sociétaire » ? Policière ? Finalement, ce n’est ni plus ni moins qu’un Melrose Place plus glamour, moins trash, moins « tiens, j’ai pas encore couché avec la locataire du 6b, il est temps de m’en occuper ». Si, si, je vous jure : des gens qui vivent dans la même rue (même immeuble) qui s’aiment, se quittent, avec du drame, des rires, des secrets, des crimes, des fois. On a même recyclé deux acteurs de cette série dont la fin était bien pourrie, aussi.

Bref, la frontière entre une bonne et une mauvaise série est bien ténue et elle peut très facilement se franchir. Mais s’il arrive qu’une bonne série devienne merdique, une mauvaise série s’améliore très rarement. Maintenant, est-on condamné à ne plus voir que des séries à la télé au détriment de films ou n’est-ce qu’un phénomène de mode ? Quand on voit qu’aujourd’hui, les stars de série deviennent plus célèbres que les acteurs de cinéma, on peut légitimement se poser des questions. Mais à force de proposer 150 séries chaque année, le public va forcément devenir de plus en plus exigeant et pas mal mourront d’elles-mêmes très rapidement. Ce qui mettra sans nul doute fin au phénomène.

Adolescence, âge ingrat

Vous lisez mon article et, intelligents comme vous l’êtes, vous vous dites : « ah, enfiiiiiiin l’article sur ses ados qu’elle nous promet depuis X temps ». Et ben non ! En fait, ce ne sont pas de mes ados (putain, j’ai la fibre maternelle qui pousse quand je dis ça) mais des ados MTV. C’est-à-dire que je vais vous parler de Next et Dismissed, deux émissions de téléréalité de la chaîne musicale américaine.


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En général, les émissions de télé réalité américaines me rassurent. Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression qu’il y a toujours plus con ailleurs. Ce qui est totalement hypocrite puisque quand leurs shows de télé réalité arrivent en France, on se rend compte qu’on n’est pas mieux du tout mais laissez moi rêver que les Français sont des gens plus intelligents que l’Américain d’en bas. Donc quel est le but commun de Next ou Dismissed ? Des ados qui se rencontrent et à la fin, on obtient un couple ou pas. Dans Dismissed, un ado a rendez-vous avec deux prétendants, choisi selon ses préférences sexuelles. Oui parce qu’à MTV, ils sont super open, ils montrent aussi des ados homos mais bon, les garçons sont tellement folles qu’on a l’impression que c’est une blague et les filles tellement bonnasses qu’on a l’impression de regarder un film porno, la scène de cul en moins. Donc dismissed, l’ado a deux prétendants, ils passent la journée à trois, chacun des deux candidats a droit à un « temps mort » qu’il donne à l’autre pour rester 20 mn en tête à tête avec celui que l’on doit séduire. A la fin des deux temps morts, le candidat doit choisir lequel il veut garder. En général, le suspense est assez limité : celui qui a accepté de mélanger sa langue est pris, l’autre dégage. Sauf qu’en fait, le seul truc marrant dans Dissmissed, c’est quand les 3 sont ensemble et que les deux prétendants s’envoient des vannes pour discréditer l’autre.

 

Ensuite, Next. Dans un bus, 5 prétendant(e)s rencontrent à tour de rôle un ado qui les vire s’il n’est pas séduit d’un merveilleux « Next ! ». Chaque minute passée avec le ou la convoité(e) rapporte un dollar. Donc les très moches qui se font jeter dès la descente du bus gagnent quand même un dollar. Ce qui est merveilleux, ce sont les petites descriptions des candidats genre « Ashanti, 20 ans, pète quand elle nage à la piscine, est amoureuse de Justin Timberlake et a vomi sur une montagne russe ». Que des trucs essentiels, quoi. Il faut savoir que cette émission est une vraie collection de pétasse pure style genre « je crois que les fringues Jennifer, c’est le top de la classe » et elles se tapent toujours le cul quand elles sortent du bus genre « mon cul, c’est pas du poulet ! ». Quand aux mecs, on dirait que le terme de blaireau ont été inventés pour eux. Bref, Next, c’est du lourd, du décérébré, de la connerie en barre. Et de la pure,
pas de la coupée. Genre Elysha « Elysha, ça commence par un E et je serai pas jetée car y a pas de E dans Next… Heu… ». Alors dans le bus, ça parle. Les mecs se chambrent, les filles fayotent. Genre « oh mais on est toutes trop canon ». Sauf celle qui sort du bus, elle est pas partie que ça commence « tu crois qu’elle a une chance ? » « ouais, s’il aime les gros culs ». Quand un éliminé revient les mecs font des gros « ooooooooohohohoh ! » et les filles des « hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » et le perdant explique ce qu’il s’est passé en cassant celui ou celle qu’ils devaient séduire « elle est moche et elle a un gros cul » ou « il est moche et il pue ». Une fois que le séduit choisit un des candidats, il lui propose la tune ou un deuxième rendez-vous. Et quand le séduit est très très con, c’est jubilatoire que l’autre se casse avec le cash.

 

Après dans Next, celui qu’il faut séduire prépare des activités. Des trucs de débile genre « goûter d’anniversaire pour mes 5 ans ». C’est selon les délires de chacun. Par exemple, une nana cherchait le prince charmant, elle s’est déguisée en princesse et les mecs devaient lui trouver des chaussures, tout ça… Mais le pire, c’est que ça rend méchant. Genre au tout début, celui ou celle qui doit être séduit(e) explique ce qui est rhédibitoire pour lui genre « si la nana doit mettre des avertisseurs comme les camions quand elle recule, ce sera next direct » (y en a un qui a vraiment dit ça) et là, on voit les 5 candidates et, évidemment, y en a une qui dépasse les 70 kg facile (ce qui ne l’empêche pas d’avoir réussi à glisser ses fesses dans une mini jupe en 38, fascinant) donc on attend que les nanas avant elles soit dégagé pour qu’elle passe et qu’elle se prenne un violent « next ! ». Oui, je suis méchante. Quoi que des fois, on se plante. Dans
une session lesbienne, y a une candidate fantastique qui s’appelait Machine. Oui, c’était son nom. Un diadème dans les cheveux, un espèce de cape en renard bizarre de la même couleur que ses cheveux et une robe rouge mais surtout des poils sous les aisselles et sur les jambes (le reste on a pas vu) des santiags aux pieds. Je m’attendais à un Next direct mais finalement, elle est restée deux heures avec la fille et a gagné 120 dollars alors que l’autre s’est pris un râteau.

