Printemps / célibataires tous frais

Par Tatiana

Le printemps c’est la période des couples qui se font mais aussi des couples qui se défont. Ne me dites pas non parce que c’est prouvé scientifiquement par une de mes amies alors voilà !
Donc c’est vrai qu’en ce moment y a des gens que je connais qui se retrouvent célibataires du jour au lendemain. L’avantage c’est que moi c’est sûr que ça ne m’arrive pas vu que je suis déjà célibataire. Je risque pas de rompre avec moi-même. Enfin bref, y a un truc qui me frappe quand même dans cette histoire c’est que j’ai l’impression que les gens qui sont en couple depuis longtemps gèrent bien mieux leur rupture que ceux qui sont en couple depuis peu. D’habitude tout le monde te dit que c’est bien plus dur de se faire larguer quand ça fait longtemps que t’es avec quelqu’un, et pourtant moi je vois les gens que je connais, qui au bout d’un mois sont déjà en train de se dire que ça va beaucoup mieux, et qui regardent ailleurs. Je vois ces gens qui directement trouvent des gens qui leur plaisent et parfois même sortent avec. Alors que je vois d’un autre côté des gens qui étaient en couple depuis peu de temps et qui après six mois sont toujours dégoutés de l’amour. Des gens qui n’arrivent pas à trouver d’autres personnes pendant longtemps. Des gens qui prennent les choses avec beaucoup moins de philosophie, il faut le
dire.

Du coup je cherche des réponses à cette constatation. Parce que honnêtement il faut l’avouer ça me rend hyper jalouse de voir ces gens qui retrouvent
direct d’autres gens alors que moi pas et que d’autres gens que je connais aussi. Je les vois ils ont l’air bien dans leur peau et plein de confiance en eux, je sais pas comment ils font.


Première réflexion, je me dis qu’ils doivent sortir beaucoup. Moi je le ferais bien mais je suis complètement a sec niveau tunes donc impossible. Forcément c’est sûr que ça ne m’aide pas à rencontrer de nouvelles personnes. Peut être aussi qu’ils ont l’air plus ouverts, car ils redécouvrent les joies du célibat. Exemple : hier j’étais justement avec une fraîchement célibataire (qui était en couple depuis le lycée donc quasi 10 ans) et on aura dit qu’elle était émerveillée de tout, les mecs dans la rue, et plein d’autres trucs encore. Forcément elle doit avoir l’air plus avenante que moi car moi le célibat je connais bien donc c’est loin de m’émerveiller. Et puis moi quand je marche dans la rue c’est soit des tarés qui m’accostent, soit des mecs qui me plaisent pas donc pour éviter le problème je fais en sorte qu’on ait pas envie de venir me voir.

Et puis faut dire que je trouve qu’en général ces gens ils prennent les choses avec mille fois plus de philosophie que nous. « de toute façon ça ne marchait plus, c’est mieux comme ça, je vais rencontrer quelqu’un d’autre » Forcément quand on reste célibataire 1 mois c’est sûr on est persuader de ça. Après le discours change. On se dit plutôt « merde est-ce que je vais réussir à retrouver quelqu’un ? Est-ce que j’ai pas laissé filer la seule personne à qui je plaisais ? ». Le pire dans cette histoire c’est que quand on se fait larguer alors qu’on est depuis peu de temps avec le mec tout le monde se dit que c’est pas grave alors qu’au final c’est là où on le vit le moins bien. C’est pas parce qu’on est depuis peu de temps avec qu’on avait pas de sentiments pour lui et qu’on s’est pas pris une grosse claque dans la figure. On a aussi besoin de soutien, autant que les autres, qui eux, au bout d’un mois ils en veulent plus de soutien.

Et puis vous me direz que ces couples qui se défont on au moins l’avantage de mettre des célibataires sur le marché. Certes c’est vrai, mais on est pas sûr de les voir ces célibataires en question. Parce que par exemple l’ex mec de la fille dont je parle plus haut, j’avoue qu’il me plait beaucoup, mais je sais aussi je ne le croiserai plus donc c’est carrément du gâchis. C’est une autre qui l’aura (pétasse !). A moins que vous ayez une solution pour que je puisse récupérer son numéro de téléphone sans passer pour une garce ?

