Ah ben tiens, c’est terminé !

Des fois, dans la vie, j’aime bien qu’on me pose des questions qui ne m’avaient jamais traversé l’esprit, histoire que je me triture un peu les neurones. Cet été, Guillaume III m’avait exposé sa théorie sur le « quand c’est fini ». Attention, on ne parle pas de rupture, ici, mais bien de la prise de conscience qu’on n’a plus de sentiments pour une personne.

collier-amour

Dans ma vie, j’ai aimé, j’ai subi des ruptures, comme tout le monde, quoi. Seulement, on peut pas rester ad eternam dans le regret et le souvenir de l’autre, c’est pas sain. Moi, j’ai tendance à repartir le plus vite possible, histoire de pas trop me retrouver au fond du trou mais des fois, c’est un tort car attention à la rechute. Cet été, ça a été carrément ça avec Alex : je décide que tout va mieux et que je m’en fous de lui, que je l’aime plus et tout ça… Et patatras, un truc fait que je me reprends tout dans la gueule. Bon, est arrivé un moment où j’ai arrêté de me prononcer sur le sujet, de dire « je l’aime plus », de peur d’une rechute. Je me suis reconstruite petit à petit car comme dirait Etyl : « toucher le fond et doucement, remonter ». Maintenant, je nage mémère en surface. En suis-je sûre ? Oui, je m’en vais t’expliquer tout ça, lecteur.
Comment savoir si on aime encore un ex ou pas ? Je crois qu’il n’y a pas 36 solutions, il faut se confronter à lui. Bon, je dis pas : sonnez chez lui au petit matin et voyez ce qu’il se passe, tut tut tut. Mais à partir du moment où on est dans une relation d’amitié post relation amoureuse (oui parce que si on se quitte fâchés à mort, ça sert à rien ce que je vais dire), il faut vraiment être dans une relation d’AMITIE, comme je l’expliquais dans un ancien article. Or où se termine les sentiments amoureux et où commencent les sentiments amicaux ? Comment être sûr qu’on est passé aux seconds et qu’on a quitté les premiers ? Et pour ça, il n’y a qu’une solution, donc, il faut se mettre face à l’autre et voir ce qu’il se passe.
Déjà, en général, moins j’aime, moins je pense à lui. Un jour, je me suis surprise à penser : tiens, ça fait quelques jours que j’ai pas pensé à lui, c’est plutôt bon signe. Je ne guette pas son apparition sur MSN, je ne vérifie pas 38 fois mes mails par heure au cas où il m’écrirait, je n’ai pas le cœur qui explose quand mon téléphone sonne, des fois qu’il m’appelle, je ne le vois pas tout le temps dans la rue alors qu’il habite un peu à l’autre bout de la France. Même que maintenant, quand je rencontre un mec qui me plaît, j’en viens à espérer que ça dure, plutôt de me dire : « je sors avec lui en attendant… ». Sous-entendu : en attendant que l’autre revienne.
J’avais lu un texte de mon ami Yoj’ qui m’avait bouleversée à l’époque car il mettait des mots sur ce que je ressentais. Quand l’autre nous quitte, même si on reste ami, au fond de soi, on ne souhaite que son malheur. Non, on ne souhaite pas qu’il crève, faut pas exagérer, mais on espère de façon cruelle qu’il soit malheureux avec les autres personnes qu’il fréquentera pour qu’il se rende compte à quel point je suis indispensable à son bonheur. En gros qu’il se rende compte qu’il ne peut vivre sans moi ou alors, sa vie sera une sombre merde. Oui, c’est pas charitable mais ose me dire que t’as jamais ressenti ça, lecteur. Et un jour, suite à la rupture, où on se rend compte qu’on souhaite son bonheur… sans nous. Récemment, j’ai eu des nouvelles d’Alex qui me disait que ça allait mieux dans sa vie après une mauvaise période. Ben, ça m’a fait plaisir, tout simplement. Parce que je sais qu’il n’y aura plus jamais de nous, que j’ai avancé de mon côté, que je sais aujourd’hui que je trouverai mon bonheur sans lui et que je veux qu’il en soit de même pour lui. De la même façon, Guillaume the first m’a appelée hier pour me souhaiter la bonne année et m’a révélé qu’il avait une namoureuse depuis peu. On en a parlé et tout, je suis contente pour lui.
Et là, je sais qu’il n’y a plus de sentiments amoureux. L’idée que mes exs puissent se mettre avec quelqu’un d’autre ne me fait pas de pincement au cœur, ne me rend pas nostalgique, ne me donne pas envie de pleurer… C’est donc bien que j’ai tourné la page. Après tout, ils ont autant le droit d’être heureux sans moi que moi sans eux. Après tout, si tous nos exs devaient souffrir ad eternam… Ben il n’y aurait personne d’heureux. Ok, c’est super neuneu concon ma conclusion mais osez dire que j’ai tort !