 

Bref, c’est bête, c’est nul, c’est méchant. Et c’est horrible mais j’adore.

Toutouyoutour !

En ce moment, je suis au chômage donc je regarde la télé donc je me farcis je ne sais combien de pubs et donc, j’ai de quoi vous faire un nouvel article sur les pubs qui m’énervent  ! Et y a du dossier.
 
Oh, cacao ! Cho-chocolat !
Au cas où vous n’auriez pas remarqué, Noël arrive. Et à Noël, certaines pubs passent en boucle et sont particulièrement gonflantes… Hé oui, vous les avez reconnues, je parle des pubs pour les chocolats : la marque Ferrero investit la place. Ferrero c’est Kinder, Ferrero Rocher et Mon chéri. Ses pubs ont toujours été nulles avec des post-synchro proprement
caastrophiques, des acteurs qui n’auraient pas fait tâche dans les pires navets d’AB Production… et un scénario haletant. Souvenez-vous des soirées de l’ambassadeur, avec sa pyramide de Ferrero Rocher et son suspense insoutenable : la couillasse qui prend un chocolat bien au milieu de pile va-t-elle la faire s’effondrer ? Et surtout, cette question dont on n’a jamais eu la réponse : comment se faisait-il que la pile était toujours entière alors que tout le monde s’était servi ? Je sais pas si vous avez remarqué mais au moins trois personnes ont pris le rocher du dessus…
Et que dire des Mon chéri avec cette scène hautement érotique :
« Oh non, y a plus de mon chéri, j’en avais tellement envie !
– Ah bon ? Envie d’un chocolat croquant qui cache une délicate cerise qui fond dans la bouche (ou je sais plus quoi ?)
– Oh, tu es un monstre ? [il lui donne un mon chéri] Mmmmmm, tu es un amour ! »
Mais les plus forts, les plus beaux, les plus dramatiquement nuls, ce sont les Kinder, qu’ils soient délice, bueno, surprise ou les œufs, les kinder pingoui et tout ça. Ce qui est fantastique, dans ces pubs, c’est l’accent mis sur la grande quantité de lait qu’il y a dedans : donner du Kinder à vos enfants, y a rien de mieux pour eux. Bon, on oublie un peu de dire
qu’il n’y a pas plus gras. C’est comme le Nutella : super, ça donne de l’énergie aux enfants mais aussi de la surcharge pondérale. La seule pub Kinder qui est sympa, c’est celle « nous sommes tous de grands enfants » surtout lors de la première version où ils avaient mis une musique d’Emilie Simon que j’adore. Par contre, la dernière est nase : c’est une parodie ratée de Toy Story (film d’animation génial). N’empêche que si je devais consommer en fonction des pubs, je ne mangerais jamais de Kinder… et ça ne serait pas plus mal !
 
Filez-nous vos sous, on les utilise pour faire de la pub
Sinon, pubs qui m’énervent et Gauthier vous dira que je ne suis pas la seule : les pubs CIC, vous savez, celle où le directeur du CIC débarque chez ses voisins avec ses dents blanches et son air de débile profond dans la « banque d’en face » et se fout systématiquement de leur gueule. Je trouve ça vraiment odieux et ça ne me donne pas envie, mais alors pas envie du tout d’aller au CIC, genre : on prend les gens pour des abrutis. En plus, la petite musique produite par un saxo bontempi, et bien, elle me crispe. Et que dire des pubs MAAF qui sacrifient sur l’autel du capitalisme l’émission qui a bercé notre jeunesse et nous fait encore mourir de rire : Palace. D’une part, les pubs sont nulles, l’humour est absent, d’autre part, ça m’énerve quand ils hurlent « c’est la MAAF !! » Ça va, je ne suis pas sourde, merci. Et que dire des pubs MMA avec des pseudos célébrités entassées dans une mini… Ca fait très bourgeoise salope (cf Axelle Laffont, pour ceux qui n’ont pas compris la référence). Bon, par exemple, nous avons Mme de Fontenay et une Miss France, la seule qui n’a jamais fait de télé. Ben oui, les autres, elles ont fait actrices, mannequins, présentatrices d’une émission de foot et Mme de Fontenay a dit que c’était vulgaire. Donc la dame au chapeau a pris la seule qui n’a pas transformé l’essai pour faire cette pub, celle qui disait : « moi, je suis une avocate, je me rabaisserai pas à faire la potiche ». Tout ça mis bout à bout, on en conclue donc que jouer dans un pub MMA n’est pas vulgaire et qu’on n’y a pas un rôle de potiche… Donc ces dames sont de sacrées hypocrites ! Quoi qu’il en soit, on retrouve un peu le même principe que la MAAF : des petites scénettes à deux personnages qui sont censées nous faire rire… Mais je dois avoir un humour très particulier parce que ça ne me fait même pas sourire. Par contre, ça me crispe.
 
Pour en revenir aux banques, la palme, actuellement, c’est le Crédit Agricole avec les gens qui chantent de vieilles chansons « ça s’en va et ça revient ! » ou « faire une virée à deux, tous les deux sur les chemins… ». Bon, il faudrait dire au Crédit Agricole que « conseiller financier » n’est pas synonyme de « moche, puceau et mal habillé ». Dire qu’avant,on avait droit à Francis Huster et Virginie Lemoine qui jouaient un couple que tout le monde veut avoir dans son entourage. Moi, c’est vrai qu’un couple qui me répond « placement » ou « assurance invalidité » quand je leur raconte que je suis allée chez le coiffeur, franchement, ça me fait trop plaisir de les inviter ! Non parce qu’ils ne vivaient vraiment que pour ça, on les voyait à un moment chez eux, Francis Huster lisant tranquillement son journal pendant que sa femme faisait la cuisine (et elles ont rien dit les chiennes de garde, là ?), ils ne parlaient pas, ils écoutaient leur répondeur où leurs potes les remercient pour le super placement de la mort qui tue. Ils se couchent et enfin, ils parlent… du placement de la mort qui tue. Je suis sûre que quand ils baisent, au moment de l’orgasme, ils doivent hurler : « oh oui, placement à 4, 25% !! ». Finalement, je sais pas ce qui est le pire. Sinon, le crédit Lyonnais fait fort, aussi, avec sa dépressive qui essaie de faire une voix sexy et marrante : « Julie est en train de se ruiner parce qu’elle ne le sait pas mais elle va réussir son examen ». Bon, là encore, cette pub fait fort : je me demande comment cette étudiante peut avoir son bac, vu ce qu’elle a l’air idiote, surtout quand elle répond : « oui, je suis passée au Crédit Lyonnais » quand le monsieur demande : « vous avez pensé à tout ? » où je ne sais quoi. L’examinateur a une tronche épouvantable, on sent le mec en pleine dépression avec son pull à col roulé jaune moutarde. Mais le pire, le pire : c’est qu’ils passent leur bac au milieu d’un garage souterrain ! Si, regardez bien : ces gros tuyaux gris, ses parpaings de la même couleur : ils sont dans un garage, c’est limite si on ne perçoit pas l’odeur d’essence. Quant au Crédit Mutuel avec son « la !!!!! » beuglé par un 3 de QI, no comment. Quand on sait qu’on leur paie nos agios à ces gens-là, ça fait plaisir.
 
