C’est pas grave si tu chopes le sida, y a la trithérapie

Ce week-end, j’ai un peu regardé la télé, retardant tant que faire se peut l’heure de sortir aspirateur et serpillère. D’ailleurs, la vie s’est vengée et j’ai renversé le seau d’eau. Mais je ne suis pas ici pour vous conter mes fascinantes péripéties domestiques, je veux vous parler d’un spot vu ce week-end qui m’a violemment donné envie de hurler : le nouveau spot nous encourageant à nous dépister.

Oui, faire un test HIV n’est pas un mal (ça fait 6 mois que je dois en faire un, serait peut-être temps que je me bouge les fesses), ce n’est pas là le problème. Durant les quelques instants de ce spot, on voit une magnifique apologie de la trithérapie, le tout sur fond de dessins très naïfs. Pardon mais ce que je comprends : « le SIDA, c’est vilain mais grâce aux p’tites pilules des docteurs crougnougnous, c’est pas grave, tu pourras vivre normalement, ouééééé !” Heu… Comment dire…

De 1, la trithérapie ne guérit pas du SIDA, ça permet de retarder les effets du virus. Mais 100% des gens sous trithérapie ne survivent pas.

De 2, même si tu es sous trithérapie, tu peux refiler le SIDA donc faudrait pas trop banaliser le truc. Les capotes, c’est encore et toujours le meilleur rempart contre le SIDA puis tu peux mettre un peu de fun dans ta vie sexuelle “hé, t’as vu, ma bite elle brille dans le noir!”. Même que si y a deux hommes impliqués dans l’histoire, ils peuvent jouer à Starwars avec leur pénis lumineux. Je ne juge pas, chacun fait ce qu’il veut dans sa vie sexuelle.

De 3, la trithérapie, c’est violent. Il est vrai que les médocs à prendre sont moins nombreux et les effets secondaires un peu moins désagréables que par le passé mais ça reste une chaîne à votre cheville, vous devez prendre 4 pilules par jour et forcément, toute médication entraîne des effets secondaires peu sympas du genre grosse fatigue ou occupation
prolongée des toilettes pour cause de vidange sauvage. Ok, il est vrai qu’une fatigue et une diarrhée, c’est toujours mieux que de mourir mais ce que je souhaite souligner ici, c’est que ce n’est pas du tout anodin contrairement à ce que nous laisse sous-entendre ce spot.

En fait, j’ai été atterrée en découvrant ce petit dessin animé tout gentillet qui fait passer le SIDA pour un pépin plus que pour une maladie grave, ce qu’il est pourtant. J’ai envie de croire que dans quelques années, ce ne sera plus qu’un pépin, une maladie à la thérapie pas super agréable mais on en survit et, surtout, on en guérit. Tant que ce n’est pas le cas, minimiser à ce point la maladie est à la limite du criminel. Je suis tout à fait pour une communication pour le dépistage, c’est carrément une nécessité quand on sait que 50 000 personnes infectées en France ne le sauraient même pas. Sauf que jusqu’à preuve du contraire, le SIDA on en meurt encore aujourd’hui. Oui la trithérapie, c’est un peu comme la chimio et citons notre ami Desproges : “Sans les progrès fantastiques de la science, combien pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans”. Tu remplaces cancer par sida et ça marche presque (oui bon ok, tant que tu n’es “que” séropositif et pas sidaïque, tu peux vivre longtemps, okayyyy!). Nier à ce point la gravité de la maladie me fout vraiment mais alors vraiment en rogne. Et après, on s’étonne que les gens ne mettent plus de capote. Elle est loin l’époque du préservatif à 1 franc, des “sortez couverts” et des obélisques recouverts d’une capote géante.

Ca aurait été une bonne nouvelle si le SIDA avait enfin un traitement (je vais même pas parler des autres MST, la capote EST votre amie). Mais non.

Faites-moi penser que je dois reparler de cette histoire de capote.

Je suis sexuée, t’as vu ?

