Du sexe avec une célébrité : un fantasme à réaliser ?

L’autre jour, j’ai écrit un article dans lequel je parlais de « Sagamore », en référence à Sagamore Stévenin. Oui, c’est pas parce que j’ai pas de moitié en vrai que je ne peux pas parler amour ou autre. Mon fiancé virtuel, avant, c’était Brad mais comme j’ai eu un vrai copain pas virtuel du tout depuis, le nouveau, c’est Sagamore parce que je fais pas dans le réchauffé. Bref, voyant cela, une lectrice me proposa gentiment de me filer les coordonnées de ce monsieur mais je refuse, ne sachant qu’en faire. Car après tout, autant c’est rigolo de fantasmer
sur une célébrité, autant le concrétiser, non.

Bon, imaginons, imaginons. Nina est seule dans son lit, elle imagine de belles histoires de princes charmants et de princesses. Dans le rôle de la princesse, moi, forcément. Dans le rôle du prince… Bon, comme je n’ai aucun plan M pour le moment, prenons un choupinou célèbre, ça fera l’affaire. Donc au hasard, notre ami Sagamore. Voilà un prince doux, prévenant aux attributs royaux conséquents. Oui, comment vous croyez, vous, que prince et princesse « eurent beaucoup d’enfants », par insémination artificielle ? Bon, bref, vous saisissez
l’idée. Bon, comme j’ai beaucoup d’imagination et que j’ai du mal à m’endormir, j’ai le temps de fantasmer, avec plein de scénarii différents et tout.

Un jour, voilà que je me promène dans la rue. « Lalalalala ». Soudain, qui vois-je ? Sagamore himself ! Bon, cette scène est totalement fictive puisque je pourrais croiser mon père dans la rue que je ne percuterais même pas. Mais bon, on continue ! Donc, je croise M. Sagamore et lui, il me remarque aussi, il me propose de boire un verre. Bon, on discute, blabla, puis il me propose un dernier verre chez lui. Bon, comme j’ai plus 15 ans, j’ai pas la naïveté de croire qu’un mec m’invite à un dernier verre juste pour me parler de la pensée philosophie de Kierkegaard. Donc, toute émoustillée, j’accepte. Oui parce que quitte à être dans la supposition, il est acquis que pour l’occasion, je serai épilée, j’aurai mes plus beaux dessous et j’aurai même pas mes règles.

Bref, lui et moi, moi et lui sur un canapé à quand même boire ce dernier verre et ce qui devait arriver arriva, nous nous embrassâmes passionnément avant de finir en brouette. Bon alors, déjà, vous aurez noté que jusqu’à la brouette, M. a un comportement irréprochable. C’est déjà de l’ordre du fantasme. M. étant un peu connu, il pourrait me croiser dans la rue et faire : « hé poulette, ça te dirait de baiser avec une célébrité ? ». Heu… Ben non, là, j’ai pas le temps, j’ai ma casserole de lait en double file ! Bon et même s’il est gentleman, il pourrait être très mauvais amant ou me sortir un « alors, ça te fait quoi d’avoir couché avec une star ?» à peine a-t-il fini de jouir. Heu… Ah, il faut que j’y aille, mon
chat a l’appendicite, là. Bref, entre la réalité, pas toujours glamour, et le fantasme, toujours délicatement sensuel, il peut y avoir une sacrée différence. Non parce qu’on sait jamais, Sagamore, il peut être goujat, SM hard, podophile (non, y a pas de fautes, c’est un amateur des pieds !), petite bistouquette, bande mou, éjaculateur précoce…

Bref le mythe serait brisé. Tu vas me dire, et alors ? Au moins, le fantasme sera réalisé. Ouais mais finalement, j’aurais préféré que ça reste un fantasme car même si la liste de mes fantasmes sur des célébrités sont longues, ça fait chier quoi. En plus, j’ai rien d’une midinette et côté « fan qui couche avec sa star » (à dire avec une voix de pétasse), ça me fait pas triper, il faut être honnête. Déjà quand j’ai reçu le mail de la demoiselle, je me suis demandée ce que je pourrais en faire. Fureter dans son quartier en espérant le croiser ? Je le fais plus depuis mes 16 ans. Et puis j’ai pas le temps. Et puis avec le bol que j’ai, il habitera forcément à l’autre bout de Paris. L’appeler alors ? Ah, j’imagine ça d’ici :

« Allo Sagamore ?
– Heu… Oui, c’est qui ?

– Je m’appelle Nina et j’ai 26 ans et je te trouve trop trop beau.

– Merci. Et ?
– Ca te dirait qu’on aille boire un verre un de ses 4 ?

– Ah…euh…Je peux pas, je dois m’épiler les genoux. Et puis je suis marié et en plus, je suis podophile. »

Toutes mes répliques sont à dire avec ma voix de pétasse option suraiguë hystérique. Bref, ça pourrait être très rigolo mais la dernière fois que j’ai appelé un mec pour lui déclarer ma flamme (j’avais 16 ans), je me suis pris un vent donc curieusement, la drague téléphonique, je le sens plus trop.

Et puis d’abord, si mon destin est de me taper un jour Sagamore, c’est que nous nous serons trouvés par hasard et pas parce que j’ai joué ma fan hystérique et collante parce que, ça, curieusement, je sens que ça lui plaira pas.

Nous fantasmons tous sur des célébrités, c’est normal. Mais je suis pas la seule à trouver Sagamore (ou Brad ou d’autres) choupinou donc c’est plus marrant de se faire ses films que de tenter quoi que ce soit. Parce que Sagamore, il doit en avoir marre des nanas qui le désirent corps et âme, qui lui écrivent de longues lettres avec des cœurs sur les i et puis tout ça.


Non, c’est définitif : Sagamore, si tu me veux, c’est à toi de te bouger !

 

PS : Sagamore, si tu me lis, sache que je ne pense pas que tu sois équipé petite bistouquette impuissante. Sache cependant aussi que je suis comme St Thomas, je ne crois que
ce que je vois…

Keep off wall

Par Gauthier

Bon ça fait un petit moment que je ne me suis pas épanché sur vos épaules. Alors comme la blogo-thérapie a remplacé la psychothérapie, on va m’analyser un peu… Il y a quelque temps, j’ai fait la plus grosse connerie de ma vie (non je ne parle pas du fait de coucher avec un séropositif, j’ai fait pire, sisisisi j’en suis capable). Pour celles et ceux qui lisent mon blog, j’en ai parlé là.

Pour les autres, petit cours de rattrapage. Flashback, nous voilà en 2001.

Gauthier est à l’université depuis deux ans, c’est le printemps, il vient de décider de mettre un terme à son analyse. L’analyse, c’est quelque chose de merveilleux, de confortable, mais bon quand la psy vous raconte ses problèmes de famille, c’est qu’il est temps de voler par vos propres ailes ! Je suis rassuré sur mon orientation sexuelle, sur ma normalité, sur mes envies, sur mes besoins, je peux donc me plonger à corps perdu dans cette grande aventure qu’est la vie.
 

Je me souviendrais toujours de cette phrase que j’ai eue lors de mon dernier rendez-vous d’analyse « Tout va bien pour moi, il ne me manque plus qu’un homme à aimer ! ». J’aurais mieux fait de m’arracher un bras… 27 mars 2001, minuit passé, le téléphone sonne, je sors d’un spectacle au Zénith :

– Salut Gauthier, je vais chercher un mec pour aller boire un verre, tu viens?

– Dis donc toi, t’es pas maqué et fidèle ? Tu te fous de moi ? Fais demi-tour de suite, sinon je t’étripe ! (j’avais passé le week-end à l’écouter me parler de son merveilleux, son sublimissime mec dont il était éperdument amoureux, et il s’apprêtait à le tromper ? En me prenant pour couverture ? Mais ça va pas non ?)

– Allez, viens avec moi, comme ça je serai sage…

– Non, je rentre me coucher et toi aussi !

– Putain, je le vois, il est trop trop trop beau, viens de suite, c’est un ordre !

– Mais… (et il me raccroche au nez)

 

J’avais 19 ans, je croyais encore au principe de fidélité et d’amitié, je décide donc d’aller jouer les chaperons alors que je n’avais pas dormi plus de 4h dans la semaine. J’arrive dans notre bar, et je le vois. Nom de dieu… Mais il avait raison, il est trop beau ! En disant bonjour à mon pote, je lui annonce qu’il n’a pas de soucis à se faire, je repars avec le beau gosse, et lui il se masturbera en pensant à nos ébats, comme ça pas d’infidélité (je suis sympa comme pote, non ?).

 

Je fais connaissance avec le bellâtre, il se fait draguer par tous les mecs présents, je suis on ne peut plus pressant pour marquer mon territoire. Là je me souviendrais toujours de ce que m’a dit mon pote en le regardant :

– Ok là il est parfait, mais c’est le genre de mec, à 22/23 ans, qui aura du bide 
– Mais je m’en fou complètement de sa gueule dans 4 ans, je l’encule ce soir, et on en parle plus !

Mais on fond de moi ça ne se passait pas aussi bien. Il me sourit, je suis aux anges, il parle à un mec qui lui touche le bras, j’ai envie de tuer tout le monde. Mais pourquoi je réagis comme ça ? J’ai autant de mecs que je veux, et même plus, mais c’est celui-là que je veux. Un coup de foudre ? En tout cas, ça y ressemble…

 

On se sépare, je lui propose de prendre mon num, il est nouveau, on a le même âge, je lui propose d’être son guide dans la jungle de pédé-land. Il refuse poliment. Je suis tout triste quand je rentre chez moi… Je sais que je le reverrais jamais, j’insiste alors auprès de mon pote pour qu’il me file son tel, son mail, n’importe quoi qui me permette de le retrouver, mais ce gros chacal refuse, normal il veut se le faire…

 

Deux semaines plus tard, je me console dans les bras d’un autre homme depuis quelques jours, je suis sur le net. Un garçon vient me parler, c’est lui ! Putain je le crois pas ! Je le lâche pas, sur le net je suis beaucoup plus direct :

 – Tu m’as fait très forte impression, pourquoi tu as refusé mon numéro ?

– Je ne sais pas quelles sont tes intentions, et ça me gênait…

–Alors je vais te le dire : tu m’épouses quand ?

 – …

 

S’en suivent des heures de dials, des coups de fils interminables, et enfin, le grand rendez-vous, le 29 avril (il m’aura fait courir celui-là !). On se fait un resto, on boit un verre, Lucie nous rejoint, on va en boîte, et enfin il se décide à m’embrasser. Grand moment épique ça aussi. Ça faisait quelques heures que je tendais des perches, et toutes sont passées au dessus, je commençais à me résigner, quand enfin, lâchant un merveilleux « tip top moumoute ! » il se jette sur mes lèvres ! Oui bon ok, ça mérite une explication. Cette expression débile, on la sortait tout le temps, et on l’a dite peut-être 200 fois dans la soirée, à un moment, je dis sur la piste de danse « alors les boîtes à pédés tu en penses quoi ? », réponse de l’intéressé « tip top moumoute ! »… Mais je vous jure que c’était vachement mignon sur le coup, bon ok il faut être moi pour voir le romantisme dans cette scène, mais bon… Bref, la suite est censurée, on s’est mutuellement violé sur les banquettes, Lucie a dû nous rappeler à l’ordre !