Beau parleur

Par Mister Big

Quid des beaux parleurs ? Je m’explique… Parfois, on tombe sur des cons, qui nous traitent comme des cons, on les sent venir, et on se prépare à les jeter comme des vieilles savates dès la rencontre… Au mieux, ça sera juste sexuel, au pire, ça se limitera à un verre ou un café dans un bar… Mais parfois, on tombe sur LE mec, celui qui vous dit ce que vous avez besoin d’entendre, qui vous fait sentir ce que vous avez besoin de ressentir, qui est attentif, qui vous promet mariage et châteaux en Espagne… Du coup, devant tant de bons sentiments dégoulinants, on ne peut que fondre et craquer, se laisser espérer à une relation parfaite et épanouissante, celle qui nous manquait tant, celle qu’on attend tous.

Et là, deux choix possible : premier choix, c’est l’homme parfait, on l’aime, on l’épouse ! Ce cas de figure ne se présente qu’une fois sur 100 000 en moyenne, on a des stats, on vous les montrera. Second choix : on le rencontre, il est très gentil, très prévenant, tellement qu’on ne se rend pas compte qu’on a parlé ensemble que 3 minutes avant de finir dans un lit, et là, chlica-chlica, un don du sperme, et hop ! Douche et cloppe comprise, il a disparu en 8 minutes montre en main en prétextant un rendez-vous important avec son gynécologue à 23h30 ! On se dit « c’était tellement bien… je dois le rappeler ou attendre son coup de fil ? » et là commence une attente épique digne de celle endurée par cette pauvre Pénélope attendant le retour de son Ulysse chéri (qui lui, prenait du bon temps sur son rafiot avec une tripotée de mâles musclés et tous plus grecs les uns que les autres ! 20 ans pour rentrer chez lui, on me fera pas croire que c’est seulement à la force du poignet qu’il a résisté aux sirènes !). Puis on attend. On attend toujours, donc on rappelle même si on s’était promis de ne pas le faire. Répondeur. Normal, il est très occupé comme garçon. Tellement que ça fait deux semaines qu’on a plus de nouvelles, d’ailleurs. Puis la vérité commence à se profiler à l’horizon… Il voulait juste tirer son coup. Et merde ! Dire qu’on s’était promis de ne plus jamais tomber dans le panneau ! Mais nous voilà encore victime du Beau Parleur dans toute sa splendeur !!! Encore un de ces connards qui sait quoi dire, à quel moment le dire, et comment s’en servir pour arriver à ses fins ! Un de ceux qui vous font miroiter monts et merveilles et qui, au final, ne vous offre que quelques minutes de plaisir (et encore, certains sont plus doués en parlotte qu’en sexe) et une capote pleine… On ne devrait pas les sentir venir, depuis le temps ? On est habitué à ce genre de type ! Alors pourquoi on se fait toujours avoir ? Hein ? Ne devrait-on pas créer un site sur le net recensant tous les connards de cette espèce ? Genre la Black-List à consulter quand le mec en face de soi semble trop prévenant ? C’est une idée à développer… Ou alors la castration au cutter rouillé, mais c’est plus délicat comme situation, car, bizarrement, ce type parfait ne pouvait pas vous rencontrer chez lui : sa moman était là pour un WE surprise, et donc on ne sait toujours pas où il habite. Mais n’empêche qu’on s’est encore fait avoir. On se sent minable comme pas permis, mais bon, c’est la vie, on n’est pas au premier crapaud embrassé qui se transforme en… salaud ! Il faut dire que ces types sont étonnement psychologues, car ils arrivent à lire entre les lignes, souvent, et à dénicher ce qu’il faut dire et ce qu’on n’attend désespérément d’entendre.

