Souviens toi des jours heureux

04 juillet 2010. J’inscris cette date avec une certaine fébrilité pour qu’elle reste dans ma mémoire comme un exemple de jour magnifique, parfait. Un jour où tout à coup, on arrive à réaliser que là, de suite, on vit un moment parfait. J’aime cette sensation. Pour rappeler un peu les faits, pour ceux qui ne le subissent ni sur Twitter ni sur Facebook, je suis actuellement en vacances en
Corse avec mes parents, Alice et Anthony, Yohann mon presque frère et sa compagne Blanche.

Aujourd’hui nous nous sommes promenés sur les remparts de Bonifacio, nous avons déjeuné dans une charmante rue avec de l’air puis nous sommes allés nous baigner à la plage de Ronda quelque chose. Où j’ai fait mon aquagym et de la nage palme-masque-tuba mais j’ai pas vu grand chose. Peu importe. A un moment, je me suis un peu éloignée de la famille et quand je suis revenue, Yohann grimpait sur les épaules d’Anthony pour essayer de faire un saut périlleux et tout le monde riait, moi la première. Et là, je l’ai reconnu : un moment parfait. Vous savez, ce moment de la vie où vous êtes juste bien, que vos soucis sont si loin que vous en oubliez leur existence. J’aime les saisir et les inscrire mentalement. Et la soirée fut encore plus heureuse…

De façon générale, j’ai remarqué que, en bonne aquatique que je suis, mes soucis sont dissolubles dans l’eau (de mer). Une fois plongée dans l’eau à courir ou à nager, à croiser des poissons colorés tout en ayant la sensation de voler (même si la nage à contre-courant fatigue légèrement, malgré mes palmes magiques), j’oublie tout. 2010 est pour le moment une année intense, je suis sur une sorte de grand 8 qui ne veut jamais finir, alternant moments de pure grâce et angoisse terrorisante et je me demande à quel moment je vais péter littéralement un plomb. Mais là, dans l’eau, mon plomb, je m’en fous. Les éclats de rire des miens font oublier toutes les galères, les peurs face au gouffre au bord duquel je suis. Là, plongée dans la mer, le teint hâlé (voire cramé car en 2010, j’ai aussi la mélanine super active), je ne pense qu’au bonheur immédiat.

Ma vie a été compliquée ces derniers mois et, alors que je le sors de ornières dans lesquelles je m’escrimais au niveau professionnel, le personnel prend le relais. L’histoire ne dit pas (encore) si la fin sera heureuse ou non, il faut d’abord la vivre mais si tant est que ça se termine mal et que je finisse par barbouiller mon oreiller de mascara, il faudra que je me souvienne de ce jour parfait afin d’y puiser réconfort et repartir de l’avant.

Ps : article écrit et posté à partir de mon iPhone, je ne garantis pas le résultat.

T’as pas d’enfants, tu peux rester tard…

Grande discussion avec Vicky l’autre soir, alors que nous parlions boulot que nous
pourrons résumer ainsi : « on dirait que le fait que l’on n’ait pas d’enfants signifie qu’on n’a pas de vie privée ! ». Autrement dit, il semble que notre nulliparité fasse de nous des candidates idéales aux heures sup’ à outrance. Mais moi aussi, j’ai droit à mon temps libre.

heures-supplementaires.jpg

Mois de mai, gros surplus de travail. Je finis entre 21 et 21h30 quotidiennement parce que faut bien faire le taf. Sans parler du surplus le week-end. Bref au mois de mai, avoir une vie privée a été quelque peu compliqué, heureusement que je retrouve Vicky et Amant Chouchou direct chez eux, il est difficile de filer des rencards dans des bars vu que j’ai du mal à sortir assez tôt ou même
à respecter une heure de départ car si le travail n’est pas fini, il ne me manquera rien le lendemain. Non, je ne fais pas ma Cosette. Et oui, c’est de ma faute, j’ai donné l’habitude de rester tard et voilà…

sieste-bureau.jpg

Mais voilà, comme nous n’avons pas d’enfants, pas s’excuse pour partir tôt, tu n’es pas prioritaire pour les vacances, on te choisira naturellement si y a du boulot à gerer le week-end. Le droit du travail est-il automatiquement acquis lors de la naissance de notre enfant ? N’ai-je de fait aucune revendication à la vie privée tant que je ne suis pas mère ? Une soirée entre amis ou en tête à tête torride doit-elle passer à la trappe au profit d’un dossier à boucler ? Quand je parle de dossier à boucler, comprenez moi bien, je parle du dossier qui n’a pas été bouclé durant
les 8h et quelques que constituent une journée de travail parce qu’on n’a pas eu le temps. Et quand je dis pas eu le temps, ce n’est pas parce qu’on a glandé sur Twitter ou Facebook, c’est parce qu’on a eu des milliers de choses à faire en même temps. C’est là que je m’auto-flagelle à nouveau : oui, j’ai trop donné l’habitude de faire des journées de 10-12h, comment puis-je expliquer ensuite que j’ai trop de taf vu qu’in fine, il est fait ?

the-end.jpg

Mais voilà dans les faits, la réalité est là : puisque je ne suis pas mère, je n’ai pas de réelles raisons de quitter mon taf à heure dite donc je suis priée de rester le finir sinon, gare à la fessée. Et pas la fessée comme j’aime.  Alors entendons-nous bien, je ne reproche en aucun cas aux mères de partir plus tôt pour voir leurs enfants ou de prendre en priorité les vacances rapport aux congés scolaires, je trouve ça on ne peut plus normal. A l’agence, par exemple, Iasmina essaie tant que faire se peut de ne pas partir trop tard le soir pour pouvoir voir son fils avant qu’il ne se couche et arrive parfois un petit peu en retard le matin (15 à 20 mn, pas la mort non plus) car elle a amené son petit à l’école, c’est quelque chose de complètement normal. J’attendrais le même comportement des papas, au passage, j’en parle pas car je n’ai pas vraiment le cas au boulot actuellement même si par le passé, ça a justement
créé des conflits, un employé estimant qu’il ne devait pas rester jusqu’à 22h car il avait une vie de famille. Ce qui est on ne peut plus légitime. Là où le bât blesse, c’est que l’enfant est-il la seule raison légitime pour ne pas se tuer à la tâche. Je ne parle pas de nocturnes ponctuelles pour cause de dossier chaud, hein, je parle d’une habitude qui nous fait partir systématiquement tard.

