Coupe tes mails

Il y a quelques temps, j’ai lu un article très intéressant de Rue89 sur le temps de concentration moyen de l’employé français : 12 minutes. 12 ridicules minutes surant lesquelles il peut vaguement travailler avant d’être dérangé. On fait quoi en 12 minutes , hein ? Pas grand chose, à peine le temps pour deux ou trois chansons. Un souffle. Voilà à quoi nous sommes rendus.
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Je suppose que la plupart d’entre vous travaillent comme moi en open space ce qui sous-entend « personnes venant jusqu’à votre bureau pour vous demander quelque chose ». Imaginons la vie lambda du salarié (qui est un peu la mienne, je le concède): on arrive, on consulte nos mails. Une fois le tri fait dans les dernières infos et demandes à prioriser, on
peut commencer à travailler. Tiens, ce matin, commençons par le dossier « brûlant ». Avec un peu d’efficacité, dans une heure, il est fini. Là, on applaudit toute la naïveté de l’employé optimiste. Oui, camarade, tu aurais pu terminer ton dossier en une heure sauf que tu vas être dérangé. Téléphone : « Ouais, c’est Luc, tu peux me dire où on est sur le dossier
pas-urgent-mais-comme-j-appelle-tu-me-réponds steuplé », les mails : « tu peux faire ça ? », les collègues qui soignent leur tonus fessier en se déplaçant jusqu’à votre bureau pour vous brieffer sur un nouveau dossier, brief noté en hiéroglyphes sur un bout de cahier, re les mails « non mais pourquoi tu n’as pas encore fait ça, ça fait une demi-heure que je te le demande! »; Ding ding, il est midi, le dossier urgent n’est pas bouclé.

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Comme je suis une rebelle administrativement célibataire et nullipare, j’aime ne pas prendre certains jours de congés que certains s’arrachent comme le 12 novembre, surtout quand, comme cette année, il tombe un vendredi. J’ai également « travaillé » le 31 décembre mais en vrai, « travailler » le 31 décembre consiste surtout à poser son cul sur sa chaise de 10h30 à 15h et de partir en criant : « amusez vous bien, on se revoit l’année prochaine, huhuhu! ». On se marre ! Donc le 12 novembre, disais-je, j’ai travaillé et j’ai BIEN travaillé. Parce que j’ai dû recevoir une dizaine de mails dans la journée et que personne n’est venu au bureau me brieffer alors que je travaillais sur autre chose. C’est fou comme on avance mieux quand on n’est pas dérangés.


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Admirant mon efficacité toute neuve, je me dis que je tiens là la clé du succès : et si je coupais mes mails pendant que je travaille pour ne les rallumer que lorsque je termine un dossier avant d’en reprendre un autre. Belle utopie. Tout d’abord, pour avoir réellement la paix, il faudrait aussi couper les messageries instantanées du boulot, débrancher
le téléphone et se couper physiquement de ses collègues pour éviter le fameux « je viens à ton bureau te parler comme ça, tu es obligé de m’écouter parce que « non mais j’en ai pour deux minutes ». Je sais pas qui a eu l’idée des open spaces un jour en se disant « ouais mais trop bien, la vie en collectivité, ça émule ! ». Ouais, je veux bien mais bon sang, quel parasitisme surtout. Le nombre de fois où je manque de mourir d’un infarctus car, tout à coup, un collègue se matérialise derrière moi pour me demander un truc… Gaaaaaah ! Mëme quand je travaille dur, ça me fait peur (quand je procrastine, ça me fout juste la honte).
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Je me demande quand même comment on faisait avant. C’est vrai, y a pas si longtemps, les mails n’existaient pas donc pas de réponse exigée en instantané, sans parler des messageries instantanées internes (ou pas). Evidemment il y avait déjà le téléphone (non mobile) et les collègues qui bougent leur cul mais au moins, on n’était pas censés rester joignable et lire nos mails à l’autre bout du monde et on pouvait ne pas répondre immédiatement à une demande vu qu’on ne la recevait pas dans l’immédiat. C’est l’ère de l’instantanéité, avec ses avantages et ses inconvénients. Non, je ne vais pas diaboliser le web, faut quand même rappeler que je suis de la classe laborieuse digitale quand même. Mais des fois, ça me ferait un peu plaisir de pouvoir attendre avant de répondre à un mail pour avancer sur mon dossier sans en recevoir 3 avec un sigle urgent à la fin alors que ça ne l’est pas tant que ça. Pourquoi je ne fais pas ça maintenant ? Mais parce que je préfère faire deux choses bien successivement que deux choses moyennement faites voire médiocre simultanément. C’est pas dur à comprendre.