 

S’en est suivie une année très mouvementée. Deux fois je pris mon envol, une fois il fit ses bagages. J’avais peur, je pense, d’un amour possible, à 20 ans, on ne se rend pas compte. Et lui aussi ne savait pas comment gérer tout ça. On s’est fait du mal, je l’ai trompé (lui je ne sais pas, et je ne veux pas savoir). Et je suis toujours amoureux de lui, quatre ans après qu’il m’ait brisé le cœur.

 

Il a été le seul que j’ai vraiment présenté à mes parents (comprenez, le seul que j’ai invité à manger chez eux, ceux que ma mère croisait à mon bras à Carrefour, ça compte pas !), il était là pour mes 20 ans lors de mon coming-out définitif devant tous mes amis, il était là quand j’ai pris mon premier appartement, il est le seul garçon avec qui je suis parti en week-end, il est le seul que j’ai jamais aimé. Et je suis incapable de passer à autre chose. Pourquoi ?

 

Il m’a fui pendant 4 ans, et le mois dernier, on va boire un verre ensemble, comme on le fait deux fois par an à peu près, pour se raconter nos vies. Je reste dormir chez lui parce que j’ai loupé le dernier métro, et du coup on a le temps de parler, et surtout aucun des deux ne peut s’enfuir. Et là il vide son sac, pourquoi a-t-il gardé tout ça pour lui pendant quatre ans ? Pour pas me faire souffrir, mais surtout pour pas se faire souffrir, ne pas en parler ça aide à se persuader que c’est faux.

 

Résultats des courses : je l’aime, je veux revenir avec lui (de mon côté, vous remarquez que c’est plutôt clair !). Il a des sentiments pour moi, il n’arrive pas à passer à autre chose, les autres garçons ne l’intéressent pas, il ne se voit pas passer sa vie en couple, mais si ça doit se faire ça ne peut-être qu’avec moi, il a envie de vivre de façon plus consumériste (comme moi en gros : boire, sortir, baiser…), mais il en est incapable, mais il ne veut pas se mettre en couple pour la vie sans avoir fait ça avant, mais il ne sait pas si ça va marcher, mais il ne veut pas me faire souffrir, mais de toute façon il faut réessayer quand même sinon on ne s’en sortira pas, mais après bon dans 5 ans quand il va vouloir partir vivre en province moi je ne voudrais jamais le suivre, et puis il aime pas les chats, et puis il ne l’a toujours pas dit à sa mère (qu’il était pédé, pas qu’il aimait pas les chats, c’est bon vous suivez ?), et puis je suis grand, brun, avec une bonne situation en devenir, et puis je suis beau, et puis il m’embrasse et me demande de le serrer fort dans ses bras toute la nuit…

 

Vous avez compris quelque chose vous ? Moi j’ai du mal… Là il est parti en vacances, je vais passer deux mois sans le voir. La seule chose que je lui ai demandé, enfin les deux choses en fait, me donner des nouvelles, et répondre quand je l’appelle ou me rappeler dans les heures qui suivent, et ne pas me dire s’il touche un autre mec. Et on fait le point en septembre.

 

On s’est déjà engueulé parce qu’il me laisse 4 jours sans nouvelles (quoi psychopathe ? mais c’est juste que j’aime qu’on me réponde, surtout lui d’ailleurs), donc j’ai explosé, il m’a répondu « c’est comme ça et puis c’est tout ! ». J’ai pris ça pour un « tu m’saoule, bye ! », mais en fait pas du tout, il compte bien reprendre en septembre, sans me donner de nouvelles pendant deux mois.

 

Et je fais quoi moi ? J’ai pris une grande décision : je bois, je sors, je couche avec tout ce qui bouge, et si je suis encore en vie en septembre, il n’aura qu’à m’épouser, mais je garantis pas la gueule de la marié après 2 mois de débauche non-stop…

 

Programme du week end : trouver de la coc, trouver un mec, puis un autre, puis un autre… Vais pas me laisser emmerder parce que je suis amoureux d’un connard égoïste non ?

 

Gauthier part en vrille.

 

PS : selon lui l’égoïste dans l’histoire, c’est moi… ça s’annonce mal cette histoire !

PPS : Nina et moi en ce moment on a un grand délire sur les murs, vous savez ces murs qu’on voit arriver de loin, mais on fonce quand même dedans en dansant et en chantant. Heureusement que les copains sont là pour nous ramasser après. Donc là je fonce clairement dans un mur, nous sommes d’accord. Et hier j’ai acheté un tee-shirt « Keep off wall », ce qui signifie d’après un pote bilingue « Evitez le mur » ! Faut vraiment que je me remette à l’anglais…

Attention !! Ceci vaut le coup d’oeil

Par Tatiana

Lecteur si tu entres dans ce billet je te jure tu ne le regretteras pas. (photo de moi nue)

Bon en fait c’est pas vrai bien sûr mais il fallait bien que je vous attrape avec une pub mensongère. Mais promis je ne le ferais plus, car c’est pas très éthique tout de même.

Aujourd’hui je vais vous parler de ma journée d’hier. Après quelques échanges de mails matinaux avec mes amies en stage, je me suis préparée pour mon déjeuner mondain avec mes anciens camarades de misère, c’est-à-dire mes anciens collègues de travail. Je les ai rencontrés lors de mon dernier stage, le seul qui a duré six mois. Au début de ce stage, je ne leur parlais pas encore, et d’ailleurs j’ai failli m’en aller car mon activité là-bas n’était pas très épanouissante et je ne m’entendais pas très bien avec ma responsable. Et puis petit à petit, étant d’une nature sociable, j’ai commencé à parler avec les gens autour de moi et j’ai créé des affinités avec ces personnes. Surtout que moi on a tendance à me remarquer. Comme je disais ce midi j’ai la faculté d’occuper l’espace d’une pièce dès que je suis dedans. En gros je prends un peu de place. Alors au début c’est un peu fatigant, mais après quand je pars ah ben là ça fait tout vide. Du coup les gens sont toujours très contents que je vienne les voir après coup.

Me voilà donc à 12h30 à l’accueil du bâtiment pour mon repas avec une partie de mes amis vu que les autres ne mangent jamais avec ceux-là. Ca fait partie des petits clivages de l’entreprise. Nous décidons d’aller à l’indien. Comme prévu tout ce passe super bien, bonne ambiance et tout. Et là, premier sujet de réflexion : je croise Mister belles fesses qui était assis à une table dans le même restau. Ben ça pour une coincidence !! Parce qu’il y avait une chance sur un million que je le croise lui. Petite explication : belles fesses (BF pour faire plus court) est donc un mec que j’ai rencontré pendant le stage et on a découvert qu’on avait fait la même école. Forcément ça crée des liens et quand je suis partie, il m’avait proposé de voir si y aurais pas du boulot dans les boites qu’il connaissait. J’avoue que j’ai dis oui tout de suite, surtout que je le trouve très miam et qu’en plus comme ça il a mon tel. Bon il faut savoir que je ne fais que fantasmer sur ce jeune homme car marié et donc même si il y a un petit jeu de séduction entre nous ça reste là. Alors, il y a deux jours je lui laisse un message sur son répondeur pour le boulot hein pas autre chose, et là pouf je le croise. Je me dis c’est un signe vas lui dire bonjour et relance le pour le job. Donc direct je vais le voir, et il se souvient de mon nom, c’est déjà pas mal parce que quand même c’est pas forcé, et ajoute « j’ai eu ton message ». Comme si j’allais l’agresser le pauvre petit. Ben moi tout ce que j’ai pensé en le voyant c’est « hum t’es quand même mignon toi tu sais… ». Non mais c’est pas possible je suis incorrigible avec cettte sale manie. Tout ce que je ne peux pas avoir il me le faut. En lui laissant mon portable une deuxième fois, je pensais à ce serait bien qu’il m’invite à boire un verre. N’importe quoi ! A croire que mon histoire précédente ne m’a pas calmé du tout. Des fois je me dis que je devrais en parler à un psy, ça m’aiderai peut être. Parce que si un jour je veux fonder une famille je suis un peu dans la merde.

Mais continuons notre périple de la journée. Je reviens dans les locaux de la boîte, toute seule car les autres ne m’ont pas attendue. Pourtant je ne suis pas restée si longtemps que ça avec BF. Là je vois un autre camarade en train de discuter avec un autre mec que je connais. Ce camarade là je l’adore ! Mais vraiment. C’est un de mes super potes là-bas. On passait toutes nos pauses ensemble et il me raconte plein de truc de sa vie. Il est comme moi du genre la vanne facile et sans tact. Je sais que je peux lui balancer des « mais putain ta gueule !!! » sans qu’il le prenne au sérieux pour autant. Chose que je ne pourrais pas faire avec d’autres. On se pose pour prendre un café et j’apprends que justement aujourd’hui le Brésilien est là pour la journée. Lui c’est un mec qui vient de temps en temps bosser chez nous (oui je dis chez nous car je suis tellement attachée à ces gens que je me crois encore là-bas). Me voilà partie à attendre qu’il revienne de manger. J’ai poiroté plus d’une heure ! Bon ça va que j’ai toujours quelqu’un à qui parler dans cette boîte de toute façon. Du coup je suis partie vers 15h, et encore j’aurais pu rester plus longtemps.

Après avoir été chercher mes nouvelles lunettes, qui en passant ne sont pas à ma vue (super l’ophtalmo !), je rentre chez moi et continue mes conversations by mails. Puis le soir direction oberkampf chez mon amie lysa, où il y avait aussi Lola. Au programme des discussions : l’amitié. En fait tout est parti du fait que le mec de Lola voulait incruster une fille à l’anniv de ce WE, alors qu’il ne la connaissait que depuis un soir. C’est à dire que pour lui c’était déjà son amie. Débat sur comment lui faire comprendre qu’on ne devient pas ami véritablement avec quelq’un au bout d’une soirée. L’amitié c’est comme l’amour, ça se construit. Maintenant il y a aussi en amitié des coups de foudre. Moi il m’est arrivé avec une de mes amies que dès le départ je lui raconte tout de ma vie même des trucs que d’habitude je rechigne à dire. Ca fait maintenant pas loin de 10 ans qu’on se connait et d’ailleurs il paraît qu’on fonctionne comme un vrai couple (ça fout la honte quand on vous dit ça…). Il m’est arrivé aussi de partir en vacances une semaine avec des gens que je connaissais seulement depuis deux soirées. Ca, faut le faire quand même car rien ne garantit que dans la vie au quotidien ça passe. Ben figurez-vous que j’ai adoré ces vacances. C’est comme si on avait toujours été amis.