la-nuit-uwjri.jpg

Pour ma part, la seule autre excuse qui passe, c’est la plongée. Ben oui, si je rate le début du cours, la piscine ferme et je ne peux plus y aller et j’ai mon
niveau 1 à passer (demain). Un rendez-vous qui n’est pas chez le médecin (à ce qu’on en sait, je n’informe pas ma hiérarchie de mon emploi du temps post travail) ? Là, ça coince plus. Pour preuve, l’autre soir, quand j’ai annoncé que je devais partir à 19h, j’ai eu l’impression d’avoir dit « le soir, quand je m’ennuie, j’aime éviscérer des nouveaux nés ». Alors ok, j’avais un rendez-vous perso mais je suis partie à 19h, ce sont les horaires normales d’une salariée. J’aurais eu un enfant, on ne m’aurait rien demandé…

Maman-et-bebe.jpg

Bref, ne pas avoir d’enfants ne fait pas de nous des individus sans vie privée. Libre à nous de décider de se tuer ou non à la tâche. Mais si j’ai envie de sortir à une heure normale de mon bureau, est-ce à ce point criminel ? Non mais, moi aussi, j’ai droit d’avoir une vie en dehors du boulot. Puis j’ai envie de dire, je ne vois pas trop comment je pourrais un jour faire des enfants si j’ai pas le temps d’avoir une vie privée… A moins que ce ne soit un odieux complot du patronat visant à nous empêcher d’avoir une vie de famille et donc de partir à une heure décente du bureau ?

proletariat.jpg

PS : Au cas où, ma dernière phrase était une blague, merci à vous.

PPS : Pour ceux qui verraient dans mon article un désir sous-jacent de maternité, je me fais poser un stérilet la semaine prochaine donc c’est pas ça non plus.

L’Iphone, c’est le mal

Il y a maintenant une semaine et quelques jours, j’ai reçu mon premier Iphone. Non, je n’étais pas ravie de l’avoir, je l’ai pris parce que j’en avais besoin pour le boulot (oui, je sais, j’aurais dû me le faire payer par la boîte) et surtout parce que j’avais pété mon ipod et que mon vieux mp3 tient en moyenne 3 chansons. Ce qui ne me permet ni d’aller jusqu’à la gare et encore moins de tenir toute une séance de sport. Et je défie quiconque de rester une heure sur un appareil sans musique, c’est de la torture.

armband-for-ipod

Donc Iphone, je configure Facebook et Twitter dessus car j’en ai besoin pour le boulot. Je vous jure que c’est vrai. Donc je l’accessoirise. Un soir, je suis devant mon pc à glander quand mon Iphone s’agite. Qu’est-ce qu’il a ? Je regarde « X sent you un new message ». Oui, il me parle anglais. Et là, je dis non. Non pas à l’anglais, ça me fait pas de mal d’en lire (d’ailleurs, je devrais m’y mettre plus sérieusement) mais à cette notification. Je vous explique. J’aime aller sur Facebook pour cette demi seconde d’attente avant de voir s’afficher le petit carré rouge entourant un chiffre m’indiquant que j’ai un nouveau mail. Surtout quand je l’attends avec impatience ce mail. Cette demi seconde de suspense fait partie du plaisir. Or là, ce foutu téléphone m’a dit que j’avais un mail avant même que j’ai le temps d’aller voir ! Non, là, ça m’est livré direct sur le téléphone. Et mon petit plaisir alors ?

facebook-iphone.jpg

Mais le pire c’est que j’ai longtemps craché sur ce téléphone car je savais très bien que le jour où il serait en ma possession, je serais définitivement possédée par le web. Et j’avais raison. Par exemple l’autre soir, je rentre chez moi un peu éméchée et plutôt que de lire un passionnant bouquin sur les tribus (virtuelles, je fais de l’anthropo 2.0), j’ai pris mon Iphone, j’ai parlé aux gens sur Twitter (bon, j’ai un peu foiré un reply to devenu du coup un message adressé à tout un chacun), j’ai regardé mes mails, j’ai regardé ce qu’il se passait sur Facebook. Et j’ai eu peur. Jusqu’à présent, je chérissais un peu mes bulles de déconnexion. Surtout quand j’attends un mail important, par exemple. Je suis légèrement compulsive comme fille donc si j’attends un message important, je vais vérifier mes mails toutes les demi-secondes et je nuis au bon fonctionnement de ma touche F5. Or en étant loin de mon ordinateur, je trompe un peu cette angoisse de l’attente, je pousse le plus loin possible la consultation de ma boîte mail. Quand on connaît mon impatience naturelle, je suppose que je vais preuve de masochisme dans cette affaire… Mais là, je suis quasi connectée en permanence, sauf quand je suis dans la piscine pour la plongée (je ne pense pas que l’iPhone soit waterproof) ou en soirée parce que je suis polie, je tapote pas mon téléphone en société. Enfin pas trop.


autisme.jpg

Mais voilà, je suis accro. Ca a aussi quelques avantages comme ne pas aller sur mon pc en rentrant tard chez moi pour regarder si j’ai eu des messages donc je consulte mon téléphone et je suis moins tentée d’aller sur des sites à la con au lieu de me coucher. Ok mais je me déçois quand même un peu. Avant d’en avoir un, quand les gens me disaient « mais tu vois, je consultais mes mails sur mon Iphone et là, y a un mec qui est passé et qui me l’a arraché des mains ! », je me disais que d’un autre côté, ils étaient pas obligés de checker leurs mails toutes les 3 minutes. Maintenant, je fais pareil. Ma hantise ? Finir comme les autistes iphonistes à passer mon temps social à trafiquer mon téléphone pour aller chercher une info sur wikipedia ou Dieu seul sait quoi. En fait, Kek a très bien résumé la situation…. Le jour où j’inonde mon twitter ou facebook de photos sans aucun intérêt, tuez moi .

hilton-iphone.jpg

Demain, je fais un régime sans Iphone !

Facebook, c’est le diable !

Depuis 2007, je suis sur Facebook. Ouais, tu vois, j’ai toujours été une pionnière des médias sociaux. Au début, j’avais deux contacts et demi dessus et depuis, le réseau s’est développé, j’ai dessus un joli catalogue d’exs et d’actuels, histoire de me souvenir mais également de possibles futurs. Et mes amis et ma famille, aussi. Sauf que parfois, les futurs, ils deviennent vite de vagues souvenirs.

facebook.gif

Exemple concret : Luc. J’ai croisé Luc dans le cadre du travail, il était mon contact technique sur une opération. On se voit dans une soirée et je me dis que miam, les petits bruns mal rasés au regard malicieux et au grand sourire, c’est pile poil mon style. Avant de nous quitter, je glisse un « j’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser pour cette opé ! ». Hélas, le destin s’en mêle. Un mois plus tard, je l’appelle pour lui demander quelque chose rapport au travail (bon, ok, entre temps, je l’avais légèrement zappé) et là coup de tonnerre : « hé mais non, je bosse plus pour eux, mon contrat en alternance avec la fac s’est terminé ». Un truc du genre. Alors déjà, question 1 : mais il a quel âge lui ? La mort dans l’âme ou presque, je me décide de le rajouter sur Facebook, ne sait-on jamais.