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Mais c’est un peu de ma faute aussi. Je ne sais pas ne pas répondre sans rapidement culpabiliser parce que voilà, dans ma tête d’employée traumatisée, les choses devraient être faites avant même qu’on ne me les demande. Cherche pas, c’est traumatique, je te dis. Et plus l’heure de réception du mail s’éloigne de l’heure actuelle, plus j’angoisse, plus je
crains l’apparition de la fenêtre bleue maudite me notifiant d’un nouveau message. Oui, j’ai aussi travaillé avec des gens qui harcèlent, qui te demandent 10 fois la même chose dans la journée et à qui tu réponds 10 fois que oui, c’est noté, que tu feras ça quand tu auras terminé ce que tu fais. Parce que dans la mesure où on ne s’exécute pas de suite parce qu’on travaille sur autre chose, ce n’est pas un drame. On travaille quand même. Evidemment, dans le monde magique du travail, les priorités changent trois fois dans une journée et tout est finalement prioritaire. Mais comme j’aime à dire “si tout est prioritaire, rien ne l’est en fait”. Parce que je veux bien être efficace et pro active mais je n’ai hélas qu’une tête avec deux yeux et un seul cerveau, un pc, deux mains donc dur dur de faire trop de choses en même temps. Malgré toute la bonne volonté du monde.
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Finalement, n’est-ce pas à moi d’éduquer mes collaborateurs à ma façon de travailler. “S’il ne s’agit pas d’une demande urgente qui nécessite absolument que j’abandonne tout ce que je suis en train de faire pour exécuter ta demande, tu attendras. En attendant, là, je bosse sur un truc super chaud donc je coupe mes mails”.


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A tenter ! Quoi que pour mon nouveau boulot, je ne reçois mes mails externes que depuis aujourd’hui donc ça a limité ce stress (parce que j’ai déjà plein de trucs à faire). Et pour finir un article de 2007 sur les zero mail friday qui dit que c’est trop bien de pas ouvrir ses mails.

Ton ami pour la vie

Par Lucas

Samedi je me suis posé la question de la pertinence de mon « friendorat » sur FaceBook. (Quand on s’inscrit, FB scanne nos adresses et envoie une invite à tous ceux dont on a le mail. CQFD).

Il y a 3 mois j’avais donc fait une coupe : j’avais gardé des anciens camarades avec qui j’avais trippé, des copains, des amis proches… entre autres. Et puis aussi ceux que j’espérais revoir dans un futur proche, une fois boulot trouvé, une fois que j’aurais toute légitimité et toute money pour les inviter. J’ai donc viré 150 personnes (connaissances d’école, membres d’un groupe de travail, ex reuloues, ex pas reuloues, histoires d’un soir, etc.). Bref, j’ai donc fait le ménage… Je me suis retrouvé à 280 personnes, un peu etonné d’avoir autant d’individus liés à moi : ce n’était que le début de la fin…

En effet, parmi les gens virés, j’en ai repris qq’uns en me rendant compte à terme que j’avais été un peu rapide: « ah bah je comprends pas ce qui s’est passé. On était pas friends ? ».
Personne n’était dupe…
Devant mon hypocrisie latente, mes parents vous diront que ce sont les conséquences du trauma cranien, ce qui est bien joli comme excuse facile mais bon j’ai aussi mon honnêteté intellectuelle.
Alors je tiens à m’excuser de cette vile lâcheté.

