“Je ne crois plus en l’amour”

En ce moment, je lis un livre délicieusement girlie « Ce crétin de prince charmant ». Ouais, j’aime bien les livres légers à l’approche de l’été. Dans un monde parfait, je lirais ça sur ma terrasse au soleil mais j’ai pas de terrasse et il pleut tout le temps ou presque. Donc je lis et là, une des héroïnes s’écrit après une rupture, « l’amour, j’y crois plus ! ». Tiens, depuis quand l’amour est une religion ?

lover-dreamer

Qui n’a pas dit ça après une belle déconvenue ? Genre the only one qu’on aimait, qu’on adorait, avec qui on voulait faire des bébés et passer nos vieux jours, main dans
la main, yeux dans les yeux, joues ridées contre joues ridées nous quitte ? Qu’on le traite de connard (ou de connasse), comme toutes les personnes du même sexe ? Ok, ça m’est arrivé,
comme tout le monde mais quand on n’est pas dans la situation, ce « je ne crois plus en l’amour » me paraît curieux. Je lis la déclaration de ce personnage en plein drame et mon premier 
réflexe est de soupirer. Pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’en général, les gens qui crient qu’ils ne croient plus en l’amour sont les premiers à lui courir après avec passion (pour ne pas dire désespérément). En gros, elle pleure lundi pour Jacques, elle se consolera mercredi dans les bras de Jean. Quand j’étais ado et étudiante, la spécialiste du genre, c’était Johanne la nymphomane, qui pleurait 10 minutes sur « le grand amour de sa vie que jamais je m’en remettrai » et elle avait même pas le temps de sécher ses larmes qu’elle avait repéré un nouveau mec. Des fois, j’admire un peu cette capacité girouette vu que je déteste être malheureuse à cause d’un mec. Non, je déteste être malheureuse tout court. Mais bon, à force, le discours « bouh, je suis malheureuse j’aimerai plus jamaiiiiiiiiiiiiiis » répété X fois ça saoule. Si, si.

 

Ensuite « croire en l’amour », quelle idée. Qu’est-ce que l’amour ? Ouais bon, je vais pas me lancer dans des théories philosophiques à deux francs six sous. Ne me remerciez pas, hein, je veux juste éviter de faire des généralités débiles. Non parce que l’amour, dans le genre concept bidon, on fait difficilement mieux. Pour moi, quand je dis je ne crois plus à l ‘amour, ça veut dire au pire du pire « je pense que c’est un domaine dans lequel je n’aurai jamais de chance » mais de l’amour, j’en ai, merci. Et j’en donne aussi. Heureusement qu’on n’a pas de l’amour que quand on est en couple, ce serait d’un pathétique ! Et puis une rupture, c’est quoi ? Un « toi-moi-nous » qui se termine. Pas plus, pas moins. En gros, ça n’a pas marché avec Marc pour X et Y raisons, on les connaît ou pas, là n’est pas la question. Donc parce qu’avec Marc, ça n’a pas marché, ça ne marchera plus jamais avec
personne ? Réducteur, non ? Chaque histoire d’amour est unique, sa réussite ou son échec tient à tant de choses, tant internes qu’externes. Déjà, y a le timing amoureux dont j’ai parlé y a X temps. Quand c’est pas le moment, c’est pas le moment, c’est tout. Donc c’est pas forcément notre faute, c’est pas forcément la sienne à ce sale mec que ce sont tous des connards, c’est comme ça. Alors, forcément, on va coller ça sur le dos de l’amour, c’est plus pratique.

 

Et puis en plus, l’amour, ce vilain pas beau en qui on ne veut plus croire, il est bien utile. Ca n’a pas marché ? La faute à l’amour, bien sûr, ça ne peut pas être la nôtre. Par exemple, la demoiselle dans le roman, elle sort avec un mec qui la demande en mariage au bout de trois jours et lui fait une scène monstrueuse au bout de 4 car elle suggère de récupérer la garde des enfants qu’ils n’ont pas encore. Non mais moi, un mec qui me demande sérieusement en mariage au bout de 3 jours, je me barre ! Le coup de foudre, c’est sympa mais j’y
crois pas, comme je l’ai déjà dit et quand bien même, on demande pas quelqu’un en mariage au bout de 3 jours. Donc bon, la nana, elle se jette la tête la première dans une histoire qui pue le fumier à 4 km à la ronde et après elle chouine sur l’amour, hum ! Perso, j’ai un peu trop tendance à sortir avec des mecs qui ont une fille en vue (pas moi) ou qui sortent d’une relation difficile, et forcément, ça peut me jouer des tours. Je râle, je peste mais je m’en prends pas à « l’amour », surtout que le terme est un peu fort, c’est plus de l’affection ou de la tendresse mais pas de l’amour. Souvent en analysant, je vois pourquoi ça n’a pas marché, pourquoi ça ne pouvait pas marcher. Même que des fois, ça peut être de ma faute à moi toute seule. Rarement mais ça arrive (je déconne-euh !)

 

Enfin, je trouve toujours dommage qu’à cause d’un seul, on punisse tous les autres. Bon, évidemment, on dit toujours ça sous le coup de la colère. Mais laissons un peu le
pauvre amour et arrêtons de l’accuser de tous les maux, ça lui fera des vacances

Printemps / célibataires tous frais

Par Tatiana

Le printemps c’est la période des couples qui se font mais aussi des couples qui se défont. Ne me dites pas non parce que c’est prouvé scientifiquement par une de mes amies alors voilà !
Donc c’est vrai qu’en ce moment y a des gens que je connais qui se retrouvent célibataires du jour au lendemain. L’avantage c’est que moi c’est sûr que ça ne m’arrive pas vu que je suis déjà célibataire. Je risque pas de rompre avec moi-même. Enfin bref, y a un truc qui me frappe quand même dans cette histoire c’est que j’ai l’impression que les gens qui sont en couple depuis longtemps gèrent bien mieux leur rupture que ceux qui sont en couple depuis peu. D’habitude tout le monde te dit que c’est bien plus dur de se faire larguer quand ça fait longtemps que t’es avec quelqu’un, et pourtant moi je vois les gens que je connais, qui au bout d’un mois sont déjà en train de se dire que ça va beaucoup mieux, et qui regardent ailleurs. Je vois ces gens qui directement trouvent des gens qui leur plaisent et parfois même sortent avec. Alors que je vois d’un autre côté des gens qui étaient en couple depuis peu de temps et qui après six mois sont toujours dégoutés de l’amour. Des gens qui n’arrivent pas à trouver d’autres personnes pendant longtemps. Des gens qui prennent les choses avec beaucoup moins de philosophie, il faut le
dire.