Autre sujet de débat : la confiance dans un couple. Nous sommes toutes les trois dans des situations actuelles qui font que dans une prochaine relation, on ne fera que très difficilement confiance au jeune homme concerné. Cette année nous avons été mise directement ou indirectement dans des situations pas très réluisantes pour la gent masculine. On a vu que même des couples ou les deux s’aiment, il peut sans raison apparente y avoir tromperie. Bon, je vous l’accorde, des fois ça vient de la femme, mais en l’occurence nous on a eu affaire qu’a des mecs casés et non l’inverse. Quand je vois le nombre de mecs qui ont des copines et qui draguent d’autres filles, j’hallucine. Ayant été à la place de l’amante, je me dis que je détesterais être à la place de la trompée. Mais comment le savoir ? Je veux dire le jour où ça va devenir sérieux avec un mec comment savoir si oui ou non je peux lui faire confiance ? Impossible car même un mec amoureux peut craquer sur quelqu’un d’autre. C’est totalement humain. C’est sûr que finalement ça fait partie du jeu de prendre le risque de se brûler avec le feu. Mais après avoir déjà eu le bras de cramé, j’ai pas envie que ce soit mes jambes. Plus on grandit, plus on entend des histoires au fins sordides et plus on a des ruptures douloureuses, plus il devient difficile de redonner sa confiance aussi vite qu’auparavant. Là est tout le dilemme de l’amour…

Voilà retranscrit ici une partie de mes errances cérébrales. Que de questions avec ou sans réponses, il s’en passe des choses dans ma vie 😉

 

Vive la tortilla vol. 1

Par  Tatiana

Alors donc ben voilà. Ce que vous attendiez tous : mon retour. Ok, d’accord je suis revenue il y a deux semaines. Mais il a fallu que je m’en remette de mon voyage. Depuis ma vie sociale se résume à mon ordinateur que je chéris plus que tout en ce moment, car sans ordinateur plus de vie sociale (voire plus de vie sexuelle par procuration) donc résultat : Tatiana en dépression à St Anne. Exemple pas plus tard que samedi dernier en 8 (bon je sais jamais comment ça marche les histoires de en 8 mais j’aime beaucoup cette expression), j étais donc chez moi un samedi soir à parler avec des amies à moi sur msn qui elles aussi étaient chez elles, et ça donnait à peu près ça :

 
Maria dit :
ben alors t’avais disparu
Tatiana dit :
bug de ma ligne adsl
Maria dit :
ah merde
Tatiana dit :
au fait g fini mon ménage
Maria dit :
c bien et tu vas faire quoi se soir
 
 Sandra a rejoint la conversation.
 
Tatiana dit :
coucou Sandra

ce soir je glande et je finis d écrire le journal de nos vacances

Maria dit :

bon j’avais peur que tu ailles boire un verre et me faire envie à moi bloquée dans ma banlieue

Tatiana dit :
non non ca c était hier
Maria dit :
sans télé car les deux squattées
et ni musique car pas de chaine car cassée
Tatiana dit :
de tte façon y a rien a la tv

Sandra dit :

moi je suis aussi chez moi un samedi soir

 

Maria dit :
ben on est trois
Tatiana dit :
on fait une soirée mamie msn ?

Sandra dit :

si la nouvelle star

Tatiana dit :
g zappé sur la 3 moi
Sandra dit :

ou argentine cote d ivoire

Maria dit :
pas trop longtemps car l’ordi j’en peux plus
!!!!!
je vais encore avoir de l urticaire je sens
 
Tatiana dit :
petite joueuse
Maria dit :
mais j’ai pas la télé moi
Tatiana dit :

je peux pas la regarder qd je suis devant mon ordi g juste le son

Sandra dit :

moi a un moment ou a un autre il va falloir que je rédige ma dernière partie

Tatiana dit :
pfffff bon ben ca va g compris
 
Enfin, comme vous pouvez le voir il se passe plein de trucs fous dans ma vie et le pire c’est que c’est un peu le bazar dans ma vie et sur plusieurs plans. Mais revenons deux mois en arrière pour une meilleure vue d’ensemble des événements…
 
 
Le 11/04
 

Bon ben voilà, je suis actuellement à Roissy au bar devant un thé, le regard vide par la fatigue et le stresse de ma journée d’hier. Mais pour comprendre ma journée d’hier, il faut que je vous fasse un petit résumé de ma situation amoureuse. Certains savent déjà que je m’étais mise dans une situation délicate qui m’a valu pas mal de reproches et conseils en tous genre. Donc la je vais vous en dire un peu plus mais pas beaucoup car je ne veux pas m’étendre la dessus. Bref, mon ex, car depuis hier c’est officiellement mon ex (alors qu’officieusement ça l’est depuis un peu plus longtemps), mon ex donc m’en a fait baver hier niveau stress. J’étais déjà pas assez stressée par mon voyage de 24h toute seule. Ce jeune homme je l’ai rencontré à une soirée de boulot, alors qu’à cette soirée j’avais déjà une autre cible. Comme souvent dans ces cas là c’est un ami d’un de mes amis. Quand je l’ai vu celui-là j’ai tout de suite su que c’était pas bon. Le coup de foudre !! je ne sais pas si ça vous ai déjà arrivé, c’est comme si quand vous voyez l’autre vous vous prenez une droite en pleine figure. Et ben là je vous assure, j’aurais fini à l’hôpital avec la force du coup. C’est limite si ça m’a pas fait l’effet d’une apparition. Certes, il est vrai que je commençais à être alcoolisée mais quand même. Plus tard j’ai appris que la réciproque était vraie également. Mais retour à la soirée, j’arrête pas de me dire « wouhaou ! il est trop beau ! oublie ta cible ma petite Tatiana et jette toi sur celui-là » (oui ma cible était assez foireuse vu que ça faisait déjà deux mois qu’on se tournait autour et que M. mettait trop de temps à se décider à mon goût. Malheureusement, comme toujours ce beau jeune homme était déjà pris, et ils viennent juste d’emménager ensemble le joli couple ! beurk ça me fait vomir ! Adieu veau vache cochon et mon idéal masculin…Retour donc à l’ancienne cible avec décision de profiter de la soirée et des légères avances du jeune homme, qui quand même laisse percevoir le trouble que je lui cause, enfin juste à moi car je ne crois pas que les autres aient vu quoi que ce soit vu le taux d’alcoolémie atteint. Moi je repars avec ma première cible mais ça c’est une autre histoire qui ne nous intéresse pas.

Deux semaines plus tard, nous voilà à nouveau réunis au cours d’un déjeuner entre amis. Je dois dire que je n’étais pas dans une super forme, vu que cela venait juste de se finir avec ma première cible et que donc je cherchais un dérivatif affectif. Et que d’ailleurs j’étais venue à ce déjeuner pleinement consciente que ça allait me changer les idées de voir un bel apollon. Et là bien sûr il y eu re-attraction, re tout ce que vous voulez, bref la merde car toujours pas dispo le petit monsieur. Pour en rajouter une couche il se trouve que nos humours sont assez proches et qu’on accroche vraiment très bien ensemble, le genre de personne avec qui vous avez toujours quelque chose à dire. C’est à cet instant précis que j’ai su que j’étais perdue, je ne pouvais plus résiste davantage, et j’ai donc rebondi sur un truc qu’on s’était dit pour lui envoyer un mail. Voilà donc comment tout à commencer un simple mail de deux lignes à provoquer une avalanche de mails qui suivirent et plusieurs rencontres entremêlés d’une rupture, d’un non il ne faut pas et autres considérations moralistes. Je pense que cette année les statistiques de mails de la boite vont sérieusement augmenter et que le service informatique s’il lit les mails ont bien dû se distraire avec les notre. La première crise de conscience du jeune homme est arrivée assez tôt car juste après notre première entrevue. Mais comme tous ses gestes disaient l’inverse de ses paroles je ne comprenais rien. Et puis la preuve c’est qu’il a remis ça monsieur. Mais la deuxième crise de scrupules a été fatale, forcément elle a suivi des vacances soit disant idylliques (mais bon c’est toujours bien des vacances merde !) en plus au même endroit que moi youpi ! Après une moitié d’engueulade par mail la semaine précédente hier monsieur m’envoie un mail vers 16h30 qui disait en gros « au fait on se voit en sortant du boulot ? ». Après avoir passer toute la journée à attendre qu’il se manifeste, maintenant le stress. En plus fallait que je sois à la disposition de monsieur, car le pauvre n’avait pas beaucoup de temps. Ben mon grand, si tu veux me larguer ce sera pas vite fait donc tu vas pas me souler. En plus il savait que je devais faire encore plein de truc pour mon voyage. Ca a finit qu’il viendrait chez moi à 20h. En arrivant chez moi je crois que je l’avais jamais vu aussi mal et angoissé, et aussi froid. Ca m’a mis un coup, je savais plus trop quoi dire. C’est vrai que la situation était pas tellement gérable (même si j’ai toujours un peu de mal à le reconnaître). Après j’ai eu le droit au passage torture où il m’a raconter tout son voyage avec sa copine. Et on est allés là, on a fait ça… Merci, comme ça je vais pas du tout m’imaginer la scène quand j’y serai. Donc là je mise beaucoup sur ce voyage, pour qu’il me fasse revenir fraîche et détendue.

A NOTER : Pour les fans (nombreux) de Tatiana, la demoiselle rejoint la blogosphère ici : http://raleusepointcom.mon-blog.org/

Etre une femme libérée, quel cliché !

Samedi soir, malgré ma fièvre qui commence à baisser quand même, je vais boire un petit verre avec Gauthier, seule personne en chair et en os que j’ai vu de la semaine (avec les caissières du supermarché mais vu qu’elles m’adressent pas la parole, ça compte pas). En chemin, j’empoche mon nouveau bouquin « le journal d’Elsa Linux », présenté comme une parodie super trop hilarante de Bridget Jones. Comme c’est bientôt l’été, c’est parfait comme littérature.

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Au bout de quarante pages, j’ai envie de le brûler. Ce truc n’a pas pu être écrit par une femme, c’est pas possible, ça pue le sale film érotique pour mâles libidineux. Elsa arrive à trente ans et elle balise parce que personne ne veut se marier avec elle. Jusque là, tout va bien. Sauf qu’au bout de dix pages, le terme sodomie a tellement été utilisé que je me souviens même pas si j’ai croisé d’autres mots. Elsa se sodomise « avec deux doigts » tandis que son amant de la nuit se douche, Elsa se fait sodomiser pendant deux minutes par son boss avant qu’il aille chercher sa petite famille à l’aéroport, Elsa s’auto sodomise avec un plug. Mais rassurez-vous, Elsa a aussi un vagin qu’elle muscle car elle veut qu’il soit aussi puissant qu’un casse-noisette (???). Déjà, première phrase et ça m’énerve. Mais bordel, depuis quand faut-il être sodomite pour être une femme libérée des années 2000. Je veux pas dire mais la sodomie est une pratique comme
une autre, on aime ou pas, ça n’a rien à voir avec le fait d’être libérée. Le jour où se faire sucer les pieds sera le signe d’une femme libérée, je serai la première à prendre ma carte au club des femmes coincées du cul.