Il est certaines choses qui, avec l’âge, nous amuse ou nous navre un peu. J’ai 30 ans, encore toute la vie devant moi, tant de choses à vivre. Pourtant, je commence à avoir de la bouteille et observer chez mes congénères des comportements que j’ai pu avoir dans le passé. Et là, telle une vieille conne, je secoue la tête en soupirant : tu crois que je ne comprends pas ton petit manège ?

nadine-morano.jpg

La vingtaine est souvent la décennie des expériences, de la découverte, on vit les yeux grands ouverts. Tel un enfant dans un magasin de jouets, on veut tout toucher, tout tester, tout sentir… Ok, ça démarre à l’adolescence mais là, c’est pas pareil, on est adultes, on est matures. Relativement certes mais chaque âge a l’immaturité du suivant. Ça veut rien dire, ma phrase précédente mais passons. Donc la vingtaine est un mélange d’adolescence et d’âge adulte où l’on se sent en droit de tout tester mais, surtout, il faut que ça se sache. Poussez-vous, laissez place aux woo vingtenaires ! (en référence aux woo girls).

robin-and-the-woo-girls.jpg

Twitter est un outil fascinant, je l’ai déjà dit. Ce qui m’interpelle, c’est le contenu que l’on y met, cette réclame permanente sur notre nous. Comme les status Facebook mais là, c’est en 140 caractères. Du slogan. On ne peut pas tout y dire, faut être concis et pertinent. On se construit un personnage en briques de 140 caractères. Si je lis ma propre timeline, c’est un mélange dense de râleries (beaucoup, surtout le matin quand j’attends le transilien qui ne vient pas), de photos de mon quotidien (fallait pas inventer les smartphones), de moments de vie, de tentatives de phrases percutantes que je rêverais dans la droite ligne d’un Desproges (mais certaines font beaucoup
plus Ruquier), de RT des liens ou sentences geniales des autres. Beaucoup de choses n’y apparaissent pas, notamment ma vie sexuelle. Parce que force est de constater que passer pour une petite dépravée aux yeux de mes followers ne m’intéresse juste pas. Le seul dont l’avis m’intéresse sur la question me pratique suffisamment dans le privé pour se faire son propre avis sur la question.
Geluck-ruquier.jpg

 

Parce que le woo vingtenaire sexe. Il fait la fête aussi et veut que ça se sache mais surtout, il est sexué. Et il revendique sa liberté de fesses. Moi je veux bien sauf que quand la timeline tourne en boucle sur un « je suis libéré(e), je vais même te twitter de la photo de nichon », ça finit par interroger. Ca interroge d’autant plus que j’ai pu avoir ce comportement aux prémices de ce blog et que si j’avais eu Twitter à l’époque, je sais que j’en aurais fait autant donc la suite est à lire avec une moquerie tendre, un « moi aussi, j’en suis passée par là » de connasse. Mais trève de pommade, attaquons le vif du sujet.
femme-liberee.jpg

 

Comme le disait Epicure « pour vivre heureux, vivons cachés ». En prenant de l’âge, j’ai un peu compris le principe et je l’applique tant que faire se peut. Pourquoi ? Parce que raconter à une foule d’anonyme mes frasques n’a rien à voir avec les confidences entre amis, la narration d’expériences bête et méchante. Ce qui est rendu public ne l’est jamais par hasard. Depuis que j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog, j’ai vécu des choses. Beaucoup. Des qui auraient fait des articles délicieusement subversifs, des « non mais t’as vu comme je suis trop wild ». Mais je n’en ai pas écrit une ligne. Parce que je n’ai pas eu besoin d’en parler. Pas par honte ou par pudeur, non, juste que je n’en ai vu ni l’intérêt ni la nécessité. Même les choses importantes de ma vie privée, je les ai relativement tues. Les lecteurs attentifs auront noté que mon relatif silence sur ce blog devait être lié à ma vie amoureuse et ils n’ont pas tout à fait tort. Pas que mais un peu quand même. Parce qu’entre passer une soirée à écrire un article (bon, ok, je l’écris pas en une soirée mon article, à peine 30 mn voire moins si je suis sérieuse) et la passer dans les bras de mon amoureux, je ne me pose même pas la question. Mes considérations publiques sur la vie peuvent attendre, les câlins non. Parallèlement à ça, je lis les twitts estampillés de façon limite revendicative « NSFW » (No Safe For Work, twitt de cul) et, comme qui dirait, je « lole ».