Du coup je cherche des réponses à cette constatation. Parce que honnêtement il faut l’avouer ça me rend hyper jalouse de voir ces gens qui retrouvent
direct d’autres gens alors que moi pas et que d’autres gens que je connais aussi. Je les vois ils ont l’air bien dans leur peau et plein de confiance en eux, je sais pas comment ils font.


Première réflexion, je me dis qu’ils doivent sortir beaucoup. Moi je le ferais bien mais je suis complètement a sec niveau tunes donc impossible. Forcément c’est sûr que ça ne m’aide pas à rencontrer de nouvelles personnes. Peut être aussi qu’ils ont l’air plus ouverts, car ils redécouvrent les joies du célibat. Exemple : hier j’étais justement avec une fraîchement célibataire (qui était en couple depuis le lycée donc quasi 10 ans) et on aura dit qu’elle était émerveillée de tout, les mecs dans la rue, et plein d’autres trucs encore. Forcément elle doit avoir l’air plus avenante que moi car moi le célibat je connais bien donc c’est loin de m’émerveiller. Et puis moi quand je marche dans la rue c’est soit des tarés qui m’accostent, soit des mecs qui me plaisent pas donc pour éviter le problème je fais en sorte qu’on ait pas envie de venir me voir.

Et puis faut dire que je trouve qu’en général ces gens ils prennent les choses avec mille fois plus de philosophie que nous. « de toute façon ça ne marchait plus, c’est mieux comme ça, je vais rencontrer quelqu’un d’autre » Forcément quand on reste célibataire 1 mois c’est sûr on est persuader de ça. Après le discours change. On se dit plutôt « merde est-ce que je vais réussir à retrouver quelqu’un ? Est-ce que j’ai pas laissé filer la seule personne à qui je plaisais ? ». Le pire dans cette histoire c’est que quand on se fait larguer alors qu’on est depuis peu de temps avec le mec tout le monde se dit que c’est pas grave alors qu’au final c’est là où on le vit le moins bien. C’est pas parce qu’on est depuis peu de temps avec qu’on avait pas de sentiments pour lui et qu’on s’est pas pris une grosse claque dans la figure. On a aussi besoin de soutien, autant que les autres, qui eux, au bout d’un mois ils en veulent plus de soutien.

Et puis vous me direz que ces couples qui se défont on au moins l’avantage de mettre des célibataires sur le marché. Certes c’est vrai, mais on est pas sûr de les voir ces célibataires en question. Parce que par exemple l’ex mec de la fille dont je parle plus haut, j’avoue qu’il me plait beaucoup, mais je sais aussi je ne le croiserai plus donc c’est carrément du gâchis. C’est une autre qui l’aura (pétasse !). A moins que vous ayez une solution pour que je puisse récupérer son numéro de téléphone sans passer pour une garce ?

Des mecs qu’’ils sont bien

(pas le temps pour version audio, sorry)Messieurs, aujourd’hui, je vais vous donner un modèle, des fois que vous en auriez besoin. Parce que je vous fustige, je vous asticote mais au fond, je vous aime. Sans doute trop d’ailleurs.

 les-hommes

La semaine dernière, entre deux candidatures à des postes de journaliste ou assimilé, je fais le tour de mes blogs préférés et rebondissant de liens en liens, je finis par en trouver un appelé Ra7or, le « quotidien au masculin ». Premier coup d’œil, je soupire et je frémis. Bordel, encore une connerie de site pour mâle qui vous explique comme draguer la femme à base de « toutes les mêmes, toutes des putes, traites les comme telles ». Les mecs qui draguent comme d’autres travaillent à l’usine, avec un protocole et une méthode super définis. Non à la spontanéité et à l’originalité. Une fois, un mec m’expliquait qu’il suivait des cours de drague et que pendant les bonnes soirées, il voletait de filles en filles et chopait parfois des numéros qu’il recopiait dans son beau carnet. Ah oui, efficacité, rentabilité, ça fait rêver.

 

Donc j’arrive sur le blog de Ra7or, totalement sur la défensive. Et j’ai eu tort. Je lis, je lis. Je me marre et pas qu’un peu. En voilà des hommes biens et je vous explique pourquoi. D’abord parce qu’ils vous conseillent, vous, messieurs, et de façon très efficace. Les chaussettes blanches, ils vous disent de pas en mettre. Je plussoie. Les gourmettes de 3 kilos avec votre prénom dessus ? Ils en rigolent beaucoup et nous aussi. Les façons de se débarrasser délicatement d’une femme sont assez drôles, aussi, certains de mes exs devraient en prendre de
la graine.

Mais surtout, les Ra7orboys nous aiment et pas qu’un peu. Leurs articles sur la gent féminine sont corrosifs mais bourrés de tendresse, au fond. Je me reconnais dans certains de leurs portraits (notamment sur celui des femmes qui font pas de sport, gloups…). Des questions essentielles aussi sur la vessie des femmes, très intéressant. Parce qu’ils sont malins les Ra7orboys. Quand ils savent pas, ils posent des questions avec une série d’hypothèses et leurs fans féminines donnent des réponses. Y a aussi des plans amoureux qui déchirent, moi, j’en veux du week-end à Londres en amoureux. (non, non, aucun message subliminal ici ou à peine…). Y a des conseils shopping et des conseils de chope sur meetic (enfin, c’est plutôt en devenir, ça). J’avoue que j’ai pas eu le temps de tout lire mais ayant eu un vrai coup de cœur, hop, je ponds mon article. Bon, des fois, ils nous titillent un peu, dénonçant notre façon de rompre par texto. Moi, la seule fois où j’ai rompu par texto, c’était avec Arnaud pour « officialiser » le truc mais vu que j’avais plus de nouvelles depuis une semaine, hein… Ah, ça me fait

penser qu’il faudrait que j’en fasse autant avec mon dernier mec en date, là… Non mais c’est vrai, j’aime les ruptures en bonnes et dues formes.

Ce que j’aime chez les Ra7or, c’est cette façon simple de parler des femmes. On n’est pas dans le cliché, dans un schéma conflictuel hommes/femmes et bon sang, ça fait du bien de voir qu’il y a des hommes qui nous voient comme des personnes et non comme des choses qu’il faut conquérir selon une certaine méthode. Non, non, les Ra7orboys, ils connaissent les femmes, on se

surprend à sourire quand ils soulignent un de nos travers si féminins et s’en moquent avec humour et tendresse. Moi, franchement, quand je lis ça, je me dis que je suis trop dure avec vous parfois et ça me donnerait presque envie de retomber amoureuse !