add-to-friends.png

Sauf que là, je tombe de haut, un peu. Puisqu’il accepte mon amitié, je zieute un peu sa page et force est de constater que c’est un peu l’archétype du beauf bière-foot-pastis. Ce que je déteste. Ok, il est vrai que Facebook est un miroir grossissant, que je peux moi-même passer pour la pire pintade du monde ou une MILF vu que ma photo de profil, c’est moi bébé mais on pourrait penser que c’est mon enfant (ahahah !). Et encore, j’ai quitté la plupart des groupes que j’avais rejoint au début où je clamais avoir eu des rapports sexuels
avec plus d’un de mes amis Facebook. Un autre m’a fait le même coup déceptif : je l’avais croisé en soirée, l’avait trouvé bien séduisant dans le genre brun, mal rasé, un peu dandy… Après avoir découvert par hasard de qui il s’agissait, je l’ai rajouté sur Facebook et là, oh mon Dieu ! Dans le genre « je me pense aussi drôle que Desproges alors qu’en fait ma vie est atrocement vide et que je déguise ma frustration et mon aigreur sous une provocation souvent mal venue et certainement pas drôle ni subversive », il se pose, là. Du coup, il est passé de la case « fantasme » à la case « pauvre type ».

le.boulet.jpg 

Et voilà, Facebook casse tous mes rêves, tous mes fantasmes avant même d’avoir pu espérer quoi que ce soit. Où est le rêve ? Déjà qu’une fois sur deux, on a droit à un « in a relationship ». Oui, je suis snob, j’ai gardé mon Facebook en anglais. Le pire que j’ai eu fut « in a relationship ». Là, je me dis : rah merde mais bon, on ne sait jamais, son couple va peut-être mal, c’est peut-être une relation libre, il est peut-être infidèle et là, je lis en dessous « interested in : men ». Oh… Ah oui, là, c’est comme qui dirait mort de chez mort.

couple-gay.jpg

Quand je vous dis que Facebook, c’est le mal ! D’ailleurs, dans une chronique Closer à venir, j’explique que ça casse aussi l’image idyllique que nous pouvions avoir de nos exs. 

Comme une évidence

Par Lucas

Vous vous rappelez de ma bafouille sur Adopte un Mec ? J’y suis retourné récemment. Sauf que là j’ai pris un abonnement. Pour essayer de trouver un peu d’affection, un sourire et une complicité, un regard et une connivence ; comme disait Delerm « cet air un peu penché… » Avez-vous pris quelques minutes pour aller regarder les photos et lire les profils des femmes sur AUM ?
C’est fascinant.

La plupart du temps, les nanas sont blasées archi blasées par le jeu concupiscent des mecs libidineux et navrants. Bien sûr, il y a les ingénues et toutes les gamines, il y a  celles pleines d’énergie et d’enthousiasme, d’autres qui sont catégoriques et intransigeantes : si tu cherches un coup d’un soir, passe ton chemin (car c’est bien connu, le mec va le mettre en gros sur son profil…)

Et puis il a les tristes qui m’attristent, celles qu’on a envie de consoler, celles qui déguisent derrière un sourire factice ou une pause neutre, derrière des phrases retenues et policées, toute une angoisse et une inquiétude, plus ou moins cachées. Il ne faut pas être grand clerc pour le deviner…
Et ca m’a rappelé cette vidéo qui a fait débat sur mon profil Facebook quand je l’ai postée et que je vous invite à regarder avant de lire la suite de mon propos car je dévoile l’intrigue…

 

« J’attendrai le suivant. »
Faut-il comprendre dans ce titre que cette femme, derrière cette mélancolie, va quand même aller de l’avant ?
Va-t-elle « attendre » le prochain bonhomme qui passe ?
Va-t-elle « attendre » le prochain train pour retourner à son quotidien terne et triste ?
Va-t-elle « attendre » le prochain train c’est-à-dire se jeter sur les rails ?

Pour ma part j’ai rencontré quelqu’un,
Moment fugitif
Après un échange de mails et d’impressions, de ressentis et d’expériences. Une complicité.
Comme une évidence.
Je l’ai vue lundi après midi
Elle est arrivée et je l’ai embrassée. Sur les lèvres. Elle a souri. On a recommencé,
Comme une évidence.
on a passé deux heures ensemble. quelque chose de serein. je n’avais pas été aussi heureux depuis 3 ans. Un désir de l’écouter, d’être là pour elle,
Et que mes envies dansent. (©Grand Corps Malade)

Et puis, 6 heures après,
elle m’a dit que c’était terminé.
J’ai pulvérisé mon record de short time story.

Je suis fragile, je te sens fragile, et je ne crois pas qu’on pourra s’aider
Pour s’épanouir dans un couple il faut être bien et je ne t’ai pas senti tout a fait reconstruit et moi je ne le suis pas non plus .. je me suis trop battue, je ne sais pas si j’aurai la force.

Je crois que depuis 3 ans je balade une image de mec faible et que je me complais là dedans car mes parents m’avaient asséné que je n’étais pas guéri et qu’il fallait 3 ans pour celà, un point c’est tout. J’ai eu beau tempeter le medecin a parlé en eux et m’a assommé. Pendant un an, j’ai donc loosé.
Et periclité. Pire, la nana avec qui je bosse la mémoire depuis 1 an et demi m’a dit que j’avais bien évolué les 6 premiers mois mais que depuis un an la dépression m’avait fait décliner…

Cet accident, on en a fêté les 3 ans le 1er janvier.

Avant j’étais anxieux mais entreprenant, pugnace et volontaire,
Aujourd’hui je reste persuadé que la reconstruction elle passe par ma  volonté et Nina me l’a clairement fait comprendre avec un mail d’engueulade vif et percutant. Ce qui m’agace, c’est que
j’aurais donc du suivre ma logique d’avant, il y a un an, et envoyer chier mes parents, tout médecins qu’il étaient. Avoir une politique résolue, pleine d’allant et d’envies. J’aurais dû rebondir
et en profiter pour essayer de trouver en moi une raison d’aller de l’avant là où je la cherchais dans ma présence pour les autres auparavant…

Et ceci étant dit

Je me casse.
J’ai 30 ans.
Les Vingtenaires c’est fini.
Vient un moment où il ne faut arrêter de se demander si on va passer le pas et où il faut franchir le gué.
Histoire de se mouiller.
Je veux aller de l’avant.
Je veux pouvoir me regarder dans une glace et être fier de moi.
Je veux qu’on me regarde en face et qu’on soit fier de moi.
Je veux retrouver cette apparente facilité et qu’elle ne soit plus apparence mais réalité,
Je me suis rendu compte lundi que j’étais dans un rôle et que ce n’était pas moi au fond qui évoluait dans la société civile.
Je veux montrer au monde que le P-O timoré et faible, le P-O inquiet et pusillanime n’existe plus . Le P-O qui emmerde les lecteurs des Vingtenaires avec ses atermoiements depuis 2 ans.
P-O, c’est à dire mon vrai prénom.
Ceci est donc un départ définitif.
« Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l’action. Cela s’appelle devenir un homme. Ces déchirements sont affreux. Mais pour un cœur fier, il ne peut y avoir de
milieu. » A. Camus.