Liste de pensées hebdomadaire

Moi, j’ai une vie méga trépidante, la preuve en liste.

– les crêpes de mon papa sont les meilleures du monde, elles sont si fines qu’elles fondent dans la bouche. Le top ultime : étaler du fruit de la passion dessus. Aussi bon qu’un orgasme.

– je sens que je vais militer activement pour la privatisation de TOUS les services publics. Marre que mon facteur ne me livre JAMAIS les colis et que je sois obligée de me taper une demi-heure de queue dans ma poste moche avec des employés neurasthéniques. Marre que la SNCF soit infoutue de respecter ses horaires. Un train qui a 1h de retard dès le départ (exemple : lundi), ça me fait profondément chier, surtout qu’on arrive à prendre encore une demi-heure de retard supplémentaire pendant le trajet, des fois qu’on n’aurait que ça à faire de la journée. Et le pire, c’est qu’on ne sait même pas pourquoi. Le service public : notre engagement ? Mépriser notre clientèle. De toute façon, on n’a pas de concurrence ou alors hors de prix alors faites pas chier.

– Mardi, endormie vers 5h, levée 8h30. Un café à 9h30, un café à 10h dans une grande tasse (mais lyophilisé, c’est pas bon. George chéri, tu as encore beaucoup à faire avant que le monde entier ne boive tes espressos). 14h, après un repas qui déchire avec la vilaine Summer qui a dit, je cite : « tu prends pas un dessert, t’es sûre ? Parce que j’en prends un, moi. Oh, regarde, y a de la panacotta ! ». Ah, la diablesse, j’ai dû en manger du coup. 15h30, un thé frappé à la framboise chez Starbucks. Mercredi soir, 3h10, j’ai toujours pas sommeil… Alors que j’ai dormi 3h et qu’en plus, ce soir-là, suis allée au resto avec mon pôpa et ma sœur et que j’ai bu du vin !

– L’avantage quand le train a très beaucoup de retard, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler.

– L’avantage quand on a une grosse bonne demi-heure d’avance à un entretien, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler (et de boire un café).

– Ca y est, me suis lancée sur second life. Me suis créée une bonhommette, NinaBella Allen. Parce que figurez-vous que sur Second Life, on vous impose une liste de nom de famille et tous les Nina étaient pris. J’ai choisi un avatar qui me ressemble et je suis une girl next door. Mais au bout de 10 mn, ça m’a saoulée, ça ramait (qui a dit que c’était pas conseillé d’avoir i-tunes, 2 word, 3 firefox et second life ouverts en même temps ??). Alors je sais pas trop si NinaBella aura une « second life » (ooooooooooh). Surtout que du coup, me suis excitée sur le paddle et NinaBella s’est mise à voler, j’avais peur de pas la faire atterrir.

– En ce moment, je vis ma vie amoureuse par procuration et c’est vachement mieux, moins risqué pour mon cœur et ça prend moins de temps.

– C’est fou comme je peux être productive quand je m’y mets.

– Penser à étriper ma cousine qui m’a dit au téléphone vendredi dernier : « oh, c’est rigolo, t’as pris l’accent parisien ». Dans tes rêves, je suis toulousaine, moi, vrai de vrai. Nan mais oh ! Ceci étant, j’ai dû réécouter une vieille émission radio que j’avais faite à Toulouse et heu… J’ai quand même plus le même accent, fuck, fuck et re-fuck ! (comme je suis trop une rebelle)

– C’est curieux, dès que je coupe le chauffage, il refait froid. Je vais pas oser le couper une troisième fois.

– Au fait, c’est pas le printemps ?

– Vendredi, réunion pour un webzine, une nouvelle recrue finlandaise, je kiffe son accent, je veux le même-euh ! A un moment, elle nous explique qu’elle habite à Plume-Sur-Berges, MA ville. Donc moi « aaaaaaah, comme moi ! ». « Ah ben, je savais bien que je t’avais déjà vue quelque part ! ». C’est ça, être star, les gens me voient dans la rue et la réciproque n’est jamais vraie. Faut dire, moi, dans la rue, les seules personnes que je percute, ce sont les beaux gosses. Et encore, quand je suis connectée au monde qui m’entoure.

Une semaine qu’est passée méga vite !