Allo ? Allo ?
Mais le pire du pire en matière de pub, c’est tout ce qui concerne le téléphone. Avant, il y avait déjà les gonflants : « 6 16 17 ! » ou « 8 12 12 ! ». Vous savez, ces petits jingle à la con qui nous restent en tête toute la journée. Vous savez, ces numéros surtaxés où vous devez envoyer 30 SMS pour savoir si Pedro et vous avez des chances de sortir ensemble ou si vous êtes trop grosse (ou trop maigre). Sauf que pour ça, il existe des façons gratuites de le calculer, je vous les donnerai si vous êtes sages (5 euros le conseil). Puis y a les chats « hot ». Y a une pub qui passe tard sur AB1 qui me fait rire : « Salut, moi, c’est Nicki. Tu veux me parler ? Moi, j’en ai très envie, envoie Nicki au 6 16 17 (suis pas sûre du numéro, testez pas !)… » Bon, alors, si y a un crétin qui envoie un SMS en pensant vraiment tomber sur une Nicki, veuillez le pendre.
 
Ces pubs-là se sont un peu calmées mais elles ont été remplacées par les ignobles « 118… ». Alors, là, on atteint des sommets de nullité, et ceci 20 fois par jour ! Bon, il y a le 118 008 qui a fait une pub marrante avec un monsieur tout nu. Leur jingle est quand même agaçant. Mais le comble, la pub qui me donne envie de jeter ma télé par la fenêtre et
dont le jingle me reste dans la tête, c’est le « 118 218, touyoutouyoutouyoutoutoutouyoutour ! ». Mais quel est l’abruti qui a eu cette idée ? C’est énervant au possible ! Cette pub est totalement nulle, les deux pauvres gars qui courent sur leur bus ont vraiment une gueule de con…. Y en a un, on dirait l’enfant qu’aurait eu Akhenaton (le rappeur, pas le Pharaon) avec un caniche ! Non et puis c’est quoi ces mouvements qu’ils font ? Même moi qui ne suis pas précisément la reine de la gym, je fais mieux ! Il faudra aussi qu’on m’explique pourquoi ils ont mis une Suédoise décérébrée pour dire dans sa langue : « Ah, c’est carrément fastoche ! ». Je ne veux pas présumer mais je crois pas qu’en Suède,
le 118 218 marche. Et que foutent Véronique et Davina au milieu de la foule ? Ok, c’est leur musique et elles n’ont plus grand chose à faire de leur journée mais quand même ! Et puis leur Arc de Triomphe, il est un peu bizarrement placé, à la fin, entre deux immeubles comme ça… Enfin, je le jure, je n’appellerai jamais le 118 218. De toute façon, quand je veux une adresse ou un numéro, je vais voir sur le net. Pour l’histoire, l’autre soir, je sors du métro à la Défense et devant la station, il y avait les monsieurs 118-218 et, je vous jure que c’est vrai, des mecs en costard cravate faisaient la queue pour récupérer leur marcel 118-218. Mais quelle bande de nases !
 
Tant qu’on est dans le téléphone, parlons d’une pub totalement hallucinante quand on y pense : Alice. Je vous invite à lire la planche de Ced sur le sujet, un bon fou rire en perspective. Bon, déjà, y a un effort par rapport à la première pub : une musique totalement pourrie, un jeune homme à l’air de gagnant, encore, voit plein de femmes dans sa vie car ce sont les femmes qui changent nos vies, dont Alice. Ils  nous ont pris une blondasse à robe rouge, j’ai pas bien compris pourquoi mais peu importe. Retour à aujourd’hui avec « Alice », toujours notre blonde en rouge qui rend tout transparent sur la musique géniale de KT Tunstall. Sauf que si on écoute les paroles : « But I said no (no, no, no, no) you’re not the one for me », ce qui peut se traduire par : « Mais j’ai dit non (non, non, non, non) tu n’es pas celui (ou celle) qu’il me faut. » Alors, certes, cette chanson est très entraînante mais ils sont cons ou quoi chez Alice ? Illustrer leur pub par « tu n’es pas celui qu’il me faut », c’est quand même merveilleux ! Et que dire de la dernière version ? La nana, elle monte dans sa voiture avec sa copine qui examine sa facture : « je suis sûre qu’il y a un truc ! » Donc elle étudie ça de près et Alice arrive et efface la facture. Officiellement : « avec Alice, tout est transparent », mais pour moi, ça fait plus le serpent dans le livre de la jungle : « ayez confiance… ». Paye et regarde pas le détail de ta facture, s’il te plaît !
 
Par contre, je suis déçue : depuis quelques années, la loi française autorise la comparaison dans les pubs et, jusqu’à présent, seuls les opérateurs téléphoniques se sont permis de le faire. Je me souviens d’une pub américaine pour un shampoing, monstrueuse : la nana, avec ses beaux cheveux disaient : « Vous savez pourquoi j’ai de beaux
cheveux ? Ce n’est pas parce que je me lave avec le shampoing, A, B, C ou D. Non, moi, j’utilise le shampoing E ! ». Et on voyait les bouteilles des shampoings A, B, C et D quand elle disait ça, superbe ! En France, on reste conventionnel, on n’attaque pas le concurrent (même si on en pense pas moins) donc on subit des pubs tristes et nulles qui donnent envie de ne surtout pas consommer. Et puis je sais pas comment ils se démerdent les publicitaires français, ils trouvent toujours des musiques bien agaçantes qui vous restent en tête toute la journée. Car : « efficace et pas chère, c’est la MAAF que je préfère, c’est la MAAF !! »

100

Aujourd’hui, je valide mon centième article, déjà ! Je pense que l’occasion est belle pour dresser un petit bilan de cette aventure bloguesque. Ai-je réussi ce que je voulais faire ? Vais-je poursuivre sur cette voie ? Telles sont les questions que je me pose et je vais voir si je peux y répondre.

je m'éclate sur mon blog

Quand j’ai crée ce blog, imaginais-je que j’aurais plus de 400 lecteurs par jour ? Des lecteurs aussi assidus ? Franchement… non. J’avais envie de créer un blog depuis quelques temps, on en parlait souvent en cours (journalisme oblige) mais un blog sur quoi ? En fait, ce blog n’est pas mon premier mais ma première tentative s’est terminée brutalement, je vous raconte !
 