Petits coups bas entre amis

Par Jane

J’ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu’à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d’une connaissance. Cette connaissance est en fait l’ami de l’un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l’ex qui m’avait gentiment rapporté que « de toute façon, mes potes m’ont dit que… » Messieurs, vous détestez qu’on vous dise « ma mère me l’avait dit » ou encore « j’aurais du écouter ma meilleure amie », alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n’est pas encore mon anniversaire. J’ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n’est pas ça non plus. Bon, qu’est-ce qu’il me veut lui? Par curiosité, j’accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. « Je n’ai jamais vu ton appart' » Oui, mais moi non plus je n’ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l’option rendez-vous en ville, ça m’évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l’heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l’aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m’annonce qu’il va être en retard. ca commence bien. J’en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d’un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J’émerge quand quelqu’un frappe à la porte.

L’entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l’écran.

« Ca m’a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J’aurais aimé en revoir un peu plus de toi »

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d’anniversaire, même en tout bien tout honneur, n’acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu’il n’est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) « Sois sage ce soir » Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

« Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end? »

« Euh… Oui… »

« Et tu as été sage? »

« Je ne pense pas que ça te regarde… »

« Ouille, ça doit vouloir dire non ça… Merde… »

« Je pense que tu t’en remettras! »

« Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi? »

« Non, je bosse le lendemain, et c’est un peu loin. Et puis le recyclage, c’est pas mon truc. »

« Le recyclage? »

« Essayer de te taper une ex de l’un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t’appelles ça comment? »

« Mais non, c’est de l’histoire ancienne! En tout cas, n’hésite pas à me rappeler! »

Après une telle déclaration, je m’interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j’allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n’avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu’il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?

Les histoires d’amour finissent mal (en général)

Par Jane

Si on se réveillait un matin en se disant mutuellement « Je ne t’aime plus, je te quitte, je pars avec la télé et la table basse je te laisse le lit et le chien, sois heureux(se) et envoie moi un faire part de ton futur mariage », ça se saurait, et les marchands de poupées vaudoues feraient faillite (ainsi que les revendeurs de mort au rat à la sauvette)

Il semble donc qu’une rupture réussie passe par une période de bouffage de chignon en bonne et due forme (oui, je fais des généralités, mais honnêtement, les ruptures à l’amiable, c’est beaucoup moins drôle!) Mais afin de faire ça bien, il faut respecter quelques règles de base. Le basique 6 temps de la rupture merdique.

1 – Commencer doucement à se détacher

Pour qu’une rupture sadique soit une réussite, il faut d’abord réussir à mettre la rupture sur le dos de l’autre. Parce que sortir largué, martyrisé, esseulé, éploré etc etc suite à une brutale découverte de la méchanceté humaine, c’est beau, c’est grand, c’est triste. Bref, tout le monde vous plaint. Mais quand on veut se faire larguer, ça aide pas. La solution est donc de commencer doucement à mettre la pression sur l’autre. « Tiens, j’avais jamais remarqué que tu avais de la cellulite » marche très bien auprès des jeunes femmes traumatisées à la seule lecture de ce mot. Vous aurez la paix pendant 2 heures, le temps de localiser, maudire, crèmer, remaudir cette foutue cellulite qui n’était même pas là hier, d’abord. Et vous rappelerez à votre douce et tendre qu’elle n’a plus le statut de déesse vivante à vos yeux, mais celui de nana comme les autres, avec de la cellulite. « Mais oui j’aime quand on fait l’amour, c’est plein… d’amour, alors qu’avec machin c’était uniquement sexuel et bestial » marche très bien pour ces messieurs, le doute sur les capacités de bestialité (donc de virilité) faisant assez souvent mouche. Bien entendu, ce ne sont que des exemples et non un guide exhaustif des petites phrases assassines permettant de rappeler à l’autre qu’après tout, il n’est qu’un être humain, potentiellement interchangeable avec le modèle plus récent et plus perfectionné.

2 – Mettre de la distance

Maintenant que votre partenaire n’est plus sur son petit nuage et se rend compte que de grandes mesures s’imposent pour reparaître parfait(e) à vos yeux, il faut passer à l’étape 2, la suggestion « C’est bien que tu te remues, mais il est peut-être trop tard. » Par la même occasion, vous pouvez lui faire découvrir comme la vie est dure sans votre présence. Parce que oui, votre présence est un honneur et un bonheur de chaque instant, il ne faudrait pas l’oublier! Il est donc temps d’organiser ce petit week-end entre potes/copines. Attention, pour maintenir une aura de sainteté, il ne faut absolument pas préciser que ce week-end sera mixte. Chéri(e) d’amour est peut-être effondré(e) par la découverte de sa cellulite naissante et/ou de sa libido décroissante, mais n’est pas encore totalement stupide. En cas de suspicion, un simple « Mais ptain t’es paranoïaque toi! » sur un ton exaspéré réussit généralement à calmer la crise naissante. Au pire, préciser le nom de quelques participants (mais surtout pas celui du canon intergalactique qui vous fait fantasmer depuis 6 mois ou de la greluche qui vous tourne autour avec la discrétion d’un troupeau d’ours autour d’une ruche) Durant ce week-end, faire le mort. Ne pas répondre au message le premier soir. Couper son téléphone le second. Le rallumer mais sans répondre le troisième. Envoyer un texto exaspéré le quatrième « Je suis crevé, malade et pas encore rentré, fais ce que tu veux » (en réponse au « on se voit ce soir ou pas? ») En clair, torturer l’autre pendant un long week-end (oui, les longs week-ends font 4 jours) et être cassant ensuite. Si toutefois votre partenaire avait un sursaut de fierté, et refusait de vous parler, ne surtout pas faire le premier pas, vous ruineriez tous vos efforts. Laissez le/la revenir (pour le coup de grâce)

3 – La mise à mort

Au bout de quelques jours de silence radio, l’être jadis aimé risque de cèder, et de tenter une approche MSNienne (petit(e)s veinard(e)s), téléphonique (moins drôle, il faut trouver le ton juste) voire même, pour les plus malchanceux, visuelle (quelques leçons au Cours Florent peuvent servir dans cette dernière éventualité) Cèder maintenant devant la détresse palpable du futur-ex qui telle une mouette isolée a senti le vent tourner serait une grossière erreur. Vous avez entamé la phase d’isolement psychologique et de remise en question, il ne faut pas faiblir! Quand votre partenaire s’énerve légèrement en demandant une explication à ce silence radio, énervez-vous deux fois plus (tout est question de proportions pour que cette recette fonctionne) Non mais c’est vrai, ce n’était qu’un week-end, et puis d’abord, il ou elle fait pire et ça ne le/la dérange pas. Ouch. Ben oui, il faut enfin porter le coup bas, le bien mesquin. Réattaquer sur le sujet de la perfection pas si parfaite que ça. Parce que oui, pendant les week-ends en famille, l’amour de votre vie a tendance à ne pas appeler tous les soirs, ou à ne pas passer sur MSN. Un comble quand on sait quand même que les visites à la famille sont au nombre impressionnant de 3 par ans. Ne pas trouver le moyen d’envoyer plus d’un texto par soir ou d’appeler plus d’une fois tous les 3 jours méritait bien un week-end de silence absolu! Quand votre psychopathe en devenir demande d’un ton excédé « Tu veux quoi finalement? Qu’on en reste là? » répondre, d’un ton encore plus excédé (c’est vous la victime de l’ignoble chantage à la rupture quand même!) « A chaque fois c’est pareil, une engueulade, et tu veux tout larguer. Alors ce coup-ci, oui, c’est bon, c’est fini. »
ATTENTION: Gaffe à n’absolument pas commettre: Rajouter (sans reprendre votre souffle) « Et tu me diras ce que je dois faire pour la banque et quand je dois venir signer les papiers et récupérer mes affaires. » Ca fait un chouia prémédité (mais juste un chouia hein!)