Livin’ list

Normalement, aujourd’hui, j’avais dit que je ferai une photo de mon maquillage mais j’ai pas envie et comme je fais que ce que je veux, ici, ben je le fais pas. Je vous montrerai ça la semaine prochaine… ou pas. Du coup, je vous raconte ma semaine sous forme de liste parce que j’aime bien.

– le printemps revient, mon moral est au beau fixe

– elle fait chier la connasse de Phildar à pas ouvrir sa boutique à des heures décentes, j’ai plus de laine. Si elle veut pas tenir une boutique, elle a qu’à faire autre chose de sa vie mais à 15h, ça me paraît normal qu’un magasin soit ouvert.

– j’ai envoyé plein de mails avec CV incorporé, ma nouvelle technique marche bien, des réponses très encourageantes mais je ne dis rien de plus pour le moment.

– j’ai déjeuné avec Servane, la recruteuse de la semaine dernière. Oui, moi, les gens qui me font passer des entretiens, je les marque ! Elle m’a filé plein de petits tuyaux pour mes prochains entretiens, c’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde.

– je dois refaire mon press book.

– je me suis fait lire mon avenir dans le marc de café, ce soir, ce n’était pas le même bonhomme que la dernière fois. Là, c’était une dame très gentille qui m’a dit des choses très vraies sur ce que je suis. Elle m’a dit que j’aurais trois enfants, elle aussi (c’est très fort chez moi, manifestement), je trouverai du boulot dans 4… 4 jours, 4 semaines ou 4 mois. J’aurai le choix entre deux jobs mais de toute façon, quoi que je choisisse je réussirai. La victoire était très présente dans mon café ainsi que le changement, tout le travail que je fais sur moi pour changer va porter ses fruits comme je veux. Pour l’amour, je le garde pour moi.

– d’ailleurs, j’ai passé une nuit extrêmement torride cette semaine, c’était très bon. Je dirais même carrément jouissif. Mais je pense que mes voisins me haïssent maintenant. Mais je m’en fous parce que je compte bien recommencer.

– les bougies chevreuil-jasmin de Monoprix sentent un peu trop le Airwick. Et je sais pas écrire Airwick mais j’ai la flemme de chercher sur google.

– je hais la loi des séries, celle qui veut que toutes mes ampoules pètent en même temps. Parce qu’autant l’hallogène, je peux le changer, autant les ampoules à 3 m de haut (c’est haut de plafond chez moi), c’est plus difficile. Mais ma cuisine est borgne et mon entrée aveugle maintenant. Oui, t’as bien compté, lecteur, trois ampoules ont pété chez moi en une semaine (ou un peu plus).

– je vais finir par l’acheter mon appareil photo de rêve.

– Kenya est chiante comme la pluie en ce moment.

– J’aimerais que la plupart des gens comprennent qu’être journaliste ne me dispense pas d’avoir un avis. Et que si je trouve des choses ridicules, c’est tout à fait mon droit et que si vous n’êtes pas d’accord avec moi, ça ne fait pas de moi une mauvaise journaliste, ça n’a même aucun rapport.

– le week-end dernier, en allant déjeuner chez le frère de ma mamie, j’ai réappris que j’avais de la famille en Russie. Oui, certains de mes ancêtres sont partis là-bas, se sont mariés avec des locales et voilà. Il paraît même que la villa qui abrite les archives de St Petersbourg appartient à ma famille. Si c’est pas la sse-cla, ça !

– tiens, si je dépoussiérais mon rameur ?

– je voudrais bien bosser à Technik’art, histoire d’avoir toutes les références culturelles de la bobo parisienne de base et le vocabulaire. Et si quelqu’un sait ce que veut dire l’expression « mélo minéral », je prends. Exemple : « Le film de Clint Eastwood est un mélo minéral ».

Voilà les enfants !

La sève qui monte

Par Gauthier

Je suis tout en poésie en ce moment, je m’émeus moi-même… Le printemps fut quand même très hivernal par chez nous. La semaine dernière encore, au lever, il ne faisait qu’un très tropical 6°C. Pas de quoi faire péter le tee-shirt moulant bleu ciel que je me suis offert en prévision du retour des beaux jours. Donc j’ai dû patienter, comme toute la région parisienne, pour voir le soleil, et surtout sentir sa douce chaleur printanière.