Donc Elsa est libérée, elle baise tout ce qui bouge. Non, nuance : elle se fait sauter par tout ce qui bouge. Parce qu’Elsa, elle demande jamais rien. Son patron arrive, il la sodomise et se casse, elle ne dit rien. Une bonne femme la chope dans les toilettes et lui fait un petit cunni, elle est choquée mais ne dit rien. La même femme la saute sur son canapé plus tard dans la soirée, elle se laisse faire. La même femme et une autre la lèchent dans les toilettes d’une boîte lesbienne après l’avoir droguée, elle jouit. Son prof de gym l’enferme dans le cagibi, la fiste, lui doigte l’anus et la prend comme un sauvage, elle ne dit rien. Son beau-frère banquier lui demande une photo de son sexe pour lui accorder un prêt, elle s’exécute. Pour se faire pardonner d’avoir décommandé un rendez-vous avec un mec, elle se fait photocopier les fesses et le sexe pour son bon plaisir. Et j’en suis qu’à cinquante pages ! Par ailleurs, Elsa n’est pas capable

d’envisager ses rapports avec les autres sans passer par le sexe. Un homme lui parle. Faut qu’elle se le tape. En général, le monsieur se sert sans rien lui demander mais pas toujours et là, elle se sent laide. Elsa envisage de baiser pour avoir un contrat de pub, pour avoir une promo. Elsa se fait baiser car elle ne sait pas dire non. Si vous voulez baiser Elsa, faites la queue, y en aura pour tout le monde.

Evidemment, Elsa a des copines, pas clichés du tout, non plus. Sa meilleure amie tout aussi libérée qu’elle qui vient de se fiancer avec un mec pété de tunes mais elle continue à coucher car elles en sont à 80 amants chacune, elle refuse de perdre face à son amie. C’est pas grave, Elsa envisage de baiser le fiancée de la demoiselle, c’est beau l’amitié. Après, on a la lesbienne gauchiste qui est une vraie amie parce qu’elle n’a pas abusé d’Elsa dans les toilettes de la boîte. Y a pas à dire, c’est beau l’amitié. Enfin, la pucelle de 36 ans qui ne rêve que de se reproduire, de droite et qui travaille à l’assemblée nationale. Mais non, c’est pas cliché du tout !

Alors, c’est ça une femme libérée des années 2000 ? Au tout début du roman, je me suis dit : « merde, ça pourrait être moi, cette fille qui utilise le sexe pour combler un manque affectif ». Sauf que moi, je dis non. Un mec qui se casse au bout de 2 minutes de brouette, je lui montre la porte en lui expliquant qu’il peut s’en servir pour sortir mais qu’il ne pourra
plus jamais la passer dans l’autre sens. Effectivement, le dernier connard qui m’a cruellement manqué de respect ne m’a jamais plus touchée. Une nana qui tenterait de me lécher dans des toilettes sans autorisation a intérêt à trouver une très bonne raison pour sortir de là avec le visage tout griffé. Quant aux mecs (et aux exs, d’ailleurs) de mes copines, c’est tabou, on n’y touche pas. Ca va, y a suffisamment de mecs sur terre pour pas recycler ceux des amies. Puis, berk, un mec qui a couché avec une copine, je ne peux pas envisager quoi que ce soit avec lui. De la même façon, une copine qui touche à mon mec ou mon ex, elle a intérêt à courir vite… Quant à mon beau-frère, s’il me demandait un jour un MMS de ma chatte, je lui ferais bouffer son portable. Non mais ça va, oui ?

Pour moi, une femme libérée est une femme qui assume sa sexualité et non pas qui la subit. Elsa n’est finalement qu’une pauvre conne, une poupée gonflable de chair. Elle se veut hype mais elle est pitoyable. La pauvre fille qui pense avec son vagin au lieu de sa tête qui est très fière d’avoir été élue « miss chute de rein » dans son entreprise, titre acquis après s’être tapé tous les membres du jury. La vie d’Elsa est vide. Elle est tout ce que je déteste chez une femme. Ce livre n’a pu être écrit que par un homme ou que par une vieille frustrée qui n’a pas de vie sexuelle.

Ce livre me fait furieusement penser à « Politique » de chais plus qui, un roman où les héros baisent, tout le temps, ils testent tout. Ca se veut subversif et provocateur. C’est ennuyeux et raté. Pendant deux cents pages, ça parle sexe et ça ne m’excite à aucun moment. Les personnages ne sont pas attachants, on voit l’héroïne se faire attacher/sodomiser par son mec, on baille en attendant la scène suivante. L’héroïne se fait fister par une autre sous l’œil morne de son mec. Moi aussi, mon œil est morne, je m’ennuie. Ben, là, c’est pareil. Elsa passe ses journées à se faire sauter et ça ne m’émoustille pas. D’abord parce qu’on n’y croit pas. Elsa a eu 7 orgasmes pendant qu’elle se faisait faire un cunni dans les chiottes. Elsa enchaîne les orgasmes dans la boîte. Elsa a tellement d’orgasmes dans la journée qu’on se demande ce qu’elle peut bien faire d’autres. Perso, sans être frigide, j’ai jamais eu 7 orgasmes avec un cunni et en même temps, tant mieux, je m’en relèverais pas. Un orgasme, c’est quand même violent, je mets du temps à redescendre et à me souvenir comment je m’appelle alors 7 ! Mais jamais je retourne bosser, l’air de rien. Quant au fist, grand fantasme du mâle, ça se fait pas chez toutes les filles et ça rentre pas d’un claquement de doigt. Mais surtout, cette espèce de soumission permanente, cette pauvre Elsa dont on abuse à longueur de roman, si c’est pas un délire masculin, ça !

Si Bridget Jones est devenue l’icône d’une génération, j’espère vraiment qu’Elsa ne le sera pas. Parce que si on commence à expliquer aux filles que, pour être libérée, faut se faire sauter sans discuter, on ne s’en sortira jamais. J’ai déjà dit non et je n’en suis pas morte. Je côtoie des tas d’hommes sans avoir envie d’écarter les cuisses. Bon, certes, moi, je suis difficile, j’ai des goûts super particuliers, mais quand même ! Dans l’asso où je bosse, y a que des mecs, aucun ne me plaît, je ne coucherai avec aucun d’entre eux, point. Ni avec les filles, d’ailleurs. Et personne n’a le droit de me lécher dans les toilettes sans mon expresse autorisation, non mais ! Et puis on peut tout à fait être libérée sans être sodomite, bisexuelle et vachement maso, mine de rien.

La perfection est glabre

Grosso modo, il existe deux catégorie de femmes : les célibataires (y compris les amoureuses en attente) et les maquées (y compris les femmes mariées). Zoé et moi sommes des célibataires, elle très en attente de M. Zoé qui vient mais qui se presse pas quand même (je te lui foutrais un coup de pied au cul pour qu’il avance plus vite, moi !). Samedi, Zoé reçoit un texto de M. Zoé : « tu es chez toi ? ». Zoé étant un individu de sexe féminin normalement constituée, elle interprète ce message comme un « dis, je peux venir ? » légitime. « Oui », répondit-elle, ajoutant un petit plus voulant dire : je t’attends avec plaisir.

beautiful legs in spa 

Mais là, panique : son épilation laisse à désirer. Au secours ! Opération : éradiquons la toison. Résultat, voici notre Zoé zéro poils délicatement vêtue d’une nuisette sexy en diable. Bon, hélas, M. Zoé ne viendra pas, nous apprîmes plus tard que ce message était destiné à sa mère. M. Zoé, confondre sa mère et sa future moitié, je ne trouve pas ça bien, faut arrêter la drogue. Bon, du coup, avec Zoé, nous avons épilogué lundi sur la « malédiction du poil ». Si elle s’était pas épilée, il serait venu. C’est typiquement féminin, ça aussi : si on s’avance trop sur ce qui n’est pas acquis, on ne l’aura pas. Il est vrai qu’il m’est arrivé quelque fois d’aller à un rendez-vous parfaitement épilée dans l’espoir de…et rien. Par contre, il m’est aussi arrivé d’aller un rendez-vous avec une épilation un peu douteuse (pas de forêt vierge, tout de même, faut pas déconner) et bam, brouette. Foutue malédiction du poil.

 

Bon, au-delà de ce joyeux délire Zoé-Nina (oui, c’est un délire, on ne pense pas vraiment que les poils épilés se liguent contre nous pour nous empêcher de conclure), nous avons
réfléchi à cette triste réalité : célibataires, on doit toujours être nickel, « au cas où ». Par exemple, je ne vais jamais à une soirée mal épilée, on ne sait jamais… Oui, j’aurais très bien pu conclure avec ce beau et grand Marocain à la soirée costumée où personne n’était déguisé (véridique) s’il n’était pas parti se coucher avec les poules (ce qui est dangereux à l’heure actuelle). Je lui avais parlé pendant au moins 20 minutes les yeux dans les yeux en me cambrant un max pour mettre en avant ce qui se remarque déjà le mieux. Bon, en plus, j’étais saoule donc je faisais plus du tout dans la finesse. Peut-être qu’à la prochaine soirée, il y aura un beau Brad et qu’à force de se parler avec le langage de la langue, on aura envie de s’explorer mutuellement dans le secret d’une chambre. Non parce que même si les probabilités sont faibles (je sors soit dans le milieu gay, soit avec les camarades de promo de M. Gauthier qui sont physiquement… pas du tout mon genre), j’ai pas envie de me payer la honte. Parce que soit je suis sobre et je refuse, expliquant à Brad que je peux pas parce que mes poils ont eu droit à un sursis, soit je suis saoule et j’oublie la douce pelouse qui recouvre mes jambes et je pète la honte.

 

Certains me diront : mais on s’en fout de vos poils. Ben nous, non. On se doit d’être l’incarnation de la perfection en permanence. Je veux bien être celle qui a de la cellulite, celle qui n’a ni tatouage ni piercing, celle qui a les pieds grecs, celle qui a des pieds bizarres mais je ne serais jamais « la poilue »… Du moins les six premiers mois de couple après, on autorise à quelques poils de survivre. De la même façon, je n’irai jamais à une soirée avec mes vieux sous-vêtements. Ceux-là, je les mets pour la maison ou pour aller au supermarché mais c’est tout. Je ne veux pas non plus être celle qui a une culotte trouée. Par ailleurs, mes sous-vêtements sont toujours coordonnés parce que c’est plus joli, on imagine volontiers la fille qui passe du temps à choisir ses dessous, soigneusement rangés, le matin, et pas la souillon qui tire une culotte et un sous-tif d’un magma de tissus et qui enfile ça sans se poser de questions. Non mais sans rire : dans les films pornos, le livreur de pizza ne tombe que sur des nymphomanes totalement épilées, jamais y a de poil suspect (sauf dans les films « velues et cochonnes »).