4 – Gèrer l’après rupture

Vous pouvez souffler, le plus technique est passé. Mais il ne faut cependant pas vous endormir sur vos lauriers, tant que maintenant-ex n’est pas totalement sorti(e) de votre vie.
– Prenez des nouvelles quand vous sentez que ça ne va pas. Parce que vous êtes un monstre, mais que ça vous dérange quand même de faire souffrir quelqu’un que vous avez aimé (dans une autre vie) Ou parce que vous êtes un monstre et que le malheur de l’autre vous remplit d’une jouissance inexprimable.
– Soyez plein de bonne volonté, mais expliquez que les éléments sont contre vous. Vous aimeriez beaucoup récupérer les trucs embarassants qui jonchent l’appartement, mais sans le permis et avec vos horaires de travail, il faudrait que l’ex se rende un peu compte que vous ne pouvez vraiment pas. Non non, vous n’avez pas un seul moment le week-end de disponible (voir explication plus bas)
Il faut noter que rester en bons termes est indispensable afin de continuer à profiter pleinement de la bonté (niaiserie?) naturelle de votre ex.

5 – La période assisté de la vie

Une fois l’ex bien anéanti et très emmerdé(e) par la paperasse qu’il/elle se tape seul(e) vous pouvez recommencer à vivre. Mais attention, quelques précautions s’imposent afin de rentabiliser au maximum ce temps béni des dieux de la glanditude:
– Evitez d’utiliser la carte bancaire du compte commun pour payer un week-end à votre nouvelle greluche (vous savez, celle du week-end entre potes) Parce que le pigeon de service va se rendre compte que vous avez encore moyen de retirer de l’argent, va connaître votre localisation géographique, va savoir que le week-end où vous n’aviez pas le temps de venir chercher vos affaires, c’était parce que vous aviez une nouvelle pintade à honorer. Et ex bafoué(e) va aussi réfléchir, d’un coup…
– … et bloquer le téléphone dont les factures sont encore débitées sur son compte. Donc avoir accès à l’historique des textos envoyés depuis le site. Donc découvrir le double jeu qui durait depuis des mois. Donc l’avoir un peu mauvaise d’un coup.

6 – Le summum de la revanche: les menaces

Bon, vous êtes grillé(e), votre ex sait que vous avez un peu joué avec lui/elle, le rôle de la victime larguée devient un peu plus difficile à incarner en étant crédible. Surtout que là, la victime, ce n’est plus tellement vous quand on y réfléchit bien. Et puis comme la nouvelle victime est un peu furax, et pense (mais uniquement en pensée) à de multiples revanches (griffonner le numéro de téléphone de la nouvelle dans les toilettes d’une aire d’autoroute, revendre vos affaires sur eBay, hurler au monde entier sa haine profonde…) et que vous ne savez pas qu’il ou elle à une conscience et donc ne fera pas grand chose, next step: Les menaces: « Tu veux jouer, on va jouer. » Arghhhh. Ben oui, les menaces, ça marche toujours, si vous avez toujours les clés, et un esprit assez pervers pour pourrir l’existence de l’autre. Accessoirement, vous perdez tout reste de considération qu’il ou elle avait pour vous, mais greluche ou nouveau canon sont là pour vous regarder avec de nouveaux yeux pleins d’amour en vous répètant que ce n’est vraiment pas juste d’avoir à vous farcir un(e) psychopathe comme ça. Qui a dit que l’amour rend aveugle déjà??

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n’est que pure coïncidence (j’aurais peut-être du le mettre au début ça)

Sous le soleil par LilVirgo et Nina

Avec LilVirgo, notre grande spécialité, c’est de sauter du cop à l’âne. Et voici comme on passe des gens qui se la pètent avec leur culture à Sous le Soleil. Ca se passe de commentaires. (à noter une phrase = une réplique, sinon, c’est illisible)

Nina : Ben, disons que voilà, tu as fait des études et tout, tu es très forte, y a des sujets que tu maîtrise mieux que moi mais bon, si je te lance sur le
Canada et le Québec, je te mets ta race!! 😉

LilVirgo : parce que à mon école, les conversation un peu « poussées » fonctionnent uniquement comme ça
Nina : Oui, c clair. Moi, je sais pas trop mais y a des fois, j’ai pas envie de parler donc ça m’arrange que la conversation file sur un sujet que je connais pas
LilVirgo : uais mais à ce moment là, je te caserai sur a/la série qui se passe au canada, b/les états-unis qui sont pas si loin, bim bam boum, rapport de force
inversé, niark niark. moi ce que j’apprécie particulièrement, c’est les mecs qui parlent de leur domaine, mais qui cherchent à t’inclure dans la conversation en te briefant sur tel ou tel détail.
C’est EUX les plus intelligents de la vie

Nina : Et là, je te renvoie sur Alerte à Malibu et je glisse sur Sous le soleil et je te pile!! ben, moi, quand un sujet me passionne, j’ai tendance à en parler pour convaincre les autres que c intéressant
LilVirgo : ah nan sous le soleil, j’crois pas, nan
Nina : Après, je me perds pas dans les détails qui rendent le discour incompréhensible. Ben, écoute, j’ai vu deux épisodes aujourd’hui sur TMC, c’est
affreux. Déjà, l’Américaine, elle est hyper chiante.