Je tiens à remercier les lecteurs qui ont suivi mes bafouilles depuis 3 ans et fait des comm souvent sympas; J’espère que quelques textes leurs ont plu.
Je tiens à saluer les Vingtenaires et j’espère bien qu’on va rester amis (et pas seulement dans l’acception que Facebook donne à ce mot) car je veux me persuader que je serai un être meilleur une fois que j’aurai un boulot.
Je vous souhaite à tous une vie pleine de joies éparses, et  vous laisse avec une petite pause sérénité sur cette page , 4 minutes 33 qui m’apaisent à chaque fois que je les vois (en HD c’est encore mieux)
Et cette fois-ci, sans retour,
Lucas tire sa révérence

Anticiper la rencontre avec la famille

Samedi 07 novembre, nous avons fêté avec la famille Parmentier l’anniversaire de mon papa, 60 ans tout rond. Je sais qu’il peut paraître étrange de fêter l’anniversaire de M. Bartoldi avec sa belle-famille plutôt qu’avec la sienne mais en vrai, la famille Bartoldi n’ayant rien d’italien, on peut dire que les liens qui nous unissent sont plus que détendus. En somme, je n’ai pas vu mes cousins depuis 6 ans (presque 7) et si Facebook n’existait pas, je n’aurais aucune idée d’à quoi ils ressemblent à l’heure actuelle.


Je m’égare, ça commence bien. Donc grand gueuleton au restaurant, j’ai d’ailleurs mangé un émincé d’huîtres, j’ai donc rempli une de mes résolutions 2009 (je ne me souviens pas des autres, faut que je regarde). Première vraie réunion de famille depuis le décès de ma grand-mère et malgré quelques absents, ce fut génial. Mais il y avait un petit nouveau : Pierre, nouveau compagnon de ma cousine aînée Lucie… Qui a beaucoup mangé. Mais elle a aussi bu donc ma sœur pense qu’elle n’est pas enceinte. Donc la conversation va bon train et inévitablement sortent les casseroles de Lucie dont la fameuse fois où elle a fait faire tous les magasins à ma pauvre mère pendant un après-midi pour une paire de chaussures pour finalement choisir celles qu’elle avait vu dans le premier magasin. Ahahah, on rigole. Et c’est là que j’ai eu une révélation : avant de présenter un mec à ma famille, va falloir baliser le terrain.



Heureusement pour moi, des deux filles Bartoldi, une a plus de casseroles que l’autre et je fus l’enfant à peu près sage de service. D’ailleurs, je ne pensais pas vraiment avoir de casseroles jusqu’à ce que ma mère, qui venait donc de raconter l’histoire des chaussures de Lucie et des culottes d’Alice, décida de raconter une histoire m’impliquant, l’histoire du pyjama à l’école. Je vous la raconte pour le plaisir, elle n’est pas bien méchante. Quand j’étais en primaire, je m’habillais seule le matin tandis que mon père s’occupait de ma sœur. Déjà petite, j’étais pas trop trop du matin bien que je me souviens que quand j’étais au collège, les deux premières années, j’habitais à 15 mn à pied donc je me levais seule et je partais
à 7h30 alors que la famille dormait encore. Aujourd’hui, ça m’épate quand j’y pense. Bref, en ce temps là, j’allais pas encore à pied au collège, je m’habillais néanmoins seule pendant que mon père habillait ma sœur. Et un matin, dans un grand élan d’étourderie, j’ai oublié d’enlever le haut de mon pyjama sur lequel j’ai enfilé ma salopette. Le pyjama était noir et gris avec de grosses rayures horizontales et la salopette bleu et blanche avec de fines rayures verticales. Quand ma mère est venue me chercher à l’école, elle a failli m’abandonner sur place. N’empêche que j’ai un
souvenir ému de ce pyjama ou plutôt chemise de nuit car elle avait appartenu à mon papa et j’adorais dormir dedans.


Du coup, faut que je dresse la liste des trucs potentiellement honteux qui ne manqueront pas de ressortir après le premier verre de champagne. Alors je note : j’étais nulle en tennis, j’étais le désespoir du prof. J’étais tellement nulle que j’ai quand même réussi à coincer une balle su la poutre du terrain couvert en voulant faire une volée…. J’avoue que je n’aime pas bien cette réputation là surtout que depuis, j’ai fait des progrès en sport même si je n’y vais pas souvent à mon goût… Y a quelques petites conneries de jeunesse dont je ne suis pas fière non plus et que ma mère ne semble pas bien décidée à oublier. Grrrr !


Et mon ex ? Ah ben oui, tiens, mon ex ! Je l’ai ramené pendant quelques années chez mes parents, est-ce que je dois anticiper aussi le fait qu’on pourrait potentiellement en parler ? Le champagne et le vin, ça délie les langues, je vous rappelle. Ca veut dire qu’il va falloir que je parle de mon ex à mon nouveau pour désamorcer d’éventuelles conversations gênantes…


Tout à coup, je mesure à quel point la présentation à la famille est un point stressant dans la vie.

Lucas et la Malédiction des Amis en Couple.

Par Lucas

On va l’appeler Alain. Je dirais 65 ans, voire un peu plus. En retraite depuis 6 mois. Un ami de mon père, ils se sont connus au golf. Il a bossé toute sa vie comme attaché commercial dans une ambassade d’un grand pays à Paris. Un soir, il y a 20 ans mes parents l’ont invité à dîner.

Avec deux couples d’amis et…  une nana célibataire.

Juste avant le dîner, il a pris mon père entre 4 z’yeux et il lui a dit « Lionel, arrête de me prendre pour un con. Tu ne me refais plus jamais ça, compris ? »

N’empêche qu’il a 65 ans et qu’il est célibataire.
Voila, voila.
Moi j’dis ça j’dis rien.
Pof,pof.



Je n’ai pas la hantise de finir comme Alain.
Je n’ai pas de craintes.
Pas d’angoisses.
Et je ne dis pas ça pour essayer de me convaincre : j’y crois vraiment.
Mais pourquoi est-ce que vous souriez comme ça ?