En fait, si j’étais vraiment honnête je pense que je mettrais une partie de mon friendorat out.
Juste après en avoir dispatché un bon nombre sur Linked In et Viadeo.
De manière somme toute très utilitariste.
Je ne leur parle jamais, ils ne me parlent jamais, on vit nos vies. Basta.

D’un autre coté je me dis que certaines personnes, connues pendant les études, ont peut-être évoluées et que je suis bien con de les zapper. Je parle, notamment, des gamin avec qui j’étais en école de commerce dont beaucoup ont gagné en maturité, en sagesse, en humanité, une fois enlevée la carapace de l’élève  qui se miurge à longueur de soirées. Pareil pour tous ceux qui n’étaient que
des copains. Le terme friends est des plus larges et j’ai eu la connerie d’oublier qu’il pouvait englober l’acception « pal ». Faut-il donc que j’arrête de limiter le terme friends à sa traduction et que je le remplace par « connaissances » ? Serait-ce une hypocrisie latente ? Sommes nous tous complices de cette complaisance ? (votre opinion m’interesse, comme d’hab)

Je me suis rendu compte, récemment, qu’un esprit libre de mon école, une jolie nana qui a passé deux ans après le diplome, à bosser à la Comédie,  à Reims, au SMIC, eh bien cette naiade m’a zappé de ces friends…
Je salue ici son honneteté intellectuelle, dans la droite ligne de son attitude générale.
Sans aucune ironie.

Faut-il donc être complaisant comme je le fais ou integre et droit comme j’avais voulu l’être et comme Chloé l’a été ? Vous me direz que, si ca se trouve, Chloé m’a zappé parce qu’elle a bien senti qu’elle ne pouvait rien tirer de bon de ma présence dans son reseau, mais laissez moi croire qu’elle n’est pas comme ça (spéciale dédicace à ta féérie, Chloé)

 Dans la fourmillière, c’est l’Ultra Moderne…

Au-delà de mon idiotie avec le zapping des freundz (idiotie sociale, honneteté morale…) que j’assume pleinement et devant la profusion de reseaux sociaux je me demande ce qui est pertinent.
Faut-il mieux avoir un réseau dédié au taff et un autre dédié aux loisirs ?
Mais dans ce cas, entre Viadeo et Linked In, je privilégie lequel ?
Le premier n’est-il pas franchouillard quand l’autre est wordlwide ?? Tout celà n’est il pas un rêve, du vent vendu, l’espoir minuscule qu’un jour un DRH va voir mon profil et dire « il me le faut » ?
Faut-il maintenir les deux ?
Mais attendez, Flickr aussi c’est un reseau ludique. Et la blogosphère, et…
Faut-il trop que pas assez ? Cette myriade de cercles est un peu étourdissante…

Tout cela me rappelle le personnage d’Arash Derambarsh, un mec que j’ai connu alors qu’il était étudiant en droit à Paris X. C’est bien simple, à l’époque, Arash disait bonjour à tout le monde et donnait ses cartes de visite à tous les étudiants. Aujourd’hui, Arash, vous le connaissez tous : c’est le mec qui s’est autoproclamé président de Facebook il y a un an, avec, comme prétexte, une pseudo élection à la con (perso, j’ai jamais voté…) .Sur FB, il doit avoir la masse de friends donc la masse de contacts. Je présume qu’il doit faire une petite niouzletter mensuelle pour tenir les gens au courant de sa vie ou demander des aides pour des projets et….

CA, c’est un truc que je n’ai jamais réussi à faire.

