Fidélite or infidélité

Par Tatiana

Bonjour lecteur (oui il est 11h du mat’ alors bonjour). Ma connexion internet étant totalement foireuse ce matin, je profite du fait que je ne peux pas trainer sur internet pour écrire un vrai article avec une tentative de réflexion. Ca va être dur pour moi mais je vais essayer de faire bien ;). Le sujet du jour c’est la fidélité. Ca faisait un moment que je voulais écrire là-dessus mais je n’avais encore jamais trouvé le temps pour le faire. Depuis ma relation avec mon ex (celui dont je vous saoule dans chacun de mes articles), je n’arrête pas de me demander si la fidélité est-elle vraiment possible.

Je crois que vous savez déjà que mon ex n’était pas vraiment ce qu’on peut appeler libre quand je l’ai connu, et encore aujourd’hui (enfin je dirais a priori vu que je ne sais pas ce qu’il devient) il est avec quelqu’un. Selon moi il y a plusieurs raisons d’une infidélité que je vais vous exposer ici ! Ben oui c’est le but de l’article en fait. Aujourd’hui je vais faire comme Nina : mise en situation pour étayer mon argument. Alors admettons que je suis avec Michael (oui comme Michael Vartan). Ca fait disons deux ans que je suis avec lui, et nous sommes un peu dans un passage à vide. Michael n’est plus aussi attentionné avec moi, notre relation tourne en rond. Et là arrive Orlando (cf. Orlando Bloom) ! Il est beau, il n’a d’yeux que pour moi et problème… il me fait craquer. Je ne sais plus quoi faire, et chaque bourde de Michael me fait avancer un peu plus vers les bras d’Orlando. Jusqu’au jour ou arrive le dérapage. Je cède à la tentation. Forcément je me pose plein de questions sur mes motivations, mon couple… Pourquoi donc ai-je fait cela si je suis bien avec Michael ?? Au bout d’un certain temps (qui varie selon le modèle de votre cerveau et la vitesse de connexion de vos neurones) j’en arrive à la conclusion que Michael ne me comble plus autant qu’avant. Là, deux solutions, soit j’ai une longue très longue discussion avec Micki et on recolle les morceaux, soit je le quitte car je juge que notre relation est arrivée à sa fin et qu’il n’y a rien à récupérer. Alors si vous êtes une fille, c’est plus souvent la première solution, si vous êtes un homme lâche, c’est plus la deuxième (non non je ne suis pas aigrie 🙂 ).

Autre scénario possible : toujours avec Micki notre relation va très bien, tout est beau, tout est rose… C’est l’homme parfait qui me fait tout le temps à manger, me fait tout le temps l’amour, est toujours là pour moi mais pas trop pour ne pas que je me sente trop étouffée. (oui je sais quitte à être exigeante autant l’être à fond). Pourtant ça ne m’empêchera pas d’avoir le coup de foudre pour Orlando. Bam ! Comme ça d’un coup d’un seul. Je me raisonne mais si Orlando vient vers moi avec insistance je ne peux pas résister longtemps. Surtout si je suis du genre instinctive en amour, c’est-à-dire que j’ai tendance à foncer. Ce genre de chose arrive plus souvent qu’on ne le croit et beaucoup de personnes se retrouvent avec un amant ou amante alors que ça ne leur était jamais arrivé. Le pire dans ces cas là c’est quand on finit par être amoureuse des deux et ne plus savoir lequel choisir. Donc là, c’est soit vous rompez direct avec Orlando avant de tomber amoureuse de lui, soit vous êtes sacrément dans la merde. Risque maximum : pétage de plombs et largage des deux.