Bon, certes, avec mon accident, mes relations sociales sont limitées. Et ya pas de nouvelles têtes dans mon groupe d’amis. Alors pour trouver une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile. 
Bon d’accord… Ya bien la demoiselle avec qui je bosse mes problèmes de mémoire. Tout en elle est « aimable ». Mais depuis mon séjour à Garches, j’ai une règle :
on-ne-drague-pas-ses-
thérapeutes. D’un autre coté, je la vois toutes les semaines et vu que je lui apporte des cannelés tous les 15 jours elle doit bien se douter de quelque chose… Bref, je m’écarte du sujet, excusez moi.

Samedi dernier, je suis allé passer une soirée avec des amis. Petit squat de canapés avec quiches, vino rosso et tutti quanti.
8 couples et moi.
Avec les p’tites remarques entre deux zamoureux, voire plus implicite les regards, les sourires entre eux…
Connivence. Complicité. Que l’on capte, involontairement. Impudemment. Notez qu’ils sont tous de vieux vingtenaires, en moyenne 28 ans.
Et là j’avoue, on se sent à l’ouest.
De l’Eden ?
Je vous entends déjà hurler : « Ouhai mais t’as qu’à te bouger les fesses aussi ! »
Bah oui, je ne demande que ça !

Il y a deux ans, j’ai créé mon bachelor, Singulier Pluriel,
10 nanas se sont battues pendant un mois et demi, une épreuve par semaine. Rien de bien concluant… Faut dire qu’à l’époque je tentais de renouer avec mon intellect… Gniiiiiii. Elles étaient méritantes les donzelles ! Quand je vois les progrès que j’ai fait en deux ans… Qu’elles soient ici remerciées…
J’ai essayé PCC et ce n’était pas si mal sauf le coté insidieux derrière les bafouilles de certains. Bilan ; une nana rencontrée 11 mois après l’accident et qui m’a, bien sûr, largué au bout d’une semaine tellement j’étais à des annééééééées lumière de mon état intellectuel normal (salooooooooope). Une autre pas folichone, une dernière insipide. Allez, on arrête les frais.
J’ai essayé AdopteUnMec. Gratuitement. Deux rendez-vous, une aventure, rien de grandiose. Et un p’tit peu ras le bol que le site me prenne pour un con.
J’ai essayé Attractive World en voyant une pub sur Facebook (gratuité jusqu’à la mi-aout)  J’ai réussi à être pris alors que je n’avais même pas tilté qu’il fallait donner une image glamour et qu’on était sélectionné par les nanas en place. Ça m’a fait mourir de rire de voir ça après avoir été choisi ! Style le concept de « rencontres de qualité », genre on  sélectionne nos membres alors que tout le monde se fait adouber pour peu qu’il ait eu l’intelligence de donner une apparence un peu glamour. Autant vous prévenir les mecs :  Aum ou AW les filles sont ternes et insipides. Qui est ce qui a dit « Lucas il fait des généralités parce qu’il est aigriiii« . Oui, c’est vrai : et alors ???
Bon je vous finis mon tour des sites de rencontres. Finalement, je me suis tâté pour Meetic Affinity …
Et là ma fierté a repris le contrôle…
Arf.
Mais pourquoi donc se demande le lecteur curieux ?
Je serai bien tenté de vous mettre un « réponse au prochain épisode » mais là je vais vraiment me faire lapider.

Disons que j’en ai ras le bol des sites. Ras le bol de ce coté pernicieux
Never more.
Du coup, quess qu’il me reste ?
« Bah à sortir dans la Vraie Vie, Lucas ! »
Merci bien, je n’y avais pas pensé du tout !
A ce propos, j’ai l’impression que le site « On Va Sortir » est un p’tit peu une caverne de dragueurs. Quand on voit la défiance des nanas que j’ai pu croiser lors de soirées jazz diverses…
Alors que je n’y allais pas dans une logique de drague bestiale… Sans déconner !

So… what ???

Bah alors je me dis que je pourrais me prendre par la main, aller dans un bar et accoster tout ce qui bouge avec mon label Dragueur de Fonds Désespéré. Ouhai, je pourrais mais c’est con : j’ai encore un peu de vanité. Et puis un bar, c’est pas la panacée pour trouver une nana (parce qu’en plus je suis exigeant). Et puis je pourrais aussi refuser cette pression sociale implicite qui veut qu’on soit en couple et adouber le regard fataliste de certains « l’amour te tombera dessus au moment où tu t’y attendras le moins« . Mouhai. La fatalité a bon dos…
Résultat : je crois que je vais prendre la série de Nina « Ou trouver l’homme » et la transposer en « Où trouver la femme ».  Sauf que là où c’était une fiction avec Nina, moi je vais vous faire du IRL de folaille. Si vous avez des endroits à me conseiller à Paname ou sur la ligne A, je vous pose la question :  Où sont les feaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaammes !!??

Aux marches du palais.

Par Lucas

Il y a 6 mois je discutais avec la vingtenaire Ella Sykes suite à une de mes bafouilles. Dans les commentaires ou en privé, elle me disait que si je n’avais pas de fric ce n’était même pas la peine d’espérer séduire une nana qui en vaille la peine. Ouep, elle est comme ça Ella Sykes. Tranchante et intransigeante. D’ailleurs, je l’ai saoulé vite fait : on est plus pote sur Facebook. Ce qui doit contribuer à relever le coefficient esthétique de sa gambette. No doubt.

M’enfin je digressionne, encore une fois. Revenons au précepte Sykien : « pas de fric  = pas de super nana qui s’intéresse à toi« . Boum. Vlan.

Bon d’accord, j’avoue. Je n’ai jamais rencontré le grand amour. Pour l’instant je vois plus le couple comme le fait d’être avec une nana parce que c’est la moins pire et non la meilleure à mes yeux. Oui, je suis un poète. Et un mec blasé. Je cherche mais je ne trouve pas celle qui me va, moi qui aurait tant aimééééé… (Axelle, c’est pas le bon article…Retourne sur cette page) Mais je dois reconnaître que je m’étais déjà posé la question en reufleuchissant au personnage de Sally dans « Rien ne Va Plus » (Losing It) de Douglas Kennedy, illustration magnifique de la nana qui veut un homme qui lui permette d’aller plus haut… Toutes les femmes veulent qu’on les sublime, je sais bien, mais là c’est de l’instrumentalisation. Bon et si on allait plus loin,  style je réflexione, dans le silence mes pensées résonnent, dans la quiétude je raisonne…

« Nobody Knows You When You’re Down & Out ».

Vous allez halluciner si je vous dis que les demoiselles qui me font triper ont pour la plupart une culture déconcertante, des intellects qui leur ont permis de faire de belles études, une
prestance travaillée. C’est bizarre, hein ? Je sais : je suis trop un ouf. Tout ça leur est venu  avec le temps, avec l’influence des parents et des copines,  celle des préceptrices au dessus d’elles en entreprise et celle des magazines. Une envie de se porter aux nues avec classe et maestria…
Mais pour moi tout ça est l’accessoire d’une volonté initiale.