Moi in Paris : mon premier blog
Mon premier blog n’avait rien à voir avec les vingtenaires, non. Il racontait ma nouvelle vie à Paris, je l’ai débuté très rapidement. Au départ, je ne mettais pas les vrais prénoms mais des initiales, ce qui rendait la lecture difficile donc au bout de 3 articles, voilà les vrais prénoms qui apparaissent : qui ira lire ça, de toute façon ? Mes seuls lecteurs sont les personnes qui ont l’adresse de ce site, à savoir Gauthier, Anne, Lucie et Clara (plus quelques autres, je crois). Je me lâche, donc, je parle d’un mec que j’ai en vue, je dis que c’est un connard car j’ai aménagé à 500 mètres de chez lui et qu’il m’appelle pas pour prendre un verre. Tout ça, c’est la faute de sa greluche que je déteste, je suis sûre qu’elle est mocheet patati et patata. Que des amabilités donc. Oui, lecteur, tu ne le sais pas mais je peux être d’une mauvaise foi pas croyable quand je m’y mets.
 
Or, ce garçon est directeur de publication dans un webzine où je travaille. Un jour, je suis au boulot, tout va bien, quand le téléphone sonne. Je décroche, mon rédac’ chef en face de moi. C’est la rédactrice en chef du webzine en question.
« Salut, ça va bien ? fis-je, enjouée.
– Oui. Dis…euh…je t’appelle car il y a un problème dans les liens… hum… Tu sais, en tant qu’administrateurs, on voit d’où les gens viennent avant d’arriver
sur le site.
– Oui, je sais.
– Ouais et tu es venue directement de ton blog sur le site ! »
Oh Seigneur Dieu !! Elle l’a lu, elle a compris. Heureusement, le vendredi, le directeur de publication ne bosse pas le matin donc il n’a pas eu le temps de le voir. 10 minutes plus tard, mon blog n’existait plus.
 
Les vingtenaires : l’histoire.
J’ai continué à écrire mes aventures parisiennes mais par mail (un jour, je récupèrerai un vieux mail pour en faire un article, pour que vous compreniez le style). Entre temps, je rencontre Victoire. Un jour, on discute par messages privés sur notre forum préféré, elle me parle d’un jeune homme rencontré sur meetic qui veut l’amener au musée, ce qui la désespère : elle veut une brouette ! Donc je la rassure, lui disant que le musée ne pouvait être qu’un préliminaire à autre chose. Suspense, suspense ! Le lendemain, elle me confirme que j’avais
raison (comme si j’en doutais). Je m’en vais fumer ma clope, réfléchissant à tout ça et là, bang, une idée vient me frapper : et si je faisais un blog à la sex and the city ! Après tout, je suis journaliste, comme Carry, j’adore écrire et ce sera drôle ! Je reviens à mon bureau, tout excitée (dès que j’ai une idée de ce genre, je suis toute excitée mais dans le bon sens du terme, bande de pervers !) et j’envoie aussitôt un mail à des personnes dont je veux parler dans mon blog, leur demandant si elles sont intéressées. Cependant, chat échaudé craint l’eau froide : on aura tous de faux prénoms. C’est donc en ce jour funeste du 24 mai 2005 que sont nés Nina, Gauthier, Victoire, Lucie, Anne et Clara. Au début, le blog a eu du mal à partir, je ne le faisais pas sérieusement. Puis, mi-juillet, le déclic, c’est reparti ! Curieusement, c’est reparti au moment où j’entamais un nouveau stage, profondément soporifique !
 
Et alors ?
Nous voilà donc aujourd’hui au centième article, 400 visiteurs uniques par jour en moyenne et l’envie de continuer. Ce blog a pas mal changé par rapport à ce que j’envisageais. En effet, au départ, je voyais plus des articles à la « sex and the city », du genre : et tandis que Nina faisait ça, Victoire, de son côté… Au départ, je pensais tout écrire mais j’ai quand même une vie, à côté, donc chacun commence à écrire ses articles et ce n’est pas plus mal… Maintenant, il faut que je remotive certaines qui se laissent un peu aller ! 
 
Je suis étonnée de l’impact de ce blog : 400 lecteurs par jour, c’est énorme ! Tous les jours, je vois revenir les mêmes lecteurs qui laissent des commentaires, d’autres qui restent anonymes…  Je me rends compte que nous sommes devenus des gens que vous connaissez alors que nous savons si peu sur vous, mais c’est le jeu du blog, je suppose. En tout cas, certains m’écrivent, certains ne peuvent passer sans commenter les articles (Stef, même si tes commentaires sont trop longs, ils me manqueraient). Qu’on nous aime ou qu’on nous déteste, on nous lit, vous nous donnez vos avis. Ce blog est devenu un espace d’échange que j’apprécie énormément.
 
Et maintenant, que vais-je faire ?
Honnêtement, quand j’ai crée ce blog, je ne savais pas combien de temps il durerait… Nous en sommes à presque 4 mois donc deux actifs. Lundi soir, Clara m’a appelée, nous avons discuté et elle m’a demandé si je poursuivais le blog, je lui ai répondu par l’affirmative. « Mais tu n’avais pas dit que tu l’arrêterais le jour où tu aurais un mec ? » Si, je l’ai dit. Mais, finalement, l’un n’empêche pas l’autre. Certes, je ne parle plus trop de ma vie privée, sans doute car il n’y a rien à raconter : tout se passe bien. Et puis, j’ai encore beaucoup de sujets généraux à aborder, une vie professionnelle, amicale et familiale assez dense donc tout un tas d’articles en perspective. Enfin, je suis avec Arnaud depuis presque un mois,
allez savoir si ça va durer ou pas… Moi, je ne sais pas, en tout cas.
 
De plus, vu le succès de ce blog, vu les gens qui viennent tous les jours donner leur avis, tous les sujets que j’ai encore envie d’aborder, il est hors de question qu’il disparaisse. On se retrouve dans 100 articles pour un nouveau bilan !
 
Je vous embrasse tous et vous remercie, c’est quand même grâce à vous tous que j’ai envie de continuer.