Autre cas, l’angoisse de l’engagement. C’est quand même plus fréquent chez les hommes. Beaucoup, avant ou juste après avoir fait un pas supplémentaire dans leur couple, doivent se prouver qu’ils sont libres encore et qu’ils peuvent faire une dernière folie. Ou alors ils ont envie de se persuader que non eux ils ne veulent pas d’un couple « sérieux ». Là, c’est pas bon du tout. En général, la première personne qui passe et qui suscite un tout petit peu d’intérêt c’est bon. Je vais emménager avec Michael, ça y est on saute le pas. Mais Michael lui est super angoissé, si ça se trouve même il est pas sûr de vouloir habiter avec moi, mais il voulait tellement me faire plaisir. Du coup il se trouve un peu pris au piège et il a envie de se prouver que non il n’est pas tombé dans un train train et peu aussi aller voir ailleurs et être libre quand il veut où il veut. Cela rejoint un peu le cas où l’on veut retrouver les frissons du début. C’est vrai qu’avec le temps, la relation évolue, se transforme. Certain prennent ça pour un affadissement des sentiments amoureux et pourtant il n’en est rien. C’est vrai que ça fait longtemps que je suis avec Michael et que je n’aime pas trop la tournure de notre relation, elle est où la petite étincelle du début ? Le truc qui faisait que j’étais complètement folle rien qu’en entendant ma sonnerie de téléphone portable (il m’a apppeeelllllléééééééééééééééééeeeeeeeee). Ah mais oui je vais la retrouver avec Orlando !

Il y a sûrement encore plein d’autres raisons, mais là je vous ai sorti les classiques. Vous pouvez aussi ajouter le fantasme de faire quelque chose d’interdit, car souvent les relations de ce type sont vraiment intense. Il faut profiter de chaque moment passé ensemble. Et puis, il y a aussi des personnes qui couchent pour coucher sans vraiment de raison, mis à part le challenge et le score.

Beau parleur

Par Mister Big

Quid des beaux parleurs ? Je m’explique… Parfois, on tombe sur des cons, qui nous traitent comme des cons, on les sent venir, et on se prépare à les jeter comme des vieilles savates dès la rencontre… Au mieux, ça sera juste sexuel, au pire, ça se limitera à un verre ou un café dans un bar… Mais parfois, on tombe sur LE mec, celui qui vous dit ce que vous avez besoin d’entendre, qui vous fait sentir ce que vous avez besoin de ressentir, qui est attentif, qui vous promet mariage et châteaux en Espagne… Du coup, devant tant de bons sentiments dégoulinants, on ne peut que fondre et craquer, se laisser espérer à une relation parfaite et épanouissante, celle qui nous manquait tant, celle qu’on attend tous.

Et là, deux choix possible : premier choix, c’est l’homme parfait, on l’aime, on l’épouse ! Ce cas de figure ne se présente qu’une fois sur 100 000 en moyenne, on a des stats, on vous les montrera. Second choix : on le rencontre, il est très gentil, très prévenant, tellement qu’on ne se rend pas compte qu’on a parlé ensemble que 3 minutes avant de finir dans un lit, et là, chlica-chlica, un don du sperme, et hop ! Douche et cloppe comprise, il a disparu en 8 minutes montre en main en prétextant un rendez-vous important avec son gynécologue à 23h30 ! On se dit « c’était tellement bien… je dois le rappeler ou attendre son coup de fil ? » et là commence une attente épique digne de celle endurée par cette pauvre Pénélope attendant le retour de son Ulysse chéri (qui lui, prenait du bon temps sur son rafiot avec une tripotée de mâles musclés et tous plus grecs les uns que les autres ! 20 ans pour rentrer chez lui, on me fera pas croire que c’est seulement à la force du poignet qu’il a résisté aux sirènes !). Puis on attend. On attend toujours, donc on rappelle même si on s’était promis de ne pas le faire. Répondeur. Normal, il est très occupé comme garçon. Tellement que ça fait deux semaines qu’on a plus de nouvelles, d’ailleurs. Puis la vérité commence à se profiler à l’horizon… Il voulait juste tirer son coup. Et merde ! Dire qu’on s’était promis de ne plus jamais tomber dans le panneau ! Mais nous voilà encore victime du Beau Parleur dans toute sa splendeur !!! Encore un de ces connards qui sait quoi dire, à quel moment le dire, et comment s’en servir pour arriver à ses fins ! Un de ceux qui vous font miroiter monts et merveilles et qui, au final, ne vous offre que quelques minutes de plaisir (et encore, certains sont plus doués en parlotte qu’en sexe) et une capote pleine… On ne devrait pas les sentir venir, depuis le temps ? On est habitué à ce genre de type ! Alors pourquoi on se fait toujours avoir ? Hein ? Ne devrait-on pas créer un site sur le net recensant tous les connards de cette espèce ? Genre la Black-List à consulter quand le mec en face de soi semble trop prévenant ? C’est une idée à développer… Ou alors la castration au cutter rouillé, mais c’est plus délicat comme situation, car, bizarrement, ce type parfait ne pouvait pas vous rencontrer chez lui : sa moman était là pour un WE surprise, et donc on ne sait toujours pas où il habite. Mais n’empêche qu’on s’est encore fait avoir. On se sent minable comme pas permis, mais bon, c’est la vie, on n’est pas au premier crapaud embrassé qui se transforme en… salaud ! Il faut dire que ces types sont étonnement psychologues, car ils arrivent à lire entre les lignes, souvent, et à dénicher ce qu’il faut dire et ce qu’on n’attend désespérément d’entendre.