J’ai fait Sup de Co Reims, ca fait un an que je galère à trouver un boulot  (mais seulement 6 mois où je cherche de façon ninesque intense). Lors de la diplomade en décembre, pendant deux heures le mot réseau est revenu un p’tit peu 40 fois. A croire qu’on a intégré avant tout une communauté avant un institut de formation. Etre d’un commerce agréable…

Je n’ai jamais osé frapper à la porte de mon réseau d’anciens (nb : un parisien sur 100 a fait Reims Management’s Cool. Je n’ai connu que 5 promo mais je me rends compte de cette vérité au vu du nombre d’anciens que je croise dans le métro de façon impromptue…). Je n’ai jamais osé parce que je n’avais aucune légitimité, aucun savoir faire et que je vois mal comment un ancien, même sympa, pourrait accepter de m’aider si je n’ai que ma bonne volonté à apporter à l’entreprise.

Tout ça pour dire que je ne me reconnais pas dans ce monde de faux semblants et de relations professionnelles mais que c’est un mal nécessaire et qu’il faut que je me bouge le cul. Ma conseillère APEC ma dit de prendre contact avec des anciens afin de leur demander si je pouvais les rencontrer afin de « leur demander des précisions sur leur boite… » Quand elle m’a dit ça, j’ai hurlé en disant que l’ancien ne serait pas dupe et qu’il comprendrait, aux premiers mots, au téléphone, que ce que je voudrais savoir c’est si il y a une place à
pourvoir dans sa boite et s’il peut m’aider à y rentrer ou alors s’il connait qq’un ailleurs qui… Elle a souri, elle a acquiescé : « Et alors ? ».
Faut-il donc multiplier ce genre d’actions hypocrites pour avoir, un jour peut-être, la chance qu’un ancien pense à moi s’il a connaisssance d’un poste qui se libère ?

J’ai peut-être un p’tit coté bisounours et je pense qu’une intègre expatriée ne va pas manquer de se foutre de ma gueule. Bon je vous quitte de façon abrupte mais je vais aller fouiller mon annuaire des anciens et dégotter des noms. Mais votre avis m’intéresse, lectrices, lecteurs, égarées, égarés.

Red Hot Chili Peppers – My Friends

Les histoires d’amour finissent mal (en général)

Par Jane

Si on se réveillait un matin en se disant mutuellement « Je ne t’aime plus, je te quitte, je pars avec la télé et la table basse je te laisse le lit et le chien, sois heureux(se) et envoie moi un faire part de ton futur mariage », ça se saurait, et les marchands de poupées vaudoues feraient faillite (ainsi que les revendeurs de mort au rat à la sauvette)

Il semble donc qu’une rupture réussie passe par une période de bouffage de chignon en bonne et due forme (oui, je fais des généralités, mais honnêtement, les ruptures à l’amiable, c’est beaucoup moins drôle!) Mais afin de faire ça bien, il faut respecter quelques règles de base. Le basique 6 temps de la rupture merdique.

1 – Commencer doucement à se détacher

Pour qu’une rupture sadique soit une réussite, il faut d’abord réussir à mettre la rupture sur le dos de l’autre. Parce que sortir largué, martyrisé, esseulé, éploré etc etc suite à une brutale découverte de la méchanceté humaine, c’est beau, c’est grand, c’est triste. Bref, tout le monde vous plaint. Mais quand on veut se faire larguer, ça aide pas. La solution est donc de commencer doucement à mettre la pression sur l’autre. « Tiens, j’avais jamais remarqué que tu avais de la cellulite » marche très bien auprès des jeunes femmes traumatisées à la seule lecture de ce mot. Vous aurez la paix pendant 2 heures, le temps de localiser, maudire, crèmer, remaudir cette foutue cellulite qui n’était même pas là hier, d’abord. Et vous rappelerez à votre douce et tendre qu’elle n’a plus le statut de déesse vivante à vos yeux, mais celui de nana comme les autres, avec de la cellulite. « Mais oui j’aime quand on fait l’amour, c’est plein… d’amour, alors qu’avec machin c’était uniquement sexuel et bestial » marche très bien pour ces messieurs, le doute sur les capacités de bestialité (donc de virilité) faisant assez souvent mouche. Bien entendu, ce ne sont que des exemples et non un guide exhaustif des petites phrases assassines permettant de rappeler à l’autre qu’après tout, il n’est qu’un être humain, potentiellement interchangeable avec le modèle plus récent et plus perfectionné.