nsfw-mode.jpg

Déjà, twitter une photo pseudo artistique (en noir et blanc) de nibards ou de sexes érigés ou écartés (selon si l’on parle d’homme ou de femme) n’a jamais fait de personne une bête de cul. Prime spéciale aux nanas qui font ça genre « huhu, je mets des photos de nichons sur Twitter (pas les siens, j’entends), je kiffe Angelina Jolie, je suis bisexuelle! ». Ma chérie, je vois hebdomadairement des seins et des chattes IRL donc si toi, tu te dis bi, à la même échelle, je suis super lesbienne… Oui bon, ok, il est vrai que je les vois dans le cadre  d’un vestiaire et qu’il s’agit pour la plupart de mes copines et que c’est pas excitant trente secondes mais les photos pseudo léchées de scènes lesbiennes qui me font penser aux posters d’hommes torse nus portant des bébés de mon adolescence, ça m’excite pas des masses non plus. Parce que ça fait niais. Et puis, il y a la redondance : « moi, je suis libre sexuellement ». Ok. Tu veux nous en parler ? Ah merde, oui. Nous avons droit à, en moyenne, 2 à 5 twitts par jour sur le sujet nous racontant la vie ou les fantasmes sexuels de la personne. La question est : « pourquoi ? ». C’est un peu comme si je me sentais obligée de twitter plusieurs fois par jour « je suis hors norme, j’ai 30 ans, je veux pas d’enfants et je t’emmerde ». Ou un « je refuse le diktat des talons, ça fait mal aux pieds ». Oui, c’est aussi une revendication contre les diktats de la société qui voudraient qu’une femme féminine soit talonnée. Je le dis une fois, ok, super ta vie. 3 fois, heu… ouais, super ta vie. Au bout de la 5e, la question coule d’elle-même : j’ai pas compris, tu cherches à convaincre qui ? Si tu étais si sûre de tes choix et de ta sexualité, tu nous inonderais pas avec, il me semble.

megaphone_790786i.jpg

Je dis ça parce que je sais. J’ai eu une  période wild cul, moi aussi. Et je trouvais ça trop cool de prouver à la terre entière que ouééééé, je suis libérée, je dis fuck à la société qui veut faire de moi une femme soumise à un homme. Au singulier. Je suis liiiiibre, j’ai des plans culs et même que je trouve Angelina Jolie baisable, ouéééé ! Bon, avec le recul, la Angelina, je trouve qu’elle commence à faire peur. Je sais pas si vous avez vu la bande-annonce de The tourist mais y a un truc qui cloche, peut-être trop, mais alors beaucoup trop, de maquillage. Peu importe. Sauf qu’aligner les amants et les déclarations sur le sex appeal d’Angelina Jolie (ou tout autre femme célèbre, on s’en fout) fait-il de moi une personne libérée des carcans de la société ? Pourquoi un tel ton revendicatif sur ce qu’il se passe dans mon pieu ? C’est pas un peu le cas classique de quitter un conformisme pour se vautrer dans un autre ? Du genre « ahah, je rejette totalement la société bourgeoise et son principe de fidélité et sexualité sale et du coup, je me sens limite obligée de le dire tout le
temps pour obéir au conformisme inverse ». Youhou…

angelique-sultan.JPG

Apprends de la sage que je suis (et sache que dans quelques années, je m’auto-foutrai de ma gueule car à 40 ans, je me dirai que j’étais drôlement cruche à 30), mon enfant. La vraie liberté, c’est d’agir sans se justifier, sans revendiquer quoi que ce soit. La liberté de cul n’est intéressante que si elle est vécue dans la sérénité, dans la non obligation de quoi que ce soit. Tu vois, mon tout petit (je kiffe les tons maternalistes), aujourd’hui, je ne me sens obligée de rien. Si j’ai pas envie de cumuler les amants, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher parce que ma libido hiberne, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher avec une femme  juste pour scorer et me la jouer bi, je le fais pas. Si ça doit arriver, ça arrivera et si ça arrive, je vais pas non plus le crier sur tous les toits parce que, hé, on s’en fout ! Parce que la question, la vraie, derrière tout ça est « mais pourquoi tu couches ? » Ou plutôt pour qui. Si tu te rends compte qu’à un moment, tu fais les choses pour nourrir ton personnage, je pense qu’un petit retour en arrière s’impose. La vie est trop courte pour s’imposer un modèle quel qu’il soit. Laisse-toi porter, tu verras bien ce qu’il se passe. Et merci de nous épargner le compte-rendu détaillé.