OK, certaines d’entre elles ont eu des parents friqués qui leur ont donné un environnement de qualité pendant 25 ans et maintenant qu’elles sont indépendantes, elles aspirent à maintenir un tel
niveau, un tel confort. Mais c’est pareil pour celles qui se sont forgées à la force du poignet et du Waterman (à l’époque où on écrivait encore au stylo plume). Et toutes  d’espérer qu’un mec
pourra aller dans le même sens, les sublimer, les porter aux nues, contribuer à ce que l’environnement dans lequel elles évoluent  (évoluer à tous les sens du mot) soit wealthy.

Ici, quelques lecteurs sporadiques vont me dire que je raconte vraiment n’importe quoi et que c’est pas demain la veille que je serai guéri de mon trauma. Que je tire des conclusions hâtives et des
généralités faciles de mon environnement proche.  Peut-être…

Mais je constate que j’ai tout plein d’exemples qui vont dans mon sens.
Ainsi j’ai un ami dont l’ex est revenue à lui une fois qu’elle a senti que la boite de négoce dudit copain était sur de bonnes voies. Bien sûr, vous allez me raconter l’histoire de cet acteur en devenir qui trime dur pour percer, qui est en couple avec une femme qui gagne très bien sa vie et  d’abord ils sont très heureux ensemble. Mais est-ce un constat de dire ça ou une envie de se rassurer sur les grands principes soi disant intangibles de la vie ? Seront-ils encore ensemble dans 10 ans ?

Du coup je pose la question…
Est-ce donc ou tout blanc ou tout noir,
Est ce que chacun a sa sensibilité et son rapport à l’argent ?
Est ce que j’ai été corrompu par le snobisme de mes parents ?
Est ce que je vis dans un monde où le fric m’a été montré comme un outil indispensable (l’argent fait pas le bonheur mais il y contribue) ? 

Moins que l’argent, c’est plus le fait qu’il y ait un juste équilibre dans le couple entre les efforts de l’un et de l’autre. Je ne serai absolument pas contre le fait d’être homme au foyer si ma compagne et moi on se rend compte que sa carrière a plus de perspectives que la mienne. Toute la question est celle de la confiance et de se dire qu’on sera encore ensemble dans 15 ans. Histoire de ne pas porter le poids d’une faute sur l’autre « j’ai ruiné ma carrière pour m’occuper de tes gosses » (parce que dans ces cas là, c’est bien connu, le fardeau appartient à l’autre).

Disons que je suis dubitatif. L’amour ce n’est pas uniquement trouver en l’autre quelques chose qui apaise, qui rend heureux(se) ou avoir une cohérence dans la vision de la vie.C’est uuuuuune question d’équilibre. Un exemple pour illustrer. La voisine de ma grand-mère vient de voir son fils se faire larguer par sa compagne alors que leur gamin a un an (instance de divorce). Il est à 1,6 K€/mois, dans la restauration. Elle bosse chez AXA à 5 K€ /mois. Cette situation existait déjà pendant les 2 années avant leur mariage il y a 1 an et demi. Y a-t-il eu une volonté chez eux de se voiler la face au départ ? Y ont-ils cru ? La nana est elle une pure cupide ? L’argent n’aurait rien à voir dans cette histoire ?

C’est un p’tit cordonnier qui a eu sa préférence…

Bien sur vous allez me dire que, bien souvent, le niveau de rémunération est fonction de sa capacité à comprendre comment fonctionne le monde. Je suis tout à fait d’accord et c’est pour ça que je
ne juge pas mon acteur de tout à l’heure ; je mets de coté tous les artistes, comédiens, peintres, sculpteurs, etc et leur sensibilité. On peut avoir un talent inné pour interpréter un rôle, pour
sublimer une vision et être incapable de comprendre les mic mac pour se médiatiser. Chez nos parents, nombreuses étaient les mères de famille à s’être arrêtées. Les maris travaillaient pour deux
pendant que Madame élevaient les gosses et tenaient la maison. Certes. Mais pour beaucoup au départ, elles bossaient et j’en vois plein qui ont repris le taf une fois le dernier gamin « casé » en
fac, en IUT ou en école. Sic. Mais ce qu’il faut noter c’est que le niveau d’exigence que demande tel ou tel emploi, et donc sa rémunération, peut-être un bon indice de la cohérence intellectuelle
entre deux personnes. Mais pas tout le temps…

Je vous pose donc la question pour savoir ce que vous en pensez. Pour ma part et quelque part pour répondre à Ella, le problème est différent. Lundi j’ai décidé de reprendre ma vie en mains.
Trouver mon rôle dans cette mascarade existentielle. Essayer de pouvoir être fier de moi. De renouer avec l’intransigeance que mes parents avaient érigée en règle. Ne plus me plaindre de ce qui ne va pas et se dire que les gens sont assez sensibles pour noter, le cas échéant, mes soucis.  Je n’ai pas de sous, je n’ai pas de job, à la rigueur dans 6 mois j’aurais ptete un CDD de 11 mois payé net seulement 1900€ [1] quand mes amis sont tous déjà à 3800, mais je vais me bouger le cul pour y arriver et progresser. Faire foin de cet article du Monde qui évoque le fait qu’un premier job conditionne la réussite d’une carrière. Le mot carrière me fait gerber de toute façon.  Tout ce que je veux pour l’instant, c’est qu’on me fasse confiance pour me donner un boulot. Et être assez persuasif pour faire croire aux nanas qui m’intéressent que je ne suis pas un looser et que dans 3 ans le pactole va arriver.

[1] Oui je sais, dire ça quand le Smic est à 1,3 K€, ca va inciter nombre de lecteurs à dire que je suis un connard. Mais j’ai connu suffisamment les p’tits boulots pour m’autoriser ça. Et si vous
n’êtes pas contents c’est pareil.

Le freestyling du vendredi

Nous sommes vendredi 10h49, je n’ai aucun article de prêt et pas envie d’organiser ma pensée autour d’un quelconque sujet. Et puis de quoi parler ? Encore des blagues de Ségolène Royal ? Cette fille est finalement aussi drôle qu’une Florence Foresti (quoi que je n’aime pas Florence Foresti, pour ma part. Allez-y insultez-moi) mais je ne vais pas m’appesantir sur son site, j’avais le même à 20 ans. Que j’avais fait moi-même, gratuitement.





