Liste de pensées hebdomadaire

Moi, j’ai une vie méga trépidante, la preuve en liste.

– les crêpes de mon papa sont les meilleures du monde, elles sont si fines qu’elles fondent dans la bouche. Le top ultime : étaler du fruit de la passion dessus. Aussi bon qu’un orgasme.

– je sens que je vais militer activement pour la privatisation de TOUS les services publics. Marre que mon facteur ne me livre JAMAIS les colis et que je sois obligée de me taper une demi-heure de queue dans ma poste moche avec des employés neurasthéniques. Marre que la SNCF soit infoutue de respecter ses horaires. Un train qui a 1h de retard dès le départ (exemple : lundi), ça me fait profondément chier, surtout qu’on arrive à prendre encore une demi-heure de retard supplémentaire pendant le trajet, des fois qu’on n’aurait que ça à faire de la journée. Et le pire, c’est qu’on ne sait même pas pourquoi. Le service public : notre engagement ? Mépriser notre clientèle. De toute façon, on n’a pas de concurrence ou alors hors de prix alors faites pas chier.

– Mardi, endormie vers 5h, levée 8h30. Un café à 9h30, un café à 10h dans une grande tasse (mais lyophilisé, c’est pas bon. George chéri, tu as encore beaucoup à faire avant que le monde entier ne boive tes espressos). 14h, après un repas qui déchire avec la vilaine Summer qui a dit, je cite : « tu prends pas un dessert, t’es sûre ? Parce que j’en prends un, moi. Oh, regarde, y a de la panacotta ! ». Ah, la diablesse, j’ai dû en manger du coup. 15h30, un thé frappé à la framboise chez Starbucks. Mercredi soir, 3h10, j’ai toujours pas sommeil… Alors que j’ai dormi 3h et qu’en plus, ce soir-là, suis allée au resto avec mon pôpa et ma sœur et que j’ai bu du vin !

– L’avantage quand le train a très beaucoup de retard, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler.

– L’avantage quand on a une grosse bonne demi-heure d’avance à un entretien, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler (et de boire un café).

– Ca y est, me suis lancée sur second life. Me suis créée une bonhommette, NinaBella Allen. Parce que figurez-vous que sur Second Life, on vous impose une liste de nom de famille et tous les Nina étaient pris. J’ai choisi un avatar qui me ressemble et je suis une girl next door. Mais au bout de 10 mn, ça m’a saoulée, ça ramait (qui a dit que c’était pas conseillé d’avoir i-tunes, 2 word, 3 firefox et second life ouverts en même temps ??). Alors je sais pas trop si NinaBella aura une « second life » (ooooooooooh). Surtout que du coup, me suis excitée sur le paddle et NinaBella s’est mise à voler, j’avais peur de pas la faire atterrir.

– En ce moment, je vis ma vie amoureuse par procuration et c’est vachement mieux, moins risqué pour mon cœur et ça prend moins de temps.

– C’est fou comme je peux être productive quand je m’y mets.

– Penser à étriper ma cousine qui m’a dit au téléphone vendredi dernier : « oh, c’est rigolo, t’as pris l’accent parisien ». Dans tes rêves, je suis toulousaine, moi, vrai de vrai. Nan mais oh ! Ceci étant, j’ai dû réécouter une vieille émission radio que j’avais faite à Toulouse et heu… J’ai quand même plus le même accent, fuck, fuck et re-fuck ! (comme je suis trop une rebelle)

– C’est curieux, dès que je coupe le chauffage, il refait froid. Je vais pas oser le couper une troisième fois.

– Au fait, c’est pas le printemps ?

– Vendredi, réunion pour un webzine, une nouvelle recrue finlandaise, je kiffe son accent, je veux le même-euh ! A un moment, elle nous explique qu’elle habite à Plume-Sur-Berges, MA ville. Donc moi « aaaaaaah, comme moi ! ». « Ah ben, je savais bien que je t’avais déjà vue quelque part ! ». C’est ça, être star, les gens me voient dans la rue et la réciproque n’est jamais vraie. Faut dire, moi, dans la rue, les seules personnes que je percute, ce sont les beaux gosses. Et encore, quand je suis connectée au monde qui m’entoure.

Une semaine qu’est passée méga vite !

Entretien pluvieux, entretien merdeux

C’est l’ébullition, les entretiens s’enchaînent ! Après avoir caressé le rêve d’un CDI y a 15 jours, j’avais un nouveau entretien, mercredi. Cette fois, c’était pour un magazine étudiant donc je laisse tomber le tailleur et m’habille simplement,maquillage et hop, je suis prête. La veille, Mappy m’avait informée que je mettrai une heure pour y aller (putain !). Bon mappy, il veut que je prenne un bus puis le métro puis le métro puis le tram. Moi, j’ai fait train-métro-tram, faut pas déconner non plus.