Vie de débauche quand tu nous tiens…

Par Gauthier

Bon on ne peut pas dire que mon été soit de tout repos. Pour ceux qui ne connaissent pas encore toute ma vie par cœur je vais tenter un bref résumé de ce que c’est comme animal exactement le « Gauthier ».
Donc j’approche le quart de siècle de façon sereine, avec un lourd passif de conneries en tout genre. Je me suis barré de chez moi à 19 ans bien décidé à croquer la vie et tout ce qu’elle avait à m’offrir. Tout en poursuivant des études j’ai bossé, et tout en bossant je suis sorti plus que de raison. Arrivé à l’age (avancé !) de 24 ans, je me suis remis en question. J’avais le choix :

1/ Finir alcoolique, drogué, bac -2, trav, prostitué, anorexique, au choix ou tout en même temps.
2/ Me ressaisir et finir mes études tout en menant une vie un peu plus rangée

Le suspense est intenable, je sais… Mais je vous fais languir encore quelques mots, allez je vous le dis : j’ai choisi l’option 2.

Ceci fait, je suis retourné chez mes parents, j’ai fini mon année, j’ai obtenu mon diplôme, et je me suis mis en tête de trouver du travail tout en achevant ma formation. Sage décision n’est-ce pas ? Mais, parce qu’il y a toujours un mais, passer de quatre sorties hebdomadaire alcoolisées et tazées avec sexe à profusion, à metro-boulot-dodo, c’est pas si simple.

Au début j’ai pris sur moi, j’ai pensé que le sacrifice en valait la peine, en plus j’avais besoin de me sortir de certaines amitiés « parasites ». Une fois l’année finie et le début des vacances approchant, j’ai comblé ce que je nommais mon « retard ». J’ai tout d’abord commencé par me racheter une vie alcoolique, puis une vie sexuelle le mois suivant. Et en ce mois d’août 2005 je peux le dire : je suis à fond !

Et là c’est le drame ! Voilà que j’ai une conscience qui se met à me parler « mais voyons Gauthier comment veux-tu te remettre à travailler sérieusement en septembre ? Comment ose-tu traiter les hommes avec qui tu couche avec autant de mépris ? Comment ose-tu imaginer que tu peux dépenser autant d’argent dans les fringues, les sorties alors que tu dois déménager à la rentrée ? » .Aïe ça fait mal quand elle se réveille celle là…

Alors j’ai pris une décision (encore une !) je vais en profiter à fond jusqu’à la rentrée et après je me rachète une vie monastique. Comme ça j’aurais encore des cochonneries à vous raconter quelque temps ! ça vous plaît ?

Parlant de ça, je m’en vais vous raconter joyeusement ma dernière dépravation en date : le week-end du 15 août ! Oh douce joie que d’avoir trois jours de repos consécutifs !!!!! En fait deux et demi puisque je bossais le samedi matin, mais bon bref, c’était bon quand même ! Donc le samedi, il se passe pas grand-chose dans la journée. Le soir Nina m’honore de sa présence pour le dîner. On ne s’était pas vu depuis des lustres. Donc ça papote ça papote et ça papote, on dit du mal, du bien des gens qu’on connaît. Vers minuit, une très bonne copine à moi nous rejoint avec de l’orange. Pour fêter ça j’ouvre immédiatement une bouteille de vodka !!! oui le jus d’orange il fat le désinfecter avant de le boire, et la vodka ça désinfecte c’est tout, on est pas alcoolique pfff… Après un demi-litre de vodka à trois nous nous dirigeâmes vers une boite de nuit rempli d’hétérosexuels pour rejoindre un ami qui mixait (bon il est pas encore tout à fait DJ, il apprend et comme il a beaucoup d’amis qui le sont, ils lui prêtent de temps en temps les platines pour qu’il s’exerce devant un public). A chaque fois qu’on sort en milieu gay, les filles me disent « mais ici on peut pas draguer, c’est pas sympa tu penses jamais à nous, pauvre filles hétéro sans vie sexuelle ! », donc là je leur fait remarquer qu’elles peuvent faire leur marché. Mais même avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’alcool, ce défi ne pouvait être relevé par un humain normalement constituer : trop de moches ! Une avalanche de thons de compèt’, une catastrophe ! Donc les filles ont fini par se poser sur une chaise en attendant la délivrance : que je les emmène dans une boîte gay (difficile de vous dire à quel point je jubilais lol). La soirée se termine softement, à 6h du mat’, je couche Nina, un peu pompette mais surtout très fatiguée, tout comme moi.

Le lendemain, Nina émerge tôt et attend sagement que je me lève, on passe l’aprèm à papoter encore et toujours, on se pose au soleil sur ma terrasse, on mange, on se repose. Vers 18h30 elle m’informe qu’elle doit rentrer chez elle. Et on s’aperçoit qu’elle porte sa robe à l’envers depuis qu’elle s’est réveillée (le décolleté dans le dos, et vous savez tous que Nina ne fait pas du 75 A ! ça aurait du nous choquer !) on ris de notre fatigue plus que visible, elle se rhabille convenablement et rentre chez elle.