Je pourrais faire un article sur tous ces peoples morts en ce moment, ça viendra sans doute plus tard, j’ai pas encore décidé. De toute façon, je dois des tas d’articles à d’autres gens, ils vont passer un peu en priorité pour le moment, j’ai pas envie de ne pas tenir mes engagements. Je vous le dirai quand ils seront postés ailleurs, des fois que ça vous intéresse. Mais bon, en ce moment, mon organisation ne ressemble à rien, je cours partout et hier soir, seule soirée peinarde de la semaine, j’ai dormi… Comme une grosse merde, je me suis effondrée à 20h30. Et pourtant ce matin, ça tirait encore. Bon, je sais bien que c’est la fin de l’été qui me fait ça et que je dois me remettre sérieusement au sport pour être en forme. Puis faudrait que je mange aussi, mon alimentation se limite au repas du midi en ce moment, comment vous voulez que je pète la forme, je dois avoir un apport calorique de 800 ka par jour max. Le corps humain, c’est comme une voiture, si tu mets pas du carburant dedans, ça roule pas.


Ceci étant, là, j’ai bu un café et je vais mieux, limite, je pourrais aller me faire une séance de sport de suite mais je n’ai pas mes affaires et je ne crois pas que le grand chef comprenne la notion de « bon, écoute, coco, là, j’ai la pêche, je vais faire du sport maintenant, je reviens plus tard, tu prends mes messages ? Merci ! ». D’abord, je n’appelle pas mon grand chef coco, je ne crois pas que ça lui plaise. Puis je suis censée être à mon poste de 9h30 à 13h et de 14h à 19h (minimum de chez minimum) donc le sport à 11h et quelques, il va pas tolérer. Puis j’ai du travail en plus. Tu vois (oui, je passe du vouvoiement général au tutoiement particulier, cet article nous rapproche, on fait comme si je me confiais à toi), là, c’est vendredi, je dois finir toutes mes tâches avant le week-end. J’ai bien avancé, il ne me reste plus grand-chose mais travailler en agence, c’est faire face à l’imprévu . Lundi, mon responsable, Guillaume (ouais encore un. Tu sais que sur Facebook, j’en ai 8 ? Dingue !) a dit « bon, elle va être calme cette semaine ». Quel petit comique ! Elle n’a pas été calme du tout la semaine. Ceci étant dit, quitte à sortir de mon lit aux petites heures du jour (le jour se lève plus tard, je me lève quasi à l’aube et bientôt, je me lèverai même avant l’aube, yeurk !), autant que ce ne soit pas pour faire de la figuration. Les journées où je n’ai rien à faire ou presque passent si lentement, je ne les aime pas beaucoup. Je préfère quand ça bouge, quand le téléphone sonne, quand mes cheveux sont tous décoiffés tellement je me suis agitée (à raison) dans tous les sens. Parce que les jours où je vois passer les minutes, je me dis que je serais mieux dans mon lit puis à faire des choses utiles comme mes courses, travailler sur mon blog, des tas de choses, des projets que j’ai…


A part ça ? Pas grand-chose ma foi. Je suis dans une période assez exaltée. J’ai des tas de gens à voir, des gens que je rencontre, des gens qui reviennent dans ma vie. Tiens, tu sais, demain, je vais boire un verre avec Victoire. Tu te souviens d’elle ? C’était une des toutes premières rédactrices de ce blog, une de mes premières amies sur Paris. On ne s’est pas vues depuis 2005 suite à des distances que j’avais mises pour des histoires pas très importantes. On ne s’est pas vues depuis octobre 2005 et là, on va boire un verre, l’air de rien. Comme si ces 4 ans sans se voir n’avaient pas existé. C’est marrant des fois comme le temps est subjectivement court alors qu’il est objectivement long. On en a fait du chemin toutes les deux en 4 ans, c’est toute ma vie à Paris, quasiment. A-t-elle changé ? Me trouvera-t-elle différente ? Sans doute. Il y a 4 ans, j’étais un peu le petit oisillon tombé loin de son nid qui découvrait la vie parisienne et toutes ses possibilités. Maintenant, je suis plus grande même si de nombreux terrains restent à découvrir. Tant mieux.


Allez, la bise à tous !

Le Gamin de ma Nana

Par Lucas

Bon OK,  j’avoue.
Il y a 15 jours je comptais vous faire une bafouille « moi je « . Un truc mâtiné de vérités faciles et ternes, de clichés putrides et stériles… Tout ça parce que le 3 août j’ai passé la barre fatidique : mon âge commence maintenant par un 3 ! Sur ce sujet, Enzo nous avait gratifié d’un article bien sympa que vous trouverez sur cette page, et j’ai senti  venir l’article doublon. Sauf que moi j’aurais mis plein de phrases à la con ! Et des tas de conseils de vieux schnock ! Ouui, des conseils de vieux con à l’attention des jeunes vingtenaires nécessairement niaiseux car jeunes. Strange paradox : pour les romains l’adolescence allait jusqu’à 30 ans et aujourd’hui j’ai l’impression qu’un gamin de 10 ans est plus mature que moi quand j’en avais 16… Bon allez passons ; je préfère évoquer un autre sujet.

Comme vous le savez, depuis septeumbeur twenty ho eight, je suis diplômé. Bien sûr je n’ai pas attendu le papelard pour chercher un taff mais sans succès. Depuis avril 2008, je virevolte toute la journée sur les sites d’emploi, de l’ANPE à Candremploi en passant par UK Job et même la Craig List…  De fait, une fois que les annonces ont été sélectionnées, les lettres personnalisées écrites, les mails envoyés, je vais hurler un grand coup sur mon balcon et, avant d’aller courir pour oublier tout ça, je vais me balader sur d’autres pages, notamment les sites dits de rencontre. Je vous ai déjà parlé de Adopte Un Mec. J’y ai fait quelques séjours de 3 semaines, de ci de là, blasé à chaque fois par la médiocrité fulgurante des nanas (c’est bien simple : les plus mieux étaient happées/submergées par les mecs qui avaient un abonnement ou alors elles quittaient le site au bout de 3 jours ou bien c’était moi qui n’était pas à la hauteur,  hypeeeeeeer vexant…) Bref, l’épisode Adopte passé, un beau jour de juillet, sur FB, j’ai cliqué comme un benêt sur une pub pour AW qui proposait un mois gratuit histoire qu’on devienne accroc (et qu’un bot nous interpelle juste avant la fin de la période d’essai histoire qu’on prenne un abonnement…) D’ailleurs cette bande de nases fait comme Facebook : lorsque tu te désinscris, ton compte reste quand même et il faut envoyer une requête par mail pour que son profil soit viré. Ya vraiment des coups de pied au cul qui se perdent. Surtout quand on te prend pour un abruti en te faisant croire que ton profil doit être validé par les membres pour que tu sois accepté par la commiounity.