 

Le pire quand on est célibataire, c’est quand on a un rendez-vous galant. Brad nous a invitée à boire un verre, c’est peut-être juste amical mais ne sait-on jamais, préparons-nous. Et c’est parti : on épile, on gomme, on hydrate, on nourrit, on lave, on sèche, on brosse, on pare, on parfume… Les princesses sont de sortie. Parce qu’on veut que Brad, il soit tellement ébloui par nous, avec ou sans vêtements, qu’on ne laisse rien au hasard, quitte à s’épiler les trois poils qui restent avec la pince à épiler car tout doit être ni-ckel ! Bon, ceci étant dit, c’est agréable de se bichonner puis là, y a quand même une perspective, on n’est pas trop prises au dépourvu. Sauf si Brad décide de passer nous prendre une heure à l’avance chez nous, là, c’est la cata intégrale. Messieurs, c’est très incorrect d’arriver en avance, sachez-le. Moi, je sonne toujours deux minutes après l’heure dite pour pas faire trop la fille « pile à l’heure , j’ai attendu la demi pile pile pour sonner ».

 

Comme me fait remarquer Zoé, tout ceci n’est pas très juste : quand on doit être célibataire, on doit être aussi parfaite qu’une fille en couple alors qu’on ne partage notre
couche, ni rien d’autre d’ailleurs, avec un homme. Moi, quand je suis célibataire, ça m’emmerde de passer mon temps à m’épiler parce que quand je constate que c’est plus très net, je pense : « à quoi bon, personne n’en profite, de toute façon ». Mais je le fais quand même, ne sait-on jamais… Alors que justement, les poils de célibataire devraient pouvoir avoir une espérance de vie plus longue, on devrait pouvoir mettre nos vieilles culottes et nos bas filés, gardant ceux intacts pour notre fut Brad. Mais voilà, une fille à poils, ça le fait pas. Imaginez qu’on rencontre un homme dans la rue avec nos poils, notre culotte trouée qui poche aux fesses, nos soutien-gorge sans baleine (oui, parce que des fois, elles s’évadent seules) et nos bas troués. Imaginez qu’on conclue. Bon, ça me paraît très improbable d’aller forniquer dans l’heure qui suit avec un mec rencontré dans la rue mais nous sommes dans une logique de l’absurde. La même qui m’a fait dire à Anne que s’il le fallait Bataille et Fontaine lisaient du Kant et du Hegel sur leur plateau mais qu’on pouvait pas savoir puisqu’on regardait pas. Bref, nous voilà dans une chambre avec ce délicieux inconnu qui plonge la main dans notre culotte et nous sort un charmant : « ben c’est la forêt vierge là-dedans » ou un : « ah non, je te fais pas de cunni, y a trop de poils ». Pourtant, ça te gêne pas que je me retrouve avec un poil coincé entre les dents après une fellation, abruti ! Bref, vous avez compris le topo.

 

Mais c’est fatigant d’être parfaites tout le temps, toujours prêtes, « au cas où ». Je ne suis pas une fille négligée et je ne veux pas qu’un homme ait cette fausse image de moi, juste parce que mon épilation n’est pas du matin et que j’ai pas les moyens de me racheter des dessous tout neufs tous les mois. Un jour, je serai pétée de tunes et je me ferai une épilation définitive mais en attendant…

 

Voilà quelque part le drame de la femme : célibataire, faut toujours être parfaite « au cas où », genre au cas où M. Zoé préviendrait 10 minutes à l’avance qu’il débarque (tout à fait son genre, en plus, un délice de spontanéité, ce garçon.) ou que mon Brad frappe à la porte parce que je vois pas pourquoi ça pourrait pas arriver ! Ensuite, une fois nos M. Zoé et Brad attrapés, faut encore être parfaites car nous partageons notre couche avec eux. On peut mettre de côté nos vieux pyjamas en pilou-pilou, notre chemise de nuit avec des oursons et/ou des chats dessus, notre bas de pyjama qui n’a plus d’élastique et qui laisse entrevoir une bonne partie de notre (charmant) fessier. Alors que ces messieurs ne s’épilent pas et nous sortent très rapidement leurs vieux boxers fanés ou leurs chaussettes aérées. C’est injuste mais c’est comme ça. Comme dirait les Robins des bois : « être sexy en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé ». Comme c’est bien résumé !

Questions à choix multiples

Par Anne
L’amour conjugué…
 
Au passé:
Nous étions deux filles en concurrence pour le même mec. Il hésitait entre nous deux. Il la choisit elle et pas moi. Quel goujat!
 
Le présent:
Elle le quitte, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec moi. (dommage) Et le voilà qu’Il me rappelle. Il me dit qu’il s’est fait jeté, qu’il a fait le mauvais choix entre les deux, il m’invite autour d’un verre et il me fait comprendre que je lui plais. A ce moment là, que vous dîtes-vous ?  Je me suis dit:
– Quel goujat!
-Je m’en fous et c’est bien fait pour sa gueule. (hum… mais quelle belle gueule)
-Ah, ben si elle l’a jeté, c’est un loser, j’ai rien perdu finalement.
– Maintenant qu’Il est libre, je lui saute dessus.
-Non, zut, crotte, flûte, je suis fière et je ne suis pas un second choix, s’il revient vers mois je l’envoie balader.
-Mais comment peut-il passer d’une fille à une autre aussi vite?
-Je réfléchis à une vitesse phénoménale, je ne suis pas si blonde que ça.
-Et si je sors avec lui et qu’il passe de moi à une autre fille aussi vite?
-J’aimerais l’envoyer chier mais il m’attire toujours autant bordel, je me sens vraiment pitoyable de savoir que je suis prête à m’asseoir aussi facilement sur ma fierté pour un mec qui ne m’a pas choisie en premier.
-Merde, je n’ai pas envie de l’envoyer paître, s’il insiste je craque…
 
Comportements sociaux
 
Le conditionnel:
Vous avez la possibilité de connaître d’avance l’issue de votre histoire d’amour, peu importe comment, vous êtes médium, Dieu vous a parlé, vous habitez dans un manoir, vous avez deux soeurs sorcières et vous avez des prémonitions…. L’histoire est belle au début mais la fin est tragique, VOUS finirez par le quitter, vous lanceriez-vous dans cette aventure?
C’est reparti pour une avalanche de questions, je prends un efferalgan.
 
Si oui, pourquoi?
a) parce que la personne concernée vous plaît beaucoup malgré tout au moment présent (instinct animal)
b) pour profiter des bons moments du début, tant pis si vous souffrez ensuite. (carpe diem)
c) pour essayer de savoir ce qui ne colle pas et de changer la fin de l’histoire. (louable)
d) pour passer le temps en attendant une autre occas’. (honteux)
e) Autres:
 
Si non, pourquoi?
a) pour éviter de le faire souffrir et de souffrir aussi. (trouille)
b) pour éviter de perdre du temps dans une relation vouée à l’échec. (aigri)
c) pour ne pas passer, entre temps, à côté de l’homme de votre vie. (supposition)
d) pour éviter de réfléchir à ce qui peut faire échouer la relation (lâche)
e) Autres:
Vous êtes passionné et un peu SM, vous aimez l’exotisme et le danger, cette aventure est faites pour vous … Dernière démarque sur les coeurs torturés … J’attends vos suggestions.

Sam en tas

Par Sam
N’ayant pas beaucoup de plan ‘drague’ a mon actifs, malgré mon âge, je vais tous les raconter, il n’y en a pas pour long, juste qq. lignes.

1) Premier « contacte » avec une fille. Plantage du décor : piscine de la ville, avant la 6eme (si ma mémoire est bonne), fin du cours de natation, arrive les 5 minutes de jeux dans l’eau avec des bouées gonflable, genre chambre à air de roue de camion. Je plonge, j’arrive sur la bouée pleine de monde, par en dessous. Je remonte à la surface. Allô Houston, j’ai un problème! Mon appareil dentaire est accroché au maillot de bain d’une fille au niveau de son arrière train. Devant toute la classe, la honte.
2) 5eme ou 4eme, je vais la queue pour manger au réfectoire de l’école, je sens une paire de mains sur mes fesses. Sur les premières secondes, je trouve çà « agréable » jusqu’au moment où je me rends compte que, contrairement à ce que je pensais, cet acte était volontaire. Je me retourne et je vois trois nanas en train de se foutre de la gueule comme ce n’est pas possible. Inutile de préciser que j’ai piqué un phare (tiens au fait, on dit : phare ou fard?) et que j’étais terriblement gêné pendant les 15 minutes d’attente, avant d’aller manger, je ne savais plus où me mettre. Ce n’est pas très agréable de se faire plotter sans qu’on le veuille. Je n’ai pas trop de mal à comprendre les réactions des femmes a qui cela arrivent dans le métro ou autre.
3) Vers 14 ans, je crois, comment on appelle çà déjà, une « partie » il me semble. Une fille m’invite à danser, 3 secondes plus tard j’étais dehors, seul, en train de prendre l’air, tellement j’ai eu la trouille, j’ai toujours été TRES timide. Je ne sais plus par quelle raison j’ai fuie comme çà, enfin si, je sais mais çà c’est encore une autre histoire. Et pourtant je la trouvais vraiment très jolie cette fille. Sans doute « trop » pour moi.
4) Fin de la 3eme, pendant la récré, une copine de classe SAM1 vient me dire que SAM2, une autre copine de classe, a plus ou moins « flashé » sur moi. Allez savoir ce qui m’est passé par la tête pour sortir une connerie du genre : « çà tombe mal, j’ai l’intention de devenir curé ». Le pire dans cette histoire c’est que je « flashais » également sur SAM2. Je ne sais pas bien ce qu’il m’a pris, je pense que cette façon de faire était trop « brutal » ou trop rapide pour moi, à l’époque. Il me faut du temps pour réfléchir pour prendre une décision, et j’avoue avoir des difficultés pour en prendre spontanément.
5) En Term., Rien, pas le temps de draguer les filles, il y avait le bac a préparer. Je ne pouvais pas faire deux choses en même temps. Oh mon Dieu, bien trop compliqué de faire un truc pareil. Et puis c’est vachement important d’avoir le bac. Quel con j’étais oui ! Tous les midis j’allais en perm pour travailler (mon côté cigale est quasi inexistant, mais mon coté fourmis, lui, il m’a bien pourri la vie). Et tous les midis je croisais cette fille, rousse et peu sauvage, regard de braise, terriblement attirante. Elle était assise toujours au même endroit, sur le rebord d’une fenêtre, dans le couloir qui menait à cette salle d’étude dont j’allais chaque jour. C’est curieux, pourquoi ce n’est qu’avec du recul, qq. années après, que je me suis rendu compte qu’elle me déshabillait du regard comme si je passais au rayon X à chaque fois. Mais je n’ai rien fait, comme d’hab. D’abord le bac, me dis-je, ensuite on verra pour les filles.
6) IUT, ben, je ne peux rien faire, 120 élèves et seulement 4 nanas. C’est l’avantage de prendre une filière non littéraire.
7) BTS, mes deux plus belles années d’études, ben oui venant d’un IUT, le BTS était un peu de la révision et donc ‘relativement’ facile. La fille en question s’appelait SAM3, je me suis rendu compte que je l’aimais qu’au bout d’un an et demie passé à ses cotés (dans la même classe). Je me souviens encore, on était tous en cours de math et quelqu’un est venu lui annoncer un décès dans sa famille, par un papier ou dans l’oreille, je ne sais plus. Je me souviens de l’avoir vu pleurer, et d’avoir eu mal au cœur comme jamais auparavant, de la voir souffrir ainsi. C’est là, à ce moment précis, que j’ai compris ce qu’était le mot ‘amour’.
Elle vivait dans un appart en coloc avec 2 autres filles de ma classe, allez savoir pourquoi j’étais souvent chez elles. J’arrivais toujours à trouver une bonne excuse, en plus je servais de taxi pour les 3, chaque WE, covoiturage oblige.