Moins d’une heure après un de mes plans cul de la quinzaine précédente me contacte sur le net « salut tu veux pas que je te suce maintenant ? ça me ferais plaisir… » Poésie quand tu nous tiens… J’accepte volontiers en lui précisant que je suis une épave et que je dois sortir après. Moralité on baise comme des castors (sic Basic Instinct). Et je le mets dehors avec perte et fracas parce que je suis en retard pour sortir. Ce dimanche soir, je dois voir l’ancienne colocataire d’Océane, vous avez dû lire leurs aventures. Elles ne se parlent plus, mais j’ai gardé de bons rapports avec cette fille que j’ai longtemps considéré comme une amie proche (le temps à fait son œuvre et nous sommes beaucoup moins proche) mais bon ça me fait plaisir de passer un bon moment avec elle en évoquant le passé. Je lui précise que je suis mort de fatigue et que donc je veux ben boire un verre et me coucher vers 1/2h du mat’, pas plus. Elle me précise qu’elle aimerait bien sortir. Le combat s’engage. Je n’ai aucune volonté, je cède et de toute façon j’ai envie de sortir, puisque je me suis bourré la gueule ! nous voilà donc dans le dernier endroit branchouille hétéro avec bar à champagne, piscine intérieure, musique house pouet-pouet, et poufiasses habillées en Versace Dior, et JPG. Sur le chemin j’embarque une petit jeune à peine majeur qui me dragouille sur le net depuis quelques jours et qui avait envie de sortir pour me rencontrer. À 4h l’établissement classieux où nous nous trouvons décide de fermer ces portes, et comme à chaque fois j’échoue dans une boîte pleine de taffioles en train de boire de l’alcool que je ne paye pas. Oui parce que le petit jeune là, il m’a arrosé, mais alors à un point, j’ai arrêté de compter à 6 verres offerts, et je suis encore resté avec lui 2h après ça donc je vous laisse imaginer ! arrivé à 8h30 je me rends compte que mon envie de me coucher tôt viens de voler définitivement en éclats. Mais je reste soft, il est mignon le petit, mais j’ai déjà fait crac-crac ce soir alors je peux aller me coucher tranquillement. Mais apparemment lui non : je me suis fait violer contre un poteau par un gamin !!! Un gamin qui m’a offert à boire !!!! Mais c’est le monde à l’envers !!!!!!! comme dit plus haut : je n’ai aucune volonté. Je me fait ramener chez lui (encore un truc pas normal !) et on baise comme je peux. Parce que là je rappelle que je voulais me coucher à 1h, que déjà à 22h je m’endormais, j’ai bu un litre d’alcool à moi tout seul, il est 9h15 du matin quand nous passons au lit, et moi il faut encore que je bande ????? ça va pas non ? Ah ben merde si je bande, ça alors !!! de toute façon je suis incapable de jouir, il va se décourager et me laisser rentrer chez moi, ben on, il en voulait le petit, et j’ai joui à …. quelque chose comme 10h15 du matin. Par moments je me dis que je devrais tourner dans des pornos, je suis une bête quand même ! J’ai donc eu le droit de rejoindre Morphée à 11h, je l’ai pas quitté jusqu’à 18h.

Là dessus j’entame une nouvelle semaine de boulot chiant à ma banque, avec toujours mon épée de Damoclès (mais si le vieux qui est venu me relancer au guichet) et avec surtout une seule envie : dormir, dormir et encore dormir !

Si c’est pas du week-end de dépravé ça ? Je sais pas ce que c’est alors… Pour info le prochain s’annonce pire encore 😉

La fréquence des rapports sexuels

Voici un sujet qui va passionner mes lecteurs et, en plus, attirer du monde sur mon blog. D’ailleurs, pour augmenter l’audience, je glisse d’ores et déjà les mots fellation, cunnilingus et sodomie dans ce texte. Ce n’est pas parce que je vais en parler, juste pour voir si le nombre de visiteurs uniques va augmenter suite à la publication de cet article. Mais je rassure les âmes pures et prudes, je vais parler de sexe Pas réécrire le Kama sutra.

Aujourd’hui, je suis d’humeur badine. Il fait beau, la chaleur revient et je retrouve Benoît, un camarade de brouette, ce soir. Pourtant, la semaine avait mal commencé, un nouveau déboire amoureux donc je parlerai plus tard mais la vie est curieuse : c’est quand on se sent moche et indésirable qu’un camarade de brouette se manifeste.

Hier soir, j’ai regardé la télé, honte à moi. Il y avait « Ca se discute », une émission consacrée justement au sexe et à la bonne fréquence des rapports sexuels. J’avoue que j’en ai vu juste un bout car je ne suis pas une fanatique de ce genre d’émission. Une dame d’une quarantaine d’années répondait aux questions de notre Jean-Luc national, je vous retranscris ici le dialogue tel quel :

« Pour lui, cinq à six fois par an, ça suffisait.

– Et vous ?

– Moi, ce serait plutôt cinq à six fois par semaine.

– Et vous êtes mariés à ce monsieur ?

– Non, divorcée. »

Un blanc éloquent s’en est suivi mais j’ai coupé l’émission là, ça me suffisait. Ce petit dialogue a été prononcé pendant que je fermais mes volets et que je me battais avec mon chat pour pas qu’elle sorte pas la fenêtre et mon cerveau s’est mis en ébullition. Quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Bon, je brise immédiatement le suspense : il n’y a pas de réponse. Ca dépend des gens, des moments, des lieux…

Alors je me penche sur mon cas et je me rends compte que le sexe est quelque chose de fluctuant, chez moi : il y a des moments où je n’en ai pas du tout envie, d’autres où je ne pense qu’à ça. J’en parlais un soir, avec Gauthier, qui m’a dit cette phrase au combien vraie : « Tu vas voir, plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Quelle sagesse…


Après tout, ce n’est pas évident à admettre : même si le sexe s’affiche partout (on a même vu récemment Paris Hilton faire l’amour à une voiture pour vanter une marque de hamburger, j’ai pas bien compris le rapport…), il n’en reste pas moins qu’il est difficile de revendiquer son appétit sexuel.

Pour ma part, je pense être dans la moyenne ; je n’ai pas besoin de dix rapports par jour pour être épanouie mais je ne suis pas frigide non plus. Tout dépend du contexte. Par exemple, en période de partiel, je ne suis pas du tout attirée par une petite brouette car je suis dans un état de fatigue mentale. Franchement, j’ai beaucoup d’estime pour les historiens, théoriciens et compagnie mais lire du Bourdieu n’a jamais aiguisé mon appétit sexuel. Par contre, ça a souvent alimenté de mémorables migraines. Faut dire ce qui est : Bourdieu est un
théoricien fascinant mais c’est agaçant cette manie qu’il a de faire des phrases de trois paragraphes bourrés de termes qu’il vient d’inventer.

Mais je perds mes lecteurs, là, je reviens sur ma vie sexuelle.  Il y a donc des périodes moins propices au sexe. Dans ces périodes troubles, je préfère
de doux câlins. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais rien n’est plus agréable que de s’endormir dans les bras de l’être aimé après une journée bien difficile.

Heureusement, je ne suis pas en examen tout le temps. Si j’analyse ma vie sexuelle passée et présente, je remarque que toutes les saisons ont leur charme. Au printemps, les hormones sont en ébullition on « violerait une bite de trottoir » (dixit Gauthier) tant on ne sait plus quoi faire de notre trop plein de désir. J’aime bien le sexe de printemps car je le trouve globalement très explosif et fantasque : le soleil revient, notre humeur est au beau fixe. De là naît notre envie de bien s’amuser et on se montre plus imaginatif. En été, le sexe est plus langoureux… En automne, la fraîcheur qui arrive nous remotive et en hiver, on se réchauffe doucement au coin du feu.