2 – Mettre de la distance

Maintenant que votre partenaire n’est plus sur son petit nuage et se rend compte que de grandes mesures s’imposent pour reparaître parfait(e) à vos yeux, il faut passer à l’étape 2, la suggestion « C’est bien que tu te remues, mais il est peut-être trop tard. » Par la même occasion, vous pouvez lui faire découvrir comme la vie est dure sans votre présence. Parce que oui, votre présence est un honneur et un bonheur de chaque instant, il ne faudrait pas l’oublier! Il est donc temps d’organiser ce petit week-end entre potes/copines. Attention, pour maintenir une aura de sainteté, il ne faut absolument pas préciser que ce week-end sera mixte. Chéri(e) d’amour est peut-être effondré(e) par la découverte de sa cellulite naissante et/ou de sa libido décroissante, mais n’est pas encore totalement stupide. En cas de suspicion, un simple « Mais ptain t’es paranoïaque toi! » sur un ton exaspéré réussit généralement à calmer la crise naissante. Au pire, préciser le nom de quelques participants (mais surtout pas celui du canon intergalactique qui vous fait fantasmer depuis 6 mois ou de la greluche qui vous tourne autour avec la discrétion d’un troupeau d’ours autour d’une ruche) Durant ce week-end, faire le mort. Ne pas répondre au message le premier soir. Couper son téléphone le second. Le rallumer mais sans répondre le troisième. Envoyer un texto exaspéré le quatrième « Je suis crevé, malade et pas encore rentré, fais ce que tu veux » (en réponse au « on se voit ce soir ou pas? ») En clair, torturer l’autre pendant un long week-end (oui, les longs week-ends font 4 jours) et être cassant ensuite. Si toutefois votre partenaire avait un sursaut de fierté, et refusait de vous parler, ne surtout pas faire le premier pas, vous ruineriez tous vos efforts. Laissez le/la revenir (pour le coup de grâce)

3 – La mise à mort

Au bout de quelques jours de silence radio, l’être jadis aimé risque de cèder, et de tenter une approche MSNienne (petit(e)s veinard(e)s), téléphonique (moins drôle, il faut trouver le ton juste) voire même, pour les plus malchanceux, visuelle (quelques leçons au Cours Florent peuvent servir dans cette dernière éventualité) Cèder maintenant devant la détresse palpable du futur-ex qui telle une mouette isolée a senti le vent tourner serait une grossière erreur. Vous avez entamé la phase d’isolement psychologique et de remise en question, il ne faut pas faiblir! Quand votre partenaire s’énerve légèrement en demandant une explication à ce silence radio, énervez-vous deux fois plus (tout est question de proportions pour que cette recette fonctionne) Non mais c’est vrai, ce n’était qu’un week-end, et puis d’abord, il ou elle fait pire et ça ne le/la dérange pas. Ouch. Ben oui, il faut enfin porter le coup bas, le bien mesquin. Réattaquer sur le sujet de la perfection pas si parfaite que ça. Parce que oui, pendant les week-ends en famille, l’amour de votre vie a tendance à ne pas appeler tous les soirs, ou à ne pas passer sur MSN. Un comble quand on sait quand même que les visites à la famille sont au nombre impressionnant de 3 par ans. Ne pas trouver le moyen d’envoyer plus d’un texto par soir ou d’appeler plus d’une fois tous les 3 jours méritait bien un week-end de silence absolu! Quand votre psychopathe en devenir demande d’un ton excédé « Tu veux quoi finalement? Qu’on en reste là? » répondre, d’un ton encore plus excédé (c’est vous la victime de l’ignoble chantage à la rupture quand même!) « A chaque fois c’est pareil, une engueulade, et tu veux tout larguer. Alors ce coup-ci, oui, c’est bon, c’est fini. »
ATTENTION: Gaffe à n’absolument pas commettre: Rajouter (sans reprendre votre souffle) « Et tu me diras ce que je dois faire pour la banque et quand je dois venir signer les papiers et récupérer mes affaires. » Ca fait un chouia prémédité (mais juste un chouia hein!)