Mais le problème, dans tout ça, c’est que j’ai l’impression que moi aussi je suis un beau parleur… Et là, ça me pose problème ! Mais je me rassure en me disant que je ne suis pas du même genre qu’eux. Si je ne veux que tirer mon coup, je ne vais pas lui faire des propositions de mariage. Je sais comment baiser pour baiser. Par contre, il est vrai que quand je commence une relation qui me parait promise à un bel avenir, j’ai tendance à sortir mes ressources cachées et à déballer mon argumentation comme un démonstrateur Tupperware un dimanche matin sur la place du marché de Roquefort-la-Bédoule… Je me suis rendu compte de cela il y a quelques jours seulement. Je sais quoi dire, je sais quand le dire, et sinon, je sais comment amener la conversation là où elle m’arrange et déballer mon baratin. Je n’aime pas penser que je suis comme ceux qui se servent de cette méthode juste pour baiser, car je ne pense pas l’être, mais je me sers quand même de la même méthode pour arriver à mes fins, c’est-à-dire harponner mon gibier et le ramener à bord, autrement dit : à me caser avec lui. Et comment ai-je été amené à mener cette petite introspection, me dites-vous ? J’ai compris cela en écoutant mes mots à mon cher et tendre actuel. Là aussi, je parle beaucoup avec lui. Et je lui dis plein de choses qu’il a besoin d’entendre. Mais là où j’ai réalisé ma vilenie avec mes précédentes relations, c’est que quand je leur disais ce qu’ils voulaient entendre, je sentais que je le faisais parce que c’était ce qu’ils voulaient entendre. Mais là, avec mon cher et tendre, mon Mumur comme je l’appellerai désormais, tout ce que je lui dis sonne différemment… C’est en cela que j’ai eu la révélation sur mes précédentes expériences et sur ma façon de les appâter à coups de belles paroles. Avec mon Mumur, je ne me force nullement. Tout ce qui me vient à l’esprit et à la bouche vient naturellement. Je le dis car j’ai envie de le dire. Je lui fais des promesses car je les pense vraiment. Est-ce la première fois que je suis vraiment amoureux, me direz-vous ? Non, j’ai déjà aimé, ça, c’est sur. C’est juste la première fois (à 26 ans, il était temps !) que je me sens si bien avec quelqu’un que je serais prêt à faire bouger des montagnes rien que pour lui, la première fois que je me sens prêt à tout faire pour le garder, mais surtout pour le rendre heureux. Et je peux vous dire que ça fait bizarre comme sensation. Quand je baratinais les autres, c’était pour mon bonheur, pour me les garder pour moi. Là, je lui parle beaucoup, notamment de lui, car il a, comme nous tous, des fantômes à exorciser, et que je ne souhaite qu’une chose, qu’il se sente bien. Dans un sens, c’est égoïste, car s’il est bien avec moi, il me restera, certes, mais je préfère résumer ça en une phrase simple aux accents surannés : son bonheur fait mon bonheur. Je ne cherche pas mon bonheur, je cherche juste le sien, et ça, c’est ce qui me rend heureux. Quitte à le laisser partir au loin (CF les articles sur les Murs), quitte à le perdre, je préfère le sentir heureux et libre que de l’enfermer dans une petite cage pour le garder pour moi. Il faut laisser les belles fleurs s’épanouir, car les cacher du soleil pour les garder jalousement, ça ne peut que les faire faner… Certes, s’il m’oublie, si sa nouvelle vie ne laisse plus de place pour moi, j’en souffrirai, mais je préfère ça à le sentir prisonnier de notre relation.