LilVirgo : hihi ! Avec mon frère on regardait et on essayait de deviner les dialogues et de pronostiquer l’arrivée du « je sais plus où j’en suis » dans l’épisode
Nina : Ben, c la série mal conçue de base : tu sais dès le début de l’épisode ce qu’il va se passer. Rien qu’avec le résumé au départ. Par contre, comme je regarde qu’un épisode tous les trois ans, je suis tjrs larguée, vu qu’ils s’échangent les maris
LilVirgo : jess c’est un des personnages phares, fais gaffe, elle vient même de lancer une ligne de vêtements
Nina : Elle est plus maire? Prof de danse? Animatrice radio? Serveuse? Elle s’habille comme un sac en plus!!
LilVirgo : ben jess, elle a commencé mannequin, puis barmaid, puis gérante de night club, puis danseuse, puis maire. ben oui. c’est l’actrice, hein, qui lance la ligne de vêtements. la fan de mode dans la série, c’est valentine, la nympho qui a eu un mome avec alain après avoir été défigurée, qui a été refigurée, a lancé un magasine de mode, a fait je sais plus quoi et est je sais plus quoi. elle a dû se marier 4 fois, elle
Nina :  Ah, j’ai raté le mannequin et le night club. Elle avait une boutique avec la mère de Laure à une époque
LilVirgo : oui le truc de fringues
Nina : A un moment, elle avait une soeur aussi
LilVirgo : oui qui est morte, je crois
Nina : Oh mince alors, je savais pas!!
LilVirgo : jeanne, la doctoresse qui prenait une blouse xxs et qui se tapait baptiste
Nina : Là, déjà, suis tombée dessus samedi, j’ai appris que Caroline avec un 2e enfant (mais je sais pas avec qui). Non, elle se tapait Alain
LilVirgo : avec le sosie de son premier mec je crois. oui mais avant de se taper alain elle s’est tapé baptiste
Nina : Ah ouais, c’était super naze cette histoire. Oh la pute!
LilVirgo : ce qui a failli provoquer la rupture avec la régulière
Nina : Quand il était avec Laure ou Jessica ou entre les deux?
LilVirgo : qui était déjà jess, je crois. laure c’était au tout début quand elle a trompé grégory avec (je pense que là, tu copie-colles cette conversation et
t’as un post « sous le soleil » tout beau tout frais pour demain)

Nina : Oui et après, il est revenu et il la voulait
LilVirgo : oui, mais finalement il s’est mis avec valentine
Nina : Mais à un moment, il était avec une Anna, mais je sais plus qui c’est
LilVirgo : qui avait divorcé d’alain puis alain s’est fait passer pour mort, ce qui a fait revenir valentine
Nina : Oh putain mais j’ai raté ça!!!
LilVirgo : et grégory, gentleman, s’est effacé. remarque qu’il lui renvoyait l’ascenseur : grégory avait bien piqué laure à alain (le jour de leur mariage en plus)
Nina : Ah mais c’est Gregory qui s’est mis avec Valentine? Ah mais oui!!
LilVirgo : mais oui!
Nina : Ok, je croyais que c’était Baptiste avec Valentine mais ça me paraissait pas logique
LilVirgo : déjà, il avait trompé laure avec elle quand il faisait du bateau. non c’est grégory avec valentine quand il est revenu pour la deuxième fois d’entre
les morts

Nina : Oui, je m’en souviens, elle est apparue le jour du mariage
LilVirgo : oui ça doit être ça
Nina : Puis Grégory, il était mort en mer lors de la nuit de noces, normalement
LilVirgo : il est mort en mer deux fois en tous cas
Nina : Il va revenir, tu penses? Jamais deux sans trois
LilVirgo : ah parce qu’il est re-mort, là??? parce que moi, la mort en mer, c’était y a longtemps la première fois
Nina : Je sais pas
LilVirgo : puis il était revenu vite
Nina : Ah mais ok, ça, j’avais zappé
LilVirgo : puis il est re-mort pour de vrai pour quitter la série mais 8 ans après il est revenu
Nina : Oui mais non, c’était pas pour de vrai
LilVirgo : (fred deban devait pas arriver à percer)
Nina : Ben, comme tous. Ils sont tous revenus, quasi, sauf Mallaury Nataf
LilVirgo : naaaan « mort pour de vrai » pour dire c’est pas du pipeau, mais en fait 8 ans après si. ouais, elle elle est jamais revenue. remarque, ne jamais dire « fontaine ». y a bien louis qui est revenu sous la forme d’un agent secret taciturne et ténébreux
Nina : Oui, remarque, vu qu’elle a fait la ferme célébrité, ça m’étonne. Ouais mais il était nul lui
LilVirgo : alors qu’avant c’était l’esthétique barman dreadeux
Nina : Il a une gueule d’abruti, je trouve
LilVirgo : ah ben il est assez raté, c’est sûr
Nina : Puis il joue mal en plus
LilVirgo : euh… Nina… ils jouent tous très mal dans cette série
Nina : Ahahahahahhahahha. Putain, tu me fais rire!!! C vrai en plus
LilVirgo : ben oui!
Nina : Moi, j’aime bcp Jessica qui a un peu le même jeu d’acteur à base de « toujours ouvrir la bouche »
LilVirgo : non la pire c’est laure quand même
Nina : Elle, c’est plus le serrement de machoîres, en fait
LilVirgo : ben elle c’est à base de chaque phrase est dite sur le même ton avec lequel elle a dû réciter la mort du loup d’alfred de vigny en cm1
Nina : Ouais, carrément!! 😀 Ben, la nana, on lui a dit qu’elle ressemblait à Carole Bouquet, elle doit penser que ça suffit
LilVirgo : ben sans doute
Nina : D’un autre côté, elle joue dans Sous le Soleil, pas dans un film de Truffaut
LilVirgo : seulement voilà. carole bouquet est glam, pas elle. carole bouquet fait n°5, elle fait un soap français. sachant qu’en plus carole bouquet n’est pas l’actrice la plus géniale de la vie… oui voilà
Nina : Ben, honnêtement, je trouve pas la ressemblance si frappante que ça. Tu la sens plus dans le rôle de miss camping que celui de miss Channel 5
LilVirgo : ben oui c’est à peu près tout à fait ça
Nina : Et la musique?? Et la musique!!
LilVirgo : ben écrite par pascal obispo. notons quand même que caro, avant d’être avocate de renom crypto goudou, a quand même été chanteuse à succès tronchée par un musicos de talent (sam), puis a tenu un ranch pour se tenir à l’écart du monde du showbiz
Nina : Moi, j’adore!
LilVirgo : tiens, dans les métiers de jess, j’ai oublié « présentatrice radio »
Nina : Comme ça fait trop partie de l’action. Oui, moi, je l’avais dit!! Oui, surtout j’aime bien la nana qui devient avocate en 6 mois
LilVirgo : ben comme celle qui devient maire après barmaid, c’est pas mal j’avoue
Nina : C clair
LilVirgo : y aussi la stripteaseuse qui a acheté une boîte de nuit, mais je me rappelle plus son nom, j’avoue
Nina : Et qui passe de maire à animatrice radio car elle file son poste à son mari. Marie?
LilVirgo : oui!!! marie c’est ça, elle se tape un vieux, nan?
Nina : Oui, le père de Laure. Qui était maire, en plus, nan??
LilVirgo : non, tu confonds avec le père de louis et grégory, là. le père de laure, je crois qu’il était grrrrrrand médecin de renom d’où la carrière de laure
Nina : Non, je suis pas sûre… Quoi que… Y en a un qui se tape Sophie Favier à un moment
LilVirgo : notons aussi le parcours de blandine, la maman : femme au foyer se reconvertit vendeuse dans un magasin de fringues avant de s’improviser proviseur de lycée. sophie favier? tiens, j’avais oublié son passage…
Nina : Ah ouais, énorme. Oui, elle était la secrétaire malsaine qui provoque le divorce. Je crois que c’est entre les parents de Laure
LilVirgo : ah je me souvenais pas de ça, tiens…
Nina : Ouais, mais je suis plus sûre… Disons que c’était au tout début
LilVirgo : et moi j’ai jamais vu de rediff c’était que du « inédit sur tf1 »
Nina : Non, l’été, ils rediffusent