Facebook, c’est le diable !

Depuis 2007, je suis sur Facebook. Ouais, tu vois, j’ai toujours été une pionnière des médias sociaux. Au début, j’avais deux contacts et demi dessus et depuis, le réseau s’est développé, j’ai dessus un joli catalogue d’exs et d’actuels, histoire de me souvenir mais également de possibles futurs. Et mes amis et ma famille, aussi. Sauf que parfois, les futurs, ils deviennent vite de vagues souvenirs.

facebook.gif

Exemple concret : Luc. J’ai croisé Luc dans le cadre du travail, il était mon contact technique sur une opération. On se voit dans une soirée et je me dis que miam, les petits bruns mal rasés au regard malicieux et au grand sourire, c’est pile poil mon style. Avant de nous quitter, je glisse un « j’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser pour cette opé ! ». Hélas, le destin s’en mêle. Un mois plus tard, je l’appelle pour lui demander quelque chose rapport au travail (bon, ok, entre temps, je l’avais légèrement zappé) et là coup de tonnerre : « hé mais non, je bosse plus pour eux, mon contrat en alternance avec la fac s’est terminé ». Un truc du genre. Alors déjà, question 1 : mais il a quel âge lui ? La mort dans l’âme ou presque, je me décide de le rajouter sur Facebook, ne sait-on jamais.

add-to-friends.png

Sauf que là, je tombe de haut, un peu. Puisqu’il accepte mon amitié, je zieute un peu sa page et force est de constater que c’est un peu l’archétype du beauf bière-foot-pastis. Ce que je déteste. Ok, il est vrai que Facebook est un miroir grossissant, que je peux moi-même passer pour la pire pintade du monde ou une MILF vu que ma photo de profil, c’est moi bébé mais on pourrait penser que c’est mon enfant (ahahah !). Et encore, j’ai quitté la plupart des groupes que j’avais rejoint au début où je clamais avoir eu des rapports sexuels
avec plus d’un de mes amis Facebook. Un autre m’a fait le même coup déceptif : je l’avais croisé en soirée, l’avait trouvé bien séduisant dans le genre brun, mal rasé, un peu dandy… Après avoir découvert par hasard de qui il s’agissait, je l’ai rajouté sur Facebook et là, oh mon Dieu ! Dans le genre « je me pense aussi drôle que Desproges alors qu’en fait ma vie est atrocement vide et que je déguise ma frustration et mon aigreur sous une provocation souvent mal venue et certainement pas drôle ni subversive », il se pose, là. Du coup, il est passé de la case « fantasme » à la case « pauvre type ».

le.boulet.jpg 

Et voilà, Facebook casse tous mes rêves, tous mes fantasmes avant même d’avoir pu espérer quoi que ce soit. Où est le rêve ? Déjà qu’une fois sur deux, on a droit à un « in a relationship ». Oui, je suis snob, j’ai gardé mon Facebook en anglais. Le pire que j’ai eu fut « in a relationship ». Là, je me dis : rah merde mais bon, on ne sait jamais, son couple va peut-être mal, c’est peut-être une relation libre, il est peut-être infidèle et là, je lis en dessous « interested in : men ». Oh… Ah oui, là, c’est comme qui dirait mort de chez mort.

couple-gay.jpg

Quand je vous dis que Facebook, c’est le mal ! D’ailleurs, dans une chronique Closer à venir, j’explique que ça casse aussi l’image idyllique que nous pouvions avoir de nos exs. 

Ah, si j’avais un avion j’y mettrais mes cartons et je leur souhaiterais bon voyage.

Par Bastien

Récemment un article de Nina sur les miss humiliées qui retournent vers le Jules cogneur tous les quatre matins prônant, voire réclamant le pardon (un petit lien vers l’article en question) m’a fait réagir au point d’en écrire un article. Pourquoi sommes nous si souvent réticent a l’idée de tout recommencer, remettre les pendules à zéro et partir à pétaouchnoque pour se refaire une santé.