Les derniers mois, avant de passer le diplôme, SAM3, faisait toujours référence à ‘il’ en me regardant avec un petit sourire en coin. Elle avait tiré, une fois, les cartes de tarot, pour ‘voir’ son avenir. Toujours en parlant d’un ‘il’, bien sûr je croyais fermement que ce ‘il’ était moi, comment aurait-il pu en être autrement?! Les cartes ne mentent pas, c’était bien de moi qu’elles parlaient, ces cartes, je me suis reconnu, aucun doute possible. Bref, la fin de l’année est arrivée, les examens était passé. Je me suis enfin décidé à lui déclarer ma flamme, la dernière fois que je la ramenais chez elle en voiture. Je n’avais plus rien à perdre de toute façon, c’était coups double, soit-on ne se voyait plus jamais, soit c’était parti pour une belle histoire. Et bien sûr je me suis pris une belle ‘claque dans la gueule’, quand elle m’a dit que le ‘il’ n’était pas moi, mais un autre qu’elle aimait depuis plusieurs mois déjà. Ce jour là, j’ai compris l’expression « l’amour rend aveugle » et avoir le « cœur brisé en mille morceaux ». Je m’entendais super bien avec elle. Je m’en suis voulu longtemps d’avoir été aussi con et aussi aveugle. J’ai pleuré à chaudes larmes pendant, chaque soir, une bonne semaine, tellement j’avais le cœur ‘serré’ et qui me faisait atrocement mal. Je crois que c’est mon plan le plus foireux de toute ma vie, attendre deux ans et se prendre un ‘vent’, comme çà, après tous les petits moments de ‘complicité’ que je ‘croyais’ avoir eu avec elle, çà ma vraiment fait souffrir.
C’est en partie pour ça que j’avais choisi une école près de la Belgique plutôt qu’une autre école plus proche de chez moi, l’année suivante. J’avais besoin de prendre de la distance, en pensant que se serait plus facile d’oublier ce ‘chagrin d’amour’. Cà n’a pas vraiment marché, un an plus tard, j’avais eu envie de la voir, même de loin. Je me suis donc inscris à une course à pieds (20 kms de footing) qui passe juste devant chez elle. J’ai donc couru pendant 13kms (elle habite environ à mi-parcours) en espérant l’apercevoir, même quelques secondes. Et bien sur, je ne l’ai pas vu. Au bout des 20km, j’étais mort, rincé, vidé, mal aux genoux, mal aux jambes, mal partout, je ne suis pas un grand sportif. Je me souviens d’avoir dit à un proche « c’est la première… et aussi la dernière fois que je fais cette saloperie de course ». Deux ans après j’ai remis çà, plus dans l’intention de la voir, juste pour ‘le fun’. Je m’étais entraîner plus sérieusement, ben je n’ai quand même ‘chié’ comme c’est pas possible, je pense que c’était bien elle, cette fois ci, que j’ai aperçu avec un type et un bébé, j’ai comme qui dirait fait mon ‘deuil’ ce jour là, quand je l’ai vu, me semble t’il, heureuse.
Depuis, je m’inscris à cette course chaque année, juste pour savoir si je peux le faire, ces satanés 20 kms. Cette année, je n’ai même pas pensé à regarder si elle était là ou non, à présent je m’en fiche, mais ça m’a pris beaucoup de temps.
8) Cà fait qq. années que je travaille dans la ‘vie active’. J’ai essayé qq. plan drague sur mon lieu de travail, c’est plutôt déconseiller de faire ce genre de chose. Il y a eu SAM4, suite a un sourire de sa part, j’ai commencé une petite ‘correspondance’ par mail.On s’écrivait un tas de connerie, une bonne 30taine de messages par jours, où on n’arrêtait pas de rigoler. Cette fois là, je n’ai pas mis deux ans pour tenter de l’inviter au cinoche, mais comme par hasard, malgré que le courant passait bien, elle sortait d’une relation un peu difficile donc elle a refusé. Avec les filles, j’ai toujours été un sacré veinard. Quelques semaines après, j’ai su qu’elle était mutée sur Paris, donc plus aucun contact. J’ai pleuré un peu, en même temps on ne c’était vu que 3 ou 4 fois dans les couloirs.
Voyant que cette méthode de ‘correspondance’ marchait un peu, j’ai essayé de renouveler cette façon de faire, avec deux ou trois autres filles, sans aucun succès. 
9) Il y a 3 ans environ, au premier le l’an, rencontre de SAM5. Elle est sympa, gentille, mignonne. Le courant passe bien, comme un con je ne pense pas à lui demander son numéro. J’espère la revoir au premier de l’an suivant, bien sûr elle n’est pas là. Dans l’année j’apprends qu’elle m’a envoyé une lettre, que bien sûr je l’ai jamais reçu. Peut de temps avant le deuxième Jour de l’An, je la revois au restaurant où je mange tous les jours. Le lendemain, je me décide à lui écrire une lettre, lui déclarant plus ou moins mon envie de la revoir. Il semble que la période de deux ans de réflexion, soit récurent chez moi. Au Jour de l’An, elle n’est pas là, j’apprends qu’elle est sur Paris et qu’elle est ‘maqué’ avec un policier.
10) Cet été, au mariage de mon cousin. Je fais la connaissance de deux filles SAM6 et SAM7. Je sympathise avec SAM6, danse avec elle, discute, puis plus rien. Je pense que c’est de ma faute, sur ce coup là, je ne me suis pas assez ‘occupé’ d’elle. En effet, pendant les ‘fêtes’, j’ai la fâcheuse tendance à ne pas picoler et vouloir ‘aider’ tous le monde, apporter les plats, faire la vaisselle, ranger, … Plus tard, SAM7, qui, j’ai l’impression, a des vues sur moi, commence à me parler, patati patata, elle m’attire pas plus que çà, je la trouve trop autoritaire à mon goût. Fin de la soirée, pratiquement tout le monde est parti, j’aide les personnes restant à préparer le retour de mariage. Le lendemain, il ne se passe rien, je discute avec SAM6 et un peu avec SAM7. Fin d’après midi, elles m’invitent à boire un verre. Une fois de plus, comme le gros con que je suis, je me sens obligé d’aider à ranger avant de les rejoindre. Je pensais en avoir pour 1 heure grand maxi, ben non, çà a duré plus de 3 heures. Bien sûr, je suis aller au rendez-vous avec plus de 3 heures de retard, et évidemment il n’y avait plus personne. J’ai vraiment le c.. bordé de nouilles. Quelques jours après, j’envois un émail ‘collectif’, une blague à deux balles, avec SAM6 et SAM7, entre autre, en destination, en espérant avoir un ‘retour’ de la part de SAM6. Mais rien, aucune réponse, puis le lendemain, SAM7 me répond. Ce n’est pas elle qui était convoité au dépard, mais bon, essayons, je n’ai rein à perdre après tout. Il s’ensuit une légère correspondance par mail de 2 mois, tout l’été donc, jusqu’à une ‘engueulade’ entre nous deux après une mauvaise compréhension des désirs de chacun, fin de la correspondance. Et depuis… rien, nada, quedal.

Aujourd’hui, je suis comme ce type dans un avion, qui doit sauter en parachute et qui se trouve tétanisé devant la porte de l’appareil à 20 000 mètres d’altitude. Avec cette peur du vide qu’il lui bouffe les tripes et n’attendant qu’une chose, qu’on lui donne un bon coup pied dans le c.. pour sauter. Il se sait pourtant qu’il va prendre son pied à « sauter », il sait aussi qu’il y a des risques de plantage. Mais ce n’est pas de çà qu’il a peur, il juste peur de ce vide, cet inconnu. Peur du saut uniquement.

C’est dingue, après tous ces échecs j’en suis à me demander comment une femme me perçoit, gros, petit, moche, laid? Je n’en sais absolument rien. Je suis bien conscient de ne pas avoir le physique de Brad Pitt mais je ne crois pas non plus, enfin j’espère, avoir le physique de Quasimodo. Je ne peux pas m’empêcher de m’interroger. FIN

Jean

Internet est un outil fantastique qui permet de faire connaissance avec des gens et…hum… plus si affinités. Il y a quelques temps, je reçois un mail d’un jeune homme que je « connais » : je suis son blog et je l’apprécie beaucoup. Donc quand il me donne son identifiant MSN, je m’empresse de lui donner le mien (qui n’est pas nina.bartoldi, je le rappelle !).
 
On discute innocemment, je ne sais plus comment on en vient à parler de meetic et autres et je dis : « tu sais, moi, j’ai besoin de parler un minimum avec la personne avant de coucher.
– Bon, ben on a parlé, c’est bon ! »
Hein ? Il est sérieux, là ? Je ne le percevais pas comme un séducteur forcené mais du coup, je ne sais plus. Je coupe court à la conversation : ce n’est pas qu’il m’ennuie, c’est juste que j’ai rendez-vous avec Banana et Gauthier (pour changer).
 
Le lendemain soir, on discute à nouveau, il me chauffe un peu, tout en restant tout à fait correct, je rentre un peu dans son jeu. A un moment, il m’annonce qu’il descend sur Paris pour la soirée : « je peux finir la nuit chez toi ! ». Je ris et je rentre dans son jeu. Oui, lecteur, comme tu sais, je suis TRES joueuse. Donc forcément, je ne peux pas ne pas relever et je réponds : « chiche ! ». Je lui file donc le nom de ma banlieue à moi et mon numéro de téléphone, persuadée qu’il ne s’en servira pas. Je me fais donc une super soirée télé-ordi-feignasse.
 
Virée nocturne
En plein épisode de « Sex and the city », celui précisément avec l’anulingus que je n’avais jamais vu (merci M6 de diffuser les séries n’importe comment !), voilà-t-il pas que mon téléphone sonne. Je regarde le nom « Jean ». Ah ben tiens, il l’a fait ! Donc, polie, je réponds. « Ça te dit de venir boire un verre ?
– Ok mais tu viens me chercher : y a plus de métro et j’ai pas de voitures.
– Y a rien par chez toi ?
– Ahahahah ! »
Pour ceux qui ne connaissent pas mon bled, il faut savoir qu’après 21h, c’est plus possible de boire un verre, seuls les restaurants sont ouverts. Pour preuve : quand je suis arrivée là, j’avais croisé totalement par hasard un camarade de promo et nous avions décidé d’aller boire un verre un soir. Résultat, on s’est retrouvé au kebab du coin boire un demi (à 2€50, c’est pas cher, ceci étant dit). Donc Jean propose de venir me chercher pour boire un verre et me pose la question fatidique : « on fait comment pour venir chez toi ? ». Et bien, au bout de huit mois donc un en compagnie d’un motard qui m’a beaucoup baladée, je suis toujours incapable d’indiquer comment on vient chez moi à partir de Paris. Une fois qu’on est dans ma banlieue, je sais, mais avant… En gros : débrouille-toi.
 