Ben voilà, il est sorti de son trou ce week-end. Et quelle sortie!!! On passe de 12°C maximum à 26/28°C en l’espace de 3 jours… Moi je dis ça défrise! Mais ça fait du bien. Donc voilà début juin = début officiel du printemps pour le Gauthier parisien. Et qui dit début de printemps, dit sève qui monte. C’est une catastrophe, parce que pour monter elle monte la sève, et même elle tourbillonne, voire bouillonne carrément, et ça me met dans un de ces états…

Je suis tout simplement en pleine floraison, je suis une belle fleur ouverte sur le monde qui attend de se faire butiner par un gros bourdon!!! Comprenez donc que tous ce qui a un caleçon et qui passe à moins de 2 mètres de moi me fout en chaleur (c’est moins glamour quand je le dis comme ça, non?). En gros ça donne ça : je tombe amoureux toutes les deux minutes. Ils sont tellement beaux, c’est à se demander s’ils ne font pas exprès de croiser ma route, de se retrouver dans le même ascenseur que moi, de faire la queue devant moi pour manger, de s’asseoir à côté de moi dans le RER, d’habiter sur mon palier, de travailler dans ma société… Bref les beaux gosses sont partout, c’est le débarquement, et moi je suis au taquet!

Aujourd’hui, par exemple, je téléphone à Mister Big pendant ma pause clope du matin, on parle de choses primordiales (à savoir : on part à Londres ou à New York pour manger à midi et faire du shopping dans la journée si on gagne à euromillion, ben vi depuis l’arrêt du Concorde, New York parait tellement loin!). Et là je croise le regard d’un beau militaire, que dis-je, d’une bombe en treillis!!!! Nom de dieu, qu’il était beau. Brun, peau mat, regard de braise, bonne taille, plein de muscles, la malice dans les yeux, et moi ça me fout le feu au cul… Je le regarde discrètement (bouche ouverte, yeux écarquillés derrières mes lunettes de soleil Gucci, bras ballants, bave aux coins des lèvres!), il me regarde aussi, je tente un sourire en coin, il me sourit, je le suis du regard en bégayant à Mister Big « Il est beau… », il se retourne pour me jeter un dernier regards, je suis une flaque…

Là pour la première fois de ma vie, j’étais prêt à suivre un mec dans la rue et lui demander son numéro de téléphone! Il suffisait qu’il me fasse un clin d’oeil, et je le suivais au bout du monde… Il était parfait… Arf saloperie de fantasme, saloperie de printemps, saloperie de sève qui monte, saloperie de vie sexuelle inexistante!

Oui parce que pour rajouter à mon malheur, en ce moment je n’ai de vie sexuelle qu’avec ma main droite… Et c’est pas que je l’aime pas, mais j’en ai marre de la voir tous les soirs… J’aimerais bien m’amuser avec une autre main (et pas ma main gauche, je ne suis pas ambidextre), voire une bouche, un anus, une oreille, un nez… Bref n’importe quoi!

Bon je suis encore au taff, je parle de sexe, et me voilà de nouveau en nage. Du coup je me mets à loucher sur le rugbyman de service, il a 20/22 ans (je ne suis pas trop sûr) et il s’obstine depuis hier à venir bosser avec un tee-shirt moulant rose… Si c’est pas de l’appel au viol ça????

Bref, je vais aller me mettre la tête et le boxer sous l’eau, et reprendre mon taff…

Gauthier open*
 
*ouvert

Les joies de l’amour buccal

Le printemps pointerait-il son nez ? En tout cas, en ce moment, mes hormones sont au plafond, j’ai jamais vu autant de beaux mecs au mètre carré (bon, certes, sans mes lunettes) et j’ai envie de parler sexe. Alors allons-y gaiement.

 

En matière de sexe, il y a une pratique ô combien agréable : l’amour buccal. Une fellation ou un cunni, quelle délicieuse entrée en matière, si j’ose dire ! Une pratique que l’on peut exécuter « jusqu’au plaisir » si on en a envie. Hors contexte, je trouve ça un peu curieux de faire l’amour avec sa bouche et sa langue, je ne considère d’ailleurs pas l’amour buccal comme une brouette à part entière mais plus comme un merveilleux préliminaire. Ca peut paraître curieux comme vision des choses, surtout que les caresses buccales peuvent aboutir à l’orgasme mais un mec que j’ai fellationné jusqu’à ce qu’il jouisse, je considère pas qu’on ait fait l’amour.