Bref…
Je râle, je râle,
Toujours est-il que j’ai rencontré un soir une nana IRL.
Petit diner sympa, on discute, ca colle bien, on rigole et les anges passent. De fait, on sort du resto, elle regarde sa montre et elle me propose de passer chez elle.
On vous l’a déjà fait le coup du dernier verre ??
Je précise qu’on avait parlé de plein de choses, elle m’avait posé des questions, j’en avais eues moi aussi. Je la savais divorcée ou séparée après une longue relation. J’aurais ptete dû aller plus loin…
On arrive à son étage, elle ouvre son verrou d’un coup sec, la porte s’ouvre en grand et là…

Un p’tit bou’d’chou de 4-5 ans galope vers nous avec sa baby sitter blasée « Rosalyn represent ». Arrêt net en voyant le Louka et là ça fuse, cinglant :
 « Téki !? »
Temps de réflexion : 1 seconde (et je vous promet : ca parait super long dans ces cas là une seconde)
Je me suis mis sur les genoux, gros sourire : « Salut moi c’est Lucas ! Chuis un copain de ta maman (regard vers la maman, un peu inquiète et qui s’attend au pire). Comment tu t’appelles ?
Oscar…Pfff, chuis trop jaloux, j’ai toujours rêvé d’m’appeler comme ça…. Et ton nounours ? Il a l’air trop sympa ! Mais non j’vais pas t’le piquer… »
En 5 minutes j’avais Oscar de mon coté (j’ai fait un DESS Management des Gnomes).
Encore dix minutes de jeux et il était couché (j’ai eu mention assez bien). Une demi-heure et il dormait.
En refermant la porte, sa maman m’a regardé avec un joli sourire. Et puis elle est venue me faire un bisou. Et puis…
Rideau.

Bon, dites-moi, ya combien de mères célibataires sur Paname ?
Ouep, de celles qui doivent tout assumer.
Le gamin à emmener à la crèche, puis quelques années plus tard à l’école, le boulot toute la journée, le gamin à récupérer à l’étude à 6h00, les courses à Monoprix, les lessives, l’éducation, la garde partagée, les vacances, prendre du temps pour soi et être là pour son gosse, bosser assez pour elle et son gamin mais être suffisamment là pour lui…

Le Monde et des magazines dans le genre nouvel obs (sans majuscule parce que ce torchon m’agace) avaient surfé il y a quelques années sur les familles recomposées, style un papa, une maman, la quarantaine et 2 gosses chacun : deux monoparents dans leurs vies qui se rencontrent un beau jour (ou peut-être une nuiiiiiiiiiit) et ensuite tout le monde vit ensemble. Céboooooooooo.

Mais là c’est pas pareil.
C’est notre génération.
D’un coté il y a un célibataire, de l’autre une jeune maman.
Pourquoi Sabrina ne m’avait rien dit au resto ?
Le gamin est-il un repoussoir aux yeux des mecs ?
Avait-elle peur de ma réaction ?
Elle a éludé quand je lui ai posé les questions…
Bon perso, je n’aurais JAMAIS présenté un coup d’un soir à mon gamin. Chais pas s’qu’il lui a pris (mais je suis peut-être un peu old school. Si un gamin est habitué à voir sa mère virevolter de mecs en mecs, faut-il y voir la déréliction de la société et doit-on conclure qu’il va reproduire le schéma ? )

J’ai l’impression que pour notre génération ca va devenir commun les couples avec enfant d’un premier mariage. La sœur d’un ami vit avec un kiné qui est papa depuis longtemps, il est des Vingtenaires qui pourront nous en dire autant, mon ex-coloc file le parfait amour avec un trentenaire papa d’un gamin de 5 ans… et cætera.
Est-ce propre à notre génération ?
Les mœurs ont évoluées, certes. Mais je pense quand même qu’il y a un problème. au delà du rapport enfant/parent.

Faire un gamin c’est quand même une responsabilité (« j’ai pas d’mandé à naître »)
J’ai jamais connu mon père et j’ai été élevé par une mère célibataire : je ne m’en tire pas plus mal.
Je pense que si le divorce a lieu avant deux trois ans c’est encore jouable pour l’évolution de l’enfant (je n’y connais rien, je suppute)
Mais le gamin qui voit son père quitter le foyer, puis qui va chez papa seulement un week end sur deux, comment fait-il ?
Ca me rappelle une triste VDM où un père divorcé recevait chez lui son fils qui pleurait et réclamait de rentrer chez maman…

Le fait de constater cette réalité, avec tous ces couples autour de moi, plus ou moins « installés, ca me rend encore plus circonspect sur le mariage. Je reste perplexe quand je vois des jeunes diplômés de mon école de commerce se marier à 23 ans sans même avoir vécu un an ensemble. Pire, je suis rassuré que ma sœurette ne se marie que dans un an, après avoir vécu 12 mois avec son namoureux. D’un autre coté, une copine de lycée  a passé quelques années avec son mec avant de se marier et en moins de 2 ans ils avaient divorcé…
La vérité est ailleurs ?
Une très bonne amie qui vit en couple depuis un an, nous a dit que son projet avec son mec c’était, avant tout, d’avoir un bébé, avant même de se marier.
Je trouve ça génial.
Beaucoup plus que le lien marital, je suis persuadé que ce qui contribue à l’unité d’un couple c’est d’avoir un enfant. D’abord parce qu’on est plus enclin à faire des efforts pour supporter les emmerdes de son conjoint car le divorce aura des répercussions sur les gosses… Ensuite parce que l’enfant permet de compenser les travers de l’autre, d’avoir un allié dans la place.
Le problème c’est que beaucoup de jeunes mariés qui ne trouvent plus en l’autre le « truc » initial pensent que le gamin va venir comme un pansement. Sur des plaies ouvertes… Attention, ça va brûler chérie… Faire un gamin pour résoudre leur problème…. Pfffff.

Et pour revenir à Sabrina, ca n’a pas duré longtemps. 15 jours tout au plus.
Je repense souvent à elle et à Oscar.
A Oscar surtout.
Comment juge-t-il tous les « amis » fugaces de sa maman ? J’avoue que je ne l’ai pas du tout pris en compte quand j’ai mis fin à cette relation. J’ai fait un passage éclair dans leur vie. En fait, je pense que le problème de la responsabilité se pose de facto quand un mec devient plus ou moins officiel ; « le nouvel amoureux de maman ». Pour ce qui est de donner des conseils et être cool, ça va. Mais comment trouver une légitimité pour engueuler le gamin et jouer un rôle de père quand il fait des conneries ? Comment éviter le « t’as pas à me dire ça, t’es pas mon père ! » ? Quand je vois que, d’ores et déjà, dans la rue, je me retiens de mettre des tartes aux sales gosses…

 C’est donc avec un p’tit sourire triste que je pense à Sabrina. Elle veut trouver quelqu’un qui la comprenne et qui accepte Oscar aussi. Je me dis que, si ça se trouve, ce soir, au fond de son lit un matcho s’endort, qui ne l’aimera pas plus loin que l’aurore…