Bon, il n’y a donc pas de période plus propice à une activité sexuelle qu’une autre : quel que soit le temps, on brouette. Mais la météo a une influence, en tout cas sur moi : j’ai remarqué que j’aimais bien faire l’amour quand c’est la tempête, au dehors, surtout quand il y a de l’orage. Je suppose qu’il s’agit d’une pulsion primaire, une sorte d’ode à la vie alors que c’est le chaos au dehors… C’est pareil pour le feu : dans les films romantiques, les héros ont tendance à copuler devant un merveilleux feu de cheminée sur un tapis en peau de
bête. Ca me fait penser à nos ancêtres d’il y a très longtemps qui n’avaient que leur feu de camp pour s’éclairer la nuit et avaient pour seule couche des peaux de bête. Personnellement, je n’ai ni l’un, ni l’autre… Au mieux, je peux faire l’amour devant des bougies mais leur puissance de feu n’est pas franchement impressionnante. Je suis une femme, je théorise le sexe.

Bon, suite à ces réflexions, quelle est la bonne fréquence pour moi en matière de sexe ? Et bien, je n’ai pas de réponse, tout dépend du partenaire. Il y a ceux qui m’attirent comme des aimants. Ceux-là, j’ai toujours envie d’abuser de leur vertu, de les toucher… De façon générale, en début de relation, il faut que ça bouge ! Je ne demande pas que le monsieur m’honore tous les soirs (car ça voudrait dire que toutes mes soirées lui sont consacrées et j’ai besoin d’un peu d’air) mais il me faut au minimum une nuit par semaine, voire un peu plus… Une
fois que le couple dure depuis quelques temps, ce n’est pas forcément pareil, il y a moins cette espèce d’attirance animale et plus de tendresse, il peut y avoir sexe sans pénétration, tripotages sans éjaculation (ce mot va me rapporter quelques lecteurs de plus)… Voilà d’ailleurs une excellente question que je n’avais pas encore soulevé : qu’est-ce qu’un rapport sexuel ? Car figurez-vous que la définition varie selon les personnes.

Nous avions discuté de ce sujet avec Gauthier, une fois : aux Etats-Unis, pays ô combien puritain, le rapport sexuel en tant que tel ne concerne que la pénétration vaginale. Ainsi, des jeunes filles qui pratiquent activement la fellation et autre sodomie peuvent se targuer d’être encore vierge. Nous avons tous les deux trouvés ça très hypocrite. Maintenant, pour moi, la fellation et autre cunnilingus font partie des préliminaires et ne comptent pas comme rapport sexuel. Ceci étant, je ne serai jamais assez hypocrite pour dire que si j’ai administré une fellation à un homme qui n’est pas le mien, je n’ai pas été infidèle puisque « je n’ai pas fait l’amour avec lui »…

Je parle de la fréquence des rapports sexuels mais qu’en est-il de la fréquence des non-rapports sexuels ? L’abstinence est-elle une bonne ou une mauvaise chose en soi ?  Ayant vécu une période de vide sexuelle, je me rends compte que ça a de vrais avantages. Ca permet de redécouvrir les joies de la masturbation et quand on retrouve (enfin) un camarade de brouette, qu’est-ce qu’on apprécie !

Trop de sexe tue le sexe, à mon avis, mais ça dépend. Le problème de la sexualité en couple, souvent, c’est le caractère rituel de la chose. Le jour où je ferai l’amour tous les jeudi soir à 22h47 avec mon homme car on est habitué comme ça, je pense que je demanderai le divorce. Ce que j’aime le plus dans le sexe en couple, c’est le côté surprenant. On se couche après une dure journée l’un à côté de l’autre, on s’embrasse chastement pour se dire bonne nuit mais le frottement des corps inspire… Et soudain, sans que ce soit planifié, la situation change et on se retrouve à partager un coït enragé. Oui car ce n’est pas parce que ça fait 10 ans qu’on fait l’amour avec une même personne qu’il faut que ce soit mou. 

Pour répondre à la réponse initiale : quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Pour moi, la réponse est simple : c’est faire l’amour à chaque fois qu’on en a envie

Meetic

(Je reprends l’introduction que j’avais faite sur meetic dans mon article sur Julien et je développe)

Meetic a cela d’étrange qu’en quelques mails, on peut se planifier une nuit particulièrement chaude avec un quasi inconnu dont on connaît toutes les caractéristiques physiques, ou presque, sans même savoir son nom de famille.

Tout est mentionné sur la fiche de présentation : âge, signe astrologique, religion, tabagisme, poids, taille… Ne manque que la taille du sexe, le tour de poitrine et la position préférée. Ensuite, à nous de faire le tri dans les milliers de fiches présentes.

Pour ma part, je prends rarement les devants mais je n’en ai pas vraiment besoin : j’ai 25 ans et je vis dans une région surpeuplée, les flashs pleuvent sans que j’ai à lever le petit doigt (et je ne suis pas la seule dans ce cas).

A côté de ça, il y a les mails que l’on reçoit, parfois directs (ta fiche me plaît, je veux te rencontrer), parfois plus originaux (j’ai reçu d’un jeune homme un merveilleux exemple de « marketing direct » où le monsieur vantait ses propres mérites, très drôle et bien tourné), je ne réponds que rarement, j’avoue. Certains me jetteront la pierre en me traitant de vilaine bêcheuse mais soyez honnêtes, messieurs : combien de demoiselles ont reçu le même mail que moi ?

Enfin, il y a le chat, que je déteste, mais c’est finalement là que j’ai discuté avec la grande majorité de mes meeticboys. Le chat n’est pas une mauvaise façon de faire connaissance, en soi, mais on se retrouve vite avec une bonne dizaine de mecs qui viennent vous harceler, je trouve ça assez lourd. En plus, chez moi, il ne marche qu’une fois sur deux ! Ceci étant, le chat est très amusant car certains gars n’y vont pas avec le dos de la cuillère, j’ai eu droit à : « est-ce que tu aimes les piercings ? », « je suis photographe, tu ne voudrais pas poser pour moi » (entre parenthèse, c’est très flatteur !!) ou mon préféré : « est-ce que tu aimes la fessée ? ». Chacun sa technique
mais j’aimerais bien savoir combien de réponses il a eu, celui-là !

Bref, meetic est un immense supermarché de la drague où les gens jouent plus ou moins franc jeu, ça dépend des cas. Personnellement, je ne suis pas convaincue que je puisse trouver quelqu’un de sérieux sur ce site bien que de nombreux témoignages de personnes que je connais me démontrent que ça peut arriver…

Pour ma part, je préfère ne pas trop capitaliser dessus : si ça arrive, tant mieux pour moi mais ai-je seulement envie d’une relation amoureuse stable, en ce moment ? Je ne crois pas et c’est bien pour ça que je me suis inscrite sur meetic, d’ailleurs.