Et on est parties sur autre chose. Bon j’avoue que sur le sujet, Lil, elle assure plus que moi!

Les joies des relations amoureuses

Depuis le temps que tu me connais, lecteur, tu as dû remarquer un truc récurrent chez moi : je suis une merde intégrale en matière de gestion des sentiments et, de ce fait, des relations amoureuses. Je dis bien amoureuses, pas sexuelles. Récemment, j’expliquais à un ami qu’hormis avec Guillaume, mes relations n’avaient pas été significatives dans leur durée (2 mois et demi, après, record battu !). Et là, ce gentil jeune homme me demande si j’ai pas aussi ma part de responsabilité là-dedans. Après l’avoir éviscéré avec un cure-dent*, j’ai réfléchi à la question.

 

 

Bon, dans ma vie, je considère de façon unilatérale avoir eu 6 petits amis. Mais en fait, y en a deux, je suis plus très sûre avec le recul mais on va rester à 6 quand même. Bon, bien sûr, l’histoire marquante de ma vie, c’est Guillaume 1er. 4 ans et demi, pas une engueulade, une relation tranquille au possible (et reposante, nostalgie, nostalgie…). Le reste, ça a été passion (ou pas d’ailleurs), quelques temps marchant main dans la main et on se sépare, sur le quai d’une gare. Bon, alors, certes, il y a souvent des histoires avec une autre femme ou des problèmes qui font que j’ai pas ma place dans la vie du jeune homme. Si je reprends la liste, à part pour Arnaud (mais je n’ai jamais eu le fin mot de l’histoire), je peux trouver une bonne excuse pour dire « c’était lui et pas moi ». D’ailleurs, c’est ce qu’ils me disent tous « c’est moi, c’est pas toi ». Oui mais arrive un moment où on se demande ce qu’on a fait. Parce que, ouais, ok, tous des connards, si on veut, mais quand même. En plus, je tombe même pas que sur des connards donc ça vaut pas.

 

Donc, je réfléchissais à tout ça en me brossant les dents. Oui parce que curieusement, quand je me toilette, je réfléchis à ma vie mais je sais pas pourquoi. Donc j’essayais d’analyser ma vie sentimentale en essayant d’isoler ce qui avait fait que ça avait marché avec Guillaume et pas avec les autres. M. MSN a suggéré que mon problème était que je m’enflammais trop vite. Je ne nie pas avoir une tendance à m’emballer toujours un peu trop vite mais c’est pas tellement un problème en amour, c’est un problème partout, dans toutes les sphères de ma vie. Une annonce ANPE qui correspond 100% à mon profil ? Je m’imagine déjà aller travailler dans cette entreprise. Avec les hommes, je m’imagine pas forcément mariée avec X gosses avec un mec qui me fait vraiment craquer, quand même, mais bon… Ceci étant, ça n’a pas été un souci avec Guillaume 1er alors que nous avons consommé très rapidement (genre suite au premier baiser). Alors que ma pensée cheminait dans ma petite tête et que ma brosse à dent frottait avec vigueur mes dents, projetant du dentifrice sur le miroir (oui, les brosses électriques, c’est bien mais faut faire attention),il m’a semblé voir un souci comportemental autrement plus grave, à savoir que je n’envoie pas de message. Enfin, si mais pas comme il faut donc il n’est pas perçu comme il devrait.

 

Servant de docteur des cœurs pour la moitié de mes contacts MSN, je suis un peu effrayée par les nanas (car ce sont souvent elles) qui sont incapables de passer une heure sans avoir le besoin de communiquer leur amour à leur roudoudou adoré. Perso, je préfère respecter l’espace vital de chacun. Je dis pas que je suis complètement réfractaire aux textos et aux manifestations amoureuses, pas du tout. Mais moi, je serais un mec, je recevrais trente textos par jour à base de « je pense à toi, j’ai envie de te voir », ça finirait par me saouler. Sauf que ce sont peut-être elles qui ont raison. Disons que je pars du principe qu’il vaut mieux que je fasse pas chier mon nouvel homme, que je lui foute pas la pression… Sauf que, du coup, à force d’être distante et de me blinder, je suppose qu’ils finissent par penser que je ne les aime pas et me quittent sans trop d’état d’âme. Même dans les ruptures, je m’efface, je me bats pas. J’accepte la décision sans discuter, histoire de ne pas me mettre à pleurer devant lui. Mais alors, pourquoi ça a marché avec Guillaume et pas avec les autres ? Parce que Guillaume, je le voyais quotidiennement à la fac donc pas de questions de textos à envoyer ou pas, coup de fil à passer. A une époque, on était même 24h/24 ensemble, 5 jours sur 7 (ouais, le week-end, chacun sa vie, faut pas déconner non plus). C’était d’une simplicité agréable. Les autres, je les fréquentais pas quotidiennement, à cause de la distance ou du travail ou des choses comme ça. En gros, si je suis nulle en gestion d’une relation amoureuse, c’est un peu parce que je sais pas faire.

 

Evidemment, j’essaie de me soigner, d’arrêter de croire que je « dérange » systématiquement mon mec et que je peux l’appeler juste pour prendre des nouvelles et pas parce que j’ai une raison précise. Enfin, je fais ça aussi dans ma vie, je n’appelle jamais personne « juste comme ça », je parle rarement aux gens sur MSN « juste comme ça ». Du coup, je passe pour une bêcheuse mais bon.

 

Quoi qu’il en soit, va falloir que j’apprenne un peu à exprimer mes sentiments sans avoir peur d’effrayer monsieur. Après tout, avoir envie de l’entendre, de lui parler, de le câliner, c’est pas non plus une demande en mariage !