4 – Gèrer l’après rupture

Vous pouvez souffler, le plus technique est passé. Mais il ne faut cependant pas vous endormir sur vos lauriers, tant que maintenant-ex n’est pas totalement sorti(e) de votre vie.
– Prenez des nouvelles quand vous sentez que ça ne va pas. Parce que vous êtes un monstre, mais que ça vous dérange quand même de faire souffrir quelqu’un que vous avez aimé (dans une autre vie) Ou parce que vous êtes un monstre et que le malheur de l’autre vous remplit d’une jouissance inexprimable.
– Soyez plein de bonne volonté, mais expliquez que les éléments sont contre vous. Vous aimeriez beaucoup récupérer les trucs embarassants qui jonchent l’appartement, mais sans le permis et avec vos horaires de travail, il faudrait que l’ex se rende un peu compte que vous ne pouvez vraiment pas. Non non, vous n’avez pas un seul moment le week-end de disponible (voir explication plus bas)
Il faut noter que rester en bons termes est indispensable afin de continuer à profiter pleinement de la bonté (niaiserie?) naturelle de votre ex.

5 – La période assisté de la vie

Une fois l’ex bien anéanti et très emmerdé(e) par la paperasse qu’il/elle se tape seul(e) vous pouvez recommencer à vivre. Mais attention, quelques précautions s’imposent afin de rentabiliser au maximum ce temps béni des dieux de la glanditude:
– Evitez d’utiliser la carte bancaire du compte commun pour payer un week-end à votre nouvelle greluche (vous savez, celle du week-end entre potes) Parce que le pigeon de service va se rendre compte que vous avez encore moyen de retirer de l’argent, va connaître votre localisation géographique, va savoir que le week-end où vous n’aviez pas le temps de venir chercher vos affaires, c’était parce que vous aviez une nouvelle pintade à honorer. Et ex bafoué(e) va aussi réfléchir, d’un coup…
– … et bloquer le téléphone dont les factures sont encore débitées sur son compte. Donc avoir accès à l’historique des textos envoyés depuis le site. Donc découvrir le double jeu qui durait depuis des mois. Donc l’avoir un peu mauvaise d’un coup.

6 – Le summum de la revanche: les menaces

Bon, vous êtes grillé(e), votre ex sait que vous avez un peu joué avec lui/elle, le rôle de la victime larguée devient un peu plus difficile à incarner en étant crédible. Surtout que là, la victime, ce n’est plus tellement vous quand on y réfléchit bien. Et puis comme la nouvelle victime est un peu furax, et pense (mais uniquement en pensée) à de multiples revanches (griffonner le numéro de téléphone de la nouvelle dans les toilettes d’une aire d’autoroute, revendre vos affaires sur eBay, hurler au monde entier sa haine profonde…) et que vous ne savez pas qu’il ou elle à une conscience et donc ne fera pas grand chose, next step: Les menaces: « Tu veux jouer, on va jouer. » Arghhhh. Ben oui, les menaces, ça marche toujours, si vous avez toujours les clés, et un esprit assez pervers pour pourrir l’existence de l’autre. Accessoirement, vous perdez tout reste de considération qu’il ou elle avait pour vous, mais greluche ou nouveau canon sont là pour vous regarder avec de nouveaux yeux pleins d’amour en vous répètant que ce n’est vraiment pas juste d’avoir à vous farcir un(e) psychopathe comme ça. Qui a dit que l’amour rend aveugle déjà??

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n’est que pure coïncidence (j’aurais peut-être du le mettre au début ça)