Pendant qu’il cherche, je me douche et m’habille bien car comme j’avais prévu de passer la soirée seule, j’étais en jogging, so sexy. Hop, je me fais belle, un peu de maquillage, un peu de parfum, un pull (trop ?) décolleté et je retourne sur mon pc en attendant qu’il arrive, ce qui ne tarde pas trop. Je lui dis de m’attendre à un stop pas loin car ma rue est en sens unique et c’est pénible de faire le tour juste pour atterrir devant ma porte. Donc je saute dans sa voiture. Oui, je sais, c’est pas bien de monter dans la voiture d’un inconnu, c’est mal, c’est mal ! Mais je le fais quand même. C’est une vieille voiture très grande (me demandez pas la marque, je suis nulle en voiture), à la taille du monsieur mais j’ai un peu de mal à me faire une idée : il fait sombre, j’ai pas mes lunettes (pour changer). En tout cas, il sent bon, j’aime bien son parfum.
 
On se fait la bise et départ direction Paris. Et voilà une scène hautement érotique : lui ne sachant pas où on est, moi le nez écrasé contre le pare-brise pour essayer de lire le flou qui se dessine sur les panneaux en face et qui est censé représenter un mot. Oui parce que par coquetterie, non seulement je ne les mets pas, mais je ne les range même pas dans mon sac, au cas où… Bon, après s’être perdus deux ou trois fois, on se retrouve sur les Champs-Elysées et là, que voit-on ? Une place. Elle nous attend, elle était là pour nous. Bon on se gare et on part à la quête d’un distributeur car je n’ai pas un rond sur moi (je ne présume jamais qu’on homme va payer ma consommation). Et bien figure-toi, lecteur, qu’un distributeur sur les Champs, ça n’existe pas. Et il y a une explication simple à ça : chaque mètre carré de cette belle avenue coûte bonbon et toutes les enseignes un tant soit peu réputées se doivent d’avoir leur coin de trottoir. Donc les banques ont qu’à aller s’installer ailleurs. Donc y a pas de distributeurs. Heureusement, j’en connais un pas trop loin, dans une rue annexe que je ne retrouve pas au premier coup (« c’est loin encore ? » « Non, non, c’est la prochaine… Ah non, tiens ! Ça doit être celle d’après ! »). Enfin, on trouve mon distributeur et on va s’installer à la terrasse du pub en face. Je suis un peu impressionnée par le monsieur : il est grand ! Bon, c’est sûr que tout homme dépassant le mètre soixante-quinze me paraît grand mais lui, il flirte avec le mètre quatre-vingt-dix !
 
Je commande un demi et lui un coca light (mince, je vais passer pour une alcoolique), on commence à discuter et là, il cherche un stylo. Il vide ses poches et pose le contenu sur la table dont 2 préservatifs. Là, je ris (très discrètement,  je suis très polie) : il est présomptueux, quand même ! Plus tard, il m’a avoué qu’il avait une nuit coquine de prévue mais elle s’était annulée. Bon, bref, cette histoire de capote détend l’ambiance même si je ne dis rien (il m’a aussi avoué plus tard qu’il l’avait fait exprès pour voir comment je réagirais). On parle beaucoup, de blog, de blogueurs, de nos parcours respectifs, le tout entrecoupé par les cris hystériques de pauvres saoulards dans le bar et par la pluie qui nous a forcé à nous déplacer à l’intérieur.
 
Il me drague ou quoi ?
On parle à un moment de meetic (où je ne suis plus, je le rappelle) et je lui décris la photo que j’avais mise, avec un dessin sur la joue. Et là, il tique : « attends, je l’ai vue, cette photo ! ». Là, sur le coup, je me dis : il me fait un plan drague à ne pas faire, là, le fameux  « mais, oui, on s’est déjà vus ! ». Oh non, il me semblait pourtant au-dessus de ça ! Mais il me dit : « on voyait surtout tes yeux, non, sur cette photo ? ». Ah, il l’a peut-être vraiment vue, finalement mais sa tête ne me dit vraiment rien, je suis un peu embêtée. Heureusement, Jean a l’art de mettre les gens à l’aise, je trouve. Quelque part, je suis un peu impressionnée car il a énormément de charisme mais il dégage aussi une impression de douceur. Franchement, il me fait penser à l’expression « la force tranquille » car c’est vraiment ça. Je me sens un peu nulle par rapport à lui mais je ne m’en laisse pas compter. Vers 4 heures, on finit par repartir et il me pose une question ambiguë : aurait-il envie de finir la nuit chez moi ? Je réponds de façon tout à fait détournée (oui, je suis lâche, par moment), à voir. On repart en voiture et on se reperd un peu, histoire de s’amuser encore un peu puis, une fois arrivés près de chez moi, je me lance : « Je te propose de te garer ou pas ? ». Curieusement, il accepte et nous voilà partis chez moi. On traîne un peu sur le net, je lui montre mes photos meetic et il confirme : il était passé sur ma fiche, à l’époque. Effectivement, son pseudo ne m’est pas inconnu mais je n’ai pas dû visiter sa fiche car je suis persuadée de ne l’avoir pas vu avant, même en photo.
 
On s’allonge sur le lit pour continuer à discuter, il doit être quelque chose comme 5 ou 6 heures, on se rapproche un peu puis il me demande pourquoi je ne fais pas le premier pas. « je ne le fais jamais. » Donc il glisse sa main sur ma hanche, on se rapproche et on finit par s’embrasser. Alors que les vêtements volent, je comprends soudain pourquoi il se promène avec ses préservatifs : les miens ne sont pas, mais alors pas du tout à sa taille. A côté, Laurent a un petit pénis (ou presque)… Durant la conversation précédente, il m’avait expliqué qu’il n’était pas habitué à recevoir de caresses mais plus à en donner et je suis un peu déstabilisée, je ne sais trop que faire, j’ai peur de le « gêner » mais finalement, la première brouette se passe bien. Il est effectivement très généreux avec les femmes, c’est plutôt très agréable, il faut bien l’avouer.
 
On finit par s’endormir (il était temps). Au réveil, on se retrouve, on se caresse délicieusement et, forcément, entre deux adultes consentants, on s’embrase une nouvelle fois. Durant les ébats, j’ai droit soudain à une étrange litanie : « Oh Nina, Nina ! ». Sauf que mon vrai prénom n’est pas Nina ! Après la brouette, on reprend peu à peu notre souffle, moi allongée sur lui (c’est bien pour ça un mec grand, on se sent vraiment en sécurité), je me laisse aller à un doux sentiment de plénitude et de détente quand soudain, j’entends un bruit suspect : Kenya gratte quelque chose dans la salle de bain… Elle gratte encore et toujours et soudain, une odeur suspecte envahit la pièce. Non, je rêve : elle s’est oubliée dans la salle de bain la garce ! Je vais réparer les dégâts et je reviens me coucher auprès de Jean, on passe un bonne heure à discuter cinéma dans les bras l’un de l’autre. A un moment, il m’avoue qu’il ne jouit pas à chaque fois avec une préservatif et, curieusement, je me sens assez flattée.  Mais il doit partir : il a rendez-vous avec une demoiselle, Benoît doit passer me voir. Le problème c’est qu’après avoir passé la nuit avec un mec qui pense aussi et surtout à mon plaisir, se retrouver face à un mec qui nous fait la bise après la fellation, ça fait mal.
 
On continue à discuter sur le net, il m’appelle assez régulièrement. Le truc en plus de Jean, c’est sa voix. Je suis assez sensible à ce genre de chose et il fut avouer que la sienne est particulièrement suave et sexy. Il revient peu à peu vers moi, on commence à parler de réaliser mon fantasme ultime ensemble et l’idée m’emballe mais il nous manque des partenaires pour le réaliser donc ça reste à l’état de projet. Ce qui n’empêche pas qu’on envisage de se revoir à deux. Un soir, il allume sa webcam « pour me faire un coucou » mais ça dérape assez rapidement. L’avantage c’est que, moi, je n’ai pas cet engin d’espion donc je vois sans être vue et, mine de rien, jouer les voyeuses, c’est très excitant. Il est donc temps de passer à l’acte deux.
 
Acte deux
On passe une soirée ensemble avec d’autres amis puis vers 1h, retour at home. En trajet, on discute, je babille sur je ne sais plus quoi quand il me dit : « tu as toujours la forme, toi ! ». En fait, ce n’est pas tant ça mais je suis quelqu’un de résolument optimiste et je n’aime pas ennuyer les gens avec mes petits bleus à l’âme. Pas la peine de s’appesantir dessus, ça finira par passer. Mais si je vais bien, ce n’est pas son cas. Finalement, une fois chez moi, on s’allonge sur le lit et on discute. J’ai l’impression qu’il est en train de se noyer et moi, je ne lui envoie pas la bouée au bon endroit. J’essaie désespérément de le réconforter mais échec, j’ai l’impression et je n’aime pas ça. C’est un garçon vraiment bien qui ne mérite pas les galères qu’il a connues mais c’est toujours pareil, j’ai l’impression. J’éteins la lumière, on se blottit l’un contre l’autre et on s’endort. Le lendemain, je bondis de mon lit à 8h pour faire mon sac, je le réveille une bonne grosse demi-heure plus tard : je dois partir à 9h au plus tard. Il se prépare vite en me demandant si ça allait : « on n’a pas beaucoup parlé de toi.
– Mais moi, j’ai pas de problèmes. »
On finit par partir, il me serre contre lui avant de partir et file. Moi, je rate mon premier train et arrive in extremis à Austerlitz, me faisant copieusement incendier par ma sœur qui a fait la queue pour moi à la borne…
 
Et depuis ? Il n’y a pas eu d’acte 2, finalement, mais on reste en contact, on se parle quotidiennement ou presque. Quoi qu’il en soit, je suis contente que ce garçon soit rentrée dans ma vie car il m’apporte beaucoup sur le plan humain et, ça, ce n’est pas le cas de tous mes partenaires de brouette.

Le démon tentateur (épisode 2)

Le début

La fin de l’année scolaire approche, tout va être fini. Je ne me fais pas à cette idée. Les soirées à la radio se multiplient (ils avaient refaits les locaux, au passage, c’était beaucoup plus convivial), on fait un vernissage du défilé du 1er mai 2002 (manifs anti-Le Pen, pour ceux qui n’ont pas suivi). Cette soirée tourne au n’importe quoi : on boit, on fume, on est pétés, on descend dans le studio enregistrer une émission totalement délirante puis les garçons veulent aller boire un verre à l’extérieur, Elodie et moi suivons. Tout est fermé. Or qui habite juste à côté de la radio ? C’est moi. Qui a un appart dans un bordel monstre ? C’est moi. Mais ils insistent, je finis pas céder. Pour terminer dans le n’importe quoi, j’ai rien à boire et mon frigo est décédé donc je leur sers des briques de jus de fruits rafraîchis dans une casserole d’eau froide. La lose complète. Je propose à Elodie de la ramener en voiture et sert la même offre aux garçons qui déclinent : Fabien est saoul et veut marcher pour s’éclaircir les idées. Dommage, ça aurait été le dernier à déposer !