 

* En vrai, aucun jeune homme n’a été blessé dans cette histoire, juste un peu de feutre sur le nombril mais c’est pas ma faute.

Insomnie mon amie

Par Tatiana

Rien de mieux pour commencer la semaine qu’une bonne insomnie. C’est le genre de truc qui me rend d’humeur massacrante pour le reste de la journée. Je sais que pour ceux qui connaissent vous êtes comme moi, vous détestez ça. Une insomnie c’est horrible. Déjà tu te réveilles alors que tu voudrais dormir, et comme en général tu fais des insomnies parce que tu es préoccupé par quelque chose, tu te mets à penser et alors là c’est mort pour te rendormir. Donc tu ne peux pas dormir et en plus tu penses a des trucs déprimants ou énervant. Parce que c’est très rare que ton insomnie soit due à quelque chose qui te mets de bonne humeur. En tous cas moi je déteste les insomnies donc là je suis de sale humeur. En plus c’est ma semaine de partiels donc autant dire une semaine de merde.

Mais je vous ferais grace d’un article sur l’insomnie, je vais plutôt vous parler des épisodes de sex and the city de vendredi, et de la nouvelle serie du dimanche sur la six. Vendredi c’était l’épisode ou Carrie et son mec (oui je sais pas comment écrire son nom) se séparent pour la 2e et dernière fois. J’avais jamais vu cet épisode et je dois avouer que je n’ai pas bien saisi les raisons du mec pour rompre. D’après ce que j’ai compris il prend le refus de se marier de Carrie pour une marque de non amour. Il lui met la pression et lui dit que si c’est pas maintenant ce sera jamais. J’ai vraiment trouvé ca injuste pour elle. En quoi le fait qu’ils se marient va changer quelque chose ? S’il n’a pas confiance en elle c’est pas en ce mariant que ca va l’empecher d’aller voir ailleurs. Y a vraiment des gens sur terre qui trouve qu’il y a une différence entre être marié et ne pas l’être ? Moi je crois que tout ça c’est dans la tête et dans le regard des autres. Là le mariage il a réussi qu’à un truc : briser la relation.

Mais parlons de la nouvelle série de la six : Kevin Hill. J’adore glander devant la tv le dimanche aprem donc je regarde un peu tout ce qu’il y a. Et là je suis tombée sur cette nouvelle série. C’est un ally mc beal inversé dans le sens où c’est l’histoire d’un avocat un peu macho qui se tape plein de nanas et travaille qu’avec des mecs comme lui. Le truc c’est que son cousin meure et lui laisse sa petite fille à élever. Il se retrouve donc obligé de changer de cabinet d’avocat car il a besoin de plus de temps libre, et attérit dans un cabinet avec que des filles. On le voit faire petit à petit l’apprentissage du monde de la psychologie féminine et de la paternité. Comme dans ally, on explore les sentiments humains et on voit des procès. Les personnages sont tous particuliers, il manque plus que les toilettes mixtes. C’est clair que la série s’est inspirée d’ally mc beal. D’in côté je trouve ca dommage et de l’autre c’est bien car comme ils les diffusent plus les ally (message à M6 c’est quand que vous les rediffusez ), au moins on a un truc pour pallier. Et puis surtout c’est mieux que les sagas du dimanche que j’ai du voir je ne sais pas combien de fois.

Paris, aventure olfactive de tous les jours

Tu vois, lecteur, je suis rentrée sur Paris depuis jeudi. Quand je suis rentrée, j’étais non fumeuse depuis 17 jours, déjà. Là, j’en suis à 22 jours, malgré deux « ruptures » en une semaine. Mais bordel, ce serait trop con de céder surtout que j’ai économisé 75 euros, déjà.

 Girl kicking a cigarette butt

Alors, quand on arrête de fumer, il se passe un phénomène annoncé dans tous les livres et sur tous les sites sur l’arrêt du tabac : on retrouve le goût et l’odeur. Ca peut paraître génial et moi, j’étais un peu contente, au départ. Arrivée jeudi, j’ai pris le taxi. Vendredi, je suis pas trop sortie à part pour ravitailler mon frigo tellement vide que ça en était indécent. Samedi, me voici de retour au centre de Paris pour une réunion puis pour un thé avec miss Drusilla. Et, depuis, je m’en rends compte que j’ai bien retrouvé mon odorat et, curieusement, je suis pas sûre que ce soit une qualité super appréciable, un odorat développé, au centre de Paris. J’avais déjà remarqué que le métro puait mais cette odeur d’œuf pourri m’assaille un peu n’importe quand dans les rues. Si bien qu’au début, je regardais les gens qui m’entouraient d’un regard inquisiteur, pour tenter de voir lequel d’entre eux avaient pété. Oui, je te rappelle que nous sommes en période de gastro et quand les gens ont les intestins dérangés, ça ne sent pas bon du tout quand ils dégazent. Je pense que je tiens là la phrase la plus poétique écrite sur ce blog depuis sa création. Etonnée que tant de gens pètent, j’ai fini par comprendre : non, c’est juste l’odeur habituelle de Paris mais elle m’agressait moins avant.

 

Hier, je suis allée à la Poste de mon bled chercher un colis, un splendide borsalino qui me va trop bien. Il me faut un imper qui va avec, maintenant parce que ma doudoune noire, elle me tient super chaud mais ça fait bizarre avec le chapeau. D’un autre côté, je m’en fous. Je fais que ce que je veux, comme la super rebelle que je suis. Donc hier, alors que je m’approche de la dite Poste super moche avec des employés super ternes et super mous (je hais viscéralement cette Poste, c’est pas juste que je suis affectée à celle-là alors qu’un proche voisin, lui, a le droit à la super belle nouvelle Poste où tout est tout neuf), une odeur m’agresse littéralement les narines. Ca pique, ça pue : la pisse de chien. Mais bordel, c’est un chien de la taille d’une vache qui s’est lâché ou quoi ? Ah oui, non, c’est vrai, c’est mon nouvel odorat. Ok, alors en fait, c’est plutôt merdique comme nouveau pouvoir.