D’où vient cette étrange pratique ? J’en ai pas la moindre idée, au fond. Pucelle, je trouvais ça DE-GOU-TANT. Evidemment, j’ai changé d’avis depuis même si mes premières expériences cunnilinguistes n’aient pas été concluantes du tout. Oui, le cunnilingus est un art compliqué : mal fait, c’est franchement atroce, agaçant, insupportable. Je suppose qu’il en va de même pour la fellation. Je n’ai pas de pénis mais je sais que râper la queue avec les dents n’a rien d’excitant pour le monsieur, bien au contraire. J’avais lu il y a quelques années un numéro spécial de Perso sur le pénis et un sexologue parlait de la fellation et disait en gros que c’était super agréable car on peut plus facilement moduler la pression avec sa bouche qu’avec son vagin. Puis je veux pas dire mais on n’a pas de langue à ce niveau-là donc pour le petit coup de langue sur le gland, c’est pas gagné. Après, comme toutes les choses du sexe, tout le monde n’aime pas la même chose… Certaines apprécient les cunnilingus très appuyés, d’autres préfèrent une caresse légère du bout de la langue… Bref, chacun ses préférences.

Le problème avec le sexe oral, enfin, du moins pour une fille, c’est qu’on a parfois l’impression que monsieur exécute poliment un cunni en espérant avoir le retour d’ascenseur. Cunni contre pipe, honnête comme deal, non ? Et bien non ! D’abord, il y a une nette différence entre un mec qui fait ça car il aime ça et un autre qui le fait pour avoir sa pipe, y a pas à dire. Le « hop, trois coups de langue, on inverse les rôles ! », très peu pour moi. D’abord, je ne force personne à le faire, si monsieur n’en a pas envie, on peut faire l’impasse dessus. De toute façon, je n’aime pas les choses systématiques, si le sexe et les préliminaires se passent toujours de la même façon, ça va vite m’énerver. Donc si le cunni n’est pasobligatoire, je vois pas pourquoi la pipe le serait. Si je le fais, c’est que j’en ai envie, sinon, je passe mon tour. Parce que, messieurs, sachez qu’il n’y a rien de plus tue l’amour qu’un mec
qui nous appuie sur la tête pour nous indiquer où il faut aller. Dans ces cas-là, je vais m’arrêter à léchouiller le nombril, na ! De la même façon, une fois que l’on s’exécute, merci de pas nous appuyer sur la tête : si vous n’êtes pas contents, démerdez-vous tout seul, non mais ! Une fois, un gars me filait des coups furieux de rein, j’ai eu l’impression qu’il voulait me violer les molaires, ce fut assez pénible. C’est pas parce que je fais pas une gorge profonde qu’il faut me l’imposer. Est-ce que je vous appuie sur la tête pendant le cunni, moi ? Non, je vous laisse faire et je savoure.

Il n’empêche que j’ai remarqué ceci chez les mecs : ils se vantent toujours de savoir faire de supers cunnilingus pour nous convaincre qu’ils sont un bon coup. Genre « je suis très attentif au désir de ma partenaire ». Et bien, la plupart du temps, c’est faux. Et ils ont toujours de bonnes excuses, genre : « non mais je le fais que quand y a pas un poil sur la chatte. » Et nous, on est obligées de se retrouver avec des poils entre les dents sans rien dire ? Ou ils esquivent : « non mais j’ai trop envie de toi, là. ». De l’autre côté, ce sont de parfaits obsédés de la fellation, faut toujours qu’on leur en fasse une, ils nous en parlent tout le temps genre : j’aimerais que tu fasses ça, ça et ça. Véridique, Laurent le pervers m’a détaillé la prochaine pipe que je suis censée lui faire (gentil naïf). Et puis les mecs, ce qui les excite vachement, c’est de savoir si on avale ou pas. Donc, là, messieurs, expliquez-moi pourquoi le fait d’avaler vous excite, je suis pas sûre d’avoir saisi… Que le fait que l’on accepte de fellationner « jusqu’au plaisir » vous branche, ça, je conçois mais le fait d’avaler ou non, je vois pas trop quelle importance ça a. Gauthier, je te laisse faire ton petit volet prévention en commentaire.