Pique-nique

Après la dernière émission, je propose un pique-nique près d’un lac voisin : je suis prête à tout pour gagner quelques heures. Quelques jours avant, j’appelle Fabien pour organiser tout ça, je lui demande s’il a des verres en plastique. « Attends… Sandra, on a des verres en plastique ? » Merde, je l’avais oubliée, elle ! Je lui demande s’il connaît le lac : non. Zut, je suis nulle en orientation. « Pas de soucis, je suis bon en orientation, je te servirai de copilote. On se complète ». Heureusement, ça se voit pas quand on rougit comme une tomate au téléphone. Tout s’organise à merveille : Julien prendra sa voiture et embarquera Elodie et Maxime, je serai seule dans la voiture avec Fabien. Finalement, comme j’ai jamais de chance, ça ne se passe pas comme ça. Elodie ne vient plus et la voiture de Julien a un soucis donc on s’entasse dans la twingo de ma sœur (ma propre voiture étant au garage), Fabien à mes côtés. Un merveilleux copilote : il mate le paysage et me demande régulièrement : « d’après toi, c’est un champ de quoi, là ? » Non, Fabien, c’est pas du cannabis et je suis nulle en botanique. On arrive au bord du lac, j’ai une ampoule fantastique au pied et je souffre. On s’installe à l’ombre, moi à côté de Fabien (je ne perds pas une occasion). Julien et Maxime partent jouer au foot et là, une scène d’anthologie se produit : alors qu’ils courent après le ballon, ils glissent et s’étalent majestueusement dans une énorme flaque de boue. Mais quelle rigolade ! Ils en ont partout, une hécatombe. Du coup, ils vont se rincer dans l’eau et Julien réalise qu’il avait rangé ses cigarettes dans la poche de son caleçon… Donc nous voici avec des clopes aromatisées à la vase, miam ! Bonne journée, je ne quitte pas Fabien, on joue aux cartes et on se cherche un peu, je bronze en bikini, quelle douce journée… Au retour, mon copilote est tellement efficace qu’on se retrouve sur l’autoroute, pas du tout là où il faut. Une demi-heure plus tard, nous revoici sur le bon chemin. Je largue tout ce petit monde devant chez Julien, je sors de la voiture pour leur faire la bise et là, Fabien me regarde en rigolant : je suis rouge écrevisse. Effectivement, merveilleux coup de soleil sur la tronche, trop glamour.

Le lendemain, dernière émission, c’est émouvant, il me provoque un peu, comme à son habitude (son jeu : me faire rire en pleine émission). On rit, on fume, du grand n’importe quoi. Le soir, il y a une assemblée générale, très chiant, très long. A la fin, Elodie et son copain (elle est revenue avec le premier, entre temps) me propose d’aller au resto avec eux, ce que j’accepte avec joie. Elle propose à Julien et Fabien (Maxime n’étant pas là) de se joindre à nous, le premier décline. Nous voilà donc à quatre pour le resto, ça fait presque deux couples. Durant le repas, Fabien me dit pour rire qu’il me voit bien présentatrice radio de la nuit avec ma voix suave style « sexo-conseil »… ou remplacer Séverine Ferrer à Fan 2, trop sympathique. Durant la conversation, Elodie lui demande cash : « mais c’est qui la fille qui vit chez toi ? C’est pas ta copine ?

– Non, c’est une amie de ma sœur. Elle a trois jours de cours sur Toulouse donc elle dort sur mon canapé. »

Oh, je suis heureuse ! Ciao la belle brune ! On passe une sublime soirée, je suis sur mon petit nuage. J’avais pris mon appareil photo pour terminer une pellicule, je prends tout le monde en photo et fait une photo somptueuse de Fabien (comme dira ma mère plus tard : « qu’est-ce qu’il a de beaux yeux, ce type ! »), à rajouter à celles prises au bord du lac et à la radio.

 
Je prête pas !

Et là, c’est le « drame ». Je récupère les photos et vais chez Anne. Sur la pellicule, il y avait des clichés de l’enterrement de vie de jeune fille de sa sœur et là, elle tombe sur les photos de Fabien. Elle l’avait croisé une fois à la radio, il était arrivé, l’avait regardé des pieds à la tête avant de lui taper la bise. Anne regarde les photos : « regarde-le, il le sait qu’il est beau ! Il est célibataire ? » Alerte ! Alerte ! Alerte ! Que faire ? Je ne peux pas interdire à Anne de tenter sa chance, je ne peux pas le garder égoïstement pour moi… Alors, je feinte : « tu sais, je l’ai vu torse nu, il est super poilu. » « Ah, beurk ! » Bien joué. (excuse-moi, Anne).

Pendant ce temps, je quitte mon appart pourri malgré le frigo tout neuf, je cherche, je cherche. Et là, je visite un appart pas trop mal tout proche du sien… Je ne peux le refuser ! Je suis toute guillerette à l’idée de me retrouver proche de lui, ça va aider à resserrer les liens. Quelques jours plus tard, il m’appelle pour me remercier pour les photos que j’avais scannées et distribuées. Je suis en vacances au bord de la mer avec Guillaume, je roucoule au téléphone. Il m’explique qu’il va servir dans un resto. Je note. Tout l’été, je passe pas loin du resto, je jette un discret coup d’œil mais je ne l’aperçois jamais. Du coup, un soir, j’embarque Maxime sous le bras et on va lui faire un coucou.

La rentrée arrive, j’organise un repas chez moi (j’en perds pas une), sur le thème : « tu as vu comme j’habite pas loin de chez toi ? ». Délicieuse soirée, Fabien passe à la cuisine voir si je n’ai pas besoin d’aide. Et lors de cette soirée, il s’est passé un truc. Un petit truc, rien de grave. Il avait amené les photos de ses vacances en Egypte avec son frère et sa sœur. Au moment de partir, je dis : « vous n’avez rien oublié ? » Je le vois jeter un œil sur ma table puis il nous rejoint dans l’entrée, bisous, bisous. Le lendemain, en faisant du ménage, je découvre la pochette photo posée négligemment sur la table. Je suis sûre qu’il avait regardé ! Du coup, je l’appelle mais il doit partir bosser au resto (un nouveau, je passe devant tous les soirs pour rentrer chez moi). Du coup, j’ai toujours les photos avec moi.

Les rapports se distendent

Nos rapports s’espacent, on se voit une fois tous les deux mois à tout casser. Un jour, il nous annonce qu’il organise une table ronde sur son sujet de thèse, je ne peux pas rater ça. Donc, j’y vais. En chemin, il me saute dessus, tout élégamment vêtu et on discute. Je lui explique que la rédaction du mémoire me prend la tête et là, il me fait : « mais pourquoi ? Tu écris très bien. » Je fonds ! Je lui avais filé l’adresse de mon site perso de l’époque où j’avais mis des nouvelles et extraits de romans dessus. Je sais qu’ils les avaient lus. Seigneur, mon cœur bat encore, ça va suffire cette histoire ! On rentre dans la salle, je m’installe et la conférence commence, je prends des notes et là, j’aperçois deux personnes : une femme d’une cinquantaine d’années assez costaud et une jeune fille brune à ses côtés, l’air un peu effacé. Et là, je comprends, je ne sais comment, que cette dame est sa mère mais la jeune fille ? Sa cousine ? Ce n’est pas sa sœur en tout cas. Quelques jours plus tard, j’apprends par un copain que c’était sa copine. « Ah, il a une copine ? » s’exclame une copine. La secrétaire de la radio (oui, moi, j’y étais restée) nous explique que oui, elle le savait, elle. Moi non, il ne m’en avait jamais parlé. A-t-il fait comme moi avec Guillaume ? Je ne sais pas.

Du coup, je me ressaisis enfin : fin de l’aventure, je l’oublie. Mais il reste proche de la surface de ma mémoire et resurgit de façon toujours inattendue à partir de là. La dernière fois que je l’ai vu, c’était en octobre 2004. Je viens au Mirail déjeuner avec Guillaume et Lucie (j’avais changé de fac) et je croise Julien et Elodie : « ça alors, c’est dingue ! On a croisé Fabien à la fac, ce matin, aussi. » Fabien est là ? Je rêve ! Il ne vient jamais et là, nous voici en même temps sur le campus. Enfin, si on se croise, c’est pas gagné. J’apprends qu’il a mis de côté sa thèse pour passer l’agrégation. Je déjeune en guettant l’entrée de la cafétéria mais point de Fabien. J’accompagne Guillaume et Lucie à leur amphi mais point de Fabien. Bien, je me résigne mais avant de partir, je dois passer aux toilettes. En entrant dans l’UFR, il est là, à la machine à café. Je m’approche de lui, veux lui glisser un mot à l’oreille mais je me contente d’un salut un peu lointain et sonore. Il semble ravi de me voir, il me propose un café mais je décline l’offre, on discute dix bonnes minutes, je reçois une salve de compliments (« tu es la plus forte, la meilleure… ») puis il se décide à aller en cours alors qu’il est en retard. Mon cœur bat la chamade, un sourire immense s’étale sur mon visage.

Puis je ne le reverrai plus. Mais il reste pas loin de mes pensées. Un jour, mon portable sonne : Fabien. Je décroche et babille, il me propose un barbecue pour le lendemain que je m’empresse d’accepter mais me ravise : je dois dîner avec Guillaume, le lendemain…Déjà qu’on ne se voit plus beaucoup… Du coup, je laisse l’invitation en suspens. Le soir-même, j’avais rompu avec Guillaume mais je ne suis pas allée au barbecue, trop triste.

Dernier « rebondissement en date ». Pour l’année 2005, j’ai envoyé un mail commun à tout mon carnet d’adresse pour souhaiter la bonne année, j’avais intitulé ça : « communication du gouvernement ougandais » (je suis inspirée, moi, des fois), il me répondit ceci : « Réponse du quai d’Orsay : je te souhaite aussi une année 2005 pleine de bonheur et de santé. Qu’elle te soit profitable et que tes projets se réalisent comme tu l’entends. Reste en tout cas celle que je connais, une fille pleine de vie et très drôle: des atouts indispensables pour réussir. Gros bisous, Fabien ». C’est idiot mais ça m’a fait super plaisir.

Depuis, plus rien, il se perd dans les limbes de mes souvenirs pour ressurgir dans mes rêves sans raison. Et à chaque fois, ça me perturbe : ne l’oublierai-je donc jamais ? Certains me demanderont pourquoi je n’ai rien tenté une fois célibataire. Je me le demande aussi, j’y ai pensé plusieurs fois mais rien ne me dit qu’il soit célibataire. Et puis, j’ai tellement rêvé de lui, j’ai peur de la chute. A présent que je suis partie de Toulouse, je pense que je ne le verrai plus. Ça ne devait pas se faire, c’est tout.