La sève qui monte

Par Gauthier

Je suis tout en poésie en ce moment, je m’émeus moi-même… Le printemps fut quand même très hivernal par chez nous. La semaine dernière encore, au lever, il ne faisait qu’un très tropical 6°C. Pas de quoi faire péter le tee-shirt moulant bleu ciel que je me suis offert en prévision du retour des beaux jours. Donc j’ai dû patienter, comme toute la région parisienne, pour voir le soleil, et surtout sentir sa douce chaleur printanière.

Ben voilà, il est sorti de son trou ce week-end. Et quelle sortie!!! On passe de 12°C maximum à 26/28°C en l’espace de 3 jours… Moi je dis ça défrise! Mais ça fait du bien. Donc voilà début juin = début officiel du printemps pour le Gauthier parisien. Et qui dit début de printemps, dit sève qui monte. C’est une catastrophe, parce que pour monter elle monte la sève, et même elle tourbillonne, voire bouillonne carrément, et ça me met dans un de ces états…

Je suis tout simplement en pleine floraison, je suis une belle fleur ouverte sur le monde qui attend de se faire butiner par un gros bourdon!!! Comprenez donc que tous ce qui a un caleçon et qui passe à moins de 2 mètres de moi me fout en chaleur (c’est moins glamour quand je le dis comme ça, non?). En gros ça donne ça : je tombe amoureux toutes les deux minutes. Ils sont tellement beaux, c’est à se demander s’ils ne font pas exprès de croiser ma route, de se retrouver dans le même ascenseur que moi, de faire la queue devant moi pour manger, de s’asseoir à côté de moi dans le RER, d’habiter sur mon palier, de travailler dans ma société… Bref les beaux gosses sont partout, c’est le débarquement, et moi je suis au taquet!

Aujourd’hui, par exemple, je téléphone à Mister Big pendant ma pause clope du matin, on parle de choses primordiales (à savoir : on part à Londres ou à New York pour manger à midi et faire du shopping dans la journée si on gagne à euromillion, ben vi depuis l’arrêt du Concorde, New York parait tellement loin!). Et là je croise le regard d’un beau militaire, que dis-je, d’une bombe en treillis!!!! Nom de dieu, qu’il était beau. Brun, peau mat, regard de braise, bonne taille, plein de muscles, la malice dans les yeux, et moi ça me fout le feu au cul… Je le regarde discrètement (bouche ouverte, yeux écarquillés derrières mes lunettes de soleil Gucci, bras ballants, bave aux coins des lèvres!), il me regarde aussi, je tente un sourire en coin, il me sourit, je le suis du regard en bégayant à Mister Big « Il est beau… », il se retourne pour me jeter un dernier regards, je suis une flaque…

Là pour la première fois de ma vie, j’étais prêt à suivre un mec dans la rue et lui demander son numéro de téléphone! Il suffisait qu’il me fasse un clin d’oeil, et je le suivais au bout du monde… Il était parfait… Arf saloperie de fantasme, saloperie de printemps, saloperie de sève qui monte, saloperie de vie sexuelle inexistante!

Oui parce que pour rajouter à mon malheur, en ce moment je n’ai de vie sexuelle qu’avec ma main droite… Et c’est pas que je l’aime pas, mais j’en ai marre de la voir tous les soirs… J’aimerais bien m’amuser avec une autre main (et pas ma main gauche, je ne suis pas ambidextre), voire une bouche, un anus, une oreille, un nez… Bref n’importe quoi!

Bon je suis encore au taff, je parle de sexe, et me voilà de nouveau en nage. Du coup je me mets à loucher sur le rugbyman de service, il a 20/22 ans (je ne suis pas trop sûr) et il s’obstine depuis hier à venir bosser avec un tee-shirt moulant rose… Si c’est pas de l’appel au viol ça????

Bref, je vais aller me mettre la tête et le boxer sous l’eau, et reprendre mon taff…

Gauthier open*
 
*ouvert

Un article triste

Par Gauthier
Nina m’a dit aujourd’hui « je n’écris que des trucs sur ma lose en ce moment, il faut impérativement que je fasse un article drôle cette semaine ». Ben moi j’ai le cafard ce soir, je devrais donc me forcer à aller au lit comme ça ? Non je vais en faire profiter tout le monde, tant pis pour les stats de drôlerie du blog. J’ai le blues et je vais le crier haut et fort…

Alors par quoi commencer ? Ah ben non en fait, il n’y a pas besoin de faire de chronologie, je suis lunatique, je passe du rire aux larmes en moins de 5 min. Bon ce trait de caractère est accentué par la fatigue, la déprime, ou la faim, mais bon même quand tout va bien dans le meilleur des mondes, je peux avoir envie d’aller me cacher sous ma couette en me répétant « mais pourquoi personne il ne m’aime ? ».