Mais le problème, dans tout ça, c’est que j’ai l’impression que moi aussi je suis un beau parleur… Et là, ça me pose problème ! Mais je me rassure en me disant que je ne suis pas du même genre qu’eux. Si je ne veux que tirer mon coup, je ne vais pas lui faire des propositions de mariage. Je sais comment baiser pour baiser. Par contre, il est vrai que quand je commence une relation qui me parait promise à un bel avenir, j’ai tendance à sortir mes ressources cachées et à déballer mon argumentation comme un démonstrateur Tupperware un dimanche matin sur la place du marché de Roquefort-la-Bédoule… Je me suis rendu compte de cela il y a quelques jours seulement. Je sais quoi dire, je sais quand le dire, et sinon, je sais comment amener la conversation là où elle m’arrange et déballer mon baratin. Je n’aime pas penser que je suis comme ceux qui se servent de cette méthode juste pour baiser, car je ne pense pas l’être, mais je me sers quand même de la même méthode pour arriver à mes fins, c’est-à-dire harponner mon gibier et le ramener à bord, autrement dit : à me caser avec lui. Et comment ai-je été amené à mener cette petite introspection, me dites-vous ? J’ai compris cela en écoutant mes mots à mon cher et tendre actuel. Là aussi, je parle beaucoup avec lui. Et je lui dis plein de choses qu’il a besoin d’entendre. Mais là où j’ai réalisé ma vilenie avec mes précédentes relations, c’est que quand je leur disais ce qu’ils voulaient entendre, je sentais que je le faisais parce que c’était ce qu’ils voulaient entendre. Mais là, avec mon cher et tendre, mon Mumur comme je l’appellerai désormais, tout ce que je lui dis sonne différemment… C’est en cela que j’ai eu la révélation sur mes précédentes expériences et sur ma façon de les appâter à coups de belles paroles. Avec mon Mumur, je ne me force nullement. Tout ce qui me vient à l’esprit et à la bouche vient naturellement. Je le dis car j’ai envie de le dire. Je lui fais des promesses car je les pense vraiment. Est-ce la première fois que je suis vraiment amoureux, me direz-vous ? Non, j’ai déjà aimé, ça, c’est sur. C’est juste la première fois (à 26 ans, il était temps !) que je me sens si bien avec quelqu’un que je serais prêt à faire bouger des montagnes rien que pour lui, la première fois que je me sens prêt à tout faire pour le garder, mais surtout pour le rendre heureux. Et je peux vous dire que ça fait bizarre comme sensation. Quand je baratinais les autres, c’était pour mon bonheur, pour me les garder pour moi. Là, je lui parle beaucoup, notamment de lui, car il a, comme nous tous, des fantômes à exorciser, et que je ne souhaite qu’une chose, qu’il se sente bien. Dans un sens, c’est égoïste, car s’il est bien avec moi, il me restera, certes, mais je préfère résumer ça en une phrase simple aux accents surannés : son bonheur fait mon bonheur. Je ne cherche pas mon bonheur, je cherche juste le sien, et ça, c’est ce qui me rend heureux. Quitte à le laisser partir au loin (CF les articles sur les Murs), quitte à le perdre, je préfère le sentir heureux et libre que de l’enfermer dans une petite cage pour le garder pour moi. Il faut laisser les belles fleurs s’épanouir, car les cacher du soleil pour les garder jalousement, ça ne peut que les faire faner… Certes, s’il m’oublie, si sa nouvelle vie ne laisse plus de place pour moi, j’en souffrirai, mais je préfère ça à le sentir prisonnier de notre relation.

Oui, vous ne rêvez pas : je suis parti d’un article sur les beaux parleurs pour finir par une déclaration d’amour, le tout en passant par une petite introspection. Ca fait beaucoup pour un seul article, je vais m’arrêter là, je pense. Je ne rajouterai qu’une chose : mon homme, je t’aime.