Oui, vous ne rêvez pas : je suis parti d’un article sur les beaux parleurs pour finir par une déclaration d’amour, le tout en passant par une petite introspection. Ca fait beaucoup pour un seul article, je vais m’arrêter là, je pense. Je ne rajouterai qu’une chose : mon homme, je t’aime.

Existe-t-il encore des célibataires acceptables ?

(Article écrit le mois dernier)

Je regarde le calendrier et la réalité s’impose à moi : dans quelques jours, maintenant, j’aurai 26 ans. Que le temps passe vite, que l’on s’amuse ou pas. 26 ans, pas mariée,
pas fiancée, même pas maquée. Mon horloge biologique commence à faire tic tac et me voilà à rêver que je suis enceinte jusqu’aux yeux de mon premier gosse qui n’a même pas la décence de naître le jour prévu et qui joue les prolongations dans mon ventre (j’ai vraiment rêvé de ça, oui). Mais n’est-il pas déjà trop tard pour trouver un mec convenable ?

mec-bien

Dimanche soir, déprime de fin de semaine. Pour tromper mon ennui, je mate un épisode de Sex and the city qui avait échappé à ma vigilance, celui où Carrie compare les hommes
célibataires à des animaux du cirque, tous avec une bizarrerie qui fait qu’ils ne seront pas le papa heureux de Carrie junior. Triste vision des choses ? Oui, mais ô combien répandue. La semaine dernière, une de mes amies sur le net (je ne sais plus si c’était Anne, Tatiana ou Zoé, honte sur moi) me dit quelque chose comme : « fais chier, tous les mecs sont soit maqués, soit bizarres », quelque chose du genre. Petit panorama de ma dernière année amoureuse : j’ai flashé sur des mecs pris, plusieurs fois, j’ai eu droit à des pervers, des obsédés, des idiots, des « oups, j’ai oublié de te rappeler » ou des qui habitent trop loin. Mouais, mon ratio de mecs biens, disponibles et vivant à moins de 3h de train de chez moi est assez faible, voire inexistant. Mince, alors, mon amie virtuelle aurait raison ?

Il y a deux ans, j’avais fait une soirée avec un de mes profs de fac qui ADORAIT ses jeunes étudiantes. Lors d’une soirée fortement alcoolisée, il expliqua à mes camarades et
moi-même qu’il se méfiait des femmes de son âge, 37 ans, célibataires. Parce que si elles sont célibataires à cet âge-là, c’est pas normal. Parce que tu crois que c’est normal dans ton cas, mon gars ? Non mais c’est quoi ces considérations à deux balles ? Mais en y réfléchissant bien, chaque sexe n’a-t-il pas ce genre de pensées pour le sexe qui l’attire ?

Un jour de grand fatalisme, agacée, je me suis dit : « en fait, va falloir que je fasse la sortie des collèges pour trouver un mec célibataire potable ! ». Ouais, sortir avec un ado de 13 ans, redécouvrir les vicissitudes de l’adolescence… Non, ben non. De toute façon, je ne suis pas pédophile, il me faut un mâle, un vrai, qui a son permis et a fini de muer, c’est pas possible autrement. Mais voilà, à presque 26 ans, vais-je trouver une moitié convenable ? Tous ces beaux jeunes hommes que je croise dans la rue ou en soirée sont forcément pris… Sinon, c’est qu’il y a un défaut de conception, c’est pas possible autrement. Et pourtant, est-ce si difficile de penser que l’homme parfait pour moi existe ? Et que ma perfection en matière de garçon n’est pas la même pour les autres ?