15h45, me voici partie avec mon press book sous le bras (2 bons kilos), je prends le train puis le métro, puis le tram. Arrivée à la station de tram, je suis un peu perdue mais je retrouve mon chemin, même si Mappy n’avait pas eu la bonne idée de me mettre tous les noms de rue. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce quartier et je me perds rapidement. Oui je devais prendre la rue « poète du XXe siècle », mappy m’a dit que c’était la première à droite. J’arrive à la première à droite : rue « philosophe du XVIIIe ». Huuu ? Heureusement, j’ai mon GPS personnel, j’appelle ma sœur (elle est en vacances donc je peux l’embêter). Je finis par arriver à la bonne adresse, un peu excédée par la nullité de Mappy et mouillée grâce à la pluie. Je suis face à un immeuble résidentiel… Hein ? Bon, j’ai déjà 2 minutes de retard, on va pas la jouer fine, j’appelle et j’apprends que ce que j’avais pris pour un cabinet médical était en fait le centre social du groupe qui édite le magazine. Bien. Je rentre, un peu étonnée par l’exiguité des lieux mais soit. Je m’assois sur un canapé et au bout de 10 minutes, le rédac chef me récupère pour l’entretien le plus édifiant de ma vie.

Dès le départ, j’avoue que je le sentais pas trop : il m’avait envoyé un mail pour me proposer un entretien, j’avais appelé tout le vendredi mais sa secrétaire n’avait pas « son agenda » et enfin, lundi, j’ai droit à un rendez-vous. Et puis le mail ne précisait pas le pourquoi de l’entretien (pige ou poste). Je sens que je vais arriver devant un mec qui ne sait absolument pas qui je suis. J’ai donc pris un CV en prévision et ça ne rate pas : « vous êtes là pour l’annonce ? ». Non, moi, je suis Mlle candidature spontanée… Bon, il regarde mon CV deux minutes par politesse, bloque sur un webzine où je bosse qui s’adresse aux étudiants. « Ah, des concurrents ! », il fait mine d’aller sur le site alors que je lui propose de lui montrer mes articles, je lui dis dans quelle rubrique je bosse mais il a l’air de s’en foutre. Puis il me demande si je suis encore étudiante. Non, je ne le suis plus (c’est marqué sur mon CV…). Donc je l’intéresse pas. En effet, ce magazine est écrit par des étudiants bénévoles, « ça leur fait une bonne expérience » et « vous comprenez, je vais pas payer pour ce que j’ai déjà gratuitement ». Oui, il a dit ça le monsieur. Mais peut-être que quand ils auront recruté quelqu’un pour le site Internet, ils auront besoin de moi ponctuellement pour des piges.

Là, il jette un œil sur mon CV : « mais vous vivez à Paris ou à Toulouse ? ». Tiens, mon adresse postale manque de clarté, visiblement… « Paris ». « Et vous connaissez pas deux étudiants sérieux à Toulouse ? J’en cherche pour distribuer des journaux devant les lycées pendant une semaine ». Ah ok, en fait, il me prend pour la VRP de Manpower, je comprends mieux la raison de ma présence. Non, je connais pas. Et même si je connaissais, j’aurais pas donné les noms, ça va aller, la blague. Je lui explique qu’à mon âge, mes collègues ont généralement fini leurs études. « Ah oui, 26 ans, vous êtes une vieille… ». Et ma main dans ta gueule, elle va être vieille ? Bon, l’entretien se termine là, il me dit de le recontacter dans quelques temps pour voir s’il a des piges pour moi puisqu’il me dit honnêtement qu’il ne me recontactera pas, lui. Ça a le mérité d’être clair. Il ne me raccompagne même pas à l’entrée, ne me serre pas la main, rien. Non mais si je le dérange, il a qu’à le dire, moi, ça m’a tellement éclatée de me taper une heure de RATP, tiens.

Une fois dans la rue, j’appelle ma sœur et lui raconte, excédée. Franchement, s’il voulait juste avoir accès à mon carnet d’adresses, il suffisait de régler ça par mail, je n’ai pas 2h30 à perdre en pleine après-midi pour ce genre de bêtises. Surtout que bon, ça fait quand même naître un espoir, tout ça pour rien, pas même un embryon de pige. Dommage, je trouvais ce magazine de qualité, il est clair que j’aurais écrit pour eux quand j’étais étudiante si je savais qu’ils fonctionnaient pour ça. Mais là, j’avoue que me faire venir sans même savoir pourquoi, ça me dépasse totalement. S’il croit que j’ai que ça à faire de perdre deux heures en plein après-midi…

Du coup, en rentrant, je me suis acheté des fruits de la passion, de l’ananas, je me suis fait une timballe de coquilles St Jacques. On se console comme on peut. Le pire c’est que s’il avait présenté les choses autrement, j’aurais pigé bénévolement pour lui car il me manque carrément une expérience dans la presse ado magazine. Mais là, j’avoue que ça a refroidi mes ardeurs. Et ça m’a un peu vrillé le moral aussi parce que cet entretien, c’était un peu une bonne nouvelle et ça s’écroule comme un soufflé. Ma mère m’a demandé pourquoi je l’avais pas franchement envoyé chier mais je préfère éviter de me griller, on ne connaît jamais les connexions entre les gens. Enfin, au moins, je vois le positif : j’ai pris le tram.