Les raisons de partir ne manquent pas, un boulot de merde, une situation familiale déplorable, une absence de lien social, un malaise plus quelconque, un événement
ponctuel comme le décès d’un proche, la fin d’une relation… Nous pensons tous plus ou moins souvent à tout plaquer pour aller voir ailleurs si on y est. Mais pourquoi ce doux rêve se concrétise si rarement ?

Tout d’abord il est possible dans certains cas de s’auto persuader de certaines choses. L’amour est le macro exemple. Par essence on ne peut pas aimer quelqu’un qui nous apporte rien, si le type vous dénigre, vous humilie voire vous tape, sans aucun réel bon côté l’amour ne peut pas exister. L’illusion de l’amour par contre quant à elle peut tout à fait être là. Quand on entend le discours habituel « non mais il a un bon fond » ou « c’est juste une mauvaise passe » on peut être sûr que les dames cherchent plus à s’en convaincre elles-mêmes qu’à convaincre leur interlocuteur. Mais pourquoi s’auto persuader de choses que l’on sait au fond de soi, plus ou moins profondément, fausses.

D’après moi, et je n’engage que moi dans ce raisonnement, la peur de l’inconnu est la charnière de ce problème. Si Raymond vous cogne, ne mange pas la bouffe que
vous faites et vous insulte a la première occasion au moins il est là tous les jours et il ramène un peu de thune, sans oublier le toit qui va avec. Partir serait risquer donc de perdre ces choses. D’ailleurs au passage c’est sûrement de la que vient l’auto persuasion de l’amour, je reste pour le confort matériel mais vu que ça n’est pas génial de ne rester que pour cela je me dit qu’il y a forcement autre chose. La question est donc de savoir s’il y a plus a gagner ou à perdre en partant. Et avant le départ comment avoir sa réponse ? Et même si les risques que le deal soit au final négatif est très faible il est tout de même présent et donc crée cette peur de l’inconnu.

Il existe aussi d’autres raisons qui peuvent nous pousser à rester. Pour continuer sur la ménagère les enfants sont un facteur important. Pour connaître ça au sein
même de ma famille certaines miss se disent « des que le petit dernier a fini ses études je file ! ». Mais dans ce cas précis le petit dernier en question est mon cousin de 18 ans. Il reste encore quelques années. Existe t-il une alternative ? Le problème financier est réel et il ne faut pas l’occulter. Je n’ai pas de réponse générale a cette question, il existe forcement une solution par problème mais elles sont parfois dures à trouver. Obliger l’enfant à travailler, demander une pension au juge pour les études… Encore une fois sachant que la balance risque de tomber vers le
moins on préfère ne pas s’y risquer.

Mais cela ne concerne pas que la ménagère. Je me suis souvent demandé pourquoi un type qui se suicide n’a pas préféré à cette solution un aller simple pour
Ouagadougou ou Sao Paulo. Quitte à tout plaquer pour de bon autant retenter sa chance, on a tout à gagner. Si le type est poursuivi par des démons intérieurs (« mon Dieu, je l’ai tué, qu’est ce que je vais devenir.. » ou « Non, tais toi, tu n’es que dans ma tête, tu n’existes pas sale monstre !! ») là encore ça se comprend, mais le gars surendetté qui a épousé le mauvais lot et dont les amis se foutent, lui pourquoi il plaque pas tout histoire d’aller se faire frire des grillons au Botswana ? Là je ne pense pas que ce soit la peur de l’inconnu car on ne peut dire que l’on connaisse la mort comme sa poche. La seule raison rationnelle que je puisse trouver est que les types ne pensent pas à cette alternative, ou se disent que changer de vie ça n’est pas si simple. Etrange ceci dit.

Et même sans être toujours dans l’extrême, si vous n’avez plus rien de bon à faire là où vous êtes pourquoi ne pas bouger ne serait ce que de quelques centaines de
kilomètres, à l’autre bout de la France histoire de rencontrer de nouvelles têtes, une nouvelle vie, un nouveau job…

Pour finir je citerai Desproges « Si partir c’est mourir un peu, dans certains cas rester c’est se pousser au suicide. »