 

Quoi qu’il en soit, ça fait trois, quatre jours que je prends conscience à quel point le tabac pouvait me priver de certains sens. Bon, idéalement, l’odorat, j’aurais préféré le retrouver en respirant le parfum d’un homme au creux de son cou plutôt que l’odeur d’égout et de pisse mais peut-être que c’est un peu ma punition pour avoir fumé si longtemps (enfin, longtemps, j’ai fumé à peu près trois ans de façon régulière). Ca fait un an et demi que je m’habitue plus ou moins à l’odeur parisienne mais là, en fait, il faut que je recommence de zéro. Déjà que je sentais la station Châtelet arriver, là, je pourrai plus jamais la rater, celle-là. Et puis je parle égouts et pisse mais n’oublions pas la pollution. L’autre jour, j’étais donc dans la rue à l’angle de la rue de la Roquette et de la rue du Faubourg St Antoine et j’ai plissé le nez. Oh bordel, y a une voiture qui pue grave dans le coin. Ah non, en fait, c’est pas « une » voiture, c’est la pollution tout court. Alors je peux pas dire que je savais pas que Paris n’était pas pollué : quand on est à la Défense, on voit bien le nuage de plomb qui s’élève et qui grise le ciel. Mais en plus quand on la sent, on se demande à partir de quand il va falloir sortir le masque à oxygène.

 

Alors, maintenant, quand je me baladerai avec un non fumeur non parisien qui se balade à mes côtés et s’exclament : « bon sang, Paris, ça pue ! », je lui répondrait pas : « je sais mais on s’habitue », je dirai : « Ca, c’est peu de le dire ! ». Si j’étais d’une totale mauvaise foi, je pourrais me servir de cette pestilence pour reprendre mon tabagisme, pour protéger mon petit nez mais, outre le fait que je refuse de céder à l’envie parce que je peux le faire, je repense à ces doux moments où je plongeais mon petit nez tout mignon dans le cou d’un homme et que je respirais son parfum à plein nez. Surtout que comme ma vie est toujours un éternel recommencement qui doit beaucoup amuser certaines instances supérieures, j’ai réussi à sortir avec deux mecs qui avaient exactement le même parfum. Pas un CK one ou je ne sais quel parfum hyper répandu. Nan, un truc bien inconnu… Mais n’empêche que dès que je reconnais cette odeur, je suis émue. Et maintenant, je serai encore plus disposée à la sentir.

Ah ben tiens, c’est terminé !

Des fois, dans la vie, j’aime bien qu’on me pose des questions qui ne m’avaient jamais traversé l’esprit, histoire que je me triture un peu les neurones. Cet été, Guillaume III m’avait exposé sa théorie sur le « quand c’est fini ». Attention, on ne parle pas de rupture, ici, mais bien de la prise de conscience qu’on n’a plus de sentiments pour une personne.

collier-amour

Dans ma vie, j’ai aimé, j’ai subi des ruptures, comme tout le monde, quoi. Seulement, on peut pas rester ad eternam dans le regret et le souvenir de l’autre, c’est pas sain. Moi, j’ai tendance à repartir le plus vite possible, histoire de pas trop me retrouver au fond du trou mais des fois, c’est un tort car attention à la rechute. Cet été, ça a été carrément ça avec Alex : je décide que tout va mieux et que je m’en fous de lui, que je l’aime plus et tout ça… Et patatras, un truc fait que je me reprends tout dans la gueule. Bon, est arrivé un moment où j’ai arrêté de me prononcer sur le sujet, de dire « je l’aime plus », de peur d’une rechute. Je me suis reconstruite petit à petit car comme dirait Etyl : « toucher le fond et doucement, remonter ». Maintenant, je nage mémère en surface. En suis-je sûre ? Oui, je m’en vais t’expliquer tout ça, lecteur.
Comment savoir si on aime encore un ex ou pas ? Je crois qu’il n’y a pas 36 solutions, il faut se confronter à lui. Bon, je dis pas : sonnez chez lui au petit matin et voyez ce qu’il se passe, tut tut tut. Mais à partir du moment où on est dans une relation d’amitié post relation amoureuse (oui parce que si on se quitte fâchés à mort, ça sert à rien ce que je vais dire), il faut vraiment être dans une relation d’AMITIE, comme je l’expliquais dans un ancien article. Or où se termine les sentiments amoureux et où commencent les sentiments amicaux ? Comment être sûr qu’on est passé aux seconds et qu’on a quitté les premiers ? Et pour ça, il n’y a qu’une solution, donc, il faut se mettre face à l’autre et voir ce qu’il se passe.
Déjà, en général, moins j’aime, moins je pense à lui. Un jour, je me suis surprise à penser : tiens, ça fait quelques jours que j’ai pas pensé à lui, c’est plutôt bon signe. Je ne guette pas son apparition sur MSN, je ne vérifie pas 38 fois mes mails par heure au cas où il m’écrirait, je n’ai pas le cœur qui explose quand mon téléphone sonne, des fois qu’il m’appelle, je ne le vois pas tout le temps dans la rue alors qu’il habite un peu à l’autre bout de la France. Même que maintenant, quand je rencontre un mec qui me plaît, j’en viens à espérer que ça dure, plutôt de me dire : « je sors avec lui en attendant… ». Sous-entendu : en attendant que l’autre revienne.
J’avais lu un texte de mon ami Yoj’ qui m’avait bouleversée à l’époque car il mettait des mots sur ce que je ressentais. Quand l’autre nous quitte, même si on reste ami, au fond de soi, on ne souhaite que son malheur. Non, on ne souhaite pas qu’il crève, faut pas exagérer, mais on espère de façon cruelle qu’il soit malheureux avec les autres personnes qu’il fréquentera pour qu’il se rende compte à quel point je suis indispensable à son bonheur. En gros qu’il se rende compte qu’il ne peut vivre sans moi ou alors, sa vie sera une sombre merde. Oui, c’est pas charitable mais ose me dire que t’as jamais ressenti ça, lecteur. Et un jour, suite à la rupture, où on se rend compte qu’on souhaite son bonheur… sans nous. Récemment, j’ai eu des nouvelles d’Alex qui me disait que ça allait mieux dans sa vie après une mauvaise période. Ben, ça m’a fait plaisir, tout simplement. Parce que je sais qu’il n’y aura plus jamais de nous, que j’ai avancé de mon côté, que je sais aujourd’hui que je trouverai mon bonheur sans lui et que je veux qu’il en soit de même pour lui. De la même façon, Guillaume the first m’a appelée hier pour me souhaiter la bonne année et m’a révélé qu’il avait une namoureuse depuis peu. On en a parlé et tout, je suis contente pour lui.
Et là, je sais qu’il n’y a plus de sentiments amoureux. L’idée que mes exs puissent se mettre avec quelqu’un d’autre ne me fait pas de pincement au cœur, ne me rend pas nostalgique, ne me donne pas envie de pleurer… C’est donc bien que j’ai tourné la page. Après tout, ils ont autant le droit d’être heureux sans moi que moi sans eux. Après tout, si tous nos exs devaient souffrir ad eternam… Ben il n’y aurait personne d’heureux. Ok, c’est super neuneu concon ma conclusion mais osez dire que j’ai tort !