En plus là forcément mon mac m’aide bien puisqu’il ne me passe que des musiques inscrites sur la playlist « à écouter avant mon suicide » technologie aléatoire de merde…

Je vais quand même essayer de m’auto analyser. Ouais ça coûte moins cher qu’un psy et c’est surtout beaucoup plus rapide… Alors je suis à Paris après 15 jours chez mes parents. Ils m’ont pris la tête, mais ça vous le savez déjà. J’ai revu mes amis mais pas tous et pas autant que je l’aurais souhaité. J’ai mes examens dans moins de 15 jours et j’ai strictement rien préparé. Je n’ai pas de stages en vue, et l’échéance se rapproche. Je dois me rendre chez un médecin pour évaluer un pretium doloris. Je sors avec deux mecs en même temps, mais celui qui m’intéresse vraiment se détourne un peu trop de moi à mon goût. Voilà en gros, mais j’oublie le problème récurrent : je manque cruellement d’argent pour terminer mon année malgré un prêt étudiant (que j’ai joyeusement gaspillé à tort et à travers).

Donc prenons les problèmes dans l’ordre de priorité :

1/ L’argent, problème : il m’en manque, solutions : arrêter de me cuiter tous les week-ends (je me pends), ne plus faire de shopping (argh les soldes commencent cette semaine), arrêter de fumer (mais ça va pas non ?), faire cracher l’assurance au maximum (ben voilà j’ai trouvé).

Ça c’est fait, la suite maintenant.

2/ Mes parents, problème : ils me prennent pour un ado attardé incapable de gérer sa vie, solutions : gérer ma vie et leur prouver que j’ai tort (ahahahahah et puis quoi encore ?), me plaindre des mauvais traitements auprès de SOS Enfance maltraitée (là j’aurais un peu honte quand même), ou pire auprès de ma grand-mère (je garde l’héritage… à méditer…), les faire culpabiliser à mort parce que le pauvre Gaugau il est tout seul dans la grand’ ville et il a besoin d’un soutien familiale sans faille (ben voilà !)

Je suis ignoble je sais…

3/ Mes exams, problème : j’ai rien préparé, solutions : payer les profs (j’ai dit que j’étais fauché, faut suivre…), coucher avec les profs (ah non là même avec la meilleure volonté du monde ce n’est pas humainement possible, un jour je vous ferai passer un trombinoscope de mes profs vous comprendrez..), croire en Dieu et compter sur ma chance insolente le jour de l’exam (ben ça marche depuis que j’ai passé mon bac, alors on va pas s’arrêter en si bon chemin).

Oui il n’y a de la chance que pour les pourris…

4/ Le stage, problème : j’en ai pas, solutions : faire jouer mes relations ( si seulement je couchais utile ça pourrait aider, mais non il faut toujours que je me tape le petit peuple pfff), postuler partout (ça c’est déjà fait, et manifestement il me manque le petit truc en plus, communément appelé PISTON), croire en Dieu un peu plus longtemps que durant la semaine d’exam (après tout du moment qu’on m’oblige pas à bouffer une ostie).

S’il existe, je vais me prendre un retour de bâton dans peu de temps moa…

5/ Les mecs, problème : j’en ai deux, solutions : attendre que l’un des deux s’en aille (et ça ne sera pas le bon), les larguer tous les deux parce que c’est pas bien la bigamie (oui ben c’est mieux que de baiser tous les soirs un mec différent), en choisir un et me consacrer à ses beaux yeux (oui et puis il me larguent le lendemain, ou il me dit « ah bon tu pensais qu’on était ensemble ? C’est mignon »), en prendre un troisième pour passer le temps et laisser décanter tout ça (et en plus je sais qui, ben voilà).

Bon ben, je crois que j’ai fait le tour, que de solutions je peux pondre en moins de 15 minutes, je suis très fier de mon cerveau de plus en plus tordu avec l’âge 😉

Bien sûr si vous avez des suggestions je suis preneur. Parce que ça ne va absolument pas se dérouler comme prévu donc je prévois de me reprendre tout en pleine face d’ici à 10/15 jours. C’est le temps qu’il faut pour que je refoute toute ma vie en l’air en général.

Comment ça je suis superficiel, et je ne sais pas ce que c’est que d’avoir de vrais problèmes ? Et alors ? Je déprime avec ce que j’ai… Dans le fond je suis un garçon tout simple 😉

Ah oui j’oubliai, LA solution globale à tous mes problèmes : Saint Lexomil 😉 J’adore le progrès… Comment ils faisaient avant ? Un jour je vous écrirai un article sur les vertu de la médication dans ce domaine typiquement français : le mal-être au quotidien…. (ou autrement dit je-ne-sais-pas-pourquoi-mais-je-vais-pas-bien-alors-je-me-shoote)