Après tout, si je regarde autour de moi, j’ai plein de copines merveilleuses mais célibataires. Je vais m’inclure dans le lot : tu sais bien, lecteur, que la modestie n’est pas forcément ma qualité première. Bon, alors, voilà tout un tas de belles demoiselles vingtenaires sans mâle pour les accompagner. Pourquoi ? Sont-elles moches ? Non. Sont-elles connes ? Non. Sont-elles folles ? Non (quoi que moi, je suis assez originale, on dira). Alors si toutes ces demoiselles célibataires et bien sous tout rapport existent, pourquoi leur alter ego n’existerait pas ? Pourquoi ce beau gosse là-bas ne serait-il pas, en plus d’être délicieusement séduisant, brillant, drôle, cultivé ET célibataire ? Après tout, je suis bien célibataire, moi ! Car le célibat n’est pas forcément une question de tare cachée. Trouver chaussure à son pied n’est pas un exercice aisé, loin de là. Déjà, faut avoir l’occasion de faire des rencontres et ce n’est pas forcément évident. Gros concours en préparation, boulot prenant… quand vient la nuit, on n’a qu’une seule envie, aller se pieuter dans son lit, on ira draguer au dehors une autre fois. Oui car pour chasser le célibat, faut l’avouer, faut avoir une vie sociale, ça aide. Oui, lecteur (et surtout lectrice), je te le dis : la perle rare ne se trouve jamais sous notre lit, j’ai vérifié.

 

Par ailleurs, une personne peut se trouver célibataire suite à une rupture amoureuse. Tout le monde en a vécu un jour, même Brad Pitt ou Sophie Marceau alors M. l’homme de notre
vie aussi. Son cœur en vrac, avide d’amour, n’attend que nous, allons-y gaiement. Mais pas trop quand même, ça me gêne pas de jouer les infirmières mais merci de pas me jeter une fois le petit cœur réparé parce que qui va réparer mon petit cœur brisé, hein ?

 

Dans cette histoire, ce qui ressort, c’est la stigmatisation des célibataires : à croire qu’on a une date de péremption ! Bon, moi, je n’ai que 25 ans (pas encore 26,
commence pas à me vexer, lecteur !), mes plus belles années sont devant moi. Personnellement, j’ai de la chance, personne dans ma famille ne me fout la pression à ce niveau-là, aucune grand-mère ne me demande d’un air sadique : « hé alors Nina, il serait temps de te trouver un mari ! ». Même ma mère me dit d’un air entendu : « ahlala, mais tu as le temps ! ». Merci maman ! En même temps, je vais pas me trouver un mari juste pour faire plaisir à ma famille surtout que j’ai pas intérêt à ramener n’importe quoi, ma
grand-mère paternelle étant assez élitiste. En même temps, si je tombe folle amoureuse du facteur, je fais ce que je veux. N’étant une accro ni au mariage ni aux bébés (oui, j’ai toujours refusé de pondre une équipe de foot), je vis plutôt bien mon célibat. D’autant que je sais que la descendance sera forcément assurée par ma sœur qui finira bien par se reproduire avec Anthony et me fera de beaux neveux et nièces. Pas de panique ! Et puis au lieu de me jeter à la tête du premier célibataire venu, j’ai même le temps de me chercher un beau parti : un mec qui me plaît et avec qui je ne m’ennuie pas. Un mec qui me rend heureuse et que je rends heureux. Suis sûre qu’il y a encore ça sur le marché, pas de panique. Mais dans une société où on est gavés de soap opéras et de films romantiques à la con, être célibataire, c’est mal. Etre célibataire, c’est qu’on doit être laid ou particulièrement invivable. Mais comme m’objectait Gauthier un jour où je me lamentais sur mon célibat : « Mais de quoi tu te plains ? T’as vécu 4 ans et demi avec un mec, c’est pas rien, quand même ! ». Excellente objection, moumour. Je suis peut-être un peu difficile à vivre et un peu caractérielle (ô, doux euphémisme), je n’en suis pas pour autant infecte, sinon, j’aurais pas plus d’amis que de petits amis. L’amour est, à mon sens, une curieuse alchimie, ça passe ou ça casse sans que, forcément, les deux membres du couple soient à remettre en cause. Il existe parfois des « incompatibilités d’humeur » qui ne s’expliquent pas, l’amour ne peut durer et c’est comme ça. C’est pas pour autant que nous sommes irrécupérables, juste que nos deux caractères n’étaient pas compatibles au quotidien.

 

Curieusement, plus j’avance dans le temps et moins j’ai peur de finir vieille fille, je sais que le pot de mon couvercle ou la chaussure qui va à mon pied, je finirai par le/la
trouver. Et pas à la sortie d’un collège.