Pour l’heure, seules Victoire et moi sommes inscrites sur meetic, Gauthier est inscrit sur un site de rencontre gay dont je ne donnerai pas le nom car je ne suis pas sûre de m’en souvenir correctement.

L’avantage de meetic, c’est que ça simplifie énormément les choses : on se voit (enfin, on voit les photos), on se plaît, on se rencontre et, a priori, on baise (terme peundélicat mais tellement approprié). Ce que je trouve dommage, c’est qu’il n’y a que très peu de jeu de séduction : le plus dur est d’attirer l’attention de notre cible mais une fois que c’est fait, tout s’enchaîne à une vitesse folle.

Pour attirer l’attention, il y a donc le flash, peu efficace à mon avis car totalement impersonnel : je te flashe, tu me flashes, et ensuite ? Le chat est une bonne façon de lancer la conversation mais il faut voir que les membres les plus populaires ont une bonne dizaine de personnes qui leur tombe dessus en même temps donc pour sortir du lot, il faut savoir être pertinent. Pour ma part, pour répondre à un mec qui se fend d’un : « bonsoir », il faut qu’il soit vraiment irrésistible sur sa photo. Car, soyons honnête, sur ce site, l’attirance
physique est la base de tout. En même temps, parler d’une hypothétique attirance physique à partir d’une photo me paraît totalement disproportionné, d’autant que nous mettons tous des photos qui nous mettent en valeur (nous sommes là pour séduire, pas pour faire rire). Parfois, il m’arrive de répondre même si le gars ne me plaît pas forcément sur la photo car il a une approche sympathique mais il ne faut pas qu’il soit le quinzième à débarquer car je ne peux pas assumer trop de chats en même temps, surtout que je suis connectée à MSN en parallèle. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de
Benoît, un jeune homme fort sympathique qui ne m’a pas vraiment fait flasher sur le coup car sa photo ne lui rend absolument pas justice.

Mais j’avoue avoir une préférence pour les mails car je peux les lire à tête reposée sans qu’une dizaine de meeticboys me tombent dessus tels des rapaces sur leur proie. Cependant, un mail ne s’écrit pas en trente secondes, on est censé avoir le temps de le préparer donc je suis impardonnable sur les mails de trois mots bourrés de fautes. De par mon (futur) métier de journaliste, je passe la journée à écrire (et pas que ce blog, j’écris de vrais articles, aussi !) et je n’ai jamais apprécié la mauvaise orthographe, même si je suis indulgente.

Mais, messieurs, quand vous abordez une femme, même virtuellement, faites un peu un effort ! Si vous rencontriez une demoiselle dans la rue, iriez-vous lui parler en lui rotant à la figure ? Non, alors par pitié, faites un effort quand vous écrivez vos mails ! On a vraiment l’impression que vous les envoyez à la chaîne et que vous ne faites absolument pas attention à ce que vous écrivez. Pour ma part, je n’ai envoyé qu’un mail de prise de contact, je ne pense pas avoir été d’une originalité folle et, de toute façon, ça n’a pas abouti à
grand-chose. Le jeune homme m’avait flashé un nombre incalculable de fois donc j’avais pris les devants. Une fois en contact sur MSN, une lutte âpre s’est engagée, il m’a totalement résisté et, là, il n’a plus Internet donc fin de l’histoire.

Une fois le contact pris sur meetic, on échange très rapidement les adresses MSN pour discuter plus tranquillement et, généralement, nous savons très vite ce qu’il va se passer. Si notre interlocuteur nous demande une photo au bout de deux minutes, c’est qu’il en veut à notre vertu. En général, la conversation peut devenir très rapidement coquine selon la personne à qui on parle. Au bout d’une heure de chat, Benoît me parlait de sa folle envie de me connaître intimement et nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain. A partir de là, aucun suspense : nous nous rencontrons en sachant très bien que nous allons faire l’amour quelques heures plus tard donc aucun effort de séduction à faire, c’est un acquis. Par ailleurs, les conversations MSN permettent d’établir les pratiques sexuelles de l’un et de l’autre, les limites sont de suite posées…

Personnellement, ce manque de suspense me gêne un peu. Dans la drague réelle (discipline dans laquelle je suis très mauvaise), il est difficile de savoir si nous allons parvenir à nos fins ou non et, surtout, quand ça va arriver. Je me souviens avec émotion de ses premiers baisers qui arrivent enfin à un moment auquel on ne s’y attend pas forcément, cette agréable surprise qui fait battre notre cœur. Avec meetic, on ne sait pas exactement quand ça va arriver mais on sait que ça arrivera quoi qu’il arrive, sauf accidents.

Mon rendez-vous avec Julien,  hier soir, m’a permis de me rendre compte à quel point meetic avait perverti en un seul mois mon rapport avec les hommes. Moi qui suis en général timide (du fait d’un manque total de confiance en moi) et qui avance par sous-entendus pas forcément très clairs, je fais un rentre-dedans pas possible avec mes meeticboys. Ainsi, hier, je me retrouve à parler de relations sexuelles avec un garçon que je ne connaissais réellement que depuis une demi-heure, prenant pour acquis le fait que nous allions passer la nuit ensemble, ce qui fut un tort (et c’est bien fait pour moi). Je n’ai absolument pas cherché à briller par ma personnalité et, à la réflexion, je trouve ça assez pitoyable. Heureusement, le jeune homme n’a pas fui en courant en me prenant pour une droguée du sexe et a découvert au fil de la soirée qui j’étais (même s’il faut plus d’une soirée pour connaître une personne, cela va de soi).

Pourtant, je ne peux pas totalement diaboliser meetic dans la mesure où ce site me permet de m’amuser et de rencontrer des tas de personnes, sans pour autant les mettre dans mon lit. Ainsi, lundi, j’ai dîné avec un charmant jeune homme extrêmement sympathique que je n’aurais jamais eu l’occasion de rencontrer sans meetic puisque nous ne fréquentons pas les mêmes endroits. De toute façon, venant d’arriver dans la région, je ne connais personne donc pour sortir, ce n’est pas évident… Donc meetic me permet de m’amuser et d’égayer mes nuits mais également de me trouver des copains pour sortir et discuter. D’ailleurs, je passe mes soirées à jongler avec mes multiples chats MSN… Finalement, la drague sur meetic ressemble assez à la séduction en discothèque, la musique en moins. Des histoires peu sérieuses qui dureront une nuit, voire un peu plus…