Par ailleurs, j’ai remarqué aussi que les mecs qui attaquent les filles sur leur sexualité s’en prennent souvent à leur façon de sucer. Exemple : « c’est un mauvais coup, elle sait même pas sucer. » Les filles, ça marche dans l’autre sens : « c’est un bon coup, il fait des cunnis du feu de Dieu ». C’est assez amusant, ce contraste. En tant que demoiselle, je ne dirais pas qu’un mec est un mauvais coup parce qu’il exécute mal les cunnis. Sans doute que ça m’emmerdera mais en même temps, y a tellement autre chose à faire.

Mais est-ce que le sexe oral peut être considéré comme un acte sexuel à part entière ? Large débat, j’ai donné ma position plus haut mais tout le monde n’est pas d’accord sur ce point. C’est grâce à ça que M. Clinton put expliquer qu’il n’avait pas menti quand il a déclaré ne pas avoir eu de relations sexuelles avec Monica : il a pas couché avec, elle l’a juste fellationnée « jusqu’au plaisir », permettant ainsi à la jeune fille de garder un merveilleux souvenir de leurs petites entrevues (si ça, c’est pas glauque quand même ! En plus, elle a fait comment la Monica pour cacher la tache tout le reste de la journée ? Je sais, je me pose des questions essentielles). Quelque part, je trouve ça un peu hypocrite. Certes, il n’y a pas eu pénétration mais on peut pas tout à fait dire que la morale fut sauve dans l’histoire. Bon, après, destituer un Président parce qu’il s’est joyeusement amusé avec sa secrétaire, ça me semble excessif : en France, on n’aurait pas gardé nos présidents longtemps avec des histoires pareilles.

Ceci étant, la fellation, pour les filles, c’est LE défi. Donc tous les ouvrages parlant de sexe ou les sites Internet en parlent, nous filent des conseils et moi, ça me fait hurler de rire. Y a un an, à peu près, je discutais avec Gauthier sur MSN tout en farfouillant sur un site féminin qui a une rubrique sexe. A un moment, voilà qu’on nous donne des conseils pour atteindre le nirvana. Ou plutôt pour le lui faire atteindre à lui. Ainsi, j’ai découvert le principe de la pipe au thé : vous prenez donc une gorgée de thé dans votre bouche (pas trop chaud, le thé, quand même, parce que sinon, ce sera très désagréable pour les deux) puis vous entreprenez la fellation. Réaction de Gauthier : remplace le thé par le champagne, c’est archi mieux. Dans un ouvrage feuilleté récemment chez Gibert avec mon éternel acolyte Gaugau, y a eu la fellation avec bonbons qui pétillent : « des sensations pour lui et pour vous et ça donne bon goût ! ». Bon, je veux pas dire mais j’ai pas forcément la place de mettre des bonbons ET un pénis en même temps dans ma bouche et puis, un truc comme ça, c’est un coup à avaler un bonbon de travers. Mais le mieux, le best of the best, je vous le livre en direct. Avant tout, je tiens à préciser que j’ai raconté ça à la fac avec gestes à l’appui devant le plus choupinou de
tout l’IEP qui m’a demandé plusieurs fois du feu (nananère !!). Donc voici la recette de la flûte enchantée. Vous prenez une feuille d’aluminium, vous emballer M. pénis avec puis vous posez
vos dents dessus (sans serrer malheureuse !!) et là, vous vous mettez à fredonner. Paraît-il que les vibrations avec l’alu sont très excitantes. Moi, rien que d’en parler, je suis morte de
rire donc j’essaierai jamais, trop dangereux pour monsieur.

Je me demande s’il existe le même guide pour les cunni, je suis pas sûre mais en même temps, j’ai jamais cherché. Oui, je suis toujours résolument hétérosexuelle et j’ai pas assez
de souplesse pour m’exécuter moi-même donc voilà.

Le sexe oral, c’est quand même bien sympa. Pas suffisant pour que je sois pleinement satisfaite… Mais déjà bien pour introduire la suite des événements !